Archive pour le Tag 'Austérité'

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Austérité : face aux critiques de Montebourg, Hollande fait le dos rond

Austérité : face aux critiques de Montebourg, Hollande fait le dos rond

 

Montebourg dit le contraire de Hollande mais ce denier acculé par son impopularité tente vainement d’expliquer que les propos ne sont pas contradictoires. Bref une synthèse à la mode Hollande avec son flou et ses contradictions.  En déplacement aux Comores, François Hollande a réagi samedi aux déclarations d’Arnaud Montebourg, qui estime dans les colonnes du Monde qu’il faut faire passer au second plan la réduction « dogmatique » des déficits.   »Il y a toujours une alternative », assure Arnaud Montebourg dans un entretien accordé au Monde, samedi. Le ministre de l’Économie prend à revers François Hollande et le gouvernement en plaidant pour une relance de la croissance, loin des plans de réduction « dogmatique » des déficits. « Pour l’instant, le débat est ouvert, puisque la loi budgétaire sera présentée en septembre. Les choix politiques ne sont pas figés », ajoute l’ancien candidat à la primaire socialiste, habitué de ce genre de coups d’éclat. En avril 2013, il avait déjà estimé que la « politique d’austérité conduit à la débâcle ». La réponse de François Hollande ne s’est pas fait attendre. Quelques jours après avoir lui-même défendu sa politique économique dans une interview au Monde, le Président, actuellement en visite dans l’Océan indien, a réagi aux propos d’Arnaud Montebourg. « Je souhaite que nous puissions convaincre nos partenaires européens de donner une priorité à la croissance. Tous ceux qui portent cette idée sont les bienvenus et c’est la position de tout le gouvernement », a-t-il expliqué lors d’une conférence de presse à Moroni, aux Comores. De son côté, Matignon ne voit « rien de choquant, rien de nouveau » aux déclarations du ministre de l’Économie. « La donne européenne est en train de changer », précise-t-on. « Le président de la République et le Premier ministre agissent dans ce sens et le Premier ministre attend du ministre (Arnaud Montebourg, ndlr) un engagement total sur la loi croissance et le pouvoir d’achat ». Au début du mois de septembre, Montebourg doit présenter une loi pour relancer la croissance en s’attaquant aux professions réglementées. Marie-Noëlle Lienemann, sénatrice PS de Paris, et représentante de l’aile gauche du parti, s’est félicitée pour sa part de l’intervention du ministre de l’Économie. « Il y a besoin de ce débat approfondi, il y a besoin d’une réorientation et que le ministre de l’Économie s’engage est positif. Maintenant il ne faut pas que ça reste lettre morte et il faut que le débat aille à son but, c’est-à-dire effectivement donner du pouvoir d’achat, faire une politique plus favorable à l’emploi », a-t-elle déclaré au micro de BFMTV samedi.

Déficits zone euro : l’austérité n’a servi à rien

Déficits zone euro : l’austérité n’a servi à rien

 

Finalement l’austérité n’aura servi à rien puisque les déficits repartent en zone euro ; pire cette austérité à tué la croissance (et l’emploi). Une double erreur de diagnostic et de stratégie pour les technocrates de Bruxelles qui ont imposé le contraire de ce qu’ont fait d’autres zones économiques comme la Grande Bretagne, les Etats-Unis ou le Japon (lui pas encore sorti d’affaires mais qui relance par  une politique monétaire très accommandante).  A cela s’ajoute l’erreur de la BCE et de sa stratégie mollement accommodante.  La crise de la dette avait semblé disparaître des écrans radars avec deux trimestres consécutifs de baisse du niveau de la dette publique en Europe. Mauvaise nouvelle, officialisée ce 22 juillet par l’office européen des statistiques Eurostat, elle est repartie à la hausse, début 2014, pour atteindre 93,9% du PIB au premier trimestre, contre 92,7% fin 2013. En valeur absolue, la dette publique cumulée des Etats-membres de la zone euro a atteint 9.055,5 milliards d’euros au premier trimestre 2014, selon Eurostat. Alors qu’entre juillet et décembre 2013, elle avait baissé pour la première depuis fin 2007 et le début de la crise financière. La dette de la France s’est également alourdie. Elle correspond à 96,6% de son PIB contre 94,7% au trimestre précédent. Elle se rapproche en valeur absolue des 2.000 milliards d’euros. Début 2014, elle a atteint précisément 1.985 milliards contre 1.940 milliards fin 2013.   La Grèce conserve la dette la plus lourde de la zone (174,1% du PIB), suivie par l’Italie (135,6%) et le Portugal (132,9%). A l’autre bout du spectre, l’Estonie affiche une dette de 10% et le Luxembourg de 22,8%. Dix-neuf États membres ont enregistré une hausse de leur dette, six autres, une baisse, tandis que celle de l’Estonie est resté inchangée. Les plus fortes hausses sont intervenues en Slovénie (+7 points), en Hongrie (+5 points) ainsi qu’en Belgique et au Portugal (+3,9 chacun). Les baisses les plus marquées ont, quant à elles, été observées en Pologne (-7,6 points), en Allemagne (-1,1 points) et en Grèce (-1points).

Montebourg critique l’austérité…de Hollande

Montebourg critique l’austérité…de Hollande

 

En creux c’est bien une critique de la politique de Hollande puisque Montebourg propose de restituer un tiers des économies (les fameux 50 milliards aux ménages) et un autre tiers à l’allègement des prélèvements. Pas sût cependant qu’il soit entendu car c’est Hollande  qui décide ( avec Sapin, son fidèle lieutenant)).Arnaud Montebourg a proposé jeudi qu’une part plus importante des 50 milliards d’euros d’économies prévues par le gouvernement serve à augmenter le pouvoir d’achat des ménages, estimant que les classes moyennes, déjà éprouvées par la crise, ne doivent « pas de surcroît payer la sortie de crise ». Présentant sa feuille de route pour « le redressement économique de la France », le ministre de l’Economie a fustigé l’austérité « sur-calibrée » imposée jusqu’ici par l’Union européenne et appelé la Banque centrale européenne à faire plus pour soutenir la croissance et faire baisser l’euro. La France doit faire entendre sa voix dans le débat en cours sur un assouplissement des règles communautaires en matière budgétaire pour encourager la croissance, a-t-il dit dans un discours aux allures de déclaration de politique générale. S’il ne conteste pas la nécessité de réduire les déficits, Arnaud Montebourg s’inquiète de l’effet récessif des politiques menées en ce sens en Europe. Celui-ci ne peut être compensé selon lui que par des injections monétaires et budgétaires d’ampleur équivalente ou en restituant les économies aux ménages et aux entreprises sous forme de baisses d’impôts. Dans ce contexte, il a estimé que la France devait profiter des « flexibilités conquises » dans le cadre du débat européen en réallouant les 50 milliards d’économies publiques programmées sur 2015-2017, qui doivent permettre de ramener le déficit public à 3% du PIB en 2015 et nettement en-dessous au-delà. Il a proposé pour cela une règle des trois tiers, un tiers affecté à la réduction du déficit public, « garantissant notre sérieux budgétaire », un deuxième tiers affecté à la baisse des prélèvements obligatoires sur les entreprises « conformément aux engagements du Pacte de responsabilité. Le dernier tiers serait consacré à « la baisse de la pression fiscale sur les ménages afin d’améliorer leur pouvoir d’achat », alors que le Pacte de responsabilité et de solidarité ne leur réservait jusqu’ici que la portion congrue, un peu plus de cinq milliards de baisses d’impôts et de cotisations pour les catégories les plus modestes. Il ne s’agit pas, selon lui, pas d’opposer une politique de l’offre à une politique de la demande, mais de « conjuguer les deux, car l’économie marche et avance sur deux jambes », a expliqué le ministre.   »Cette règle des trois tiers est de nature à soutenir la croissance, permettant par un autre chemin le rétablissement de nos comptes publics. » Le but est de recréer des emplois et de lutter contre « l’appauvrissement économique des classes moyennes et populaires ». « Les classes moyennes ont déjà payé la crise, elles ne peuvent pas payer de surcroît la sortie de crise », a dit Arnaud Montebourg.  Le ministre, qui a vu ses prérogatives élargies lors du dernier remaniement, n’a pas manqué de se référer à plusieurs reprises au Premier ministre Manuel Valls ou à d’autre de ses collègues du gouvernement mais n’a jamais cité nommément le président François Hollande. Arnaud Montebourg a par ailleurs annoncé la préparation au cours de l’été d’une « loi de croissance et de pouvoir d’achat » destinée à mettre fin à la situation de monopole dont jouissent certaines professions. Il a cité notamment les huissiers, les greffiers des tribunaux, les avocats, certaines professions de santé, les opticiens ou les prothésistes dentaires. Selon le ministre, les mesures à l’étude permettraient de « restituer l’équivalent de six milliards d’euros de pouvoir d’achat aux Français ».  Se référant au père du « New Deal », le président américain Franklin Roosevelt, il a défendu par ailleurs la nécessité d’une politique ambitieuse d’investissements alliant capitaux publics et privés, notamment dans les infrastructures (barrages, fibre optique, ports) mais aussi les services (tourisme et hôtellerie).  L’Etat pourrait aussi utiliser l’argent de ses participations « pour investir dans les nouvelles entreprises de santé qui s’attaquent aux grandes maladies et qui deviendront sous peu des leaders mondiaux, créateurs d’emplois en France. »

 

Austérité : l’Italie lâche du lest en 2014

Austérité : l’Italie lâche du lest en 2014

 

L’Italie est de plus en plus critique vis-à-vis de Bruxelles et entend d’abord relancer la croissance ; Dans cet objectif,  L’Italie a réduit d’un tiers son objectif de réduction des dépenses publiques, a déclaré mercredi le commissaire chargé d’examiner ces dernières, le président du Conseil Matteo Renzi sollicitant de l’Union européenne plus de souplesse budgétaire. Le gouvernement Renzi avait planifié une réduction des dépenses de 4,5 milliards d’euros sur 2014 pour financer une baisse de l’impôt des revenus les plus modestes, ainsi que l’objectif de ramener le déficit budgétaire à 2,6% du PIB contre 3% en 2013. Toutefois, Carlo Cottarelli a dit aux députés que 3,1 milliards d’euros de coupes déjà identifiées pour financer la réduction de l’impôt sur le revenu constitueraient la seule intervention pour cette année. « Pour autant que je sache, des coupes supplémentaires ne s’imposeront pas », a déclaré Cottarelli, un ex-responsable du Fonds monétaire international (FMI) recruté par l’ancien président du Conseil Enrico Letta pour tenter de contenir des dépenses publiques pléthoriques. Cottarelli s’est vu confier la lourde charge d’identifier 32 milliards d’euros de coupes budgétaires d’ici 2016. Dans la mesure où l’Italie assumera à partir de juillet la présidence tournante de l’Union européenne, Renzi tente de négocier un peu de marge de manœuvre de manière à réduire le déficit sur une période plus longue que prévu et à augmenter l’investissement public pour faire redémarrer une économie stagnante.

 

Malgré le vote aux européennes la BCE toujours pour l’austérité

Malgré le vote aux européennes la BCE toujours pour l’austérité

 

Encore un bel exemple d’incompétence et de trahison pour ce socialiste luxembourgeois Yves Mersch qui appelle au maintien de l’austérité, paraît-il parait-il soutenir la croissance. Ce socialiste monétariste en fait n’y connait rien, il est avocat de formation et a surtout usé ses fonds de pantalons dans les institutions. Les membres de l’Union européenne ne doivent pas infléchir leurs efforts, et ce malgré le vote de protestation qui s’est exprimé lors des élections européennes, estime Yves Mersch donc, membre du directoire de la BCE, ce 31 mai. Il estime qu’il faut poursuivre les réformes structurelles au sein de l’Union et achever ce qui a été entamé avec la création de la zone euro en 1999. « Je perçois dans l’actuelle tendance à s’opposer aux réformes une possibilité encore éloignée mais nette que la croissance (économique) dans la zone euro s’engage dans la voie d’une baisse ». « C’est la raison pour laquelle continuer à faire progresser la réforme structurelle est essentielle », affirme-t-il. « Nous avons fait beaucoup pour stabiliser la zone euro avec l’union bancaire et d’autres réformes. Maintenant nous devons trouver les moyens de faire croître la zone euro de manière durable ».

Recettes fiscales en baisse ou austérité pour rien

Recettes fiscales en baisse  ou austérité pour rien

Officiellement l’austérité vise à assainir les comptes, donc réduire les déficits. Malheureusement pas de miracle, fiscalité en hausse, croissance en panne et recette fiscale en diminution ; bref le cercle vicieux de la politique de Hollande. Mercredi matin, la Cour des comptes a publié un rapport affirmant que 14,5 milliards d’euros de recettes fiscales allaient manquer . Dans la loi de finances  rectificative, qui viendra prochainement à l’Assemblée nationale, « était déjà anticipé le fait qu’il fallait déjà faire  un effort supplémentaire de 4 milliards d’euros pour corriger  les mauvaises recettes », selon M. Le Foll. Invité à commenter  le rapport, M. Le Foll a estimé que les aléas faisaient partie du monde économique : « Tout cela fait partie des ajustements qui sont normaux. On doit être  capable de s’adapter  et d’être  le plus juste possible dans ce qu’on anticipe, mais dans le domaine de l’économie il y a aussi des aléas. » Selon lui, les « moindres recettes (…) s’expliquent par plusieurs facteurs : sûrement la croissance », et pour certaines recettes, un « contexte  économique, peut-être social  ». Cour des comptes épingle mercredi la mauvaise estimation l’an dernier des recettes fiscales de l’Etat, « mal expliquée par l’administration », et s’interroge sur la « sincérité » du budget initial. L’institution souligne que les recettes fiscales nettes ont été très inférieures aux prévisions de départ. Les impôts, fortement alourdis l’an dernier, devaient rapporter  à l’Etat 28,3 milliards d’euros de plus qu’en 2012. Au final, les recettes fiscales ont augmenté deux fois moins que prévu, de 15,6 milliards, souligne la Cour.

 

À Bruxelles Hollande justifie l’austérité

À Bruxelles Hollande justifie l’austérité

Hollande persiste et signe en justifiant à Bruxelles ses réformes et en soulignant que « la France ne peut « pas vivre avec une dette aussi lourde ». « Il faut entendre les électeurs et les élus » mais « il faut leur parler aussi en vérité, en sincérité, en responsabilité », a affirmé Hollande lors d’une conférence de presse à l’issue d’un sommet européen à Bruxelles. « Des délais nous en avons eu, des assouplissements, il y en a eu aussi », a-t-il souligné faisant référence au report accordé à la France par Bruxelles pour réduire ses déficits. « Mais, a-t-il ajouté, nous ne pouvons pas vivre avec une dette aussi lourde, avec des déficits qui se sont accumulé depuis des années ». »Est-ce que j’aurais pu faire en 2012 comme mes prédécesseurs : dire on laisse filer, la dette va encore s’alourdir, on va pouvoir distribuer un argent qu’on n’a pas? non », a répondu le chef de l’Etat. Nous devons mener des réformes (…) par rapport à nous-mêmes François Hollande « Aujourd’hui, nous devons mener des réformes non pas par rapport à l’euro mais par rapport à nous-mêmes », a-t-il aussi estimé. Les réformes pour « favoriser l’embauche et éviter les licenciements, nous les faisons, ce n’est pas l’Europe qui nous le demande », « les réformes pour le financement de notre économie, le renforcement de notre industrie nous les faisons dans notre intérêt, pas pour l’Europe », a-t-il énuméré.

 

Veolia : encore un patron qui se goinfre…. au nom de l’austérité ?

Veolia : encore un patron qui se goinfre….  au nom de l’austérité ?

 

Veolia Eau, qui compte 15.000 salariés, avait confirmé à la fin de l’année un plan de suppression de 1.600 postes en France via un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE).  Les élus du personnel, réunis en comité central d’entreprise (CCE), « ont décidé de quitter la séance pour protester contre la rémunération scandaleuse du mercenaire liquidateur Alain Franchi », affirme un communiqué commun des syndicats CFDT, CFE-CGC, CGT et FO.  Le nouveau patron, nommé en juillet, s’est « en effet octroyé un million d’euros », indique le communiqué qui précise que le PDG de Veolia Environnement, Antoine Frérot, s’est augmenté « de plus de 13% », soit « 1,79 million d’euros ».  Hervé Deroubaix, délégué central CFDT a expliqué à l’AFP que pour les syndicats M. Franchi était un « mercenaire liquidateur » puisqu’il « n’est pas salarié chez Veolia et a été mandaté pour détruire des emplois ».   »Nous lui avons dit ce matin que son salaire correspondait à trente emplois. Il n’y avait pas discussion possible, lui essayait de nous convaincre qu’il fallait licencier des gens alors qu’il nous démontre que nous n’évoluons pas dans le même monde », a affirmé à l’AFP Franck Leroux, délégué central CGT, premier syndicat chez Veolia Eau.  Les discussions sur la réorganisation ont officiellement débuté mi-février. Syndicats et direction ont quatre mois pour tenter de parvenir à un accord sur le plan.   »Alain Franchi n’est pas un liquidateur, il a pour mission d’assurer un avenir pérenne à Veolia Eau en France, que Veolia Environnement n’a aucunement l’intention de céder », a réagi un porte-parole de l’entreprise qui précise que M. Franchi « est rémunéré par Veolia Eau 933.000 euros bruts par an ».  Ce salaire, a-t-il ajouté est « établi en accord avec les pratiques du marché pour des dirigeants d’entreprises de taille, revenus et enjeux comparables ».  Le porte-parole de Veolia a également indiqué à l’AFP que le nouveau patron de la branche Eau « est mandaté pour mener à bien, de façon structurante, solide et durable, le ré-engineering d’une entreprise de 15.000 salariés qui (..) nécessite de se transformer profondément compte tenu des évolutions fortes de son marché ».  Veolia est leader dans l’eau en France devant son grand rival Suez Environnement (ex-Lyonnaise des Eaux), avec un chiffre d’affaires annuel de 3,4 milliards d’euros, soit 11,5% du total du groupe.  Mais, depuis plusieurs années, l’activité Eau en France souffre de la perte de contrats importants au profit de régies publiques et voit ses marges se réduire, les communes négociant à la baisse le renouvellement de leur contrat.

 

Economie : « l’austérité est mortifère » (M. Pigasse)

Economie : « l’austérité est mortifère » (M. Pigasse)

 

L’austérité conduite par le gouvernement ne peut conduire qu’à l’appauvrissement déclare  (M. Pigasse) directeur général de Lazard France  Selon lui, la France devrait s’inspirer des premières réformes lancées par le nouveau président du Conseil italien, Matteo Renzi, qui a annoncé un vaste plan de relance de plusieurs dizaines de milliards d’euros, en s’affranchissant ainsi des critères européens en matière de déficits publics. « Nous continuons de mener en Europe des politiques d’austérité dont nous savons qu’elles sont mortifères. Nous le voyons à nos portes. En Grèce, la politique d’austérité a conduit à la dislocation de la société grecque, à l’explosion d’un chômage insupportable, un effondrement du pouvoir d’achat et une explosion des inégalités, de la pauvreté et de la précarité », ajoute le directeur général de Lazard France, qui a conseillé le gouvernement grec au plus fort de la crise européenne de la dette souveraine. « En Italie, vous avez un Premier ministre, Matteo Renzi, qui a décidé d’un coup de renverser la table, de casser les dogmes qui prévalaient jusqu’à maintenant et qui s’est libéré des contraintes », observe-t-il. « A rebours de ce qu’exigent les politiques européennes, il a lancé un plan de relance de près de 90 milliards d’euros. » « Il a ce courage incroyable d’agir au lieu de rester hébété comme un lapin pris dans les phares d’une voiture », ajoute-t-il. Même s’il juge que le « pacte de responsabilité annoncé en janvier par François Hollande va dans la bonne direction, il en dénonce le flou sur les modalités de la réduction des dépenses publiques et des allégements de cotisation des entreprises, ainsi que sa lenteur d’exécution. »Aucune économie n’a jamais renoué avec la croissance par des politiques d’austérité. Il faut adresser un signal de relance en abaissant les charges des entreprises, par l’impôt sur les sociétés, et en redistribuant du pouvoir d’achat aux ménages », insiste Matthieu Pigasse. « Il faut aussi lancer un grand programme de soutien de l’innovation. » « Pour le financer, outre une baisse ciblée des dépenses publiques improductives, il faut céder des titres de participations publiques cotées. Il faut le faire sans tabou », dit encore celui qui fut à Bercy conseiller technique au cabinet de Dominique Strauss-Kahn et directeur adjoint du cabinet de Laurent Fabius.   »Il n’y a pas aujourd’hui de différence dans l’exercice du contrôle entre détenir 80%, 67% ou même 51% du capital d’une entreprise. Il existe donc des marges de manœuvre dans de nombreuses entreprises publiques pour réduire le poids de l’Etat sans qu’il perde en influence. »  L’Etat a cédé l’an dernier une participation de quelque 3% dans Safran et 9,5% d’Aéroports de Paris. Mais pour le patron de Lazard, le gouvernement doit aller plus loin. « Il faut frapper vite et fort. Il est possible de céder jusqu’à 20 milliards et de les destiner en totalité à l’innovation. »

 

Espagne : énorme manif contre l’austérité

Espagne : énorme manif contre l’austérité

Des  dizaines de milliers de manifestants venus des quatre coins de l’Espagne, souvent à pied, se sont d’abord réunis à la gare d’Atocha, avant de défiler le long des grandes artères du centre de la capitale espagnole. Dans le cortège, jeunes, chômeurs, précaires, mal logés, ainsi que des dizaines d’associations et de collectifs citoyens, dans la mouvance des « indignés« , scandaient des slogans contre la précarité et le chômage record de 26%. Des syndicats et des collectifs professionnels des secteurs les plus touchés par les coupes budgétaires, comme l’éducation ou la santé publique, participaient aussi à la mobilisation… Tout comme une centaine d’autobus et quelques trains, affrétés exceptionnellement pour l’occasion. « L’idée, c’est d’unir toutes les forces autour d’un objectif : soit le gouvernement répond à nos revendications, soit il doit faire ses valises« , déclarait Diego Cañamero, porte-parole du syndicat andalou des travailleurs, l’une des 300 organisations participantes. L’objectif des « marcheurs » est le même que celui des « indignés » il y a quelques mois : obtenir la démission du gouvernement conservateur de Mariano Rajoy, en place depuis décembre 2011, qui impose depuis le début de la crise des plans d’austérité à répétition. Des incidents ont eu lieu en fin de cortège, entre jeunes manifestants et policiers. 27 personnes ont été blessées, dont 20 policiers, et 17 manifestants interpellés.

PSA : 21 millions pour Varin, ou l’’austérité patronale »

PSA : 21 millions pour Varin, ou l’’austérité patronale »

Viré pour mauvaise gestion mais récompensé avec une retraite chapeau de 21 million, l’austérité vue du coté patronal ! De l’autre les 11  000 licenciés de PSA (et les sous-traitants) ! Une info qui ne choque personne au gouvernement.  L’argent est déjà provisionné, bloqué sur un compte par le groupe PSA Peugeot Citroën. A la fin de l’année dernière, 20.968.000 euros ont été attribués à Philippe Varin, le patron de PSA, en prévision de son départ à la retraite. Et la date approche, avec son remplacement, courant 2014, par Carlos Tavares. Intégralement financée par l’entreprise, la retraite chapeau est exonérée de cotisations sociales et de CSG. Philippe Varin pourra la toucher s’il reste à la tête du groupe jusqu’en juin et s’il prend définitivement sa retraite à 62 ans, âge qu’il atteindra en août prochain. Il touchera alors environ un million d’euros par an pendant 20 ans, soit un peu moins que sa rémunération actuelle qui est de 1,3 millions d’euros par an. Mais à cette somme, il faut ajouter sa retraite du régime général et sa complémentaire. La direction du groupe souligne que cette retraite chapeau est tout à fait classique et fait le distinguo avec un parachute doré. Elle insiste sur le fait que Philippe Varin a déjà fait des efforts en abandonnant la part variable de son salaire pendant deux années de suite. Mais les salariés ont d’autant plus de mal à se réjouir de la bonne fortune de leur patron que le nouveau contrat social de l’entreprise prévoit un gel des salaires pendant un an, en plus d’une flexibilité accrue. La CGT, qui demande à Philippe Varin de renoncer à son avantage, ne se fait pas prier pour rappeler les 11.000 suppressions de postes et la fermeture de l’usine d’Aulnay. Et jusqu’au sein de la direction, certains conseillent à Philippe Varin de faire un geste pour ne pas en rajouter à un climat social plus que tendu.

Austérité pour députés et sénateurs en 2014 ; un nouveau drame social !

Austérité pour députés et sénateurs en 2014 ; un nouveau drame social !

Environ un million de dépenses  pour chaque parlementaire chaque année, presque rien ! En plus il n’y aura pas d’augmentation du budget du parlement en 2014 ; Un véritable drame socail pour nos 920 représentants nationaux (577 députés, 343 sénateurs), l’Assemblée nationale et le Sénat vivront avec le même montant de crédits budgétaires qu’en 2013. C’est ce qui ressort du projet de loi de finances pour 2014. Un million pour chaque parlementaire pour quoi faire ? Essentiellement pour voter de nouvelles fiscalités ; logique il faut des « sous » pour entretenir près de 1000 élus nationaux là où un quart serait suffisant ! I million pour chaque élu quand le salaire moyen en France est d’environ 20 000 euros ;  pas étonnant que nos chers élus éprouvent quelques difficultés à comprendre les réalités économiques et sociales. « Pour la deuxième année consécutive, les deux assemblées ont décidé de reconduire leurs demandes de crédits aux mêmes montants en euros courants que ceux obtenus pour l’année précédente, et de consolider ainsi l’économie de 3% réalisée sur le budget 2012″, lit-on dans le document budgétaire les concernant.  L’Assemblée disposera ainsi de 517,8 millions d’euros de crédits provenant du budget pour fonctionner et le Sénat de 323,5 millions. A cela s’ajoutera 16,6 millions pour la Chaîne parlementaire dépendant de l’Assemblée et 18,6 millions pour Public Sénat. Pour boucler leur budget, les deux assemblées vont donc puiser à nouveau dans leurs réserves. Les députés ont accepté de débourser 15,5 millions d’euros sur leurs « fonds propres » qui se montent à 4,4 milliards d’euros. Les, eux, vont prendre 23 millions d’euros dans leur bas de laine pour équilibrer leur budget. En 2012, cette ponction s’élevait à 11,9 millions. Il est vrai que la cagnotte du Palais du Luxembourg atteint la modique somme de 1,7 milliard d’euros. L’Assemblée va faire des économies sur les dépenses sociales, en particulier celles de retraites des députés (-2,7 millions), et celles de fonctionnement (-1,7 milliard). Sur ce dernier poste, elle va par exemple renégocier le bail du bâtiment du 101, rue de l’Université qui abrite les bureaux de nombre de parlementaires. En revanche, le Sénat a décidé, malgré la rigueur budgétaire, de relancer ses dépenses d’investissement par la transformation de salles de réunion en bureaux ou encore le déploiement du réseau Wifi et la modernisation du système d’information. Au total, la Haute assemblée investira 18 millions d’euros en 2014.

 

Sondage austérité Europe : un échec pour 51%

Sondage austérité Europe : un échec pour 51%

Quelque 51% des Européens pensent que les politiques d’austérité menées depuis le début de la crise pour rétablir les finances publiques ont échoué, selon un sondage Gallup pour la plateforme « Debating Europe ». Ils ne sont que 5% à penser le contraire, 34% estimant qu’elles nécessitent plus de temps pour réussir.Sans surprise, les taux les plus négatifs sont atteints dans des pays sous assistance financière, avec les plans d’assainissement budgétaire drastiques qui accompagnent cette aide : 80% en Grèce, 68% au Portugal et 64% à Chypre. Mais ils ne sont que 34% en Irlande, qui s’apprête à sortir de son plan d’aide après une cure d’austérité. Il y a de meilleures solutions que l’austérité, pour 60% des personnes interrogées, contre 16%. Les pourcentages sont les plus élevés en Grèce (94%), au Portugal (81%) et en Espagne (80%). Seuls 22% des Européens affirment que ces politiques bénéficient à toute l’Europe, contre 67% qui estiment qu’elles ne profitent qu’à certains États membres. Quand on leur demande de citer des pays, l’Allemagne arrive largement en tête avec 77% de réponses, devant la France (48%) et le Royaume-Uni (39%). La Grèce (23%), pays le plus assisté et qui souffre considérablement de l’austérité, est en 4e position, juste devant l’Italie et l’Espagne (20%).

 

Austérité : Montebourg à défaut d’agir dénonce ; il parle à qui, à Hollande ?

Austérité : Montebourg à défaut d’agir dénonce ; il parle à qui,  à Hollande ?

Montebourg dénonce encore et encore. Cette fois le fétichisme des 3% de déficit public ; pourtant à Bercy théoriquement c’est lui le patron avec Moscovici. Montebourg a sans doute oublié qu’il n’est plus dans l’opposition mais au gouvernement. Même chose pour le chômage, il dénonce mais concrètement, il faiat quoi ?  Le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg a  donc dénoncé vendredi le « fétichisme des 3% » de déficit public maximum fixé par le Pacte de stabilité et estimé que la croissance en Europe était étouffée par « l’obsession des comptes publics » et les plans d’austérité. »Nous ne pouvons pas laisser la moitié de l’Union européenne s’enfoncer pour cause de fétichisme des 3%, que d’ailleurs aucun des pays – à part deux ou trois marginaux et d’ailleurs petits – n’ont jamais respecté en période de croissance », a lancé le ministre. « Pourquoi faudrait-il le mettre en œuvre en période de crise ? », a-t-il ajouté, intervenant en clôture d’un colloque consacré à l’économiste Jean-Paul Fitoussi à l’Institut d’études politiques de Paris.  Evoquant la croissance, présente « partout dans le monde » mais « pas en Europe », il a dit craindre « que nous l’étouffions par l’obsession univoque des comptes publics, de la dette publique, qui pourtant doit être réglée ».   »Nous l’étouffons en multipliant les plans d’austérité qui empêchent la reprise », a ajouté M. Montebourg.  Or selon lui, « la fin de l’austérité doit être programmée, ce qui n’enlève rien à notre politique du sérieux budgétaire ».  En matière monétaire, le ministre du Redressement productif souhaite « amener la Banque centrale européenne à prendre des positions nouvelles ». « Nous n’échapperons pas, comme le fait la Banque du Japon, la Banque d’Angleterre, la Federal Reserve Bank, à des politiques accommodantes qui permettent de résoudre une partie du poids de la dette », a-t-il affirmé.  Il a appelé à une « réorientation économique de l’Union européenne: la préférence non pas pour le chômage, mais pour la croissance, la préférence pour la renaissance industrielle et de l’économie plutôt que du rétablissement des comptes publics ».

Austérité de l’UE : Paris veut plus de latitude, c’est-à-dire plus de temps

Austérité de l’UE : Paris veut plus de latitude, c’est-à-dire plus de temps

 

 

« Plus de latitude et des recommandations moins prescriptives », voilà ce que demande la France à la commission européenne. Traduit en langage courant cela signifie que la France ne pourra tenir ses engagements. La France a en effet plaidé jeudi pour que les Etats aient plus de latitude dans l’application des recommandations macroéconomiques faites par la Commission européenne et qui doivent être adoptées vendredi par les 27. « Que des réformes soient nécessaires, c’est l’évidence mais, en même temps, il faut que les Etats aient plus que leur mot à dire, qu’il y ait une latitude d’action », a affirmé le ministre français des Finances, Pierre Moscovici, à son arrivée à Luxembourg pour une réunion avec ses homologues de la zone euro.   »Nous sommes d’accord sur les finalités des réformes (…) mais, en même temps, nous voulons la pleine possession de nos moyens », a-t-il affirmé, insistant pour que les recommandations de Bruxelles ne soient « pas trop prescriptives ».  La Commission européenne a exigé fin mai de la France des réformes, notamment des retraites et du marché du travail, en échange du délai de deux ans qu’elle a proposé de lui accorder pour ramener son déficit dans les clous.  Elle a précisément demandé à Paris de prendre des mesures dès cette année pour réformer son système de retraites et le ramener à l’équilibre « pour 2020 au plus tard ».   »Ce que je souhaite, c’est que ces recommandations notent que la France a engagé un agenda de réformes très ambitieux », a souligné M. Moscovici, rappelant que concernant le marché du travail, Paris a adopté « la réforme la plus importante depuis 40 ans ». « Sur les retraites, nous sommes en train d’engager une réforme qui aboutira à la fin de l’année », a-t-il ajouté.  Le président français, François Hollande, avait vivement réagi aux recommandations de Bruxelles.   »La Commission n’a pas à nous dicter ce que nous avons à faire. Elle a simplement à dire que la France doit rétablir ses comptes publics », avait-il affirmé.  Les recommandations de la Commission sont faites une fois par an aux 27 pays de l’Union européenne, elles doivent ensuite être adoptées par les ministres des finances européens.

 

Austérité : 8 milliards en moins de recettes fiscales et un déficit qui repart

Austérité : 8 milliards en moins de recettes fiscales et un déficit qui repart

 

Finalemenet l’austérité n’aura servi à rien sinon à détruire des emplois. La baisse de consommation à plombé la croissance et mécaniquement les recettes fiscales ont diminué. Un bilan pathétique pur produit de la politique économique européenne et de son pacte de stabilité sans croissance. Le  gouvernement français a revu à la baisse de huit milliards d’euros ses prévisions de recettes budgétaires pour 2013, par rapport à la loi de finances votée par le Parlement à l’automne 2012. C’est ce qu’a annoncé Bernard Cazeneuve, auditionné par la commission des Finances de l’Assemblée nationale, mercredi 12 juin. Cette révision figure dans le programme de stabilité remis en avril à la Commission européenne, qui repose sur une prévision de croissance du PIB abaissée à 0,1%, contre 0,8% prévu dans le budget. Ce qui implique un déficit public à 3,7% du produit intérieur brut cette année, contre 3% anticipé précédemment, soit un écart de quelque 14 milliards d’euros .   Le ministre du Budget a ainsi précisé pour la première fois que, sur le total, huit milliards proviendraient de recettes budgétaires revues à la baisse du fait du marasme de l’économie. Au total, les recettes fiscales nettes votées dans le Budget 2013 représentent 298 milliards d’euros. Dans le détail, le gouvernement attend un milliard d’euros en moins d’impôt sur le revenu par rapport à la prévision de la loi de finances (71,9 milliards), deux milliards en moins d’impôt sur les sociétés (53,5 milliards voté), 4,5 milliards de TVA en moins (par rapport à 141,2 milliards) et 0,4 milliard de moins de taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (13,7 milliards voté). En sens inverse, l’Etat escompte que la charge de la dette, qu’il situait à 46,9 milliards dans le budget 2013, diminuera de près d’un milliard d’euros en raison de la faiblesse des taux des emprunts d’Etat français. Bernard Cazeneuve a souligné que, en diffusant ces chiffres, il voulait faire preuve « de la plus grande transparence » sur la réalité des finances de l’Etat.

Austérité de Hollande : tout ça pour rien, les déficits se creusent

Austérité de Hollande : tout ça pour rien, les déficits se creusent

 

Avant la fin de l’année le bilan économique sera dramatique. La France s’est soumise au pacte de stabilité européen ; Elle adonc mis en place l’austérité pour rééquilibrer les déficits.  Avec un matraquage fiscal qui en fait a tué la consommation, la croissance mais aussi les rentrées fiscales. Du coup les déficits augmentent. On cumule donc deux inconvénients les déséquilibres financiers et le chômage ;( record de déficit en avril et record de chômage). Un chômage qui détériore encore une peu plus les comptes sociaux (Assedic, retraite, sécu etc.).  Le ministère du Budget a donc  annoncé ce vendredi que le déficit de l’État s’établissait fin avril à 66,8 milliards, contre 59,9 milliards fin avril 2012. Cet écart a des explications techniques, que Bercy prend bien soin de rappeler: il tient d’abord à la perception début 2012 de 2,6 milliards d’euros de recettes liées à l’attribution des licences de téléphonie mobile 4G, perception qui, par définition, ne se reproduira pas en 2014 ; à l’augmentation de capital de la Banque européenne d’investissement (BEI) pour un montant de 1,6 milliard, ensuite ; à la dotation de 3,3 milliards au Mécanisme européen de stabilité (MES), enfin.Au-delà de ces éléments au caractère exceptionnel, la détérioration tient également à la «faiblesse des rentrées fiscales», soulignent les services de Bernard Cazeneuve. Un élément plus inquiétant parce que structurel. La mauvaise conjoncture économique du début de l’année a ralenti les rentrées fiscales. Sur les quatre premiers mois de l’année, elles sont quasiment stables par rapport à la même période de 2012 (90,8 milliards, contre 91 milliards en 2012). Dans le détail, les rentrées d’impôt sur le revenu sont les seules à progresser sur un an: +11%. À l’inverse celles de TVA, qui représentent la moitié des recettes de l’État, reculent de 2,3% - en lien avec le net ralentissement de la consommation des ménages -, celles de l’impôt sur les sociétés de 5,8% et la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques, de 6,1%. «L’évolution globale des recettes fiscales nettes présente un aléa baissier par rapport aux prévisions présentées dans le programme de stabilité, débattu au Parlement mi-avril», admet le ministère du Budget, qui parle d’«atonie des recettes de TVA et de taxe intérieure sur les produits de consommation énergétique». Sur les seules recettes de TVA, si le décalage «se maintenait sur l’année, le déficit par rapport à l’objectif initial serait de 10,8 milliards d’euros, soit un demi-point de PIB», a ainsi calculé COE-Rexecode.

 

Ayrault : Conférence sociale ou conférence sur l’austérité

Ayrault : Conférence sociale ou conférence sur l’austérité

 

 

Une conférence sociale transformée en conférence sur l’emploi mais qui ne change pas l’objectif : faire avaler l’austérité.  Destinés à fixer la feuille de route du gouvernement pour l’an II du quinquennat, les deux jours de débats, ouverts par le président François Hollande au Palais d’Iéna, s’organiseront autour de six tables rondes: emploi et formation professionnelle, filières d’avenir, « conditions de vie au travail », une « table ronde importante sur l’avenir des retraites », une sur la « place des services publics » et un atelier « à dimension européenne, pour la première fois », a annoncé le Premier ministre à l’issue d’une réunion avec les partenaires sociaux à Matignon.  Le premier rendez-vous en 2012 avait été baptisé « grande conférence sociale ». Celui de 2013 sera dénommé « grande conférence sociale pour l’emploi », a-t-il précisé.  Après avoir été reçus séparément à Matignon il y a une semaine, les organisations patronales (Medef, CGPME et UPA) et syndicales représentatives (CGT, CFDT, FO, CFTC et CFE-CGC) ont été réunies autour de la table pendant près de deux heures, en présence d’une demi-douzaine de ministres.  A la sortie, le Medef et la CFDT ont salué, avec les même mots que le chef du gouvernement, « une bonne méthode ». « Grâce au dialogue social, nous avons réussi à faire des réformes comme jamais dans notre pays », a lancé la présidente du Medef Laurence Parisot, en allusion à l’accord du 11 janvier sur l’emploi, initié lors de la première conférence sociale de juillet 2012 et devenu depuis une loi.  Le numéro un de la CFDT Laurent Berger s’est aussi réjoui qu’il y ait comme « priorité l’emploi » et que les thèmes définis « répondent à l’essentiel des préoccupations des salariés », alors qu’il y a une « urgence sociale à laquelle il faut répondre et un cap à construire ».  La CFE-CGC a dit elle aussi attendre « des mesures concrètes en faveur de l’emploi et du pouvoir d’achat ».  Mais syndicats et patronat ont aussi formulé des réclamations.  Pour la CGT et FO, la question du pouvoir d’achat manque à l’appel.  Thierry Lepaon, le numéro un de la CGT, a ainsi ironisé sur la nouvelle dénomination de la conférence et l’ajout de la mention « pour l’emploi ».  Jean-Claude Mailly (FO) a quant à lui prévenu: « le climat ne sera pas le même que l’année dernière ». « Il y aura des thèmes obligatoirement conflictuels », a-t-il dit, citant notamment les retraites.  Dans ce contexte, Thierry Lepaon, qui tente de recoller les morceaux avec la CFDT après le clash de l’accord du 11 janvier, que son organisation a refusé de signer, a appelé à un « front uni » face au patronat et au gouvernement.   »Le syndicalisme rassemblé, non. Les holdings syndicales c’est anesthésiant, et je n’aime pas l’anesthésie », lui a répondu Jean-Claude Mailly, fidèle à sa ligne.  Du côté du patronat, on déplore une grande absente: la question du financement de la protection sociale.   »Nous avons dit que ce point là devait être abordé, c’est essentiel. Le Premier ministre et Michel Sapin ont indiqué qu’il pourrait être intégré dans la table ronde consacrée aux retraites », a déclaré Mme Parisot, qui réclame aussi que soit abordée « la durée du travail ».  A propos des retraites, dossier le plus épineux, M. Ayrault a précisé que le rapport de la commission Moreau, chargée de réfléchir à des pistes de réforme, « sera sur la table de la conférence sociale, qui marquera le début de la concertation ». Celle-ci se prolongera jusqu’à la fin de l’été, « cela signifie jusqu’au 21 septembre », a dit le chef du gouvernement. « Ensuite le gouvernement présentera son projet ».  Deuxième grand dossier: la formation professionnelle, avec le lancement d’une négociation, pour « rendre plus efficace » un système qui ne permet de former qu’une minorité salariés et de chômeurs.

 

Europe : l’Allemagne veut davantage d’austérité

Europe : l’Allemagne veut davantage d’austérité

 

Tant que l’Allemagne ne sera pas davantage touchée par la crise mondiale (ce qui commence), elle réclamera davantage d’austérité. L’Allemagne pousse donc en faveur de nouvelles réformes et coupes budgétaires dans les pays de la zone euro en proie à la crise financière, selon un rapport obtenu par le magazine allemand Der Spiegel, dans lequel Berlin passe en revue les progrès réalisés à l’aune des règles budgétaires de l’UE. Ces règles ont permis de provoquer dans l’ensemble des pays de la zone euro une « mobilisation générale politique en faveur de réformes structurelles et d’une plus grande compétitivité », lit-on dans ce rapport, mis au point par le cabinet de la chancelière Angela Merkel, et que cite le Spiegel dans sa livraison de dimanche. Toutefois, en Italie, il reste « de la marge pour une libéralisation du marché du travail » et en Grèce et en Espagne, de nouvelles réformes sont « essentielles » pour venir à bout de lois rigides sur le travail. Afin d’améliorer la tenue de ses finances, la France a accru ses recettes fiscales, mais a dû également réduire ses dépenses, note le rapport. Les réformes nécessitent du temps, mais des progrès plus rapides sont nécessaires, lit-on aussi dans le rapport. La chancellerie fédérale s’est refusée à tout commentaire dimanche.

 

G7 : petit bémol sur l’austérité

G7 : petit bémol sur l’austérité

« Il y a encore de nombreux défis pour garantir une reprise mondiale durable », a déclaré le ministre britannique des Finances George Osborne à l’issue d’une réunion de deux jours du G7  qui réunit l’Allemagne, le Canada, les Etats-Unis, la France, le Royaume-Uni, l’Italie et le Japon.   »Nous ne pouvons la considérer comme acquise mais nous nous engageons, en tant qu’économies développées, à jouer notre rôle en encourageant cette reprise », a-t-il ajouté lors d’une conférence de presse dans la demeure historique située à une soixantaine au nord de Londres, qui a abrité la rencontre.  Alors que la reprise économique mondiale est fragmentée, avec une zone euro qui décroche, les Etats-Unis avaient insisté avant ce G7 sur leur volonté d’appeler les Européens à changer de cap sur l’austérité.   »La réalité est que si nous voulons que la reprise mondiale aille où elle doit aller, elle ne peut pas être seulement menée par les Etats-Unis. L’Europe va devoir faire mieux », avait martelé vendredi le secrétaire américain au Trésor Jacob Lew, qui n’a pas fait de déclarations samedi.  Mais George Osborne, lui-même artisan d’une sévère cure de rigueur, a assuré après la rencontre qu’il y avait finalement « plus de points d’accord entre nous sur les politiques budgétaires que ce qui est communément admis ».  Un constat partagé par le ministre français Pierre Moscovici.   »Le consensus progresse dans la façon que nous avons d’équilibrer le soutien à la croissance et la consolidation budgétaire (…) Il y a encore la volonté qui est très présente de réduire les déficits, mais assurément il y a un changement de ton », même s’ »il peut y avoir des différences de situation, des différences de positions », a abondé M. Moscovici.

 

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