Archive pour le Tag 'Austérité'

Retraites : austérité confirmée mais pas pour les députés

Retraites : austérité confirmée mais pas pour les députés

 

Les députés ont voté dans la nuit la confirmation du recul  des retraites et  de certaines prestations sociales (pensions versées par l’assurance vieillesse et allocation familiales). La hausse sera éditée pour les retraites à 0,3 % par an alors que l’inflation est actuellement sur un rythme annuel de 2,3 % en 2018. Notons que parallèlement les députés n’ont pas pris de telles mesures d’austérité pour leur propre retraite En effet  lorsqu’un citoyen cotise 1 euro, il touchera une retraite de 1,5 euro s’il est salarié et une pension d’environ 2 euros s’il est fonctionnaire. Lorsqu’un parlementaire verse une cotisation de 1 euro, sa retraite s’élève à 6,1 euros. Si les citoyens doivent travailler pendant 40 ans pour toucher une pension de 1129 euros, les députés peuvent y accéder en cotisant pendant 5 ans seulement. Face aux résultats de ces comparaisons, il faut constater que les personnalités politiques sont épargnées par les réformes et ne participent pas à l’effort collectif qu’ils demandent aux particuliers. Aujourd’hui, un député perçoit une pension moyenne de 2700 euros nets par mois et il peut faire sa demande de retraite à partir de 65 ans. La dernière réforme du régime de retraite des parlementaires date de 2010 et ce nouveau dispositif prévoit son alignement sur le régime général : les parlementaires pourront ainsi à partir de 2016 liquider leurs droits à 62 ans. Il supprime également le système de double cotisation qui permettait aux députés de toucher une pension complète au bout de 22,5 ans de mandat seulement au lieu de 31 ans, en contrepartie de cotisations plus élevées

 

Audiovisuel public : cure de modernisation et d’austérité

Audiovisuel public : cure de modernisation et d’austérité

Deux orientations majeures dans le rapport Cap 22 pour l’audiovisuel d’une part une économie globale de 422 millions mais aussi une restructuration de la diffusion avec basculement sur le numérique. Autant dire que des chaines classiques vont disparaître, d’autres être diffusées par internet. Il ya aura aussi des fusions de chaines. Pas étonnant quant on connaît les salaires (en moyenne 5 000 euros) et le salaire de la PDG de France télévision 400 000 euros par an.  Pour des quasi fonctionnaires, il n’y a pas lieu de se plaindre d’autant que les cadences ne sont pas infernales.  Concrètement, le rapport estime que «pour créer un média global de service public, multicanal, d’importants investissements sont nécessaires et impliquent une stratégie commune à l’ensemble des entreprises de l’audiovisuel public. Pour cela il faut poursuivre les efforts engagés pour une meilleure allocation des moyens et développer les mutualisations. Cela nécessite d’adapter la gouvernance des entreprises de l’audiovisuel public, afin d’organiser de nouvelles modalités de collaboration entre les entreprises et de revoir les conditions d’exercice de la tutelle».

La conséquence de cette vision radicalement numérique est que l’offre de télévision hertzienne doit être revue nettement à la baisse. Le rapport préconise de ne plus garder que deux chaînes: France 2 et France 3, cette dernière étant appelée à être rapprochée du réseau de radio France Bleu. «En matière de télévision, l’offre pourrait être structurée autour de France 2, chaîne généraliste à la programmation plus différenciée, et France 3, chaîne à vocation désormais pleinement régionale. La question du rapprochement d’antennes doit donc être posée.»

Elliptique, le rapport ne parle même pas de France 4, France 5 et France O qui pourraient voir leurs programmes versés sur une plateforme numérique. D’ailleurs, le rapport estime qu’«à moyen ou long terme, la diffusion hertzienne, de moins en moins pertinente pour certains publics, doit progressivement prendre fin, avec le déploiement du Plan France très haut débit et l’amélioration de la qualité de réception de la télévision par Internet». D’ailleurs, les auteurs du rapport proposent qu’à l’avenir l’efficacité de l’audiovisuel public réponde à cette nouvelle offre numérique. «Pour en mesurer l’efficacité, nous proposons d’évaluer le nombre de visiteurs uniques par mois sur la nouvelle plateforme numérique du service public audiovisuel et le taux de transformation en téléchargement et/ou streaming».

La conclusion du chapitre consacré à l’audiovisuel public est sans appel. Les économies de structure doivent être importantes: «Grâce en particulier aux opportunités offertes par le numérique (en termes de création et de diffusion notamment), une telle réforme devrait permettre par ailleurs de faire des économies dans le fonctionnement de l’audiovisuel publique, à hauteur de 400 millions d’euros d’économies».

Grèce : une politique d’austérité insoutenable (Macron)

Grèce : une politique d’austérité insoutenable (Macron)

 

Macon considère sans doute à juste titre que la cure d’austérité budgétaire imposée à la Grèce est insoutenable et qu’il convient donc de revoir clairement les conditions d’apurement de la dette qui dans les conditions actuelles étouffent  l’économie.  Au-delà, Macon repose la problématique de la solidarité financière au sein de la zone euro. Il en profite aussi pour adresser une critique à l’Allemagne qui se refuse à affecter ses excédents à leur relance de la croissance. Une critique également partagée par le FMI. « On est en train de voir qu’au-delà du sujet de la restructuration de la dette, va se poser assez vite la question de la soutenabilité de la politique budgétaire imposée à la Grèce. Car la politique d’un pays ne peut avoir l’austérité budgétaire comme unique horizon », dit-il dans une interview publiée samedi par Le Monde. Les Européens ont approuvé une nouvelle aide à la Grèce, qui devrait commencer à lui être versée la semaine prochaine, après le vote par le parlement hellène de nouvelles mesures exigées par ses créanciers. Cet accord s’accompagne d’un engagement sur un allègement futur de la dette grecque dont les modalités seront discutées en 2018. Au-delà de la Grèce, Emmanuel Macron estime que la mise en place d’un mécanisme de restructuration des dettes publiques dans la zone euro est « un sujet sur lequel il faut qu’on avance ». « Mais il ne faut ouvrir ce débat que si des mécanismes de solidarité budgétaire et financière ont été instaurés préalablement, sinon on va provoquer une nouvelle fragmentation de la zone euro », ajoute-t-il. Le ministre relève que l’Allemagne, qui est demandeuse d’un tel mécanisme, « a 8,5 points de PIB d’excédent vis-à-vis du reste du monde et ne réalloue pas cette épargne dans la zone euro. »

(Avec Reuters)

Royaume –Uni : nouvelle austérité budgétaire

Royaume –Uni : nouvelle austérité budgétaire

Alors que la croissance se tasse le gouvernement décide de nouvelles mesures de restriction budgétaire qui pourrait bien à leur tour affaiblir encore un peu plus la croissance. Une manière aussi en période préélectorale pour le parti conservateur de se distinguer très nettement des orientations de gauche du nouveau responsable des travaillistes. Ou quand la politique reprend le dessus sur l’intérêt général. Le ministre britannique des Finances, George Osborne, a confirmé dimanche que de nouvelles coupes budgétaires seraient annoncées lors de la présentation du budget, mercredi prochain.  La croissance britannique a atteint 2,2% sur l’ensemble de l’année 2015 par rapport à 2014, ce qui représente un ralentissement par rapport aux 2,9% enregistrés en 2014. Le gouvernement avait renoncé à plusieurs coupes drastiques en novembre dernier. Il avait notamment reculé face aux critiques sur son projet de réduire les crédits d’impôt des plus démunis. Mais depuis le début de l’année, M. Osborne insiste sur la nécessité de continuer la politique d’austérité enclenchée par son camp conservateur depuis son retour au pouvoir en 2010, face à une opposition travailliste menée par un dirigeant très marqué à gauche, Jeremy Corbyn, favorable à l’investissement public. L’économie du Royaume-Uni est sous la menace du ralentissement chinois et des problèmes de ses voisins de la zone euro, avec lesquels il réalise la majorité de ses échanges commerciaux. Elle est aussi confrontée à ses propres difficultés, avec un déséquilibre entre les secteurs d’activité, et l’incertitude autour d’un possible Brexit, à l’approche du référendum du 23 juin sur l’appartenance du pays à l’Union européenne. 

 

(AFP)

Grèce : le parlement approuve l’austérité en espérant une nouvelle aide

Grèce : le parlement approuve l’austérité en espérant une nouvelle aide

 

Pour obtenir une nouvelle aide de 86 milliards, le parlement grec a consenti a à renforcer l’austérité.  Le Parlement grec a donc approuvé vendredi un ensemble hétéroclite de réformes censé favoriser le déblocage de l’aide internationale promise au cours de l’été et l’ouverture de négociations sur un allègement de la dette du pays. Cette loi prévoit notamment un abaissement des pensions de retraite, un report de l’âge du départ à la retraite, un renforcement des sanctions contre l’évasion fiscale ou encore une libéralisation du marché de l’énergie. Ces mesures figurent parmi la longue liste de réformes acceptées cet été par la Grèce pour obtenir une nouvelle aide. Des experts de la Commission européenne, de la Banque centrale européenne (BCE), du fonds de sauvetage de la zone euro et du Fonds monétaire international (FMI) doivent se rendre à Athènes d’ici la fin du mois pour évaluer les progrès du pays dans la mise en œuvre des conditions posées au déblocage de cette aide. Le gouvernement grec espère conclure cet examen le plus rapidement possible afin d’obtenir une partie de cette aide, de recapitaliser les banques du pays et d’ouvrir des discussions avec ses partenaires européens et le FMI sur un allègement de la dette.

Budget Grec 2016 : un endettement de près de 200 % et toujours l’austérité

Budget Grec 2016 : un endettement de près de 200 % et toujours l’austérité

 

 

Le challenge grec est encore loin d’être gagné en effet si la situation politique s’est stabilisés et si les relations avec l’union européenne ce sont normalisées, les fondamentaux ,eux ,sont toujours aussi fragiles. En cause surtout la question fondamentale de la reprise de la croissance qui ne devrait pas repartir avant 2017. Du coup les équilibres financiers sont bousculés et c’est l’austérité qui s’imposera encore. Le gouvernement grec entend montrer sa bonne volonté en matière de rigueur budgétaire en espérant en retour un allégement de sa dette. Une dette en l’état impossible à rembourser puisqu’elle représentera près de 200% du PIB en 2016 La Grèce devrait voir son produit intérieur brut (PIB) reculer de 2,3% cette année, puis encore de 1,3% en 2016 avant que le pays ne renoue avec la croissance en 2017, lit-on dans ce projet de budget. Après sept mois de négociations houleuses avec l’Union européenne et le Fonds monétaire international, Athènes a accepté cet été d’entreprendre de nouvelles coupes budgétaires et des mesures de réforme économiques en contrepartie d’un nouveau programme d’aide d’un montant de 86 milliards d’euros qui lui a permis de rester dans la zone euro. Alexis Tsipras a été réélu le mois dernier sur la promesse de mettre en œuvre le programme d’aide conclu cet été avec les créanciers internationaux de la République hellénique et sur celle de soulager les souffrances des plus pauvres. Le projet de budget, soumis au parlement par le ministère des Finances juste avant que le Premier ministre ne présente son programme de politique générale pour les quatre prochaines années, prévoit un total de 6,4 milliards d’euros de mesures d’austérité, dont 4,34 milliards en 2016. Les ministres des Finances de la zone euro ont accepté de discuter d’une éventuelle restructuration de la dette de la Grèce si les créanciers, à l’issue d’une première inspection qui devrait s’achever d’ici la fin de l’année, jugent que le pays respecte les conditions attachées au plan d’aide. Jeroen Dijsselbloem, président de l’Eurogroupe, a estimé que le gouvernement grec s’appliquait bien à mettre en œuvre les mesures définies dans le cadre du nouveau plan d’aide international. « Depuis que nous avons conclu un accord avec le gouvernement d’Alexis Tsipras, de gros efforts ont été faits pour la mise en œuvre du programme », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse à Luxembourg.

Elections Portugal : l’austérité un peu contestée

Portugal : l’austérité un peu contestée

La coalition conservatrice au pouvoir au Portugal arrive en tête ce dimanche 4 octobre lors des élections générales, mais ne parvient pas à remporter la majorité absolue. L’alliance « Portugal à Frente » (PàF) du premier ministre Pedro Passos Coleho, qui regroupe les deux partis au pouvoir de centre-droit, le parti social-démocrate (PSD) et le centre démocrate social (CDS-PP), a obtenu 38,55 % des voix sur 99,23 % des voix décomptées. En sièges, alors qu’il reste 4 députés à élire sur 230, PàF obtient 104 députés à l’Assemblée de la République, le parlement unicaméral du Portugal, soit 12 sièges de moins que la majorité absolue. C’est un très bon score compte tenu de la politique d’austérité menée depuis 2011 par le gouvernement portugais, mais il convient de se souvenir que cette alliance électorale perd près 11,7 points et 22 députés par rapport à 2011 où elle avait été majoritaire dans le pays avec 50,4 % des voix et 132 sièges. La gauche, elle, cumule, tous partis confondus, 52,18 % des voix. C’est d’autant plus vrai si l’on ajoute les petits partis de gauche sans représentation parlementaires ( PCTP maoïste ou Livre, avec près de 1,9 % des voix ensemble). La gauche obtiendrait aussi la majorité des sièges (122 sur 230). Mais elle est très divisée et ceci lui aura coûté beaucoup de sièges. Le parti socialiste (PS), le principal parti d’opposition du pays, n’est pas parvenu, avec son leader Antonio Costa, à s’imposer comme une vraie alternative. Il obtient 32,38 % des voix et 85 députés, ce qui est nettement plus qu’en 2011, lorsqu’il avait glané 28,1 % des voix et 74 sièges. Si ce n’est pas suffisant pour dépasser PàF, c’est une nette progression. La gauche radicale progresse également en passant de 13,1 % à 18,5 % des voix, mais elle est divisée. Le Bloc des Gauches, gauche radicale non communiste, est le grand vainqueur de la soirée en passant de 5,2 % et 8 députés en 2011 à 10,2 % et 19 députés en 2015. Parallèlement la CDU, l’alliance menée par les verts et le parti communiste, progresse aussi de 7,9 % et 16 députés à 8,3 % et 17 sièges. S’il n’a aucune mesure avec la réaction de certains autres pays, le Portugal a connu une poussée anti-austérité non négligeable (+ 5 points), si l’on prend en compte le fait que la gauche radicale était déjà en 2011 une des plus fortes d’Europe. A noter qu’un autre parti de gauche, le parti animaliste (PAN) obtient un siège et 1,4 % des voix. Il n’y a donc pas réellement de « victoire » de la droite ce dimanche, mais une division de la gauche. Cette « victoire » du premier ministre sortant doit d’autant plus être relativisée que les Portugais se sont montrés particulièrement déçus par l’action politique elle-même. Cette désillusion se constate dans la progression de l’abstention qui passe de 42 % à 44 %, un record historique, tandis que les blancs et nuls restent à un niveau très élevé (3,75 % contre 4 % en 2011). En tout, la coalition au pouvoir a perdu 650.000 voix en quatre ans (sur 99,23 % des bulletins décomptés). L’alliance PSD-CDS-PP ne parvient pas même à conserver les voix du seul PSD en 2011. Il ne peut donc être question de victoire. Du reste, la principale déception du premier ministre sortant sera de manquer la majorité absolue, malgré la constitution d’une coalition électorale bâtie pour cet objectif et un système électoral qui offre une nette prime au parti arrivé en tête. Là encore, ceci doit permettre de relativiser la victoire de la droite portugaise. La constitution du prochain gouvernement sera cependant une gageure. La gauche est majoritaire au parlement, mais sera-t-elle capable de constituer un gouvernement ? Sans doute pas. Le PS aura du mal à construire avec la gauche radicale une majorité alternative. Le BE et la CDU s’étaient dits ouverts à une telle alliance, mais avec des conditions qui risquent d’être difficiles à accepter pour le PS, notamment sur la dette et la trajectoire budgétaire. Ces deux thèmes risquent de heurter la sensibilité « européenne » du centre-gauche portugais. Et Pedro Passos Coelho sera appelé à tenter sa chance en premier. Faudra-t-il alors que le PS s’allie avec la droite pour « adoucir » la politique gouvernementale dans une « grande coalition » ? Mais comment s’allier avec un Pedro Passos Coelho qui s’est fait le champion de l’austérité ?

Austérité et pauvreté en hausse aux Etats-Unis

Austérité et  pauvreté en hausse aux Etats-Unis  

La reprise économique est certes réelle au États-Unis, elle se manifeste notamment par un taux de croissance dynamique aussi par une reprise de l’emploi. Pour autant cette reprise ne profite pas de manière égale à toute la population puisque le taux de pauvreté à augmenté. De toute manière si la reprise a pu avoir lieu c’est aussi parce que les Américains ont fait des sacrifices pour preuve le fait que le revenu médian (environ 4000 € par mois, déménage est encore inférieur de 6,5 % à ce qu’il était avant la crise en 2007. Selon l’étude annuelle du Bureau, la couverture en matière de santé s’est en revanche nettement améliorée avec l’entrée en vigueur de la loi sur l’assurance-maladie obligatoire, dite « Obamacare ». Le nombre d’Américains qui n’ont pas de couverture médicale est ainsi passé entre 2013 et 2014 de 41,8 millions, soit 13,3%, à 33 millions (10,4%). Le taux de pauvreté a suivi une courbe inverse, augmentant de 14,5% à 14,8%. En tenant compte de l’inflation, le revenu médian des Américains a dans le même temps glissé à 53.657 dollars (47.450 euros) l’an dernier contre 54.462 dollars en 2013. Les chercheurs du Bureau du recensement estiment cependant que ces deux dernières variations, peu prononcées, ne sont pas significatives sur un plan statistique.

Accord Grèce : austérité et tutelle

Accord Grèce : austérité et tutelle

Finalement comme c’était prévisible un accord a été signé mais on aura perdu du temps pour rien avec en plus l’humiliation des grecs. Tsipras a du avaler des couleuvres. Alors qu’il avait réussi son référendum pour dire non à l’austérité, il est aujourd’hui contraint de dire oui à des mesures encore davantage draconiennes. Une erreur stratégie que reconnait m^me le gouvernement grec. « Clairement l’Europe de l’austérité l’a emporté », a ainsi déclaré le ministre des Réformes Georges Katrougalos à la radio BBC. « Soit nous allons accepter ces mesures draconiennes, soit c’est la mort subite de notre économie du fait de la non-réouverture des banques. C’est donc un accord qui nous est pour ainsi dire imposé ». Les banques grecques, fermées depuis le 29 juin, devraient rouvrir jeudi, ont dit des sources bancaires à l’issue d’une réunion au ministère des Finances à Athènes.  Après cinq mois d’âpres négociations qui ont failli dégénérer à la réunion de l’Eurogroupe ayant précédé le sommet de dimanche à Bruxelles, un échec aurait acculé Athènes à la faillite et plongé la zone euro dans l’inconnu. « L’accord a été laborieux mais il a été conclu. Il n’y a pas de Grexit », a annoncé le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, à l’issue des 17 heures de tractations. Il a nié que Tsipras ait été humilié même si le communiqué final insiste à plusieurs reprises sur la surveillance dont feront l’objet les mesures grecques. « Dans ce compromis, il n’y a pas de gagnant et de perdant », a dit Juncker. « Je ne pense pas que le peuple grec ait été humilié, ni que les autres Européens aient perdu la face. » Tsipras lui-même, élu il y a à peine six mois sur la promesse d’en finir avec cinq années d’austérité, a dit avoir mené une « dure bataille » et réussi à faire échec à « un plan d’étranglement financier. »

Grande Bretagne : manif anti-austérité

Grande Bretagne :  manif anti-austérité

Puiseurs milliers de manifestants pour protester contre la volonté du gouvernement réduire les dépenses sociales, y compris les pensions de retraite, de 12 milliards de livres (16,8 milliards d’euros) sur un budget annuel de 220 milliards de livres.. Des médias ont rapporté que le ministre des Finances, Osborne, avait été pressé par ses collègues du gouvernement conservateur réélu en mai dernier de limiter ces baisses de dépenses qui devraient peser le plus lourdement sur les travailleurs à faibles revenus. Le déficit budgétaire du Royaume-Uni représente un peu moins de 5% du produit intérieur brut, soit davantage que la plupart des autres économies des pays développés. Fort de la réélection des conservateurs aux législatives du 7 mai dernier, George Osborne vise un excédent budgétaire d’ici l’exercice fiscal 2018/2019, et entend obliger les futurs gouvernements à faire de même. Selon le Sunday Times, le gouvernement compte interdire les aides au logement aux moins de 25 ans ou encore réduire les crédits d’impôts accordés aux couples avec deux enfants. Samedi, plusieurs dizaines de milliers de manifestants ont défilé de la Banque d’Angleterre, dans la City, au Parlement pour protester contre ces nouvelles coupes budgétaires, en les jugeant inutiles et de nature à creuser encore les inégalités.

Patrons de banques : l’« austérité » pour les salaires

Patrons de banques :  l’« austérité »  pour les salaires

 

C’est « l’austérité » …enfin presque ! Le directeur de BNP Paribas reste le patron le mieux payé parmi ses collègues banquiers, avec une rémunération totale de 2,83 millions d’euros, qui compte pour pratiquement 50% de fixe (1,5 million) et de variable (1,25 million). Mais ce montant accuse toutefois une baisse de -14,8%.  En effet, comme le rappelle le document de référence de l’entreprise, la rémunération variable de Jean-Laurent Bonnafé dépend d’un ensemble de critères liés à la performance de l’entreprise à savoir le bénéfice net par action ou encore le résultat brut d’exploitation. Or les comptes 2014 de BNP Paribas ont évidemment été grevés par l’amende de 9 milliard de dollars infligée par les autorités américaines pour violation d’embargo.  Le même raisonnement s’applique aux rémunérations des autres grands patrons. Le deuxième dirigeant le mieux payé, Frédéric Oudéa, le PDG de Société générale, a ainsi vu sa rémunération chuter de -16,9% à 2,25 millions d’euros, en raison des difficultés de son groupe en Russie, où la banque est notamment présente via Rosbank.  Dans le document de référence de la banque, le groupe explique que son PDG a atteint 43% des objectifs quantitatifs fixés. « La baisse des performances réalisées s’expliquant en particulier par la décision du Groupe de déprécier ses comptes au 1er trimestre 2014 de l’écart d’acquisition de sa filiale russe Rosbank », peut-on lire.  Quant à Jean-Paul Chifflet, le directeur général de Crédit Agricole, sa rémunération de 2,05 million d’euros affiche un recul plus modeste (-4%) lié notamment à la dépréciation de la participation de la banque dans sa collègue portugaise BES (Banco Espirito Santo).  François Pérol, le président du directoire de BPCE (Banques Populaires Caisse d’Epargne) et Michel Lucas, le patron du CM-CIC ont tous les deux connus une baisse limitée de leur rémunération (-2,7%), à respectivement 1,4 million et 784.000 euros.  Enfin, Laurent Mignon, le directeur général de Natixis (filiale de BPCE) est le seul à avoir vu sa rémunération bondir de 12,2% l’an passé à 1,9 million d’euros.

« Il n’y a pas d’austérité en France » !! Berger (CFDT) dérape

« il n’y a pas d’austérité en France » !!  Berger (CFDT)  dérape

 

 

En voulant contrer à la fois FO, la CGT et le FN , Laurent berger le secrétaire général de la CFDT se prend les pieds dans le tapis en affirmant qu’il n y a pas d’austérité en France. Etonnant de la part d’un leader syndical d’ordinaire mesuré et relativement pertinent dans ses analyses. Cette fois il est victime d’un regrettable dérapage médiatique. Bien entendu l’ austérité n’est pas comparable à celle de l’Espagne, de l’Italie encore moins de la Grèce. Mais il y a bien quand même uen austérité. Austérité qui se caractérise notamment par la montée de la pauvreté et des difficultés croissantes de nombre de Français moyens ( comment expliquer par exemple la crise de l’immobilier, la crise de automobile, le nombre croissant  de ménages rencontrant des difficultés financières , sans parler évidemment du chômage). D’une  certaine manière Berger – encore uen fois souvent pertinent- est victime du syndrome de l’oligarchie syndicale quand les responsables se préoccupent davantage de l’intérêt boutiquier de leur organisation que de l’intérêt des salariés. En clair quand ils se coupent des réalités sociales. Pas étonnant quand comme Berger , on est permanent depuis près de 20 ans ( en plus quand on n’ a jamais travaillé dans la production).  Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, se démarque donc des autres centrales syndicales CGT et FO en affirmant dans Les Echos de ce lundi qu’ »il n’y a pas d’austérité en France ». La CFDT ne s’est pas associée à l’appel à la grève contre l’austérité lancé par les syndicats CGT, FO, FSU et Solidaires pour la journée du 9 avril.   »Les mots ont un sens. Il y a de la rigueur, des gens en bavent mais il n’y a pas d’austérité en France. Nous avons obtenu une hausse des minima sociaux, les salaires n’ont pas baissé… », affirme Laurent Berger.  »La France n’est pas l’Espagne, le Portugal ou la Grèce. Le problème de la France, c’est le poids des inégalités », ajoute le numéro un de la CFDT. A une semaine du premier tour des départementales, Laurent Berger assure que « pour contrer la montée du FN, nous devons dire haut et fort que nous n’avons pas la même vision du progrès social, mais aussi faire attention à ne pas nourrir la désespérance sociale en affirmant que tout va mal partout ». Comme l’indique Berger , les mots ont un sens. Donc rappel de la définition de l’austérité :

« Politique économique visant à réduire l’ensemble des revenus disponibles pour la
consommation, par le recours à l’impôt, au blocage des salaires, à l’emprunt
forcé, aux restrictions de crédit ……… (Le but
recherché est le retour aux grands équilibres, le carré
magique
.) » définition Larousse

Les revenus disponibles ont bien diminué du fait des impôts( 80 milliards en plus depuis l’arrivée  de Hollande-la TVA par exemple-, les salaires sont bloqués, les crédits sont  restreints et évidemment le chômage est historique. Berger oublie aussi que l’indice qui mesure l’inflation est obsolète du fait de la déformation de la structure de consommation. Les ménages modestes consacrant de plus en plus aux dépenses contraintes, du coup leur revenus disponibles diminuent. La morale de cette histoire, c’est qu’il serait temps-de limiter le temps des permanents syndicaux qui se coupent petit  petit des réalités sociales et économiques et cela d’autant plus qu’il n’ont pas ou peu travaillé dans la production ( en clairi qu’ils ont été essentiellement fonctionnaires ou assimilés).  Certes FO, la CGT , le FN tirent  uen peu trop sur la corde du misérabilisme par démagogie mais à l’inverse il ne faudrait pas que la CFDT ( Berger en occurrence) chante trop souveit «  tout va bien madame la marquise » car cela ne sert pas non plus le syndicalisme.

Belgique : grève générale contre l’austérité

Belgique : grève générale contre l’austérité

 

La Belgique est bloquée lundi 15 décembre, en raison d’une grève nationale lancée par les syndicats contre la politique d’austérité du gouvernement en général et la réforme des retraites en particulier. Le gouvernement de droite du Premier ministre Charles Michel, entré en fonction à la mi-octobre, veut en effet relever l’âge de départ à la retraite. Il prévoit aussi de renoncer à une augmentation des salaires liée à l’inflation prévue en 2015. Les syndicats belges s’opposent également aux coupes prévues dans les services publics, la culture ou les transports pour les cinq ans à venir. Le mouvement a débuté le 6 novembre avec une marche de plus de 100.000 personnes à Bruxelles.

Grèce : non à la nouvelle austérité de la « troïka »

Grèce : non à la nouvelle austérité de la « troïka »

Pas question d’un nouveau plan d’austérité imposé par la Troïka. Un plan qui serait suicidaire économiquement, socialement et politiquement. Surtout à un moment où certaines institutions internationales considèrent que la Grèce a déjà été traitée avec trop de brutalité.  La Grèce a donc rejeté les demandes d’alourdissement de sa fiscalité et de baisse de revenus demandés par ses bailleurs de fonds internationaux, a annoncé mardi le Premier ministre Antonis Samaras mardi. Le gouvernement grec est engagé dans des négociations difficiles avec les inspecteurs de l’Union européenne (UE) et du Fonds monétaire international (FMI) qui ont décidé de ne pas envoyer à Athènes au début du mois une mission d’inspection initialement prévue. Des divergences persistantes font douter que les deux parties puissent se mettre d’accord d’ici la date limite du 8 décembre et permettre ainsi à la Grèce une sortie anticipée, avant la fin de l’année, de son programme d’aide international. « Alors que nous négocions notre dernière évaluation, nos créanciers ont fixé des conditions comprenant des hausses d’impôts et des baisses de revenus mais nous les avons rejetées », a déclaré Antonis Samaras lors d’une conférence économique. Il a ajouté que le gouvernement avait accepté en contrepartie quelques autres mesures, sans plus de détails. Le gouvernement grec joue sa survie sur la sortie du plan d’aide international. Il espère qu’une sortie anticipée l’aidera à passer l’obstacle de l’élection présidentielle de février et lui épargnera des législatives anticipées.

 

Réformes structurelles avant l’austérité budgétaire (Commission européenne)

Réformes structurelles avant l’austérité budgétaire (Commission européenne)

 

Dans une interview aux Echos  Valdis Dombrovskis, commissaire européen, faitt état du changement

de stratégie  de l’union européenne qui désormais privilégie les réformes structurelles en mettant la pédale

douce sur  les règles budgétaires. L’union s’aperçoit (sans doute (un peu tardivement) que l’austérité a tué

 la croissance. Une évolution favorable à la France et qui devrait lui éviter des sanctions financières (

autour de 4 milliards normalement).

Quelles priorités pour 2015 ?

 

 

Valdis Dombrovskis- Nous  estimons que l’essentiel de l’ajustement budgétaire a eu lieu. Nos attentes pour 2014 et 2015 est que l’ajustement budgétaire entre les différents pays de la zone euro soient un jeu à somme nulle : ce que nous appelons la « neutralité ». D’ailleurs, cette neutralité permettra la poursuite de la consolidation budgétaire de l’Eurozone, grâce au retour de la croissance.  Ensemble, les 16 pays de la zone euro (hors Grèce et Chypre qui sont sous des programmes d’aide et de surveillance particuliers) affichent un déficit budgétaire de 2,6% cette année . Si l’on regarde les projets budgétaires des Etats pour 2015, ce déficit global devrait tomber à 2,2% l’an prochain, selon leurs calculs. Mais selon les nôtres et en actualisant avec les prévisions d’automne, nous prévoyons plutôt un ordre de grandeur de 2,4% de déficit par rapport au PIB de la zone euro. En partie grâce au retour de la croissance.

La fin de l’austérité budgétaire ?

Il faut rester « responsable ». Sept pays présentent des budgets qui nous semblent mettre en risque le respect du pacte de stabilité et de croissance, dont la France qui ne respecte pas les recommandations sur le déficit budgétaire, et l’Italie et la Belgique qui ne respectent pas les recommandations sur la diminution de leur dette publique. Mais comme nous accordons la priorité aux réformes structurelles, nous donnons à ces pays plus de temps pour faire des réformes et évaluer leur impact sur leurs finances. Ces trois pays nous ont d’ailleurs envoyé une lettre dans laquelle ils détaillent leur programme de réformes avec un calendrier précis.  Au printemps, nous pourrons présenter une analyse plus complète, avec les chiffres sur l’exécution des budgets 2014 et les projets adoptés pour 2015, mais aussi grâce au résultat des 16 enquêtes que nous allons lancer aujourd’hui sur certains déséquilibres macroéconomiques décelés dans les pays membres.

 

Faut-il revoir les règles de la gouvernance des déficits et des budgets mises sur pied récemment à travers des directives compliquées, le « six pack » et le « two-pack » dans le jargon communautaire ?

Ces règles ont cherché à renforcer la gouvernance de l’Eurozone et y ont contribuée, mais il est trop tôt selon nous, pour tirer un bilan. En effet, elles ont été votées et adoptées par le conseil et le parlement européens en 2011 et 2013 et nous ne proposons pas de déjà les changer. Il faut aussi réfléchir sur la manière d’inciter davantage les pays à mettre en œuvre les recommandations de politique économique que la Commission européenne adresse en juin aux Etats, mais cela ne pourra passer que par des consultations plus approfondies avec les parlements des Etats membres et avec les partenaires sociaux. C’est en partie mon mandat, de trouver les moyens d’améliorer la gouvernance économique de l’Union Européenne. Je ferai des propositions pour cela.

 

Manif anti austérité Valls

Manif anti austérité Valls

 

Pour « dire non à la politique d’austérité du gouvernement Valls ». Le collectif 3A organisait une trentaine de manifestations dans plusieurs villes, dont Paris, Toulouse, Bordeaux ou Strasbourg « contre le budget d’austérité inefficace », qui doit être voté mardi à l’Assemblée ; aussi contre la « répression accrue des mouvements sociaux, écologiques et citoyens », suite à la mort de Rémi Fraisse à Sivens (Tarn). Dans la capitale, le défilé entre la Place Denfert-Rochereau et l’Assemblée nationale a réuni entre 7 500, selon la préfecture de police, et 30 000 personnes, selon le collectif. Au total, « 100 000 personnes » étaient dans la rue en France, a affirmé le collectif. A Toulouse, plusieurs milliers de personnes ont défilé samedi derrière la banderole « Imposons un nouveau partage des richesses ». Les manifestants étaient « 2 600″, selon le décompte de la police, « 5 000 à 6 000″, selon la CGT. A Strasbourg, ils étaient 200, selon les organisateurs, et 300 à Bordeaux. Dans le cortège parisien, flottaient côte à côte les drapeaux du PG, du PCF ou du NPA. On apercevait les autocollants et pancartes de Nouvelle Donne, Ensemble, Gauche unitaire ou encore EELV. Des responsables d’associations féministes, de lutte contre le chômage, des syndicalistes de la CGT, Solidaires, FO, ou FSU étaient aussi présents, soit « une centaine d’organisations mobilisées », selon Eric Coquerel, coordinateur du parti de Gauche. « C’est la plus grande diversité politique syndicale et associative depuis l’élection de François Hollande, de ce côté de l’échiquier politique », s’est-il félicité. « A ceux qui veulent nous vendre à la finance, le peuple répond ‘résistance !’ », scandaient les manifestants en tête de cortège, aux côtés de nombreux élus, dont Jean-Luc Mélenchon (PG), Marie-George Buffet (PCF), Olivier Besancenot (NPA), Isabelle Attard (Nouvelle Donne), Clémentine Autain (Ensemble) ou Liem Hoang-Ngoc, ex-député européen PS représentant les « socialistes affligés ». « François Hollande doit comprendre qu’il n’est pas notre roi, il est juste notre élu », a lancé Jean-Luc Mélenchon. « On ne l’a pas élu pour ça ! », a-t-il poursuivi. « On ne l’a pas élu pour couper dans les dépenses publiques, couvrir des bavures policières, mépriser la vie des gens ordinaires et prétendre que c’est du courage, que de les amputer de ce qu’ils ont besoin tous les jours », a-t-il fustigé, ajoutant : « Ca suffit ! »

 

Austérité : mea culpa du FMI !

Austérité : mea culpa du FMI !

 

Finalement le FMI avoue son erreur d’avoir préconisé l’austérité comme remède à la crise et reconnait même son impuissance à détecter er le prochain choc en raison de la complexité des phénomènes ; Une sorte d’aveu incompétence en quelque sorte. Les interactions des facteurs explicatifs de la crise exigeraient en effet une meilleure prise en compte des dimensions économiques, sociales, sociétales et environnementales alors que la plupart des experts sont des économistes classiques qui se contentent de prolonger les tendances passées. En outre il y a une incapacité chronique à articuler politique macro économique et réalités sectorielles et micro économiques. Ce mardi 4 novembre, un audit interne a très sévèrement critiqué les remèdes à la crise préconisé par le fonds, mêlant à la fois austérité budgétaire et soutien monétaire.   »Ce cocktail de mesures a été loin d’être efficace dans le soutien à la reprise et a contribué à la volatilité des flux de capitaux sur les marchés émergents », écrit le bureau d’évaluation indépendant (IEO) du Fonds monétaire international, un organe interne créé en 2001.  Son rapport, qui passe au crible la période 2008-2013 rencontre un écho particulier au moment où la reprise mondiale donne encore des signes de faiblesse, au Japon ou dans la zone euro, plus de six ans après la chute de Lehman Brothers. Selon ce document, le FMI a certes d’abord joué un rôle crucial dans la lutte contre la crise en appelant en 2008-2009, « au bon moment », les pays industrialisés à lancer de grands plans de relance budgétaire pour booster l’activité.  Mais l’institution  a toutefois très vite revêtu ses habits de gardienne de l’orthodoxie budgétaire en recommandant dès 2010 des cures d’austérité et en appelant les banques centrales à prendre le relais des Etats pour soutenir l’activité.  L’appel à la consolidation budgétaire était « prématuré » et a fini par étouffer la reprise, assure ainsi l’IEO qui ne fait toutefois qu’effleurer l’impact controversé des plans d’aide du FMI en zone euro, notamment en Grèce et au Portugal.  Le FMI lui-même avait esquissé un début de mea culpa à l’automne 2012 en reconnaissant avoir sous-estimé l’impact de l’austérité sur la croissance. Récemment, il semble par ailleurs avoir de nouveau changé de braquet en préconisant des investissements massifs dans les infrastructures, quitte à creuser les dettes publiques. D’après l’IEO, le soutien des banques centrales, combinant taux proches de zéro et rachats d’actifs, a été crucial après la crise mais il n’a pas pu se substituer entièrement au levier budgétaire des Etats. « De nombreux analystes et dirigeants politiques ont soutenu que des politiques expansionnistes sur le plan monétaire et budgétaire, marchant main dans la main, auraient été plus efficaces pour stimuler la demande », note l’IEO.  Surtout, ces mesures d’injections massives de liquidités ont eu des retombées négatives dans le monde auxquelles le Fonds aurait « dû porter une plus grande attention », indique le rapport.  Le rapport se montre également circonspect sur la capacité du FMI à détecter le prochain chocs financier, en raison de mécanismes devenus « trop complexes ».

 

Manifestation anti austérité le 12 novembre à Paris

Manifestation  anti austérité  le 12 novembre à Paris

 

 Le parti de gauche (PG), le PCF, le NPA, Nouvelle Donne, Ensemble, Gauche unitaire, plusieurs membres d’Europe Ecologie Les Verts, des responsables d’associations féministes, de lutte contre le chômage, des syndicalistes (dont la CGT, Solidaires, FO et FSU) ont notamment signé l’appel à manifester. Cet appel se fait dans la lignée de la manifestation contre l’austérité du 12 avril dernier qui avait réuni entre 25 000 et 100 000 personnes à Paris.  «Ceux qui gouvernent n’ont aucune idée de ce que l’austérité fait subir comme galère», a déclaré ce mardi lors d’une conférence de presse de présentation de la manifestation Willy Pelletier, de la fondation Copernic, qui dénonce «une nouvelle noblesse d’État qui foule du pied ce pour quoi elle a été élue». «A partir du moment où l’Assemblée nationale n’a pas été capable de bloquer la politique du gouvernement, c’est au peuple de le faire», a renchérit Éric Coquerel du Parti de gauche. «Il faut une mobilisation très forte pour faire en sorte de faire dérailler la locomotive de Manuel Valls.» Pour Olivier Besancenot, du Nouveau parti anticapitaliste (NPA), «c’est la contestation du peuple de gauche qui pense que ce gouvernement fait une politique de droite. (…) C’est une vraie bagarre politique qu’on souhaite mener jusqu’au bout, c’est-à-dire faire tomber le budget», a-t-il ajouté estimant que «la vraie fronde aura lieu dans la rue».  «Dans ce moment de crise, il n’y a pas de solution s’il n’y a pas de mobilisation populaire», estime Clémentine Autain pour Ensemble, composante du Front de gauche, déplorant l’absence de couverture médiatique pour annoncer la manifestation. «Nous sommes nombreux à avoir honte qu’un gouvernement mène au nom de la gauche une politique qui rende plus difficile la vie à un très grand nombre de gens. Le budget doit tomber, le gouvernement doit cesser.» Faisant partie de «la dizaine» de signataires d’EELV, Jérôme Gleizes juge que le gouvernement de Manuel Valls «nous amène droit dans la crise et dans un face-à-face entre la droite et le FN».

Austérité, la CFDT d’accord avec Montebourg

Austérité, la CFDT d’accord avec Montebourg

Laurent Berger rejoint en quelque sorte le diagnostic établi par Arnaud Montebourg et Benoît Hamon Dans une interview au Parisien de ce mardi 26 août, le leader de la CFDT revient sur la crise politique qui secoue l’exécutif.   »Au moment où il y a une grave crise économique, sociale et citoyenne, on ne parle dans cette rentrée que de remaniement, de posture des uns et des autres, de leur amertume », se désole-t-il.  Or, « pour la CFDT, l’échéance n’est pas l’élection présidentielle de 2017 ! Notre cap et notre seul camp, ce sont les salariés et les chômeurs ».  A ce titre, le numéro un de la CFDT dresse un constat similaire aux ministres évincés en contestant « le rythme de la réduction des déficits (qui) devrait être revu » car « il est trop brutal et pèse sur le financement des politique de solidarité dont les gens ont fortement besoin ». Refusant toutefois de prendre position dans la querelle interne à la gauche (« ce n’est pas mon rôle »), Laurent Berger estime que la priorité du nouveau gouvernement doit être d’ »accélérer tout ce qui permet de créer de l’emploi ».  Il attend également de Manuel Valls, mercredi à l’université du Medef, « qu’il fixe des limites au patronat » et que ce dernier « tienne (les) engagements » pris en termes de soutien à l’emploi dans le pacte de responsabilité.

La BCE pour moins d’austérité et plus de relance

La BCE  pour moins d’austérité et plus de relance

 

Décidément Hollande aura toujours un train de retard puisque cet au moment où il vire Montebourg pour se critiques contre l’austérité que la BCE, enfin, se montre prêter à accepter moins d’austérité et davantage de soutien budgétaire afin de relancer la croissance. Une BCE très critiquée par les autres banques centrales et le FMI et qui peut-être évolue parce que l’économie allemande se détériore. Bref, Montebourg part au moment où il a en partie raison. Ce n’est pas le moindre des paradoxes que de voir Arnaud Montebourg, l’un des responsables politiques européens les plus critiques à l’encontre de la Banque centrale européenne, poussé au départ d’un gouvernement français démissionnaire quelques heures seulement après un appel du président de la BCE Mario Draghi pour une politique budgétaire de soutien à la demande. Mais quand en France l’éviction du contempteur de l’austérité budgétaire vise à trancher un débat interne à la majorité présidentielle sur la politique économique, les propositions du premier des responsables monétaires européens se placent d’emblée à l’échelle de la zone euro. Fustigeant la réduction « dogmatique » des déficits (publics) et estimant que les choix n’étaient pas « figés », Arnaud Montebourg s’est posé en porte-parole des « frondeurs » de la majorité, une posture non dénuée d’arrière-pensées politiques alors que les ambitions s’affirment à droite comme à gauche dans la perspective de la présidentielle de 2017. Son plaidoyer en faveur d’un soutien aux ménages a essuyé un démenti catégorique de l’exécutif, le chef de l’Etat demandant au Premier ministre reconduit « de constituer une équipe en cohérence avec les orientations qu’il a lui-même définies ». François Hollande et Manuel Valls n’avaient eu de cesse dans les jours précédents de souligner leur volonté de maintenir le cap de la réduction des déficits et des réformes structurelles en dépit d’une croissance en berne, d’un chômage record et de leur impopularité. Intervenant vendredi à l’occasion du grand rendez-vous de rentrée des banquiers centraux à Jackson Hole, aux Etats-Unis, Mario Draghi a déclaré qu’il pourrait être « bénéfique pour l’orientation générale de la politique (économique) » que la politique budgétaire joue un plus grand rôle aux côtés de la politique monétaire de la BCE. Il a ajouté : « Je crois qu’il y a des marges de manœuvre pour cela ». Des propos qui tranchent avec l’assentiment tacite de la BCE aux politiques d’austérité au sein de la zone euro, prônées en particulier par la chancelière allemande Angela Merkel. De fait, le président de la BCE se montre plus enclin au soutien budgétaire qu’à l’austérité. « C’est un changement brutal et profond de perspective », relève Philippe Waechter, économiste de Natixis Asset Management. La politique budgétaire adoptée dans les différents pays de la zone euro partait du principe que l’équilibre budgétaire dans chaque pays favorisait sa croissance et son emploi. « Draghi indique que ce n’est sûrement pas la bonne solution pour soutenir la demande, dynamiser l’emploi et in fine écarter le risque de déflation », poursuit Philippe Waechter. « Le modèle actuel nie l’existence d’une politique budgétaire de la zone euro, celui proposé par Draghi la met au premier plan. » L’économie de la zone euro, qui a calé au deuxième trimestre, est menacée d’une rechute en récession alors que l’inflation est au plus bas.

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