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Immobilier : tendance à la baisse dans l’ancien

Immobilier : tendance à la baisse dans l’ancien

La tendance à la baisse des prix dans l’immobilier s’installe sans doute durablement en raison globalement du manque de solvabilité des candidats à l’accession à la propriété. En cause, la folle envolée des prix de l’immobilier au cours de ces 10 à 20 dernières années, la hausse des taux et la baisse des capacités à emprunter.

Les prix de l’immobilier ancien ont donc reculé de 0,8% au deuxième trimestre par rapport au précédent, selon l’indice Notaires-Insee, dévoilé ce jeudi. Ce chiffre marque la deuxième baisse d’affilée d’un trimestre à l’autre. Sur un an, la hausse des prix décélère

« Les années folles sont terminées. On va passer à un autre paradigme de l’immobilier », a prévenu d’emblée Elodie Frémont, présidente de la commission statistiques immobilières des Notaires du Grand Paris.

En Ile-de-France, région la plus tendue, les prix baissent désormais rapidement, avec un recul de 3,1% sur un an. Cette baisse est portée par l’accentuation du recul des prix des appartements (‑3,7% sur un an au deuxième trimestre 2023, après -1,3% lors du précédent). Elle est davantage marquée pour Paris (-4,4%) que pour la Petite Couronne (-3,8%) et la Grande Couronne (-1,7%). La baisse s’explique également par le repli inédit des prix des maisons (‑1,9 %), qui diminuent sur un an pour la première fois depuis le premier trimestre 2016.

Le nombre de transactions, indicateur de l’activité du marché et qui avait atteint un record absolu en 2021, continue de refluer rapidement.

Les causes sont multiples, mais la principale est la flambée des taux d’intérêt, qui ont renchéri le coût des crédits, selon Élodie Frémont. Ces derniers augmentent sous l’effet de taux d’intérêt en forte remontée, résultat direct de la politique de resserrement monétaire mis en place par la Banque centrale européenne pour freiner l’inflation.

Une baisse générale des prix, déjà observée par les réseaux d’agences, ne devrait pas tarder à arriver. « Sans aucun doute, la baisse va s’accélérer », juge ainsi Thomas Lefebvre, directeur scientifique de Meilleurs Agents. « L’achat devient de moins en moins intéressant financièrement, parce que pour rentabiliser son achat, il faut attendre de plus en plus longtemps », remarque-t-il.

IA: Aussi un moyen pour les chatGPT de s’approprier gratuitement données et contenus

IA: Aussi un moyen pour les chatGPT de s’approprier gratuitement données et contenus


En l’état en l’état les versions de ChatGPT constituent essentiellement un moyen énorme de s’approprier gratuitement les données et les contenus produits par d’autres sur les sites. Une forme de détournement gigantesque de valeurs. Dans la réalité pour l’instant cette technologie restitue seulement les informations publiées partout et encore avec beaucoup de d’approximations.

« Il n’entre pas dans nos missions de servir gratuitement de nourriture aux algorithmes. En indexant des sites dont les informations ont un réel coût de production, les bots se créent de la valeur pour eux-mêmes à coût nul », dénonce ainsi dans Les Echos Laurent Frisch, le directeur du numérique et de la stratégie d’innovation de Radio France. La radio publique fait partie d’un ensemble d’éditeurs de médias français -où on retrouve notamment Mediapart, France Médias Monde (RFI, France24…), TF1 ou encore Publihebdos (actu.fr)- a avoir pris la décision technique et symbolique de bannir le bot d’OpenAI.

Leur objectif : trouver un accord financier avec les acteurs de l’IA, afin de rémunérer l’utilisation des articles dans l’entraînement des IA. « C’est la question du partage de la valeur dans l’univers numérique qui se joue », rappelle Pierre Pérot, avocat spécialiste du droit de la propriété intellectuelle et du droit d’auteur au cabinet August Debouzy. Avec d’un côté, un secteur des médias à l’équilibre financier instable, et de l’autre, les géants du Net, qui semblent avoir trouvé dans l’IA une mine d’or.

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Inflation : hausse des assurances aussi !

Inflation : hausse des assurances aussi !


Émeutes, climat, incendies, autres catastrophes naturelles et coût des réparations auto justifierait une hausse qui vraisemblablement va dépasser l’inflation en 2024. Des hausses qui sans doute comme d’habitude non plus trompât les confortables bénéfices des sociétés d’assurances !

Les Français doivent s’attendre en 2024 à des hausses de prix de leurs assurances qui «tourneront autour de l’inflation», a déclaré vendredi à l’AFP Adrien Couret, directeur général du groupe Aéma, alors que le gouvernement souhaite un nouveau geste de modération de la profession.

Cette déclaration du patron de l’entité rassemblant Macif, Aésio et Abeille illustre la réticence du secteur à prendre de nouveaux engagements après un an d’effort, selon un article publié jeudi par l’Argus de l’assurance. «Honnêtement, la situation est très dure pour les assureurs cette année mais nous réitérerons, comme l’an dernier, notre appel à la modération des tarifs pour les assurances du quotidien», avait indiqué Bercy au média spécialisé.

Energie-Envolée aussi du prix du gaz

Energie-Envolée aussi du prix du gaz

Mauvaise nouvelle pour les consommateurs et au-delà pour l’économie en effet les prix du gaz comme d’ailleurs du pétrole repartent nettement à la hausse. En cause notamment, des perspectives économiques plus favorables que dans les prévisions précédentes sauf en Chine. Le prix du gaz naturel en Europe s’envolait ce mercredi 9 août jusqu’à un plus haut depuis mi-juin. Vers 14H30 (16H30 à Paris) le contrat à terme du TTF néerlandais, considéré comme la référence européenne, s’envolait ainsi de près de 27% à 39,24 euros le mégawattheure (MWh), peu après avoir culminé à 43,545 euros le MWh, un plus haut en près de deux mois .Le prix du gaz aura évidemment des conséquences sur les tarifs de l’électricité.

Sahel : La France chassée du Niger

Sahel : La France chassée du Niger

Après le Mali, puis le Burkina Faso c’est maintenant au tour du Niger qui préfère la dictature de potentats locaux liés à la Russie que la présence de la France. La conséquence évidemment de l’ambition de quelques dictateurs locaux qui veulent se partager le fromage à la place de leurs prédécesseurs mais aussi la conséquence du travail de la Russie pour déstabiliser des pays pauvres prêts à se jeter dans n’importe quelle aventure politique et démocratique en échange du pillage de leurs ressources.

Certes le pouvoir à Niamey était très faible et ne contrôlait en réalité qu’une région autour de la capitale le reste étend dans la main de clans et de terroristes. L’armée Niger n’a jamais fait preuve d’une grande efficacité contre le terrorisme et a du faire appel au renfort aussi bien de la France que les États-Unis.

La France est sans doute coupable de n’avoir pas prévu la catastroph,e preuve d’une nouvelle faillite de son corps diplomatique mais aussi de son armée échantillionnaire. Un nouvel échec aussi de la politique internationale de Macron

Cette dictature va encore détériorer un peu plus les conditions sociales d’un pays particulièrement pauvre et inégalitaire. Le combat contre le néo colonialisme est évidemment un prétexte quand on prétend sauver la démocratie avec l’appui des Russes et de Wagner.

Si les putschistes de Niamey suivent leurs voisins, ils pourraient vite demander à la France de quitter les lieux. D’ailleurs, dès jeudi 27 juillet, ces militaires ont accusé la France d’avoir enfreint la fermeture des frontières en faisant atterrir un avion militaire à l’aéroport international de Niamey.

À court et moyen terme, la France pourrait donc totalement disparaître du paysage au Sahel, signant ainsi la fin de ce qu’on a appelé la Françafrique dans cette partie du continent. Il faut dire que les solutions de repli pour l’armée française sont peu nombreuses.

« Il n’y a aucune solution de repli dans la région, souligne le journaliste spécialiste de l’Afrique, Antoine Glaser. Cela veut dire qu’il y aura sans doute une partie des militaires français, entre 1 500 et 2 000 effectifs, qui rentreront en France. Je les imagine mal s’installer au Tchad, alors qu’il va y avoir des élections extrêmement incertaines à N’Djamena, avec le maintien de la dynastie des Déby au pouvoir. Petit à petit, c’est une période historique pour la France qui se termine, une période post-coloniale de présence militaire. De la Mauritanie au Soudan, les djihadistes ont réussi à faire fuir l’ensemble des Occidentaux. »

D’ailleurs, avant ce coup de force, la tendance était déjà à la diminution du nombre de militaires français au Sahel et dans cette partie de l’Afrique. C’était le souhait d’Emmanuel Macron de retirer des troupes du Gabon, du Sénégal ou encore de la Côte d’Ivoire. Les récents événements qui viennent de se dérouler au Niger pourraient encore accélérer cette tendance.

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Record de chaleur aussi dans l’Atlantique

Record de chaleur aussi dans l’Atlantique

Record probable des températures dans l’Atlantique en juillet selon les prévisions de l’observatoire européen Copernicus et celles de Mercator Océan international, obtenues vendredi 28 juillet par l’AFP. Selon des données préliminaires communiquées le même jour par l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique (NOAA), qui utilise un autre système de mesure, ce record a même déjà été battu. »Selon notre analyse, le record (…) est de 24,9°C, et a été observé le 26 juillet », a déclaré à l’AFP Xungang Yin, scientifique aux Centres nationaux pour l’information environnementale (NCEI) de l’agence américaine.

L’Atlantique Nord est devenu un point d’observation emblématique de la surchauffe des océans, sous l’effet de hausse des températures mondiales causées par les activités humaines. Selon Xungang Yin, la température de surface de l’Atlantique Nord « doit continuer à augmenter au cours du mois d’août », a-t-il prévenu, et il est donc attendu que le record annoncé vendredi par la NOAA soit de nouveau battu. La température de 24,9°C est « plus d’un degré plus chaud » que la normale pour cette période de l’année, une moyenne calculée sur 30 ans (entre 1982 et 2011), a-t-il souligné. Au niveau planétaire, la température moyenne des océans bat des records de saisons constamment depuis début avril, sous l’effet du réchauffement climatique.

La hausse de la température de l’eau, même de quelques degrés seulement, peut perturber l’équilibre délicat des écosystèmes marins et avoir des effets en cascade sur la biodiversité.

Hausse des taux aussi de la BCE

Hausse des taux aussi de la BCE


Le coût de l’argent va encore s’envoler avec le relèvement des taux par la BCE. Des relèvements qui ont déjà tué le logement et qui pourrait maintenant provoquer la maladie de l’ensemble de l’économie, entreprises comprises notamment les PME. Après la Fed, la BCE hausse aussi à nouveau ses taux. la Banque centrale européenne (BCE) a annoncé, une hausse de 25 points de base de ses taux directeurs. Les taux se situent désormais dans une fourchette comprise entre 3,75% et 4,25%.

Mercredi, la Réserve fédérale avait aussi relevé de 25 points de base ses taux directeurs, qui se situent entre 5,25% et 5,50%.

Reste à savoir si lors des prochaines réunions, la BCE va poursuivre la hausse, alors que les économies de la zone commencent à montrer des signes de faiblesse.

« Les perspectives économiques se sont détériorées en raison d’une faible demande domestique liée à une haute inflation, et des conditions financières plus serrées, qui réduisent les dépenses », a expliqué Christine Lagarde, lors de sa conférence de presse, ajoutant que la conjoncture devrait « rester faible à court terme ».

En clair la BCE choisit donc la baisse de croissance voir la récession au profit de la lutte contre l’inflation

L’indice PMI de la zone euro publié lundi par S&P Global indique que l’activité du secteur privé s’est nettement repliée en juillet. Après avoir stagné le mois précédent, cet indice a atteint 48,9, soit un point de pourcentage de moins qu’en juin, en raison des difficultés du secteur industriel et de la chute de la demande, qui reflètent une conjoncture morose et augmentent les risques de récession.

Afghanistan : interdiction aussi des salons de beauté !

Afghanistan : interdiction aussi des salons de beauté !

S’il fallait décerner le prix de la bêtise et de la répression, sans conteste les ayatollahs iraniens remporteraient l’épreuve. Dernière manifestation de leurs cerveaux néandertaliens , ils viennent d’interdire les salons de beauté aux femmes. À ce rythme de privation des libertés, les Afghanes seront bientôt condamnées à demeurer simplement dans leur cuisine.- Les Afghanes sont prisonnières d’un régime totalitaire implacable, qui ne leur accorde aucun droit.

Elles étaient déjà exclues des collèges, des lycées, des universités, de la plupart des secteurs d’emploi ; des parcs, des jardins, des salles de sport, des bains publics. On ne les voyait plus se promener aux abords des lacs et autres lieux de villégiature souvent dotés de manèges, car le divertissement est, lui aussi, essentiellement une affaire d’hommes. Les rares fois où elles sortent de chez elles, les Afghanes doivent, depuis près de deux ans et l’accession au pouvoir des talibans, être entièrement couvertes et ne laisser transparaître que leurs yeux .

Afghanistan : interdiction aussi des salons de beauté !

Afghanistan : interdiction aussi des salons de beauté !

S’il fallait décerner le prix de la bêtise et de la répression, sans conteste les ayatollahs iraniens remporteraient l’épreuve. Dernière manifestation de leurs cerveaux néandertaliens i*, ils viennent d’interdire les salons de beauté aux femmes. À ce rythme de privation des libertés, les Afghanes seront bientôt condamnées à demeurer simplement dans leur cuisine.- Les Afghanes sont prisonnières d’un régime totalitaire implacable, qui ne leur accorde aucun droit.

Elles étaient déjà exclues des collèges, des lycées, des universités, de la plupart des secteurs d’emploi ; des parcs, des jardins, des salles de sport, des bains publics. On ne les voyait plus se promener aux abords des lacs et autres lieux de villégiature souvent dotés de manèges, car le divertissement est, lui aussi, essentiellement une affaire d’hommes. Les rares fois où elles sortent de chez elles, les Afghanes doivent, depuis près de deux ans et l’accession au pouvoir des talibans, être entièrement couvertes et ne laisser transparaître que leurs yeux .

Prix Carburants : les distributeurs en profitent aussi

Prix Carburants : les distributeurs en profitent aussi


Nouvelle condamnation des marges indues des distributeurs de carburant par l’association de consommateurs CLCV – Consommation Logement et Cadre de Vie entre janvier 2022 et juin 2023.

La marge brute demeurait, en juin, à 25,4 centimes par litre pour le SP 95 et 23,4 centimes par litre de gazole, selon les données de l’Ufip, citées par l’association. Des chiffres qui n’ont «pas encore rejoint la fourchette normale de 15 à 18 centimes», dénoncel’association.

Quels que soient les acteurs, la CLCV leur demande des «opérations à prix coûtant immédiates», afin «que les ménages ne soient pas ponctionnés lors de leur départ en vacances». Une demande à laquelle ont déjà répondu certains groupes, comme Leclerc, avec une opération prix coûtant «tous les vendredis, samedi et dimanche, du 30 juin au 13 août». Intermarché a également lancé des opérations similaires les 7 et 8 juillet, les 18, 19, 28 et 29 août, ainsi que les 1er et 2 septembre. Système U a aussi proposé cette mesure le week-end du 8 juillet et va la renouveler «début août».

Russie: dictature numérique aussi

Russie: dictature numérique aussi

Sous la direction de trois universitaires et chercheurs, Françoise Daucé, Benjamin Loveluck, et Francesca Musiani, une équipe de spécialistes s’est penchée sur ce phénomène qui a conduit l’Etat russe à restreindre les libertés virtuelles au même titre que les libertés publiques. ( dans Le Monde)

L’invasion de l’Ukraine en février 2022 a certes représenté une étape supplémentaire dans « l’enrôlement d’Internet au service de la politique belliciste » de Vladimir Poutine. Pour un message hostile à « l’opération spéciale » publié sur les réseaux sociaux, des dizaines de Russes ont été inquiétés ou condamnés à des peines de prison. Mais les auteurs démontrent que le tournant a été pris dès les années 2010, par le biais de « l’instrumentalisation du droit (…), l’autocensure et l’intimidation des fournisseurs d’accès Internet et téléphonique ». Créé en 2008, Roskomnadzor, l’organisme de supervision des communications, a vu ses prérogatives s’étendre rapidement : contrôle des contenus en ligne, blocage de sites, établissement d’une liste noire. En parallèle, le « RuNet », l’Internet russophone, s’est mué en « outil parmi d’autres du projet politique impérial des autorités russes (…), voire un outil du “cyberimpérialisme” ».

A l’interdiction de manifester s’est donc juxtaposée la reprise en main de l’outil numérique. Une démarche soutenue par la loi sur un « Internet souverain » adoptée en 2019, « dans le but officiel de protéger le pays contre des cyberattaques », et par la loi dite « contre Apple », l’année suivante, contraignant les opérateurs à préinstaller des applications de fabrication russe sur les smartphones. Il y eut bien une résistance numérique acharnée pour maintenir la fenêtre ouverte. L’opposant Alexeï Navalny et son réseau, en particulier, ont exploité toutes les failles de contournement pour diffuser des enquêtes sur la corruption des élites liées au régime. En janvier 2021, deux jours après l’arrestation de leur chef de file, les partisans de celui-ci publiaient encore une enquête, commentée par ses soins, sur un palais de Vladimir Poutine au bord de la mer Noire.

Mais, d’année en année, l’emprise de la propagande, au service du pouvoir, n’a cessé de progresser. L’entreprise privée Yandex, fleuron de l’industrie technologique russe, a perdu de son autonomie, en plus d’être concernée par les sanctions internationales. Lancé en 2004, le moteur de recherche Yandex News, l’équivalent de Google Actualités, fait aujourd’hui l’objet d’un encadrement strict de son système d’information. En décembre 2022, un proche du chef du Kremlin, Alexeï Koudrine, ancien président de la Cour des comptes, a d’ailleurs annoncé qu’il rejoignait la direction du groupe. Tout au long de l’ouvrage, la description de cet « autoritarisme numérique » est aussi précise qu’implacable. Un seul regret : il n’explore pas assez les échanges de procédés, pourtant nombreux, effectués avec la Chine de Xi Jinping.

Emeutes: Le résultat aussi de la ghettoïsation

Emeutes: Le résultat aussi de la ghettoïsation

par
auteur
François Dubet
Professeur des universités émérite, Université de Bordeaux dans The Conversation

Bien qu’elles nous surprennent chaque fois, depuis les révoltes des Minguettes dans les années 1980, les émeutes se répètent en suivant le même scénario : un jeune est tué ou gravement blessé par le police et les violences explosent dans le quartier concerné, dans les quartiers voisins, parfois, comme en 2005 et aujourd’hui, dans tous les quartiers « difficiles » qui se reconnaissent dans la victime de la police. Depuis quarante ans, les révoltes urbaines sont dominées par la rage des jeunes qui s’attaquent aux symboles de l’ordre et de l’État, aux mairies, aux centres sociaux, aux écoles, puis aux commerces… La rage conduit à détruire son propre quartier devant les habitants qui condamnent mais « comprennent » et se sentent impuissants. tous les cas aussi se révèle un vide institutionnel et politique dans la mesure où les acteurs locaux, les élus, les associations, les églises et les mosquées, les travailleurs sociaux et les enseignants avouent leur impuissance et ne sont pas audibles.

Seule la révolte des Minguettes en 1981 avait débouché sur la Marche pour l’égalité et contre le racisme. Mais depuis, aucun mouvement ne semble naître des colères.

Enfin, dans tous les cas aussi, chacun joue son rôle : la droite dénonce la violence et stigmatise les quartiers et les victimes de la police ; la gauche dénonce les injustices et promet des politiques sociales dans les quartiers. Nicolas Sarkozy avait choisi la police en 2005, Macron a manifesté sa compassion pour le jeune tué par la police à Nanterre, mais il faut bien dire que les hommes politiques et les présidents ne sont guère entendus dans les quartiers concernés.

Puis le silence s’installe jusqu’à la prochaine fois où on redécouvrira à nouveau les problèmes des quartiers et ceux de la police.

La récurrence des émeutes urbaines et de leurs scénarios devrait nous conduire à tirer quelques leçons relativement simples.

Les politiques urbaines ratent leurs cibles. Depuis 40 ans, de considérables efforts ont été consacrés à l’amélioration des logements et des équipements. Les appartements sont de meilleure qualité, il y a des centres sociaux, des écoles, des collèges, des lignes de bus… Il est faux de dire que ces quartiers ont été abandonnés.

En revanche, la mixité sociale et culturelle des quartiers s’est plutôt dégradée. Le plus souvent, les habitants sont pauvres, précaires, et sont immigrés ou issus des immigrations successives.

Mais surtout, ceux qui « s’en sortent » quittent le quartier et sont remplacés par des habitants encore plus pauvres et venant d’encore plus loin. Le bâti s’améliore et le social se dégrade.

On répugne à parler de ghettos, mais le processus social à l’œuvre est bien celui d’une ghettoïsation, d’un clivage croissant entre les quartiers et leur environnement, d’un entre soi imposé et qui se renforce de l’intérieur. On fréquente la même école, le même centre social, on a les mêmes relations, on participe à la même économie plus ou moins légale…

Malgré les moyens mobilisés et la bonne volonté des élus locaux, on se sent hors de la société en raison de ses origines, de sa culture, de sa religion… Malgré les politiques sociales et le travail des élus, les quartiers n’ont pas de ressources institutionnelles et politiques propres.

Alors que les banlieues rouges étaient fortement encadrées par les partis, les syndicats et les mouvements d’éducation populaires, les quartiers n’ont guère de porte-voix. En tous cas, pas de porte-voix dans lesquels ils se reconnaissent : les travailleurs sociaux et les enseignants sont pleins de bonne volonté, mais ils ne vivent plus depuis longtemps dans les quartiers où ils travaillent.

Cette coupure fonctionne dans les deux sens et l’émeute révèle que les élus et les associations n’ont pas de véritables relais dans les quartiers dont les habitants se sentent ignorés et abandonnés. Les appels au calme sont sans échos. Le clivage n’est seulement social, il est aussi politique.

Dans ce contexte, se construit un face à face entre les jeunes et les policiers. Les uns et les autres fonctionnent comme des « bandes » avec leurs haines et leurs territoires.

L’État est réduit à la violence légale et les jeunes à leur délinquance réelle ou potentielle. La police est jugée « mécaniquement » raciste puisque tout jeune est a priori suspect. Les jeunes haïssent la police, ce qui « justifie » le racisme des policiers et la violence des jeunes. Les habitants voudraient plus de policiers afin d’assurer un peu d’ordre, tout en étant solidaires de leurs enfants.

Cette « guerre » se joue habituellement à niveau bas, mais quand un jeune est tué, tout explose et c’est reparti pour un tour, jusqu’à la prochaine révolte qui nous surprendra autant que les précédentes.

Il y a cependant quelque chose de nouveau dans cette répétition tragique. C’est d’abord la montée de l’extrême droite, pas seulement à l’extrême droite, avec un récit parfaitement raciste des révoltes de banlieue qui s’installe, qui parle d’ensauvagement et d’immigration, et dont on peut craindre qu’il finisse par triompher dans les urnes.

La seconde nouveauté est la paralysie politique et intellectuelle de la gauche qui dénonce les injustices, qui, parfois, soutient les émeutes, mais qui ne semble pas avoir de solution politique à l’exception d’une réforme nécessaire de la police.

Tant que le processus de ghettoïsation se poursuivra, tant que le face-à-face des jeunes et de la police sera la règle, on voit mal comment la prochaine bavure et la prochaine émeute ne seraient pas déjà là.

Contrôle technique pour les deux roues: aussi pour les vélos ?

Contrôle technique pour les deux roues: aussi pour les vélos ?


Des contrôles qui porteront sur la sécurité et la pollution atmosphérique et concerneront bientôt la totalité du parc motorisé. On peut évidemment comprendre le souci de sécurité ainsi que la prise en compte du bruit. Pour autant, c’est encore une décision technocratique assortie d’un cout alors que la cible à privilégier est celle des petits véhicules de moins de 125 cm³ utilisés notamment pour les rodéos dans les villes. De ce point de vue, cette mesure de contrôle technique ne changera pas grand-chose.

«L’entrée en vigueur de cette mesure sera échelonnée jusqu’au 1er janvier 2027 pour éviter un goulet d’étranglement dans les centres techniques, précise-t-on au ministère. Les contrôles devront porter sur la sécurité, la pollution atmosphérique et sonore. Mais ils seront fortement simplifiés par rapport aux voitures, avec un nombre de points de contrôle divisé par quatre.»

Concernant la périodicité, il est prévu que le contrôle technique n’intervienne qu’au bout de cinq ans pour les propriétaires d’un véhicule neuf, puis qu’il faille y passer le véhicule tous les trois ans. Par ailleurs, pour satisfaire les revendications des associations environnementalistes, le gouvernement a prévu d’étendre le contrôle technique à l’ensemble des deux-roues motorisés dont le gabarit est inférieur à 125 cm3, soit au total 4 millions de véhicules. Ils représenteraient, selon une étude européenne, «une accidentologie élevée et pourraient aussi être la source de pollutions de l’air ou sonore importantes en ville».À quand aussi le contrôle des vélos, électriques ou pas ?

À quand aussi le contrôle des vélos, électriques ou pas ?

Il y a aussi les drogués du travail

Il y a aussi les drogués du travail

Par
Marc Loriol
Directeur de recherche CNRS, sociologue, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne dans the Conversation

Recherche de sens, grande démission, quiet quitting, valeur travail, absentéisme… Depuis l’épidémie de Covid et les conflits sur les retraites, le chômage ou les aides sociales, la question du rapport au travail s’impose dans le débat public. Le gouvernement, notamment, a invité les partenaires sociaux à dessiner « d’ici la fin de l’année » un « pacte de la vie au travail », qui lui-même pourra se nourrir des conclusions des Assises du travail rendues le 25 avril dans le cadre de du Conseil national de la refondation.
Pour les uns, les Français et notamment les plus jeunes, seraient démotivés, ne voudraient plus travailler, auraient perdu le sens du sacrifice ; pour d’autres, ce sont l’organisation, les modes de management des entreprises et la précarisation de l’emploi qui empêcheraient de trouver du sens aux efforts consentis. Dans ce contexte, s’intéresser aux phénomènes d’addiction au travail, ou workaholisme en anglais (contraction des mots « travail » et « alcoolisme »), comme nous le faisons dans un ouvrage récent, peut paraître paradoxal mais n’en est pas moins instructif. Cette notion s’est développée en Amérique du Nord et l’intérêt qu’elle a suscité reflète les évolutions du marché de l’emploi et de la société outre-Atlantique. Début 2023, on comptait encore sur le site google scholar 35 fois plus d’articles scientifiques traitant de l’addition au travail en anglais qu’en français.

Selon l’historien étasunien Peter Stearn, l’addiction au travail en tant que concept, mais aussi en tant que pratique, trouverait sa source dans l’idéologie du travail comme valeur en soi. Celle-ci s’est développée au sein des classes moyennes traditionnelles, artisans, commerçants et autre profession libérale au XIXe siècle, c’est-à-dire dans des groupes qui devaient effectivement leur position sociale à leur travail.

Progressivement, au XXe siècle, sous l’effet de la standardisation du travail, puis, à partir de la fin des années 1970, de la remontée des inégalités, elle aurait perdu de sa vigueur en Europe, tandis qu’elle serait restée forte en Amérique du Nord. L’idée, pourtant de plus en plus en plus fausse, que chacun peut réussir s’il s’en donne les moyens y est restée prégnante.

C’est Wayne Oates, un pasteur, théologien et psychologue américain né en 1917 dans une famille modeste, qui a popularisé l’idée de workaholisme. Pour lui, rapprocher sa propre addiction au travail à l’alcoolisme de certaines de ses ouailles était un moyen de développer plus d’empathie, de compréhension, et donc de mieux aider à la fois ceux qui détruisent leur vie dans l’alcool, et ceux qui se réfugient dans le travail. D’après son expérience pastorale, les professions libérales et les femmes au foyer seraient particulièrement à risque de workaholisme.

La plupart des articles scientifiques sur l’addiction au travail ont, par la suite, cité son texte fondateur, sans en retenir toutes les leçons. Le workaholisme est souvent défini comme le fait de travailler de façon excessive et compulsive par les chercheurs et sa cause serait à chercher dans les traits de personnalité des individus (narcissisme, perfectionnisme) ou dans un entourage familial qui ne saurait donner de marques d’affection qu’en fonction des résultats obtenus. Le workaholique aurait besoin de travailler de plus en plus dur, quelle que soit l’activité, pour se réassurer, de la même façon que le toxicomane serait à la recherche d’effets plus puissants.

La plupart des études empiriques adoptent ainsi une focale individuelle et portent sur les managers et professions libérales. Très peu ont été réalisées en population générale. Même si ces métiers suscitent par eux-mêmes un fort engagement, pour les addictologues, ils attireraient des personnalités prédisposées.

Une hypothèse alternative serait que de plus en plus de personnes deviennent addictes au travail du fait des évolutions de l’emploi et des modes de management. Ce ne serait pas tant une dérive individuelle qu’un fait social. Le site Ngram Viewer qui permet de suivre la fréquence d’usage du mot « workaholism » en anglais de 1950 à 2020 le suggère bien.

L’usage du terme explose dans une période de remontée des inégalités et de valorisation des entrepreneurs et du mérite individuel, notamment aux États-Unis. Une part importante des « classes moyennes » américaines voit sa position relative se dégrader. Beaucoup sont obligés d’augmenter leur temps de travail, voire d’avoir plusieurs emplois, pour préserver leur niveau de vie, financer leur protection sociale et les études de leurs enfants. Il faut travailler plus, juste pour espérer se maintenir. Tout cela suggère que ce ne serait pas tant le fruit d’une pathologie individuelle que la conséquence d’un nouveau mode de gouvernance économique.

Lors de mes recherches, j’ai interrogé ou observé des centaines de travailleurs dont certains très engagés dans leur activité, sans rencontrer de personnes addictes au travail du fait d’une personnalité narcissique ou perfectionniste. Contrairement à ce que pensaient les addictologues, ceux qui travaillent beaucoup, par contrainte ou du fait d’une motivation socialement entretenue, en paient tout autant le prix sur leur santé et leur vie familiale que ceux qui le font en raison d’une personnalité compulsive.

Un jeune programmateur d’une salle dédiée aux « musiques actuelles » s’investissait par exemple à fond car passionné, mais aussi parce qu’il avait à cœur de présenter les meilleurs groupes, même dans les styles musicaux qu’il connaît moins, et de remplir sa salle. Au bout de quelques mois, sa copine le quitte, une partie de ses amis s’est éloignée. À la suite d’un différend avec la direction sur un choix musical, il fait une dépression.

Autre exemple, un artisan ébéniste en fin de carrière trouvait de plus en plus difficilement de nouveaux clients. Pour maintenir son entreprise à flot et garder ses deux salariés, deux choses qui importent beaucoup à ses yeux, il a augmenté sa charge de travail ce qui l’a rendu plus irritable avec ses proches et moins vigilant avec la sécurité. Lors d’un accident, il a perdu deux doigts. Finalement obligé de licencier, il a réduit son activité et en ressent de l’amertume.

L’approche exclusivement psychologique de l’addiction au travail réduit abusivement la question de l’engagement dans le travail comme celle de sa régulation sociale. Elle renvoie la responsabilité d’un rapport troublé et excessif au travail aux seuls individus. Or, l’addiction au travail semble également suscitée par un contexte d’étouffement des motivations intrinsèques : gagner son indépendance financière mais aussi se sentir utile ; apporter, dans un don-contre don qui fonde le lien social, aide et support aux collègues, usagers ou clients ; construire une identité individuelle et collective ; être fier de réalisations dans lesquelles on peut se reconnaître, qui font sens et sont appréciées de ceux qui connaissent le métier.
Qui seraient les plus workaholiques en France ? D’après les données du ministère du Travail, les catégories socioprofessionnelles qui ont le plus long temps de travail hebdomadaire moyen en 2019 sont respectivement les agriculteurs exploitants (58,4 heures), les artisans, commerçants et chefs d’entreprise (50 heures) et les cadres et professions intellectuelles supérieures (43,5 heures).

Les deux premières catégories travaillent beaucoup du fait de contraintes économiques fortes et de l’attachement à leur entreprise. Pour faire des économies d’échelle et rendre leur exploitation rentable, les agriculteurs doivent investir dans des produits phytosanitaires, des machines, s’agrandir. Cela les conduit à s’endetter et à devoir travailler plus pour rembourser. En droit romain, l’addictus était celui qui, parce qu’il ne peut payer ses dettes, est obligé de travailler gratuitement pour son créancier. Les artisans sont également souvent poussés à travailler dur, notamment au début de leur installation, pour se constituer une clientèle stable leur permettant de vivre et de choisir les commandes les plus intéressantes.

Les raisons pour lesquels les cadres et professions intellectuelles supérieures travaillent plus que la moyenne sont variées et mêlent, elles, de façon complexe choix et contraintes. Les objectifs à atteindre, les dysfonctionnements organisationnels (injonctions contradictoires, réunions interminables), mais aussi l’intérêt de l’activité, l’importance des responsabilités, la reconnaissance et les gratifications, incitent ces salariés à beaucoup s’investir. Tout cela s’entremêle ; les entreprises peuvent alors être tentées de mobiliser les passions pour obtenir davantage de travail.

Le travail est aussi une émancipation (Laurent Berger)

Le travail est aussi une émancipation (Laurent Berger)

Laurent Berger se livre dans le Figaro , à quelques jours de passer la main à Marylise Léon à la tête du premier syndicat de France.

Le secrétaire général de la CFDT, qui quittera ses fonctions le 21 juin, vient de publier Du mépris à la colère. Essai sur la France au travail, aux Éditions du Seuil.

LE FIGARO. – Vous écrivez dans votre ouvrage qu’il n’est pas encore temps de tirer toutes les leçons de l’épisode de la réforme des retraites, mais qu’il est plus que temps de remettre le travail au cœur de la réflexion. S’en est-elle à ce point éloignée?

Laurent BERGER.- J’en veux pour preuve qu’il est revenu dans le débat public avec la crise pandémique. Avant cela, le travail n’était plus dans le débat politique. C’est un sujet qui est pris en tenaille. Il y a d’un côté une vision où on le considère uniquement comme une donnée économique et productive, qui a un coût. De l’autre, il est vu comme un facteur d’aliénation, de misère. Et entre les deux, il y a des millions de salariés qui le considèrent comme ce qu’il est, à savoir une réalité sociale, qui occupe une bonne partie de leur journée. Tous ces gens ont le sentiment…mais pour Laurent Berger, Le travail est aussi une émancipation.

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