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Inflation : retour aussi au Royaume-Uni ?

Inflation : retour aussi au Royaume-Uni ?

Après les États-Unis qui ont enregistré une hausse des prix de 0,4 % un seul mois, ces le Royaume-Uni pourrait bien être touché par un renouveau de l’inflation. Une inflation qui devrait toucher aussi l’union européenne le moment venu en raison de la flambée des prix de l’énergie et des matières premières nécessaires à la production. Sans parler des problèmes logistiques qui font augmenter le prix du transport.

 

« L’inflation pourrait légèrement dépasser son objectif pendant quelques temps en fin d’année », notamment en raison de la hausse des prix de l’énergie, a affirmé le gouverneur Andrew Bailey lors d’une audition devant la chambre des Lords.

Mais selon lui, la BoE débute tout juste l’examen de la fin de son programme de rachats d’actifs. Lors de sa réunion de politique monétaire au début du mois, la BoE a choisi de maintenir son taux d’intérêt à 0,1% et son programme de rachat d’actifs à 895 milliards de livres.

Énergie : l’avenir passe aussi par les batteries de stockage

 

Énergie : l’avenir passe aussi par les batteries de stockage

Dix ans après l’explosion de la fracturation hydraulique aux Etats-Unis, le marché énergétique fait face à un nouveau bouleversement dû à l’association des énergies renouvelables et des batteries de stockage (Un article du Wall Street Journal)

 

 

Avec 36 centrales thermiques à gaz naturel, Vistra possède un des plus vastes parcs des Etats-Unis. Il n’envisage pas d’en acheter ou d’en construire davantage.

En revanche, l’entreprise a bien l’intention d’investir plus d’un milliard de dollars dans des centrales solaires photovoltaïques et dans des batteries de stockage au Texas et en Californie. Cette transformation de son activité dans un secteur énergétique que de nouvelles technologies sont en train de refaçonner est une question de survie.

« Je n’ai aucune intention de devenir le prochain Blockbuster Video, affirme Curt Morgan, directeur exécutif de Vistra. Hors de question que je regarde sans rien faire cette entreprise ancestrale décliner et se faire évincer. »

Il y a une dizaine d’années, lorsque la fracturation hydraulique (fracking) a permis l’accès à des quantités de cette matière première bon marché, le gaz a supplanté le charbon en tant que première source d’énergie électrique aux Etats-Unis. Aujourd’hui, déjà, le gaz naturel se retrouve lui-même confronté au même type de concurrence, représenté cette fois par des batteries rentables, chargées à l’énergie solaire et éolienne.

L’électricité produite grâce au gaz naturel représentait 38 % du total en 2019, selon l’EIA, l’Agence d’information sur l’énergie américaine. Le gaz est capable de fournir de l’énergie 24h/24 ainsi que d’intensifier sa production pendant les pics de consommation. De leur côté, éoliennes et panneaux solaires ont gagné des parts de marché conséquentes. Or, à mesure que le prix des batteries de stockage baisse, celles-ci sont couplées à cette énergie verte et s’imposent en stockant une énergie renouvelable peu chère qu’elles libèrent lorsque le soleil se couche ou que le vent tombe.

Le stockage d’énergie constitue moins de 1 % du marché de l’électricité américain et, pour l’instant, il concerne principalement les générateurs solaires, dont la production est relativement prévisible et facile à augmenter avec le stockage. Mais l’association des batteries de stockage et des énergies renouvelables menace de gâcher les milliards de dollars d’investissement dans le gaz naturel et fait naître des inquiétudes face à l’idée que les centrales thermiques bâties ces dix dernières années, et financées dans la perspective qu’elles seraient en service pendant plusieurs décennies, ne deviennent des « actifs irrécupérables », c’est-à-dire des équipements abandonnés avant d’avoir été amortis.

Dans tout le pays, une grande part de la croissance des énergies renouvelables est conduite par des réglementations des Etats exigeant des fournisseurs de livrer certaines quantités d’énergie verte, et par des incitations fiscales au niveau fédéral qui rendent les énergies éolienne et solaire plus compétitives d’un point de vue économique.

Mais ces dernières années, les prix des énergies renouvelables sont devenus de plus en plus compétitifs même sans subventions, poussant toujours plus d’entreprises à réduire volontairement leurs émissions de carbone en investissant dans l’énergie solaire et éolienne au détriment de celle produite par les énergies fossiles. Et le spectre de nouvelles régulations fédérales et au niveau des Etats dans le cadre de la gestion du changement climatique pousse à accélérer la tendance.

Le président Biden propose d’étendre les crédits d’impôts sur les énergies renouvelables aux projets d’installations énergétiques autonomes — des systèmes qui ne font pas partie d’un réseau—dans le cadre de son plan de financement d’infrastructures de 2 300 milliards de dollars, ce qui pourrait alimenter encore davantage le marché déjà florissant du stockage d’énergie.

Quoi qu’il en soit, tandis que les batteries de stockage aident le solaire et l’éolien à supplanter les sources d’énergie traditionnelles, certains investisseurs prennent ce projet avec des pincettes en se disant qu’eux aussi pourraient à leur tour se retrouver en mauvaise posture au cours des prochaines années si d’autres avancées technologiques s’avéraient trouver des moyens plus efficaces encore de stocker l’énergie.

Et si les batteries peuvent fournir de l’électricité lorsque les autres sources ne fonctionnent plus, la plupart des batteries actuelles n’en sont capables que pendant quelques heures avant d’avoir besoin d’être rechargées, ce qui les rend pratiquement inutiles lors de coupures prolongées.

Les centrales thermiques à gaz luttent déjà contre la concurrence des parcs éoliens et des centrales solaires. Duke Energy, fournisseur d’énergie basé à Charlotte, en Caroline du Nord, qui livre de l’électricité et du gaz naturel dans certaines régions de sept Etats, envisage encore de construire de nouvelles centrales à gaz. En revanche, il a refait ses calculs financiers afin de répercuter un amortissement plus rapide de ces centrales, dans la mesure où il se pourrait qu’elles ne soient pas opérationnelles aussi longtemps que prévu.

Duke propose de construire rien de moins qu’une capacité de 9 600 mégawatts de nouvelles installations à gaz en Caroline du Nord et du Sud afin de contribuer à répondre à la demande, tout en arrêtant les centrales à charbon et en investissant plus largement dans les énergies solaire et éolienne. Mais dans ses documents officiels, l’entreprise reconnaît que face aux nouveaux progrès technologiques, toute nouvelle centrale à gaz est susceptible de devenir un actif irrécupérable et d’échouer à financer son propre amortissement. Un mégawatt d’électricité peut alimenter environ 200 foyers, selon l’Electric Reliability Council of Texas qui gère le réseau électrique de l’Etat. Certaines estimations placent ce chiffre plus haut encore.

Pour pallier le problème, Duke envisage de ramener la durée de vie attendue de la centrale d’une quarantaine d’années à 25 ans et de récupérer l’argent perdu grâce à un amortissement accéléré, mesure comptable qui permettrait à l’entreprise de sortir davantage de dépenses du bilan plus rapidement que d’ordinaire. Il pourrait également envisager de convertir la centrale pour la faire fonctionner à l’hydrogène, dont la combustion n’émet pas de carbone.

« C’est un risque sur lequel nous gardons un œil, mais c’est un risque qu’il nous faut envisager pour toutes les décisions technologiques que nous prenons », explique Glen Snider, directeur de la gestion intégrée des ressources de Duke, en soulignant que tous les investissements énergétiques sont susceptibles, tôt ou tard, d’être mis en concurrence.

Aux Etats-Unis, plus de 60 000 mégawatts d’énergie à base de gaz ont été livrés depuis 2014, selon l’EIA. A l’instar des centrales à charbon, dont beaucoup ont été forcées de fermer plus tôt que prévu, les centrales à gaz ont été financées dans l’optique d’un fonctionnement sur plusieurs décennies.

Les coûts non amortis résultant de l’arrêt précoce des centrales à charbon sont généralement faibles car nombre d’entre elles ont été construites il y a plusieurs dizaines d’années et approchent de la fin de leur durée de vie utile, estime la société d’analyse financière Moody’s Investors Service. En revanche, une grande partie du parc des centrales à gaz du pays est plutôt récente, ce qui augmente le potentiel de coûts non-amortis dans l’éventualité de fermetures à grande échelle au cours des vingt prochaines années.

Ce sont les centrales à gaz fournissant de l’énergie toute la journée qui courent le plus de risque d’être évincées. Ce genre de centrale « de base » doit généralement fonctionner entre 60 % et 80 % de ses capacités pour être viable économiquement, ce qui les rend vulnérables lorsque les batteries de stockage pallient les manques causés par les centrales solaires et les parcs à éoliennes.

Aujourd’hui, ce type de centrale tourne autour de 60 % de ses capacités aux Etats-Unis, selon la société d’analyse de données IHS Markit. D’ici la fin de la décennie, celle-ci estime que cette moyenne devrait tomber à 50 %, ce qui suscite des perspectives de faillite et de restructuration pour les moins performantes.

« Elles sont menacées par des tonnes d’acteurs du renouvelable, explique Sam Huntington, directeur associé pour le gaz, l’électricité et les marchés de l’énergie à IHS Markit. Comme ce qui est arrivé au charbon. »

Il n’a fallu que quelques années pour que le gaz peu onéreux obtenu par la fracturation hydraulique ne supplante le charbon dans la production d’électricité. Entre 2011, peu de temps après le début de la flambée du fracking, et 2020, plus de 100 centrales à charbon d’une capacité de plus de 95 000 mégawatts ont été fermées ou reconverties pour fonctionner au gaz, selon les chiffres de l’EIA. Et 25 000 mégawatts de plus devraient fermer d’ici 2025.

La plupart des batteries de stockage utilisent du lithium-ion, le type de technologie utilisée dans les véhicules électriques. Elles ressemblent à de grands conteneurs et sont le plus souvent regroupées afin de créer des sites capables de fournir de grandes quantités d’électricité. Certaines sont reliées à des sources d’énergie renouvelable, tandis que d’autres sont indépendantes et utilisent l’énergie du réseau.

Les batteries de stockage sont le plus souvent associées à des centrales solaires plutôt qu’à des parcs d’éoliennes à cause de la prévisibilité de l’énergie fournie et parce qu’il est plus simple d’obtenir des crédits d’impôts fédéraux pour ce genre de dispositifs. Certaines entreprises développent cependant des parcs d’éoliennes couplées avec des batteries, marché qui devrait croître à mesure que les coûts technologiques baissent.

Même au Texas, un Etat qui comporte un marché énergétique à la concurrence féroce et qui n’impose aucune restriction d’émissions de carbone, il n’y a quasiment aucune centrale à gaz en construction alors que le nombre de centrales solaires et de batteries progresse rapidement

Déjà, le coût de décharge d’une batterie de 100 mégawatts fournissant deux heures d’électricité est à peu près équivalent à celui de la production d’électricité par les centrales électriques spéciales qui fonctionnent pendant les pics de demande. Ce type de batterie peut se décharger pour la modique somme de 140 dollars le mégawattheure, tandis que les centrales « d’urgence » les moins chères — qui compensent sur demande quand la fourniture d’énergie vient à manquer — produisent pour 151 dollars le mégawattheure, selon la banque d’investissements Lazard.

Les centrales solaires couplées à des batteries sont en train de rivaliser avec les centrales à gaz constamment opérationnelles. Ces types de systèmes sont capables de produire de l’énergie pour 81 dollars le mégawattheure seulement, selon Lazard, tandis que les centrales à gaz les plus coûteuses tournent en moyenne autour de 73 dollars. Les grands projets de batterie en cours dans les Etats de New York et de Californie sont en partie motivés par des obligations imposées par les Etats de réduire les émissions de carbone et ne visent pas seulement à améliorer l’aspect économique des batteries.

Même au Texas, un Etat qui comporte un marché énergétique à la concurrence féroce et qui n’impose aucune restriction d’émissions de carbone, il n’y a quasiment aucune centrale à gaz en construction alors que le nombre de centrales solaires et de batteries progresse rapidement. Selon l’Electric Reliability Council of Texas, dans l’Etat les entreprises visent près de 88 900 mégawatts d’énergie solaire, 23 860 mégawatts d’éolienne et 30 300 mégawatts de capacité de stockage. En comparaison, seulement 7 900 mégawatts de capacité supplémentaire fournie par des centrales à gaz sont envisagés.

Les fournisseurs d’énergie et les gestionnaires du réseau doivent prendre en compte la perspective que les nouvelles sources ne soient pas aussi fiables que les centrales électriques qu’elles remplacent, en tout cas au départ, et les pannes d’électricité du Texas de février dernier en sont une bonne illustration.

Cet Etat a connu des jours entiers de pannes électriques dévastatrices lorsqu’une violente tempête hivernale a gelé de nombreuses sources d’approvisionnement énergétique : éoliennes, centrales à gaz et nucléaires, alors même que la demande connaissait un pic dû à la chute des températures en dessous de zéro.

Selon les dirigeants d’entreprises et les analystes, même si le Texas avait eu davantage de réserves, cela n’aurait probablement pas fait une grande différence pour pallier la pénurie, advenue à une saison où centrales solaires et parcs éoliens ne sont pas très productifs. La plupart des batteries de stockage actuelles peuvent fournir de l’électricité pendant quatre heures maximum avant d’avoir besoin d’être rechargées.

L’été dernier, la Californie a pâti de sa décision de réduire rapidement sa dépendance aux centrales à gaz. En août, pendant une vague de chaleur intense qui a balayé l’ouest du pays, les gestionnaires de réseau californiens ont dû imposer des blackouts afin de remédier à une pénurie d’offre à un moment où la demande flambait. Dans une analyse a posteriori co-publiée par la California Public Utilities Commission et la California Energy Commission, l’opérateur identifie le passage rapide à l’énergie solaire et éolienne comme un des facteurs ayant contribué au problème.

Comme de nombreux fournisseurs d’énergie, Vistra ne s’attend pas à voir les centrales à gaz évincées dans l’immédiat. M. Morgan, qui a fermé un certain nombre de centrales à charbon et à gaz de Vistra depuis qu’il en est devenu CEO en 2016, estime que la plupart des centrales à gaz que l’entreprise possède encore resteront en fonction pendant les vingt prochaines années.

Après 2030, il anticipe qu’elles seront moins fréquemment utilisées à mesure que les batteries fourniront l’électricité produite par les centrales solaires et éoliennes. Vistra est en train de mettre au point ce qui devrait être le plus gros projet de stockage d’énergie du monde à Moss Landing, juste au nord de Monterey, en Californie. Les batteries sont installées à l’endroit où étaient autrefois les turbines dans l’enceinte d’une centrale à gaz désaffectée de la taille de presque trois terrains de foot. Lorsque le complexe sera achevé, les batteries fourniront 400 mégawatts d’électricité pendant quatre heures, suffisamment pour alimenter plus de 225 000 foyers.

Au Texas, lieu de naissance de la fracturation hydraulique moderne, les entreprises utilisent depuis des années la manne de la flambée du gaz pour alimenter les centrales utilisées en cas de pics de demande, et qui ont pu gagner beaucoup d’argent sur le marché énergétique de gros lorsque celle-ci a explosé

D’énormes batteries sont en train d’évincer des centrales à gaz plus anciennes ailleurs dans le pays. En début d’année, Florida Power & Light, fournisseur propriété de NextEra Energy, a lancé la construction de ce qui devrait être le plus grand système de batterie solaire du monde, destiné à remplacer deux turbines à gaz d’une centrale voisine. Le Manatee Energy Storage Center aura une capacité de 409 mégawatts, suffisamment pour alimenter Disney World en électricité pendant environ sept heures.

Au Texas, lieu de naissance de la fracturation hydraulique moderne, les entreprises utilisent depuis des années la manne de la flambée du gaz pour alimenter les centrales utilisées en cas de pics de demande, et qui ont pu gagner beaucoup d’argent sur le marché énergétique de gros lorsque celle-ci a explosé.

Certaines sont en train de se poser des questions depuis que des investissements massifs dans la construction de centrales solaires et éoliennes ont rendu la concurrence difficile pour les centrales à gaz et que les batteries de stockage menacent de constituer de nouveaux obstacles.

Quantum Energy Partners, une société de capital-investissement basée à Houston, a vendu ces dernières années un portefeuille de six centrales à gaz au Texas et dans trois autres Etats juste en voyant à quel point les énergies renouvelables devenaient concurrentielles. Elle travaille aujourd’hui à développer plus de 8 000 mégawatts de projets solaires, éoliens et de batteries dans dix Etats.

« Nous avons changé notre fusil d’épaule » explique Sean O’Donnell, partenaire qui contribue à la surveillance des investissements de la société. « Tout ce que nous avions en termes d’énergie traditionnelle, nous avons décidé de le vendre, compte tenu des perspectives d’intensification de la concurrence et de baisse des revenus. »

(Traduit à partir de la version originale en anglais par Bérengère Viennot)

Pour une relance verte aussi en Afrique

Pour une relance verte aussi en Afrique

 

L’expert Mohamed Adow et l’économiste Philippe Quirion rappellent que l’Afrique a besoin d’une relance verte, au moment où la France et les autres bailleurs s’apprêtent à desserrer les cordons de la bourse pour aider le continent à lutter contre le Covid-19.

 

Tribune.

 

Le 18 mai, plusieurs chefs d’Etat africains vont se réunir virtuellement autour du président français lors d’un « sommet sur le financement durable des économies africaines ». Si cet événement vise avant tout à répondre aux besoins des économies africaines durement touchées par la crise économique actuelle, il doit impérativement lier les enjeux de relance économique aux défis climatiques et environnementaux.

En mentionnant cet événement comme un enjeu de finance climatique lors du sommet des dirigeants sur le climat le 22 avril, Emmanuel Macron a illustré les liens existants entre dette et changement climatique. Les pays africains sont en effet en première ligne du changement climatique et subissent souvent de plein fouet des événements climatiques extrêmes (sécheresses, inondations…) qui affaiblissent leurs économies.

 

Ces pays souvent déjà massivement endettés, car le remboursement de leur dette accapare la majorité de leurs ressources, les empêchant de libérer des fonds pour répondre de manière adéquate aux besoins de leurs populations durement affectées par les impacts climatiques et de mettre en place les politiques sociales nécessaires.

Sans ressources suffisantes pour financer des initiatives d’adaptation au changement climatique, ces pays sont d’autant plus vulnérables aux chocs climatiques, qui les appauvrissent davantage, comme on l’a vu au Mozambique, où le cyclone Idai en mars 2019 a généré des dégâts équivalant à 12 % de son produit intérieur brut (PIB) national.

Pire encore, le risque élevé de catastrophes climatiques extrêmes augmente leur coût d’emprunt, ce qui limite encore leur accès à des ressources financières et aboutit, in fine, à les enfermer dans un véritable cercle vicieux.

Dans un tel contexte, répondre à la crise de la dette peut et doit avoir de véritables cobénéfices sociaux et environnementaux. Bien que bienvenue, la redistribution à titre charitable des droits de tirage spéciaux du Fonds monétaire international (FMI) qui pourraient s’élever à 650 milliards de dollars (536 milliards d’euros) et les mesures de suspension des paiements sont nettement insuffisantes.

Il est nécessaire de procéder à des annulations rapides et conséquentes de dettes souveraines, qui doivent s’étendre à tous les pays en développement confrontés à des situations intenables de surendettement. Plutôt que de s’engager dans une initiative unilatérale dont elle a trop souvent l’habitude, la France doit œuvrer pour promouvoir un mécanisme onusien, transparent, inclusif et équitable, de résolution des dettes, impliquant également les créanciers privés, pour mener une politique de restructuration des dettes à long terme.

L’Espagne:Vague migratoire en provenance du Maroc mais aussi de l’Algérie

L’Espagne:Vague migratoire en provenance du Maroc mais aussi de l’Algérie  

 

 

Les mouvements migratoires en provenance du Maroc ont dépassé toutes les limites ces derniers jours avec notamment l’arrivée de 5000 personnes en une seule journée. Mais à cela s’ajoutent  les migrants en provenance de l’Algérie victime à la fois de la crise économique mais aussi politique. Le Pouvoir algérien après avoir été très tolérant et affiché même certaine complicité avec le mouvement Hirak veut maintenant le cadenasser complètement. Pour cela,  il emprisonne d’ailleurs des manifestants.

Selon les autorités espagnoles , « la situation est devenue incontrôlable en Algérie, où des trafiquants tunisiens participent aux expéditions » vers l’Espagne.

Conférence sur l’Europe aussi en France de citoyens tirés au sort !

Conférence sur l’Europe aussi en France de citoyens tirés au sort !

Une sorte de nouvelle convention cette fois sur l’Europe en France de citoyens tirés au sort et organisée  dans chaque région. Des conférences qui s’inscrivent dans le processus de débat organisé au sein des institutions européennes. Macron souhaite de larges discussions dans toute l’Europe et propose des conférences composées de citoyens tirés sur des listes au hasard. Une sorte de remake de la convention citoyenne qui ne lui a pourtant pas tellement réussi tellement la convention a accouché de contradictions.

Dès mars 2022, quand la synthèse des contributions et des débats sera établie, nous, responsables politiques des différents États membres, du Parlement européen, de la Commission, devrons en tenir compte pour réformer l’Europe. J’en prends l’engagement au nom de la présidence française du Conseil de l’UE a déclaré le président français souhaite que l’Europe agisse plus vite et plus fort.

L’écologie aussi dans l’industrie du luxe

L’écologie aussi dans l’industrie du luxe

Par Olivier Durin, rédacteur en chef du site « Le Monde de l’énergie ».

 

Tribune dans l’opinion

Sollicitée par ses clients, l’industrie du luxe entend jouer un rôle majeur dans le grand défi de la transition écologique. La crise sanitaire et la question du « monde d’après » ne font qu’accélérer un mouvement désormais inéluctable, qui touche tous les secteurs d’activités, de la mode/maroquinerie, aux vins et spiritueux, en passant par les parfums ou les cosmétiques.

Ce changement de paradigme se fait principalement sous l’impulsion des « millenials », ces nouveaux et futurs consommateurs très attentifs aux valeurs du développement durable. Ils souhaitent profiter pleinement de l’Eros du luxe, tout en supprimant les impacts négatifs qui en découlent. Et c’est tant mieux. Face aux attentes environnementales, le luxe, à juste titre considéré comme d’autres secteurs comme un gros émetteur d’émissions de CO2, se réinvente et adopte des gestes éco-responsables.

À commencer par LVMH qui, à travers son plan Life 360, vient d’annoncer, qu’à l’horizon 2026, ses « Maisons » n’utiliseraient plus de plastique vierge dans ses emballages. Exit donc le plastique recyclé ou biosourcé. Cela passe par la case innovation pour le leader mondial aux 75 marques. Autre annonce qui va dans le sens de la réduction de l’empreinte carbone, à savoir dans le secteur des vêtements : LVMH souhaite à terme utiliser de la laine précieuse recyclée car « c’est 455% de carbone réduit par rapport à la laine vierge », affirme Hélène Valade, directrice Développement Environnement. Une bonne nouvelle quand on sait que ce secteur, selon WWF, est responsable de la production de 1,7 milliard de tonnes de CO2 par an.

Concernant la biodiversité, le groupe de Bernard Arnault s’engage à ce que dans 5 ans, 100% des matières premières stratégiques soient certifiées par des moyens préservant les écosystèmes et les ressources en eau (rappel, il faut entre 10.000 et 20.000 litres d’eau pour produire 1 kilo de coton). LVMH lance également des programmes d’agriculture régénératrice, tels que la reforestation des vignobles via le champagne Ruinart. Sur le climat, le groupe aux 75 marques s’engage à réduire de 50% d’ici 2026 ses émissions de carbone liées aux consommations énergétiques, par rapport à 2019, et à fournir ses boutiques et sites à 100% en énergie renouvelable.

Son grand rival Kering (Gucci, Yves Saint Laurent, Boucheron…) n’est pas en reste : le Français s’est engagé à compenser intégralement les émissions de gaz à effet de serre générées par l’ensemble de ses activités, y compris sa chaîne d’approvisionnement, via notamment des programmes de protection des forêts. Le groupe affirme qu’il compense désormais toutes les émissions annuelles résiduelles comptabilisées, celles liées à l’extraction de matériaux achetés par l’entreprise, ou au transport des salariés – qui constitue souvent la part la plus importante des émissions d’un groupe.

Cette mobilisation en faveur de l’environnement ne date pas d’aujourd’hui. C’est à partir de 1992, date du sommet de la Terre organisé à Rio, qu’ont commencé à partir en croisade les industriels du luxe. 1992 marque en effet un tournant dans la politique environnementale de LVMH qui crée une direction de l’Environnement et commence alors à innover. De là naissent les fameux parfums rechargeables de chez Dior, les cartons en matière végétale à base de peau de raisin pour Veuve Clicquot, un accord avec le Pérou pour la préservation des vigognes dont la laine sert à produire des tissus luxueux… Le groupe de Bernard Arnault a également pris le taureau par les cornes en réduisant l’utilisation de l’énergie dans ses 4.000 magasins qui représentent, au passage, 80% de sa consommation. Aujourd’hui, cette politique volontariste a permis de réduire de 12% les émissions de gaz à effet de serre du groupe et d’atteindre 19% d’énergie renouvelable dans la consommation énergétique.

Boosté par les Accords de Paris en 2015, Kering, de son côté, promet d’atteindre la neutralité carbone en 2050. Et il a inventé l’EP & L : un outil qui mesure, tout au long de la chaîne d’approvisionnement, les émissions de CO2, la consommation d’eau, la pollution de l’air et de l’eau, l’utilisation des sols et la production de déchets. Hermès promet , en 2017, pour sa part, que 10 % de la rémunération de son dirigeant, Axel Dumas, sera soumise à des critères RSE (responsabilité sociale et environnementale). De ces mutations découlent aussi une responsabilité accrue sur la traçabilité des filières d’approvisionnement et la certification des matières. Kering applique ainsi des « standards maison » à ses fournisseurs et travaille avec éleveurs et ONG sur place. Effet de mode ou non, le bien-être animal a également amené LVMH à ériger une charte de bonne conduite concernant ses filières d’approvisionnements. Parallèlement, le groupe, en 2019, fait un don de 10 millions d’euros pour lutter contre les feux qui ravagent l’Amazonie.

Si 2019 aura été l’année de l’accélération du « green » des géants du luxe, ces derniers sont aujourd’hui encore parmi les principaux pollueurs au monde. Un problème que la filière tente de prendre à bras le corps à travers le « Fashion Pact », coalition mondiale (56 entreprises et 250 marques à ce jour), créée au Sommet du G7 de Biarritz à la demande d’Emmanuel Macron et pilotée par François-Henri Pinault. Objectifs : enrayer le réchauffement climatique, restaurer la biodiversité et protéger les océans. Chanel, membre de la coalition, a par exemple renoncé à utiliser la fourrure animale et les peaux exotiques. Kering s’est engagé à atteindre un « impact net positif » sur la biodiversité à horizon 2025 en régénérant et en protégeant une superficie six fois supérieure à l’empreinte écologique totale de l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement du groupe.

Dernier exemple en date, en mars dernier, LVMH a dévoilé ses engagements «Biodiversité» et renforcé son partenariat avec l’Unesco en voulant atteindre la «neutralité biodiversité » d’ici à 2030.

« Le luxe est à l’intersection de la nature et de la créativité : nous avons besoin de la nature pour fabriquer nos produits de haute qualité, et la nature doit être restaurée et protégée. Nous avons entrepris de faire de la protection de la biodiversité une priorité absolue et d’être un acteur exemplaire, audacieux, créatif et exigeant du changement pour construire un avenir plus durable », a déclaré Antoine Arnault, Image et Environnement LVMH.

C’est la raison pour laquelle, l’Amazonie, poumon vert de la planète, reste un enjeu crucial pour le groupe qui s’engage à ne pas utiliser des matières premières en provenance de zones à fort risque de déforestation ou de désertification. Mieux : l’ambition est de régénérer d’ici 10 ans l’équivalent de cinq millions d’hectares d’habitat de la faune et de la flore. Audrey Azoulay, présidente de l’Unesco, s’explique :

« Notre coopération n’est pas du greenwashing. L’Unesco a été pionnière sur cet enjeu – notre premier programme biodiversité remonte à 1971 – et il est crucial que des grands groupes privés s’engagent sur ce sujet, car ils ont un rôle majeur et un effet d’entraînement. Nous jouons pleinement notre rôle de passerelle entre scientifiques et décideurs, politiques comme économiques »

Contre les Drones : une action commune avec aussi l’armée

Contre les Drones : une action commune avec aussi l’armée

Les incidents impliquant des drones se répètent de plus en plus fréquemment en particulier autour des aéroports

Le groupe de l’armée de l’Air, le Cnes et ADP a notamment développé depuis 2017 un système de détection, baptisé Hologarde, qui avait en particulier été testé cette année-là lors du salon aéronautique du Bourget.

Pour le Cnes, il s’agit de « renforcer la protection du Centre spatial guyanais » à Kourou et de s’assurer de la protection du centre spatial de Toulouse qui doit abriter d’ici 2025 le commandement militaire de l’espace.

Chargée de la protection du ciel français, l’armée de l’Air et de l’Espace est fréquemment amenée à instaurer des bulles de sécurité aérienne, comme lors du 14-Juillet, pour le sommet du G7 de Biarritz en 2019, ou bientôt pour la Coupe du monde de rugby en 2023 et les Jeux olympiques l’année suivante. Pour son chef d’état-major, le général Philippe Lavigne, « l’innovation, couplée à des processus d’acquisition de matériels courts et réactifs, seront demain déterminants pour relever ces défis majeurs en matière de sûreté aérienne ».

Réunion du G7 : au menu Covid mais aussi Chine et Russie

Réunion du G7 : au menu Covid mais aussi Chine et Russie

Les ministres des Affaires étrangères du G7de de l’Allemagne, du Canada, des États-Unis, de la France, de l’Italie, du Japon et du Royaume-Uni seront rejoints par des représentants de l’Union européenne. L’Inde, l’Australie, la Corée du Sud, l’Afrique du Sud et l’Association des nations du Sud-Est asiatique (Asean) ont également été conviés se réunissent mardi à Londres pour leur première réunion en personne depuis plus de deux ans.

Il sera question de la crise sanitaire mondiale mais aussi de certaines dimensions géopolitiques concernant la Chine et la Russie. Seront également évoquées les problèmes de l’ Éthiopie, l’Iran et la Corée du Nord, la Somalie, le Sahel et les Balkans, autant de «problèmes géopolitiques pressants qui sapent démocratie, libertés et droits humains», selon Londres se réunira le G7. Comme d’habitude le G7 (comme le G20) ne prendra pas d’orientation concrète. Il s’agit surtout de confronter les points de vue et de faciliter le rapprochement.

Covid: le variant indien en France aussi

Covid:  le variant indien en France aussi

Des premiers cas de variant indien ont été détecté en France dans les Bouches-du-Rhône, dans le Lot-et-Garonne, en Guadeloupe et en Aquitaine. Un variant qui semble encore plus dangereux que les autres et qui affectent déjà officiellement 17 pays selon l’OMS.

 

Le variant B.1.617, plus communément appelé variant indien, a été détecté pour la première fois en octobre 2020 à Ngapur, dans l’État du Maharashtra, au centre de l’Inde. Depuis son apparition, il a provoqué plus de 200.000 décès dans le pays , et s’est répandu sur tous les continents.

«Le B.1.617 a un taux de croissance plus élevé que les autres variants en circulation en Inde, ce qui suggère une plus grande contagiosité», a confirmé jeudi l’OMS dans son compte-rendu hebdomadaire.

 

Le variant B.1.617 reste détectable par les tests PCR. Selon le Conseil scientifique, «La mutation L452R pourrait diminuer la sensibilité de ce variant aux anticorps», « On peut donc s’attendre à une efficacité vaccinale conservée mais diminuée« , conclut le Conseil scientifique.

Environnement -agriculture: Pour une PAC durable mais aussi créatrice de valeur

  • Environnement -agriculture: Pour une PAC durable mais aussi créatrice de valeur
  • La tribune de 164 parlementaires
    • Alors que notre pays traverse une crise inédite, l’agriculture française — et singulièrement sa production de grandes cultures — doit disposer de moyens adaptés pour répondre pleinement aux objectifs qui sont les siens : produire de manière durable une alimentation de qualité ; contribuer à la lutte contre le changement climatique ; participer pleinement à la relance économique grâce à des filières ancrées dans les territoires.
    • Toutefois, les producteurs de grandes cultures connaissent depuis plus de huit ans une chute très forte de leurs revenus, dont le niveau est l’un des plus faibles de notre pays. Leur rémunération moyenne s’établit sur cette période à moins d’un smic par an dans des conditions inédites de distorsion de concurrence et d’érosion de leur compétitivité par rapport aux autres producteurs européens et, a fortiori, de pays tiers. Ceci s’explique notamment par une baisse drastique des aides qu’ils percevaient au titre du premier pilier de la Politique agricole commune (PAC) au fur et à mesure des différentes réformes de la PAC. Force est de constater qu’à chaque fois, il leur est toujours demandé plus d’efforts et d’engagements, sans pour autant leur accorder de véritable contrepartie économique.
    • «Vision équilibrée ». Nous, élus, sommes résolument à leurs côtés pour que le gouvernement tienne pleinement compte, dans les orientations qui seront arrêtées dans la future PAC, de ces réalités ainsi que des équilibres entre les filières de production et entre les territoires. La durabilité ne peut pas se limiter aux seules dimensions environnementales : elle suppose une réelle prise en compte de la dimension économique de l’activité agricole. Les transitions ne pourront être conduites qu’à travers une vision équilibrée entre l’environnement, l’économie et le social, notamment pour assurer l’indispensable renouvellement de générations en agriculture.
    • Il est, dès lors, impératif que la future PAC soit à la hauteur des défis à relever par les producteurs de grandes cultures. Elle doit résolument s’inscrire dans une logique de croissance et de création de valeur, ainsi que de reconnaissance des efforts (carbone, biodiversité…) déjà réalisés et à réaliser, impliquant une rémunération adéquate. Parallèlement et face à la multiplication des aléas économiques et climatiques, nos producteurs doivent être accompagnés par un système assurantiel plus incitatif pour améliorer la résilience des exploitations.
    • Assurer le maintien de ces exploitations sur nos territoires, c’est assurer la durabilité d’un secteur structuré qui génère plus de 460 000 emplois, c’est assurer une activité économique en milieu rural, c’est assurer l’équilibre de notre balance commerciale, c’est assurer la souveraineté alimentaire de notre pays.
    • Guillaume Kasbarian, député de l’Eure-et-Loir, Julien Dive, député de l’Aisne, Philippe Vigier, député de l’Eure-et-Loir, Luc Lamirault, député de l’Eure-et-Loir, Pierre Cuypers, sénateur de la Seine-et-Marne, Stéphane Demilly, sénateur de la Somme, Marie Évrard, Sénatrice de l’Yonne.
    • Cosignataires : Damien Adam, député de la Seine-Maritime, Pascal Allizard, sénateur du Calvados, Serge Babary, sénateur d’Indre-et-Loire, Philippe Bas, sénateur de la Manche, Jérôme Bascher, sénateur de l’Oise, Stéphane Baudu, député du Loir-et-Cher, Thibault Bazin, député de Meurthe-et-Moselle, Valérie Bazin-Malgras, députée de l’Aube, Valérie Beauvais, députée de la Marne, Bruno Belin, Sénateur de la Vienne, Nadine Bellurot, Sénatrice de l’Indre, Aurore Bergé, députée des Yvelines, Philippe Berta, député du Gard, Grégory Besson-Moreau, député de l’Aube, Annick Billon, sénatrice de la Vendée, Christophe Blanchet, député du Calvados, Pascal Bois, député de l’Oise, François Bonneau, sénateur de la Charente, Jean-Yves Bony, député du Cantal, Gilbert Bouchet, sénateur de la Drôme, Jean-Claude Bouchet, député du Vaucluse, Sylvie Bouchet-Bellecourt, députée de Seine-et-Marne, Bernard Bouley, député de l’Essonne, Yves Bouloux, sénateur de la Vienne, Jean-Luc Bourgeaux, député d’Ille-et-Vilaine, Toine Bourrat, sénatrice des Yvelines, Jean-Marc Boyer, sénateur du Puy-de-Dôme, Valérie Boyer, sénatrice des Bouches-du-Rhône, Jean-Louis Bricout, député de l’Aisne, Danielle Brulebois, députée du Jura, Carole Bureau-Bonnard, députée de l’Oise, Vincent Capo-Canellas, sénateur de la Seine-Saint-Denis, Danièle Cazarian, députée du Rhône, Anne Chain-Larché, sénatrice de la Seine-et-Marne, Philippe Chalumeau, député d’Indre-et-Loire, Alain Chatillon, sénateur de la Haute-Garonne, Guillaume Chevrollier, sénateur de la Mayenne, Paul Christophe, député du Nord, Dino Cinieri, député de la Loiret, Fabienne Colboc, députée de l’Indre-et-Loire, François Cormier-Bouligeon, député du Cher, Jean-Pierre Cubertafon, député de Dordogne, Olivier Damaisin, député du Lot-et-Garonne, Sonia De La Provoté, sénatrice du Calvados, Dominique de Legge, sénateur d’Ille-et-Vilaine, Albéric De Montgolfier, sénateur de l’Eure-et-Loir, Louis-Jean de Nicolay, sénateur de la Sarthe, Marguerite Deprez-Audebert, députée du Pas-de-Calais, Chantal Deseyne, sénatrice d’Eure-et-Loir, Yves Détraigne, sénateur de la Marne, Nassimah Dindar, sénatrice de la Réunion, Elisabeth Doineau, sénatrice de la Mayenne, Jean-Pierre Door, député du Loiret, Pierre-Henri Dumont, député du Pas-de-Calais, Nicole Duranton, sénatrice de l’Eure, Nadia Essayan, députée du Cher, Gilbert Favreau, sénateur des Deux-Sèvres, Françoise Férat, sénateur de la Marne, Agnès Firmin Le Bodo, députée de Seine-Maritime, Pascale Fontenel-Personne, députée de la Sarthe, Nicolas Forissier, député de l’Indre, Françoise Gatel, sénatrice d’Ille-et-Vilaine, Laurence Gayte, députée des Pyrénées-Orientales, Annie Genevard, députée du Doubs, Séverine Gipson, députée de l’Eure, Carole Grandjean, députée de Meurthe-et-Moselle, Jean-Charles Grelier, député de la Sarthe, Pascale Gruny, sénatrice de l’Aisne, Charles Guéné, sénateur de la Haute-Marne, Daniel Guéret, sénateur d’Eure-et-Loir, Jocelyne Guidez, sénatrice de l’Essonne, Yves Hemedinger, député du Haut-Rhin, Olivier Henno, sénateur du Nord, Michel Herbillon, député du Val-de-Marne, Antoine Herth, député du Bas-Rhin, Loïc Hervé, sénateur de la Haute-Savoie, Patrick Hetzel, député du Bas-Rhin, Jean-Raymond Hugonet, sénateur de l’Essonne, Jean-François Husson, sénateur de la Meurthe-et-Moselle, Christian Jacob, député de Seine-et-Marne, Annick Jacquemet, sénatrice du Doubs, Caroline Janvier, députée du Loiret, Bruno Joncour, député des Côtes d’Armor, Sandrine Josso, députée de Loire-Atlantique, Claude Kern, sénateur du Bas-Rhin, Loïc Kervran, député du Cher, Christian Klinger, sénateur du Haut-Rhin, Jacques Krabal, député de l’Aisne, Daniel Labaronne, député d’Indre-et-Loire, Jean-Luc Lagleize, député de Haute-Garonne, Marc Laménie, sénateur des Ardennes, Michel Laugier, sénateur des Yvelines, Daniel Laurent, sénateur de la Charente-Maritime, Jacques Le Nay, sénateur du Morbihan, Jean-Claude Leclabart, député de la Somme, Antoine Lefèvre, sénateur de l’Aisne, Valérie Létard, sénatrice du Nord, Pierre-Antoine Lévi, sénateur du Tarn-et-Garonne, Richard Lioger, député de la Moselle, Patrick Loiseau, député de Vendée, Anne-Catherine Loisier, sénatrice de Côte d’Or, Jean-François Longeot, sénateur du Doubs, Gérard Longuet, sénateur de la Meuse, Véronique Louwagie, députée de l’Orne, Lise Magnier, députée de la Marne, Sylvain Maillard, député de Paris, Emmanuel Maquet, député de la Somme, Olivier Marleix, député de l’Eure-et-Loir, Hervé Maurey, sénateur de l’Eure, Franck Menonville, sénateur de la Meuse, Gérard Menuel, député de l’Aube, Sébastien Meurant, sénateur du Val-d’Oise, Maxime Minot, député de l’Oise, Jean-Pierre Moga, sénateur du Lot-et-Garonne, Adrien Morenas, député du Vaucluse, Catherine Morin-Desailly, sénatrice de la Seine-Maritime, Philippe Mouiller, sénateur des Deux-Sèvres, Claire O’petit, députée de l’Eure, Olivier Paccaud, sénateur de l’Oise, Vanina Paoli-Gagin, sénatrice de l’Aube, Guillaume Peltier, député du Loir-et-Cher, Philippe Pemezec, sénateur des Hauts-de-Seine, Patrice Perrot, député de la Nièvre, Bernard Perrut, député du Rhône, Stéphane Piednoir, sénateur du Maine-et-Loire, Kristina Pluchet, sénatrice de l’Eure, Rémy Pointereau, sénateur du Cher, Bérengère Poletti, députée des Ardennes, Sophie Primas, sénatrice des Yvelines, Didier Quentin, député de Charente-Maritime, Richard Ramos, député du Loiret, Jean-François Rapin, sénateur du Pas-de-Calais, Julien Ravier, député des Bouches-du-Rhône, Robin Reda, député de l’Essonne, Jean-Luc Reitzer, député du Haut-Rhin, Olivier Rietmann, sénateur de la Haute-Saône, Stéphanie Rist, députée du Loiret, Laurianne Rossi, députée des Hauts-de-Seine, Martial Saddier, député de Haute-Savoie, Denise Saint-Pé, sénatrice des Pyrénées-Atlantiques, Hugues Saury, sénateur du Loiret, René-Paul Savary, sénateur de la Marne, Antoine Savignat, député du Val-d’Oise, Raphaël Schellenberger, député du Haut-Rhin, Patricia Schillinger, sénatrice du Haut-Rhin, Vincent Ségouin, sénateur de l’Orne, Nathalie Serre, députée du Rhône, Bruno Sido, sénateur de la Haute-Marne, Laurent Somon, sénateur de la Somme, Vincent Thiébaut, député du Bas-Rhin, Jean-Louis Thiériot, député de Seine-et-Marne, Sabine Thillaye, députée de l’Indre-et-Loire, Claudine Thomas, sénatrice de la Seine-et-Marne, Frédérique Tuffnell, députée de Charente-Maritime, Jean-Pierre Vigier, député de Haute-Loire, Stéphane Viry, député des Vosges, Sylvain Waserman, député du Bas-Rhin

Les 35 heures aussi dans l’armée ?

Les 35 heures aussi dans l’armée ?

 

Les 35 heures qui ont largement contribué à porter un coup fatal à l’économie française devrait aussi être applicable dans l’armée d’après l’Europe. Une perspective très contestée dans le Monde par Jean-Pierre Chevènement, Membre honoraire du Parlement, ancien ministre et Cedric Perrin,Vice-président de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées du Sénat

 

Tribune.

 

Pour être efficace, la défense requiert une disponibilité permanente. Nos soldats devront-ils demander à leurs adversaires de bien vouloir cesser les hostilités au terme de leur temps de travail réglementaire ? En effet, Henrik Saugmandsgaard, l’avocat général près la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE), a proposé [le 28 janvier] à la plus haute juridiction de l’UE de conclure à ce que la directive européenne du temps de travail (DETT) trouve à s’appliquer par principe aux militaires.

En d’autres termes, il suggère aux juges d’imposer à notre armée un temps de travail hebdomadaire limité, des pauses lorsque le temps de travail est supérieur à six heures, ou encore des périodes minimales de repos journalier et hebdomadaire. Nos militaires n’en seraient temporairement exclus que dans l’exercice de leurs « activités spécifiques » (circonstances exceptionnelles ou missions d’unités d’élite).

Eviter le désastre

Disons-le clairement : ce serait un coup mortel porté à notre défense. Il est encore temps pour la CJUE, qui ne suit pas toujours les recommandations de l’avocat général et qui statuera définitivement dans les mois qui viennent, d’éviter le désastre pour la France et pour l’Europe.

Pour la France, la solution proposée reviendrait immanquablement à affaiblir nos armées qui assurent en permanence la sécurité des Français et des Européens. Leur niveau d’engagement est bien plus élevé que celui de toute autre armée de l’Union et, contrairement à d’autres, elle est entièrement professionnalisée. Dans ces conditions, la continuité, la disponibilité, la permanence et l’efficacité dans l’action de nos militaires ne sont guère compatibles avec les 35 heures…

« L’armée française est un acteur fondamental de la sécurité européenne. Mettre en danger les Européens pour des raisons liées au temps de travail est inimaginable »

Leur imposer les dispositions de la directive européenne se traduirait immédiatement, soit par la nécessité de compenser substantiellement les vides créés (en matière d’effectifs et de budget), soit par l’obligation de renoncer à certaines de leurs missions. Mais si la Cour de justice de l’UE devait donner suite à ce mauvais combat, elle fragiliserait surtout l’Union elle-même. Elle porterait un rude coup à une armée française de métier, qui est, depuis le départ des Britanniques, la plus puissante force opérationnelle de l’UE. Déployée sur tous les continents, l’armée française est un acteur fondamental de la sécurité européenne. Limiter son action et mettre en danger les Européens pour des raisons liées au temps de travail est inimaginable.

Incident diplomatique avec Erdogan : Une intentionnalité turque mais aussi une confusion européenne

Incident diplomatique avec Erdogan : Une intentionnalité turque mais aussi une confusion européenne  

 

Pour le Professeur de science politique, François Foret,  les habitudes protocolaires européennes ont plus d’une fois suscité la perplexité et l’embarras des pays tiers. Mais dans le cas de l’incident entre Recep Tayyip Erdogan et Ursula von der Leyen, l’intentionnalité laisse peu de doute, estime le professeur de science politique François Foret.

 

Tribune.

 

Un incident a défrayé la chronique lors de la rencontre entre le président turc Recep Tayyip Erdogan, le président du Conseil européen, Charles Michel, et la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, le 6 avril 2021 à Ankara. Cette dernière ne s’est pas vue offrir de chaise identique à celles des deux autres dirigeants et, après quelques instants d’embarras, s’est vue reléguer sur un canapé à quelque distance au même titre que le ministre turc des affaires étrangères.

Il est commun d’ignorer – voire de se moquer ouvertement – de tels détails cérémoniels renvoyant à un formalisme jugé superficiel et obsolète. Les démocraties basées sur la croyance en un gouvernement rationnel plaçant les passions politiques (et notamment les susceptibilités nationales) sous contrôle font profession d’indifférence en la matière.

L’Union européenne (UE), en tant que système politique réaliste se justifiant par la conciliation des intérêts, l’efficacité de ses politiques et les biens publics (paix, prospérité) offerts aux citoyens, a poussé à son acmé le refus de la ritualisation. Elle a misé sur un « laisser-faire » reposant sur l’autorégulation des acteurs et évitant autant que possible de devoir trancher d’épineuses questions de préséances.

Enfin, à l’heure des réseaux sociaux, la communication politique contemporaine, dominée par la recherche de proximité et d’accessibilité, contribue à rendre dérisoire toute notion d’étiquette. L’histoire longue nous rappelle cependant que le protocole opère la mise en forme symbolique de l’ordre politique. Il exprime et exacerbe les rapports de pouvoir et les hiérarchies. S’il n’est qu’apparence, il donne à voir des logiques beaucoup plus profondes.

Cette fonction de révélateur est particulièrement sensible concernant une entité aussi récente et faiblement ancrée dans les imaginaires collectifs que l’UE. Les batailles protocolaires ont jalonné les controverses sur la nature du projet politique communautaire et sur le statut de ses institutions. Dès les années 1960, De Gaulle s’insurge contre les prétentions de Walter Hallstein de se voir réserver les mêmes prérogatives qu’un chef d’Etat en tant que président de la Commission et d’avoir droit à un tapis rouge, avec comme enjeu sous-jacent l’autonomie de son institution.

 

La codification progressive du Conseil européen à partir des années 1970, les élargissements successifs puis la multiplication des figures d’autorité et de notoriété (présidents du Parlement européen, du Conseil européen, de la Banque centrale européenne, Haut Représentant, etc.) entraînent de nombreuses querelles symboliques qui sont autant d’affrontements interinstitutionnels où chaque acteur défend ses prérogatives autant que son rang.

Nouvelle carte d’identité en anglais : bêtise symbolique

Nouvelle carte d’identité en anglais : bêtise symbolique

Le recours à la seule langue anglaise pour traduire les mentions de la future carte d’identité européenne en France relève de « la bêtise symbolique », estiment la philosophe Barbara Cassin et Xavier North, ancien délégué général à la langue française et aux langues de France, dans une tribune au « Monde ».

Tribune. 

 

Une nouvelle carte d’identité sera obligatoire en France à partir du 2 août. Biométrique, en polycarbonate et inscription laser, de la dimension d’une carte bancaire, elle est sécurisée et permet de mieux lutter contre les fraudes. La directive européenne stipule que la dénomination du document, « Carte d’identité », doit apparaître dans la ou les langues officielles de l’Etat membre de délivrance et dans au moins une autre langue officielle des institutions de l’Union.

« La langue de la République est le français », dit notre Constitution. « La langue de l’Europe, c’est la traduction », disait Umberto Eco. Nous sommes français et européens. Cette directive nous convient !

L’Allemagne et l’Autriche ont choisi, à côté de l’allemand, l’anglais et le français. La Roumanie a choisi à côté du roumain l’anglais et le français. Deux langues plutôt qu’une, et parmi ces langues le français. Et nous ? Quelle langue, quelles langues allons-nous choisir ?


Tout faux ! En décidant de traduire en anglais et en anglais seulement, toutes les mentions de notre nouvelle carte d’identité, nous avons tout faux !

Insultant

S’adresser en anglais à des chefs d’entreprise anglophones pour les inciter à investir en France, c’est intelligent. Traduire sur le document symbolique de la citoyenneté française, outre « carte d’identité » par « identity card », « nationalité » par « nationality », « sexe » par « sex », et « N° du document » par « Document N° », c’est insultant pour le Français comme pour l’Européen.


Se limiter à l’anglais, après le Brexit qui plus est, et non pas pour parcourir le monde comme avec le passeport, mais pour arpenter notre Europe, c’est envoyer trop de mauvais messages. La langue de l’Europe, tout comme la langue du monde, ne serait donc que le globishglobal English, une langue de pure communication ? Inutiles, toutes ces langues de culture qui font la richesse de l’Europe… Quant à la francophonie, pourquoi parlerait-elle encore français puisque le français n’a plus rien d’une langue-monde, et que l’anglais convient à l’identité française ?

Vaccin d’AstraZeneca : suspendu aussi au Canada

Vaccin d’AstraZeneca : suspendu aussi au Canada

 

Le canada vaccin demande  une nouvelle analyse des bénéfices et des risques du vaccin en fonction de l’âge et du sexe.

Cette démarche intervient après que des informations en Europe ont fait état de cas rares mais graves de thrombo-embolie – la formation de caillots sanguins – chez des personnes ayant reçu le vaccin d’AstraZeneca, en particulier les jeunes femmes.

Plusieurs pays, dont la France, ont suspendu pendant plusieurs jours l’utilisation du vaccin.

Aucun cas similaire n’a pour le moment été signalé au Canada, où environ 307.000 doses du vaccin du laboratoire anglo-suédois ont été administrées.

« Nous suspendons l’utilisation du vaccin d’AstraZeneca pour les adultes âgés de moins de 55 ans dans l’attente d’une analyse supplémentaire sur la balance risques-bénéfices », a déclaré le directeur adjoint de l’autorité de santé canadienne, Howard Njoo, lors d’un point de presse.

Il a ajouté qu’Ottawa adoptait cette approche « prudente » car d’autres vaccins contre le COVID-19 étaient disponibles. La plupart des stocks de vaccins au Canada proviennent jusqu’à présent de Pfizer et de Moderna.

Le ministère de la Santé a indiqué dans un communiqué être en discussion avec AstraZeneca, dont il attend des informations complémentaires pour « déterminer si des mesures de régulation supplémentaires sont nécessaires ».

On ne sait pas dans l’immédiat le temps que pourrait prendre cette évaluation.

 

Mosquées extrémistes : des collectivités mais aussi l’Etat trop complaisants

Mosquées extrémistes : des collectivités mais aussi l’Etat trop complaisants

 

Macro a beau jeu de faire porter le chapeau uniquement aux collectivités trop complaisantes vis-à-vis des mosquées extrémistes. En fait,  l’État porte aussi une lourde responsabilité en dialoguant et en reconnaissant des organisations de nature islamiste et en autorisant la venue en France d’imams étrangers. Ainsi sur environ 1000 imams, 300 viennent de l’étranger essentiellement du Maghreb et de la Turquie. Pour la Turquie c’est  autour de 150 imams.

 

Le pire c’est que la plupart de ses imams venus de l’étranger ne parlent même pas un mot de français. En outre, on peut douter légitimement de la compétence des s’intéressés dans la mesure où il n’existe pas de formation et de structuration du clergé musulman. Bref la plupart émergent spontanément sans grande culture religieuse et même sans grande culture tout court.

 

Macron a raison d’interpeller les collectivités locales souvent complices pour tenter de récupérer les voix des Français musulmans quand il affirme «Il y a l’existence de groupes constitués, l’existence de groupes politiques sur le continent européen, qui sont eux, aujourd’hui, activés par des organes de propagande officielle»,. «Parfois ils se mêlent de nos élections, d’autres fois ils se mêlent de financement d’associations. Nous l’avons encore vu ces derniers jours avec les alertes légitimes faites par le ministre de l’Intérieur à l’égard de quelques collectivités territoriales, peut-être un peu trop complaisantes», a-t-il déclaré à l’issue d’un Conseil européen.

 

Par contre c’est bien le ministère de l’intérieur qui  autorise la venue de ses imams étrangers, c’est bien aussi le pouvoir central qui discute avec des fédérations musulmanes clairement dans les mains de pays étrangers.

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