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Gaz : augmentation de 6,3%

Gaz :   augmentation  de 6,3%

 

Gaz, électricité, gasoil (deux augmentation pout ce carburant prévues en 2015), les mauvaise nouvelles s’accumulent concernant l’évolution de prix. Officiellement l’inflation serait maintenue à un niveau très bas (0.4% en août sur un an,  cela d’après l’indicateur officiel des prix à la consommation de l’INSEE, en réalité on assiste à une déformation de la structure de consommation avec une hausse des dépense contraintes y compris les impôts. Du coup l’indice de l’ISEE devient un indicateur très théorique. Donc encore une mauvaise nouvelle pour ceux qui se utilisent le gaz: le prix de cette ressource énergétique va augmenter de 6,3% cet automne, selon la radio Europe 1 ce 29 septembre. Il devrait augmenter successivement de 3,9% en octobre -c’était annoncé- mais encore de 2,4% en novembre, pour 7,9 millions de foyers.  Depuis neuf mois, le prix du gaz n’avait fait que baisser. Mais en deux mois, cette baisse des prix, qui n’avait atteint que 6,7%, sera donc compensée.  Ce revirement viendrait de la crise ukrainienne, qui plonge dans l’incertitude le devenir des livraisons de gaz russe transitant par le pays. Depuis juin déjà, le Kremlin a arrêté de fournir du gaz à son voisin. Du coup, les marchés s’inquiètent, et le cours augmente. S’ajoute à cela un phénomène récurrent: à l’approche de l’hiver, les investisseurs anticipent une hausse de la demande en gaz de chauffage. Ces hausses résultent enfin de la nouvelle formule de calcul du prix du gaz adoptée en juillet. Jusque-là, le cours du gaz sur les marchés ne comptait que pour 45% du prix de cette ressource en France. Désormais, il en représente 60%.  Si le prix de marché continue d’augmenter, le gouvernement pourra activer une clause de sauvegarde, telle que prévue par la loi, qui lui permettrait de s’opposer à une augmentation trop forte et de l’étaler sur plusieurs mois.

 

Petites retraites : pas d’augmentation au 1er octobre

Petites retraites : pas d’augmentation au 1er octobre

 

La non revalorisation de petites retraites étaient parait-il dues à des motifs techniques maintenant elle este justifiées par des raiosn économiques ! En effet Les pensions de retraite inférieures à 1.200 euros ne seront pas revalorisées au 1er octobre en raison de « la très faible inflation », annonce vendredi le ministère des Affaires sociales. « Le mécanisme de revalorisation, appliqué comme prévu, conduit (…) mécaniquement à une stabilité des pensions inférieures à 1.200 euros (+0,5% d’une part, -0.5% d’autre part) », précise le ministère dans un communiqué. Les retraités au « minimum vieillesse » bénéficieront en revanche « d’un coup de pouce en octobre prochain ». Le minimum vieillesse est actuellement fixé à 792 euros par mois. Le gouvernement avait annoncé en avril dernier le gel des retraites jusqu’en octobre 2015, dans le cadre de son plan de 50 milliards d’économies. Le Premier ministre, Manuel Valls, s’était engagé par la suite à épargner les retraités touchant moins de 1.200 euros sous la pression des députés de la majorité. La CFDT déclare dans un communiqué déplorer cette non revalorisation et réclame « un geste significatif en direction des retraités les plus modestes ». « Ce n’est pas un recul », a assuré la ministre des Affaires sociales, Marisol Touraine, sur RTL. « Qu’est-ce qui s’est passé? Il n’y a pas beaucoup d’inflation et donc les règles que nous appliquons chaque année de la même manière pour revaloriser les retraites aboutissent à ce que cette revalorisation soit égale à 0″, a-t-elle expliqué. « C’est cela qui est en train de se passer, le gouvernement n’est pas revenu en arrière », a-t-elle souligné.

 

Salaires : augmentation moyenne de 2% en 2015

Salaires : augmentation moyenne de 2% en 2015

 

 

Finalemenet la faiblesse  de l’inflation a du bon, elle redonne du pouvoir d’achat aux salariés. Même limité à 2% le gain est réel compte tenu de l’inflation qui dépassera de peu 0.5%. Même chose sans doute en 2015 car malheureusement il ne faut pas espérer une reprise de la demande en France et l’inflation devrait ne pas dépasser 1%.  Les prévisions d’augmentations des salaires en 2015 sont donc sensiblement équivalentes à celles prévues en 2014, avec des entreprises qui restent « extrêmement prudentes ». Selon une enquête du cabinet Deloitte dévoilée lundi 8 septembre, elles prévoient d’augmenter les salaires de seulement 2%, soit moins qu’au pic de la crise de 2008. Les prévisions d’augmentations globales (générales et individuelles) sont « dans une tendance proche » de celle de 2014, note le cabinet de conseil. « Même au plus fort de la crise économique en 2008, les entreprises envisageaient des augmentations autour de 2,4% (contre 3,3% en 2008 avant la crise économique) », souligne-t-il. Selon Deloitte, une partie de l’explication est à chercher du côté du faible niveau d’inflation, tombée à 0,5% sur douze mois en juillet. Selon le niveau de responsabilité des salariés, les budgets prévisionnels varient de 1,9% pour les non-cadres à 2,25% pour les cadres supérieurs. Lueur d’espoir pour les salariés, les concrétisations en 2014 ont été nettement meilleures que ce que les entreprises envisageaient en début d’année: 2,6% au lieu des 2% prévus. Cette hausse ne tient pas compte de l’évolution de l’épargne salariale (intéressement et participation), qui accuse une baisse de 5 à 10% entre 2013 et 2014, selon les calculs de Deloitte. L’étude relève « des différences faibles entre les secteurs », même si « les secteurs de l’énergie et de l’assurance se positionnent nettement au-dessus des autres ». La taille des entreprises est en revanche source d’écarts sensibles. Celles de moins de 1.000 salariés ont ainsi offert en 2044 davantage (+2,6%) que les plus grandes (+2%) à leurs salariés non-cadres. Pour les cadres, la différence se creuse (+2,7% et 1,9%). Deloitte a établi ses prévisions sur la base d’un sondage réalisé fin août auprès d’une centaine de sociétés et son enquête sur les rémunérations repose sur un panel de près de 350 entreprises et 750.000 données individuelles.

 

Chômage : une nouvelle augmentation en juillet

Chômage : une nouvelle augmentation en juillet

 

Compte-tenu de l’absence de croissance mécaniquement le chômage va encore augmenter en Juillet. Le slogan de l’inversion est loin, le gouvernement ne peut que le constater. « Il ne faut pas s’attendre à ce que le chômage diminue » : les chiffres de juillet en France, attendus mercredi en plein remaniement gouvernemental, ne seront pas bons, a laissé entendre lundi le ministre du Travail sortant François Rebsamen. « Avec 0 % de croissance depuis le début de l’année, il ne faut pas s’attendre à ce que – malgré les politiques de l’emploi – le chômage diminue », a déclaré sur Europe 1 François Rebsamen, qui était invité à donner « les tendances » pour juillet. Pôle emploi publiera, mercredi, le nombre d’inscrits sur ses listes à la fin du mois de juillet alors que l’exécutif est en pleine zone de turbulences. Manuel Valls a présenté la démission de son gouvernement lundi matin, après que son propre ministre de l’Économie, Arnaud Montebourg, a critiqué la politique économique de l’exécutif. Le président a chargé son Premier ministre de former une nouvelle équipe, qui sera annoncée mardi et au sein de laquelle François Rebsamen « souhaite » conserver son poste. En juin, la série noire du chômage avait continué avec un huitième mois consécutif de hausse et un nouveau record de 3,398 millions demandeurs d’emploi sans activité en métropole. Autre plus haut historique : le nombre de chômeurs ayant eu une petite activité. Ils étaient plus de 5 millions en métropole, 5,34 avec l’outre-mer.

Impôts : les demandes de délais de paiement en augmentation

Impôts : les demandes de délais de paiement en augmentation

 

Ils avaient déjà progressé mais on s’attend à un nouveau bond en 2014 avec les hausses que vont subir 80% des Français. Le nombre de demandes de délai de paiement d’impôts est en effet en hausse constante. Il a progressé de 20% entre 2011 et 2013. Les agents du fisc s’attendent à un nouveau pic cet automne. Selon Les Echos, les premiers avis d’imposition sur les revenus 2013 arrivent actuellement dans les boîtes aux lettres. Les Français vont savoir à quoi s’en tenir après la récente hausse des impôts. D’ailleurs, le plafond du quotient familial est ramené à 1.500 euros cette année. D’après un rapport de la Direction générale des finances publiques, les demandes de délai de paiement d’impôts ont progressé de 20% entre 2011 et 2013. Cet automne, les syndicats de Bercy prévoient une nouvelle hausse, car les foyers sont confrontés à des difficultés liées à la crise.

Télé : augmentation de la redevance et possible création d’une redevance sur les ordis

Télé : augmentation de la redevance et possible création d’une redevance sur les ordis

 

On se demande bien ce qui justifie encore la redevance audiovisuelle avec le développement exponentiel des chaines et des radios. Sans doute une administration pléthorique et une gabegie générale à France télévision qui compte environ 10 000 personnes pour de programmes qui se différencient peu des autres (audimat oblige). Chaque année, le débat revient sur le devant de la scène. La redevance audiovisuelle devrait connaître une nouvelle hausse. Bercy a annoncé, mercredi 9 juillet, la suppression graduelle de la dotation de l’Etat au secteur, qui passera de 292 millions en 2014 à 29 millions en 2017, soit une réduction de 263 millions sur trois ans. Cette décision n’a guère surpris les groupes concernés, au vu des quelque 50 milliards d’euros d’économies sur les dépenses publiques sur trois ans prévues par le gouvernement. Pour compenser la baisse de la dotation, le gouvernement compte sur la hausse mécanique de la redevance, qui est indexée sur l’inflation depuis 2009 et concerne un nombre croissant de foyers. Actuellement de 133 euros, elle devrait augmenter de 2 euros par an, pour suivre la hausse des prix. De plus, le nombre de foyers cotisants, actuellement 26 millions environ, devrait augmenter d’environ 0,8% par an sous l’effet de la progression démographique et des « décohabitations » (séparations, divorces…) Le gouvernement a déjà relevé la redevance de 6 euros en 2013 et 2 euros en 2014.  La dotation, déjà fortement réduite depuis 2012, complétait la redevance dont les recettes (environ 3,5 milliards d’euros) constituent l’essentiel des fonds de l’audiovisuel public (France Télévisions, Radio France, France Médias Monde, INA et Arte). Le financement par la redevance, un impôt qui leur est réservé, protège les groupes audiovisuels des revirements budgétaires et renforce ainsi leur indépendance vis-à-vis de l’Etat, a noté France Télévisions, tout comme le ministère. « Ne pas dépendre de subventions budgétaires mais uniquement d’une taxe affectée est une bonne nouvelle », a commenté Fabrice Lacroix, directeur général des finances du groupe. « Mais l’indexation de la redevance sur l’inflation devait nous assurer des recettes dynamiques. Là, la hausse de la redevance servira à compenser la baisse de la dotation. Et avoir un budget constant sera compliqué, car les charges salariales augmentent et les groupes audiovisuels ont tous des projets de développements à mener », a-t-il souligné, citant le numérique, les projets de développement de France 3 ou encore le chantier de la Maison de la Radio. Autre inquiétude, l’érosion des recettes publicitaires, qui rapportent à France Télévisions et Radio France environ 10 à 15% de leurs revenus mais souffrent d’un marché publicitaire atone.  Bercy a d’ailleurs averti mercredi de la nécessité d’ »un effort de rationalisation des dépenses de fonctionnement », notamment chez France Télévisions. Plusieurs pistes existent pour renforcer les finances du groupe. En juin 2013, son président Rémy Pflimlin avait réclamé de pouvoir remettre quelques spots publicitaires après 20 heures, ce que le gouvernement avait alors refusé. Autre piste pour accroître les ressources de l’audiovisuel public, élargir l’assiette de la redevance à tous les foyers possesseurs d’ordinateurs, une proposition lancée par la ministre l’été dernier, mais restée sans suite pour l’instant. Certains demandent aussi une hausse conséquente de la redevance. C’est le cas de la Société civile des auteurs multimédias (Scam), qui avait plaidé fin 2013 pour une augmentation a minima de trois euros par an pendant trois ans (hors inflation).

 

Tarifs EDF: double augmentation en automne

Tarifs EDF: double augmentation en automne

 

Les tarifs vont subir une double augmentation à l’automne, d’abord au mois 30 euros pour rattraper le « retard » ensuite une hausse de l’ordre de 3% pour préparer l’ « avenir ». Conséquence de l’annulation en avril par le Conseil d’Etat des tarifs 2012/2013 décidés par le gouvernement Ayrault, celui de Manuel Valls prépare un nouvel arrêté impliquant un rattrapage pour la période concernée.  30 euros au moins: voilà ce que les abonnés d’EDF aux tarifs régulés (soit 92% d’entre eux) devraient être amenés à payer en une seule fois à la rentrée, selon Le Parisien/Aujourd’hui en France de ce 4 juillet. La note pourrait atteindre 45 euros pour les clients « non résidentiels », en clair les abonnés professionnels. Ce rattrapage devrait intervenir quelque temps avant la hausse normale des tarifs EDF, cet automne.
 La raison: l’annulation, en avril dernier, par le Conseil d’Etat des tarifs réglementés pour la période d’août 2012 à août 2013. Selon la haute juridiction administrative, le gouvernement Ayrault, au nom de la défense du pouvoir d’achat des Français, avait décidé une hausse des tarifs régulés trop faible, ne permettant pas de couvrir les coûts de production d’EDF comme la loi le prévoit.  Le gouvernement Valls doit donc établir un nouvel arrêté rétroactif pour les tarifs de la période en cause. La décision définitive devrait être connue avant la fin juillet.  Ce n’est pas la première fois que la mésaventure se produit, tant pour les tarifs de l’électricité que ceux du gaz. Le gouvernement envisage d’ailleurs une révision du mode de calcul des tarifs EDF. C’est du moins ce que souhaite Ségolène Royal, la ministre de l’Ecologie, qui doit faire adopter son projet de loi de transition énergétique fin juillet. Le 19 juin, elle avait même ouvert une polémique en annonçant qu’il n’y aurait pas de hausse de 5% des tarifs réglementés en août comme prévu, obligeant Manuel Valls, le lendemain, à rectifier le tir. Le Premier ministre avait alors affirmé qu’il y aurait bien une hausse mais « plus faible que 5% ».

Etat-Unis : pas d’augmentation du salaire minimum

Etats-Unis : pas d’augmentation  du salaire minimum

. Le salaire minimum fédéral est 7,25 dollar de l’heure depuis 2009. Il n’est pas indexé et dépend ainsi à chaque fois d’un vote au Congrès. Barack Obama veut le faire passer à 10,10 dollars. Il lui fallait 60 voix au Sénat, il n’en a eu que 55. Les républicains ont voté contre en s’appuyant sur une étude de la Cour des comptes américaines qui dit qu’une augmentation du salaire minimum conduirait à la disparition de 500.000 emplois.  Barack Obama savait que la mesure ne passerait pas, mais il a tenté un coup politique en prenant le peuple américain à témoin car il sait que, d’après les sondages, une majorité d’Américains sont favorables à une hausse du salaire minimum. Le président américain et les démocrates veulent faire du salaire minimum le centre de leur campagne pour les élections législatives de mi-mandat, qui auront lieu en novembre prochain. Son échec au Sénat, mercredi, est aussi symptomatique d’une tendance plus lourde dans la vie politique américaine: le pouvoir se déplace de plus en plus de Washington, capitale paralysée, vers les états. Depuis un an, 10 états ont ainsi augmenté leur propre salaire minimum.

 

Tarif électricité : il y aura « seulement 5%»d’augmentation en Août (Ségolène)

Tarif électricité : il y aura « seulement 5%»d’augmentation en Août (Ségolène)

Le jeu de chat  et de la souris continue entre le gouvernement et le Conseil d’Etat concernant les tarifs d’électricité. Résumons : le gouvernement limite les hausses tarifaires, ensuite le Conseil d’Etat juge illégale cette limitation, enfin le gouvernement se plie à la décsion du Conseil d’Eat. Un petit jeu qui dure depuis un moment. ; Pour sortir de cette hypocrisie, il faudrait évidemment changer la loi qui définit la réglementation en matière de fixation des trafics réglementés d’EDF. La ministre de l’Écologie, Ségolène Royal, en tout cas  a promis mardi 15 avril qu’il n’y aurait « pas d’augmentation » des tarifs EDF d’ici au mois d’août malgré la décision du Conseil d’État contraignant le gouvernement à faire payer une facture d’électricité rétroactive à la plupart des foyers français. « Mon souci, c’est que cette parole du gouvernement soit respectée et que, lorsque les Français vont payer leur facture cette année, en 2014, il n’y ait pas de coût supplémentaire par rapport à ce qui avait été promis », a expliqué la ministre sur la radio RMC.  « Et donc je vais trouver une solution (…) de bon sens, concrète, conforme aux textes et aux règles pour qu’il n’y ait pas d’augmentation sur cette période entre aujourd’hui et le mois d’août ». La plus haute juridiction administrative, qui avait déjà pris plusieurs décisions similaires pour le gaz, a retoqué les tarifs réglementés d’électricité d’EDF pour les particuliers, pour la période allant de fin juillet 2012 à fin juillet 2013. En juillet 2012, le gouvernement de Jean-Marc Ayrault avait limité à 2% l’augmentation de ces tarifs, alors même que la Commission de régulation de l’énergie avait calculé qu’une hausse de 5,7% était nécessaire. La facture rétroactive moyenne devrait osciller entre 20 euros et 40 euros selon le critère retenu concernant la hausse nécessaire des tarifs pour les particuliers en 2012, hausse à laquelle s’oppose donc la ministre de l’Ecologie et de l’Energie.  »Ce que je veux comprendre c’est pourquoi il y a un tel écart entre les critères qui sont donnés pour fixer le prix de l’énergie et la volonté politique, qui, elle, doit l’emporter pour arrêter une politique énergétique », a-t-elle ainsi déclaré.  »La volonté politique doit l’emporter, sinon à quoi servent les ministres, à quoi sert un gouvernement ? » « C’est bien pour faire en sorte qu’il y ait du bon sens, de la justice, et de la protection des consommateurs à un moment où le pouvoir d’achat est en berne », a indiqué Royal, rappelant que 28 millions de Français sont concernés par ce rattrapage éventuel.  »Actuellement je suis en train de comprendre les mécanismes complexes de fixation du prix de l’énergie, ensuite nous en discuterons avec le ministre de l’Economie (…) et nous irons demander un arbitrage au Premier ministre parce que ce sont des sujets considérables », L’ancienne candidate socialiste à l’élection présidentielle de 2007 a confirmé par ailleurs que la hausse prévue en août de 5% des tarifs d’EDF pour les particuliers serait, elle, bien appliquée.

 

Retraites: pas d’augmentation

Retraites: pas d’augmentation

Traditionnellement, leurs pensions sont revalorisées le 1er avril. Mais cette année, aussi bien les retraites du régime de base que les complémentaires n’augmenteront pas en raison de mesures prises pour freiner les dérapages des comptes. Explications.  C’est l’une des mesures de la réforme des retraites. Les pensions du régime général devront attendre le 1er octobre 2014 pour être revalorisées. Auparavant la date était fixée au 1er avril. Concrètement, cela revient à geler les pensions pendant une période de six mois pour 15 millions de retraités. Cette mesure doit permettre, selon les prévisions du gouvernement, 600 millions d’euros d’économies en 2014, 1,4 milliard à partir de 2020, 1,7 milliard à partir de 2030 et 2 milliards dès 2040. “L’effort demandé aux pensionnés est indéniable, mais limité dans le temps et dans ses effets”, plaidait l’exécutif dans l’étude d’impact qui accompagnait le projet de loi portant la réforme des retraites.  L’année dernière, les partenaires sociaux s’étaient mis d’accord pour adopter des mesures de redressement des comptes des régimes de retraites complémentaires (Agirc et Arrco), dont bénéficient près de 12 millions de personnes.  Il a ainsi été décidé que ces pensions augmenteront moins que l’inflation, à raison d’un point de moins. En conséquence, la revalorisation de ces retraites est calculée en se basant sur la prévision d’inflation pour 2014, diminuée de 1%. Mais elle tient aussi compte du chiffre de 2013, pour corriger les écarts avec la prévision de cette dernière année. Au final, comme l’inflation pour 2014 est prévue à 1,3% et que celle de 2013 a été largement plus faible qu’anticipée, les retraites complémentaires n’augmenteront pas ce 1er avril. Les conseils d’administration de l’Arrco et l’Agirc ont respecté les règles de calcul, et ont décidé de geler le montant de ces pensions.

 

Forte augmentation de impôts locaux après les municipales

Forte augmentation de impôts locaux après les municipales

Trois raisons qui vont provoquer une forte augmentation des impôts locaux, d’abord la réduction des dotations aux collectivités du fait des 50 milliards à économiser sur le budget de l’Etat, ensuite la révision des taxes d’habitation enfin le fait que les impôts locaux ont été volontairement bloqués en 2014 pou cause délections. Il faut rappeler que les impôts locaux représentent la plus lourde charge fiscale directe pour nombre de français (en moyenne 1000 euros pour l’impôt foncier et 1000 euros pour la taxe d’habitation°.  Les impôts locaux rapportent 80 milliards par an  dont :
> Taxe d’habitation: 21 milliards
> Fonciers bâti et non bâti: 29 milliards
>Taxe d’enlèvement des ordures ménagères: 6 milliards
> Contribution économique territoriale (ex-taxe professionnelle): 23 milliards

Après le second tour des élections municipales dimanche 30 mars, les candidats reconduits ou les nouveaux élus vont donc se mettre au travail.  L’une de leur première tâche va être de chercher les ressources pour réaliser leurs promesses électorales. Les budgets que vont préparer les maires contiendront donc des hausses des impôts locaux, au premier rang desquels la taxe d’habitation. C’est en effet une constante de la vie politique locale: au lendemain des élections, on augmente les impôts pour pouvoir les stabiliser en fin de mandat tout en inaugurant les équipements financés par ces taxes.  Ainsi en 2009, un an après les dernières Municipales, les taux avaient progressé en moyenne de 5,1% dans les villes. Ils avaient ensuite augmenté de 2,8% en 2010, pour devenir plus sages en 2011 (+0,9%), et 2012 (+0,2%). Et l’an dernier, la progression n’a été que de 0,1%.  Pour 2015, les maires vont donc manier à nouveau le levier fiscal. Certains comme le PS Gérard Collomb à Lyon, qui a toutes les chances d’être réélu, n’a pas eu peur d’annoncer la couleur ces derniers jours en fixant la hausse des taux à 5%. Mais beaucoup d’élus sont restés dans le flou pour ne pas braquer leurs électeurs.  D’autant que cette fois, la conjoncture n’est pas la même que les fois précédentes. Dans le cadre de son programme de 50 milliards d’euros d’économies budgétaires, l’exécutif compte faire participer les collectivités locales. Les dotations d’Etat, déjà bloquées depuis 2010, devraient être réduites de près de 10 milliards d’euros d’ici 2017, soit une baisse de plus de 3 milliards par an.  Autre sujet d’inquiétude pour les contribuables locaux: la réforme de la taxe d’habitation (TH). En septembre, le gouvernement a lancé dans la discrétion le chantier de la révision des valeurs locatives qui servent à calculer cette taxe de même que la taxe foncière pour les propriétaires. Un chantier qui pourrait déboucher dès 2015. Ces valeurs datent de 1970 et sont aujourd’hui totalement déconnectées de la réalité économique. La révision des 46 millions de bases locatives devrait permettre de rapprocher la valeur réelle et la valeur fiscale d’un bien. Mais cela entraînerait de nombreux transferts de charges, les locataires de logements sociaux ou modestes devant payer moins alors que ceux qui occupent des biens anciens (réputés sans confort) seraient plus lourdement taxés. La révision des bases n’est pas la seule piste de réforme. Beaucoup d’élus socialistes souhaitent que le calcul de la taxe d’habitation prenne en compte à l’avenir les revenus des occupants des logements. Ce qui reviendrait en fait à instaurer un second impôt sur le revenu, mais local celui-ci.

 

Déficit budget ; stable en janvier grâce à l’augmentation de l’impôt sur le revenu

Déficit budget ; stable en janvier grâce à l’augmentation de  l’impôt sur le revenu

 

 

Le déficit du budget de l’Etat français s’est légèrement contracté à 12,7 milliards d’euros en janvier, contre 12,8 milliards pour le même mois de 2013, selon les données publiées vendredi par le ministère du Budget. Dans un communiqué, le ministère indique que ce montant inclut 1,3 milliard d’euros de décaissement au titre du nouveau programme « d’investissement d’avenir ». Au 31 janvier, les dépenses (budget général et prélèvements sur recettes) atteignent 32,6 milliards d’euros, contre 32,1 milliards un an plus tôt. Elles sont donc en retrait de 0,8 milliard hors investissement d’avenir.  Les recettes s’élèvent dans le même temps à 23,2 milliards, contre 21,9 milliards en janvier 2013. Les seules recettes fiscales nettes augmentent de 5,4% grâce à un bond de 18% des rentrées d’impôt sur le revenu alors que celles d’impôt sur les sociétés ont reculé de 18,9%. Les recettes de TVA, dont les taux ont augmenté au 1er janvier, progressent de 2,9% à 14,8 milliards. Le ministère du Budget souligne que l’évolution positive des recettes est « encore peu significative en ce tout début de gestion » alors que celle des dépenses est conforme, selon lui, aux prévisions de la loi de finances. Celle-ci prévoit un déficit de 82,6 milliards d’euros, y compris 11 milliards au titre des investissements d’avenir, contre 74,9 milliards en 2013.

 

Croissance Zone euro : forte augmentation sauf en France

Croissance Zone euro : forte augmentation sauf en France

 

Croissance partout en zone euro en janvier sauf en France (où cependant la contraction est moins forte) Le secteur manufacturier de la zone euro a enregistré en janvier sa plus forte croissance depuis mai 2011 avec un indice PMI qui a atteint 54,0 contre 52,7 en décembre, selon les résultats définitifs de l’enquête Markit publiés lundi. Dépassant légèrement la première estimation (53,9) annoncée le 23 janvier, l’indice PMI progresse pour le quatrième mois consécutif et s’éloigne encore un peu plus de la barre de 50 qui marque la frontière entre contraction et croissance. « Le renforcement de la croissance manufacturière résulte des fortes expansions de la production, du volume des nouvelles commandes et des nouvelles commandes à l’export, ces trois variables affichant leur plus fort taux d’expansion depuis avril 2011″, précise Markit dans un communiqué. « Le niveau actuel de l’indice de la production est conforme à une croissance trimestrielle d’au moins 1% », ajoute la société d’études. En Allemagne, l’indice PMI manufacturier a atteint 56,5 en janvier, témoignant de la plus forte croissance du secteur depuis mai 2011, selon les résultats définitifs de l’enquête Markit publiés lundi. En version flash, l’indice avait été annoncé à 56,3, contre 54,3 en décembre. « Le secteur manufacturier est passé à la vitesse supérieure au début 2014, commente Oliver Kolodseike, économiste chez Markit. « La forte hausse des entrées de commandes a été soutenue par un raffermissement de la demande à la fois en Allemagne et à l’étranger, notamment en Asie et aux Etats-Unis. » Le sous-indice mesurant les entrées de commandes à l’export a progressé pour le troisième mois consécutif pour atteindre un pic de 33 mois. S’agissant de la France, la contraction de l’activité dans le secteur manufacturier a nettement ralenti en janvier, selon les résultats définitifs de l’enquête PMI publiés lundi par Markit. L’indice global du secteur ressort à 49,3, au plus haut depuis le mois de septembre, et se rapproche de la barre des 50 qui sépare contraction et croissance. En première estimation, il avait été annoncé à 48,8 le 23 janvier, contre 47,0 en décembre. Selon Markit, le volume des nouvelles commandes reçues par les industriels a augmenté avec une croissance de celles en provenance de l’étranger pour la première fois en trois mois. « Bien que la reprise reste évasive, il est à espérer que le nouveau programme de réformes lancé par le président Hollande se traduise par un électrochoc pour le climat des affaires et provoque un retour de la croissance », estime Jack Kennedy, économiste de Markit, cité dans un communiqué. Les enquêtes de Markit sur le climat des affaires dans le secteur manufacturier ont été au cours des derniers mois plus pessimistes que celles de l’Insee ou de la Banque de France. Au Royaume-Uni, la croissance du secteur manufacturier a légèrement décéléré en janvier, tout en restant à des niveaux élevés, et le premier mois de l’année a surtout été marqué par un bond des entrées de commandes à l’export, selon l’enquête mensuelle de Markit. L’indice PMI manufacturier s’est tassé à 56,7 contre 57,2 en décembre, chiffre révisé à la baisse, et alors que les économistes l’attendaient en moyenne à 57,0. Il retombe ainsi à son plus bas niveau depuis trois mois mais reste très au-dessus de sa moyenne historique à 51,3. « Le rythme d’expansion de la production a légèrement ralenti depuis quelques mois mais la croissance reste l’une des plus élevées depuis les débuts de l’enquête il y a 22 ans », a commenté Rob Dobson, économiste chez Markit. Si le marché intérieur est resté le principal pilier de l’économie, les commandes à l’exportation ont atteint leur meilleur niveau depuis février 2011 avec un sous-indice à 57,5. L’emploi, de son côté, a progressé pour le neuvième mois d’affilée mais à un rythme légèrement ralenti. L’industrie représente environ 10% du PIB britannique.

 

Cigarettes : augmentation de 20 centimes en janvier

Cigarettes : augmentation de 20 centimes en janvier

 

 

Le paquet de cigarettes va augmenter de 20 centimes en janvier prochain. Cette hausse sera la troisième en 15 mois, après une augmentation de 40 centimes en octobre 2012, puis de 20 centimes en juillet dernier. Le paquet de la marque la plus vendue en France passera de 6,80 à 7 euros le 6 janvier prochain, croit savoir Le Figaro.  20 centimes. Telle sera l’augmentation du prix des cigarettes début 2014, à en croire une information du Figaro. Le site internet du quotidien, qui ne cite pas ses sources, indique que les cigarettiers ont envoyé leurs prix à l’administration des Douanes. La liste des nouveaux tarifs paraîtra au Journal officiel dans les jours qui viennent, pour entrer en vigueur le lundi 6 janvier. Les cigarettiers se sont tous alignés sur une augmentation de 20 centimes par paquet quelle que soit la marque, poursuit le quotidien. Le paquet de la marque la plus vendue passera ainsi de 6,80 euros à 7 euros. Les cigarettes les moins chères seront à 6,50 euros. A la base, Bercy et certains fabricants avaient d’abord envisagé une augmentation de 30 à 40 centimes. Mais « le gouvernement a finalement incité les industriels du tabac à limiter la hausse de leurs tarifs« , commente le journal. 40 centimes de plus, c’était d’ailleurs le souhait de la plupart des cigarettiers, sauf de la marque la plus vendue de France. Celle-ci serait ainsi la grande gagnante de cette hausse, selon le quotidien. Tout comme les buralistes, qui avaient publiquement souhaité une hausse limitée à 20 centimes dans un marché en baisse de 9% en volume depuis le début de l’année. Reste que cette hausse sera la troisième en 15 mois, après une augmentation de 40 centimes en octobre 2012, puis de 20 centimes en juillet dernier.

 

Impôts : augmentation des demandes de délais de paiement

Impôts : augmentation des demandes de délais de paiement

 

Depuis quelques années, de plus en plus de Français ont du mal à payer leurs impôts du fait de la crise. Une tendance qui semble s’accélérer cette année. Les demandes d’étalement de paiement de l’impôt sur le revenu (IR) et de la taxe d’habitation (TH) ont en effet bondi de 15 à 20 % dans de nombreux départements, avec des pointes à plus de 30 %, estime Vincent Drezet, le secrétaire général de Solidaires-finances publiques, premier syndicat de l’administration fiscale. Partout des contribuables désemparés affluent vers leur centre des impôts, souvent débordé. Le mouvement a commencé le 15 septembre, date limite de règlement de l’impôt sur le revenu, et a continué avec les échéances de la taxe foncière (15 octobre) et de la TH (15 novembre). Il devrait se poursuivre jusqu’au 15 décembre, dernière échéance pour certains rappels. Les victimes? Des personnes frappées par la crise qui ne peuvent plus faire face, notamment des chômeurs ou des petits commerçants touchés par des baisses de revenus. Mais pas seulement. Tous les centres des impôts contactés par Le Figaro reconnaissent être submergés de demandes de particuliers devenus, souvent à leur plus grande surprise, imposables cette année et surtout qui ne l’avaient pas anticipé. L’une des raisons tient au gel du barème de l’IR, décidé en 2011 par le gouvernement Fillon et prolongé par l’actuel en 2012 – il a été supprimé dans le budget 2014.

Chômage : augmentation en octobre

Chômage : augmentation  en octobre

Avec les mêmes chiffres, les titres varient: augmentation ou diminution ! En fait globalement le chômage augmente de 0.8% en octobre mais le gouvernement va centrer sa com.sur  la seule catégorie A. François Hollande aura finalement bien fait de jeter le trouble sur l’inversion de la courbe du chômage ce jeudi matin. Le président de la République avait dit qu’il prendrait « tout le temps nécessaire«  pour arriver à cette inversion. Les chiffres du mois d’octobre lui donnent finalement vite raison : -0,6% demandeurs d’emplois de catégorie A par rapport à septembre. C’est la première fois que le taux baisse depuis avril 2011 (à part le bug SFR d’août). « L’inversion de la courbe du chômage se dessine » (ministère du Travail) Le nombre de demandeurs d’emplois en catégorie A s’établit en octobre à 3.275.000 en France. C’est 0,6% de moins par rapport à septembre, soit -20.500 personnes. En septembre, il avait augmenté de 1,9% et 6% sur un an. Si le chômage baisse dans la catégorie de référence, la catégorie A, c’est que le chômage des jeunes baisse, comme le souligne le communiqué du ministère du Travail : -2,3% au mois d’octobre, -4.5% au total depuis avril, « le signe de l’amélioration du marché du travail, et le résultat de la politique déterminée du gouvernement en faveur de l’emploi des jeunes« .  Depuis le mois d’avril, 25.000 jeunes ont retrouvé un emploi, notamment grâce aux emplois aidés, financés par l’Etat. 85.000 emplois d’avenir ont par exemple été crées. Ils s’adressent aux moins de 25 ans très peu qualifiés. Les chiffres d’octobre concernant les chômeurs qui travaillent un peu sont en revanche inquiétants. Les demandeurs d’emplois de la catégorie B sont 1.607.800, soit 3,7% de plus qu’en septembre (+8,7% sur un an), et ceux de la catégorie C augmentent de 4,0% (+8,5% sur un an). Si on prend l’ensemble des catégories A, B et C, le nombre de chômeurs augmente de 0,8% en octobre.

L’électricité : augmentation des tarifs 2,3%

 

L’électricité : augmentation de 2,3%

Encore une taxe en plus, celle de la contribution publique au service de l’électricité qui s’ajoute évidement aux augmentations « nécessaires » pour EDF ou encore justifiées par la contribution climat énergie ( taxe à venir) . L’ingénierie fiscale est sans limite ! Selon une source citée par l’AFP, les tarifs de l’électricité pourraient subir une hausse de 2,3% au début de l’année prochaine, si une taxe, la CSPE, augmente de 3 euros du megawattheure. Une option qui a les faveurs du gouvernement. La facture d’électricité risque d’être un peu plus salée à compter du 1er janvier prochain. Selon une source proche du dossier, les tarifs pourraient progresser de 2,3%, « soit entre 15 et 20 euros par an », précise-t-elle.En cause: la possible augmentation d’une taxe, la CSPE (Contribution au service public de l’électricité) qui pourrait augmenter de 3 euros du mégawattheure. C’est en tout cas l’hypothèse qui a les faveurs du gouvernement.Cette taxe en question sert à couvrir les charges des missions de service public d’EDF, dont celles liées au rachat à un prix bonifié de l’électricité d’origine renouvelable, ainsi que les tarifs sociaux. La CSPE passerait ainsi de 13,5 euros du mégawattheure à 16,5 euros, alors que la Commission de régulation de l’énergie a préconisé en octobre une hausse de 9 euros pour atteindre 22,5 euros le mégawattheure.Mais le gouvernement, qui a le dernier mot sur le sujet, préférerait limiter la hausse à 3 euros « pour préserver le pouvoir d’achat » des Français.Les tarifs réglementés de l’électricité (hors taxes, dont la CSPE) appliqués par EDF avaient déjà augmenté de 5% le 1er août dernier, et doivent à nouveau augmenter de 5% à l’été 2014.

Augmentation du carburant à la place de l’écotaxe ?

Augmentation du carburant à la place de l’écotaxe ?

 

Il est vraisemblable que l’écotaxe ne sera mise en œuvre de sitôt ; dès lors on va sans doute remplacer cette fiscalité par une augmentation du carburant pour financer les grands travaux.  Ce qui en passant va toucher tous les utilisateurs de véhicules et évitera accessoirement de donner 250 millions par an à une société privée comme Ecomouv’. Comment l’État va-t-il en effet financer la fin du chantier du TGV Est pour relier Paris à Strasbourg ? Alors que la suspension de l’écotaxe tronque le budget des transports, le chantier nécessite encore un tunnel à aménager sous les Vosges. Même problématique pour le financement de la ligne à grande vitesse pour Bordeaux, ou encore la deux fois deux voies qui doit traverser la Bretagne entre Montauban et Châteaulin. L’État avait prévu d’y consacrer 100 millions d’euros. La question se pose également pour cette route transversale qui doit aller de Bordeaux à Strasbourg en passant par le Massif Central. Parce qu’elle accueille beaucoup de poids lourds, cette route est particulièrement dangereuse et en Saône-et-Loire, les habitants de l’Allier attendent toujours que celle-ci soit sécurisée.  Avec la suspension de l’écotaxe, ce sont aussi les projets d’aménagements des nœuds ferroviaires qui se trouvent menacés. Les gares St Lazare et de Lyon étaient concernées à Paris et l’écotaxe devait représenter 1/3 des dépenses liées à ces aménagements. Le ministre des Transports Frédéric Cuvillier a fait ses calculs : suspendre l’écotaxe va supposer abandonner ou repousser certains projets. Autre solution : demander un effort d’économies aux autres ministères. Ou encore augmenter la taxe sur les carburants, de 3 ou 4 centimes le litre sur le gasoil ou l’essence.

PME : augmentation des faillites de 20% en un an.

PME : augmentation des faillites de  20% en un an.

Les Français sont plus sourcilleux sur les dépenses jugées moins indispensables. Et les premières victimes de cette baisse de la consommation sont les PME. C’est le résultat d’une enquête de l’institut Altarès, spécialisé dans l’information sur les entreprises, sur les défaillances et sauvegardes d’entreprises en France, publiée en octobre.   Le nombre de PME à avoir mis la clef sous la porte a bondi de 20% en un an. Les commerces et métiers de service sont particulièrement touchés, notamment dans les sociétés de moins de 10 salariés (TPE), qui paient un lourd tribut : elles représentent 90% des entreprises concernées.   »Les rendez-vous sont plus espacés », déplore sur RTL Marie, une esthéticienne. Venir dans son salon « n’est plus la priorité » pour ses clients. « A la rentrée dernière, on était bien partis. Là, c’est plus dur », confie-t-elle. Avec une baisse de ses revenus et une augmentation de ses charges, Marie ne parvient même plus à se dégager un salaire. Une situation qui ne peut être que provisoire.

« Pause fiscale » : augmentation du carburant en 2015 et 2016

« Pause fiscale » : augmentation du carburant en 2015 et 2016

La pause fiscale qui devait avoir lieu en 2014, reportée en 2015 se traduira cependant par des augmentations des taxes sur le carburant, au nom de l’écologie bien sûr. Il s’agit sans doute du revers de la médaille. Si le gouvernement a bien entamé le processus pour « verdir » la fiscalité, les conséquences pour les ménages devraient s’avérer douloureuses.  Notamment les prix à la pompe payés par les automobilistes augmenteront bien, comme le précise le rapport général sur le projet de loi de finances 2014, publié samedi 12 octobre et rédigé par Christian Eckert (PS). Certes, comme promis, l’impact de la « composante carbone » n’alourdira pas la fiscalité dès 2014. En 2015, en revanche, le rapport  montre que le taux de taxe intérieure de consommation (TIC) sera relevé de 2,40 centimes par litre. En prenant en compte la TVA, la facture s’élèvera à 3 centimes de plus par litre d’essence ou de gazole. Pour un plein de 50 litres, la hausse se chiffrera donc à hauteur de 1,30 euro pour l’essence, et 1,45 euro pour le diesel. En 2016, le rapport prévoit également une augmentation du même ordre. Seule nouveauté, l’écart entre l’essence et le gazole se réduira un peu. Le taux de TIC augmentera en effet de 1,71 euro par litre pour la première, quand une hausse de 1,99 centime s’appliquera au second. Au total, le taux de Taxe intérieure de consommation augmentera de 5,7% entre 2013 et 2016 en ce qui concerne l’essence, et de 9,3% pour le gazole.

 

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