Archive pour le Tag 'augmentation'

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Créations d’entreprises : augmentation surtout grâce aux autoentrepreneurs

Créations d’entreprises : augmentation surtout grâce aux autoentrepreneurs

 

 

Curieux, c’est au moment où la conjoncture se dégrade qu’on constate en août une augmentation des créations d’entreprises de près de 5 %. En réalité ces créations progressent surtout grâce aux autos entrepreneurs. elles ont augmenté de 4,8% en août, alors qu’elles avaient reculé de 3,4% en juillet. On note même un rebond du côté des micro-entreprises. Quant aux créations d’entreprises classiques, elles ont enregistré sur un mois une hausse de 3,1%, après un recul de 3,7% le mois précédent. Les immatriculations de micro-entrepreneurs, qui avaient baissé de 2,9% en juillet, ont pour leur part grimpé de 7%. Sur les trois derniers mois, l’Insee fait état d’une dynamique particulièrement positive dans le secteur des transports et de l’entreposage, où près de 7 500 entreprises ont été créées. Qui oublie de préciser le taux énorme de défaillances dans le transport ou nombreux de salariés sont transformés en auto entrepreneur pour assurer la livraison de colis sur le dernier kilomètre. Le succès des auto entrepreneur dont se félicite souvent et malheureusement une fiction. En effet seulement 23 % encore actifs après cinq ans et un chiffre d’affaires d’une moyenne de l’ordre de 10 000 €, des chiffres qui interrogent évidemment sur la pérennité voire l’intérêt de ce régime juridique Renommé régime du micro-entrepreneur fin 2014.  Le régime d’auto-entrepreneur aide à la création d’entreprises. En 2010, il représentait 80% des nouvelles entreprises individuelles. Chiffre qui a chuté à 61% en 2016. Sur un panel de 100 autoentrepreneurs immatriculés au premier semestre 2010, 38 n’ont jamais été actifs. En d’autres termes, ils n’ont pas déclaré de chiffre d’affaires positifs à l’Acoss (Agence Centrale des Organismes de Sécurité Sociale) dans les huit trimestres qui ont suivi leur immatriculation. Ainsi, 62 ont démarré une activité économique en déclarant un chiffre d’affaires, mais 39 d’entre eux ont cessé dans les cinq ans. Les entreprises des autoentrepreneurs depuis 2010 ont donc une pérennité à cinq ans bien plus faibles que celle des entreprises classiques (60%).  En 2014, le chiffre d’affaires annuel moyen des autoentrepreneurs toujours actifs était de 10.200 euros, en baisse de 400 euros par rapport à 2012. Le secteur le plus rémunérateur est celui de l’hébergement-restauration avec, en moyenne, 14.300 euros de chiffre d’affaires annuels. Enfin, seulement 3% des autoentrepreneurs hors commerce déclarent un chiffre d’affaires supérieur au seuil de 32.900 euros, contre 56% des entrepreneurs classiques. Malgré quelques formalités allégées au moment de la création d’entreprises et un mode de calcul simplifié pour les cotisations sociales et l’impôt sur le revenu, le statut d’auto-entrepreneur offre une pérennité bien plus faible que le statut d’entrepreneur classique, ainsi que des revenus bien moins élevés.

Venezuela : augmentation du salaire minimum à 180 millions par mois !

Venezuela : augmentation du salaire minimum à 180 millions par mois !

Un salaire minimum porté à 180 millions de bolivars, en fait une augmentation très théorique car tout dépendra d’une inflation complètement démentielle. Par exemple cette année autour d’un million en pourcentage. L’ancienne monnaie permettait aux détenteurs d’un salaire minimum d’acheter au mieux 1 kg de viande par mois. L’augmentation du salaire minimum est très sensible, le salaire minimum a été plié par environ 34 (28 $ au lieu de 1 dollar sur le marché noir). Le problème c’est qu’on ne connaît pas l’ampleur de l’inflation ni même qui paiera cette augmentation car l’État s’est engagé à payer lui-même une partie de ce salaire minimum. Bref une sorte de fuite en avant qui pourrait conduire à la banqueroute financière et à une crise sociale voire politique dramatique.

 

Gaz: augmentation de 7,45% au 1er juillet

Gaz: augmentation de 7,45% au 1er juillet

 

Pas vraiment étonnant que la consommation s’essouffle avec la croissance car les hausses de dépenses contraintes ne cessent de progresser. Après le carburant, c’est le tour des tarifs réglementés du gaz. Les tarifs réglementés de vente du gaz appliqués par Engie à moins de 5 millions de clients vont augmenter de 7,45% en moyenne au 1er juillet, reflétant une hausse des cours sur les marchés, a annoncé vendredi le gouvernement. Ils progresseront de « 7,45% TTC pour un client moyen chauffé au gaz », a indiqué à l’AFP le ministère de la Transition écologique et solidaire.

Agriculture : augmentation de 1%….. des revenus de misère

Agriculture : augmentation de 1%….. des revenus de misère

La MSA annonce une augmentation moyenne 1  % en 2016 mais sur des revenus de misère puisque 20% des agriculteurs ne parviennent pas à se verser uen rémunération et que 30% touchent seulement 350 euros par mois. En les disparités sont grandes selon les secteurs avec des revenus annuels de l’ordre de 10 000 euros pour les éleveurs de porcs et de 50 000 pour les viticulteurs.  Tous les secteurs profitent de cette petite embellie de 2016 embellie, hormis le secteur céréalier, victime d’une moisson catastrophique et de cours mondiaux déprimés, qui ont entraîné une chute de leurs revenus (-20,8%). Dans l’élevage en hors-sol (industriel), les revenus professionnels de 2016 augmentent fortement (+ 41,9%), et dans l’élevage laitier, la progression atteint 1,2%, selon la MSA.  Ces secteurs se redressent après des évolutions de revenus très négatives en 2015 (-11,7% pour la filière hors-sol et – 30,7 % pour la filière laitière).  Dans l’élevage à finalité viande, et en viticulture, les revenus professionnels sont à nouveau en hausse. La progression s’élève à 24,8% dans la filière viande et 1,7% dans la viticulture.
Dans le secteur des céréales et des cultures industrielles, le recul de 2016 fait suite à une baisse encore plus importante en 2015 (-21,5%). Parmi les chefs d’exploitations imposés sur leur revenu réel (et pas au forfait), 19,2% ont des revenus 2016 déficitaires et 20,1% ont un revenu positif qui n’excède pas 4.315 euros par an, soit 360 euros par mois. Les grandes cultures (céréales, oléagineux) concentrent un peu plus de 30% des déficits, 18,4% en polyculture associée à de l’élevage et 16,3 % dans l’élevage laitier. Cependant, « les grandes cultures et la polyculture-élevage, qui concentrent le plus grand nombre de déficits et le plus grand nombre de chefs (d’exploitation) en déficit, sont aussi les filières (avec la viticulture) qui comptent le plus de chefs avec des revenus professionnels parmi les plus élevés », précise la MSA, qui souligne de « profondes disparités ».

 

Autoroutes : profit en hausse garce à l’augmentation des péages

Autoroutes : profit en hausse garce à l’augmentation des péages

 

Grâce aux petits arrangements entre l’Etat et les sociétés d’autoroutes, (augmentation des péages contre travaux),  en 2018, les péages augmenteront de 1,03 à 2,04%. Un renchérissement modulé suivant les réseaux. Notons que dans le même temps les profits des sociétés d’autoroutes augmentent  considérablement. Ainsi Vinci,  le principal concessionnaire,  voit ses bénéfices augmenter de près de 30 % et ses dividendes de près de 90 % ! L’augmentation la plus élevée (2,04%) concerne Area qui exploite des autoroutes en Rhône-Alpes. La hausse sera plus limitée, par exemple, chez SAPN (+ 1,39%) qui gère notamment l’A 13 qui relie Paris à la Normandie.  L’Etat a vendu des bijoux de famille qui rapportent gros aux sociétés concessionnaires. Preuve, les profits ont augmenté de 25 % en 2016 et les dividendes de 41 %. Tout cela grâce aux petits arrangements avec l’État pour prolonger  la durée des concessions, modifier l’amortissement et permettre l’augmentation des tarifs. Exemple Vinci réseau concessionnaire avec ASF, Cofiroute, Escota et Arcour affiche des bénéfices en hausse sur un an de 28,5% (1,75 milliard d’euros) et des dividendes en progression de 88,5% (près de 4 milliards d’euros), souligne le magazine Autoplus. Cette forte croissance s’explique notamment par le versement en une seule année, par Cofiroute, d’un dividende élevé correspondant à une trésorerie thésaurisée lors des deux exercices précédents.  « Comment les bénéfices du secteur autoroutier ont-ils pu progresser de 25%. En moyenne alors que les péages, qui constituent 97% des rentrées d’argent, n’ont augmenté en 2016 que de 1,2%? » S’interroge la revue automobile alors qu’une nouvelle hausse des tarifs s’appliquera au 1er février 2018. Une partie de la réponse tient à la hausse du trafic en 2016 (+3,3%), plus dynamique pour les poids lourds (+4,2%) que pour les voitures (+3,2%) et par les baisses des charges de personnels due à l’automatisation des péages. De plus, « les frais financiers des autoroutes liés aux intérêts diminuent au fil du temps comme pour l’emprunt immobilier d’une particulier » explique Pascal Pennec, rédacteur en chef adjoint d’Autoplus, sur l’antenne de RMC. Pour les particuliers, les hausses de tarifs ne vont pas diminuer, au contraire. « À partir de 2019, des augmentations de péages sont directement liées aux engagements de travaux signés en 2016 par les sociétés concessionnaires avec l’État dans le cadre d’un plan autoroutier » souligne Autoplus.

 

Smic : les experts condamnent l’augmentation mensuelle de 11 euros !!!

Smic : les experts condamnent l‘augmentation mensuelle de 11 euros !!!

 

 

début 2017, le SMIC a été augmenté d’environ 11 € ; une progression excessive d’après un groupe d’experts régulièrement consultés par les gouvernements. Des experts qui sans doute ignorent des conditions concrètes d’un smicard qui touche un salaire d’un peu plus de 1100 € nets par mois. Pourtant ces spécialistes estiment que le niveau du SMIC est en corrélation avec la hausse du chômage. Certes le SMIC constitue une référence dans nombre de branches et mécaniquement provoque des réajustements salariaux. Ceci étant ce n’est sans doute pas 10 € par mois qui peuvent être responsables du manque de compétitivité de l’économie française. Un manque de compétitivité indiscutable comme en témoigne à nouveau le déficit de la balance commerciale qui atteindra de l’ordre de 50 milliards en 2017 tandis que l’Allemagne enregistre, elle,  un excédent de 250 milliards. D’autres facteurs que ces fameux 10 € sans doute à prendre en compte notamment le manque d’innovation, la faiblesse de la recherche et le trop faible poids d’entreprise de taille intermédiaire. On devrait s’interroger sur les 35 heures  qui d’un coup ont  désorganisé les entreprises.  Enfin ce qui handicape le plus d’économies françaises c’est sans doute à la fois le prélèvement obligatoire et le niveau de dépenses publiques par rapport au PIB. Le fameux comité d’expert cependant  préconise aujourd’hui de revoir le calcul du Smic et de ne plus l’indexer annuellement selon l’inflation et le pouvoir d’achat des ménages. Le 1er janvier, le Smic est augmenté, automatiquement, selon ces données, revalorisation auxquelles peut éventuellement s’ajouter un “coup de pouce” supplémentaire, décidé par le gouvernement. Début 2017, le Smic avait ainsi été augmenté de 0,93%, atteignant 1.480,27 euros brut mensuels. Si les experts prônent une telle réforme du salaire minimum, c’est qu’ils jugent que les modalités actuelles du Smic sont inefficaces pour réduire le chômage et lutter contre la pauvreté

 

COP21 : déjà obsolète avec l’augmentation du CO2

COP21 : déjà obsolète avec l’augmentation du CO2

Cop 21, Cop 22 hier Cop 23, de grandes promesses mais peu de résultats. Certes ces grandes réunions internationales ne sont sans doute pas inutiles pour la prise de conscience des conséquences du réchauffement climatique mais force est de constater que les décisions constituent souvent uniquement des déclarations d’intention sans réel effet concret. Ainsi par exemple en dépit de toutes les promesses, les émissions de CO2,  un des principaux responsables du réchauffement climatique,  n’ont cessé de progresser depuis la Cop 21. Autant dire que les objectifs de Paris de la COP 21 vont donc demeurer théoriques puisqu’au contraire les émissions de CO2 progressent ; En cause, la croissance de la pollution des pays en développement et une  réduction très faible dans les pays développés. Les énergies renouvelables ne sont pas à la hauteur du défi d’autant que certaines comme les éoliennes relèvent du gadget coûteux.  En fait il faudra attendre notamment l’interdiction du moteur thermique des  automobiles pour constater uen réduction significative de la pollution, c’est à dire pas avant 20 ou 30 ans ! Les émissions de CO2 sont en effet restées globalement stables pendant trois ans, de 2014 à 2016, mais elles vont repartir à la hausse cette année, essentiellement à cause d’une augmentation en Chine après deux années de recul, disent les scientifiques. « Avec 41 milliards de tonnes de CO2 émis estimés pour 2017 (si l’on ajoute la déforestation, ndlr), on risque de manquer de temps pour garder la température sous 2°C, et a fortiori 1,5°C », objectif fixé par l’accord de Paris adopté fin 2015 contre le réchauffement climatique. a déclaré la chercheuse Corinne Le Quere, directrice du centre Tyndall pour les recherches sur le changement climatique à l’Université d’East Anglia, au Royaume-Uni. Les émissions de la Chine devraient augmenter de 3,5%, La Chine est le plus gros émetteur mondial de gaz à effet de serre, devant les Etats-Unis, et représente 28% des émissions. Les émissions de CO2 des Etats-Unis – devraient quant à elles diminuer de 0,4% en 2017, une baisse plus faible que ces dernières l. L’Inde voit quant à elle ses émissions croître un peu moins (+2%) mais ce devrait être temporaire, préviennent les chercheurs. Quant à l’UE, ses émissions reculent moins vite que la décennie précédente (-0,2%). Et si les énergies renouvelables se développent de manière (+14% par an ces 5 dernières années), mais il faudra  quelques années ou plutôt quelques décennies.  Pour qu’elles aient un impact significatif sur les émissions mondiales de CO2″.

 

L’empreinte carbone en France : en augmentation

L’empreinte carbone  en France : en augmentation

En dépit des discours et des promesses,  l’empreinte carbone augmente. En 2016, l’empreinte carbone de la demande nationale est estimée à 689 millions de tonnes de CO2e (Mt CO2e), soit 10,7 tonnes par habitant. En volume, elle a augmenté de 13 % entre 1995 et 2016 d’après  le Commissariat général au développement durable dans une étude publiée ce mercredi, et intitulée «Ménages & Environnement – Les chiffres clés. Edition 2017». Dans une précédente étude le Commissariat général au développement durable avait chiffré l’empreinte nationale à 531 Mt de CO2 pour l’année 2012, et celle de chaque Français à 8,4 tonnes.  La composante CO2 de l’empreinte carbone de la France représente les émissions de CO2 induites, en France et à l’étranger, par la consommation de ses habitants. Sur la période 1995-2015, la composante CO2 de l’empreinte carbone a augmenté de 11,7 % alors que dans le même temps, les émissions de CO2 en France métropolitaine ont diminué de 14,4 %. Cette croissance de l’empreinte carbone incombe notamment à l’augmentation des émissions de CO2 associées aux importations (+ 76 %). En 2015, ces dernières représentent 55 % de la composante CO2 de l’empreinte carbone. Ramenée à l’habitant, cette dernière s’élève à 8,3 tonnes (t) par personne, soit 58 % de plus que la quantité de CO2 émise par personne sur le territoire national (5,2 t). Pour les seules  émissions de gaz à effet de serre (GES) les voitures particulières (VP) s’émettent à 69,5 millions de tonnes équivalent CO2 en 2014, soit 15,2 % des émissions totales de GES. Elles sont légèrement supérieures à leur niveau de 1990 malgré leur hausse de 16 % observée entre 1990 et 2003, concomitante à celle (+ 28 %) de la circulation des VP en France. La baisse des émissions obtenue depuis 2003 découle de la stagnation de la circulation (404,6 milliards de véhicules-kilomètres parcourus en 2014), couplée à la diminution de la consommation unitaire des VP (6,47 litres aux 100 km en 2014, soit près de 1,7 litre de moins qu’en 1990. (Notons que les marques annoncent  uen consommation de 3 à 4 litres). Bref,  la France set encore loin d’être le pays exemplaire de la COP 21 !

 

Les retraites : augmentation de 0,8% en octobre

Les retraites : augmentation de  0,8% en octobre

 

Sans doute pour compenser en partie la hausse de la CSG à partir de 2018, les pensions seront revalorisées de 0, 8 % en octobre « .  »En 2016, l’inflation a été trop faible pour qu’ils bénéficient d’une revalorisation; en 2015, ils n’ont eu droit qu’à un maigre +0,1%; en 2014, l’exécutif a décidé de geler les pensions pour faire des économies » En revanche, ajoutent Les Echos, la retraite complémentaire, dont la date de revalorisation a été décalée en novembre, n’augmentera toujours pas en 2017, pour la quatrième année consécutive. Le gouvernement compte relever la CSG (Contribution sociale généralisée) en 2018 afin de compenser la baisse d’autres prélèvements. Cette hausse de la CSG devrait peser notamment sur le pouvoir d’achat des retraités, « alors qu’(Emmanuel Macron) mène une politique de redistribution du pouvoir d’achat des retraités vers les actifs », estiment Les Echos. Le président français a parallèlement promis d’augmenter le minimum vieillesse versé aux retraités les plus modestes.

 

Augmentation des salaires 2017 : 1% environ en francs constants.

Augmentation des salaires 2017 : 1% environ en francs constants.

Le  salaire est évidemment constitutif du pouvoir d’achat mais d’autres éléments sont à prendre en compte comme la valeur de l’euro, le prix du pétrole ou encore les taux d’intérêt. Autant d’éléments qui ont nourri le pouvoir d’achat des français bien davantage que les augmentations de salaire en 2016, comme en 2017. Le Fmi considère par exemple que la France bénéficie d’une  monnaie surévaluée de presque 7% par rapport à son économie. D’après  cabinet Deloitte en 2017, les augmentations salariales ont été de l’ordre de 2,5% pour les cadres et de 2,1% pour les non-cadres, des chiffres légèrement en baisse par rapport à 2016 mais il faut évidemment déduire inflation qui devrait être d’environ 1.3%. , ce qui fera en francs constant un peu plus de 1,2%  augmentation pour les cadres, et 0.8% pour les non cadres.   Il s’agit de moyenne et dans de nombreuses entreprises ce sera le gel des salaires. Par contre les éléments de rémunération individuels continuent de progresser.  «La rémunération variable individuelle (bonus et commission) ne concerne pas tous les salariés: 66 % des cadres en bénéficient et près de 80% des cadres supérieurs. Les non-cadres sont tout de même 51% à être concernés», détaille le cabinet Deloitte. Après une hausse en 2016 de l’ordre de 10% à 12%, les montants de rémunération variable individuelle continuent de progresser fortement cette année: +5% à 7% par rapport à 2016. Selon les niveaux de responsabilité et la famille de métier, le bonus représente de 5 à 30% du salaire de base. A noter aussi que  L’épargne salariale progresse dans les entreprises: près de 84% (contre 83% en 2016) des entreprises du panel étudié ont versé de la participation et 79% (contre 76% en 2016) de l’intéressement. Selon le cabinet Deloitte, après une diminution depuis plusieurs années, l’épargne salariale (intéressement et participation) progresse fortement en 2017, de l’ordre de 7% à 10% ce qui représente une hausse moyenne de 200 à 300 euros.Par ailleurs, une étude du ministère du Travail publiée lundi confirme cette embellie. «Près de 16,9 milliards d’euros ont été versés en 2015 par les entreprises au titre des dispositifs de participation, d’intéressement ou d’épargne salariale, un montant en hausse de 7,4% par rapport à 2014, dont près de la moitié (8 milliards) au titre de l’intéressement», est-il expliqué.

 

Etats-Unis : doute sur l’augmentation des taux

Etats-Unis : doute sur l’augmentation des taux  

Il est de plus en plus vraisemblable que la FED  ne relèvera pas ses taux en 2017 en raison d’une part de la très faible inflation mais aussi des interrogations sur la vigueur de la croissance. Une inflation faible et un marché du travail vigoureux aux Etats-Unis permettent à la Réserve fédérale d’être « patiente » sur la date de la prochaine hausse de taux, a déclaré vendredi l’un des gouverneurs de la banque centrale, Jerome Powell. « L’inflation est légèrement inférieure à l’objectif et c’est une sorte de mystère », a dit le gouverneur, qui était à la conférence annuelle de Jackson Hole, dans le Wyoming, à CNBC. « Il est trop tôt pour prendre des décisions concernant des réunions spécifiques ou de relever ou non les taux mais je crois que nous sommes en mesure – si nous continuons à constater une forte croissance et un marché du travail vigoureux – nous sommes en mesure d’être un peu patient », a-t-il ajouté. La faible inflation constatée aux États-Unis fait donc douter de la croissance et même de la pertinence du processus en cours concernant la remontée des taux par la Fed. Le Fmi avait d’ailleurs anticipé le tassement de la croissance. Il a abaissé récemment  ses prévisions de croissance pour les Etats-Unis pour la première fois depuis l’élection de Donald Trump, pointant les incertitudes persistantes autour de son plan de relance économique. Le Fonds monétaire international estime ainsi que le produit intérieur brut (PIB) américain avancera de seulement 2,1% cette année et en 2018 alors qu’il prévoyait respectivement 2,3% et 2,5% en avril, selon son nouveau rapport annuel sur les Etats-Unis. « Cela reflète pour une large part l’incertitude sur les mesures macro-économiques qui seront mises en place dans les prochains mois », explique le Fonds. En 2019, l’expansion devrait se tasser à 1,9%, très loin des 3% que le président américain assure pouvoir atteindre. Le FMI juge aussi que le modèle économique américain ne fonctionne plus « aussi bien » qu’il devrait, générant une croissance qui suscite trop d’inégalités. Depuis la crise financière de 2008, les Etats-Unis connaissent certes une expansion économique continue – la troisième plus longue depuis 1850 – mais qui s’est révélée « trop faible et trop inégale », estime le FMI. Comme de nombreux autres pays développés, l’économie américaine fait face à « des changements séculaires » allant des ruptures technologiques, qui demandent une forte adaptation des travailleurs, au vieillissement de la population. Ces changements ont un impact sur le niveau de vie des Américains. « Les revenus des ménages stagnent pour une grande partie de la population », note le Fonds, ajoutant que même si le taux de chômage ne devrait pas dépasser 4,3% en 2017 et 2018, « les offres d’emplois se détériorent pour nombre de travailleurs, trop découragés pour continuer à chercher du travail ». Le pays accuse aussi un des taux de pauvreté les plus élevés parmi les pays riches (13,5%).

 

Dette publique : toujours en augmentation

Dette publique : toujours en augmentation

La dette continue d’augmenter certes moins vite que précédemment mais elle progresse. Avec le soutien de la croissance ce sera sans doute le principal problème que Macron aura à résoudre pour assurer sa crédibilité au plan international. Cette dette a en effet été revue à la hausse par l’Institut de la statistique pour l’année 2016 par rapport à ses précédentes estimations, passant de 96 % à 96,3 % du PIB. Certes, cette évolution peut être relativisée : ainsi le gouvernement prévoyait 96,2 % pour 2016 il y a un an lors de la publication de son programme de stabilité pour les années 2016-2019, ce qui ne constitue qu’une faible différence au regard des chiffres donnés mardi. Mais les données de l’Insee viennent surtout contredire l’idée proclamée en septembre dernier par le ministre des Finances, MichelSapin, d’une « maîtrise de l’évolution de la dette publique » depuis deux ans. Au contraire, celle-ci continue de grimper inexorablement. Elle est passée de 94,9 % du PIB en 2014 à 95,6 % en 2015, et donc 96,3 % en 2016. L’actuel gouvernement avait promis de la ramener à 96 % fin 2017, mais la révision à la hausse de ses prévisions de déficit rend cet objectif très hypothétique.En outre Le niveau de prélèvements obligatoires a été revu légèrement à la hausse, de 44,3 % à 44,4 %, soit le même niveau que 2015 (44,6 % en 2014). De quoi relativiser la promesse d’une baisse de la pression fiscale, faite depuis trois ans par François Hollande, après le « ras-le-bol » fiscal de son début de mandat. Enfin, le niveau de la dépense publique a été revu à 56,4 % du PIB en 2016 (contre 56,2 % en première estimation), après 56,7 % en 2015. De quoi conforter la première place de la France en la matière en Europe. Un record qui n’est pourtant guère glorieux si l’on en juge par l’état de la croissance et des équilibres financiers.

Le Shadow Banking encore en augmentation

Le Shadow Banking  encore en augmentation

le rapport du FSB, publié ce mercredi, qui dresse un bilan de cette « finance de l’ombre » dans 28 pays représentant 80% du PIB mondial – dont, pour la toute première fois la Belgique et les îles Caïmans – nous montre qu’elle a continué de croître. Les sommes brassées dans ce système financier « parallèle », qui fait peser des risques de stabilité du fait de son intrication avec le système bancaire traditionnel, ont augmenté de 3,2% à fin 2015, pour atteindre 34.000 milliards de dollars. Cela représente 13% de l’ensemble des actifs financiers et l’équivalent de 69% du PIB des pays concernés. Ce  Shadow Banking constitue  un contournement  qui permet aux capitaux d’échapper aux marchés financiers régulés. C’est le paradoxe alors que les banques centrales déversent des masses de liquidités, le marché financier régulé (donc taxés) présente  des risques d’assèchement. En cause donc le développement du Shadow Banking fondé sur le principe de l’optimisation fiscale grâce à un arsenal sophistiqué pour échapper à la régulation : Hors bilan, paradis fiscaux, sociétés offshore etc. Difficile d’évaluer exactement le volume financier du Shadow Banking   qui pourrait peut-être même dépasser la masse financière qui passe par le circuit bancaire régulé. La banque centrale a bien tenté une évaluation du phénomène mais celle-ci reste assez approximative. Un rapport de la Banque centrale européenne, publié en octobre dernier, a montré que le « Shadow Banking » détenait 23.000 milliards d’euros d’actifs financiers liés au financement de l’économie de la zone euro fin 2014, soit 38% du total. Cette proportion était de 33% en 2009. La part des établissements de crédit traditionnels est passée de 55% à 48% sur cette période. De toute évidence la question de la régulation du Shadow Banking se pose mais elle risque de rencontrer des réticences mêmes de place financière aussi bien aux États-Unis qu’en Grande-Bretagne où transite un certain nombre de ces capitaux.

 

Les 50% d’augmentation des patrons de Bombardier reportés…en 2020

Les 50% d’augmentation des patrons de Bombardier reportés…en 2020

Au lieu d’annuler l’augmentation scandaleuse, on la reporte en 2020. Encore une  belle hypocrisie. Bombardier devrait tenir compte de la colère suscitée au sein de la population canadienne par les hausses de salaires accordées l’an passé à ses dirigeants, jusqu’à quasiment 50% pour Alain Bellemare, alors qu’il a supprimé des milliers d’emplois, avait estimé jeudi dernier Dominique Anglade, la ministre de l’Economie du Québec. La rémunération totale des cinq principaux dirigeants du groupe et du président de son conseil d’administration a bondi à 32,7 millions de dollars (30,6 millions d’euros) l’an dernier, contre 21,9 millions un an plus tôt, montre un document publié mercredi en prévision de l’assemblée générale prévue le 11 mai. Les Québécois ont exprimé leur colère jeudi dernier sur les réseaux sociaux et à la télévision alors que Bombardier a annoncé en 2016 deux vagues de licenciements concernant au total 14.500 personnes sur deux ans dans différents sites à travers le monde. La polémique est d’autant plus forte que, pour surmonter ses graves difficultés financières liées à son programme d’avions CSeries, Bombardier a bénéficié d’un investissement d’un milliard de dollars du Québec puis d’un prêt de près de 300 millions de dollars du gouvernement fédéral canadien.

Air France : le coup de l’augmentation de capital !

Air France : le coup de  l’augmentation de capital !

En général il faut-se mieux fait méfier du coup de l’augmentation de capital dans une entreprise où l’État possède encore une part importante. Il s’agit tout simplement de boucher un trou du fait de manque de rentabilité chronique. Une rentabilité structurellement insignifiante depuis des années du fait en particulier du poids de la masse salariale. La vérité c’est que cette insignifiante rentabilité n’a été obtenue que grâce à quelques artifices comptables. Le patron de la compagnie reconnaît lui-même le manque de compétitivité d’Air France. « Nous sommes parmi les grandes compagnies celle dont la rentabilité est la plus faible : la moitié de celle de Lufthansa, le tiers de celle de British Airways et le quart de celle de Delta ou d’easyJet », a-t-il martelé. Le PDG d’Air France-KLM a également souligné les autres faiblesses du groupe. Sa valorisation boursière est ainsi « ridiculement basse », de l’ordre de 1,5 milliard d’euros, « quatre fois inférieure à celle de Lufthansa et dix fois moindre que celle de Ryanair, soit la valeur de dix avions long-courriers alors que nous en avons 160 ». Quant au niveau d’endettement, il est encore trop élevé (5,6 milliards d’euros), « ce qui fait qu’aujourd’hui, les capitaux propres d’Air France sont négatifs ». Air France fait partie des compagnies les plus endettées (4,2 milliards d’euros) et les moins capitalisées. L’an passé, elle a échappé de peu à une recapitalisation grâce à la vente de 49,9% de sa filiale de restauration Servair et sa part dans Amadeus pour un total de 440 millions d’euros. Mais cela ne suffira pas. Entre 600 et 800 millions pourraient être nécessaires, estiment plusieurs sources. Contactée, la direction d’Air France KLM n’a pas souhaité commenter. L’État, actionnaire à 17,6%, s’inquiète pourtant de cette situation. « Emmanuel Macron disait qu’Air France était le prochain Areva » confie un proche de l’ancien ministre de l’Économie. Lors de l’arrivée du PDG Jean-Marc Janaillac l’été dernier, Bercy a insisté sur la nécessité d’améliorer la compétitivité de l’entreprise grâce à un accord social fort. « Mais acheter des avions coûte cher et la solidité du bilan compte » reconnaît un ancien cadre du ministère. À partir du 1er janvier 2019, une nouvelle norme comptable va en effet obliger Air France à intégrer à son bilan les loyers de leasing de ses avions. Une mauvaise nouvelle pour le groupe qui loue 40% de ses appareils contre seulement 20% pour la plupart de ses concurrents. Sa dette comptable augmentera ainsi de 7 milliards d’euros et deviendra insoutenable.

Impôts et réduction des aides sociales annulent l’augmentation des rémunérations

Impôts et réduction des aides sociales annulent l’augmentation des rémunérations

 

Pour près de 60 % des actifs l’augmentation de rémunération a été mangée par les impôts ou la diminution des aides sociales. Les couches moyennes sont les principales victimes des mesures prises par le gouvernement. Du coup il ne faut pas s’étonner si certains ne sont pas vraiment incités à travailler davantage pour augmenter leurs revenus. En France, l’incitation à travailler plus est faible, explique l’Insee dans une étude publiée lundi. La fraction d’une hausse de revenu d’activité mangée par les prélèvements obligatoires (impôts, cotisations sociales…) ou annulée par la baisse ou la perte d’une aide sociale (allocation personnalisée au logement…) «est élevée», écrivent les auteurs. En 2014, pour la moitié des actifs, plus de 57 % d’une augmentation de rémunération était absorbée par ces deux phénomènes! Or, «un taux élevé peut conduire les individus à réduire leur temps de travail, à limiter leurs efforts pour obtenir une promotion ou développer une activité libérale ou entrepreneuriale, ou même sortir du marché du travail», expliquent les auteurs de l’étude. Toutefois, les cas de très forte désincitation à travailler davantage sont «beaucoup moins fréquents en 2014 qu’à la fin des années 1990», grâce à la mise en place du RSA activité et de la prime pour l’emploi. Deux dispositifs financiers censés inciter à la reprise d’emploi aujourd’hui fondus dans la prime d’activité. La part d’une hausse de rémunération ainsi consommée varie fortement selon les niveaux de revenus et les situations personnelles: elle peut être nulle pour 0,2 % des actifs et dépasser 81 % pour 5 % d’entre eux. Elle peut même atteindre 100% (voire aller au-delà). Dans ce dernier cas de figure, certaines prestations sociales se réduisent du même montant que la hausse de revenu. Leurs bénéficiaires ne trouvent alors aucun intérêt à travailler davantage. Par ailleurs, les minima sociaux étant majorés pour les parents de familles monoparentales, ceux-ci font face à une incitation moins grande à travailler plus.

EDF : une augmentation de capital très hypothétique

EDF : une augmentation de capital très hypothétique

Une opération qui devrait être réalisée au cours du premier trimestre après avoir été reculée « en raison de conditions de marché favorable » . La question est de savoir si effectivement ces conditions se sont aujourd’hui améliorées. On vise une augmentation de capital de 4 milliards dont l’essentiel risque d’être assuré à hauteur de 3 milliards par l’État. De toute manière cette augmentation de capital sera bien insuffisante pour faire face à la situation financière catastrophique de l’électricien.  L’entreprise est sans doute au bord de la rupture financière en tout cas à moyen et long terme.  Du coup ;  il faudra sans doute envisager pour les prochaines années une augmentation de l’ordre de 50 % du prix de l’électricité. D’une manière générale,  le coût de l’électricité d’origine nucléaire a été complètement sous-estimé en France comme dans le monde. La situation financière d’EDF est intenable. Il faut d’abord apurer une énorme dette de 40 milliards, ensuite trouver 50 milliards (100 milliards pour la Cour des comptes)  pour les travaux permettant de prolonger la durée de vie du parc nucléaire actuel. Financer aussi au moins en partie les 25 à 50 milliards du site d’enfouissement des déchets nucléaires de Bure en Moselle ; un site d’enfouissement qui va permettre de participer au démantèlement du parc nucléaire actuel. Un démantèlement dont le coût est fixé autour de 15 milliards et qui pourrait être plus proche de 100 milliards. On objectera que la question du démantèlement permettra à EDF (et a à Areva) d’acquérir un savoir-faire pour intervenir sur l’énorme marché du démantèlement des centrales le monde. Enfin il faudra faire face à un besoin de financement de 200 milliards à terme pour le renouvellement du parc nucléaire. En clair EDF ne pourra  affronter  seule  ces défis même avec une augmentation régulière du prix de l’électricité  (il est prévu une augmentation moyenne de 2,5 % par an  pendant plusieurs années) ou par des seules suppressions d’effectifs. Ce que confirmait le patron d’EDF dans une interview du JDD.  « . En France, nos parts de marché reculent, donc on ne doit pas prendre de retard. Notre dette est élevée et nous devons faire des arbitrages sur nos activités futures. Nous n’avons plus les moyens de tout garder à l’étranger, ou de tout construire seuls ». En clair EDF attend une recapitalisation rapide de l’Etat qui tarde (3  milliards) et un appui d’investisseurs pour l’instant très dubitatifs sur la rentabilité de l’entreprise.  Le groupe a toutefois précisé mercredi que l’opération serait réalisée d’ici à la fin du premier trimestre 2017, si les conditions de marché le permettent. « Elle n’a pas pour l’instant été réalisée parce que nous n’avions pas un contexte permettant de la réaliser », a dit Jean-Bernard Lévy lors d’une conférence de presse organisée à l’issue d’un Comité stratégique de filière nucléaire présidé par le secrétaire d’Etat à l’Industrie Christophe Sirugue. « Pour qu’une augmentation de capital fonctionne bien, il faut qu’un certain nombre de feux soient au vert (…), que nous ayons rempli une certain nombre de conditions. Pour l’instant ces conditions n’ont pas été remplies », a-t-il ajouté, sans plus de précisions.

 

Augmentation de l’assurance auto et habitation en 2017

Augmentation de  l’assurance auto et habitation en 2017

Il se confirme que les dépenses contraintes ne cessent d’augmenter par rapport aux autres dépenses dites courantes. Ainsi par exemple les assurances habitation qui avaient déjà augmenté de 2,5 % en 2016 vont croître r à peu près du même montant en 2017. Une progression qui serait justifiée par les assureurs par le cout des catastrophes naturelles. Même explication avancée pour l’assurance auto dans le prix pourrait connaître une hausse de un à 2 % en raison de sinistres plus coûteux. Ces  augmentations ajoutées à celle de l’électricité, du logement d’abonnements, de frais de banque,  de prestations contraintes ou de la fiscalité modifient  la structure de consommation notamment des moins favorisés. Lesquels pour un revenu de 1000 €, ne disposerait plus que de 11 € pour les dépenses courantes par jour. Or l’indice moyen de l’évolution des prix de la consommation des ménages calculés par l’INSEE ne tient pas compte de la déformation structurelle de cette consommation et sous-estime l’évolution des prix. Une sous-estimation qui bloque l’évolution des salaires et pensions et se répercute sur les dépenses de consommation des ménages qui représentent plus de 50 % de la croissance C’est l’assurance habitation qui va connaître l’augmentation la plus élevée, de 2,50% en moyenne, d’après les projections de Cyrille Chartier-Kastler, président du cabinet d’études Fact & Figures. Cette progression, moindre qu’en 2016 (+2,64%), s’explique en partie, selon la profession, par de plus importants événements climatiques. Par exemple, la fréquence des sinistres liés à la tempête, la grêle ou la neige avait bondi de 25% de janvier à septembre 2016, par rapport aux neuf premiers mois de 2015. « Les tarifs vont continuer à grimper, mais on est plutôt sur un rythme en décélération après plusieurs années de forte hausse », a fait valoir M. Chartier-Kastler. En 2015 et 2016, ces augmentations avaient respectivement atteint en moyenne 3,05% et 2,64%. L’évolution des prix est plus difficile à évaluer en matière d’automobile, la situation de chaque assuré, liée à son bonus par exemple, pouvant la faire varier. En moyenne, ils devraient cependant grimper de 1,5%, selon les calculs de Fact & Figures, contre une hausse de 0,64% en 2015.« Le marché de l’assurance automobile n’est pas du tout rentable. Il est donc normal de voir les tarifs monter pour corriger cette situation », a souligné un assureur interrogé par l’AFP.la vérité c’est que l’inflation avec ces augmentations est plus proche de 2% qu’en dessous de 1% comme prévu en 2017. 

Taxe télécoms : augmentation pour financer France télévision

Taxe télécoms : augmentation pour financer France télévision

Une hausse qui représente 38 millions pour financer France télévison ; et qui provoque la colère des opérateurs télécom. Un mécontentement justifié dans la mesure où les télécoms n’ont pas à régler la dérive de gestion d’une télévision publique qui fait souvent double emploi avec le privé.  Orange, SFR, Free et Bouygues Telecom font donc  front commun contre une initiative qu’ils n’apprécient guère : une possible augmentation de la taxe télécoms. En début de semaine, Valérie Rabault, la rapporteuse générale du budget, a mis le feu aux poudres. Ce lundi, elle a déposé deux amendements au projet de loi de finances 2017. Le premier vise « à supprimer l’augmentation exceptionnelle de un euro » de la redevance de l’audiovisuel public prévue l’année prochaine. En parallèle de cette baisse d’environ 33 millions d’euros par rapport à l’enveloppe qui doit être allouée à l’audiovisuel public, Valérie Rabault a dégainé un second amendement. Celui-ci vise à augmenter la taxe télécoms – portant son taux de 1,3% à 1,4% du chiffre d’affaires du secteur -, ainsi que de porter le produit destiné à France Télévisions à 178,5 millions d’euros, soit une hausse de 38 millions d’euros ;  la Fédération française des télécoms (FFTproteste donc dans un communiqué « Alors que cette taxe avait déjà été augmentée de 44% il y a moins d’un an, les opérateurs seraient à nouveau mis à contribution pour financer France Télévisions au détriment des priorités fixées par le Gouvernement en matière d’aménagement numérique des territoires. [...] Cet effort supplémentaire de plusieurs dizaines de millions d’euros se rajoute aux 1,8 milliard d’euros qui auront été acquittés par les opérateurs depuis la création de cette taxe en 2009 jusqu’à cette année, montant cumulé qui représente l’équivalent de 3,8 millions de prises en fibre optique ou d’environ 18.000 installations d’antennes 4G. »La Tribune, Michel Combot, le chef de file du lobby des opérateurs, estime que cette nouvelle taxe va à l’encontre d’un« deal » passé avec François Hollande : « En échange d’une accélération des investissements dans les réseaux fixes et mobiles – notamment pour déployer la fibre et couvrir les zones blanches -, le chef de l’Etat nous a promis une stabilité fiscale. Et donc de ne pas relever la taxe sur les opérateurs. »

 

 

 

Impôts locaux : forte augmentation

Impôts locaux : forte augmentation

 

 

Au moment où on parle d’une réduction de la fiscalité concernant l’impôt sur le revenu (une réduction au demeurant fort modeste de l’ordre de 1 milliard)  parallèlement la fiscalité locale augmente fortement, de près de 5 % en 2015. À noter que l’augmentation est plus forte que la moyenne d’une part dans les groupements intercommunaux mais aussi dans les grandes villes. Une tendance inquiétante et qui pourrait s’accentuer avec la réforme territoriale qui prévoit d’une part la fusion de communes, d’autre part des groupements inter communaux encore plus les gros. Contrairement à l’idée générale ment répondu la concentration urbaine n’est pas un modèle économique. Bien au contraire puisqu’elle fait émerger des équipements et des superstructures très coûteux. D’une façon globale plus la numération est grande et plus la maîtrise et difficile, un peu comme pour l’État.  Les produits issus de la fiscalité locale se sont accrus de 5,9 milliards d’euros, pour s’élever à 125,1 milliards d’euros (contre 119,2 milliards d’euros en 2014), a pointé la Cour des comptes dans son rapport publié ce mardi. «Il s’agit de la plus forte progression des recettes fiscales depuis la mise en œuvre en 2011 de la réforme de la fiscalité locale», assure-t-elle. Elle se décompose de manière équilibrée entre les impôts directs et les impôts indirects, qui ont augmenté respectivement de 3,1 et 2,7 milliards d’euros, d’après le rapport. Les recettes fiscales des communes ont augmenté de 1,6 milliard d’euros en 2015, soit plus rapidement (+3,3%) que l’année précédente (+1%). Cette progression a résulté tant de la fiscalité directe (+4,3%) que de la fiscalité indirecte (+3,9%). Il a été général, mais plus marqué dans les grandes villes (+5,2%) grâce aux taxes foncières et d’habitation (+4,6%) et à la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (la CVAE) (+16%). Globalement, le produit de la taxe d’habitation a progressé de 5,4% en 2015 au lieu d’une moyenne annuelle de 2,6 % entre 2011 et 2015. Les petites communes (de 3500 à 10.000 habitants), les seules à avoir connu une diminution de leurs produits de CVAE (-7,3%), ont vu leurs impôts directs augmenter moins vite que dans les autres strates (+3,9%). Par ailleurs, les impôts indirects ont été particulièrement dynamiques dans les villes de 50.000 à 100.000 habitants (+6,2%). Les recettes fiscales des groupements intercommunaux ont augmenté de 840 millions d’euros (+6,8% après +2,7% en 2014), plus rapidement que celles des communes. Cette hausse a reposé uniquement sur la fiscalité directe (+5,5%). Toutes ces collectivités ont connu une augmentation de leur fiscalité directe sauf la communauté urbaine de Dunkerque dont la fiscalité indirecte, en outre, a chuté fortement (-70%). La même tendance a été observée au sein des communautés d’agglomération avec une progression de 4,6% de la fiscalité directe et une diminution de 5,2% de la fiscalité indirecte. Les régions ont bénéficié en 2015 d’une augmentation de leurs recettes fiscales de 9,8% (après 8,5% en 2014), soit un gain de 1,34 milliard d’euros permis en partie par la fiscalité transférée par l’État (540 millions d’euros). À l’exception de la Guadeloupe (-14 %), toutes les régions ont profité en 2015 du dynamisme de leurs produits fiscaux. Globalement, celui-ci a été dû à la fiscalité indirecte (+13%) mais aussi à la fiscalité directe (+3,8%). Les régions Midi-Pyrénées et Picardie sont les seules dont les produits fiscaux ont augmenté, de 6,8% et 9,2% respectivement, malgré le recul des impôts directs de 0,4% dans la première et leur stabilité dans la seconde.

(Avec le Figaro)

 

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