Archive pour le Tag 'Aubry'

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FN : Aubry critique Valls

FN : Aubry critique Valls

Les propos de Valls qui n’ont pas été appréciés par la presse ne l’ont pas été non plus par Aubry concernant le FN. De toute évidence Valls a commis une  erreur de communication en parlant de sa peur. Aubry, elle,  rappelle qu’il faut combattre et aussi comprendre  que certains Français soient désespérés. Une vision moins politicienne que Valls mais en même temps un peti, règlement de compte à l’égard de la politique menée jusque là. Un regret aussi de Aubry, la division à gauche mais qui peut expliquer par l’incompatibilité entre les positions du gouvernement et ses anciens alliés.  Martine Aubry a donc jugé lundi qu »’il ne faut pas avoir peur, il faut combattre, et d’abord s’adresser à la raison des citoyens, leur dire qu’on comprend qu’ils puissent être désespérés ».  »Je crois que le Premier ministre a raison de dire que le FN n’apporte aucune réponse aux inquiétudes et aux difficultés des Français, et partout où (le FN) a été on sait ce que ça a donné en termes de mauvaise gestion et de régression », a toutefois nuancé la maire de Lille lors d’une conférence de presse présentant les listes du Parti socialiste et de ses alliés aux départementales dans le Nord. « Si on ne vote pas au premier tour pour les candidats qui sont ceux de la majorité départementale (de gauche), nos candidats ne seront pas au second tour, ça veut dire que la solidarité en prendra un coup », a-t-elle prévenu.  »Il ne faudra pas dire le lendemain ‘j’ai pas compris’, ça me rappelle beaucoup de choses, 2002, eh bien non : comprenons tout de suite », a martelé l’ancienne ministre de Lionel Jospin. Elle a regretté la dispersion de la gauche née de l’absence d’alliance entre le PS et le Front de gauche. Selon plusieurs sondages publiés ces dernières semaines, le FN est sur le plan national, pour les départementales du 22 et 29 mars, au coude à coude avec l’UMP-UDI et plusieurs points devant le PS. Dans le Nord, le PS est, selon les politologues, particulièrement menacé dans les zones ayant voté en masse pour le FN aux européennes, par exemple l’ancien bassin minier du Valenciennois, l’Avesnois au sud du département, autour de Maubeuge et à Dunkerque.

 

Travail le dimanche: Hollande recadre Aubry

Hollande recadre Aubry

 

Finalement la loi Macron risque de se réduire (médiatiquement) à la question de savoir  s’il faut autoriser à travailler 7 ou 12 dimanches ; un peu court en vérité pour une loi qui se voulait celle de la modernisation économique et de la relance. Hollande patauge auusi dans cette mini mare. Après ses vives critiques émises sur l’extension du travail le dimanche du projet de loi Macron la semaine dernière, François Hollande a répondu jeudi 18 décembre à Martine Aubry. « Si on travaille un peu plus le dimanche pour certains, ceux qui le veulent, dans les zones touristiques par exemple, ça prend des droits à qui? », s’est interrogé le président français à l’issue du sommet européen.   »A personne, puisque ça va permettre même de mieux compenser les salaires de ceux qui travaillent à ces heures-là ». « Ca n’enlève rien à personne et je trouve que c’est un bon exemple de ce qu’il convient de faire », a-t-il insisté. Martine Aubry, la maire PS de Lille, a jugé que l’ouverture accrue des commerces le dimanche, prévue par le projet de loi Macron, était une « régression ». « Qu’il y ait des débats sur travail le dimanche, j’en ai toujours connu », a observé François Hollande. « Ce qui m’intéresserait, ce serait d’avoir la position de l’opposition« , a-t-il poursuivi. « Je ne l’entends pas là-dessus, sur les professions réglementées, sur l’épargne salariale, sur la concurrence pour les transports », a-t-il attaqué. Pour le président, « les meilleurs lois » sont celles qui « accordent des droits supplémentaires sans en enlever d’autres ». Une belle maxime en tout cas pout perpétuer les inégalités et les avantages corpos !

Aubry contre le travail le dimanche

Aubry contre le travail le dimanche

 

De toute évidence c’est la première attaque d’envergure d’Aubry vis-à-vis de Hollande. En même temps une posture en prévision du prochain congrès du PS. La cristallisation autour de cet aspect de la loi  Macron va en effet permettre aux courants du PS de se compter. Il est vraisemblable qu’en l’Etat la loi Macron ne pourra pas passer. Valls sera contraint de faire du Hollande ( la synthèse molle)  pour sortir du piège tendu par Aubry mais en même temps il va se discréditer. Ce que recherche précisément Aubry qui combat tout autant Hollande que valls. Dans une tribune publiée mercredi 10 décembre sur LeMonde.fr, l’ex-numéro un du PS écrit: « Ce n’est pas une réforme subalterne, c’est un moment de vérité autour de la seule question qui vaille : dans quelle société voulons-nous vivre ? »   »Veut-on faire de la consommation – encore plus qu’aujourd’hui – l’alpha et l’oméga de notre société ? La gauche n’a-t-elle désormais à proposer comme organisation de la vie que la promenade du dimanche au centre commercial et l’accumulation de biens de grande consommation ? » s’interroge l’ex-ministre du Travail. « Le dimanche doit être un temps réservé pour soi et pour les autres », poursuit Aubry. « D’ores et déjà, 5 millions de Français travaillent habituellement le dimanche, et 3 millions occasionnellement », note-t-elle.  Une plus grande libéralisation ? « Le commerce est affaire de revenu disponible. Celui-ci étant limité, l’élargissement des jours d’ouverture procédera à une simple réaffectation des achats dans la semaine », selon elle. « Les zones de tourisme international font seules exception, et méritent une approche particulière, car elles peuvent apporter du pouvoir d’achat supplémentaire, et donc créer des emplois ».  La dirigeante PS prévoit que « les petits commerçants, si importants pour le dynamisme de nos centres-villes comme de nos quartiers » seront « nombreux à ne pas résister ». « Des dizaines de milliers d’emplois seront détruits ».  Elle écarte l’argument du volontariat « mis en avant, pour récuser toute régression sociale ». « En période de chômage de masse, on ne refuse pas de travailler aux horaires que demande l’employeur ». Les sondages favorables ? « La politique, c’est bien de dire, au regard de nos valeurs et du sens que nous leur donnons, dans quelle société l’on veut vivre et non de se laisser guider par les études d’opinions », tranche-t-elle.   »Je me suis toujours engagée pour un dimanche réservé à la vie : vie personnelle, vie collective. Aujourd’hui, je suis fermement opposée au passage de 5 à 12 dimanches ouverts par an. Je combattrai cette régression pour notre société au niveau national, comme dans ma ville », conclut la maire de Lille.

Emmanuel Macron : non aux propositions de martine Aubry

Emmanuel Macron : non aux propositions de martine Aubry

 

 

Macron a répondu nettement à Aubry lors du grand jury  »RTL-Le figaro ». C’est non à toutes les propositions du maire de Lille. Donc pas question de revoit la politique économique. . Il n’y aura donc pas de virage économique et il faudra se contenter des hypothétiques effets du pacte de responsabilité, du travail du dimanche, et de la réforme de certaines processions réglementées. Autant de dispositions qui ne sont pas vraiment à la hauteur de l’enjeu même si certaines sont utiles voire nécessaires. Je suis en désaccord avec l’analyse» de Martine Aubry et «avec les conclusions qu’elle en tire», a expliqué le ministre, qui a souligné qu’un «ciblage meilleur n’est pas possible» sur le crédit d’impôt compétitivité (CICE) et le pacte de responsabilité, contrairement à ce que réclame l’aile gauche du PS. Insistant sur la nécessité de mener «une politique de stabilité» pour les entreprises, Macron a ajouté: «Il est normal qu’il y ait un débat politique interne au PS», mais «il vient après plusieurs mois de clarification. (…) Le constat, c’est le manque de compétitivité de l’économie française.» Contrairement à Martine Aubry, le ministre n’est pas favorable à la fusion de l’impôt sur le revenu et de la CSG, car «les perdants seront les classes moyennes».Emmanuel Macron est aussi en désaccord avec la maire de Lille qui a déclaré que les créations d’emplois dues à l’ouverture des magasins le dimanche étaient «un mirage».  Faux, a rétorqué le ministre. Précisant que le travail du dimanche «est une réalité régulière ou occasionnelle pour 30 % des Français», il va proposer «plus de flexibilité sur le terrain» avec la possibilité donnée aux maires d’autoriser l’ouverture «douze dimanches par an, un par mois» dans des «zones à forts potentiels économique et touristique», notamment les Grands Boulevards et certaines gares. L’objectif du ministre est de «simplifier le dispositif avec des compensations et des accords majoritaires». Dans des entreprises de plus de onze salariés, ceux qui travailleront le dimanche sur la base du volontariat seront «payés double, avec repos compensateur». Concernant l’assurance-chômage, Macron s’est montré prudent, déclarant qu’il s’agit d’un «acquis social clé» qu’il «faut défendre». Mais il a reconnu que «le chômage de masse ne permet plus de le financer de manière satisfaisante» et que «le débat est politique». Les pouvoirs publics et les partenaires sociaux vont «en débattre en 2015 pour préparer la réforme de 2016», a-t-il déclaré. Interrogé sur les professions réglementées (huissiers, notaires, pharmaciens, etc.), Macron a insisté sur la nécessité de les «moderniser» et de «déverrouiller» les tarifs ou encore les conditions de regroupement ou de transfert, s’agissant des pharmacies. Le ministre a annoncé la création d’une «grande profession de l’exécution du droit» qui concernerait au premier chef les huissiers.

 

Hollande répond à Aubry…..mollement

Hollande répond à Aubry…..mollement

C’est évidemment un nouveau cou dur pour Hollande cette attaque frontale d ’Aubry sur la politique économique. Du coup Hollande essaye de se justifier mais assez mollement évitant l’objet central de la critique : l’efficacité de la politique économiues. Avec Aubry, les frondeurs ont trouvé un leader de poids qui pourrait bien faire basculer le rapport de force au sein du PS. Hollande ménage auusi l’avenir car en cas de départ de Valls, Aubry pourrait constituer la dernière solution pour Matignon. Après les vives critiques de l’ex-numéro du Parti socialiste sur la politique économique du gouvernement, François Hollande lui a répondu dimanche 19 octobre, devant un parterre de patrons de grandes entreprises étrangères réunis à l’Elysée. Dans un entretien au Journal du dimanche, la maire de Lille avait éreinté la politique de l’exécutif, se posant clairement en chef de file des députés PS frondeurs et demandant une réorientation de la politique économique du gouvernement. « Les réformes, elles sont continues, elles ont été engagées dès les premiers mois de mon quinquennat et elles se poursuivront à un rythme encore accéléré jusqu’à la fin, parce que la France a besoin de réformes », a déclaré le président de la République. Il s’agit « non pas de réformer pour réformer mais de réformer pour créer davantage de richesse, davantage d’activités, davantage d’emplois et aussi pour attirer davantage d’investisseurs et davantage d’entreprises », a-t-il ajouté lors de cette rencontre à l’Elysée sur le thème de « l’attractivité de la France. »  Enumérant les réformes engagées depuis six mois par le gouvernement de Manuel Valls, François Hollande a présenté comme « une nouvelle étape » le projet de loi de Macron.

 

La politique économique de Hollande est un échec (Aubry)

La politique économique de Hollande est un échec (Aubry)

C’est en substance ce que dit Aubry dans une intreview au JDD. Aubry qui rejoint ainsi les frondeurs et sans doute même en prend la tâte. Peut-être aussi avec en tête dans la perspective de 2017.

Vous ne croyez pas que la politique menée puisse réussir. Pourquoi?
Regardons la vérité en face. La politique menée depuis deux ans, en France, comme presque partout ailleurs en Europe, s’est faite au détriment de la croissance. Les efforts fiscaux et les économies réalisées sur les budgets publics ont engendré des pertes de recettes liées à la moindre croissance qu’ils ont provoquée. Les déficits ne se sont pas résorbés, et le chômage augmente. Entendons-nous bien : la question n’est pas de renoncer à réduire les déficits. Je sais de quoi je parle : pour moi, bien utiliser chaque euro qui nous est confié par les Français est une obligation. J’ai rétabli les comptes de la Sécurité sociale, ma ville est bien gérée… Il n’y a pas d’un côté les sérieux et de l’autre les laxistes. Mais je demande une inflexion de la politique entre la réduction des déficits et la croissance. Je demande qu’on réoriente la politique économique.

Au fond vous reprenez la logique des Frondeurs à qui le pouvoir a déjà répondu? « On ne changera pas de politique. » Vous croyez vraiment que vous obtiendrez une autre réponse?
Je partage leurs propositions dans ce domaine et je regrette que le Parlement n’ait pas pu en discuter. J’espère que la prise de conscience sera là, que le débat aura lieu. En tout cas, plus on sera nombreux à le dire à gauche – élus nationaux ou locaux, mais aussi dans la société civile – plus on aura une chance d’être entendus. Dans le passé, faute d’avoir débattu, nous avons souvent payé le prix. Il est temps de retrouver le bon chemin, débattons-en. Et puis, ne peut-on arrêter d’appeler « frondeurs », des députés qui connaissent l’économie, souhaitent le succès du gouvernement, et portent une vision de la Ve République où le Parlement est pleinement respecté dans ses prérogatives?

Emmanuel Macron a annoncé qu’il légiférerait sur le travail du dimanche, est-ce une bonne idée?
Croire qu’il y a là des gisements d’emplois est un mirage. Le pouvoir d’achat ne va pas s’accroître par miracle parce que l’on consomme un jour de plus. Dans la plupart des cas, les extensions se feraient au détriment du petit commerce – si essentiel à la vitalité de nos quartiers – et donc, in fine, aussi de l’emploi. Et puis surtout, pour moi, il s’agit de choisir dans quelle société nous voulons vivre. La consommation doit-elle être l’alpha et l’oméga de notre vie? Ne peut-on préserver un jour dans la semaine pour soi, pour sa famille, pour la culture, pour le sport?

Faut-il réformer l’assurance-chômage?
On ne réforme pas l’assurance-chômage au moment où il y a tant de chômeurs. Un accord vient d’être signé entre les partenaires sociaux, avec une application jusqu’en 2016 : respectons-le. Quand la situation économique était bonne et le chômage en baisse, comme sous Lionel Jospin, le patronat n’a jamais accepté qu’on mette de l’argent de côté pour pouvoir passer des périodes plus difficiles. Remettre aujourd’hui en cause ce système, c’est vouloir dire que les chômeurs sont responsables du chômage ou qu’ils sont des fraudeurs. J’ai rendu efficient, comme ministre du Travail en 1992, le contrôle des chômeurs. Je ne supportais pas qu’on puisse penser que les chômeurs l’étaient parce qu’ils le voulaient et qu’ils fraudaient. Et quand c’est le cas, il faut sanctionner. Mais c’est très minoritaire. Mettre de tels débats sur la table alors que le chômage est si important, me choque profondément.

Alors quel est votre projet?
Une nouvelle social-démocratie, qui reconnaît le marché, mais veut un État stratège pour l’orienter et le réguler. Le marché a tout envahi. On spécule sur tout, y compris les aliments. Tout se marchande, jusqu’à nos corps. C’est le règne du chacun pour soi. Il faut remettre des règles qui défendent la coopération avant la compétition, le bien-être avant le « tout avoir », la préservation de l’avenir avant le profit immédiat. Bien sûr, l’État doit se moderniser, avec des services publics qui apportent des réponses personnalisées à chacun dans le domaine de l’école, de la santé, ou du vieillissement. Je défends un État qui donne toute sa place aux pouvoirs locaux, un État qui régule la mondialisation. Le président de la République défend cette nécessité au niveau européen. Aujourd’hui, les multinationales imposent leur loi aux États. Contre cela, seuls, nous ne pouvons rien, ensemble, en Europe et dans le monde, il faut nous organiser et protéger les biens communs universels. Et puis, cela ne vous étonnera pas, car j’ai dédié une partie de ma vie au monde du travail, cette nouvelle social-démocratie accorde une importance essentielle aux syndicats de salariés et d’employeurs. Mais elle parie aussi sur les citoyens, les mouvements associatifs et coopératifs.

 

Vote de confiance : Aubry pas pour l’unité mais pour l’indépendance de chacun

Vote de confiance : Aubry pas pour l’unité mais pour l’indépendance de chacun

Un sérieux avertissement pour Valls (qui n’exclut pas un accident lors du vote)  de la part d’Aubry ; « L’unité ne veut rien dire, j’ai été premier secrétaire du PS », a-t-elle rappelé. Et de marteler qu »‘on fait l’unité en parlant du fond, on ne fait pas l’unité en disant ‘unité, unité, unité’. On fait l’unité sur un projet, on fait l’unité sur des valeurs, sur un sens et sur des réponses ». Elle a aussi réaffirmé son souhait de « contribuer à ce que nous nous mettions tous d’accord effectivement sur des propositions qui permettent des résultats en matière de croissance, en matière d’emploi tout en réduisant les déficits ». Dimanche dernier, sur Europe 1, quand on lui demandait  si elle voterait la question de confiance à Manuel Valls, elle avait botté en touche, répondant simplement : « Je ne suis pas député. » Depuis le week end dernier, la maire de Lille et Manuel Valls s’affrontent par médias interposés. Lundi, Martine Aubry avait appelé le chef du gouvernement à ne « pas se crisper », et avait tenté de calmer le jeu. La veille, l’ancienne première secrétaire du PS avait déclaré qu’elle allait faire des propositions pour infléchir la politique économique « dans les semaines qui viennent », afin que « la croissance revienne ». « Il faut faire des réformes, mais nous ne faisons pas d’austérité », lui avait rétorqué dans la foulée Manuel Valls depuis l’Italie. « Martine Aubry, comme chacun le sait parfaitement, a bénéficié d’enseignants en plus, de policiers en plus à Lille. C’est ça l’austérité? C’est quoi un infléchissement?, avait-il insisté. Ce que j’attends des socialistes (…) c’est de faire corps, nos divisions, elles minent. » Il y a quinze jours, Manuel Valls et Martine Aubry s’étaient déjà opposés sur l’encadrement des loyers. Le Premier ministre souhaitait limiter l’encadrement des loyers qu’à la capitale. La maire de Lille avait, elle, demandé que cette mesure emblématique de la loi Alur (la loi Duflot) soit appliquée dans la ville qu’elle administre. Ce que le chef du gouvernement avait fini par accepter.

 

« Il faut une inflexion de la politique économique » (Aubry)

« Il faut une inflexion de la politique économique » (Aubry)

De remarques finalement de bons sens de Aubry (qui cependant ne font pas forcèment un programme !), pourquoi donner de l’argent aux entreprises qui le redonnent aux actionnaires, pourquoi en donner auusi aux entreprises non soumise à la concurrence ?  ; derrière ces remarques ( quand même penétrées d’ euphémisme) sans doute la volonté de Martine Aubry de prendre ses distance avec un gouvernement inefficace et impopulaire. Aubry prend sans doute en compte le fait  FN risque de devenir, d’après les sondages,  un futur bastion du FN dans la nouvelle région du nord. La maire socialiste de Lille Martine Aubry a déclaré dimanche qu’elle allait faire des propositions pour infléchir la politique économique « dans les semaines qui viennent ». « Notamment sur la politique économique, je ferai des propositions dans les semaines qui viennent », a promis l’ancienne ministre du Travail au micro d’Europe 1, en direct de la braderie de Lille.   »Il y a des inflexions à faire dans la politique économique pour que la croissance revienne, réduire les déficits il faut le faire (…) sans casser la croissance », a professé Martine Aubry. La maire de Lille a ainsi évoqué l’aide aux entreprises « qui en ont besoin: les artisans, les commerçants, les PME, les entreprises qui sont soumises à la concurrence internationale sans casser la demande ». A l’inverse, « on n’a pas besoin d’aider les banques, par exemple, qui, elles, ne sont pas dans la concurrence internationale. On n’a pas besoin non plus d’aider les entreprises qui préfèrent verser l’argent que leur a donné l’Etat pour donner des dividendes plus importants (..) au lieu d’investir dans l’avenir, l’emploi et la formation », a argumenté Martine Aubry.   »Ce qui m’intéresse c’est que nous réussissions, que le président réussisse et son gouvernement », a-t-elle dit, regrettant que sa déclaration du 18 juillet sur le fait qu’il était « encore temps de réussir le quinquennat » ait été « compris(e) comme une critique ». « Je préfère parler du fond, et c’est ce que je ferai plus abondamment », a-t-elle promis.  Martine Aubry, qui observait une réserve depuis deux ans sur la politique menée par les gouvernements successifs de François Hollande, en est sortie progressivement depuis la rentrée en demandant notamment à expérimenter l’encadrement des loyers que le gouvernement voulait limiter à Paris.

Logement : Valls capitule devant Aubry

Logement :  Valls capitule devant Aubry

 

Inutile de tourner autour du pot le PS est au bord de l’éclatement et le gouvernement ne tiendra pas six mois. Le coup de mentions de Vals ne suffit plus à entretenir l’illusion. Hier Aubry a très sévèrement attaqué Valls sur sa politique du logement. Pour éviter de se faire encore un ennemi de plus, surtout à la veille de son discours devant les responsables du PS à La Rochelle où le Premier Ministre risque d’être sifflé), Valls a donc du capituler. Manuel Valls se dit d’accord, dans Le Journal du dimanche, pour que Lille et d’autres villes volontaires puissent, comme Paris, « expérimenter l’encadrement des loyers », en réponse à la demande formulée ce samedi en ce sens par la maire de Lille Martine Aubry. « Si en plus de Paris, d’autres villes comme Lille sont volontaires pour expérimenter l’encadrement des loyers, qu’elles le fassent », déclare le Premier ministre au JDD. La maire PS de Lille Martine Aubry a demandé ce samedi que sa ville, « reconnue comme la troisième ville la plus chère de France », et d’autres villes volontaires bénéficient aussi de l’encadrement des loyers que Manuel Valls avait souhaité limiter pour l’heure à Paris. « Sur le fond, elle a raison », a réagi de son côté le président de l’Assemblée nationale Claude Bartolone(PS) tout en regrettant le moment choisi – en pleine université d’été du PS à La Rochelle, où la tension est déjà forte entre le gouvernement et les frondeurs- par l’ancienne patronne du parti socialiste. Pour l’ancien ministre du Travail UMP Xavier Bertrand, Martine Aubry a fait cette demande « uniquement pour gêner Manuel Valls et François Hollande ».

 

Aubry contre Valls sur l’encadrement des loyers

Aubry contre Valls  sur  l’encadrement des loyers

Martien Aubry a saisi la première opportunité pour contre Valls : sur l’encadrement des loyers ; promis par Hollande (engagement 22 a rappelé  Aubry) et annulé par Valls dans la loi Duflot. Encore un clou dans la chaussure de Valls, cette fois par un poids lourd du PS vis-à-vis duquel l’autoritarisme n’aura aucun effet, bien au contraire ! La maire de Lille demande que cette mesure emblématique de la loi Alur (pour l’Accès au logement et un urbanisme rénové), portée par Cécile Duflot à l’époque ministre du Logement, soit appliquée dans sa ville. « Lille a besoin d’une régulation de ses loyers. La loi Alur le permet », plaide la socialiste dans un communiqué. « Paris n’est pas la seule ville de France à avoir besoin d’une régulation de ses loyers », insiste-t-elle encore. Elle demande que Lille « malheureusement reconnue comme la troisième ville la plus chère de France » puisse également encadrer ses loyers. « Il  est bien sûr exact, pour reprendre les termes utilisés par le Premier Ministre, que ‘les conditions techniques ne sont pas partout réunies’ pour fixer dès maintenant dans les agglomérations les plus tendues de notre pays des loyers locaux de référence. Comment pourrait-il en être autrement quelques mois à peine après l’adoption de la loi Alur? », interroge-t-elle.  Martine Aubry précise encore que dans sa ville, un travail en anticipation des obligations légales est mené depuis plus d’un an. « Plus que jamais nous sommes déterminés à faire aboutir ce travail, car notre ville a cruellement besoin d’un dispositif national lui permettant de réguler localement ses loyers et de les rapprocher des capacités financières réelles de ses habitants, tout en préservant la rentabilité des investisseurs », défend-t-elle. Et la maire de Lille de demander que, comme Paris, « Lille et d’autres villes volontaires » puissent bénéficier de l’encadrement des loyers « dans le respect de l’engagement 22 de François Hollande ».  Claude Bartolone est favorable à la demande de Martine Aubry : « Ça ne me dérange pas qu’on prenne en compte ce qu’elle a dit. On peut laisser le pouvoir aux collectivités locales pour voir si elle l’applique ou pas. » Et le président de l’Assemblée nationale d’ajouter : « Dans une France décentralisée, c’est une manière moderne de gouverner. »

 

Hollande « le degré zéro de la politique (Martine Aubry)

Hollande «  le degré zéro de la politique (Martine Aubry)

On sait qu’Aubry et Hollande ne sont pas les meilleurs amis du monde mais visiblement Martine Aubry considère que la politique de Hollande est une calamité.  « Le problème, c’est toi ». C’est ce qu’aurait dit Martine Aubry à François Hollande lorsqu’il lui a demandé ce qu’elle pensait de la situation du pays en novembre dernier.  La maire de Lille n’en est pas à sa première pique contre l’actuel président.   Les deux ténors du PS, différents autant dans leur style que leur vision de la politique, ne se sont jamais beaucoup aimés. Une rivalité qui se fait sentir dans les petites formules employées par Martine Aubry pour parler de François Hollande. La dernière attaque remonte à juillet 2014. Martine Aubry est sortie de sa longue absence sur le terrain national pour fustiger la réforme territoriale. L’occasion de critiquer l’exécutif de manière plus globale. « Il n’est pas trop tard pour réussir le quinquennat« , glisse-t-elle lors de son intervention. Et de glisser dans le style qui lui est propre : « On n’est pas en train de faire du Monopoly ou jouer à Sims City. On touche aux origines de chacun.«   « Mais comment as-tu pu faire avec un mou pareil pendant tant d’années?« , aurait même demandé Martine Aubry à Ségolène Royal, selon son ancienne conseillère, Françoise Degois, dans un livre paru récemment (Quelle histoire ! Ségolène Royal et François Hollande, Plon). Le procès en mollesse est effet récurrent dans les attaques de Martine Aubry contre François Hollande. « Sur les 35 heures, il a été couille molle« , estime-elle, considérant qu’il ne l’a pas assez soutenu en tant que premier secrétaire du PS lorsqu’elle menait cette réforme, selon Le Nouvel Observateur. « On ne battra pas une droite dure avec une gauche molle« , dira-t-elle encore lors d’un débat télévisé pour les primaires du PS en 2011.  Martine Aubry serait même allé plus loin en privé, qualifiant François Hollande d’ »enfoiré » qui représente le « niveau zéro de la politique« , selon Le Point.  Elle le considérerait également comme incompétent et a régulièrement critiqué l’état dans lequel elle a récupéré le parti lorsqu’elle lui a succédé à la tête du PS.  »Même les toilettes étaient bouchées et j’ai dû les réparer moi-même« , se serait-elle amusé à plusieurs reprises. « Ma grand-mère disait : quand c’est flou, c’est qu’il y a un loup« . La formule de Martine Aubry contre son adversaire à la primaire socialiste est sans doute celle qui sert le plus les adversaires de François Hollande. Depuis le début de son quinquennat, il est régulièrement attaqué pour son manque de vision et de clarté.  Et Martine Aubry n’a visiblement pas changé d’avis. « Si dans tous les domaines, on avait eu une grande vision et une méthode, nous aurions un peu moins de problèmes« , lâchait-elle encore lors de son intervention en juillet.

Hollande a loupé sa première partie de quinquennat (Aubry)

Hollande a loupé sa première partie de quinquennat (Aubry)

 

 

C’est en connaisseuse de la vie politique et du PS que martine Aubry s’exprime : Hollande peut encore réussir sa seconde partie de quinquennat, en clair il a loupé la première.  . Très discrète sur le plan national depuis la victoire de la gauche à la présidentielle de 2012, la maire de Lille est sortie de son silence vendredi. Comme un symbole, elle a fait le déplacement à Paris. Et c’est à côté de l’Élysée qu’elle a sévèrement jugé le bilan à mi-étape de François Hollande.  « Il n’est pas trop tard pour réussir le quinquennat », a lancé l’ancienne candidate à la primaire socialiste. « Si dans tous les domaines, on avait eu une grande vision et une méthode, nous aurions un peu moins de problèmes », a-t-elle estimé, visant à demi-mot le président et son Premier ministre. Les mots sont durs mais pesés. Martine Aubry a rappelé que depuis la primaire de 2011, elle a été exemplaire et silencieuse, mais que cette époque est révolue. « Depuis deux ans, je m’exprime là où je dois m’exprimer », a-t-elle déclaré, c’est-à-dire au niveau local. À partir de maintenant, « je m’exprimerai aussi sur les autres questions », a-t-elle prévenu, annonçant qu’elle ferait « des propositions (…) utiles »  Et la maire de Lille n’est tendre non plus avec Manuel Valls, dont elle critique la méthode sur la réforme territoriale. « Je le dis franchement : c’est une pratique que je n’ai jamais vue, a-t-elle glissé, ni sur le plan républicain ni sur le plan démocratique. » Les proches de Martine Aubry sont persuadés que l’exécutif veut lui mettre des bâtons dans les roues avec cette nouvelle carte des régions, qui prévoit la fusion du Nord-Pas-de-Calais avec la Picardie. L’ancienne première secrétaire du PS a engagé le bras de fer, et ses amis ont déjà prévu de se réunir à La Rochelle.

Aubry enfonce Hollande

Aubry enfonce Hollande

Martine Aubry a déclaré nettement qu’il importait de tenir compte des résultats des élections et qu’il fallait changer de politique. Elle a aussi affirmé qu’elle ne souhaitait pas entrer dans ce gouvernement. Peut-être cependant excepterait-elle d’entrer à Matignon.  Malgré tout, l’hypothèse de la voir prendre la tête du gouvernement n’est pas si évidente, car elle entretient depuis des années une féroce inimitié avec François Hollande. Et on imagine mal le président courir derrière une « semi-cohabitation ». Hollande et Aubry partagent de nombreux points communs idéologiques, mais une différence de taille les oppose : leur approche de la politique. François Hollande, qui a été premier secrétaire du PS pendant plus de dix ans, est un homme d’appareil qui a toujours voulu être président. Il a réussi à s’imposer auprès des électeurs des terres chiraquiennes. Il est connu pour son art du compromis et ses stratégies politiciennes. En tant que président, il est d’ailleurs régulièrement pointé du doigt pour son manque d’autorité . Martine Aubry, qui n’a jamais rêvé d’être présidente, est avant tout une technicienne des politiques publiques qui a été politisée. Elle a « hérité » la mairie de Lille de Pierre Mauroy et s’est fait battre aux législatives. Et elle est connue pour son caractère autoritaire.  François Hollande se considère comme un généraliste de la politique. En tant que rédactrice des lois Auroux, qui régissent les relations dans le monde du travail, en tant qu’ancienne ministre du Travail, puis de l’Emploi et de la Solidarité, Aubry est plus une spécialiste des politiques sociales. Il adore les journalistes, elle ne supporte pas le « cirque médiatique ». Elle se passionne pour la culture, lui s’en désintéresse. Lors des législatives de 2002, Martine Aubry lorgnait sur la deuxième circonscription du Nord, qui couvre une partie de la ville de Lille, et qui lui a été refusée par la direction du PS. Elle échoue face à l’UMP Sébastien Huyghe. En 2007, lorsqu’elle redemande la circonscription, la direction du PS, avec Hollande à sa tête, s’y oppose. Privée de son mandat de député, elle en tiendra rigueur au président. Puis, après sa confortable réélection en mars 2008 à la mairie de Lille, la dame des 35 heures remporte le congrès socialiste de Reims et devient la patronne du parti, succédant à François Hollande, qui lui laisse sa place après 11 ans d’exercice. Martine Aubry ne se prive pas de faire savoir que « François a laissé le parti dans un sale état ». Elle va même jusqu’à faire repeindre tous les murs et déplore d’avoir dû déboucher elle-même les toilettes. Elle l’avait déjà critiqué pour avoir laissé naître des divisions au PS, comme lorsque Laurent Fabius a fait campagne pour le « non » lors du référendum sur la Constitution européenne. Pour finir, les pires sobriquets de François Hollande, d’ailleurs largement repris par l’opposition, sortent pour la plupart de la bouche de la maire de Lille. Elle le traite de « couille molle », d’ »enfoiré » qui représente le « niveau zéro de la politique ». Pendant la primaire PS précédant la présidentielle, Martine Aubry a mené une violente campagne contre François Hollande, le qualifiant de représentant d’une « gauche molle ». Mais, surtout, elle a toujours dit qu’il ne travaillait pas. Pour Hollande, Aubry est d’abord une menteuse et une « perverse ». « Il lui reproche de ne se construire que dans l’opposition aux gens, en flinguant sans retenue », rapportait un intime du président dans les colonnes de L’Express avant la primaire socialiste . La guerre entre les faux jumeaux socialistes a tout de même connu un relatif « cessez-le-feu»  et devant l’urgence, Aubry conserve des chances pour Matignon.  

 

Sondage : Aubry et Gallois préférés pour Bercy

Sondage : Aubry et Gallois préférés pour Bercy

Les Français sont aussi sévères que Laurent Fabius à l’égard des locataires de Bercy. Selon un sondage Ifop pour le JDD de ce 19 mai, 30% seulement des personnes interrogées se déclarent satisfaites de l’action du ministre de l’Economie et des Finances. Celle d’Arnaud Montebourg, l’autre personnalité de Bercy, au Redressement productif, fait un tout petit peu mieux avec 38% de satisfaits.  Même si François Hollande, lors de sa conférence de presse du 16 mai, a affirmé qu’aucun remaniement ministériel n’était envisagé à court terme, les Français, selon l’Ifop, verraient pourtant bien Martine Aubry devenir la vraie patronne de Bercy à la tête d’un grand ministère de l’Economie, des Finances et de l’Industrie. L’ancienne leader du PS recueille ainsi 23% d’opinions en ce sens.  Elle est suivie de peu par Louis Gallois. L’ancien patron d’EADS et actuel commisaire général à l’investissement dont le nom revient souvent depuis quelques semaines pour un poste à Bercy, Economie ou Industrie, obtient, lui, 20%.  Derrière, Laurent Fabius, qui a dirigé le ministère de l’Economie et des Finances de 2000 à 2002, recueille 15%, et Arnaud Montebourg a 10% de supporters pour le voir passer de l’industrie à l’Economie.  Michel Sapin, l’actuel ministre de l’Emploi qui a été à l’Economie sous Pierre Bérégovoy, récolte 12%. Enfin, Pascal Lamy, le directeur général sortant de l’OMC dont le nom circule aussi ces derniers temps, n’est choisi que par 4% des sondés.

Aubry : « Aider nos PME à l implantation en Chine …. des 35 heures ?

Aubry : « Aider nos PME à l implantation en Chine …. des 35 heures ?

Aubry qui n’a jamais rien compris à l’économie pour accompagner Hollande en Chine ; elle veut aider les PME français dans leur implantation ; sans doute des 35 heures. On se demande à partir de quelles compétences, Hollande a fixé son choix sur Aubry pour cette visite de nature économique. Certes Aubry a travaillé quelques années dans le privé mais comme la plupart des énarques qui vont pantoufler dans les grandes entreprises et qui reviennent bien vite en politique où la carrière est mieux assurée ; l’affaire des 35 heures a été le coup de grâce donnée à notre économie déjà peu compétitive ; en outre, on a surtout institutionnalisé la civilisation des loisirs et la perte du goût du travail. Sujets souvent tabous, politiquement incorrects mais économiquement incontournables car on ne peut redistribuer que la richesse produite. Si on fait l’inverse, c’est le déclin assuré. La plupart des français l’ont maintenant compris puisqu’il condamne les mesures Hollande supprimant la défiscalisation d’heure supplémentaires (source de perte de compétitivité pour les entreprises et de pouvoir d’achat pour les salariés). La semaine prochaine, François Hollande effectuera donc sa première visite en Chine. L’occasion pour le chef de l’Etat d’échanger avec son homologue Xi Jinping – investi le mois dernier. Le président français sera notamment accompagné de Martine Aubry, représentante spéciale du ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, pour le partenariat avec la Chine. « François Hollande sera le premier chef d’État à être reçu par le nouveau président chinois, c’est un signe important. Les autorités chinoises veulent renouer avec la France. On ne peut pas être un grand pays sans s’intéresser à la Chine », explique Martine Aubry dans une interview à paraître dans le JDD. La socialiste estime aussi que la relation de confiance entre les deux pays « s’est cassée sous Nicolas Sarkozy ».

 

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