Archive pour le Tag 'Aubry'

Loi Travail : nouveau punchline d’Aubry contre Macron

Loi Travail : nouveau punchline d’Aubry contre Macron

 

 

De toute évidence Martine Aubry dont l’aura politique ne cesse de diminuer y compris dans sa propre région vieillit encore plus mal que prévu. Celle qui a plombé l’économie de la France avec les 35 heures estime que Macon a 40 ou 50 ans de retard avec ses vieilles recettes de précarisation et d’austérité. Par ailleurs que la ministre du travail qu’elle avait formée est aujourd’hui déformée. Après les punchlines contre Hollande, ce sont ceux contre Macron. Il est clair que Martine Aubry ne laissera pas une place dans l’histoire aussi importante que celle son père Jacques Delors qui aura surtout marqué de manière significative l’Europe tandis que sa fille Martine Aubry elle s’est spécialisée dans le gauchisme mondain. Martine Aubry a attendu six jours avant de se déchaîner contre les ordonnances réformant le Code du travail. «J’ai mis un peu de temps car j’avais braderie (sic)», a-t-elle justifié ce mercredi matin sur France Inter, invoquant l’excuse de la Braderie de Lille le week-end dernier.  «L’emploi, le pouvoir d’achat et la croissance, tout cela n’a pas été traité, a-t-elle regretté. On a la précarisation et l’austérité». Martine Aubry a estimé qu’Emmanuel Macron reprenait les «recettes du patronat des années 80». «C’est croire qu’en précarisant les salariés et en accroissant le pouvoir unilatéral de l’employeur, on rendra les entreprises plus compétitives. C’est une vision du passé», a-t-elle insisté, ajoutant qu’il s’agissait selon elle d’«une réforme d’arrière-garde».   La socialiste s’est désolée que «le droit du travail ne soit plus un droit pour les salariés mais un droit pour les entreprises». «Il n’y a plus de droit, plus de protection pour les salariés», a-t-elle renchéri. «La modernité ce n’est pas de précariser», a lâché Martine Aubry ajoutant sur les ordonnances que «ce n’est pas parce que c’est une loi moins pire que le pire que ça devient une bonne loi». Pourtant les ordonnances ont été préparées par une ministre, Muriel Pénicaud, que Martine Aubry connaît très bien. Celle-ci a en effet travaillé dans son cabinet lorsque la socialiste était elle-même ministre du Travail. Mais la maire de Lille s’en agace d’autant plus. «C’était il y a 25 ans, toute le monde peut changer, on dit que je l’ai formée, aujourd’hui je la trouve très déformée», a raillé l’ancienne ministre. Pour la pertinence et l’élégance avec Martine Aubry on peut encore attendre !

 

Aubry : c’est foutu pour le PS!

 Aubry : c’est foutu pour le PS!

C’est en substance ce qu’a déclaré Martine Aubry par rapport aux chances des socialistes lors des législatives. Et là frondeuse  de rendre responsable Macron des déboires du PS. D’après elle (énarque , comme Macron mais qui n’a jamais fait autre chose que de la politique) Macron est incapable de comprendre les difficultés des gens ! La conférence de presse de Martine Aubry, mercredi, a donc  laissé apparaître une femme très désabusée. « C’est ça ma tristesse absolue. J’ai 66 ans et j’ai l’impression que tout ce que j’ai fait dans ma vie est abîmé, cassé. Tout ce à quoi j’ai cru », a livré, amère, la maire PS de Lille. Le point presse de soutien aux candidats socialistes aux législatives à Lille est devenu, en 1h20, « un état des lieux crépusculaire de la maison aubryste », relate La Voix du Nord. Mais la réunion fut quand même l’occasion, pour la féroce édile, de critiquer le président Emmanuel Macron.  »Avoir un Parlement à sa botte, ce n’est pas la démocratie. Un Parlement est là pour contrebalancer l’exécutif », sinon « on est dans l’autoritarisme », a dénoncé la maire de Lille. Selon Martine Aubry, Emmanuel Macron cherche des députés « béni oui-oui ».  Elle estime aussi que le Président  »connaît mal les Français » car il a grandi « dans un milieu protégé à Amiens ». Il y a chez lui, a-t-elle déclaré, « une incapacité à comprendre la souffrance des gens parce qu’il ne les connaît pas. » La composition du gouvernement a aussi été la cible des critiques de l’ancienne numéro un du PS, qui a dit « regretter ce mélange des genres entre la droite et la gauche », qui profiterait selon elle à « l’extrême droite et l’extrême gauche. » Cette dernière, en la personne de Jean-Luc Mélenchon, – qui a frôlé à Lille les 30%, en tête du premier tour de la présidentielle – a aussi été visée par Martine Aubry. L’extrême gauche est « dans la politique du rêve et des annonces qui n’ont aucune chance de se réaliser », a attaqué la maire. Pour autant, l’édile a assuré avoir « compris la colère des électeurs de Jean-Luc Mélenchon », mais a insisté : « le vote utile et efficace, c’est le PS. » Et d’expliquer : « Si on ne vote pas pour les socialistes au premier tour, il n’y aura pas de députés de gauche élus au second » car « les candidats de Mélenchon ne gagneront jamais face à ceux de Macron soutenus par la droite. »  Selon la maire, ce « gouvernement de droite avec un programme largement de droite » promet de « casser 50 ans de progrès social » avec la réforme annoncée du droit du travail.  Malgré ces attaques, Martine Aubry ne semblait pas se faire d’illusions sur l’avenir politique des candidats socialistes aux législatives, qu’elle venait initialement soutenir. Le candidat du PS à la présidentielle, Benoît Hamon, n’a même pas atteint les 11% des voix à Lille. « Je ne sais pas comment parler aux Français aujourd’hui », s’est désolée la maire. Et de conclure, dépitée : « Les petits nouveaux de chez Macron qu’on a choisi au pif ou parce que ce sont des copains, c’est mieux que les gens de gauche qui se sont battus depuis cinq ans? Ça me rend malade.

 

La frondeuse Aubry refuse d’appeler pour Macron

La frondeuse Aubry refuse d’appeler pour Macron

 

 

La frondeuse Aubry, première supportrice  de Benoît Hamon et qui d’une certaine façon à coulé le parti socialiste en tout cas  y a largement contribué refuse d’appeler clairement pour Macron. Pas étonnant de la part de celle qui avec les 35 heures a porté un coup mortel à l’économie et à l’emploi et qui s’enfonce de plus en plus dans la marginalité gauchiste. Une position d’autant plus curieuse qu’elle avait en 2002 appelé avec force à voter Chirac au second tour ;  conclusion, elle préfère sans doute Chirac à Macron.  En 2002, quand Jean-Marie Le Pen s’était qualifié au second tour de l’élection présidentielle, Martine Aubry avait pourtant clairement dit qu’elle voterait pour Jacques Chirac, sans équivoque. En retrait depuis dimanche soir, la socialiste n’entend pas clarifier ses propos et prononcé le nom d’Emmanuel Macron avant le 7 mai. Certains de ses proches, cités par Europe 1, rapportent que «appeler à voter Macron est au-dessus de ses forces». Depuis le passage du protégé de François Hollande à Bercy, Martine Aubry a multiplié les déclarations au vitriol contre «le nouveau produit au sourire étincelant». «Macron, comment vous dire? Ras-le-bol», avait-elle lancé en septembre 2015, quand l’ancien banquier avait déclaré vouloir réformer le statut des fonctionnaires. S’exprimant à Lille le 30 mars à l’occasion d’un meeting de Benoît Hamon, l’ancienne première secrétaire du PS avait enfoncé le clou, le qualifiant de «candidat qui aime l’argent et pas les gens», et mettant en garde contre «la régression économique et sociale» qu’une accession d’Emmanuel Macron à l’Élysée provoquerait, selon elle. Avec pour seule réponse à ce résultat du premier tour un tweet laconique, Aubry s’est attiré les foudres de plusieurs cadres socialistes. «Elle n’est pas à la hauteur des enjeux», a ainsi brocardé Patrick Kanner, le ministre de la Ville et son ennemi juré de la fédération du Nord, toujours selon la radio. Du côté d’en Marche!, l’attitude de la responsable politique passe mal. «On sait très bien ce que pense Martine Aubry d’Emmanuel Macron. (…) On est dans une période trouble pour chacun des partis. Les positionnements sont moins clairs qu’ils pouvaient l’être aux régionales. C’est dommage. Chacun prend ses responsabilités. Là on est face à une banalisation du Front national qui est dangereuse pour notre démocratie», a réagi au micro de RTL Christophe Itier, référent du mouvement d’Emmanuel Macron dans le Nord. Au Figaro, l’équipe de Martine Aubry tente d’éloigner les doutes. «C’est une évidence, elle va voter pour Emmanuel Macron», assure son entourage.  Dimanche soir, Jean-Luc Mélenchon est arrivé en tête avec près de 30% des voix à Lille. À Paris, c’est Emmanuel Macron qui est arrivé en tête. La maire Anne Hidalgo a elle appelé à voter sans ambiguïté pour le fondateur d’en Marche!

 

Primaire gauche : « Bartolone tu nous emmerdes » (Aubry)

Primaire gauche : « Bartolone tu nous emmerdes » (Aubry)

Pour parler vulgairement mais clair Bartolone a foutu un beau bordel dans la réunion organisée par Martine Aubry. Une réunion qui justement ne voulait surtout pas traiter des questions de personnes et de la primaire de la gauche mais des convergences possibles et des propositions des différents courants de gauche interne au PS et aux écolos.  Or Bartolone a profité de l’éclairage médiatique de cette rencontre pour demander un affrontement direct entre le Premier ministre et le président de la république. Pas vraiment une affaire politique mais plutôt d’ego car le président de l’assemblée nationale a été très vexé d’apprendre dans les confidences de François Hollande qu’on le considérait comme un homme sans beaucoup d’envergure et de charisme (ce qui ne constitue pourtant pas une grande découverte). Pour dégager du carton du cartel des gauches la maire de Lille, Martine Aubry avait organisé samedi un Carrefour des gauches et de l’Ecologie à Bondy. L’occasion de tenter de rassembler une gauche divisée avant la présidentielle. Mais c’était sans compter sur la petite phrase de Claude Bartolone. Le président de l’Assemblée nationale a lancé à plusieurs reprises, devant la presse, qu’il souhaitait que Manuel Valls et François Hollande se présentent à la primaire de la gauche l’un contre l’autre. Une sortie que n’a pas manqué de commenter Martine Aubry: «Il a le droit de dire ce qu’il veut, chacun à son opinion, les petites phrases c’est ce que je déteste. [...] Si vous ne retenez que ça, il ne faut pas s’étonner ensuite que la France devienne ce qu’elle est », a-t-elle répondu aux journalistes de Quotidien qui l’attendaient.  Un peu plus tard – surement enregistrée à son insu - assise à côté du président de l’Assemblée, elle le réprimande  pour lui parler « de [sa] phrase à la con ». Derrière eux, l’ancienne ministre Marylise Lebranchu confirme « ah oui ta phrase à la con là »… La maire de Lille reprend: « C’est pas l’objet d’aujourd’hui. Tu nous emmerdes Bartolone! »

Aubry, la girouette, cette fois pour Hollande

Aubry, la girouette, cette fois pour Hollande

Un coup elle démolit Hollande, un coup elle rallie une synthèse molle, un autre coup elle soutient le président. Une vraie girouette. L’animatrice officieuse du mouvement des frondeurs auteurs de l’article assassin récent   »Trop, c’est trop!’, dans Le Monde  contre le président de la république va maintenant se rallier à sa candidature pour 2017. Bien difficile de déceler la ligne stratégique de la fille de Jacques Delors (qui, lui, savait où il allait) semble parait avoir choisi la  spécialité très sportive du slalom spécial en politique. Un exercice très difficile où le risque est de manquer une porte : celle du pouvoir. Il apparaît en effet que Martine Aubry peut maintenant dire adieu à tout destin national tellement elle s’est discréditée par ses prises de position contradictoires. Après le retrait du ministre de la Ville, Patrick Kanner, fin août, laissant le champ libre au proche de Martine Aubry, François Lamy, l’heure semblerait aux réconciliations entre une partie de la gauche contestataire et celle de gouvernement. Les mots sont sous-pesés. Alors que la lutte contre le terrorisme est en passe de devenir l’un des thèmes central de la course à la présidentielle, Martine Aubry a vanté explicitement l’action du chef de l’Etat en la matière. Pour elle, François Hollande a agi « avec fermeté et avec rapidité, en gardant les valeurs de la République » dans la lutte contre le terrorisme, rapporte ainsi Libération. Allant même plus loin : « Jamais un gouvernement n’a fait autant » ! (Avec le JDD)

 

Primaire à gauche : Aubry ou Macron ?

Primaire à gauche : Aubry ou Macron ?

Dans le cadre d’une éventuelle primaire à gauche un sondage Elabe pour BFM montre que les Français accordent leur préférence à Macron mais les électeurs de gauche sollicitent de manière très nette Martine Aubry.  Emmanuel Macron, apparaît comme le meilleur candidat de la gauche. Ainsi, 46% des sondés pensent qu’il ferait un bon représentant, devant Nicolas Hulot, issu lui de la société civile, qui remporte 44% d’opinions favorables et Manuel Valls (42%). L’enquête confirme le désamour des Français vis-à-vis de François Hollande qui apparaît auprès de seulement 20% des sondés comme un bon candidat. Alors que le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, annonce souhaiter qu’un seul candidat socialiste se présente dans l’éventualité d’une primaire à gauche, pour les partisans du courant, ce devrait être Martine Aubry. La maire de Lille est plébiscitée à 71% par les partisans de la gauche. Nicolas Hulot, encore une fois en deuxième position, est, pour 58% des sondés un bon candidat pour la gauche, devant, encore lui, Manuel Valls (56%). Un sympathisant de gauche sur deux estime également qu’Arnaud Montebourg et Emmanuel Macron seraient une bonne chance pour leur parti. Martine Aubry arrive également en tête du classement des meilleures chances pour la gauche en 2017 réalisé auprès des sympathisants du Parti socialiste avec 73% d’opinions favorables. Ses poursuivants reçoivent un meilleur accueil puisque Manuel Valls représente pour 70% d’entre eux un bon candidat. François Hollande est lui choisi à 61%, juste devant Emmanuel Macron (60%).  Si les Français espèrent l’organisation d’une primaire, il fait peu de doutes pour eux que malgré tout François Hollande sera candidat à la prochaine échéance présidentielle. 63% des sondés pensent que l’actuel président de la République se présentera à sa propre réélection. Cette hypothèse est partagée par l’ensemble des électeurs, quelle que soit leur sensibilité politique. Ainsi, 68% des sympathisants de la gauche, et 77% au Front de Gauche

2017 : la guerre Valls Aubry est déclarée

2017 : la guerre Valls Aubry est déclarée

La candidature de François Hollande paraissant de plus en plus hypothéquée pour les élections présidentielles de 2017, Valls et Aubry se lance dans une guerre sans merci. Pour Valls, il s’agit de s’affirmer comme le leader incontesté du courant réformiste, pour Aubry au contraire il s’agit d’être le porte drapeau de la gauche socialiste traditionnelle. Ce sont deux conceptions idéologiques qui s’affrontent mais aussi deux personnalités. Manuel Valls, lui ,veut incarner le changement et le dynamisme. Pour cela il n’ hésite même pas à reprendre intégralement les propositions de la droite et du patronat sans même les rééquilibrer par des préoccupations sociales. En plus il adopte les positions bonapartistes de la droite en mettant sous le boisseau les corps intermédiaires y compris le Parlement. Martine Aubry, elle, se veut la garante des dogmes du PS mais aussi sur ses contradictions. Depuis la SFIO en passant par Mitterrand et jusqu’à Hollande, le discours du PS a toujours été marxisant mais la pratique approximative et même ambiguë. Martine Aubry de ce point de vue n’échappe pas à ces contradictions. Pour amplifier le clivage avec Valls Martine Aubry et ses amis ont décidé de quitter la direction du parti socialiste considérant que ce dernier ne sert plus à rien puisque tout se décide autour de Valls. « Nous allons sortir du PS, nous souhaitons en discuter avec Jean-Christophe Cambadélis », le premier secrétaire du parti, déclare celle qui fut à la tête du parti entre 2008 et 2012. « On ne demande le départ de personne, on ne demande rien d’ailleurs », ajoute-t-elle. « Ceux de mes amis qui ont été sollicités ont refusé d’entrer au gouvernement. On ne veut aucun poste. On veut simplement que ce pour quoi on s’est battus toute notre vie soit préservé ». La maire de Lille figure parmi les signataires d’une tribune publiée cette semaine dans Le Monde, intitulée « Trop c’est trop » et qui dresse les « reculs » imputés au gouvernement, du pacte de responsabilité au projet de réforme du Code du travail en passant par le « désolant débat sur la déchéance de nationalité ». « Nous pensons que le président de la République doit prendre en compte ce que le parti propose. Or, là, le PS ne sert à rien. Il est mis de côté », estime-t-il. « On a l’impression que tout se décide dans un cénacle autour du Premier ministre. Dès lors, pourquoi rester à la direction ? »

Primaire à gauche : 58 % des Français pour, Aubry et Valls en tête

Primaire à gauche : 58 % des Français pour, Aubry et Valls en tête

 

Les Français s et encore davantage les sympathisants de gauche se déclarent en faveur de l’organisation primaire à gauche comprenant toutes les sensibilités. D’une certaine manière c’est un désaveu à la fois pour Hollande et pour Mélenchon.  pour Hollande parce que ce dernier considère qu’il peut s’affranchir de la procédure de présélection et que sa candidature est donc naturelle. Pour Mélenchon qui, lui, refuse de s’inscrire dans une démarche commune pour ne pas avoir à se désister en faveur du candidat qui remporterait c es primaires. Dans l’hypothèse de telle primaire les résultats ne paraissent pas acquis si Martine Aubry vient en tête des sympathisants de gauche par contre les sympathisants du parti socialiste place Manuel Valls devant Martine Aubry. Du coup on comprend mieux la radicalisation de la lutte de ces derniers jours entre Valls et de Martine Aubry. L’un comme l’autre font sans doute le deuil de la candidature de François Hollande et se positionnent comme candidat à sa succession à gauche Plus de la moitié (58%) des Français sont favorables à une primaire commune à l’ensemble des partis de gauche pour la présidentielle de 2017, une opération souhaitée même par plus des deux tiers (67%) des sympathisants de gauche, selon un sondage BVA pour Orange et iTELE publié samedi. A la question de savoir quels sont leurs candidats souhaités pour cette primaire, le Premier ministre, Manuel Valls, arrive en tête des réponses avec 47% des voix devant le ministre de l’Economie, Emmanuel Macron (46%), son prédécesseur Arnaud Montebourg (42%) et la maire de Lille, Martine Aubry (40%). François Hollande vient loin derrière, sa candidature n’étant souhaitée que par 29% des personnes interrogées. Les préférences des sympathisants de gauche vont d’abord à Martine Aubry (62%) devant l’ancienne ministre de la Justice Christiane Taubira (53%) et le coprésident du Parti de gauche Jean-Luc Mélenchon (49%), qui a déjà annoncé son intention de se présenter à la présidentielle et refuse de participer à une primaire. Mais si l’on interroge les seuls sympathisants du parti socialiste, c’est la candidature de Manuel Valls qui s’impose (64%) devant celles de Martine Aubry (59%) et François Hollande (55%).

Aubry : réquisitoire contre Valls

Aubry : réquisitoire contre Valls

 

« Trop, c’est trop », peut-on lire dans cette tribune parue mercredi dans Le Monde et signée entre autres par l’écologiste Daniel Cohn-Bendit, le socialiste Benoît Hamon, l’économiste Daniel Cohen et la maire de Lille. Les signataires dressent un inventaire des « reculs » imputés au gouvernement, du pacte de responsabilité au projet de réforme du Code du travail en passant par le « désolant débat sur la déchéance de nationalité ». En fin de journée devant la presse, Martine Aubry a enfoncé le clou contre le Premier ministre, dont elle a dénoncé les « vieilles recettes ». « La gauche progressiste, la gauche moderne, c’est nous », a-t-elle dit. « Ce n’est plus simplement l’échec du quinquennat qui se profile, mais un affaiblissement durable de la France qui se prépare, et bien évidemment de la gauche, s’il n’est pas mis un coup d’arrêt à la chute dans laquelle nous sommes entraînés », peut-on lire dans ce texte publié « Le texte rejette en bloc la politique de ce quinquennat », ajoute-t-on. « Il ne propose rien, ne fait qu’acter des désaccords et marquer une frontière jugée infranchissable par ses auteurs. ». Le projet de loi de réforme du Code du travail, que doit présenter Myriam El Khomri en conseil des ministres le 9 mars, constitue à leurs yeux le dernier casus belli en date. Ce texte « a provoqué non plus de la déception, mais de la colère ! », disent les signataires. « C’est toute la construction des relations sociales de notre pays qui est mise à bas en renversant la hiérarchie des normes, et en privilégiant l’accord dans l’entreprise ». « Il n’y a ni vraie réforme ni social dans nombre de politiques qui sont menées depuis deux ans. On y trouve des propositions puisées dans le camp d’en face, qui n’ont rien de moderne, et qui sont inefficaces », ajoutent-ils.

(Avec Reuters)

Régionales : Un sondage fantôme pour discréditer Aubry »

Régionales : Un sondage fantôme pour discréditer Aubry »

 

 

Matignon ferait officieusement état d’un sondage qui montrerait que  martine Aubry aurait nettement de meilleurs chances dans le nord que le transparent Pierre de Saintignon. L’objectif est de mettre en difficulté politique Aubry qui ne cesse de critiquer le gouvernement ; De fait Aubry n’a pas faiat preuve d’un grand courage et pourrait le payer par une lourde défaite du PS dans le nord. Mais sa stratégie consiste à en fait porter le chapeau à Hollande. Bref quand les luttes internes appareils prennent  le pas sur l’intérêt général. Le sondage ? En fait il n’existerait pas, ce serait Une manœuvre politicarde pour affaiblir Martine Aubry, et ça vient de Matignon ». Cette accusation, c’est un très proche de la maire de Lille qui la formule. Son entourage est excédé par les méthodes des amis de Manuel Valls. Matignon est effectivement à la manœuvre, les lieutenants du Premier ministre ciblent les Aubrystes. Exemple avec ce député : « Il faut qu’ils atterrissent les copains, ils sont en train de se suicider ». Et cet élu cite le fameux sondage. « Regardez, il y a un sondage qui dit qu’elle ferait quatre points de plus que Pierre de Saintignon ». Or, ce sondage n’existe pas. Et pire, certains des amis de Manuel Valls interpellent carrément les journalistes : « Pourquoi vous ne faites pas un sondage sur une candidature de Martine Aubry ? Ça serait intéressant ». Pour eux, le résultat ne fait aucun doute, la maire de Lille ferait mieux que Pierre de Saintignon. Et ils font tout pour la faire changer d’avis, jusqu’à essayer de créer un débat sur le cas Aubry au bureau national. Pourtant, Martine Aubry le répète : elle ne remplacera pas la tête de liste PS dans le Nord-Pas-de-Calais-Picardie. Alors à quoi bon ? Là encore, les Aubrystes ont leur explication. « Si on perd la région, ils lui feront porter le chapeau. Ça évitera de mettre en lumière la responsabilité du gouvernement et de son chef, Manuel Valls ».

Régionales : Aubry se dégonfle

Régionales : Aubry se dégonfle

Il n’y a pas d’autres mots pour qualifier la de Martine Aubry très véhémente par rapport au manque de courage du gouvernement mais qui fuit sa responsabilité dans son propre fief. En réalité Martine Aubry, par ailleurs énarque, à hérité du fauteuil de Pierre Mauroy dans le nord sans faire beaucoup d’efforts. Elle connaît pourtant l’État du rapport de force dans sa région où  la gauche risque d’arriver en troisième position. De ce point de vue l’attitude de Martine Aubry est souvent ambiguë. Très critique vis-à-vis de la politique menée par Hollande et soutenue par le PS, au dernier moment elle a rejoint la majorité du parti socialiste tout en regrettant maintenant que son ralliement des services à rien. Alors qu’à moins de deux mois des régionales, Martine Aubry a donc réaffirmé vendredi qu’elle n’irait pas. « Ceux qui continuent à défendre cette petite musique sont ceux qui ne souhaitent pas la victoire de Pierre de Saintignon, dénonce-t-elle dans Le Monde, qui écrit que la maire de Lille « ne sait plus sur quel ton le dire ». Critiquant ce qu’elle appelle des « bruits de cour parisiens », Martine Aubry lance à ses camarades : « C’est plutôt pénible. Ils feraient mieux de bosser dans leurs ministères. » « Je serai à ses côtés. Je n’ai aucun doute sur le choix du candidat » fait par les militants socialistes, déclarait déjà l’ancienne ministre lors de sa conférence de presse de rentrée fin septembre. « Est-ce qu’on peut vraiment dire que Mme Le Pen monte dans le Nord-Pas-de-Calais parce que Mme Aubry ne s’est pas présentée? », renchérissait-elle récemment sur France Inter, disant « halluciner » de « la petite musique » des régionales. Malgré tout, face à la faible notoriété nationale de la tête de liste PS, opposé à Xavier Bertrand (LR) et Marine Le Pen (FN), certains n’en démordent pas. « Avec Pierre de Saintignon, nos chances sont très faibles », confie Manuel Valls en privé selon Le Monde. Le Premier ministre évoque une situation à « très haut risque » pour la gauche. « Je pense vraiment que Martine Aubry devrait y aller », indique au JDD.fr un proche de François Hollande. Mais cette issue ne serait-elle pas en quelque sorte un aveu d’échec? « Combattre Marine Le Pen n’est pas un acte de faiblesse, mais un acte de courage. Si j’étais François Hollande, j’irais faire un tour à Lille lui dire : ‘fais-le’ », ajoute-t-il, tout en affirmant parler là en son nom propre.

Aubry : « Macron? Ras-le-bol….La déclaration de trop

Aubry : « Macron? Ras-le-bol….La déclaration de trop

En déclarant : « Macron ras-le-bol » Martine Aubry a sans doute fait le dérapage de trop. D’abord parce qu’elle ne dispose pas de la légitimité de la gauche du PS pour porter un tel jugement. Elle n’a cessé en effet de slalomer depuis des années entre majorité et minorité du PS. Témoin sont dernier ralliement surprise  à la majorité lors du congrès du PS. Un ralliement qu’elle considère aujourd’hui trahi par les orientations de Hollande. La seconde raison qui discrédite Martine Aubry c’est sans doute ne fait qu’elle n’a pas assumé ses responsabilités dans le cadre de la campagne des régionales. Or elle savait pertinemment que la gauche risquait  d’être malmenée et il lui revenait de prendre le leadership de cette campagne et  de se présenter. Au lieu de cela elle a transmis le bâton merdeux un second couteau. Autre raison aussi qui discrédite Aubry : c’est sa partialité par rapport aux 35 heures. Si les 35 heures, critiquées par Macron, ont été appliquées en France c’est essentiellement sous l’impulsion d’Aubry qui comme le gouvernement de l’époque surpris par sa victoire n’avait d’autre orientation à proposer en matière de politique économique et sociale. On  connaît malheureusement les conséquences désastreuses des 35 heures. Enfin la brutalité de cette déclaration n’est sans doute pas non plus étrangère aux relations tumultueuses qu’entretient Aubry avec Hollande qu’elle a toujours considérée comme un mollasson. Aubry  a donc appelé le ministre de l’Economie à « mettre toute son énergie, qui est grande sans doute, et ses talents, à accélérer la croissance et l’emploi ». « Je supporte de moins en moins (son) arrogance », a poursuivi Martine Aubry, rappelant qu’Emmanuel Macron est « un ancien fonctionnaire » (comme elle ! NDLR). « En période de crise, on a jamais autant besoin de fonctionnaires », a-t-elle plaidé, citant les enseignants et les policiers. Martine Aubry a également dénoncé « l’ignorance de ce que vivent les gens aujourd’hui ». « Je dis très simplement : qu’il s’occupe de son ministère », a conclu, très critique, la maire de Lille. Le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, s’est refusé à faire tout commentaire.  »Je rappelle simplement que, dans un gouvernement, toutes les expressions comptent et elles doivent être maîtrisées à l’aune de l’intérêt, de la ligne et des choix collectifs qui sont faits. Ca doit rester la règle », a-t-il cependant averti mercredi lors du compte-rendu du Conseil des ministres. »La question évoquée par Emmanuel Macron, jamais (elle) n’a été évoquée de quelque manière que ce soit » au gouvernement, a-t-il assuré.  » J’en reste à la ligne du gouvernement, elle est clairement affichée et ferme sur les objectifs ». Dans la foulée, Martine Aubry s’en est prise mercredi matin au projet du gouvernement, endossé par Manuel Valls, de « modifier le Code du travail, pour accroître la précarité », ce qui relève selon elle « d’une espèce d’idéologie du passé ». « Comment voulez-vous que les gens ne soient pas inquiets? », a-t-elle lancé.  »Le meilleur moyen de réunir la gauche, c’est de faire une politique qui réponde aux attentes des Français et aux valeurs de la gauche, qui redonne un sens à ce qu’on fait », a poursuivi la maire de Lille, répondant au Premier ministre qui, la veille, avait appelé les socialistes à satisfaire  »l’exigence de responsabilité ». Signataire de la même motion au congrès de Poitiers que Manuel Valls et ses ministres, elle les a accusés de « ne pas respecter » le vote interne sur ce texte qui réclamait des aides aux entreprises mieux ciblées et une inflexion de la politique économique, notamment par un soutien à la demande.  »La question qui se pose au Premier ministre et aux ministres qui l’ont signée, c’est : comment avez-vous pu signer un texte devant les militants et aujourd’hui, dire que vous n’allez pas l’appliquer? », les a-t-elle interpellés.

Sondage 2017 : Lagarde devant Aubry

Sondage 2017 : Lagarde devant Aubry

Un sondage qui concerne uniquement les femmes. Au delà du classement des femmes politiques, ce sondage révèle surtout que les Français feraient davantage confiance à une femme pour gérer les problèmes fondamentaux du pays notamment l’emploi, la santé ou l’environnement. Mais paradoxalement compte tenu de la logique des partis les favorites qui arrivent en tête de ce sondage ne seront pas sera candidate en 2017, hormis Marine Le Pen. Ce qui devrait poser quelques interrogations sur les limites de notre démocratie actuelle.  94% des Français se disent prêts à élire une femme à la tête du pays. Christine Lagarde, l’actuelle directrice générale du Fonds Monétaire International (FMI), arrive en tête, tous partis confondus.  Les Français déclarent à 94% qu’ils seraient prêts à élire une femme à la présidence de la République selon un sondage Harris Interactive pour La Parisienne. Christine Lagarde arrive en première place de cette enquête, à droite comme à gauche. Elle séduit 51% de femmes et 48% d’hommes, qui pensent qu’elle ferait une bonne présidente. Juste derrière elle, Martine Aubry et Ségolène Royal, respectivement à 40% et 36%. A gauche, c’est Martine Aubry qui arrive en tête avec 73% d’intentions favorables. Suivie de près par Anne Hidalgo. Avec le lancement de la campagne pour les Jeux Olympiques de 2024 notamment, la maire de Paris s’offre une stature nationale. A un point de différence, Ségolène Royal, arrive en troisième place dans le cœur des sympathisants de gauche.   A droite, Christine Lagarde a nettement l’avantage. Elle recueille 75% d’opinions positives, loin devant Nathalie Kosciusko-Morizet (41%). Sans surprise, c’est Marine Le Pen qui remporte la palme chez les sympathisants du Front National, avec l’écrasant score de 90% d’opinions positives, suivie par sa nièce, Marion Maréchal Le Pen (77%). La confiance accordée à Christine Lagarde est étroitement liée à ses responsabilités en tant que directrice générale d’une des institutions les plus influentes dans le domaine de l’économie mondiale. D’après Jean-Daniel Lévy, le directeur du département politique d’Harris Interactive, l’ancienne ministre de l’Economie et des Finances doit sa popularité à deux facteurs : « Lorsqu’on occupe une place dans une institution internationale, on bénéficie de soutiens car on exporte le modèle français, et ça plaît aux gens. Le fait qu’elle soit absente de la scène politique depuis quatre années la sert également, car elle se place au-dessus des débats nationaux qui peuvent parfois ternir l’image des politiques ». De manière générale, le sondage révèle que les Français sont davantage prêts à faire confiance aux femmes, surtout sur les questions de l’emploi – préoccupation principale – de la santé et de l’environnement.

 

PS : Aubry battue dans le nord

PS : Aubry battue dans le nord

Coup dur pour Martine Aubry qui perd la fédération du nord. Pas étonnant du fait de ses contorsions politiques, un coup du coté des frondeurs et finalement pour la motion molle de Cambadélis ; un coup pour un changement politique, un coup pour le soutien au gouvernement. Bref l’énarque ( qui n’est pas vraiment en politique la fille de Delors) a du mal à se situer et slalome comme tous les énarques entre l’ absence de convictions et l’opportunisme Elle paye légitimement son parcours tortueux. Le premier secrétaire sortant de la fédération socialiste du Nord, Gilles Pargneaux, proche de Martine Aubry, a en effet été battu lors de l’élection à la tête du PS du Nord par Martine Filleul, candidate soutenue par le ministre Patrick Kanner. Au premier tour, Martine Filleul a obtenu 47,91% des voix contre 41,6% à Gilles Pargneaux, a annoncé le parti lors d’un point presse vendredi. « J’ai décidé de ne pas me présenter au second tour de l’élection », a déclaré Gilles Pargneaux en retirant sa candidature. « Nous avons vécu des moments de division, c’est une responsabilité collective, je souhaite maintenant une fédération apaisée et rassemblée. » Martine Filleul sera seule en course lors du second tour de l’élection qui se tiendra vendredi soir.  Cette élection à la tête de la puissante fédération du Nord, l’une des plus importantes du Parti socialiste, est une surprise et un échec pour l’équipe sortante que soutient la maire de Lille, Martine Aubry.  Martine Filleul et Gilles Pargneaux ont tous les deux signé la motion A, majoritaire au congrès socialiste de Poitiers, tout comme d’ailleurs l’ancienne ministre de Lionel Jospin.

 

Agnès Saal :  » en taule » ! (Martine Aubry)

Agnès Saal :  » en taule » ! (Martine Aubry)

 

Bien évidemment Agnès Sall qui a dépensé 40 000 euros de taxis ( alors qu’elle disposait d’une  voiture !) comme présidente de l’INA serait aller en taule et aurait été licenciée dans le privé. Mais là il s’agit du public ;  du coup, pas de sanction mieux une mutation comme directrice au ministère de la culture. Alors Aubry se fache «  en taule ». « L’important est que ceux qui font des bêtises dans leur vie, ne respectent pas les règles, la morale et l’éthique, soient sanctionnés. Mais ne mélangeons pas tout. Je suis entourée d’élus aussi. On ne gagne pas bien sa vie. On travaille 18 heures sur 24, 7 jours sur 7. Elle, c’est une fonctionnaire. Donc elle n’a rien à voir avec nous. On n’accepte plus qu’on nous traite comme ça. Que les pourris aillent en taule, s’ils doivent aller en taule, soient condamnés s’il le faut et qu’on nous laisse travailler comme on le fait avec engagement, force et énergie pour les gens », estime Martine Aubry. Cette dernière ‘( également énarque) sait pourtant que dans l’oligarchie de l’ENA , on se fait la courte échelle et jamais de sanctions ne sont prises ( même quand on coule uen banque comme le Crédit Lyonnais ou Vivendi). De ce point de vue  Agnès Saal est l’archétype du dirigeant du PS ;  issue d’une famille de banquiers et de financiers , elle  étudie à l’Institut d’études politiques de Paris et intègre l’École nationale d’administration (promotion Solidarité, 1983). Elle travaille ensuite au cabinet de plusieurs ministres de la Culture successifs du gouvernement Lionel Jospin : auprès de Catherine Trautmann comme conseillère budgétaire (1997-1998) puis directrice adjointe du cabinet (1998-2000) et à cette même fonction auprès de Catherine Tasca (2000-2001). De février 2001 à août 2007, elle est directrice générale de la Bibliothèque nationale de France . Puis, de 2007 à 2014, elle est directrice générale du Centre Pompidou.. Comme pour tous les énarques ( de gauche ou de droite voire d’extrême droite)  tout lui est dû  , elle tape donc dans la caisse après des promotions politiciennes. Et on la recase dans un poste de directrice au ministère de la culture. Ce n’est pas Fleur Pèllerin , ministre de la culture et elle même énarque qui va cogner  sur sa copine ! Et après le PS s’étonne de sa lente agonie et de la montée du front national !

Congrès PS :Valls salue la synthèse molle de Cambadélis- Aubry

 

A défaut de changement, de  programme et de résultats, c’est le mot «  rassemblement » qui est à la mode au PS. L’accord entre Martine Aubry et Jean-Christophe Cambadélis sur une motion commune en vue du congrès du Parti socialiste en juin est une « bonne chose », a déclaré samedi le Premier ministre, Manuel Valls. Jusqu’ici très critique à l’égard de l’exécutif, la maire de Lille a annoncé vendredi soir qu’elle ferait motion commune avec le premier secrétaire du Parti socialiste, laissant peu de chances aux « frondeurs » et à la gauche du PS de renverser le rapport de forces au sein du principal parti de la majorité à l’Assemblée nationale. « Le rassemblement des socialistes, le rassemblement de la gauche sont indispensables. Et quand ce rassemblement se fait pour la réussite du quinquennat de François Hollande et de l’action du gouvernement que je dirige, c’est une bonne chose », a déclaré Manuel Valls, en marge d’une visite au Salon des seniors à Paris. « Plus que jamais, l’action du gouvernement doit être autour de cette idée de rassemblement et d’unité des Français (…) et moi, je me réjouis bien sûr que les socialistes, de ce point de vue-là, donnent l’exemple », a-t-il ajouté.  Les différentes motions pour le congrès du PS étaient présentées samedi au Conseil national du parti à l’Assemblée nationale, en vue du congrès qui se tiendra début juin à Poitiers. Elles seront soumises au vote des militants socialistes le 21 mai.

 

Congrès du PS : Aubry se couche

Congrès du PS : Aubry se couche

Il aura suffi de quelques gadgets de Hollande de pour qu’Aubry se couche .Elle devait renverser le rapport de force au congrès, imposer uen ligne nouvelle. Finalement c’est le marchandage à la mode SFIO qui a permis à Aubry de rejoindre le ventre mou du PS. De toute manière ce congrès sera complètement anecdotique et la question de la survie du PS se posera après la défaite sanglante qui s’annonce aux régionales de la fin de l’année. En même temps la question du départ de Valls et de la candidature de Hollande en 2017. A cet égard le communiqué de Aubry est assez pathétique et témoigne de l’usure totale des responsables de ce parti qui n’ont plus ni corpus idéologique, ni vision : »Nous ne pouvons pas nous permettre de ne pas tout faire pour accompagner le président de la République pour que ce quinquennat soit réussi et réponde aux attentes des Français », a déclaré l’ancienne ministre et ex-N°1 du PS à la presse, après une réunion avec ses partisans. « Il vaut mieux être à l’intérieur. L’enjeu est trop important pour qu’on s’oppose sans être là où il faut peser. Et d’ailleurs, nos voix on les entendra », a-t-elle ajouté, en réitérant son opposition à toute réforme du contrat de travail. Elle a tenu à faire valoir qu’il ne s’agissait pas d’un « ralliement » pur et simple mais d’un travail collectif.  « On n’a pas rallié Jean-Christophe Cambadélis (…) Nous avons travaillé ensemble », a-t-elle dit. Ce texte insiste selon elle sur la relance de la croissance et de l’emploi par l’investissement public et privé et sur le « progrès social », avec la nécessité d’un « choc d’égalité». Les grandes composantes du PS avaient jusqu’à vendredi minuit pour déposer leurs motions, qui seront présentées samedi en conseil national et soumises le 21 mai aux militants, dans la perspective du congrès de Poitiers qui décidera en partie du climat de la fin du quinquennat de François Hollande.

 

 

Départementales : « une erreur stratégique de Valls » (Aubry)

Départementales : « une erreur stratégique de Valls » (Aubry)

 

Aubry a raison, Valls s’est planté sur la stratégie aux élections départementales. En fait il a transformé des élections locales en referendum contre la politique du gouvernement. Bilan, une catastrophe pour le PS et la gauche ( par ailleurs très divisée). Comme habitude Valls en a fait des tonnes ; en ne  parlant que du Front national il a donné une  tournure politicienne aux élections. Les Français ne l’attendent pas sur ce terrain mais sur les résultats  économiques, le chômage ne particulier. Valls a par ailleurs surévalué sa propre image. La preuve il subit parlement uen très forte chute dans les sondages. Martine Aubry, elle, sentait venir la défaite aux élections départementales. « Depuis trois semaines, je sentais qu’on allait perdre », explique la maire de Lille dans Le Parisien, vendredi 27 mars. Dimanche dernier, les prédictions de Martine « l’oracle » Aubry se sont confirmées. La gauche a été éliminée dès le premier tour de 27 des 41 cantons du Nord. Il n’y a qu’à Lille que le PS résiste un peu, et encore c’est vraiment « le village Aubry entouré par les légions romaines », souligne un socialiste local visiblement fan d’Astérix. Pour la maire de Lille, il n’y a pas de doutes, c’est le signe que la stratégie de nationalisation du scrutin choisie par Manuel Valls – vous savez, celui qui la surnomme en privée « Tulius Detritus », autre référence à Astérix   - est un échec. Revenant sur la campagne électorale des dernières semaines, elle explique : Tout le monde ne parlait plus que du national et le reste de la gauche a même fait sa campagne contre François Hollande et le Premier ministre. L’ancienne ministre du Travail a d’ailleurs fait directement savoir à François Hollande tout le mal qu’elle pensait de la stratégie adoptée pour les départementales. Le tout en compagnie de l’ancien Premier ministre Jean-Marc Ayrault. Elle a dit : J’en ai parlé au président et Jean-Marc Ayrault l’a confirmé, il y a une vraie violence contre la politique nationale.

 

FN : Aubry critique Valls

FN : Aubry critique Valls

Les propos de Valls qui n’ont pas été appréciés par la presse ne l’ont pas été non plus par Aubry concernant le FN. De toute évidence Valls a commis une  erreur de communication en parlant de sa peur. Aubry, elle,  rappelle qu’il faut combattre et aussi comprendre  que certains Français soient désespérés. Une vision moins politicienne que Valls mais en même temps un peti, règlement de compte à l’égard de la politique menée jusque là. Un regret aussi de Aubry, la division à gauche mais qui peut expliquer par l’incompatibilité entre les positions du gouvernement et ses anciens alliés.  Martine Aubry a donc jugé lundi qu »’il ne faut pas avoir peur, il faut combattre, et d’abord s’adresser à la raison des citoyens, leur dire qu’on comprend qu’ils puissent être désespérés ».  »Je crois que le Premier ministre a raison de dire que le FN n’apporte aucune réponse aux inquiétudes et aux difficultés des Français, et partout où (le FN) a été on sait ce que ça a donné en termes de mauvaise gestion et de régression », a toutefois nuancé la maire de Lille lors d’une conférence de presse présentant les listes du Parti socialiste et de ses alliés aux départementales dans le Nord. « Si on ne vote pas au premier tour pour les candidats qui sont ceux de la majorité départementale (de gauche), nos candidats ne seront pas au second tour, ça veut dire que la solidarité en prendra un coup », a-t-elle prévenu.  »Il ne faudra pas dire le lendemain ‘j’ai pas compris’, ça me rappelle beaucoup de choses, 2002, eh bien non : comprenons tout de suite », a martelé l’ancienne ministre de Lionel Jospin. Elle a regretté la dispersion de la gauche née de l’absence d’alliance entre le PS et le Front de gauche. Selon plusieurs sondages publiés ces dernières semaines, le FN est sur le plan national, pour les départementales du 22 et 29 mars, au coude à coude avec l’UMP-UDI et plusieurs points devant le PS. Dans le Nord, le PS est, selon les politologues, particulièrement menacé dans les zones ayant voté en masse pour le FN aux européennes, par exemple l’ancien bassin minier du Valenciennois, l’Avesnois au sud du département, autour de Maubeuge et à Dunkerque.

 

Travail le dimanche: Hollande recadre Aubry

Hollande recadre Aubry

 

Finalement la loi Macron risque de se réduire (médiatiquement) à la question de savoir  s’il faut autoriser à travailler 7 ou 12 dimanches ; un peu court en vérité pour une loi qui se voulait celle de la modernisation économique et de la relance. Hollande patauge auusi dans cette mini mare. Après ses vives critiques émises sur l’extension du travail le dimanche du projet de loi Macron la semaine dernière, François Hollande a répondu jeudi 18 décembre à Martine Aubry. « Si on travaille un peu plus le dimanche pour certains, ceux qui le veulent, dans les zones touristiques par exemple, ça prend des droits à qui? », s’est interrogé le président français à l’issue du sommet européen.   »A personne, puisque ça va permettre même de mieux compenser les salaires de ceux qui travaillent à ces heures-là ». « Ca n’enlève rien à personne et je trouve que c’est un bon exemple de ce qu’il convient de faire », a-t-il insisté. Martine Aubry, la maire PS de Lille, a jugé que l’ouverture accrue des commerces le dimanche, prévue par le projet de loi Macron, était une « régression ». « Qu’il y ait des débats sur travail le dimanche, j’en ai toujours connu », a observé François Hollande. « Ce qui m’intéresserait, ce serait d’avoir la position de l’opposition« , a-t-il poursuivi. « Je ne l’entends pas là-dessus, sur les professions réglementées, sur l’épargne salariale, sur la concurrence pour les transports », a-t-il attaqué. Pour le président, « les meilleurs lois » sont celles qui « accordent des droits supplémentaires sans en enlever d’autres ». Une belle maxime en tout cas pout perpétuer les inégalités et les avantages corpos !

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