Archive pour le Tag 'aubaine»'

Prime à l’achat un effet d’aubaine coûteux

Prime à l’achat un effet d’aubaine coûteux

 

 

Globalement, les Français soutiennent les mesures du gouvernement mais ne pense pas qu’elles seront de nature à favoriser de manière significative la transition énergétique. Il n’y a pas de contradiction entre ces deux effets ces deux vis-à-vis. En effet les la plupart des Français qui vont changer de véhicule ou de chaudière sont déjà ce qui avait décidé de la faire parce qu’il dispose des moyens financiers. Ce qu’on appelle un effet d’aubaine. En clair cela ne changera rien pour ce qui ne dispose pas des ressources suffisantes pour procéder au changement d’équipement. La mesure réelle d’incitation ne devrait guère concerner plus de 20 % de ce qui vont investir. En clair on va accorder des subventions à 80 % d’une population qui de toute façon était prête à changer de véhicule ou de chaudière. C’est le danger évidemment de ce type de mesure un peu général compris lorsqu’elles sont assorties de conditions de ressources. Autre exemple celui du CICE accordé à toutes les entreprises sans garantie et sans discernement et qui n’a eu d’effet sur l’emploi que pour 20 % environ des les entreprises, ce qui certes n’est pas négligeable mais quand même 20 milliards par an. Une somme démesurée par rapport aux effets. Les mesures les plus appréciées sont l’élargissement du système d’indemnités kilométriques pour les personnes parcourant au moins 60 km par jour entre leur domicile et leur travail et la prime à la conversion des chaudières au fioul. Ces deux mesures recueillent chacune 79% d’avis favorables. La “super prime” à la conversion automobile de 4.000 euros est jugée favorablement par 75% des sondés.

Allocation chômage des démissionnaires: financement de l’effet d’aubaine

Allocation chômage des démissionnaires: financement de l’effet d’aubaine

 

 

Décidément les propositions de Macon relative à l’indemnisation du chômage font l’objet d’un accueil très mitigé de la part des partenaires sociaux. Il y a bien sûr la menace d’étatisation de l’Unedic  mais il y a aussi d’autres mesures comme l’indemnisation des indépendants ou récemment l’indemnisation des démissionnaires. Pour les indépendants, c’est un peu la pétaudière, les syndicats n’en veulent pas, sans doute un cout de plusieurs milliards par an. Les indépendants sont très sceptiques car ils voient se profiler une augmentation sensible de leur cotisation chômage. Concernant les démissionnaires,  la principale critique vient surtout du fait que cela créerait un effet d’aubaine financée par l’Unedic. Aujourd’hui on compte environ 70 000 démissions par an dont le nombre pourrait doubler avec cet effet d’aubaine. Un coût qui pourrait atteindre 1 milliard et venir encore s’ajouter au déficit et à la dette.  Pour Alexandre Saubot du Medef, les chiffrages font apparaître un risque « d’effet d’aubaine », car, en année de croisière, le dispositif bénéficierait aux personnes qui auraient démissionné même sans la réforme (entre 45.000 et 85.000 selon les hypothèses) plus qu’aux personnes qui démissionneraient du fait de la réforme (entre 30.000 et 70.000). « La mesure, telle qu’elle est calibrée par le gouvernement, cible moins de réels besoins qu’elle ne finance des effets d’aubaine », a également estimé Véronique Descacq (CFDT). Par ailleurs, l’ensemble des organisations syndicales rejettent l’idée du gouvernement de « droits extrêmement minorés », selon les termes de Denis Gravouil (CGT), pour les démissionnaires. « On est tous d’accord autour de la table, on ne veut pas de droits dégradés », a tranché Eric Courpotin (CFTC).

 

Baisse du chômage en mars : «Un effet d’aubaine»

Baisse du chômage en mars : «Un effet d’aubaine»

Henri Sterdyniak, conseiller scientifique à l’Observatoire français des conjonctures économiques, réagit à la baisse du nombre de demandeurs d’emploi en mars dans une intreview au Parisien.

Le nombre de demandeurs d’emploi sans aucune activité (catégorie A) a baissé en mars de 1,7%, soit 60 000 personnes en moins. Il faut remonter à 2000 pour constater une telle baisse mensuelle.

Selon Henri Sterdyniak, conseiller scientifique à l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), les aides à l’embauche et les perspectives économiques «un peu meilleures» peuvent expliquer cette embellie.

Il y a moins de demandeurs d’emploi de catégorie A. Mais les chômeurs de catégorie B et de catégorie C ont vu leur nombre augmenter. Cette baisse annoncée par le ministère du Travail est-elle donc une vraie tendance ?

L’important est que la catégorie A commence à baisser. D’un côté, les perspectives économiques sont un peu meilleures. De l’autre, le coût du travail a baissé. Il y a aussi un effet d’aubaine avec des mesures rentrées en application comme les aides à l’embauche pour les PME (ndlr : les sociétés embauchant dans la période allant du 18 janvier jusqu’au 31 décembre 2016 bénéficient d’une prime trimestrielle de 500 euros s’étalant sur deux ans). Après, savoir s’il sera durable…

Est-ce impossible ?

Le gouvernement a enclenché un processus relativement favorable. Les mesures pour augmenter les formations des jeunes et les aides à l’embauche devraient permettre une baisse du chômage progressive jusqu’à la fin de l’année.

Vous ne semblez pas totalement convaincu…

C’est un peu artificiel parce que les formations et les aides à l’embauche accélèrent les embauches. Pour que ce soit une tendance de fond, il faut une perspective de croissance de 1,5 %. On n’a pas encore atteint un rythme de croisière qui fasse baisser le chômage par seul effet de croissance. Cette baisse est chiffres du chômage est quand même favorable car il y a un effet sur la demande et de la sécurisation pour les gens qui trouvent un emploi.

La politique du gouvernement se trouve-t-elle validée par ces bons chiffres ?

Non. On n’en est pas encore à une vraie relance avec un essor de la production, une croissance de 2 % et des embauches qui se font sans aides. Cela valide une stratégie. Lorsqu’il y a beaucoup de chômage, on prend des mesures pour financer l’embauche et l’aide à la formation. Ce sera validé quand la France dépassera le 1,5 % de croissance. Ce n’est pas encore tout à fait l’éclaircie ni le beau temps.

Le débat sur la loi travail peut-il être influencé par ces indicateurs ?

Il y a beaucoup d’incertitudes sur cette loi. Dans l’état actuel des choses, elle ne répond pas totalement aux exigences du patronat et des PME. C’est plutôt le CICE (crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi) et le pacte de responsabilité qui ont permis de rétablir les marges. Néanmoins, ça peut peut-être détendre l’atmosphère.

Le patronat, vent debout contre l’idée de surtaxation CDD, n’a-t-il pas là un moyen de pression supplémentaire ?

Jusqu’à présent, la surtaxation des CDD n’est pas introduite dans la loi El Khomri. Cela dépend en grande partie des partenaires sociaux. Le Medefn’en veut pas. Aujourd’hui, il a peut-être effectivement un argument pour dire : « regardez, l’argent que vous nous donnez permet de créer des emplois donc faites-nous confiance et n’alourdissez pas la barque. »




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