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Aide financière au photovoltaïque : révision en baisse

Aide financière au photovoltaïque : révision en baisse

 

Certaines énergies nouvelles n’ont pas encore vraiment démontré leur pertinence technologique et surtout économique. C’est vrai pour les très coûteuses éoliennes dans le financement est porté à bout de bras par les pouvoirs publics. A un  moindre degré, c’est aussi vrai pour le photovoltaïque largement aidé puis progressivement un peu lâché. Le gouvernement français veut prendre encore du recul avec les aides financières du voltaïque en réduisant encore le soutien financier considéré comme beaucoup trop coûteux. En fait pour le voltaïque comme pour les éoliennes c’est EDF qui paye des tarifs exorbitants mais au final c’est le consommateur qui règle la facture.

Un mécanisme d’obligation d’achat par EDF au bénéfice de personnes installant des panneaux photovoltaïques a été instauré en 2000, via des contrats pouvant aller jusqu’à 20 ans, précise le journal économique. Or ces contrats ont été assortis de tarifs très élevés et certains, ceux passés avant l’imposition d’un moratoire fin 2010, sont toujours en vigueur aujourd’hui.

La mesure de renégociation, si elle était menée, pourrait permettre d’économiser jusqu’à 600 millions d’euros en régime de croisière étant entendus que les particuliers ne seraient pas concernés par cette mesure.

Chômage : encore une baisse artificielle au mois d’août

Chômage : encore une baisse artificielle au mois d’août

 

Une évaluation assez surréaliste du nombre de formats qu’on constate en baisse pour le quatrième mois consécutif en août. Le nombre de chômeurs aurait de nouveau diminué (-4,3%) en août, soit 174.800 inscrits en catégorie A en moins, une baisse due comme les mois précédents au retour de demandeurs d’emploi vers l’activité réduite (catégories B et C) avec la reprise de l’économie qui a suivi le confinement, selon les chiffres de la Dares publiés vendredi. En fait un assiste à un transfert de catégorie. Par ailleurs le plan général de soutien du chômage partiel pousse complètement les chiffres. Il paraît pour le moins surprenant d’annoncer une baisse du nombre de chômeurs qu’en 800 000 emplois ont été supprimé depuis le début de l’année et que se succèdent les annonces des plans de licenciement un peu partout.

Énergie–Remise en cause des dispositifs d’aide au photovoltaïque

Énergie–Remise en cause des dispositifs d’aide au photovoltaïque

 

Certaines énergies nouvelles n’ont pas encore vraiment démontré leur pertinence technologique et surtout économique. C’est vrai pour les très coûteuses éoliennes dans le financement est porté à bout de bras par les pouvoirs publics. A un  moindre degré c’est aussi vrai pour le photovoltaïque largement aidé puis progressivement un peu lâché. Le gouvernement français veut prendre encore du recul avec les aides financières du voltaïque en réduisant encore le soutien financier considéré comme beaucoup trop coûteux. En fait pour le voltaïque comme pour les éoliennes c’est EDF qui paye des tarifs exorbitants mais au final c’est le consommateur qui règle la facture.

Un mécanisme d’obligation d’achat par EDF au bénéfice de personnes installant des panneaux photovoltaïques a été instauré en 2000, via des contrats pouvant aller jusqu’à 20 ans, précise le journal économique. Or ces contrats ont été assortis de tarifs très élevés et certains, ceux passés avant l’imposition d’un moratoire fin 2010, sont toujours en vigueur aujourd’hui.

La mesure de renégociation, si elle était menée, pourrait permettre d’économiser jusqu’à 600 millions d’euros en régime de croisière étant entendus que les particuliers ne seraient pas concernés par cette mesure.

Commissariat au Plan : contre la dictature de l’immédiat et le laisser-faire

Commissariat au Plan : contre la dictature de l’immédiat et le laisser-faire

 

Le nouveau haut-commissaire au plan, François Bayrou, a rappelé qu’il convenait de lutter contre la dictature de l’immédiat et le laisser-faire. Il s’agit non seulement d’éclairer les scénarios d’avenir pour notamment l’économie mais tout autant d’associer les acteurs à la réflexion pour obtenir un meilleur consensus aux évolutions structurelles.

 Les médias ultra libéraux ont fortement critiqué cette résurgence du concept de plan en la caricaturant et en considérant qu’il s’agissait d’un projet visant à étatiser l’économie . La première observation qu’il convient de faire ce que le plan n’a jamais été en France un instrument orientant la totalité de l’économie. Le plan s’est toujours contenté de définir des hypothèses d’évolution et quelques priorités stratégiques sur un champ qui ne dépassait pas 10 % de l’ensemble de l’économie.

D’autres reproches sont adressées au plan du fait de son manque de moyens. Pourtant plan n’a pourtant jamais constitué une administration très lourde. On peut même dire que les effectifs étaient assez légers mais il y avait possibilité de recourir aux compétences d’experts, d’universitaires et autres responsables de l’administration.

Pour  François Bayrou il s’agit surtout de : « Réunir, fédérer sur des lignes directrices, faire apparaître, aux yeux de tous, des points de consensus sur l’intérêt général et accepter les points qui font débat, les options différentes, voire antagonistes ». Il s’agit, , « d’établir ensemble des faits incontournables et des nécessités incontournables », qui « échappent à l’idéologie […] à la subjectivité ».

 

Le chef de l’État a évoqué trois grands thèmes de travail: la « vitalité de la France » -écologie, démographie, identité, francophonie, recherche et innovation etc.), « l’indépendance » (relocalisations, productions vitales, souveraineté agricole, dette…) et la « justice » (inégalités, éducation, santé, aménagement du territoire, aide au développement…).

Lufthansa : suppression de 27 000 postes au lieu de 22.000

 Lufthansa : suppression de 27 000 postes au lieu de 22.000 

 

Le groupe Lufthansa prévoyait jusqu’ici de supprimer 22.000 postes, soit 17% de ses effectifs. Ce sera hélas plus 27.000 selon l’AFP. La faute à une nouvelle réduction de la flotte à cause de la crise que traverse le transport aérien. Le groupe qui exploite 763 avions va se séparer de 150 appareils .

Une véritable hécatombe pour l’ensemble du secteur aérien qui aura perdu 70 à 80 % de sa clientèle en 2020. Le pire c’est qu’on ne prévoit pas un retour au niveau de 2019 avant plusieurs années ce qui signifie un changement structurel de comportement de l’usager par rapport à la mobilité aérienne.

Notons qu’en France le groupe Air France KLM est loin d’être des difficultés. En effet, on a appris de la direction du groupe qu’en dépit de l’aide d’une dizaine de milliards la survie de la société ne pouvait être assurée que seulement pour une année. Le ministre de l’économie néerlandais réclame par ailleurs un plan de réduction des dépenses beaucoup plus draconien.

 

Insécurité: « les procureurs montent au créneau »

Insécurité: « les procureurs montent au créneau »

Face au débat qui enfle sur la montée de l’insécurité, seize procureurs de la République, « demandeurs de pouvoir faire la pédagogie de leur action », énoncent leurs propositions pour améliorer le fonctionnement de la justice.

Tribune. Le débat sur « l’insécurité grandissante » occupe une place croissante dans l’espace public et véhicule une mise en cause de l’action de la justice présentée comme laxiste ou, à tout le moins, incapable d’apporter une réponse efficace à la délinquance.

L’action de la justice pénale ne saurait échapper à un juste regard critique de celles et ceux au nom de qui elle est rendue. Les magistrats et greffiers qui concourent à cette action sont trop conscients des faiblesses humaines et des limites matérielles de leur institution pour refuser les commentaires et les interrogations.

Les procureurs de la République ne manquent pas de propositions pour en améliorer le fonctionnement mais il leur appartient aussi de rappeler le cadre dans lequel se déploie leur intervention. Pour une juste critique de l’action judiciaire, il faut savoir qu’en 2018, si les parquets ont traité 4,1 millions d’affaires, 67 % d’entre elles ont été classées faute d’élucidation ou de preuve…

Afflux de nouvelles procédures

Pour une juste critique de l’action judiciaire, rappelons que la réalité de la lutte contre la délinquance, ce sont aussi des services d’enquête qui, dans de nombreuses régions, sont confrontés à des stocks massifs de procédures qu’ils ne peuvent traiter. Les procureurs s’évertuent à dégager des priorités au sein de ces stocks et à les apurer périodiquement pour maintenir ces services à flot. Il faut aussi admettre que cet afflux de nouvelles procédures nécessiterait des moyens supplémentaires dans des juridictions déjà sous-dotées.

Pour une juste critique de l’action judiciaire et apprécier ce qui serait une forme de « laxisme » dans son rapport à l’emprisonnement, il importe aussi de savoir que la loi exige qu’une telle peine ne soit prononcée « qu’en dernier recours si la gravité de l’infraction et la personnalité [de l’]auteur rendent cette peine nécessaire et (…) toute autre sanction (…) manifestement inadéquate », la peine « ferme » ainsi prononcée devant alors, par principe, être aménagée. Ces prescriptions légales n’ont pas empêché notre pays de compter, avant le confinement, un nombre historiquement élevé de détenus, ce qui contredit le lieu commun d’une justice laxiste.

Bruno Le Maire positif au coronavirus…. et pour l’économie !

Bruno Le Maire positif au coronavirus…. et pour l’économie !

Le ministre de l’économie Bruno Le Maire a annoncé lui-même qu’il était positif au Coronavirus et qu’il ne présentait aucun symptôme. Il sera donc contraint à l’isolement pendant une période de sept jours. On pourrait dire aussi que Lemaire  est aussi positif pour l’économie française quand il voit déjà des signes de redressement et qu’il  annonce que la situation sera moins pire que prévue. En réalité aucun indicateur sérieux ne peut fonder cet optimisme qui relève surtout de la méthode Coué. La perspective de baisse de la croissance est fixée à 10 % pour la France en 2020, en 2021 la hausse sera limitée à 8 %. En clair en 2022 n’est pas sûr qu’on retrouve le niveau de 2019 ou alors tout juste. Ce dont on est sûr c’est que 800 000 emplois ont déjà été supprimés depuis début de l’année, toutes ne sont pas la conséquence directe de la crise sanitaire, elle découle de la tendance baissière déjà observée 2019. Au total en 2021 on devrait malheureusement observer d’une part une vague de faillites de près de 100 000 entreprises et une autre vague liée à la précédente de 1 million à 1,5 millions de chômeurs supplémentaires. Le gouvernement n’annonce d’ailleurs pour 2021 que la création de 300 000 emplois. Notons que la baisse d’activité en France est beaucoup plus importante que dans la plupart des pays comparables. En cause,  notamment une gestion catastrophique de la crise sanitaire avec en particulier ses nombreuses contradictions sur le masque au départ et maintenant sur les tests par exemple.  Dernier exemple en date quand le ministre de l’économie annonce des solutions pour Bridgestone, des promesses comme pour les entreprises dans la fermeture a été très médiatisées, malheureusement sans lendemain

5G: oui au débat (Arcept)

5G: oui au débat (Arcept)

Le président l’Arcep convient que le débat sur la 5G est normal et regrette dans La Tribune d’avoir sous-estimé les préoccupations sociétales. Des préoccupations qui doivent être prises en compte mais sans remettre en cause le lancement de la nouvelle technologie.( Extrait de l’interview dans la tribune)

Quand l’enchère se terminera-t-elle ?

Quand les opérateurs le voudront ! Nous pensons que l’enchère ne devrait pas durer plus d’une quinzaine de jours. Tout dépendra, après, de l’appétence des opérateurs pour les fréquences, et de l’énergie qu’ils mettront pour que les plus gourmands d’entre eux payent plus cher. Il y aura ensuite, courant octobre, une enchère de positionnement, qui déterminera la place des blocs de fréquences dans la bande. L’enjeu, pour les opérateurs, sera de positionner leurs blocs au mieux par rapport aux fréquences qu’ils possèdent déjà. Certains endroits, sur la bande, sont aussi un peu plus protégés contre les brouillages que d’autres.

Cette vente intervient alors que jamais la défiance envers la 5G n’a été aussi grande. Certains élus et ONG jugent que cette technologie nuira à l’environnement. D’autres fustigent sa nocivité pour la santé. Dans une tribune publiée dimanche, près de 70 élus de gauche et écologistes ont encore demandé un moratoire sur la 5G. Que répondez-vous à ces craintes ?

Nous pensons qu’il faut lancer la 5G mais aussi inventer de nouveaux garde-fous pour répondre aux inquiétudes. Toutes les questions qui sont posées autour de cette technologie sont légitimes, mais elles ne sont pas de nature à remettre en cause son lancement. Notre métier de régulateur, ici, est d’accompagner et d’encadrer les opérateurs. Je rappelle que la 5G est bien leur projet, et non celui de l’Etat. Le temps du monopole public des PTT n’est plus. A travers la 5G, l’enjeu c’est le développement des usages, de la société numérique et ouvrir la porte de l’Internet des objets. Bref, c’est plus de capacités d’échanges pour la société et l’économie.

Remise en cause des dispositifs d’aide au photovoltaïque

Remise en cause des dispositifs d’aide au photovoltaïque

 

Certaines énergies nouvelles n’ont pas encore vraiment démontré leur pertinence technologique et surtout économique. C’est vrai pour les très coûteuses éoliennes dans le financement est porté à bout de bras par les pouvoirs publics. A un  moindre degré c’est aussi vrai pour le photovoltaïque largement aidé puis progressivement un peu lâché. Le gouvernement français veut prendre encore du recul avec les aides financières du voltaïque en réduisant encore le soutien financier considéré comme beaucoup trop coûteux. En fait pour le voltaïque comme pour les éoliennes c’est EDF qui paye des tarifs exorbitants mais au final c’est le consommateur qui règle la facture.

Un mécanisme d’obligation d’achat par EDF au bénéfice de personnes installant des panneaux photovoltaïques a été instauré en 2000, via des contrats pouvant aller jusqu’à 20 ans, précise le journal économique. Or ces contrats ont été assortis de tarifs très élevés et certains, ceux passés avant l’imposition d’un moratoire fin 2010, sont toujours en vigueur aujourd’hui.

La mesure de renégociation, si elle était menée, pourrait permettre d’économiser jusqu’à 600 millions d’euros en régime de croisière étant entendus que les particuliers ne seraient pas concernés par cette mesure.

La France un peu seule face au populiste et dangereux Erdogan

 La France un peu seule face au populiste et dangereux  Erdogan

 

L’essayiste, Hadrien Desuin, essayiste*, analyse dans une interview au Figaro les raisons qui poussent Erdogan conflits notamment face à la France qui se trouve un peu isolé à l’intérieur de l’union européenne et de l’OTAN

Hadrien Desuin est responsable des questions internationales à la fondation du pont-neuf.


La France a-t-elle raison de soutenir résolument la Grèce et Chypre face à la Turquie, au risque de compromettre ses relations avec l’Allemagne?

Hardien DESUIN.- En ces temps difficiles, nous avons la flatteuse impression que la France sauve l’honneur de l’Europe. Les pays du nord et de l’est du continent sont aux abonnés absents, obnubilés qu’ils sont par leur désir de refouler la Russie avec l’aide des États-Unis. Dans cette traditionnelle rivalité américano-russe, la Turquie se situe habilement entre les deux. Forte de cette position centrale, elle se permet de jouer les matamores en Méditerranée avec une arrogance vis-à-vis de la France inédite. Elle devrait toutefois se rappeler que, si ses forces conventionnelles sont peut-être quantitativement supérieures aux nôtres, la France est une puissance nucléaire qui ne supportera pas d’être agressée.

La Turquie viole régulièrement et systématiquement la souveraineté maritime et terrestre de la Grèce et de Chypre, exactement comme la Chine viole la souveraineté de ses voisins en mer de Chine orientale. L’Asie du Sud-est peut nous paraître légitimement éloignée, mais la Méditerranée nous concerne directement. Si la France et ses alliés méditerranéens n’agissaient pas maintenant, on laisserait progressivement la Turquie s’autoproclamer gardienne de nos frontières maritimes. Or la liberté et le droit en Méditerranée ne peuvent pas être concédées à un autocrate islamiste en pleine dérive nationaliste et religieuse.

L’Allemagne cherche une position d’arbitre qui n’est d’aucune utilité dans ces moments de tensions extrêmes où l’Europe joue sa survie et sa crédibilité.

L’Allemagne est depuis 1945, une puissance pacifiste et c’est heureux. Ne cherchons pas à tout prix à la remilitariser. Elle est malheureusement otage de sa forte minorité turque. Si d’aventure, elle s’alignait sur la diplomatie militaire française, Angela Merkel mettrait le feu à ses propres terres. Il se trouve que Berlin préside pour six mois l’Union européenne et que la présidente de la commission européenne est une ancienne ministre de la défense allemande, très proche de Merkel. C’est un autre élément à prendre en compte. L’Allemagne cherche une position d’arbitre qui n’est d’aucune utilité dans ces moments de tensions extrêmes où l’Europe joue sa survie et sa crédibilité. Au contraire, renvoyer dos à dos la France et la Turquie est un mauvais coup de la part de nos alliés allemands. Mais au moins cette crise permet-elle de reconnaître qui sont nos vrais amis et sur qui on peut compter en cas de coup dur. Certainement pas l’OTAN, dont la Turquie est membre.

Est-ce un nouveau coup porté au projet d’une diplomatie européenne?

Il n’y a jamais eu de diplomatie européenne proprement dite. Il ne peut d’ailleurs pas en avoir. Des coalitions ad hoc sur tel ou tel sujet ou tel ou tel programme sont possibles et souhaitables comme l’excellente initiative française Med 7 l’a montré samedi à Ajaccio. Mais n’oublions jamais que la construction européenne a renoncé à toute ambition stratégique dès sa fondation. Elle s’est même construite pour cela. Son objectif, dès la fin des années 40, est de maintenir la puissance américaine sur son sol, justement pour ne plus jamais avoir à connaître ou faire la guerre. Hormis la France du général de Gaulle, les autres pays européens se sont mis d’accord pour déléguer leur direction politique et militaire à leur envahissant protecteur américain. L’impensée de l’Union européenne, c’est que les États-Unis puissent nous laisser à notre sort comme ils l’avaient fait en 1914 et en 1940. Or l’Amérique se lasse depuis des décennies d’assurer sa coûteuse tutelle en Europe. Bien qu’elle en profite pour refouler la puissance militaire russe, elle voudrait plus d’argent et moins de discussions avec les alliés.

Si nous laissions Erdogan avancer, ne serait-ce que de quelques kilomètres, c’est toute la Méditerranée et les Balkans qui pourraient basculer.

Faut-il prendre au sérieux les menaces d’Erdogan?

Erdogan est un pur populiste. Il a toujours fonctionné à l’invective et à l’outrance publique pour conserver sa popularité dans les classes populaires. Or il se trouve en difficulté sur à peu près tous les fronts, 20 ans après son arrivée au pouvoir. Ses conquêtes en Syrie et ses opérations en Libye sont un défouloir, plus ou moins réussi, qui a pour but de détourner l’opinion publique des échecs économiques et politiques de son président. Au passage, Erdogan fait miroiter un destin grandiose à son peuple , celui de lui redonner le poids qu’il avait à son apogée, au XVIème siècle. Or la livre turc est au plus bas, il a perdu la municipalité d’Istanbul, son ancien premier ministre et conseiller diplomatique, Ahmet Davutoglu attaque son bilan et son hégémonie.

Erdogan est donc de plus en plus dépendant de la frange la plus nationaliste et la plus extrémiste de la politique turque, le MHP, et en arrière plan, les très influents « Loups gris ».

Erdogan est donc de plus en plus dépendant de la frange la plus nationaliste et la plus extrémiste de la politique turque, le MHP, et en arrière plan, les très influents «Loups gris». Cet islamo-nationalisme turc qui exalte à la fois la grandeur du califat ottoman mais aussi l’unité et la centralisation militaire construite sous Mustafa Kemal, est évidemment à prendre avec le plus grand sérieux. Il ne faut pas minimiser ce que le président turc a fait de Sainte-Sophie et de Saint-Sauveur. L’islamisation de l’Europe est son programme. L’épuration ethnique et religieuse en Turquie a connu des précédents avec les Arméniens, les Grecs et les Kurdes. Si nous laissions Erdogan avancer, ne serait-ce que de quelques kilomètres, c’est toute la Méditerranée et les Balkans qui pourraient basculer.

*Hadrien Desuin est responsable des questions internationales à la fondation du pont-neuf.

Croissance Irlande une chute de 6,1% au 2ème trimestre

Croissance Irlande une chute de 6,1% au 2ème trimestre

 

Les chiffres de lundi «font état du plus gros déclin du PIB jamais enregistré» sur un trimestre, la chute de 6,1% au deuxième trimestre dépassant celle de 4,7% du quatrième trimestre de 2008, «au plus fort de la précédente crise financière», a commenté Paschal Donohoe, ministre irlandais des Finances, dans le communiqué.

Sur un an, le PIB tombe de 3%, précise le communiqué de Dublin, notamment dans la foulée d’un effondrement de la consommation et de la construction.

Commissariat au plan : nouvelle attaque

Commissariat au plan : nouvelle attaque

Marc Guyot et Radu Vranceanu, Professeurs à l’ESSEC  joignent leurs voix aux ultras libéraux qui ne cessent d’attaquer voire de ridiculiser la résurgence du commissariat au plan comme par exemple la référence à Mao ! Ce que craignent en fait ces militants de l’ultralibéralisme c’est que le réflexion économique soit ouverte largement aux intellectuels, aux universitaires et aux acteurs économiques alors que pour l’instant elle est surtout confisquée de manière corporatiste par des experts dont on peut douter de la compétence  compte tenu des grandes  incertitudes de la science économique.

 

Tribune

 

Emmanuel Macron a créé un Haut-commissariat au Plan. Ce choix est largement questionnable à l’heure où l’innovation, la créativité, le génie industriel se manifestent uniquement dans un environnement d’une grande liberté d’entreprise. L’Etat est dans son rôle en soutenant la recherche dite fondamentale sans pour cela qu’il n’y ait un quelconque intérêt à ressusciter un organisme public. (*) Par Marc Guyot et Radu Vranceanu, Professeurs à l’ESSEC

La fascination que le modèle Chinois a exercé à l’époque dramatique de Mao sur nombre d’intellectuels français et celle qu’exerce encore la version moderne de Xi sur nombre de dirigeants politiques occidentaux trouve un écho particulièrement fort en France, le pays du dirigisme de Richelieu à Napoléon en passant par Colbert. L’état considérable d’impréparation du système sanitaire français face à une épidémie, révélé par la Covid-19, a conduit Emmanuel Macron à ressusciter le Haut-Commissariat au Plan que le General de Gaulle avait mis en place comme continuation normale de l’arrêt de la planification économique de guerre du précèdent régime.

Nul ne conteste bien sûr la gravité du manque de préparation générale du système dû à une politique budgétaire à vue courte et l’importance d’une réflexion stratégique solide de long terme de la part du gouvernement pour préparer le système sanitaire mais aussi le système éducatif et de retraites, ainsi que la Défense, aux bouleversements futurs.

En revanche, la pertinence de ressusciter un organisme public dont la vocation serait d’intervenir sur des choix industriels liés au futur est largement questionnable. Avant même la question de la légitimité, se pose la question des compétences nécessaires pour réaliser un tel plan ainsi que l’efficacité historiques de tels plans en France ou ailleurs pour développer lesdites industries du futur. Aux USA par exemple, les entreprises technologiques de premiers plans dans les domaines du numériques ou de la voiture électrique ne le sont pas grâce au soutien public mais de par la dimension entrepreneuriale de leurs créateurs ou dirigeants qu’il s’agisse d’Amazon, de Facebook, d’Apple, de Google, ou de Tesla.

Il est urgent et important que le gouvernement étudie les facteurs de succès de ces entreprises de technologie et essaye de répliquer ces conditions au niveau national. Par ailleurs, ce sont plutôt les réussites économiques venant d’une démocratie exemplaire qui peuvent constituer un exemple à suivre plutôt que la stratégie économique d’un pays autoritaire se sentant une vocation impériale.

La lutte contre le réchauffement climatique dans une économie encore carbonée tout en maintenant la croissance des revenus et des emplois et en luttant contre l’exclusion, la dynamisation de l’innovation de nos entreprises sont des enjeux majeurs mais qui ne semblent vraiment pas dépendre du Grand Plan.

 

Si le rôle de commissariat du plan est uniquement de faire une prospective intelligente et proposer des scénarios, c’est une action bénigne, qui ne fait ni bien ni mal, et qui s’ajoutera aux différents comités existants. En revanche, si l’on pense que des bureaucrates, même brillants, enfermés dans leurs bureaux sauront sur quel secteur ou entreprise il faut investir des ressources taxées sur les secteurs considérés comme dépassés, et de surcroit seront à même de piloter ces secteurs alors ce sera une illusion complète. En effet, comment L’Etat serait-il en mesure de savoir ce qu’est un secteur d’avenir car l’avenir économique est justement le résultat de multiples innovations spontanées et pour la plupart imprévisibles.

L’innovation, la créativité, le génie industriel – se manifestent uniquement dans un environnement d’une grande liberté d’entreprise. Une taxation raisonnable, des infrastructures de qualité, un cadre légal prévisible et sérieux sont connus comme favorisant l’innovation. Le secteur public a un rôle important à jouer au niveau de la liberté et la souplesse des partenariats entre monde académique et entreprises. Cette communication permanente entre les deux mondes est strictement nécessaire au bon fonctionnement de l’innovation. L’Etat est dans son rôle en soutenant la recherche dite fondamentale sans pour cela qu’il n’y ait un quelconque intérêt à créer un commissariat au plan.

L’expérience indique sans ambiguïté que les économies dynamiques, fortes et innovantes s’appuient sur un marché du travail flexible donnant aux jeunes les compétences et les incitations nécessaires à l’innovation – des compétences technique, d’ouverture sur le monde, et surtout de confiance en soi.

La métaphore du chef de l’Etat, qui comparait la vague épidémique à un ennemi auquel il fallait faire la guerre a donné l’impulsion pour que l’instinct planificateur revienne. Aujourd’hui tout ou presque est mis sur le dos de la pandémie – la dérive budgétaire, une dette publique abyssale, une planche à billets qui tourne de manière effrénée, des largesses budgétaires sans commune mesure… et cerise sur le gâteau – un commissariat au plan inspiré de la seconde guerre mondiale et dirigé par un ami politique du Président.

Commissariat au Plan : inapproprié au XXIe siècle !

Commissariat au Plan : inapproprié au XXIe siècle ! 

Un article très révélateur de Corinne Lepage, écolo ancienne ministre, qui démontre l’inconsistance et les contradictions de la pensée économique de l’auteur. Citons le principale: « pour qu’il y ait plan, encore faut-il savoir où on veut aller. » Or précisément le plan vise à dégager des scénarios de prospective pour indiquer la direction, éclairage précisément encore plus nécessaire  quand l’horizon est un peu complexe. Ce texte est un tissu de contradictions et met en évidence l’indigence de la réflexion économique de certains écolos de gauche mais aussi de droite (comme Corinne Lepage). Une tribune dans le très droitier site du Huffington post.

 

Tribune

L’annonce de recréer un Commissariat au Plan avec un poste de haut-commissaire offert à une personnalité politique, de surcroît maire en exercice, a beaucoup surpris.

On rappellera que le Commissariat au Plan, tel qu’on l’a connu dans les années 1960 sous le vocable d’ardente obligation, était parfaitement justifié par la nécessité de reconstruire la France d’après-guerre. À l’époque, les dirigeants savaient parfaitement ce qu’ils voulaient faire mais avaient besoin de planifier les investissements, ce qui justifiait des périodes quinquennales se succédant les unes aux autres. La suppression du Commissariat au Plan, partiellement remplacé par une forme de think-thank, a correspondu à une triple convergence entre la décentralisation en 1982, la perte de capacités de l’État sur le plan économique et l’envahissement du néolibéralisme et de l’hyper-financiarisation de l’économie.

Alors pourquoi recréer un Commissariat au Plan?

Il est indéniable que la France a besoin d’un projet solide de construction de la transition économique, écologique, sociale et sociétale. Le gouvernement navigue à vue et personne n’est capable de définir ce qu’est aujourd’hui le projet pour la France -en espérant qu’il n’y ait pas un projet secret de financiarisation croissante de notre économie. Dans ces conditions, un Commissariat au Plan est totalement inapproprié puisque pour qu’il y ait plan, encore faut-il que l’on sache où on veut aller avec un projet précis.

 

Ce n’est évidemment pas le cas et cela pour deux raisons majeures: la situation d’incertitude qui est beaucoup plus grande que celle que nous avons connue par le passé est un premier frein; de même qu’il y a nécessité d’inventer pour construire une société résiliente qui puisse affronter les transformations rapides qu’elle va connaître. Sur le premier point, même si l’histoire n’a jamais été écrite d’avance, la transformation accélérée du monde sur le plan physique comme sur le plan technologique sans oublier les tensions géostratégiques et toutes les formes de criminalité imposent de travailler sur des scénarios (comme par exemple ceux de l’institut des futurs souhaitables de Mathieu Baudin). L’imagination est donc un outil majeur à laquelle il faut ajouter une parfaite connaissance de l’histoire. Le deuxième point découle directement du premier puisque le projet doit être constamment adaptable ce qui signifie que l’adaptabilité doit être autant celle des hommes que des choix effectués. Autrement dit, il faut savoir dire en même temps ce que nous souhaitons devenir, quelle est la ligne directrice mais aussi comment nous allons pouvoir le faire dans un avenir fluctuant.

De plus, un haut-commissariat au projet ne va pas sans poser une question politique majeure. N’est-ce pas en réalité la tâche du Président de la République que de porter un projet de long terme et de le faire appliquer par son gouvernement? Dès lors, la désignation d’un haut-commissaire pour inventer le projet France sur le moyen et long terme est non seulement une forme d’échec démocratique mais également un risque technocratique. Comme l’a souligné Erwan le Noan dans L’Opinion du 23 août 2020, les organismes chargés de penser le long terme auprès de l’État mobilisent déjà 824 personnes et 3,6 millions d’euros, sans compter le centre d’analyse stratégique. Aussi, sauf à créer un comité Théodule supplémentaire, un haut-commissariat au projet France ne pourrait se concevoir que dans une refonte globale de tous les organismes existants. Ce qui implique un haut-commissaire répondant sur le plan intellectuel comme sur le plan de l’image à ce que la France peut imaginer de son avenir.

 

Dans la mesure où à l’évidence, “nous ne pouvons pas résoudre nos problèmes avec la même pensée que nous avions quand nous les avons créés” (Einstein), la mission d’un haut-commissariat ne peut se faire que dans la co-construction avec les territoires. Ce n’est pas l’œuvre d’un homme comme au temps de Jean Monnet en 1946, c’est avec une coopération avec les communes, les départements et les régions que la transformation de notre pays pourra se faire. En prenant en compte les atouts et inconvénients de chacun de ces territoires. Pour ce faire, la puissance publique dispose des fonds européens en partenariat avec les régions, elle a des outils comme les CPER.

Pourtant, la puissance publique ne tient pas toujours parole et les retards de financement sont nombreux sur les territoires. Pour éviter les projets anachroniques du nucléaire, des incinérateurs, des autoroutes, c’est par la norme climato-compatible et l’acceptation de nos concitoyens que nous pourrons réellement faire entrer la France dans le XXIe siècle avec seulement 20 ans de retard.

 

Pas de vaccin au rabais

Pas de vaccin au rabais

 

Il était temps que les grands laboratoires pharmaceutiques réaffirment le principe méthodologique de base pour labelliser un vaccin car la course politique et financière actuellement en cours pour trouver un vaccin le plus rapidement possible prenait une dimension complètement irresponsable. Rappelons par exemple que Poutine comme Trump pour des questions électorales ont annoncé un vaccin dans les semaines à venir ; avant l’élection américaine bien entendu et avant la modification constitutionnelle de la Russie qui permettra à Poutine de prolonger son mandat d’une vingtaine d’années. Plusieurs dirigeants d’entreprises pharmaceutiques se sont donc engagés aujourd’hui à «ne rogner sur rien» et à respecter les normes de «sécurité» dans la course au vaccin contre le Covid-19, en dépit d’appels parfois insistants à lui préférer la rapidité. «Nous ne rognerons sur rien», a promis Albert Bourla, le directeur général de Pfizer, au cours d’un échange par visioconférence avec des journalistes. «Nous ne sacrifierons la sécurité sous aucun prétexte», a renchéri Kenneth Frazier, le PDG de Merck. Les dirigeants s’exprimaient dans le cadre d’un point presse de la Fédération internationale de l’industrie du médicament (IFPMA).

« Relance : l’heure est au reset» ( Aurélie Motta-Rivey et Mathilde Oliveau)

« Relance : l’heure est au reset» ( Aurélie Motta-Rivey et Mathilde Oliveau)

Tribune dans l’Opinion de Aurélie Motta-Rivey, Présidente, et Mathilde Oliveau, Directrice générale, Societer, Maison de Conseil aux dirigeants en Sustainable Leadership

 

 

Ce jeudi, le Premier ministre Jean Castex présentera le plan de relance prévu par l’exécutif suite à la pandémie. Les grandes lignes de ce plan, auquel sera allouée une enveloppe de 100 milliards d’euros, sont déjà connues : indépendance, écologie, solidarité, compétences. Cette approche intégrée est encourageante. Elle ne portera ses fruits toutefois qu’à une condition : dépasser l’idée même d’une simple « relance » – par nature conjoncturelle, pour acter la réalité de ce qui nous attend collectivement : une profonde refondation des modèles économiques et sociaux, un repositionnement structurel de nos façons de produire, travailler, consommer.

Nous abordons une décennie décisive, celle d’une déflagration sociétale et environnementale. L’entreprise et les acteurs économiques, en particulier, sont projetés en première ligne de ces défis. Pour saisir cette opportunité sans précédent de reprogrammer durablement nos économies, le plan de relance et son application devront déjouer plusieurs écueils. Le premier serait celui de l’agenda politique : la reconstruction de nos modèles productifs et de notre pacte social ne saurait se borner à l’horizon 2022. Le second, connexe, serait celui du court-termisme économique : la nécessité, légitime, de prendre toutes les précautions sanitaires nécessaires pour contenir la pandémie et la redynamisation progressive d’une économie encore sous perfusion ne doivent pas nous faire oublier de parler du monde d’après, encore moins de le préparer. Troisième écueil enfin : la défiance et la morosité, alors que nous entrons dans l’ère de l’incertitude.

Climat récessif. L’état d’esprit sera dès lors déterminant : dans un climat récessif, il est de la responsabilité des dirigeants d’avoir le courage de penser le long terme, d’insuffler optimisme et sérénité, de s’engager à faire de cette crise une opportunité unique de transformer business et operating models. N’oublions pas que la « croissance potentielle » ne cesse de diminuer. Qu’au printemps, la production mondiale a chuté de 10 %, que les échanges ont dévissé de 14 %, et que selon les économistes, il faudra plusieurs années pour retrouver une croissance égale à celle des années 2010. Qu’outre les dégâts économiques, la gouvernance mondiale s’est affaiblie, au profit d’un repli national galopant.

La séquence fait émerger des initiatives innovantes, comme la création d’un impact scoreprésenté par l’Université d’été de l’économie de demain – par lequel les entrepreneurs sociaux, réunis dans le collectif #nousommesdemain, se mobilisent pour intégrer des mesures de transition environnementale et sociale au plan de relance.

Plus largement, cette refonte structurelle de nos modèles repose sur des dynamiques fondatrices : intégrer les critères environnementaux et sociaux dans l’évaluation de la performance, adopter une approche collaborative fédérant toutes les énergies, privé, public, société civile, renforcer le dialogue entre grands groupes, start-ups, PME, cibler l’innovation à impact et tirer toutes les leçons que nous apportent nos start-up purpose-native… Dans cette nouvelle équation, il sera capital également de redonner le pouvoir au local : les territoires, comme le soulignent avec force les Nations Unies dans leurs 17 Objectifs de Développement durable, sont l’échelon clé de la transition écologique et solidaire globale.

L’heure n’est pas à la relance, mais bien au « reset ». Nous n’avons plus le loisir de seulement « réparer », il faut régénérer.

Aurélie Motta-Rivey, Présidente, et Mathilde Oliveau, Directrice générale, Societer, Maison de Conseil aux dirigeants en Sustainable Leadership

Pétrole : léger repli dû au dollar

Pétrole : léger repli dû au dollar

Un léger repli un peu mécanique provoqué surtout par la remontée du dollar. Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en novembre a cédé 2,5%, perdant 1,15 dollars, pour finir à 44,43 dollars. A New York, le baril américain de WTI pour octobre a baissé de 2,9% ou 1,25 dollar pour clôturer à 41,51 dollars.

. Le pétrole étant libellé en dollar, une hausse de celui-ci rend l’or noir plus onéreux pour les acheteurs utilisant d’autres devises, ce qui déprime les prix. Le «dollar index», qui calcule la valeur du billet vert face à un panier composé des principales devises, est remonté mardi alors qu’il était tombé la veille à un niveau plus vu depuis plus de deux ans. Vers 15H00 GMT (19H00 à Paris), l’euro perdait lui 0,74% face au billet vert, à 1,1866 dollar.

Dans le même temps, «l’Opep et ses alliés (connus sous le nom de Opep+) semblent toujours avoir le niveau d’offre sous contrôle et, avec leur baisse de production» s’assurer que le marché soit légèrement sous-approvisionné, a expliqué Eugen Weinberg de Commerzbank. Evoquant des données provenant d’une enquête de Bloomberg, il souligne que «l’Opep a plus que dépassé ses objectifs (de baisse de la production), même en tenant compte des ‘retardataires’ comme le Nigeria, l’Irak et l’Angola, qui ont produit plus que ce à quoi ils s’étaient engagés entre mai et juillet». Ceci étant, on ne prévoit pas une remontée du pétrole au-delà de 50 $ pour la fin de l’année.

Macron: position risquée au Liban ?

Macron: position risquée au Liban ?

 

Avec deux voyages en très peu de temps Macron se positionne en tuteur du Liban.  La situation évolue dans le sens que propose le président de la république avec la possible nomination d’un Premier ministre au profil neutre et la mise en place d’un gouvernement d’experts. L’objectif pour Macron et de s’assurer d’une part que l’aide internationale ira bien à la population et que des réformes structurelles pourront redresser le pays. Pour l’instant la classe politique responsable de la désagrégation économique fait le dos rond car elle attend surtout l’aide monétaire internationale. Il n’est pas certain que cette classe politique accepte de ce désengager du pouvoir et des pratiques de corruption qui la nourrisse et qui entretient le clientélisme. Pas certain non plus que le choix d’un ambassadeur comme premier ministre qui a été le conseiller d’un responsable politique milliardaire largement bénéficiaire de la corruption soit très apprécié par le peuple.

Je vous en ai fait la promesse : je reviens à Beyrouth pour faire le point sur l’aide d’urgence et bâtir avec vous les conditions de la reconstruction et de la stabilité”, dit le président dans un tweet en français et en arabe.

Alors que la formation des gouvernements nécessite généralement plusieurs mois de tractations entre les différentes formations politiques et composantes religieuses du Liban, Mustapha Adib a annoncé lundi vouloir former rapidement un gouvernement d’experts et a promis d’engager des réformes immédiatement pour jeter les bases d’un accord avec le Fonds monétaire international (FMI).

“La fenêtre d’opportunité pour notre pays est étroite et la mission que j’ai acceptée est fondée sur le fait que toutes les forces politiques en ont conscience”, a-t-il déclaré après avoir été officiellement chargé par Michel Aoun de former un nouveau gouvernement. Ce volontarisme devrait être favorablement accueilli par le président français.

Premier chef d’Etat étranger à se rendre dans la capitale sinistrée, deux jours après l’explosion, il avait alors plaidé pour des réformes destinées à renforcer la lutte contre la corruption et à réduire les dépenses publiques.

Selon des responsables libanais de haut rang, la médiation d’Emmanuel Macron a été cruciale dans les 48 heures ayant précédé l’émergence d’un consensus autour du nom de Mustapha Adib, alors que les discussions sur la nomination du Premier ministre étaient dans l’impasse la semaine dernière.

Le précédent gouvernement, dirigé par Hassan Diab, a démissionné le 10 août, six jours après l’explosion.

Emmanuel Macron a été reçu dans la soirée par la chanteuse Fairouz, considérée comme un trésor national et une incarnation de la paix à même de transcender les rivalités politiques et religieuses. Devant son domicile, des manifestants brandissant des slogans tels que “Pas de gouvernement par ou avec des assassins !” ou “Ne Soyez pas du mauvais côté de l’histoire” attendaient le président devant le domicile de l’artiste âgée de 85 ans. “Adib non !”, ont scandé certains.

Le poste de chef du gouvernement est censé revenir à un sunnite selon le système de partage du pouvoir en vigueur au Liban et le nom de Mustapha Adib, ambassadeur du Liban à Berlin depuis 2013, a notamment reçu dimanche le soutien officiel du Courant du futur, la principale formation sunnite dirigée par Saad Hariri, qu’Emmanuel Macron devait rencontrer dans la soirée.

Au total, Mustapha Adib, docteur en droit et en sciences politiques qui fut le conseiller de l’ancien Premier ministre Najib Mikati, a reçu le soutien de 90 des 120 députés siégeant actuellement au Parlement libanais.

La France, qui a administré le Liban pendant l’entre-deux-guerres, est à la pointe des efforts visant à sortir le pays de la crise. Paris a organisé une conférence des donateurs il y a deux ans. Plus de 11 milliards de dollars avaient été alors promis par les bailleurs de fonds, à condition que le pays, qui a entamé des discussions avec le FMI en mai dernier, engage des réformes .

Le problème c’est qu’on voit mal la classe politique largement responsable de la désagrégation économique et politique accepter des réformes qui lui permettent de s’enrichir grâce à la corruption généralisée. Une corruption qui profite aux différents clans. De ce point de vue l’intervention de Macon n’est pas sans risque.

Liban : Macron adresse une « ordonnance « au pays

Liban : Macron  adresse une « ordonnance « au pays

 

Curieusement Macron a rendu public une ordonnance politique aux responsable libanais. Une manière de faire pression évidemment mais peut-être aussi de mécontenter certains d’entre eux qui verront la les velléités de la France de s’immiscer dans la vie intérieure libanaise.

En vérité, il n’y a rien de très surprenant dans la médecine que propose Macron sinon précisément le fait que le document soit largement rendu public. Le chef de l’État français propose une forme de mise en tutelle du Liban sous responsabilité du FMI et de l’ONU.

Ce document de deux pages, transmis par l’ambassadeur de France à Beyrouth et que Reuters a pu consulter, évoque notamment un audit de la banque centrale, la nomination d’un gouvernement provisoire en mesure de mettre en œuvre en urgence des réformes et des élections législatives anticipées dans un délai d’un an.

Le ministère français des Affaires étrangères s’est refusé à tout commentaire. L’Elysée n’a pas répondu dans l’immédiat à une demande de commentaire de Reuters.

Alors que l’Etat libanais est en défaut sur sa dette et que la livre chute depuis des mois, le gouvernement libanais actuel n’est pas parvenu à conclure un accord avec le Fonds monétaire international (FMI) malgré des mois de discussions, en raison notamment de désaccords sur les réformes et sur l’ampleur des pertes à faire assumer au secteur bancaire.

“La priorité doit aller à la formation rapide d’un gouvernement pour éviter un vide du pouvoir qui laisserait le Liban s’enfoncer davantage dans la crise”, estime le document rédigé à l’Elysée.

Il cite quatre domaines nécessitant des mesures d’urgence: l’aide humanitaire et la réponse à la pandémie de COVID-19; la reconstruction après la catastrophe du 4 août; les réformes politiques et économiques et enfin des élections législatives anticipées.

Paris plaide aussi pour un déblocage des discussions avec le FMI, pour le placement des aides financières promises à Beyrouth après le 4 août sous la supervision des Nations unies et pour une enquête impartiale sur la cause de l’explosion du port.

Le document transmis aux responsables politiques libanais souligne aussi la nécessité d’un audit rapide et exhaustif des finances de l’Etat libanais et celle d’une réorganisation du secteur de l’électricité, à la fois très coûteux et incapable d’assurer un approvisionnement fiable du pays.

Le Parlement devrait adopter pendant la période de transition les lois nécessaires à la mise en application des réformes, poursuit-il.

Le document propose aussi que la France joue un rôle majeur dans la reconstruction du port de Beyrouth comme dans l’amélioration du système de santé, qu’elle envoie des experts du Trésor et de la Banque de France pour mener l’audit des finances publiques et qu’elle contribue à l’organisation des élections anticipées au côté de l’Union européenne.

Trump appelle au boycott de Goodyear !!!

Trump appelle au boycott de Goodyear !!!

 

La campagne américaine prend une tournure assez pitoyable et qui pourrait même être néfaste aux intérêts économiques du pays. Ainsi Trump toujours aussi imprévisible a lancé un appel surprenant au boycott de Goodyear.

 

“N’achetez pas de PNEUS GOODYEAR. Ils ont annoncé une INTERDICTION DES CASQUETTES MAGA”, a déclaré le président américain sur Twitter en référence à son slogan “Make America Great Again” (“Rendre sa grandeur à l’Amérique”), qui figure sur des casquettes de base-ball portées par bon nombre de ses partisans.

La secrétaire à la presse de la Maison blanche, Layleigh McEnany, a déclaré que le président était irrité de constater que Goodyear autorisait ses salariés à porter des vêtements ou des accessoires arborant le slogan “Black Lives Matter” ou d’autres liés aux revendications en matière d’égalité, mais pas MAGA ou “Blue Lives Matter”, le nom d’un groupe de soutien aux policiers.

“Goodyear doit s’exprimer pour clarifier sa politique”, a-t-elle dit.

Goodyear, qui a réalisé l’an dernier un chiffre d’affaires d’environ 15 milliards de dollars (12,7 milliards d’euros), a déclaré que l’image circulant dans les médias et sur les réseaux sociaux qui avait déclenché la polémique n’avait été ni créée ni diffusée par sa direction.

“Pour être clair en ce qui concerne notre politique d’entreprise, Goodyear pratique la tolérance zéro contre toute forme de harcèlement ou de discrimination”, ajoute la société dans un communiqué. Pour appliquer cette règle, Goodyear demande à ses salariés d’éviter “l’expression sur le lieu de travail de tout soutien à une campagne politique de tout candidat ou parti politique”.

A Wall Street, l’action Goodyear a perdu jusqu’à 6% en séance mais ne cédait plus que 2% à moins d’une demi-heure de la clôture.

L’appel au boycott de Donald Trump a été critiqué par le sénateur démocrate Sherrod Brown, élu de l’Ohio, un Etat dans lequel Goodyear emploie plusieurs milliers de personnes.

La Maison blanche n’a pas précisé si le président appelait les Américains à ne pas acheter de voitures équipées de pneus Goodyear.

Croissance Chine: vente au détail dans le rouge

Croissance Chine: vente au détail dans le rouge

 

Les ventes au détails ont perdu 1.1% en rythme annuel, moins bien que la hausse de 0.1% attendue, après une perte de 1.8% en juin.

Les ventes ont baissé pour le septième mois consécutif, avec une demande faible malgré la levée des mesures de confinement.

Les investissements en actifs immobilisés ont diminué de 1.6% au cours des sept premiers mois de l’année comparé à la même période l’année dernière, comme anticipé, et se remettent d’une baisse de 3,1% au cours du premier semestre.

Par contre, la production industrielle en Chine a progressé en juillet pour le quatrième mois consécutif, montrent des données officielles publiées vendredi, mais la hausse a été moins importante que prévue.

Les analystes interrogés par Reuters attendaient une hausse de 5.1% en rythme annuel, alors que les entreprises reprennent la production suite aux confinements mis en place pour limiter l’épidémie de coronavirus. Une progression en partie liée à la reconstitution des stocks des pays destinataires des biens chinois; ce  qui pose la question du maintien de la croissance globale en Chine qui ne peut pas être soutenue seulement par une demande intérieure faiblarde.

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