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« Face au terrorisme protéiforme : une société de vigilance « ( Jean-Charles Brisard)

« Face au terrorisme protéiforme : une société de vigilance « ( Jean-Charles Brisard)

Jean-Charles Brisard, président du Centre d’analyse du terrorisme (CAT), évoque la menace terroriste « protéiforme, fragmentée, diffuse et largement imprévisible », qui impose selon de changer les méthodes de surveillance.

Tribune dans le JDD

« Depuis les lois de 1986, socle de notre arsenal antiterroriste, la lutte contre le terrorisme a longtemps été une cause d’union nationale transcendant les clivages politiques. Elle devient désormais, après chaque attentat, un enjeu partisan, instrumentalisé pour diviser, cliver la société, ce qui est précisément l’effet recherché par les terroristes. Certains ont du mal à accepter cette vérité que nos ennemis sont aussi des Français - 62% des auteurs d’attentats depuis Mohamed Merah. D’autres ne jurent que par les fichés S, prêtant aux fichiers une vertu qu’ils n’ont pas et oubliant que 60% des auteurs d’attentats depuis 2012 n’étaient pas fichés.

Nous sommes confrontés depuis deux ans à un terrorisme endogène de faible intensité qui est le fait d’individus majoritairement inconnus des services de renseignement. Ils mettent en œuvre des modes opératoires improvisés, des armes rudimentaires et n’ont plus de liens avec des réseaux ou organisations terroristes. Ces passages à l’acte sont nourris par la propagande djihadiste, mais aussi par les exhortations de la mouvance islamiste radicale, comme l’a montré l’attentat de Conflans-Sainte-Honorine. Enfin, la majorité des actes terroristes (60% ces trois dernières années) ont lieu en province.

Il convient d’amplifier ce mouvement pour associer les maires à l’évaluation du risque, à la détection et à la prévention

La menace est donc protéiforme, fragmentée, diffuse et largement imprévisible, échappant en grande partie à la détection des services de renseignement. Elle nous impose un changement de paradigme pour adapter notre organisation et nos méthodes afin d’impliquer tous les services de l’État et les collectivités locales.

Le président de la République a eu les mots justes après l’attentat de la préfecture de police de Paris en octobre 2019, évoquant une « société de vigilance ». L’État ne peut pas tout et doit s’appuyer en premier lieu sur les capteurs locaux dont disposent les maires pour créer un maillage territorial préventif au plus près de la menace. Cette évolution passera par de nouveaux moyens juridiques au profit des polices municipales pour faire d’elles de véritables auxiliaires des services de l’État.

La France doit également lever des verrous institutionnels ou juridiques qui n’ont plus lieu d’être. S’agissant du partage des fichiers des individus radicalisés et fichés S avec les maires, la circulaire Castaner de 2018 était un premier pas, très timide. Il convient d’amplifier ce mouvement pour associer les maires à l’évaluation du risque, à la détection et à la prévention. Il s’agit également de permettre l’usage, bloqué par la CNIL, de technologies biométriques au service de la sécurité des Français. Avec un impératif commun : faire mieux, avec de nouveaux acteurs, et innover dans nos méthodes et nos outils. »

Au bout de combien d’attentats la France va-t-elle réagir ?

Au bout de combien d’attentats la France va-t-elle réagir ?

 

D’une certaine manière,  on peut légitimement s’interroger pour savoir si les pouvoirs publics vont un jour  agir pour lutter efficacement contre le terrorisme et plus généralement contre l’insécurité. En effet,  les agressions terroristes par exemple se développent actuellement au rythme d’un par jour ( au total en quelques années on a compté de l’ordre de 300 victimes). Deux types de répliques sont mis en avant par le gouvernement. D’une part on aurait réexpédié chez eux 12 étrangers coupables d’actes de délinquance depuis septembre ! Notons que Darmanin  avait  annoncé l’expulsion de 231 étrangers dangereux;  D’autre part on annonce cette fameuse loi sur le séparatisme. Nombre d’individus dangereux sont repérés dans le fichier S qui compte environ 10 000 personnes.

 

D’après le ministre de l’intérieur lors de la première présentation mensuelle des chiffres de l’activité des forces de l’ordre, 4111 étrangers sont inscrits au fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT), dont 851 immigrés clandestins. Sur ce contingent, 661 font déjà l’objet de mesures d’éloignement mais seuls 428 « expulsions du territoire national ont été effectuées », a énuméré le ministre de l’Intérieur.  Le problème c’est qu’elles ne sont pas toutes effectives surtout depuis le Covid 19.

 

 Il ne faut certes pas tout mélanger l’immigration, la radicalisation et le terrorisme. On compte en effet une immigration régulière mais aussi 350 000 sans-papiers environ qui effectuent les tâches les plus ingrates notamment dans le transport, la manutention ou le nettoyage en particulier en région parisienne. La plupart sont utiles voire indispensables puisque nombre de Français ne veulent plus effectuer ces travaux ingrats et mal rémunérés.

 

Certains étrangers dont beaucoup radicalisés vivent cependant d’expédients notamment du trafic de drogue. Des milliers de ces étrangers devraient être expulsés mais demeurent en France du fait de législation française et européenne complètement paralysante. Cette problématique des étrangers illégalement en France ne dispense pas évidemment de faire un constat lucide des risques potentiels que représentent des Français contaminés par le radicalisme notamment dans les banlieues. Là ne s’agit pas de présence illégale mais de la nécessité d’une politique d’ordre intérieur en particulier vis-à-vis du trafic de drogue.

 

Les peines encourues par les radicaux étant trop symboliques voir inexistantes, les candidatures au djihad en France pourront se multiplier sur le ventre mou de la politique sécuritaire. De ce point de vue,  de nouvelles dispositions législatives sont sans doute nécessaires mais encore faudrait-il qu’elle soit appliquées.

 

 

« Covid, l’Etat s’en remet au Docteur Knock »

« Covid, l’Etat s’en remet au Docteur Knock »

Les nouvelles mesures montrent l’incapacité de l’Etat sanitaire à tirer les leçons de ses dysfonctionnements, toujours niés, relève, dans une tribune au « Monde », le professeur d’économie Frédéric Bizard.

Tribune.

Le Docteur Parpalaid, qui se moquait du Docteur Knock au début du chef-d’œuvre de Jules Romains, est admiratif. Knock a réussi à prendre le contrôle de tout le canton, ceux qui ne sont pas au lit travaillent pour lui. Le couvre-feu, entré en vigueur le 17 octobre, a mis au lit 20 millions de citoyens dès 21 heures pour les protéger de tout risque nocturne. Que d’ingratitude envers un Etat si protecteur ! Ce coup de force visait à réduire durablement les contaminations de Covid en France. L’objectif est court-termiste (et indispensable à atteindre), éviter la saturation des services de réanimation. Pour vaincre l’épidémie, comme en mai 1940, lorsque l’Etat demandait aux citoyens d’allumer des cierges pour repousser les Allemands, l’Etat, en 2020, semble s’en remettre à Dieu.

Si le confinement collectif du printemps était déjà le résultat de « défauts manifestes d’anticipation, de préparation et de gestion » de l’Etat sanitaire français, comme le révèle le rapport d’étape de la mission d’évaluation de la crise liée au Covid-19, le couvre-feu était une démonstration pour l’Etat sanitaire de son incapacité de réaliser la moindre autocritique et de tirer les leçons de ses dysfonctionnements, toujours déniés. Lorsque L’Etat sanitaire nous explique que, si c’était à refaire, il aurait eu exactement le même discours en mars sur l’inutilité des masques, tout est dit.

Un Etat sanitaire refermé sur lui-même

Depuis plus de vingt ans, chaque réforme en santé s’est traduite par une recherche de centralisation accrue de la décision. Pendant la première vague de Covid-19, le rôle des préfets et des agences régionales de santé s’est limité à appliquer et à tenter d’expliquer les décisions d’un Etat sanitaire renfermé sur lui-même. Par exemple, il faudra trois semaines à la mi-mars pour que l’Etat réponde à la demande des présidents des Conseils départementaux de mise à disposition des laboratoires d’analyse départementale (LDA) pour réaliser des tests. Rien n’a changé depuis mars.

Si l’affaire des masques a été au cœur des polémiques, c’est bien celle des tests qui exprime le mieux l’impotence étatique en santé. D’abord enfermé dans une politique restrictive, l’Etat sanitaire est ensuite passé à une politique du chiffre, 700 000 puis un million de tests par semaine. Le tout-quantitatif a condamné à l’échec la politique de tests, et donc toute possibilité de localiser l’ennemi. On mène la guerre sanitaire à l’aveugle. Face à l’échec, il ne reste plus que les mesures non sanitaires les plus dommageables économiquement et socialement pour endiguer les contaminations.

Sondage terrorisme islamique : 26% seulement des Français font confiance au gouvernement

Sondage terrorisme islamique : 26% des Français font confiance au gouvernement

Selon le dernier baromètre sécurité Fiducial/Odoxa que révèle Le seuls 26% de nos concitoyens font encore confiance aux autorités pour les protéger, ce qui représente une baisse spectaculaire de 18 points depuis le mois de juillet et de 7 points en une semaine.

Bien que recueillis sous le coup de la très vive émotion nationale provoquée par l’assassinat de l’enseignant, les résultats de cette enquête dessinent une tendance. «Pendant quatre ans, les Français ont été plus de 40% à penser que le gouvernement était capable de les protéger, à l’exception du mois d’octobre 2019 au lendemain de l’attentat à la préfecture de police de Paris (36%)», précisent les analystes qui ajoutent: «Les différents attentats touchant la France sur cette période ont évidemment eu des effets sur cet indicateur, mais ils restaient contenus (7 à 8 points)».

L’après-Covid de Bayrou (Commissariat au Plan)

L’après-Covid de Bayrou (Commissariat au Plan)

 

 

L’opinion rend d’ une note de 14 pages intitulée « Et si la Covid durait ? », présentée mercredi dans le huis clos du Conseil économique, social et environnemental (Cese) et que l’Opinion s’est procurée, le haut-commissaire au Plan François Bayrou, questionne l’avenir : « Comment vivre ensemble dans un monde masqué ? », « comment le spectacle vivant peut-il le rester s’il se déroule par écrans interposés ? », « le vote électronique peut-il devenir la nouvelle règle ? », « la société de l’échange et de la proximité va-t-elle devenir la société de la distance et de la méfiance ? », « les rapports sociaux individualisés, éparpillés, pourront-ils donner lieu à de nouvelles formes d’organisation collectives ? ». Dans ce monde où on ne peut plus aller au théâtre, au restaurant ou voir un concert, « c’est le cœur de notre identité française qui est atteint », met en garde le maire de Pau.

François Bayrou, qui a rencontré tous ses prédécesseurs depuis son arrivée à ce poste le 3 septembre, définit huit priorités : un plan d’urgence sur les secteurs stratégiques comme les médicaments vitaux, un plan à moyen terme de stratégie industrielle, le développement du numérique partout sur le territoire, une stratégie de revalorisation des métiers, une grande politique de prévention des maladies, une nouvelle stratégie d’aménagement du territoire et enfin la fixation des principes d’un équilibre entre les libertés et la gestion des risques collectifs..

Au moment où la France s’apprête à encaisser un deuxième confinement, François Bayrou dresse un constat assez sombre : « Alors que nous vivions depuis la Seconde Guerre mondiale dans une société de croissance, fondée sur des interdépendances, la crise de la Covid-19 met en lumière nos fragilités et nos failles ; il règne désormais une forme de désarroi, en tout cas d’intranquillité ». Qui aurait pu imaginer il y a quelques mois encore une société où « l’échange paraît constituer aujourd’hui, en soi, une menace » ? D’autant que, note le haut-commissaire, la crise a renforcé « la télé activité » qui rend plus impérieuse encore l’accélération de la couverture numérique du territoire, le télétravail ayant pour possible « effet collatéral un repeuplement des zones rurales ou des villes moyennes. »

. Le centriste anticipe « une crise économique et sociale d’une gravité sans précédent, au moins depuis la dernière guerre » et pose la question de la « soutenabilité de la dette ». Le maire de Pau veut « réconcilier la France avec son ambition économique et culturelle [...] Le moment est crucial, il représente peut-être la dernière chance pour cette volonté nationale ». L’ancien ministre de l’Education nationale appelle à « prévenir l’épuisement » des soignants, bien moins visibles et publiquement soutenus que lors de la première vague.

Pour favoriser la prospérité de demain, le centriste a une idée : « Les salariés en activité partielle ne pourraient-ils pas être mobilisés afin qu’ils consacrent une part de leur temps à des activités socialement utiles ? » François Bayrou reprend un concept qui fait flores depuis le début de la crise, revaloriser ce qu’on appelle désormais communément « la deuxième ligne », « ceux qui nous nourrissent, nous éduquent, nous soignent, ceux dont la présence physique au travail est incontournable ». C’est aussi l’ensemble de notre système de soins et de protection sociale qu’il faut d’après lui repenser, pour passer d’« un modèle centré sur l’hôpital » à « un mode moins concentré, réduisant les brassages de population. »

Retour du politique. Comme meilleur remède à cette crise à multiples facettes, le docteur Bayrou préconise « un débat démocratique ouvert », « une nouvelle forme d’action publique », qui passerait notamment par « l’appropriation par les médias et le grand public des principes fondamentaux de la réflexion scientifique ». « Le moment que nous vivons est peut-être celui de la montée des périls. Il devra être celui du retour du politique », plaide François Bayrou. Un vrai défi alors que la crédibilité de la parole publique s’est fracassée sur le mur de la crise.

Qu’adviendra-t-il de cette réflexion ? François Bayrou voudrait publier une note tous les 15 jours « pour instituer un débat permanent, créer une sorte d’émulsion intellectuelle et démocratique, et non livrer un gros pavé que personne ne lirait », explique-t-on au commissariat au Plan. Reste désormais aux membres du Conseil social, économique et environnemental d’enrichir cette note d’ici à la deuxième quinzaine de novembre. François Bayrou recevra les forces syndicales et patronales, qui vont nommer des sherpas pour travailler sur ces sujets. Plus qu’un catalogue à la Prévert, l’idée est d’établir des scénarios possibles à moyen terme.

L’économie française ira plus mal au quatrième trimestre déclare l inutile Banque de France

L’économie française ira plus mal au quatrième trimestre déclare l’inutile Banque de France

On pourrait sans doute utilement remplacer  les avis de la Banque de France par ceux d’un concierge d’ immeuble qui permettrait par parenthèses de sérieuses économies compte tenu des rémunérations faramineuses des cadres de l’établissement public financier.

On peut légitimement se demander pourquoi subsistent des banques nationales alors que c’est la banque centrale européenne qui désormais gère la monnaie. La Banque de France veut aussi traditionnellement un rôle de prévisions économiques. Et la dernière sortie du gouverneur de l’établissement, c’est d’annoncer que le dernier trimestre enregistrera une croissance moins forte qu’espéré. En clair qu’il y aura  une récession. Ce que tout le monde sait évidemment depuis toutes les enquêtes menées depuis un mois au moins.

“Le Covid a provoqué une chute sans précédent du PIB français aux premier et deuxième trimestres et sa deuxième vague déclenchera une nouvelle contraction au quatrième trimestre, moins grave espérons-le”, a dit le gouverneur de la Banque de France .

Merci madame soleil !

Angers refuse la vente d’une mosquée au Maroc

Angers refuse la vente d’une mosquée au Maroc

Le  conseil municipal d’Angers considère que la vente d’une mosquée au Maroc contrevient à la neutralité de cet établissement de culte. La vente au Maroc était envisagée pour faire face au manque de moyens financiers pour terminer l’ouvrage.

Lors de la séance de lundi, le conseil municipal a voté à l’unanimité une délibération proposée par le maire, Christophe Béchu (ex-LR, DVD) contre cette vente. Le motif est le suivant: bien qu’«attaché au libre exercice des cultes et respectueux du souhait de la communauté musulmane de disposer d’un lieu de culte digne permettant aux croyants de pratiquer leur religion», il apparaît que «la cession de la future mosquée à un pays étranger ne correspond pas à la neutralité souhaitée pour 

Chaudière au fioul : la fin dès 2022

Chaudière au fioul : la fin dès 2022

Les écolos bobos de la convention du climat ont réussi à faire prendre en compte une de leurs propositions avec la suppression des chaudières à fuel des 2022, en tout cas leur renouvellement. A priori, on peut se réjouir de voir privilégier des types de chaudières écologiquement plus performantes. Le problème, c’est que ce type de chauffage peut être remplacé ou même aidé  financièrement par des chauffages à gaz ou à bois.

 

Or rien ne dit que dans les mois ou les années à venir, les mêmes écolos bobos ne pourraient pas décréter que ces modes de chauffage sont aussi néfastes pour l’environnement. Même les chauffages électriques pourraient être mis en cause dans la mesure où les sources de fabrication de l’électricité sont aussi discutées.

Notons que ces écolos bobos urbains oublient que les chauffages collectives des villes sont seulement alimentées par environ 30 % d’énergie renouvelable et que le reste d’une manière ou d’une autre est polluant  (on a fixé seulement un objectif de 50 % d’énergies renouvelables pour 2020 ).

Une  nouvelle installation peut atteindre 20 000 à 30 000 € et ne peut être amorti que sur une longue période de 30 à 40 ans au moins. Une politique dans ce domaine ne peut donc se soumettre état d’âmes d’écolos bobos le plus souvent urbains

Changer une chaudière à énergie fossile peu performante pour un équipement à énergie renouvelable présente plusieurs avantages indique les publicités des marchands chaudières. Cette démarche contribue tout d’abord à l’amélioration de la qualité de l’air ambiant et à la lutte contre le changement climatique. Une chaudière au fioul rejette en effet 7 à 10 fois plus de dioxyde de carbone (CO2) qu’un mode de chauffage ayant recours aux énergies renouvelables ! Hélas l’ADEME d’ajouter un message sur la nécessité de changer de chaudière qui permettrait, de réaliser une économie de 900 à 1 200 € par an en moyenne sur la facture de chauffage d’un ménage. Notons qu’en moyenne pour chauffer un logement, la facture actuelle de fuel et de l’ordre de 1500 € , on voit mal comment pourrait économiser de 900 à 1200 €.

Le changement de chaudière à terme est sans doute nécessaire pour  des préoccupations environnementales surtout mais encore faudrait-il être au clair sur l’évolution des normes futures des différentes énergies. Normes fluctuantes en fonction de l’environnement politique !

Guinée: Condé élu au premier tour

Guinée: Condé élu au premier tour

 

D’après des résultats provisoires, M. Condé l’emporte avec plus de 2,4 millions des voix sur environ 3,9 millions d’exprimés, distançant son principal challenger, Cellou Dalein Diallo (environ 1,2 million de suffrages).

Douze candidats en tout étaient en lice. Les dix autres se partagent les miettes électorales.

L’éventualité d’un troisième mandat consécutif de M. Condé, 82 ans, a provoqué pendant un an une contestation dans laquelle des dizaines de civils ont été tués, faisant craindre une éruption autour du vote, dans un pays coutumier des confrontations politiques sanglantes.

Croissance France: Risque de récession au quatrième trimestre

Croissance France: Risque de récession au quatrième trimestre

 Récemment l’INSEE s’attendait à une croissance stable entre octobre et décembre cependant la reprise de vigueur du Coronavirus pourrait encore accroître la détérioration de l’activité.

 

En fait,  on pourrait connaître une récession par rapport au troisième trimestre. Le tassement en  fin d’année concerne d’autres pays en Europe. Les pays les plus sensibles sont ceux qui sont surtout dépendant de la consommation des ménages. À noter aussi la corrélation entre le niveau de maîtrise de la crise sanitaire et l’évolution de l’activité économique. De ce point de vue la France coche les cases du mauvais élève.

Vendredi, l’assureur-crédit Euler Hermes a estimé que le PIB tricolore chuterait ainsi de 1,1 % par rapport au troisième trimestre (contre +1 % estimé mi-septembre). La France n’est pas la seule touchée. Le nombre de cas augmente dans tous les pays européens, et le PIB devrait aussi se contracter de 1,3 % en Espagne et 1 % aux Pays-Bas, prévoit l’assureur-crédit. Les auteurs de l’étude différencient  les meilleurs de la classe (Allemagne, Finlande) et les derniers (France, Espagne, Pays-Bas) qui ont « perdu le contrôle de l’épidémie – une nouvelle fois ».

 

Laisse Hermes, la France est un mauvais élève sur trois niveaux. D’abord en matière de gestion de la crise sanitaire, la pire de l’Europe pour la deuxième vague. Ce que confirme l’augmentation considérable des cas samedi avec 32 000 en 24 heures.

Le deuxième niveau concerne le danger économique du fait en particulier de la neutralisation de certains secteurs comme le tourisme, l’hôtellerie restauration, l’événementiel et la culture mais aussi du tassement général de la consommation dans d’autres domaines.

Le troisième niveau concerne la confiance des consommateurs et des citoyens fortement affectés par les politiques contradictoires du gouvernement. Pour preuve cette frilosité de ceux qui peuvent épargner qui préfèrent thésauriser plutôt que de dépenser en France.

Du coup on craint la récession au quatrième trimestre.

Croissance Chine : près de 5 % au 3e trimestre, mieux que le reste du monde

Croissance Chine : près de 5 % au 3e trimestre, mieux que le reste du monde

Un chiffre officiel d’augmentation de la croissance de 4,9 % pour le troisième trimestre en Chine. Un chiffre comme d’habitude qui peut susciter des interrogation tellement les statistiques chinoises présentent un caractère politique. Cette croissance tranche avec la chute du premier trimestre de près de 7 %.

L’économie chinoise avait enregistré un taux de croissance de 3,2% au deuxième trimestre de 2020.

D’après ‘OCDE. Le PIB mondial devrait flancher de 4,5%, alors qu’en juin un recul de 6% était annoncé. Sur les économies passées en revue, toutes restent dans le rouge (la France est en chute de 9,5%, à l’exception de la Chine. Le pays d’où est partie l’épidémie devrait enregistrer cette année une croissance de 1,8%, suivi d’un rebond de 8% en 2021, deux fois plus qu’aux Etats-Unis.

 

Mais la Chine ne sera pas le moteur de la reprise mondiale: « Son modèle est désormais davantage tiré par la consommation intérieure que par les exportations » explique Laurence Boone, chef économiste de l’OCDE, qui  a assorti ses prévisions de nombreux bémols, en insistant sur leur « degré d’incertitude extrêmement élevé » lié à la propagation du virus et ses conséquences. Elle insiste par ailleurs, sur la variation importante des chiffres d’un pays à l’autre, en prenant comme exemple l’Inde, économie voisine de la Chine, qui, elle, s’effondre de plus de 10% cette année.

 

L’euro en hausse face au dollar

L’euro en hausse face au dollar

Les espoirs d’un nouveau plan de relance aux États-Unis mais aussi l’inquiétude concernant l’instabilité politique résultant des élections américaines profitent  à l’Euro. Il y a sans doute aussi la différence de posture des banques centrales. En effet la banque centrale américaine, la Fed, a réitéré son intention de soutenir sans condition la croissance et l’emploi en développant une politique encore beaucoup plus accommodante. Bref de faire tourner la machine à billets.

À l’inverse au sein de la BCE émerge désormais des critiques sur l’éventualité d’une nouvelle phase de politique, elle aussi, plus accommodante. L’Allemagne a fait savoir en particulier qu’elle n’était pas favorable à un nouveau plan de rachat d’actifs qui ferait s’engager les pays en situation financière dans la voie d’un plus grand endettement encore. Plus globalement,  il y a les incertitudes sur la réalité du redressement économique mondial qui ne semble pas aussi assuré que ce qui était prévu en août. Certes le redressement est là mais on est encore loin de retrouver le niveau de fin 2019. Il faudra encore deux ou trois ans. Du coup, les détenteurs d’actions qui s’interrogent tentent  pour certains de trouver des valeurs refuge comme actuellement l’euro mais aussi la livre sterling.

Vladimir Poutine arbitre au Haut-Karabakh ?

Vladimir Poutine arbitre au Haut-Karabakh ?

 

D’ une certaine manière peut se demander si l’intervention irresponsable et meurtrier d’Erdogan dans le conflit entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan concernant la province du Haut-Karabakh ne va pas inciter la Russie à accélérer son intervention en tant qu’arbitre. Théoriquement cette affaire de la province d’Azerbaïdjan qui a déclaré son indépendance en 1991 et  qui composée en majorité d’Arméniens est gérée diplomatiquement par ce qu’on appelle le groupe le «groupe de Minsk» – coprésidé par la Russie, la France et les États-Unis -,( chargé de ce conflit depuis trente ans).

Le problème,  c’est que les États-Unis ont aujourd’hui d’autres chats à fouetter d’une manière générale en matière de politique diplomatique et sont évidemment pour le moment occupés par l’élection présidentielle. La France, elle, pratique toujours la diplomatie tapageuse à coups de communiqués mais sans avoir évidemment les moyens de sa politique.

Reste la Russie géographiquement d’abord très concernée et qui entretient des liens historiques aussi bien avec l’Arménie que l’Azerbaïdjan. La Russie est évidemment inquiète des troubles dans la région qui pourrait en contaminer d’autres. Surtout depuis qu’Erdogan a facilité la venue de combattants étrangers souvent de mercenaires et/ou djihadistes venus de Syrie. La Russie en réunissant les ministres des affaires étrangères des deux pays espèrent obtenir un cessez-le-feu rapidement

Élections américaines : attention au désastre pour les Républicains

Élections américaines : attention au désastre pour les Républicains

Rien n’est joué évidemment pour les élections américaines très prochaines, il y a toujours possibilité d’un événement de dernière minute pouvant influencer le vote. Exemple, le Coronavirus qui a touché le président. Pourtant, globalement le candidat démocrate semble assez en avance sur trump. Certains observateurs y compris dans les rangs de Trump  craignent même une déroute des Républicains non seulement pour la présidentielle mais aussi pour le congrès (chambre des députés) ou encore pour le Sénat qui doit être renouvelé pour un tiers. Le sénateur républicain Ted Cruz, ex-candidat à la Maison Blanche, a averti vendredi que les élections présidentielle et parlementaires du 3 novembre aux Etats-Unis pourraient se transformer en «bain de sang» de proportion historique pour les républicains, si les électeurs souffraient encore du dur impact de la pandémie. «Je suis inquiet», a déclaré l’ancien rival de Donald Trump à la primaire républicaine en 2016, devenu aujourd’hui l’un de ses alliés, sur la chaîne CNBC. «C’est très volatile.»

«Mais je pense aussi que si au jour de l’élection les gens sont en colère, et qu’ils ont abandonné l’espoir et qu’ils sont déprimés (…), cela pourrait donner une élection terrible. Je pense que nous pourrions perdre la Maison Blanche, et les deux chambres du Congrès, que cela pourrait être un bain de sang à l’échelle de celui du Watergate», a-t-il souligné.

Quelle politique sanitaire suite au Coronavirus (Gilles Savary)

Quelle politique sanitaire suite au  Coronavirus (Gilles Savary) 

Gilles Savary est ancien député PS de la Gironde et délégué général de Territoires de progrès, il  expose son point de vue dans l’Opinion alors que la Cour des Comptes vient d’adresser une critique sévère au système sanitaire et autre de la sécu ( 44 milliards au moins en 2020).

 

 

Pendant le confinement, « le jour d’après » a alimenté une intense littérature spéculative sur les lendemains de la crise sanitaire, où chacun se prêtait à rêver de l’avènement d’une société nouvelle empreinte de ses aspirations et de ses idéaux post-matérialistes. S’il dessine plutôt aujourd’hui le triomphe d’une économie numérique qui confirme, une fois encore, la formidable capacité d’adaptation du capitalisme au profit des GAFA plutôt que son effondrement, il accouche également d’un rapport désenchanté des peuples à la médecine et aux politiques de santé publique.

La gestion au jour le jour de la crise sanitaire, à grand renfort de comités scientifiques et d’exposition médiatique de sommités de l’immunologie, a massivement démystifié la confiance chamanique qui entourait les médecins ainsi que la foi du charbonnier accordée aux progrès de la science médicale. Du coup, le peuple en est sorti plus désemparé que rassuré, et la médecine y a acquis une dimension politique, tout aussi soupçonnable que la politique elle-même.

Paradoxalement, cet effort de transparence et d’objectivation scientifique des décisions de politique sanitaire a débouché, dans un contexte de tâtonnements et de controverses médicales à ciel ouvert, sur une subjectivisation de la représentation populaire de la médecine, et par conséquent des décisions de politique sanitaire. Le professeur Raoult y a ajouté l’avènement d’un populisme sanitaire, dont la chloroquine est devenue le totem, au point de l’ériger en médicament politique : celui de Donald Trump, de Jair Bolsonaro ou d’un Florian Philippot en France.

Le « jour d’après » n’est pas encore advenu et le rebond épidémique d’aujourd’hui doit faire face à ce désenchantement des certitudes scientifiques. Si les Français, par principe de précaution, se conforment globalement aux décisions de protection sanitaire du gouvernement, leurs inquiétudes économiques et sociales gagnent du terrain. Le « vivre avec » du président de la République a finalement inspiré une tolérance plus fataliste aux risques encourus.

Cela n’a sans doute pas dissipé les contradictions des Français qui seraient tout aussi prompts à dénoncer l’impéritie sanitaire du gouvernement en cas de nouvelle flambée des décès, qu’à en contester les rigueurs aujourd’hui.

Inflexions. Quoi qu’il en soit, médecine et politique sanitaire ont perdu de leur autorité scientifique « verticale » au profit d’une stratégie plus sélective, où considérations économiques, territoriales et politiques ne sont pas étrangères.

D’un côté, le gouvernement a changé de logiciel sanitaire en substituant une approche graduelle et différenciée des mesures de protection, en fonction des contextes locaux, aux mesures nationales uniformes du printemps dernier. De l’autre, les rebuffades des municipalités de Paris et de Marseille aux annonces gouvernementales de fermetures des bars sous la pression de professionnels excédés, ont imposé au gouvernement une approche plus prudente et plus collaborative avec les pouvoirs locaux.

Ces deux inflexions notables ouvrent probablement la voie à une réflexion et à des revendications de décentralisation ou de déconcentration sanitaire accrue pour le « jour d’après » en matière de politique sanitaire, même si les ARS (Autorités régionales de santé) tant décriées ont retrouvé un regain de pertinence.

Dans ce domaine plus que dans d’autre, la voie sera étroite entre les vertus magiques que les élus locaux accordent à la décentralisation et l’attachement des Français à l’égalité d’accès à la santé publique sur l’ensemble du territoire.

Gilles Savary est ancien député PS de la Gironde et délégué général de Territoires de progrès.

 

Veolia Suez : une crise durable défavorable au cours des actions de Veolia

Veolia Suez : une crise durable défavorable au cours des actions de Veolia

La direction de Veolia s’est lancée dans une offensive brutale vis-à-vis de Suez qui risque de durer des mois. Il y a évidemment les aspects juridiques et déjà Suez conteste la régularité de l’opération de rachat des actions d’Engie dans Suez. Il y a des aspects politiques qui vont sans doute amener le gouvernement à s’impliquer de façon un peu plus sérieuse dans le dossier notamment concernant les conséquences de perte de maîtrise éventuelle de la gestion de l’eau.

Une gestion de l’eau qui pourrait se passer dans les mains d’un fonds d’investissement y compris étranger. En effet Veolia devra vendre nombre d’actifs pour satisfaire Bruxelles en matière de concurrence. Des actifs qui ne concerneront pas seulement l’activité eau de Suez. Or il y a une certaine cohérence entre la gestion de l’eau , la gestion des déchets et le recyclage. Nombre de collectivités passent des contrats globaux pour l’ensemble de ses activités avec le même opérateur. Les perspectives de regroupement qui entraîneront des doublons partout vont se traduire par la suppression d’emplois et de structures dans Suez qui vont améliorer sa compétitivité. Du coup, la bourse anticipe ces améliorations et fait monter le cours de Suez. L’inverse pour Veolia qui a dépensé 3 milliards pour les actions détenues par Engie mais dont on n’est pas sûr de l’utilité si l’opération ne se fait pas.

A la Bourse de Paris, l’action Suez gagnait dans la matinée 4,31% à 16,065 euros. La valeur a grimpé de plus de 30% depuis la déclaration d’intérêt de Veolia fin août.

Dans le même temps, l’action Veolia a reculé de 2,6%. Le titre avançait mardi de 0,75% tandis qu’Engie progressait de 1,34%.

Coronavirus : 780 millions infectés au lieu de 35 millions !

Coronavirus : 780 millions infectés au lieu de 35 millions  !

Soudain l’organisation mondiale de la santé vient de s’apercevoir que le virus n’aurait pas concerné 35 millions de personnes mais presque 800 millions (10 % de la population mondiale). En cause évidemment les estimations approximatives voire les tricheries de certains pays pour minimiser l’ampleur de la pandémie. Dans les pays en développement, il y a aussi l’incapacité à effectuer le moindre comptage un peu pertinent compte tenu de l’état du système sanitaire.

Il convient sans doute de se méfier de ce chiffre de 10 % de contaminés sur la totalité de la population mondiale avancé désormais par l’organisation mondiale de la santé. En effet cette organisation est assez contestée en particulier par les États-Unis. Comme toutes les organisations internationales ou presque, l’OMS est en effet une énorme boutique avec des structures surabondantes composées souvent de personnalités proches du pouvoir de chacun des pays. Davantage des experts à profil politique qu’à profil scientifique même si certains sont diplômés.

 

En augmentant de manière considérable le nombre de personnes contaminées, l’OMS gonfle ainsi en même temps son objet social et son utilité.

Compte tenu du fait que les États-Unis envisagent de ne plus financer l’organisation mondiale de la santé et même de la quitter, l’OMS et de fait  davantage sous l’influence d’autres grands pays et surtout de la Chine.

L’OMS a décrété l’alerte mondiale le 30 janvier face au Covid-19. L’institution a été vivement critiquée depuis, en particulier par les Etats-Unis, pour avoir tardé à décréter cet état d’urgence, alors que le coronavirus avait été signalé dès la fin décembre en Chine.

L’organisation a également été critiquée pour des recommandations jugées tardives ou contradictoires, notamment sur le port du masque ou les modes de transmission du virus. D’autres ont aussi souligné que l’organisation manquait à la fois de ressources budgétaires et d’indépendance face aux Etats.

Lundi, le représentant autrichien, Clemens Martin Auer, a loué la rapide réponse de l’OMS face au Covid-19 ainsi que les efforts menés par l’organisation en terme d’ »information », mais a appelé à revoir sa gouvernance.

« Nous aurions souhaité nous réunir antérieurement », a-t-il notamment dit. « Est-ce que le Conseil est un organe actif ou bien s’agit-il d’une façade pour exprimer la gratitude (des pays) face au travail qui est effectué? »

Azerbaïdjan–Arménie : l’ONU veut un arrêt des combats au Karabakh

Azerbaïdjan–Arménie : l’ONU  veut un arrêt des combats au Karabakh

 

Le Karabakh province de l’Azerbaïdjan avait profité de la chute de l’URSS pour déclarer  son indépendance en 1991. Depuis l’Azerbaïdjan veut reconquérir ce territoire pourtant peuplé de chrétiens orthodoxes comme en Arménie. Suite à des incidents de frontière, l’Azerbaïdjan a engagé des forces militaires qui ont fait une centaine de morts.

Un conflit qui pourrait enflammer la région d’autant que Erdogan n’a pu s’empêcher de mettre son grain de sel en affirmant qu’il soutiendrait l’Azerbaïdjan tandis que Poutine lui soutient l’Arménie. Le Conseil de sécurité de l’ONU a donc réclamé mardi dans une déclaration unanime obtenue par l’AFP un « arrêt immédiat des combats » au troisième jour de combats meurtriers dans la région disputée du Nagorny Karabakh entre l’Azerbaïdjan et des forces séparatistes soutenues par l’Arménie.

Les 15 membres du Conseil de sécurité expriment « leur soutien à l’appel lancé par le secrétaire général aux deux côtés pour arrêter immédiatement les combats, désamorcer les tensions et reprendre sans tarder des négociations constructives », précise leur déclaration adoptée pendant une réunion d’urgence demandée par les pays européens du Conseil (BelgiqueEstonie, Allemagne, France et Royaume-Uni).

Les deux Etats ont décrété la loi martiale et l’Arménie a annoncé une mobilisation générale.

Veolia Suez : non au diktat de Veolia (ministre de l’économie)

Veolia Suez : non au diktat de Veolia (ministre de l’économie)

 

Il semble bien que le président de Veolia se soit engagé dans une voie dangereuse d’une part en fixant un ultimatum à Engie  pour racheter ses parts dans Suez, d’autre part en refusant la concertation organisée par le gouvernement. Un gouvernement un peu pris au piège dans cette affaire dont il n’a pas tout de suite saisi la problématique. Pour preuve le premier ministre au départ a déclaré que la fusion Veolia Suez « faisait sens « . Une appréciation un peu précipitée et pas forcément très fondée car de toute évidence cette fusion renforcerait la position hégémonique du groupe face à des collectivités locales bien armées  pour négocier avec ces mastodontes.

 

Bilan à terme une nouvelle hausse des prix comme cela a été le cas quand on est passé à la privatisation des réseaux d’eau. En outre et surtout l’existence d’un groupe quasi hégémonique découlant de la fusion Veolia Suez contraindrait les collectivités locales à ouvrir les appels d’offres à des opérateurs étrangers et à retenir en retenir. Le même phénomène pourrait se passer à l’international alors que Veolia et Suez sont actuellement bien placés. Un regroupement fragiliserait leur position.

 

Du coup le gouvernement a pris du champ avec cette question objet de beaucoup de polémiques quant à son intérêt économique. À cette fin,  le gouvernement avait prévu une réunion avec les deux entreprises intéressées mais Veolia a refusé d’y participer. Pire, Veolia a lancé une sorte d’ultimatum au gouvernement en indiquant qu’il exigeait une réponse sa proposition d’achat des actions d’Engie dans Suez . Engie dans l’actionnaire principal est l’Etat. Un ultimatum mal apprécié par le gouvernement .

“L’Etat ne cédera à aucune pression. Et l’Etat ne se fera pas dicter son calendrier”, a dit le ministre de l’Economie à des journalistes, en rappelant que le gouvernement avait des conditions en termes d’emplois, d’empreinte industrielle et de capital majoritairement français avant d’accepter tout rapprochement entre Veolia et Suez.

“Nous prendrons tout le temps nécessaire pour que cette opération se déroule dans les meilleures conditions, se fasse sans brutalité et dans l’intérêt des deux parties prenantes”, a-t-il ajouté.

Commissariat au Plan : pour voir plus loin

Commissariat au Plan : pour voir plus loin

 

Le nouveau haut-commissaire au plan a pour objet de lutter contre la dictature de l’immédiat et le laisser-faire. Il s’agit non seulement d’éclairer les scénarios d’avenir pour notamment l’économie mais tout autant d’associer les acteurs à la réflexion pour obtenir un meilleur consensus aux évolutions structurelles.

 

 Les médias ultra libéraux ont fortement critiqué cette résurgence du concept de plan en la caricaturant et en considérant qu’il s’agissait d’un projet visant à étatiser l’économie . La première observation qu’il convient de faire ce que le plan n’a jamais été en France un instrument orientant la totalité de l’économie. Le plan s’est toujours contenté de définir des hypothèses d’évolution et quelques priorités stratégiques sur un champ qui ne dépassait pas 10 % de l’ensemble de l’économie.

 

D’autres reproches sont adressés au plan du fait de son manque de moyens. Pourtant plan n’a pourtant jamais constitué une administration très lourde. On peut même dire que les effectifs étaient assez légers mais il y avait possibilité de recourir aux compétences d’experts, d’universitaires et autres responsables de l’administration.

Pour  François Bayrou il s’agit surtout de : « Réunir, fédérer sur des lignes directrices, faire apparaître, aux yeux de tous, des points de consensus sur l’intérêt général et accepter les points qui font débat, les options différentes, voire antagonistes ». Il s’agit, , « d’établir ensemble des faits incontournables et des nécessités incontournables », qui « échappent à l’idéologie […] à la subjectivité ».

 

Le chef de l’État a évoqué trois grands thèmes de travail: la « vitalité de la France » -écologie, démographie, identité, francophonie, recherche et innovation etc.), « l’indépendance » (relocalisations, productions vitales, souveraineté agricole, dette…) et la « justice » (inégalités, éducation, santé, aménagement du territoire, aide au développement…).

 

 

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