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Le parti communiste chinois met encore au pas Ant Group

Le parti communiste chinois met encore au pas Ant Group

 

La pression continue sur Ant Group qui est maintenant accusé de situation monopolistique. La banque centrale chinoise exige que la société revienne à son activité d’origine, c’est-à-dire la fourniture de services de paiement et elle doit présenter un plan de mise en conformité adossé à un calendrier aussi vite que possible, a prévenu le régulateur chinois dans un communiqué publié ce dimanche, après avoir convoqué la société la veille.

 

Le parti communiste chinois avait déjà interdit au groupe qui détient Alibaba la plus grande tentative d’introduction en bourse.(35 milliards de dollars).

En quelques années, la firme derrière le succès Alipay est en effet passée du statut de simple fintech de paiement au service de la « market place » Alibaba à celui de géant des services financiers proposant des crédits, des solutions d’investissement ou encore des contrats d’assurances. Cette expansion a finalement attiré l’attention des autorités chinoises.

2021 : une année de transition au plan économique

2021 : une année de transition au plan économique

 

2021 se présente comme une année de transition et non l’année de rétablissement total de la croissance perdue. Il faudra attendre au moins la fin de 2022 pour cela. En fait,  on va commencer à rattraper les pertes d’activité dues à la crise sanitaire en 2021. En Europe le redémarrage risque d’être plus lent qu’ailleurs. En Chine, la croissance est nettement repartie à la hausse. Devraient suivre les États-Unis qui auront soutenu leur économie avec un appui financier à hauteur de 15 % du PIB. En Europe on est plus près de 5 % excepté pour l’Allemagne à 9 % du PIB.

Pour retrouver le niveau de fin 2019, il faudra quatre trimestres aux États-Unis, contre neuf en zone euro, évalue le groupe Rothschild. Attention, prévient Christopher Dembik, «la reprise sera très hétérogène en zone euro car le chômage reste important. La zone sud va rester durablement sinistrée». Le fonds européen de 750 milliards d’euros représente un levier conséquent, dont l’Italie et l’Espagne sont les premiers bénéficiaires. «Mais les principaux montants n’arriveront pas avant 2023 et 2024», précise l’économiste.

 

Ce qui risque de plomber l’atmosphère notamment le moral des acteurs économiques, c’est l’annonce du grand bon des faillites notamment au cours du second semestre 2021. Un grand bon qui mécaniquement va provoquer une forte hausse du chômage. Par exemple en France après environ la destruction de 800 000 emplois en 2020, il faudra en ajouter au moins 1 million en 2021. Les consommateurs, les ménages et les investisseurs risquent dans ces conditions de se montrer encore prudents en 2021.

 

Le gouvernement français a dû d’ailleurs revoir à la baisse sa prévision de croissance pour 2021 à +6%. Une performance atteignable « s’il n’y a pas de troisième confinement et si on a une reprise économique relativement régulière à partir du premier trimestre », prévient Patrick Artus, économiste en chef de Natixis. Sinon, « tout sera différent: ça voudra dire qu’il faudra attendre 2024 pour retrouver le niveau de PIB d’avant la crise, le chômage va monter beaucoup plus haut, les faillites d’entreprises aussi », ajoute-t-il.

Covid : le variant anglais observé au Canada

Covid : le variant anglais observé au Canada

Deux cas du variant anglais ont été observés au Canada. Plusieurs pays, notamment la France, l’Allemagne et l’Espagne, ont préalablement annoncé avoir découvert des cas de ce variant considéré comme potentiellement 70% plus contagieux que la souche initiale du coronavirus. L’Afrique du Sud est très touchée par la nouvelle souche.

Ottawa a décidé la semaine dernière de suspendre les vols de passagers en provenance du Royaume-Uni et de renforcer les contrôles des voyageurs arrivant d’Afrique du Sud, citant la hausse des infections au variant du coronavirus.

Les scientifiques estiment que rien ne prouve pour le moment que les vaccins contre le COVID-19 actuellement déployés – dont celui produit par Pfizer avec BioNTech – ne protègent pas contre le variant.

Le Canada a autorisé plus tôt ce mois-ci l’usage du vaccin mis au point par Pfizer et BioNTech.

L’humour condamné au nom du politiquement correct ? (Douglas Kennedy)

L’humour condamné au nom du politiquement correct ? (Douglas Kennedy) 

L’écrivain américain Douglas Kennedy déplore, dans une tribune au « Monde », que notre époque manque aussi cruellement d’humour et que les rares à oser encore manier la dérision subissent les foudres des forces du politiquement correct.

 

Tribune.

 

 Pour moi, tout a commencé par un sombrero. Il y a quelques années, dans une des petites universités les plus élitistes du pays, Bowdoin College, dans le Maine, ce chapeau est devenu objet de controverse. Un étudiant d’origine colombienne avait décidé d’organiser une fête d’anniversaire pour un ami, dont l’invitation disait : « Le thème est la tequila… faites-en ce que vous voulez. » Outre le breuvage mexicain, l’hôte avait aussi prévu pour ses invités des mini-sombreros, dont beaucoup se coiffèrent. Certains firent des photos et elles se retrouvèrent aussitôt sur les réseaux sociaux.

Et voilà soudain que les forces du politiquement correct s’abattirent sur les intéressés. De nombreux participants furent placés en « quarantaine sociale » par l’université. Les hôtes de la fête durent quitter la résidence étudiante. Bowdoin les accusait de « stéréotype ethnique » et le bureau des élèves – d’après un article du Washington Post – publia une « déclaration de solidarité » à l’égard de toutes les personnes « blessées ou affectées » par cet incident, qu’il considérait comme un acte d’« appropriation culturelle ».

Or la semaine suivante, par un délicieux hasard du calendrier, la cantine de l’université organisait un dîner à thème mexicain, et je ne pus m’empêcher de penser : « Au moins, personne n’avait de sombrero pour manger son guacamole. » Ce qui était une autre façon de dire que ce genre d’ironie survient toujours quand on a justement perdu tout sens de l’ironie.

Théâtre de l’absurde politique

L’ironie est un concept mouvant, surtout en ces temps déconcertants. J’écris ces lignes au milieu de ce qu’on pourrait décrire comme un théâtre de l’absurde politique, alors qu’un président américain continue d’affirmer que l’élection sans doute la plus rigoureusement administrée de l’histoire récente lui a été volée, et après que son avocat Rudolph Giuliani a livré une diatribe paranoïaque sur des malversations infondées. En voyant M. Giuliani littéralement péter les plombs en direct, je me suis dit : si c’était un opéra, ce serait assurément Pagliacci, de Ruggero Leoncavallo. Mais ce commentaire caustique n’est qu’une tentative d’humour sur un sujet – le sabotage de la démocratie – qui n’a rien de comique.

De même, à une époque où de nombreux chefs d’Etat sont animés d’une perspective totalitaire – de Donald Trump à Jair Bolsonaro en passant par Viktor Orban, Vladimir Poutine, Recep Tayyip Erdogan… –, peut-on vraiment se permettre d’être ironique à propos de tels démagogues ? Surtout quand plus de 70 millions d’Américains ont voté pour M. Trump avec enthousiasme. Ou que, selon un sondage récent, plus de 70 % de ses partisans croient encore que l’élection a été volée.

Les véhicules à essence interdits d’ici 2030 au Japon

Les véhicules à essence interdits d’ici 2030 au Japon

La décision du Japon d’interdire les véhicules à essence d’ici 2030 aura des conséquences sur l’ensemble du monde. Le Japon est en effet l’un des plus grands producteurs d’automobiles. Le basculement vers des véhicules propres au moins 10 ans avant les autres va constituer un avantage compétitif considérable. Par ailleurs, le Japon mise sur le développement prioritaire de l’hydrogène.  Cette “stratégie de croissance verte”, centrée sur les secteurs de l’automobile et de l’hydrogène, s’inscrit dans le cadre du plan présenté en octobre dernier part le Premier ministre Yoshihide Suga, qui souhaite aligner le Japon sur les critères ambitieux de l’Union européenne et la Chine notamment en matière de réduction des émissions polluantes.

L’Etat, qui offrira des allègements fiscaux et d’autres incitations financières aux entreprises, entend générer 90.000 milliards de yens (870 milliards de dollars) de croissance économique supplémentaire par an d’ici 2030 à travers les investissements dans la croissance verte et 190.000 milliards ($1.800 milliards) d’ici 2050.

Un fonds “vert” de 2.000 milliards de yens soutiendra les investissements des entreprises dans les technologies vertes.Ce plan prévoit de remplacer la vente de nouveaux véhicules à moteur thermique par celle de véhicules électriques, notamment des véhicules hybrides et à pile à combustible, d’ici mi-2030.

Le Japon vise également à utiliser “autant que possible” les énergies renouvelables d’ici 2050, principalement par le biais de parcs éoliens en mer.L’objectif centrale vise à ce que les sources d’énergie renouvelables représentent 50 à 60% des sources d’énergie du pays d’ici 2050, contre moins de 20% aujourd’hui, tout en réduisant la dépendance à l’égard de l’énergie nucléaire.

Coronavirus: des routiers coincés au Royaume-Uni

Coronavirus: des routiers coincés au Royaume-Uni

En dépit des mesures prises, nombre de routiers français se trouvent coincés dans leur camion où ils ont passé Noël. En cause, les difficultés de circulation avec des ports complètement encombrés et l’incapacité à tester tous les conducteurs. Cependant ports de Calais et Douvres ainsi que le tunnel sous la Manche resteront également ouverts à Noël afin d’accélérer le retour des milliers de camionneurs bloqués à la frontière, ont dit jeudi les ministres des Transports des deux pays.

“A 08h00, nous avons fait passer 950 camions depuis que le passage est de nouveau autorisé. C’est moins que nos capacités. Nous avons rappelé des équipes en urgence pour augmenter nos capacités prévues pour le 25 et le 26 décembre, pour être disponibles pour les clients quand ils auront leur test et qu’ils pourront rentrer”, a précisé une porte-parole de Getlink, l’opérateur du tunnel.

Selon la Road Haulage Association, fédération britannique de transporteurs, quelque 10.000 chauffeurs routiers originaires de toute l’Europe se sont retrouvés coincés dimanche dans le sud de l’Angleterre par la fermeture des frontières avec le Royaume-Uni, décidée après la découverte sur le sol britannique d’un nouveau variant du coronavirus potentiellement très contagieux.

La France a annoncé dans la nuit de mardi à mercredi qu’elle autoriserait de nouveau les camionneurs à traverser la frontière s’ils présentaient un test négatif au COVID-19 datant de moins de 72 heures. Mais le dépistage prend du temps et la colère gronde chez les routiers.

Rebond historique de 16% du PIB britannique au T3 mais baisse de 10% en 2020

Rebond historique de 16% du PIB britannique au T3 mais baisse de 10% en 2020

Un rebond de 16,0% sur les trois mois à fin septembre, un chiffre record révisé à la hausse par rapport à l’estimation précédente de 15,5%. Cependant sur l’ensemble de l’année le PIB  enregistrera une contraction de l’ordre de 10 % en rythme annuel.

Brexit: La France dit non un accord au rabais

Brexit: La France dit non un accord au rabais

En  réponse au chantage de Boris Johnson qui menace d’un brexit dur, la France réplique qu’elle n’acceptera pas un accord faisant trop de concessions aux Britanniques. “Il ne s’agit pas de faire un accord au rabais, un mauvais accord, un accord précipité”, a dit Clément Beaune, secrétaire d’État aux affaires européennes à la presse.

“Oui à la négociation, essayons de trouver ce bon accord (…) mais pas d’accord à tout prix, pas d’accord au rabais, c’est clair nous l’avons répété”, a-t-il ajouté.

Le secrétaire d’Etat français aux Affaires européennes, Clément Beaune, a déclaré lundi que “des propositions britanniques successives, notamment sur la pêche, (…) ne répond(ai)ent pas aux priorités ni aux exigences européennes” que la France a posée.

Les 300 élèves enlevés au Nigéria libérés

Les 300 élèves enlevés au Nigéria libérés

les trois ou 400 élèves enlevés par beaucoup Aram Nigéria ont été libérés Selon des informations de l’AFP, ce rapt de masse a été coordonné par le chef de gang Awwalun Daudawa en collaboration avec deux autres bandits renommés, Idi Minoriti et Dankarami, groupes armés qui terrorisent les populations dans le nord-ouest du Nigeria, et perpètrent des enlèvements contre rançon et des vols de bétail. Selon plusieurs témoignages de jeunes garçons qui ont réussi à s’échapper, les otages avaient été divisés en plusieurs groupes, le soir même de leur enlèvement. Aujourd’hui tous les élèves ont pu être libérés sans doute après une négociation.

Boko Haram et sa branche dissidente, le groupe État islamique en Afrique de l’Ouest (Iswap), actifs dans le nord-est du Nigeria, ont fait plus de 36.000 morts en dix ans de conflit et deux millions de personnes ne peuvent toujours pas regagner leur foyer.

Coronavirus : réaction allergique au vaccin Pfizer

Coronavirus : réaction allergique au vaccin Pfizer

Une professionnelle de santé vivant en Alaska a présenté une grave réaction allergique après avoir reçu une injection du vaccin Pfizer-BioNTech contre le Covid-19, au point d’être hospitalisée, rapporte le « New York Times ». Cette agente de santé, dont l’identité n’a pas été précisée, ne possédait pas d’antécédent allergique connu. Ces réactions allergiques avaient été annoncées par le laboratoire.

Climat accord de Paris : un engagement mais peu d’actes et pas de résultats au plan mondial

Climat accord de Paris : un engagement mais peu d’actes et pas de résultats au plan mondial

Si l’accord de Paris a suscité l’approbation d’un grand nombre de pays par contre les résultats en termes d’émissions et de concentration de CO2 dans l’atmosphère ont atteint encore un record en 2019. En cause, le décalage entre les intentions affichées par chaque pays et les actions concrètes.. Selon un récent rapport de l’ONG allemande Germanwatch, aucun des 58 pays qu’elle a passés à la loupe ne semble à même de tenir ses objectifs. La France ne fait pas exception: elle a dépassé de 2,7 % le plafond d’émissions nettes de GES qu’elle s’était fixée pour 2019, selon l’observatoire Climat-Énergie. Les défenseurs du climat s’inquiètent du soutien massif apporté par les divers plans de relance post-Covid aux énergies fossiles. Le projet international Energy Policy Tracker observe ainsi que les pays du G20 ont annoncé au moins 234 milliards de dollars de financement public en faveur des énergies fossiles, contre 151 milliards pour les énergies «propres».

Londres supprime les taxes sur Boeing au 1er janvier

Londres supprime les taxes sur Boeing au 1er janvier

Cette décision surprise est sans doute le signe que le Royaume-Uni souhaite se séparer définitivement de l’union européenne. En même temps, le Royaume Uni peut donner des gages aux États-Unis en espérant un accord commercial favorable avec Biden.

D’une certaine manière, il s’agit d’une trahison de la part du royaume uni qui est partenaire dans le consortium de construction des appareils d’Airbus. Cette décision met un effet Airbus dans une situation juridique très délicate. Plusieurs  sources européennes proches des négociations commerciales conduites avec les Etats-Unis estiment toutefois que la décision britannique pourraient provoquer de sérieuses tensions entre la Grande-Bretagne et l’Union européennes. Deux de ces sources affirment que plusieurs capitales européennes ont perçu la décision britannique comme une trahison alors qu’Airbus emploie environ 14.000 personnes au Royaume-Uni.

“Il y a toujours eu des désaccords, mais c’est la première fois que l’aspect politique a aussi clairement pris le dessus (…)”, a commenté une source industrielle britannique. Les principaux actionnaires d’Airbus sont la France, l’Allemagne et l’Espagne. La Grande-Bretagne n’en est pas actionnaire mais elle abrite presque la totalité de la production des ailes et fait entendre sa voix de manière indirecte.

Selon plusieurs sources, la décision annoncée mardi par Londres risque d’inciter Airbus à réexaminer sa politique industrielle et à se poser la question de la localisation de la production des ailes de ses appareils. “Cela fait beaucoup de tort et cela signifie que le Royaume-Uni peut dire adieu à de nouveaux investissements”, a dit une des sources de Reuters.

COVID : Un « collectif tiré au sort « pour définir la campagne de vaccination en France !!!

COVID : Un « collectif tiré au sort « pour définir la campagne de vaccination en France !!!

Une nouvelle fois Macon invente de nouvelles formes de concertation avec cette décision baroque de créer un collectif de citoyens tirés au sort pour participer à la définition de la campagne de vaccination en France.

S’il y a bien un sujet qui ne peut être confié à des profanes, c’est bien celui du virus. Pour preuve, les spécialistes eux-mêmes ont bien de la difficulté à se mettre d’accord sur certains aspects du sujet. Une décision d’autant plus curieuse que cette expérience de convention citoyenne sur le climat a abouti à fiasco et même un conflit entre Macron et nombre de ses participants. Pour résumer des propositions de la convention citoyenne sur le climat ressemble à une auberge espagnole et Macron n’a pas tenu sa parole.

L’objectif de ce « collectif de citoyens » sur la vaccination annoncé par Emmanuel Macron le 24 novembre est de « nourrir le pouvoir exécutif et législatif dans la menée à bien de la campagne de vaccination et d’ajuster les réponses qui doivent être apportées aux Français », explique-t-on au Conseil économique, social et environnemental (Cese).

Comme pour la convention climat, c’est sous son égide ­qu’auront lieu les débats ; l’assemblée consultative devant être saisie dans les jours qui viennent par le Premier ministre Jean Castex. Une première réunion est prévue jeudi pour discuter notamment des critères qui permettront de procéder au tirage au sort des citoyens – une trentaine, quand la convention climat en comptait 150. « Un tirage au sort nécessite de la transparence, explique-t-on au Cese.  Sans doute pour éviter que ce tirage au sort, comme celui de la convention citoyenne sur le climat, ne soit bidonné.

En 2016, l’expérience citoyenne souhaitée par la ministre de la Santé de l’époque, Marisol Touraine, et dont l’objectif était de rétablir la confiance des Français à l’égard des vaccins, avait ainsi suscité des doutes concernant ‘indépendance et la transparence de ses membres.

Bref d’une manière supplémentaire pour Macon de contourner les organismes représentatifs officiels mais avec le risque du boomerang comme pour la convention citoyenne sur le climat.

Croissance France: nouvelle chute du PIB de 4,5 % au 4T

Croissance France: nouvelle chute du PIB de 4,5 % au 4T

 

Comme c’était prévisible, le PIB  retombe nettement dans le rouge en cette fin d’année. En cause, notamment les très mauvais résultats de novembre imputables pour partie à la crise sanitaire. Au total pour l’ensemble de l’année 2020, l’ INSEE prévoit une baisse de croissance de 9 %. Pour l’avenir le PIB pourrait enregistrer une augmentation de environ 6 % en 2021 et 3 % en 2022. En clair il faudra attendre 2023 au moins pour retrouver le niveau de fin 2019.

“Après un vif rebond en partie mécanique au troisième trimestre, l’activité économique française chuterait à nouveau lors d’un quatrième trimestre en partie confiné”, écrit l’Insee dans sa note de conjoncture de décembre.

L’Insee y rappelle que le produit intérieur brut (PIB) a rebondi de 18,7% au troisième trimestre après un plongeon historique de 13,8% sur la période avril-juin.

L’impact du deuxième confinement, instauré en France le 30 octobre, devrait ainsi être nettement moins brutal que le premier, qui avait duré deux mois, de mi-mars à fin mai.

“Ce dernier [confinement] diffère du confinement du printemps quant à son périmètre et sa durée, ce d’autant plus en considérant l’apprentissage induit par l’expérience du printemps. Ainsi, l’écart d’activité avec le niveau d’avant-crise se serait certes creusé à nouveau en novembre, à –12%, mais de façon moindre qu’en avril (–30% environ)”, précise l’institut, en s’appuyant sur les enquêtes de conjoncture et des données à haute fréquence.

Pour l’ensemble de l’année, l’Insee table sur un recul d’environ 9% du PIB.

Le gouvernement, pour sa part, prévoit une contraction de 11% mais le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, a suggéré il y a deux semaines que la baisse définitive pourrait être moindre.

Avec la levée par paliers des mesures de confinement, la situation économique devrait s’éclaircir prudemment en cette fin d’année, avec notamment une reprise progressive de la consommation, estime l’Insee.

La “perte” de consommation par rapport au niveau d’avant-crise devrait être limitée à 6% en décembre contre -14% en novembre.

Alors que la consommation des ménages a subi une chute de 11,4% lors du deuxième trimestre, elle ne reculerait que de 6% sur l’ensemble du quatrième trimestre, du fait du “caractère un peu moins contraignant du deuxième confinement, mais aussi avec la poursuite de la forte dynamique des ventes en ligne observée dès l’entrée en confinement”.

Croissance Australie : hausse rapide de 3,3 % au T3

Croissance Australie : hausse rapide de 3,3 % au T3 

D’après les données officielles publiées mardi, le produit intérieur brut (PIB) de l’Australie a progressé en rythme trimestriel de 3,3% au cours de la période juillet-septembre. Cette tendance devrait se prolonger au quatrième trimestre. Peut-être le résultat de mesures très rigoureuses pour contenir l’épidémie virale.

Les économistes anticipaient un rebond de 2,6% après une contraction de 7% au deuxième trimestre.

Après des mesures de confinement très strict pour enrayer la propagation de l’épidémie, l’Australie a rouvert avec succès son économie fin mai.

« Face au chômage : L’emploi public garanti : la solution » ?

« Face au chômage : L’emploi public garanti : la solution » ?

 

Trois économistes, Aurore Lalucq, Dany Lang et Pavlina Tcherneva, constatent dans une tribune au « Monde » l’échec du contrôle des chômeurs et des subventions à l’embauche dans le privé, alors que des besoins sociaux restent insatisfaits. Pourquoi ne pas créer les emplois publics qui y répondront, à moindre coût ? Une vision qui pourrait bien être contestée d’autant que la France compte déjà le plus grand nombre de fonctionnaires et assimilés des pays développés. Faire des chômeurs des fonctionnaires est-ce vraiment la solution ?

 

Tribune.

 

Dix millions de pauvres, trois cent mille personnes sans domicile fixe. Telle est la situation sociale à laquelle la France doit faire face à court terme suite à l’aggravation de la situation économique et à l’explosion du chômage, qui devrait toucher huit millions de personnes d’ici à la fin de l’année.

Une situation qui risque de se dégrader encore à terme, avec les effets probables du deuxième épisode de confinement et la mise à l’arrêt de l’activité des secteurs « bruns », tels que l’aérien ou l’automobile, dont la transition indispensable vers un modèle bas carbone n’a toujours pas été préparée.

En plus de la perte de revenu, le chômage inflige aux individus et à leurs familles des coûts considérables allant des conséquences de la faible estime de soi à la détérioration de la santé mentale et physique, et même à une mortalité accrue. Face à ce constat et à ces perspectives dramatiques, il est plus qu’urgent de repenser nos politiques d’emploi pour passer d’une politique de l’incitation et de l’offre à une politique de l’action.

En effet, c’est un paradoxe bien documenté que coexistent, au sein du capitalisme financiarisé, un chômage de masse et des besoins sociaux insatisfaits. Cela n’a pourtant rien d’une fatalité, et résulte très largement des politiques mises en œuvre depuis plus de quatre décennies.

Ces politiques se sont essentiellement concentrées sur les incitations à la reprise d’emploi, comme si le chômage résultait avant tout de la fainéantise des personnes sans emploi ; et sur les politiques de l’offre, en premier lieu les coûteuses subventions à l’embauche. Leur échec est flagrant.

C’est ainsi que le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE), censé redonner des marges de manœuvre aux entreprises pour leur permettre de regagner en compétitivité et d’embaucher, a coûté plus de 90 milliards d’euros en cinq ans et n’a permis de créer qu’environ 100 000 emplois. Sur les entreprises en ayant bénéficié, seul un quart a effectivement embauché, les trois quarts restants se contentant de bénéficier de cette manne !

Il est donc temps de renoncer à ces politiques de gâchis d’argent public, si précieux en temps de crise, et avec elles au fatalisme et à la résignation.

Les urgences auxquelles nous faisons face nous invitent à investir dans les filières d’avenir, à remettre en place une véritable politique industrielle, à s’engager dans la formation et la reconversion massive des travailleurs des industries les plus touchées. Et à proposer un emploi correspondant aux besoins de la société afin notamment de lutter contre la dégradation de notre patrimoine écologique et social. Autrement dit une politique de « garantie d’emploi ».

Une protection l’eau à la source préférable au traitement

Une protection l’eau à la source préférable au traitement

 

On  retrouve des substances chimiques de plus en plus nombreuses en quantité infinitésimale dans les eaux traitées, cela démontre à l’évidence qu’il serait préférable de protéger l’eau à la source plutôt que de la traiter. ( On peut ainsi utiliser l’eau traitée comme indicateur de propagation d’une maladie virale!).

Selon des associations qui soutiennent un projet à Rennes, la qualité de l’eau en Ille-et-Vilaine est «catastrophique»: «à peine 2% des masses d’eau sont conformes aux normes européennes», affirment-elles.

En cause notamment, «la multiplication des substances chimiques présentes en doses infinitésimales», en particulier les métabolites qui sont issus de leur dégradation. Ces substances «ne sont pas recherchées dans les analyses de l’eau» bien qu’elles soient susceptibles de produire le fameux «effet cocktail» sur la santé, affirme Étienne Dervieux, du Criigen (Comité de Recherche et d’Information Indépendantes sur le génie Génétique).

Le bassin versant de la Chèze-Canut, qui représente 20% de la ressource en eau de l’agglomération rennaise, présente l’avantage d’être de petite taille: un espace rural de 6.300 ha, où sont installés une centaine d’agriculteurs.

Le projet d’expérimentation comprend plusieurs axes: l’arrêt de l’utilisation des pesticides, une «transition agricole forte» pour passer des cultures de maïs et céréales majoritaires à une agriculture et de l’élevage biologiques, la restauration des milieux aquatiques et du paysage, notamment en reconstruisant les talus et les haies bocagères disparus afin de réduire l’érosion des sols et de filtrer l’eau.

Attentat djihadiste au Nigéria : 110 victimes

Attentat djihadiste au Nigéria : 110 victimes

«Le 28 novembre, en début d’après-midi, des hommes armés sont arrivés à moto et ont mené une attaque brutale sur des hommes et des femmes qui travaillaient dans des champs à Koshobe», a déclaré dimanche le coordinateur humanitaire de l’ONU au Nigeria, Edward Kallon. «Au moins 110 civils ont été froidement tués, et de nombreux autres blessés dans cette attaque», a-t-il ajouté.

Le communiqué de l’ONU ne mentionne pas le groupe djihadiste Boko Haram, qui multiplie les attaques dans cette région depuis plus de dix ans et contrôle une partie du territoire.

L’attaque s’est produite dans une rizière située à moins de dix kilomètres de Maiduguri, la capitale de l’Etat du Borno, épicentre de l’insurrection islamiste. Le mois dernier, 22 agriculteurs avaient déjà été tués dans leurs champs, non loin de cette ville.

Figurent notamment parmi les victimes des dizaines d’ouvriers agricoles originaires de l’État de Sokoto, à environ 1.000 km à l’ouest, qui s’étaient rendus dans l’Etat de Borno pour trouver du travail dans les rizières.

L’attaque est survenue le jour des élections des représentants et conseillers régionaux des 27 circonscriptions de l’Etat du Borno, un scrutin repoussé depuis 2008 pour des raisons de sécurité.

Les attaques attribuées à Boko Haram et à une faction dissidente, le groupe Etat islamique en Afrique de l’Ouest (Iswap), ciblent de plus en plus fréquemment des bûcherons, agriculteurs et pêcheurs.

Croissance zone euro : récession probable au quatrième trimestre

Croissance zone euro : récession probable au quatrième trimestre

 

En raison des très mauvais résultats de novembre, la croissance devrait retomber dans le rouge au quatrième trimestre. Une très mauvaise nouvelle par rapport aux tendances de l’été. Du coup, la prévision d’une chute de 7,5 % de la croissance pourrait être revue encore à la hausse. Tous les secteurs ont été affectés mais plus particulièrement les services du fait des mesures restrictives prises dans le cadre de la crise sanitaire. L’activité du secteur privé de la zone euro s’est fortement contractée en novembre, les nouvelles mesures de restriction prises pour endiguer la deuxième vague de coronavirus contraignant de nombreuses entreprises du secteur des services à fermer temporairement leurs portes. Les résultats préliminaires des enquêtes réalisées par IHS Markit auprès des directeurs d’achat (PMI) pour le mois en cours renforcent le scénario d’un retour de l’économie de l’union monétaire en récession.

L’indice composite, qui combine l’activité manufacturière et celle des services, a chuté à 45,1 en novembre, basculant en territoire de contraction après une stagnation de l’activité le mois dernier, illustrée par un indice à 50,0.Les services ont particulièrement souffert en novembre avec un indice à 41,3 contre 46,9 le mois précédent. L’activité manufacturière a mieux résisté et s’est maintenue en territoire de croissance (53,6 contre 54,8).

En Allemagne la contraction s’est amplifiée en novembre sous l’effet des nouvelles mesures de restriction L’indice des service est tombé à 46,2 contre 49,5 le mois précédent, l’activité manufacturière a ralenti un peu mais est demeurée vigoureuse, à 57,9 contre 58,2 en octobre et un consensus de 56,5. L’indice composite, qui combine les services et le secteur manufacturier, se maintient en territoire de croissance, à 52,0 contre 55,0 le mois précédent et un consensus de 50,4.

En France,  l’activité du secteur privé en France a connu en novembre sa contraction la plus forte depuis six mois ;  L’indice composite, qui combine l’activité manufacturière et celle des services, a chuté à 39,9, au plus bas depuis le mois de mai, contre 47,5 en octobre. L’indice des services est tombé à 38,0 contre 46,5 le mois précédent, celui de l’activité manufacturière baissant pour da part à 49,1 contre 51,3 en octobre .

Liberté : lettre ouverte de la presse au premier ministre

Liberté : lettre ouverte de la presse au premier ministre

 

Monsieur le Premier ministre,

Depuis plusieurs semaines, nous, sociétés de journalistes et de rédacteurs de la presse nationale, régionale, de l’audiovisuel et du Web, n’avons eu de cesse d’alerter – tout comme les syndicats de la profession, des collectifs, des directeurs de rédaction, des éditeurs de presse – quant aux graves menaces que fait peser l’article 24 de la proposition de loi «pour une sécurité globale» sur la liberté d’informer.

Ce diagnostic rejoint celui de sociétés de réalisateurs, d’associations de défense des droits humains, d’autorités administratives indépendantes, et de trois rapporteurs spéciaux des Nations unies. La Commission européenne elle-même s’en inquiète.

Même amendée, cette disposition, qui vise à pénaliser la diffusion de l’image de membres des forces de l’ordre si elle a pour «but manifeste qu’il soit porté atteinte à [leur] intégrité physique ou psychique», est dangereuse. Elle laisse augurer, en amont des magistrats, des interpellations préventives – qui, sur le terrain, décidera qu’une diffusion en direct est susceptible de constituer une infraction, sinon les policiers eux-mêmes ? – ainsi que des procédures bâillon à l’encontre des médias ou des citoyens qui diffuseraient des images d’interventions houleuses. La ministre déléguée chargée de la Citoyenneté, Marlène Schiappa, a elle-même reconnu ce risque.

Cela alors que, dans le même temps, l’article 21 prévoit que les enregistrements des caméras piétons des forces de l’ordre puissent être diffusés aux fins d’«information du public» : d’un côté, donc, l’entrave à la liberté d’informer, de l’autre un récit à la discrétion des autorités. Quant à l’article 22, qui généralise l’autorisation des drones, il ouvre la porte à une surveillance massive et invisible, notamment des manifestations.

Filmer ou photographier les policiers et les gendarmes en intervention dans l’espace public est un droit démocratique. Ce sont bien les vidéos exposant les violences commises par des membres des forces de l’ordre – qu’elles aient été tournées par des journalistes titulaires ou non d’une carte de presse, des citoyens, des militants d’associations – qui ont permis d’inscrire ce sujet dans le débat public. Lundi soir, ce sont bien les images de la très brutale évacuation d’un campement éphémère de migrants, place de la République à Paris, diffusées sur les réseaux sociaux, qui ont fait réagir jusqu’au ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin.

Nos inquiétudes sont d’autant plus vives qu’en septembre, le nouveau «Schéma national du maintien de l’ordre» est venu aggraver la dégradation, déjà importante, de nos conditions de travail dans la couverture des manifestations. Sous couvert de «rappeler» que «le délit constitué par le fait de se maintenir dans un attroupement après sommation ne comporte aucune exception», ce texte est en réalité un feu vert donné par le ministère de l’Intérieur aux forces de l’ordre pour empêcher les journalistes de rendre compte pleinement des rassemblements jusque dans leurs dispersions. Les événements survenus lundi soir, qui ont vu des reporters eux aussi molestés, en sont l’amère illustration.

Monsieur le Premier ministre, la liberté de la presse et la liberté d’informer sont mises à mal en France. Vous aviez accepté d’entendre à ce sujet, ce jeudi, des représentants de la profession. La décision du préfet de police de Paris d’interdire le parcours de la «Marche des libertés» prévue samedi dans la capitale, attentant à une autre liberté fondamentale, celle de manifester, nous a conduits, à l’instar des syndicats de journalistes, à décliner cette invitation. Nous vous le disons ici solennellement : il y a urgence à sortir de cette spirale délétère pour la démocratie.

Nous demandons le retrait de l’article 24, ainsi que des articles 21 et 22, du projet de loi «pour une sécurité globale», et la réécriture du Schéma national du maintien de l’ordre dans un dialogue véritable avec les journalistes.

Signataires : les sociétés des journalistes, des rédacteurs et/ou des personnels de l’AFP, Arrêt sur images, Arte, BFM TV, Challenges, Courrier international, les Echos, Europe 1, l’Express, le Figaro, France Culture, Franceinfo, Franceinfo.fr, FranceinfoTV, France Inter, France 2, France 3 National, l’Humanité, le JDD, Konbini, LCP, Libération, Marianne, le Média, Mediapart, Midi libre, le Monde, M6, NRJ Group, l’Obs, Paris Match, le Parisien-Aujourd’hui en France, Premières Lignes, Public Sénat, RFI, RTL, Sud Ouest, la Tribune, TV5Monde, la Vie, 20 Minutes.
Avec le soutien des rédactions de Basta !, Politis et Slate.fr.

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