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Attentats: qui est Abdelhamid Abaaoud ? Un voyou et un raté, comme les autres

Attentats: qui est Abdelhamid Abaaoud ? Un voyou et un raté,  comme les autres

 

L’instigateur possible des attentats à parfois été représenté par les grands médias comme le cerveau et même l’intellectuel de la bande de fous furieux que manipulent l’état islamique. On a même affirmé que l’intéressé avait fait des études et qu’il possédait une solide instruction d’où sa rapide promotion au sein de l’État islamique. Vérification faite les études de l’intéressé se limitent à la cinquième. En fait Abdelhamid Abaaoud, présente le même profil que les autres c’est-à-dire le profil d’un taré, d’un voyou et d’un barbare. Certes au sein  de l’État islamique il y a quelques intellectuels mais dans la grande majorité des cas les troupes des terroristes sont surtout composées de jeunes voyous condamnés à plusieurs reprises pour des délits de droit commun. Des marginaux qui pratiquement n’ont jamais travaillé (ou très peu) et qui trouve dans le djihad une légitimité philosophique, morale et religieuse à leur haine de l’autre et de la civilisation moderne.  Abdelhamid Abaaoud, djihadiste belge qui est né et a grandi dans la commune de Molenbeek, dans l’agglomération, bruxelloise. Son père, un Marocain, a longtemps tenu une boutique de vêtements juste à côté de la place de la Mairie. Une boutique aujourd’hui fermée. C’est dans cette ville aussi que vit la famille Abdeslam. L’un des fils, Brahim est mort en se faisant sauter boulevard Voltaire à Paris lors des attentats de vendredi soir. L’autre frère, Salah, est toujours recherché. Un mandat d’arrêt international et un appel à témoins ont été lancés par les autorités belges et françaises.   A Molenbeek, Abdlehamid Abaaoud est décrit comme un jeune homme discret qui a même fréquenté pendant un an le très chic collège catholique Saint-Pierre où il a été scolarisé entre 1999 et 2000 en première année de secondaire, l’équivalent de notre cinquième. « J’ai eu l’occasion de le rencontrer à maintes reprises durant sa jeunesse« , détaille Ahmed El Khannouss, maire-adjoint de Molenbeek. « A aucun moment il me donnait l’impression de quelqu’un qui avait les capacités, ni intellectuelles, ni organisationnelles, mais on sait que la fonction fait l’homme et donc je m’interroge sur son évolution« , détaille-t-il. « Le fait de le présenter comme étant le cerveau, ça reste pour moi un point d’interrogation. Ce n’était pas un leader, c’était quelqu’un de très effacé et timide. » Abdelhamid Abaaoud a eu des démêlés avec la justice belge pour des faits de droit commun en 2011. Il a été impliqué avec son copain de quartier, Salah Abdeslam, dans un vol avec effraction. Les deux hommes ont fait un mois de détention provisoire. Moins de deux ans après, Abdelhamid Abaaoud prend le chemin de la Syrie et rejoint les rangs de Daech. Il fait au moins un aller-retour avec la Belgique. En 2014, il emmène son petit frère de 13 ans en Syrie et l’exhibe en photo sur les réseaux sociaux un fusil d’assaut à main. Abdelhamid Abaaoud gravit les échelons – semble-t-il, de Daech. Il se vante d’être le commanditaire de l’attentat déjoué de Verviers, en Belgique, une semaine après l’attentat de Charlie au mois de janvier dernier. C’est à ce moment-là que le monde découvre le visage de ce djihadiste belge, au volant d’un pick-up. Le visage goguenard, celui qui se fait désormais appeler « Abou Omar Soussi », traîne des corps vers une fosse commune.  Bref un pauvre type, taré, ignare et sanguinaire, comme les autres.

Attentats : « Non à la surenchère juridique » (Juppé)

Attentats : Non à la surenchère juridique’ (Juppé)

Juppé a sans doute raison ;  dans la période faute de réelles convictions et de courage, on risque de se réfugié encore vers l’élaboration de dispositions juridiques au lieu de mettre en place des actions précises et efficaces. Une allusion à peine voilée autant à la droite et la gauche. Pour la gauche allusion vraisemblablement à une révision de la constitution qui ne paraît pas réellement prioritaire. Pour la droite allusion aussi à des mesures que proposent  Sarkozy ou Wauquiez dans le domaine de l’évolution du droit. Pour Juppé si l’environnement juridique peut évoluer par contre la priorité c’est l’action, une action possible dans l’environnement légal actuel à condition d’en avoir la volonté. (Interview Le Figaro)

 La droite a-t-elle tort de critiquer le gouvernement ?

Alain JUPPÉ. - Chacun s’exprime à sa manière. Je continue à penser que la France a besoin d’unité, que les Français demandent cette unité. Ils sont d’ailleurs peut-être plus unis aujourd’hui qu’au lendemain des attentats de janvier. Alors, s’il y a des choses critiquables dans les annonces du gouvernement, nous ferons notre travail. S’il y a de bonnes choses, il faut le dire aussi. Quand je parle d’unité, je ne pense pas à un gouvernement d’union nationale. Je n’ai jamais été en soutien au gouvernement. Je proposerai, si je gagne les primaires, une autre politique économique, une autre politique fiscale, pénale, de santé que celles qui sont menées actuellement. En revanche, aujourd’hui, nous ne devons pas mettre de bâtons dans les roues du gouvernement sur les questions de sécurité.

La majorité a-t-elle trop tardé?

Bien sûr, on peut reprocher du retard. Mais aujourd’hui, nous devons être vigilants et exiger des résultats. Je souhaite que, dans les six mois, le président de la République vienne au rapport et explique ce qui a été fait. Méfions-nous cependant de la surenchère d’imagination juridique. Tous les outils sont déjà en place: on peut faire des perquisitions jour et nuit avec l’état d’urgence, prononcer des interdictions de séjour, expulser les imams étrangers qui se rendent coupables d’apologie du terrorisme, poursuivre les imams français qui commettent le même genre d’infractions. Ce qui compte, c’est la volonté politique d’agir. Il y a sans doute eu des retards, mais gardons-nous de faire croire que tout allait bien avant 2012 et que rien ne va plus depuis 2012. Nous ne sommes pas non plus blanc-bleu.

 

Attentats : 84% des Français veulent davantage de contrôles.

Attentats : 84% des Français veulent  davantage de contrôles.

Les attentats ont opéré  un basculement idéologique vers le sécuritaire ;  98 % des Français évaluent comme élevée la menace terroriste, selon le sondage IFOP pour Le Figaro et RTL. Des résultats qui vont contraindre le gouvernement de passer de la posture martiale à la prise d’action qui ne se cantonne pas au symbolique ou à l’accessoire. D’une certaine manière le gouvernement est pris au piège, en tout cas ses décisions seront très attendues.  Jamais depuis 1992, les menaces n’avaient atteint un tel niveau. A titre de comparaison, la menace avait été jugée élevée par 93 % des Français après Charlie Hebdo. Une différence qui peut s’expliquer par le type de victimes et le mode opératoire des terroristes. En s’en prenant à des anonymes, la France entière s’est sentie encore plus impliquée par les attentats. De la même manière, il n’existe pas de différence entre les zones rurales et zones urbaines. «C’est bien toute la France qui est ébranlée», reconnaît Jérôme Fourquet, directeur du pôle opinion de l’IFOP. La gauche, qui s’est toujours montré inflexible sur la défense des libertés individuelles, a largement basculé vers une dimension plus sécuritaire. De ce point de vue, ces attentats marquent sans doute un virage idéologique. Ainsi, 84 % des personnes interrogées se disent prêtes à accepter davantage de contrôles et une certaine limitation de leurs libertés pour mieux garantir la sécurité. Même à gauche, 65 % du Front de gauche et 87 % du PS souscrivent à cette idée. Corollaire des paroles martiales de François Hollande et Manuel Valls sur la France qui est désormais entrée en guerre, 59 % des Français approuvent ces déclarations et les conséquences que cela implique. Cette adhésion a une très forte conséquence sur les toutes les mesures envisagées par le gouvernement. «Désormais, les Français adhèrent non seulement à la rhétorique de la guerre, Valls avait déjà parlé de guerre en janvier dernier, mais également aux décisions entraînant une restriction des libertés publiques», affirme Jérôme Fourquet. Le fichier S, qui regroupe les personnes suspectées d’activités contraire à la sécurité du pays, constitue un point important de l’enquête et sans doute de la phase constitutionnelle et législative qui s’ouvre. Or, les Français sont largement favorables (74 %) à l’emprisonnement des personnes qui figurent sur ce fichier S. Une proposition qui retient l’adhésion de presque tous les Français, quelle que soit leur préférence partisane. Ils sont 47 % au FG, 64 % au PS, 87 % chez LR et 94 % au FN. L’électorat de gauche, traditionnellement très rétif à toutes atteintes aux libertés publiques, a cette fois-ci basculé.  Conséquence directe des attentats, 85 % approuvent l’intervention militaire en Syrie, alors même que les terroristes ont justifié leurs actes par les précédentes actions militaires françaises dans ce pays. Autre conséquence de l’attentat, les Français sont à 62 % contre l’accueil des migrants quand ils étaient 47 % à le souhaitent il y a seulement un mois.

 

Attentats : des conséquences économiques

Attentats : des conséquences économiques

Après Le très modeste rebond de la croissance au troisième trimestre à 0,3% (et  le chiffre nul du deuxième trimestre), la très modeste croissance  risque d’être menacée par les conséquences des attentats. L’effet premier concernera le tourisme, aussi la consommation. Pour le tourisme il faut pour le moins envisager des reports dans le temps de la venue de certains touristes étrangers ;  de la même manière certains Français pourraient être conduits à différer des voyages en particulier en région parisienne. La consommation des ménages qui pour l’essentiel soutient  la croissance pourrait elle aussi être affectée par le climat d’incertitude qui existait déjà mais renforcé par les risques d’attentats. En outre jusque-là on a sans doute minimisé des conséquences du ralentissement de la croissance économique (en Asie notamment en Chine)  et du tassement européen en particulier en Allemagne. Il est clair enfin que les mesures de sécurité renforcées dans les espaces publics et les commerces peuvent affecter la fréquentation des magasins  Le patron du Medef s’est inquiété mardi des conséquences des attentats et de l’état d’urgence sur l’économie en général et les secteurs du commerce et du tourisme en particulier. « Nous étions en montée lente sur le plan de la croissance, tout cela est très fragile, il ne faudrait pas que ces attentats conduisent à trop de difficultés sur le plan économique pour nos entreprises », a dit Pierre Gattaz, lors d’un point de presse. Il a prôné l’adoption de mesures « intelligentes » de sécurité de vigilance, de précaution, de prévention. Le Medef a notamment décidé de mettre en place un groupe de travail sur l’impact économique des événements, principalement sur les secteurs du commerce et du tourisme, pour voir comment protéger les espaces sans « asphyxier pendant des semaines une économie à l’approche de Noël ». Le ministre de l’Economie a reçu mardi l’ensemble des organisations patronales autour des mesures prises par le gouvernement après les attentats de vendredi. Emmanuel Macron avait déjà réuni lundi sur le même thème la cellule de continuité économique qui regroupe les principales directions de Bercy et les représentants des organisations professionnelles des secteurs vitaux de l’économie. « Il s’agissait de faire à fois la pédagogie sur les mesures qui ont été prises et d’avoir un échange sur les questions de sécurité », a-t-on indiqué dans l’entourage du ministre. Le ministre n’a demandé aucune fermeture systématique de commerce, à l’exception de ceux qui étaient sur la voie publique, comme le marché de Noël sur Champs-Elysées, fermé jusqu’à mercredi, a-t-on ajouté.

 

Revendication des attentats : la voix d’un djihadiste français identifié

 

Revendication des attentats : la voix d’un djihadiste français identifié

La voix du Jihad East qui a revendiqué les attentats au nom de l’État islamique est celle d’un français, Fabien Clain, C’est un vieux routier du jihadisme français, pilier de la mouvance toulousaine des Merah. L’intonation n’est ni martiale ni agressive, la voix est douce, posée. Les mots sont d’une violence rare pour se réjouir de la mort des « idolâtres » du Bataclan, des « croisés », et pour prévenir: « Cette attaque n’est que le début de la tempête et un avertissement pour ceux qui veulent méditer et retirer leurs leçons ». Âgé d’environ 35 ans, ce Réunionnais n’appartient pas à la génération des « djihadistes Facebook » partis en Syrie embrigadés par internet et dotés d’un bagage religieux sommaire. Comme un Saïd Arif ou un David Drugeon, son profil et son passé en font un cadre et un mentor naturels pour les plus jeunes parmi les quelque 850 Français et Belges qui seraient actuellement en Syrie. Converti à l’islam dans les années 90, il semble s’être radicalisé dans la première moitié des années 2000. Il appartient alors à un groupe de jeunes Toulousains qui fréquentent une salle de prières de Bellefontaine à Toulouse et se réunit volontiers dans un petit village de l’Ariège, Artigat, autour d’un étrange « gourou », Olivier Corel. D’origine syrienne, l’ »Émir blanc », aujourd’hui septuagénaire, fait office de « savant en religion » pour ces jeunes qui viennent régulièrement dans sa petite maison écouter ses préceptes. Au même titre qu’un autre converti, l’Albigeois Thomas Barnouin, Fabien Clain, alias « frère Omar », exerce un ascendant intellectuel certain sur le groupe. Notamment auprès de deux frères, Abdelkader et Mohamed Merah, et d’un de leurs intimes, Sabri Essid. Surveillé de plus en plus près, le groupe de Toulouse-Artigat apparaît dans les radars de la justice fin 2006. Le 12 décembre, Essid et Barnouin sont interceptés par l’armée syrienne, en route pour combattre les troupes américaines en Irak.

 

Tourisme : des conséquences après les attentats

Tourisme : des conséquences après les attentats

Il faut prévoir d’une chute du tourisme en France après la série d’attentats terroristes sans précédent survenue vendredi soir à Paris. La fréquentation des hôtels parisiens avait déjà chuté après les attentats de janvier. Mais cette fois, les professionnels du secteur disent craindre un mouvement nettement plus massif, compte-tenu de l’ampleur des attaques perpétrées dans la capitale. « Ça va être très difficile pour le tourisme dans les jours qui viennent. Le secteur va souffrir», a déclaré à Reuters Georges Panayotis, président du cabinet spécialisé MKG Group. Alors que l’hôtellerie française avait repris des couleurs en septembre et octobre – grâce notamment aux salons – et qu’elle tablait sur de très bons taux de remplissage avec la conférence sur le climat (COP21) qui se tiendra au Bourget à partir du 30 novembre, elle risque aujourd’hui beaucoup d’annulations. « Je pense que ce sera pire qu’en janvier. Ce qui s’est passé est énorme. Le monde entier a les yeux rivés sur la France », ajoute-t-il. Le secteur du luxe devrait lui aussi être directement touché compte-tenu du poids de la clientèle touristique dans les ventes de produits de luxe. Les achats touristiques pèsent pour environ la moitié de ses ventes du secteur en Europe. Toutes les marques de luxe, comme Louis Vuitton (groupe LVMH), Gucci (Kering) ou Chanel ont largement profité, cette année, d’un afflux de touristes asiatiques attirés par d’importants écarts de prix entre l’Europe et le reste du monde, amplifiés par la baisse de l’euro.

Attentats : Six personnes placées en garde à vue

Attentats : Six personnes placées en garde à vue

Six personnes ont été placées en garde à vue dans le cadre de l’enquête sur les attentats de Paris, dont le père, un frère et quatre personnes de l’entourage d’un kamikaze identifié sur le site du Bataclan, a-t-on appris dimanche de sources judiciaire et policière.  Une source proche de l’enquête a par ailleurs confirmé l’information d’Europe 1 selon laquelle la voiture de marque Seat utilisée par l’un des commandos avait été retrouvée à Montreuil.  Lors d’une conférence de presse samedi soir, le procureur de Paris François Molins avait annoncé que l’un des assaillants du Bataclan avait été formellement identifié.  Il est connu de la justice pour des délits de droit commun mais n’a jamais été incarcéré. Il a fait l’objet d’une fiche « S » en 2010 pour radicalisation mais n’a jamais été impliqué dans des filières djihadistes, avait précisé le procureur de Paris. (Reuters)

Attentats: « répliquer coup pour coup à l’Ei » ( Valls)

Attentats   »répliquer coup pour coup à l’Ei » (Valls) »

C’est la promesse de Valls : répliquer coup pour coup à l’état islamique, aussi  à l’intérieur qu’à l’extérieur une promesse bien ambitieuse et même un peu vaine. D’abord parce que les frappes contre l’État islamique en Irak et en Syrie de la part de la France sont relativement symboliques (même pas quelques dizaines)  tandis que celle de la Russie ou des États-Unis se comptent par milliers. En ce qui concerne le risque intérieur encore faudrait-il donner un contenu plus concret et plus opératoire en matière de renseignement et de lutte contre les terroristes. La situation de guerre qu’évoque Hollande justifierait bien autre chose que le contenu actuel de l’État d’urgence. Même un état d’urgence prolongée dans le temps notamment pour couvrir la conférence internationale sur le climat et les élections régionales. Manuel Valls, promet cependant de répliquer « coup pour coup » aux attaques de l’Etat islamique. Mais on perçoit mal pour l’instant la nature de cette réplique même si Le Premier ministre a prévenu que « d’autres répliques » pourraient survenir après les attaques qui ont fait au moins 129 morts, « La COP21, ce grand rendez-vous climat qui fait et qui fera de Paris de nouveau la capitale du monde se tiendra parce que c’est un rendez-vous essentiel pour l’humanité », a-t-il déclaré au journal de 20 heures de TF1.  Une centaine de chefs d’Etat et 195 délégations sont attendus au Bourget, près de Paris, pour cette conférence prévue du 30 novembre au 11 décembre. Quant aux élections régionales des 6 et 13 décembre, elles se tiendront « bien sûr », a-t-il aussi précisé. Annuler ce scrutin, « ça serait donner raison aux terroristes. »  Faisant écho à François Hollande, qui a parlé d’une France « en guerre », Manuel Valls a précisé que le gouvernement demanderait au Parlement la permission de poursuivre les frappes contre l’Etat islamique en Syrie. « Nous allons poursuivre dans les jours qui viennent cette action avec la volonté de toucher, d’anéantir Daech », a-t-il prévenu. « Nous répondrons au même niveau de cette attaque (…) et nous gagnerons cette guerre. » Un objectif nécessaire, une ambition louable mais qui permet cependant utopiques compte tenu des moyens actuels déployés.

C’est la promesse de Valls : répliquer coup pour coup à l’état islamique, aussi  à l’intérieur qu’à l’extérieur une promesse bien ambitieuse et même un peu vaine. D’abord parce que les frappes contre l’État islamique en Irak et en Syrie de la part de la France sont relativement symboliques (même pas quelques dizaines)  tandis que celle de la Russie ou des États-Unis se comptent par milliers. En ce qui concerne le risque intérieur encore faudrait-il donner un contenu plus concret et plus opératoire en matière de renseignement et de lutte contre les terroristes. La situation de guerre qu’évoque Hollande justifierait bien autre chose que le contenu actuel de l’État d’urgence. Même un état d’urgence prolongée dans le temps notamment pour couvrir la conférence internationale sur le climat et les élections régionales. Manuel Valls, promet cependant de répliquer « coup pour coup » aux attaques de l’Etat islamique. Mais on perçoit mal pour l’instant la nature de cette réplique même si Le Premier ministre a prévenu que « d’autres répliques » pourraient survenir après les attaques qui ont fait au moins 129 morts, « La COP21, ce grand rendez-vous climat qui fait et qui fera de Paris de nouveau la capitale du monde se tiendra parce que c’est un rendez-vous essentiel pour l’humanité », a-t-il déclaré au journal de 20 heures de TF1.  Une centaine de chefs d’Etat et 195 délégations sont attendus au Bourget, près de Paris, pour cette conférence prévue du 30 novembre au 11 décembre. Quant aux élections régionales des 6 et 13 décembre, elles se tiendront « bien sûr », a-t-il aussi précisé. Annuler ce scrutin, « ça serait donner raison aux terroristes. »  Faisant écho à François Hollande, qui a parlé d’une France « en guerre », Manuel Valls a précisé que le gouvernement demanderait au Parlement la permission de poursuivre les frappes contre l’Etat islamique en Syrie. « Nous allons poursuivre dans les jours qui viennent cette action avec la volonté de toucher, d’anéantir Daech », a-t-il prévenu. « Nous répondrons au même niveau de cette attaque (…) et nous gagnerons cette guerre. » Un objectif nécessaire, une ambition louable mais qui permet cependant utopiques compte tenu des moyens actuels déployés.

Daech : menace d’attentats en Europe

Daech : menace d’attentats  en Europe

 

D’après les services de renseignements Français, il y a 500 combattants français dans l’Etat islamique et 1500 impliqués qui  constituent une menace potentielle. Mais compte tenu du renforcement des renseignements dans chaque pays de l’Europe,  Daech voudrait jouer sur le manque d’échanges d’informations entre les pays, L’Etat islamique pourrait  demander aux terroristes potentiels d’intervenir en dehors de leur pays d’origine afin d’être moins facilement identifiés et surveilles. C’est le concept de » frappes obliques ». Frapper de manière oblique, ça voudrait dire pour Daech envoyer des djihadistes français commettre un attentat en Allemagne ou en Espagne et, dans le même temps, demander à des combattants allemands ou espagnols de perpétrer une attaque sur le sol français. Selon les auteurs du rapport, la stratégie est assez claire. Il s’agit pour les terroristes d’échapper à la vigilance des services de renseignement. Un Français qui rentre de Syrie a de fortes chances d’être repéré puis surveillé par la DGSI. Le risque est moindre s’il se trouve dans un pays étranger. Daech partirait du principe que les pays européens n’échangent pas toutes les informations sur leurs ressortissants fichés. Ce qu’a d’ailleurs révélé l’attaque du Thalys au mois d’août. Le suspect avait été repéré en Espagne, en France, en Allemagne et en Belgique, mais les pays entre eux avaient peu ou mal communiqué.

Risques d’attentats : 54% des Français font davantage confiance aux citoyens

Risques d’attentats : 54% des Français font davantage confiance aux citoyens

 

C’est une évidence pour les Français, les différents plans pour lutter contre le terrorisme ne sont pas à la hauteur des les enjeux. Il est clair qu’on  nous pourra jamais mettre un policier derrière chaque criminel potentiel ;  dés lors l’ implication de population devient incontournable comme dans les pays à fort risque terroriste .   Après l’attentat déjoué du Thalys, un sondage Odoxa pour iTélé indique d’ailleurs que les Français sondés feraient davantage confiance aux citoyens qu’aux pouvoirs publics pour contrer les risques d’attentat. 54% des sondés ont en effet affirmé qu’ils feraient plus confiance aux citoyens eux-mêmes plutôt qu’aux pouvoirs publics en matière d’attentats. Parmi eux, les sympathisants de droite sont 63% à le penser, contre 47% à gauche. Alors que la question de la sécurisation des gares et des trains se pose, le sondage rapporte que les deux-tiers des sondés (69%) pensent que les contrôles aléatoires permettront de renforcer la sécurité. Près d’un sur deux (47% contre 52%) pense également que cela renforcera les discriminations – un effet collatéral qui n’effraie pas le ministre des transports, Alain Vidalies, pour qui « mieux vaut discriminer en contrôlant que rester spectateur« . Toujours selon le sondage Odoxa, près de 7 sondés sur 10, soit 68%, ne font pas plus confiance à la droite qu’à la gauche pour lutter contre le terrorisme. Cependant, ceux qui perçoivent une différence, sont plus favorables à la droite (23% contre 8%).

 

Attentats :plus de 13000 dans le monde, +80%

Attentats :plus de 13000   dans le monde, +80%

Deux motifs d’inquiétude en partie liés, l’augmentation du nombre d’attentats dans le monde +80% soit plus de 13000 et la croissance du nombre de combattants étrangers dans l’Etat islamique 22 000 soit environ le tiers. Les attentats dans le monde ont augmenté de plus d’un tiers l’an dernier et le nombre de victimes de 80%, l’année 2014 ayant vu l’Etat islamique éclipser Al Qaïda comme principal groupe djihadiste, selon le rapport annuel du département d’Etat américain publié vendredi. En 2014, le département d’Etat a répertorié 13.463 attentats, soit une hausse de 35% par rapport à 2013, qui ont fait plus de 32.700 morts, soit 80% de plus qu’en 2013. Plus de 9.400 personnes ont été enlevées, soit trois fois plus que l’année précédente, indique le rapport, intitulé « Country Reports on Terrorism 2014″. Les dirigeants d’Al Qaïda « semblent en perte de vitesse en tant que chefs autoproclamés d’un mouvement mondial, face à la rapide expansion de l’EIIL et à la proclamation d’un califat », lit-on dans le rapport qui utilise l’acronyme de l’Etat islamique en Irak et au Levant. « La guerre civile en cours en Syrie a été un éperon pour les activités terroristes dans le monde », a déclaré la coordinatrice du département d’Etat pour l’antiterrorisme, Tina Kaidanow, lors d’une conférence de presse. Les Etats-Unis sont de plus en plus inquiets du nombre de groupes ayant décidé de s’aligner sur l’Etat islamique. La coordinatrice a souligné qu’il y avait une « attirance » pour l’EI au niveau mondial. Les groupes djihadistes profitent de la faiblesse des gouvernements pour prospérer, que ce soit en Syrie, en Irak, au Yémen, en Libye ou au Nigeria, souligne Tina Kaidanow. L’Etat islamique est particulièrement meurtrier. L’attaque menée par l’EI contre une prison de Mossoul en Irak en juin 2014 lors de laquelle l’organisation fondamentaliste sunnite a tué 670 prisonniers chiites « a été l’attentat le plus meurtrier dans le monde depuis le 11 septembre 2011″, indique le rapport. Les attaques ont toutefois diminué dans un certain nombre de pays dont le Pakistan, les Philippines, le Népal et la Russie. Le département d’Etat signale un afflux sans précédent de combattants étrangers en Syrie, dû à l’efficacité de l’EI sur les réseaux sociaux. A la fin décembre 2014, plus de 16.000 combattants étrangers s’étaient rendus en Syrie, soit plus que ceux qui se sont rendus en Afghanistan, au Pakistan, en Irak, au Yémen ou en Somalie « à quelque moment que ce soit des 20 dernières années », indique le rapport. Le mois dernier, un responsable du département d’Etat a indique que l’armée des combattants étrangers en Syrie avait encore grossi, pour atteindre 22.000 hommes.

Attentats : Valls et Hollande dramatisent

Attentats  : Valls et Hollande  dramatisent

 

S’il est normal que l’exécutif tienne la population informée des risques d’attentats et prônent des mesures de sécurité  notamment à travers la loi sur le renseignement,  par contre il est clair qu’en la circonstance Valls et Hollande en font des tonnes. Sans doute parce qu’une nouvelle fois ils s’écroulent dans les sondages. Ils tentent donc de revivifier  « l’ esprit du 11 janvier ». Pas moins de trois interventions de Valls, autant de Hollande. En outre on se demande d’où vient ce chiffre de 5 attentats déjoués dont se félicite Valls. Combien d’attentats ont été déjoués depuis janvier? Cinq, en comptant celui de Villejuif qui a pu être évité grâce à l’arrestation fortuite dimanche de Sid Ahmed Ghlam, a répondu jeudi matin 23 avril Manuel Valls au micro de France Inter. « La menace n’a jamais été aussi importante, nous n’avons jamais eu à faire face à ce type de terrorisme dans notre histoire », a soutenu le Premier ministre, à grand renfort de chiffres : « 1.573 Français ou résidents en France sont recensés pour leur implication dans ces filières terroristes ». « 442 se trouvent sans doute actuellement en Syrie, 97 y sont morts. La plateforme d’appel permettant aux citoyens de signaler des cas de radicalisation a enregistré déjà plus de 2.600 signalements, 630 ont été jugés très sérieux et examinés par des services spécialisés », a listé le chef du gouvernement, rappelant par la même occasion que sept Français étaient morts « en action suicide en Syrie ou en Irak ».

Yémen attentats : 137 morts par l’Etat islamique

Yémen attentats :  137 morts par l’Etat islamique

Chaque jour ou presque la barbarie de l’Etat islamique dépasse ce qu’on avait imaginé la veille. Des tueries qui concernent  en premier les musulmans, tuerie dont sont responsables des chefs autoproclamés de l’islam, des prophètes même, pourquoi pas Dieu en personne ?  En fait des criminels ,  des abrutis, les déchets  de l’humanité.  Pendant ce temps là en France, on s’offusque parce qu’on va écouter les conversations de terroristes potentiels !  Deux attaques suicide visant deux mosquées du centre de Sanaa fréquentées en majorité par des chiites ont donc  fait 137 morts et plus de 350 blessés, vendredi à l’heure des prières de la mi-journée, selon un bilan provisoire. Ces attentats ont été revendiqués par l’organisation Etat islamique dans un communiqué diffusé sur Twitter visant directement les miliciens chiites houthis qui contrôlent depuis septembre la capitale yéménite.  Quatre kamikazes ont déclenché leurs ceintures d’explosifs à l’intérieur et à l’extérieur de chacun des deux lieux de culte où s’étaient rassemblés de nombreux fidèles pour la prière.  Les hôpitaux de la ville, submergés par l’afflux de victimes, ont fait un appel aux dons de sang. L’agence de presse Saba contrôlée par les houthis a annoncé un bilan de 137 tués et 357 blessés. Un homme a également tenté de se faire exploser devant l’une des grandes mosquées de la province de Saada, fief des miliciens houthis dans le nord du pays, mais la bombe a explosé prématurément, tuant le kamikaze, a déclaré un responsable des services de sécurité.  L’Etat islamique est concurrent d’Al Qaïda, dont la branche yéménite (Al Qaïda dans la péninsule arabique) est l’une des plus actives et contrôle des territoires dans le sud du Yémen. L’EI a également revendiqué l’attaque survenue il y a deux jours au musée du Bardo à Tunis.e

Attentats Tunis :encore un acte de fous et une réponse internationale mal adaptée

Attentats Tunis :encore un acte de fous et une réponse internationale mal adaptée

 

 

La Tunisie victime du terrorisme le plus aveugle . Touchée dans sa chair et dans son économie. Un pays qui tente de prouver que la démocratie a un sens dans cette région. Visée pour cela par ceux qui veulent imposer un stupide califat et la charia. Un pays qui vit du tourisme qui représente 7% de son PIB et emploie 400 000 personnes. Un coup très dur pour l’économie, pour le chômage et va faire croître le réservoir  de djihadistes. Déjà les plus nombreux après l’Arabie saoudite, les djihadistes tunisiens représentent  un danger mortel pour le pays d’autant que les forces de sécurité ne sont pas du tout à la hauteur de l’enjeu dans ce pays si hospitalier. Ils  ont frappé au nom de leur croyance totalitaire , ils ont tué, au nom surtout de leur violence et de leurs troubles mentaux. Une situation qui se reproduit trop souvent dans le monde et vis-à-vis de laquelle la coalition internationale encore paraît bien peu   coordonnée ,  bien mal adaptée, trop peu déterminée. Même en France les mesures prises ne correspondent pas du tout à l’enjeu. Au-delà de l’apparence pathétique des mots, c’est le vide presqu’absolu pour lutter avec efficacité contre le terrorisme. On va sans doute attendre les prochains attentats pour peut-être réagir…. un peu.  Au moins 17 étrangers, dont deux Français, et deux Tunisiens ont donc  été tués mercredi à Tunis par des hommes armés qui ont ouvert le feu sur des touristes à leur arrivée devant le musée du Bardo, avant de s’y retrancher avec des otages. Le président Béji Caïd Essebsi a imputé la responsabilité de l’attaque à des islamistes. « Deux ont déjà été identifiés. Nous savons que ce sont les extrémistes toujours, ce qu’on appelle Ansar al Charia, ce qu’on appelle les salafistes djihadistes », a-t-il déclaré sur France 24.   »C’est un acte sans précédent dans l’histoire de la Tunisie, c’est une catastrophe pour nous, nous avons eu beaucoup de victimes parmi les amis étrangers qui visitaient la Tunisie comme touristes », a ajouté le chef de l’Etat.  Deux Français ont trouvé la mort dans l’attaque et sept autres ont été blessés, dont l’un reste dans un état grave, a déclaré l’Elysée. Cinq Japonais, quatre Italiens, deux Colombiens, deux Espagnols, un Australien et un Polonais ont également péri, selon les autorités des pays concernés.  Deux heures après le début de l’attaque, les forces de l’ordre ont donné l’assaut. L’opération, qui a coûté la vie à deux assaillants et à un policier, a permis de libérer tous les captifs. « Deux terroristes déguisés en militaires ont pénétré dans l’enceinte du Parlement, puis dans le musée où ils se sont attaqués aux touristes », a déclaré Habib Essid.  Il s’agit de l’attentat le plus meurtrier commis contre des touristes en Tunisie depuis celui du 11 avril 2002 contre une synagogue de l’île de Djerba. Revendiqué par Al Qaïda, il avait fait 21 morts, pour la plupart des touristes allemands et français. L’Union européenne a proposé son aide aux autorités de Tunis, par la voix de la Haute Représentante de l’UE pour la politique étrangère: « L’UE est décidée à recourir à tous les moyens à sa disposition pour soutenir pleinement la Tunisie dans son combat contre le terrorisme et la réforme du secteur de la sécurité », a déclaré Federica Mogherini.  Les Etats-Unis ont promis de « soutenir les efforts du gouvernement tunisien pour faire avancer une Tunisie sûre, prospère et démocratique ».  Plusieurs organisations extrémistes, dont Ansar al Charia, sont apparues en Tunisie depuis la « révolution du jasmin » qui a mis fin au règne du président Zine ben Ali en janvier 2011. Les autorités estiment en outre à 3.000 le nombre de Tunisiens qui ont rejoint les rangs de groupes djihadistes à l’étranger et craignent que certains ne rentrent pour commettre des attentats dans leur pays.

 

 Terrorisme Mali: attentats contre un Français et un Belge et 5 morts

 

Nouvel « exploit » d’u terroriste qui a lâchement abattu 5 personnes dans un restaurant au Mali. Un attentat  de plus qui prouve la lâcheté des assassins  et qui démontre que le cancer du radicalisme islamiste est en train de gagner une grande partie de l’Afrique ( et que rien n’est définitivement réglé au Mali). Face à cela la réplique internationale tarde à venir. Comment se peut-il qu’uen coalition  ne puisse exterminer une bande de 40 000 hommes (dont la moitié étrangers)) certes armée  mais très hétéroclite. En plus une bande de voyous pour la plupart , anciens délinquants, anciens marginaux qui légitiment maintenant leur violence, leurs crimes avec le secours d’un détournement de la religion.  –; » la communauté infranationale » de ce point de vue est uen illusion et l’ONU demeure un machin comme disait De Gaulle. En attendant des dizaines de milliers d’enfant, de femmes, hommes sont massacrés par ces abrutis, ces  ratés du monde entier  qui peuvent donner libre cours à leurs instincts les plus bestiaux. Rappel des faits :   Il est un peu plus de minuit heure locale lorsqu’un homme commence à lancer des grenades dans une rue du centre de la capitale malienne. La rue Princesse, comme elle est surnommée à Bamako, abrite de nombreux bars et restaurants, elle est très fréquentée, notamment par les Occidentaux. Surtout un vendredi soir. Après avoir lancé plusieurs grenades, dont certaines n’ont pas explosé, l’homme s’engouffre dans l’établissement appelé la Terrasse. Il monte à l’étage et commence à mitrailler avant de prendre la fuite à bord d’un véhicule conduit par un complice. Les deux hommes portent des cagoules. Peu après avoir quitté les lieux de l’attaque, ils croisent une voiture de police et tirent à nouveau. De sources diplomatique, policière et hospitalière, trois occidentaux figurent parmi les victimes, dont un Français et un Belge. Deux Maliens, un policier et un gardien, ont également été tués. Une dizaine de blessés, certains dans un état grave, ont été transportés dans un hôpital du centre ville. Le bilan pourrait donc s’alourdir. Deux suspects auraient été arrêtés.

 

Attentats : impact économique négatif

Attentats : impact économique négatif

 

 

Les attentats ne sont pas conséquences économiques. Il y a la baisse peut-être conjoncturelle des soldes mais plus inquiétant encore le tassement touristique.  Les attentats des 7, 8 et 9 janvier ont eu un impact important sur la fréquentation touristique de la capitale. Alors que le début janvier, mois traditionnellement le plus calme, avait démarré sous de bons auspices avec une progression de la fréquentation hôtelière de 5 à 10 points, la chute s’est amorcée dès le vendredi 9 janvier, jour du massacre contre l’épicerie cacher de la porte de Vincennes, indique une étude de MKG Hospitality, cabinet d’analyse touristique.  La clientèle française a, elle aussi, évité de venir à Paris dans la foulée des attentats. Mais elle semble y revenir plus facilement, indépendamment de la contestation anti-Charlie à travers le monde. Selon Weekendesk, leader de la réservation en ligne de week-ends dont la clientèle est très majoritairement hexagonale, les séjours à Paris pour le prochain week-end (celui du 24 et 25 janvier) sont revenus à un niveau de réservation habituelle.  Du coté des soldes, c’est la morosité, avec une fréquentation et des chiffres d’affaires en repli chez une majorité de commerçants, les Français ayant eu moins d’entrain à consommer à la suite des attentats de janvier.  A l’issue des 5 premières semaines de soldes, la fréquentation est en baisse de 5 points au niveau national et de 6 en Ile de France, selon Toluna. Au total, 78,6% des Français ont cette année fait les soldes, contre 83,7% en 2014, note Philippe Guilbert, directeur général de l’institut de sondages. Et pour ceux qui ont tout de même participé à l’évènement, l’envie de consommer n’était pas franchement là : le budget moyen s’est inscrit en forte baisse (-11%), à 204,39 euros. Résultat : la perte de revenus pour les commerçants, tous secteurs confondus, est globalement d’environ 16%, estime Toluna. Dans les jours qui ont suivi, les baisses de chiffre d’affaires ont été de l’ordre de -50% pour tout le monde. Pendant une semaine, le commerce s’est littéralement arrêté », a noté Bernard Morvan, président de la FNH. Un rattrapage partiel a été observé ensuite, à la faveur d’une deuxième démarque anticipée et d’une météo plus fraîche, incitant à acheter manteaux et pulls. Mais cela n’aura pas suffit, notent la majorité des commerçants textile.  » Mais outre l’effet des attentats, les soldes ne suscitent de toute façon plus le même engouement qu’il y a quelques années, les Français étant désormais habitués à profiter de promotions toute l’année. Dans le textile, un achat sur quatre se fait désormais à prix réduits à la faveur de périodes de promotions ou de ventes privées. Enfin le sentiment d’insécurité renforce le climat général d’attentisme chez les consommateurs.

Attentats :le voyeurisme condamné par le CSA

Attentats :le voyeurisme condamné par le CSA

 

La liberté de la presse est une chose, l’irresponsabilité en est une autre. Et de toute évidence nombre de médias sont tombés dans le piège du voyeurisme lors des attentats mettant ainsi en danger otages et policiers. Faut-il renoncer à l’info en direct s’interroge naïvement un responsable de chaine ? Oui évidemment non seulement pour éviter d’exposer police et otages mais tout autant pour ne pas se laisser embarquer par la stratégie de communication des assassins et de l’Etat islamique. Car au-delà de l’aspect odieux de l’assassinats de personnes innocentes c’est la bataille de la médiatisation qui est engagée par les terroristes. Leurs opérations suicide n’ont d’intérêts que s’ils sont largement médiatisés. Quand des dizaines de musulmans sont tués chaque jour par l’Etat islamique , on ne trouve pas uen ligne dans les médias mais quand ce sont de otages de pays occidentaux , l’enjeu principal c’est de diffuser ces images dans le monde entier pour montrer la puissance de l’Etat islamique. De ce point de vue la guerre de communication est aussi stratégique que la guerre elle-même et elle a des conséquences sur l’esprit fragile des candidats au djihad voire sur une partie de l’opinion. . le CSA   a donc lancé un avertissement à toutes les télés et radios pour avoir divulgué des informations sensibles pendant leur direct sur les prises d’otages de janvier, des critiques mal reçues par les médias qui défendent la nécessité d’informer. Après avoir analysé 500 heures de programme, le gendarme de l’audiovisuel, qui ne sanctionne qu’en cas de récidive, a adressé à 16 médias 36 mises en demeure ou mises en garde pour des « manquements graves », susceptibles de « conséquences dramatiques ». Des policiers s’étaient eux-mêmes déjà plaints de dérapages.  BFMTV, Euronews, France 2, France 24, iTELE, LCI, TF1, Europe 1, France Info, France Inter, RFI, RMC, RTL ont reçu des « mises en demeure ». France 5, Canal + et France 3 des « mises en garde », un avertissement moins sévère.   »Ces décisions ont une intention préventive, au cas où se produiraient des événements de même nature », a commenté le président du CSA Olivier Schrameck. Tout en reconnaissant le caractère « extrêmement difficile » de cette couverture et le fait que le nombre de manquements était « relatif », au regard des 500 heures visionnées. En cas de récidive, les sanctions peuvent aller d’une amende jusqu’à la suspension d’antenne.  Dans le collimateur du CSA, la divulgation d’informations sensibles ou données trop tôt, qui risquaient selon lui de gêner la police, de menacer la sécurité d’otages ou constituaient une atteinte à la dignité de la personne.  Le gendarme de l’audiovisuel reproche ainsi à France 24 d’avoir fait entendre les coups de feu qui ont tué le policier Ahmed Merabet et « exposé son visage », et à France 5 d’avoir montré la Une d’un journal britannique avec l’image du policier à terre. iTELE et LCI ont eu le tort de divulguer l’identité des frères Kouachi, les deux tueurs de Charlie Hebdo, avant l’appel à témoin de la préfecture. BFMTV, iTELE, LCI et TF1 ont eux désigné, à tort, une personne comme un terroriste.  BFMTV, Canal+, Euronews, France 2, France 24, LCI et TF1 sont critiqués pour avoir montré les préparatifs des assauts à Dammartin-en-Goële et à l’Hyper Cacher de la Porte de Vincennes où étaient retranchés les tueurs.  Treize télés et radios ont en outre annoncé en direct que des affrontements avaient éclaté entre les forces de l’ordre et les terroristes à Dammartin-en-Goële, ce qui aurait pu « avoir des conséquences dramatiques pour les otages de l’Hyper Cacher », critique le CSA. Il reproche également à France 2, TF1 et RMC d’avoir signalé qu’une personne était retranchée dans l’imprimerie de Dammartin et à BFMTV et LCI d’avoir évoqué celles cachées dans la chambre froide de l’Hyper Cacher. Plusieurs médias ont exprimé leur incompréhension face aux réprimandes du CSA, alors que les réseaux sociaux et les sites internet ne sont eux pas régulés. « Est-ce que cela signifie que les chaînes censées informer cessent d’informer? L’information sera-t-elle désormais l’apanage du secteur qui n’est pas régulé par le CSA, comme les réseaux sociaux ? », a lancé Thierry Thuillier, directeur de l’information de France Télévisions. « On est stupéfaits », a renchéri Marc Saikali, directeur de France 24. « Faut-il renoncer à rendre compte? Nous avons une mission internationale. Est-ce qu’on doit dire aux téléspectateurs d’aller regarder Al-Jazira ou CNN, où l’info est tronquée? Ca nous décrédibilise à l’international. Tous les dictateurs du monde vont pouvoir nous dire : +vous voyez, vous n’êtes même pas légitimes chez vous+ » « Comment pouvons-nous informer, nous radios et télés, puisque nous sommes les seuls concernés par les sanctions », a protesté Catherine Nayl, directrice de l’information de TF1.  Même agacement chez Céline Pigalle, directrice de la rédaction de iTELE. « Est-ce qu’il faut qu’on renonce à faire de l’info en temps réel ? On nous dit de ne pas rendre compte des événements à Dammartin mais le direct du site du Monde va continuer. Personne ne prétend avoir été parfait mais on semble nous dire ne pas informer ». Le CSA avait décidé à la mi-janvier de se pencher sur la façon dont télévisions et radios avaient couvert l’attentat contre Charlie Hebdo et les prises d’otages. Il avait aussi réuni les patrons et directeurs de l’info pour une réflexion commune sur le sujet, une première.

 

Attentats : commission d’enquête parlementaire, pour quoi faire ?

Attentats : commission d’enquête parlementaire, pour quoi faire ?

 

Une commission d’enquête parlementaire pourquoi pas mais pour quoi faire. ? Dans les déclarations des uns et des autres l’objet même de cette  commission ne paraît pas très clair. S’agit-il d’enquêter seulement sur les attentats récents, sur l’efficacité de nos services de surveillance sur l’ensemble de la problématique terroriste,  de faire des propositions rapides (quelques semaines) par exemple pour améliorer la sécurité publique  ou d’engager un travail de fond sur les facteurs explicatifs ? Le Parlement va donc tirer les leçons des attentats de la semaine dernière pour renforcer la lutte contre le terrorisme, vraisemblablement à travers la constitution d’une commission d’enquête. « Je pense que le Parlement souhaitera une commission d’enquête sur ce qui vient de se passer, c’est légitime et c’est naturel », a déclaré Manuel Valls lundi 12 janvier. Juste avant l’interview du Premier ministre, Nicolas Sarkozy estimait qu’il fallait un travail commun gouvernement-opposition pour « comprendre » les événements de la semaine et adopter des mesures pour améliorer la sécurité des Français « dans les semaines qui viennent ». Peu après, le chef de file des députés UMP, Christian Jacob, annonçait qu’il demandait la création d’une commission d’enquête de l’Assemblée, en souhaitant qu’elle soit le fruit d’une « démarche transpartisane » et précisant en avoir fait part au président de l’Assemblée, Claude Bartolone (PS). Le patron du groupe socialiste, Bruno Le Roux, s’est déclaré d’accord sur le principe, pour « analyser et tirer tous les enseignements sur ces attentats ». Mais il a préféré, lors de ses vœux à la presse lundi midi, parler d’une « mission ». Un terme plus général qu’une commission au sens strict, et qui pourrait permettre, a-t-il souhaité, un travail commun des députés et des sénateurs. Pour Christian Jacob, « il faut tirer les enseignements de ce qui s’est passé: dans quelles conditions des individus sont sortis du jihad, de prison, de quelle surveillance ils ont fait l’objet, et à partir de là, en tirer des éléments pour modifier la législation ». « La commission devra pouvoir auditionner tous les services de police, de sécurité et de renseignement », a-t-il souligné. Ses travaux ne risquent-ils pas d’empiéter sur l’enquête judiciaire, ce qu’interdit la Constitution? « Nous sommes dans des circonstances exceptionnelles, la représentation nationale doit pouvoir disposer de tous les éléments d’information », a répondu le député de Seine-et-Marne. Pour Bruno Le Roux, « il s’agirait d’étudier avec le gouvernement en quoi nous pouvons améliorer le dispositif antiterroriste ».

 

Attentats des djihadistes déjoués

Bruxelles : attentats des djihadistes déjoués

 

 

Le danger se rapproche avec le retour de certains membres des brigades internationales de djihadistes ; cette fois il s’agissait d’un projet d’attentat en Belgique visant notamment la commission de Bruxelles. La menace est sérieuse compte tenu du nombre de Djihadistes étrangers de retour en Europe. De l’ordre de 15 000 djihadistes étrangers ont rejoint l’Etat Islamique, la plupart viennent du Proche et Moyen orient notamment du Maroc, de l’Arabie Saoudite et de Tunisie. La France fournit le plus  fort contingent en provenance d’e l’Europe. de l’ordre de1000, la Belgique de 400, d’autres viennent encore de Grande Bretagne, de l’Australie, d’Allemagne, de la Russie et même d’Asie. A cet égard, il n’est pas certain que les plans de lutte contre les dangers de ces djihadistes européens soient bien à la hauteur de l’enjeu. L’attentat projeté en Belgique visait  , a révélé samedi soir la chaîne de radio-télévision néerlandaise publique NOS. «Les commissaires n’étaient pas visés individuellement. L’action devait ressembler à l’attaque du Musée juif (…) avec pour objectif de tuer un maximum de personnes», ajoute la chaîne, en référence à l’attaque qui avait fait quatre morts dans un musée juif de Bruxelles en mai dernier. Le journal belge L’Echo a rapporté plus tôt dans la journée que les autorités belges avaient empêché plusieurs attentats de jihadistes revenus au pays après avoir combattu en Syrie et qui sont des sympathisants du groupe État islamique (EI). Selon L’Echo, plusieurs personnes ont été arrêtées, mais les autorités ne veulent pas dévoiler quelles étaient les cibles potentielles, pour ne pas affoler le public. La chaîne NOS, qui précise que deux des jihadistes présumés étaient originaires de La Haye, assure que «l’une des cibles était le bâtiment de la Commission européenne à Bruxelles».   «Nous sommes au courant de l’information» a déclaré un porte-parole de la Commission. «Nous sommes sûrs que les autorités nationales suivent l’affaire de manière appropriée». Les bâtiments de la Commission à Bruxelles abritent plusieurs milliers de fonctionnaires dont les hauts responsables des responsables de la gestion au quotidien de l’Union et de ses 28 pays. Bruxelles abrite également le quartier général de l’Otan et de plusieurs autres compagnies et organisations internationales mais les mesures de sécurité y adoptent un profil bas et sont discrètes. La Belgique, comme d’autres pays européens, au premier rang desquels la France, s’inquiète du nombre croissant de ses ressortissants qui vont combattre en Syrie et en Irak et risquent de rentrer au pays encore plus endurcis et radicalisés. On estime à quelque 400 le nombre de personnes de nationalité belge qui sont allées se battre en Syrie, dont environ 90 sont rentrées, selon l’Echo. «Nous partons du principe que, parmi eux, un sur neuf a l’intention de commettre un attentat. C’est une évaluation conservatrice, quand on tient compte des gens qui peuvent leur venir en aide», a expliqué une source au journal.

 

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