Archive pour le Tag 'Attentats'

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Attentats de Bruxelles : la France aussi visée (Mathieu Guidère)

Attentats de Bruxelles : la France aussi visée (Mathieu Guidère)

 

 

Analyse de Mathieu Guidère, islamologue et spécialiste du monde arabe et musulman dans le Figaro

 

Comment analysez-vous cette nouvelle attaque perpétrée par Daech en Europe?

Mathieu Guidère. - On est sur une copie des attentats de Paris avec des attaques coordonnées, dans des lieux publics emblématiques. C’est le même mode opératoire, le même type de cibles qu’à Paris, la même signature. Repérages des lieux, mise au point des explosifs, location de voiture… Ce sont des attaques très préparées, avec beaucoup de logistique mais pas nécessairement beaucoup de monde pour les passages à l’acte. Comme à Paris, il est probable qu’on soit sur des commandos de deux à trois personnes. Et ça, c’est une marque de fabrique de Daech. Avant, on avait peu de monde pour la logistique mais beaucoup de monde pour le passage à l’acte. Eux préparent très bien leurs attentats et mobilisent beaucoup d’individus en amont.

 

Pensez-vous que l’arrestation de Salah Abdeslam la semaine dernière ait un lien avec ces attentats?

Son arrestation a sûrement précipité les opérations qui étaient prévues de longue date. Il est tout à fait possible que l’interpellation ait donné le top départ: «Si je tombe, allez-y.» Mais je pense surtout que c’est un pied de nez fait à la France et à la Belgique qui avaient crié victoire après sa capture. Selon moi, le message envoyé par Daech, c’est: «Vous n’avez attrapé qu’un second couteau. Vous allez voir les professionnels maintenant.» Ce qui est certain, c’est que les responsables politiques, belges comme français, en ont trop fait. Tout comme les médias. Les services franco-belges se sont concentrés sur Salah Abdeslam qui n’est qu’un kamikaze raté, menacé de mort par l’État islamique. On en a fait une star alors que ce n’est qu’un adjudant de la logistique. Et pendant ce temps-là, un attentat coordonné se préparait, alors même que la vigilance était à un très haut niveau.

Selon vous, s’agit-il de terroristes qui étaient dans l’entourage de Salah Abdeslam?

Pour moi, ce sont d’autres cellules qui ont été activées à Bruxelles. Ces commandos ont été armés, entraînés dans une logique militaire. Le cerveau des opérations a sûrement fait un séjour en Irak. Quant aux exécutants, il est possible que certains n’aient jamais quitté la Belgique ou la France. À l’inverse, il ne serait pas surprenant que d’autres aient infiltré des flux de migrants pour rejoindre l’Europe et participer à ces attaques. On sait que l’État islamique en a les capacités. Cette menace est d’autant plus réelle que l’EI a pris le contrôle de Mossoul, abritant une annexe qui fabriquait des passeports vierges à la demande.

 

Les explosions ont eu lieu dans un aéroport et à la station de métro Maelbeek située rue de la Loi, non loin des institutions européennes. Quelle est, selon vous, la portée symbolique de ces cibles?

L’aéroport est une sorte de clin d’œil à Ben Laden et un appel aux combattants d’Al Qaida à rejoindre l’État islamique, sur fond de rivalités entre les deux organisations terroristes. En résumé, Daech veut montrer qu’il fait comme al-Qaïda mais en mieux. L’idée est aussi d’abattre le pays économiquement. On sait qu’un attentat peut représenter entre 0,1 et 0,3% du PIB à un pays. En visant Bruxelles, les auteurs de ces attaques punissent également les Belges de leur coopération avec la France et envoient un signal à l’Europe. Le message est le même qu’en novembre 2015: «Puisque vous êtes passés des frappes chirurgicales à des frappes de masse, nous allons en faire de même et perpétrer des attentats de masse.»

 

Existe-t-il un «Bruxellistan» comme on a connu naguère un «Londonistan»?

 

Il est vrai que la Belgique apparaît aujourd’hui comme une base arrière du djihadisme comme l’était hier l’Angleterre. Ne pouvant plus s’installer à Londres, où les islamistes algériens avaient trouvé refuge dans les années 1990, des filières marocaines se sont établies à Bruxelles dans le courant des années 2000. Des petites communautés se sont formées et ont prospéré pendant plusieurs années. Durant cette période, la Belgique a regardé ailleurs, estimant que ces islamistes marocains ne représentaient pas un danger immédiat pour le pays. Sauf qu’après les attentats deCharlie Hebdo, la donne a changé: la France a commencé à faire pression sur la Belgique, qui a dû réagir et «faire le ménage». D’ailleurs, le «Bruxellistan» va sûrement disparaître et renaître ailleurs, peut-être dans le sud de l’Italie, point de passage des migrants en provenance de la Libye, où l’État islamique gagne du terrain.

 

Comment réduire la menace?

Cela fait quinze ans que nous essayons d’éradiquer le terrorisme, sans grand succès. Depuis les attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis, le monde libre a tout essayé dans sa guerre contre le terrorisme. S’il éprouve des difficultés, c’est parce que la solution est davantage politique que militaire. Certes, il faut réduire les groupes terroristes qui nous menacent, mais cela restera un coup d’épée dans l’eau s’il n’existe pas parallèlement une solution politique et diplomatique. Il y a un siècle exactement, les accords Sykes-Picot dessinaient les frontières actuelles du Moyen-Orient, il est temps pour la France de proposer, à l’occasion de ce centenaire, une grande conférence internationale sur cette région.

 

Côte d’Ivoire : des attentats manqués contre la France

Côte d’Ivoire : des attentats manqués contre la France

 

Il est clair que les attentats de Grand Bassam en Côte d’Ivoire visaient surtout la France et sa politique de lutte contre le terrorisme en Afrique. Ces attentats meurtriers qui ont fait une quinzaine de victimes ont en fait surtout touché  la population locale. Sans doute la preuve de l’amateurisme de ces terroristes. À la fois amateurs, abrutis  et sans doute étrangers,  ces terroristes n’ont pas fait preuve d’un grand professionnalisme. Sans doute ne connaissait-il pas beaucoup le terrain. Grand Bassam est en effet surtout une station balnéaire populaire même s’il existe quelques rares hôtels avec présence de quelques européens. Pour l’essentiel le mobilier urbain de Grand Bassam se compose de paillotes tout au long de la plage, des paillotes surtout fréquentées par les milieux populaires et des jeunes venus d’Abidjan. Cet attentat auraien t pu se conclure par massacre de plusieurs centaines de personnes. Faute de connaissances du terrain, aussi d’équipements, les conséquences ont pu être limitées même si elles demeurent cependant dramatiques. En outre les assaillants ont sans doute négligé le fait qu’il n’existe qu’une seule route (avec un seul pont) pour desservir cette plage, ce qui limite considérablement les possibilités de fuite des terroristes. Du coup, ces terroristes ont pu facilement être encerclés par les forces de leur local. Du faît du brassage de population, du climat général de tolérance,  la Côte d’Ivoire n’est pas un territoire privilégié pour le terrorisme. Il s’agit plus vraisemblablement d’une réponse politique à la présence de la France dans d’autres pays notamment au Mali. De ce point de vue on peut penser que la tentative de déstabilisation politique et économique relève d’une action isolée sans grandes chances de succès pour l’avenir. Des hommes armés ont donc  attaqué dimanche trois hôtels de Grand-Bassam, près d’Abidjan en Côte d’Ivoire, tuant 14 civils et deux membres des forces spéciales, rapportent les autorités ivoiriennes. Un ressortissant français au moins figure au nombre des personnes tuées, a-t-on appris auprès du ministère français des Affaires étrangères à Paris. D’après un officier des forces de sécurité ivoiriennes, au moins quatre Européens ont été tués. « Trois hôtels situés à Grand-Bassam ont été attaqués ce dimanche par des hommes armés. Les forces de défense et de sécurité sont intervenues immédiatement et ont pu neutraliser six terroristes. Les ratissages sont en cours », a déclaré à la télévision nationale le ministre de l’Intérieur Hamed Bakayoko. A Paris, le président François Hollande a confirmé dans un communiqué qu’ »au moins un Français » avait été tué par des assaillants armés, dénonçant un « lâche attentat ». « La France apporte son soutien logistique et de renseignement à la Côte d’Ivoire pour retrouver les agresseurs. Elle poursuivra et intensifiera sa coopération avec ses partenaires dans la lutte contre le terrorisme », a ajouté le chef de l’Etat.

Attentats: services de renseignements défaillants .

Attentats: services de renseignements défaillants

Après la phase d’émotion, de compassion, place à la phase d’interrogation après les attentats de novembre. Un rapport parlementaire pointe les défaillances des services de renseignements défaillances qui sont aussi dénoncés par le patron de la CIA. Interrogé sur le plateau de l’émission 60 minutes, diffusée dimanche soir sur la chaîne CBS News, le patron de la CIA John Brennan a donné sa vision des attentats qui ont frappé Paris le 13 novembre. Le directeur de l’agence de renseignement américaine a eu des mots très durs quant au travail de ses homologues français. « Paris a été un échec pour les services de renseignement, a-t-il déclaré. Tous les terroristes, sauf un, étaient des citoyens français, entraînés par l’État islamique en Syrie. Ils ont réussi à revenir sans être détectés et ont attaqué à six endroits tuant 130 personnes. » Selon lui, les signes avant-coureurs signalant une attaque imminente ne manquaient pourtant pas.  »Nous savions que les voyants étaient au rouge. Nous étions au courant, quelques jours auparavant, que Daech préparait quelque chose. » Malgré cela, les auteurs des attaques auraient  »réussi à prendre l’avantage grâce aux nouveaux moyens de communication ». Le rapport parlementaire évoque aussi les manquements des services de renseignement. «Comment se fait-il qu’un terroriste interdit de territoire français et européen se retrouve à diriger une attaque de cette ampleur?», s’est également interrogé Mohamed Zenak, dont la fille a été blessée au «Comptoir Voltaire», évoquant la présence à Paris d’Abdelhamid Abaaoud, le soir des attaques. Il avoue se poser «la question des responsabilités» des services de l’État dans les failles à déplorer ce soir-là. Alexis Lebrun, un membre de l’association «Life for Paris» déplore, lui, qu’il n’y ait eu ni présence policière, ni fouille au Bataclan le soir du 13 novembre, alors que la menace d’attaques de salles de concert était connue. En revanche, il estime qu’il est possible de déjouer une telle attaque. Le patron de la CIA en déduit en tout cas que les services de renseignement doivent « travailler plus dur. » « Nous devons avoir les ressources, techniques et humaines » pour lutter, a-t-il encore affirmé. Le patron de la CIA a également déclaré que les tentatives d’attaques de Daech sur le sol américain étaient très probables.

Un impact des attentats sur la croissance (INSEE)

Un impact des attentats sur la croissance (INSEE)

La croissance de la France ne fera déjà pas des miracles en 2015 puisqu’on prévoit une augmentation de l’activité de 1 %. En outre les attentats vont peser sur le dernier trimestre voir au-delà ;  on attendait en effet pour ce dernier trimestre 0,4 % de croissance pour le Pib on devra se contenter de 0, 2 % L’impact des attentats du 13 novembre sur l’économie française devrait être limité et temporaire, estime l’Insee, qui a revu en baisse ses prévisions pour le quatrième trimestre mais se montre confiant dans sa capacité à renouer ensuite avec un rythme de croissance cependant très modérée. Dans une note de conjoncture publiée jeudi, l’institut ne table plus que sur une hausse de 0,2% du produit intérieur brut (PIB) du dernier trimestre 2015, contre 0,4% auparavant.  Cette inflexion ne serait que passagère, le PIB repartant sur un rythme de progression de 0,4% par trimestre sur les six premiers mois de 2016. Avec le +0,3% enregistré au troisième trimestre, la croissance de l’ensemble de 2015 se situerait à 1,1%, soit le niveau le plus élevé depuis 2011 et juste au-dessus du scénario du gouvernement (1,0%) comme le prévoyait déjà l’Insee. « C’est le scénario qui nous semble le plus probable », a déclaré Vladimir Passeron, chef du département conjoncture de l’Insee, « la consommation des ménages et la croissance française plieraient en fin d’année mais feraient preuve de résistance ». Se fondant sur les réactions à des situations similaires dans le passé, l’Insee estime que l’impact des attentats de Paris et Saint-Denis se fera sentir sur la consommation de services marchands, en premier lieu l’hébergement-restauration et dans une moindre mesure les transports et les loisirs. Il se traduirait par une consommation des services en baisse de 0,3%, soit l’équivalent de -0,1 point de PIB au 4e trimestre.

Ventes au détail : au plus bas après les attentats

Ventes au détail : au plus bas après  les attentats

 

 

C’est un peu au doigt mouillé que la Banque de France avait évalué conséquences des attentats en considérant que cela réduirait le PIB de 0,1 %. Ce que constate aujourd’hui la Banque de France c’est un recul de plus de 1 % des ventes de détail. Pour mesurer l’ampleur du phénomène il faudra attendre fin décembre et les gros achats de Noël et du nouvel an. Ce qui paraît certain c’est que les consommateurs hésitent à se rendre dans les très grands magasins et ont tendance à réduire le volume de leurs achats. Les incidences sur la croissance pourraient être plus importantes que prévu surtout en 2016 dans la mesure où en France cette croissance repose surtout sur la consommation des ménages Les ventes au détail ont donc accusé leur plus forte baisse depuis huit mois en novembre en France du fait des attentats de Paris et de Saint-Denis, dont l’impact s’est fait particulièrement ressentir dans les grands magasins, selon l’enquête mensuelle de la Banque de France dans le commerce de détail publiée lundi. L’indicateur d’activité du secteur a reculé de 1,1% sur le mois pour s’inscrire à un plus bas depuis mars, celui des seuls grands magasins chutant de 4,3% à un plus bas depuis juillet 2014. Le rebond des ventes à distance (+3,2%) et, dans une moindre mesure, des supermarchés (+0,8%) n’ont pas suffi à compenser ces baisses, qui ont touché également les hypermarchés (-1,9%). Dans ses dernières prévisions sur l’économie française, publiées début décembre, la Banque de France estimait que l’impact des attentats serait « sans doute transitoire et donc limité ».  Le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, a quant à lui déclaré que l’impact pourrait être de 0,1 point de PIB, soit environ deux milliards d’euros.

 

Attentats : un impact économique limité ? (Banque de France)

Attentats : un impact économique limité ? (Banque de France)

C’est sans doute au doigt mouillé que la Banque de France considère que l’impact des attentats sera limité sur le plan économique. La vérité c’est que personne sans doute n’en sait rien. Il faudra prendre en compte la forte diminution de la fréquentation dans les hôtels et les restaurants, la baisse aussi du tourisme en général. Sans parler de l’attentisme probable des ménages comme des investisseurs. Dans ses prévisions pluriannuelles publiées vendredi, l’institution monétaire française a maintenu inchangée sa prévision globale de croissance pour 2015 à 1,2%. Dans une note interne réalisée une semaine après les attentats, la direction du Trésor avait déjà évalué l’impact potentiel des attaques du 13 novembre à 0,1 point de croissance au quatrième trimestre, soit l’équivalent de 500 millions d’euros. Selon l’enquête mensuelle de conjoncture réalisée par la BdF, en novembre « l’activité dans les services augmente à un rythme plus modéré que les mois précédents ». La production industrielle de son côté « progresse plus lentement que le mois précédent ». « Les livraisons croissent légèrement » et « les carnets de commandes sont assez bien garnis » mais « les prix s’érodent légèrement », note la BdF. En décembre, la production industrielle est attendue « en faible hausse ». L’activité du bâtiment quant à elle « progresse très légèrement, notamment le second œuvre » en novembre. Elle « devrait être à nouveau en faible progression en décembre ».

Terrorisme : 1000 personnes refoulées à la frontière depuis les attentats

Terrorisme : 1000 personnes refoulées à la frontière depuis les attentats

 

Il est clair que cette fois le gouvernement a notoirement musclé sa politique sécuritaire après les attentats du 13 novembre. Contrairement à ce qu’estime certains démagogues le risque zéro ne pourra cependant être atteint. Pour autant ces mesures sont utiles et elles créent un sentiment d’instabilité chez les terroristes potentiels. Ceci étant  bien d’autres mesures sont à prendre notamment en matière de renseignement mais les premières dispositions montrent cependant une certaine efficacité. On pourra toujours objecter que ces mesures sont encore insuffisantes, ce qui est sans doute vraisemblable. De ce point de vue  il faudra cependant encore du temps pour approfondir la problématique de ce terrorisme nouveau qui frappe en Occident. À cet égard il sera sans doute difficile de trouver le juste équilibre entre politique sécuritaire et protection des libertés. En attendant 1.000 personnes représentant un risque pour la sécurité ont été refoulées avant leur entrée en France depuis la mise en place de contrôles aux frontières à la suite des attentats du 13 novembre, a déclaré samedi Bernard Cazeneuve.  Le ministre de l’Intérieur, qui a dressé le bilan des mesures prises dans le cadre de l’état d’urgence, a contesté toute inertie du gouvernement en matière de sécurité.   »Depuis la mise en place des contrôles aux frontières, ce sont près de 1.000 personnes qui ont été empêchées d’entrer sur le territoire national en raison du risque que ces personnes pouvaient représenter », a-t-il dit lors d’un déplacement à Strasbourg.  Près de 2.000 perquisitions administratives ont été menées, 212 personnes placées en gardes à vue, 318 armes – dont 31 armes de guerre – saisies et 312 individus assignés à résidence, a-t-il par ailleurs indiqué. Bernard Cazeneuve, qui a visité le marché de Noël de Strasbourg et inspecté le dispositif de contrôle de la frontière par les polices françaises et allemandes, a balayé les « polémiques » sur la présumée inaction du gouvernement. « J’entends parfois, dans le bruit des polémiques (…) certains propos qui laissent à penser, et ce n’est pas responsable, que l’Etat n’aurait pas pris des mesures qui relèvent de sa compétence pour faire face au risque », a-t-il dit.   »Toutes les dispositions ont été prises et toutes les mesures ont été appliquées y compris sur les sujets sur lesquels au cours des années précédentes, peu de choses avaient été faites », a-t-il assuré. La loi antiterroriste de novembre 2014 a permis de bloquer 90 sites et 115 adresses internet et de prononcer 205 interdictions de sorties du territoire et 75 interdictions d’entrée, a-t-il indiqué. Depuis le début de l’année, le ministère a fait expulser 34 imams et prêcheurs « proférant des propos qui appellent au terrorisme » et deux mosquées « dont les membres appelaient à la haine » ont été fermées, a poursuivi Bernard Cazeneuve.

Moscovici promet la croissance en dépit des attentats

Moscovici promet la croissance en dépit des attentats

Moscovici commissaire européen aux affaires économiques s’engage sans doute un peu en affirmant que la croissance n’aura pas à pâtir des attentats. Première observation, il faudrait d’abord qu’il existe une croissance en Europe. En réalité cette croissance se limite à 1,4 % pour l’augmentation du PIB. Moscovici se fonde pour l’avenir sur des hypothèses économiques quelque peu intimistes (jusqu’à presque 2 % de croissance dans les années à venir). Or la BCE, elle, considère que la zone euro est engluée dans une croissance molle et ne prévoit au mieux que 1,4 % d’évolution du PIB  pour les années à venir. Dernière observation, les attentats auront inévitablement des conséquences notamment sur le tourisme et le commerce mais aussi sur la confiance des acteurs économiques. Bref des affirmations de Moscovici qui relève surtout de la méthode Coué. Le commissaire européen aux Affaires économiques, Pierre Moscovici, a en effet  dit ne pas croire que les attentats perpétrés à Paris puissent avoir un impact sur la croissance en France et dans la zone euro. Dans un entretien à France Inter diffusé samedi mais enregistré la veille, Pierre Moscovici estime que les exemples passés en Europe ne laissent pas craindre de rechute économique après ces attaques qui ont fait 130 morts et plus de 350 blessés le 13 novembre. « Je ne crois pas pour ma part que cette croissance soit affaiblie par ce qu’il se produit actuellement, ou menacée », a-t-il dit, alors que le gouverneur de la banque d’Italie, Ignazio Visco, s’est inquiété, lui, d’un poids négatif sur la reprise. La croissance de la zone euro est attendue à 1,6% du PIB cette année, puis à 1,8% en 2016 et 1,9% en 2017, a rappelé Pierre Moscovici. Pour la France, les estimations de la Commission tablent sur 1,1% puis 1,4% et 1,7%.

 

Attentats : retour aux années 50 pour la CGT ?

Attentats : retour aux années 50 pour la CGT ?

 

La CGT ce singularise en prenant nettement position contre les interventions militaires en Syrie. Certes la CGT n’a pas tort d’expliquer que les puissances occidentales ont une responsabilité lourde dans la déstabilisation politique en Irak, en Libye voire en Syrie. Et de ce point de vue  effectivement cette déstabilisation à largement favorisé l’émergence de l’État islamique. Pour autant la condamnation de l’intervention militaire en Syrie renvoie à des positions ambiguës qu’a prises la CGT dans le passé (concernant notamment les anciens pays communistes). D’une certaine manière il semble bien que la CGT ait  abandonnée l’évolution idéologique entamée notamment à l’initiative de Bernard Thibault. Sur le plan économique social ou politique c’est  le repli sur la citadelle assiégée, l’enfermement dans des positions uniquement protestataires, le corporatisme, l’archaïsme ;  une sorte de splendide isolement avec un parfum des années 50.  Dans un communiqué envoyé mercredi en fin d’après-midi, la CGT démontre donc sa singularité et son refus de se fondre dans l’unité nationale après les attentats qui ont frappé Paris et Saint-Denis le 13 novembre. Si le centrale de Montreuil condamne sans réserve les attentats et adresse sa solidarité «à toutes les victimes de ces assassinats», elle n’en entonne pas moins une petite musique différente. Bien sur, elle note avec satisfaction «que le Président annonce (…) ne plus considérer le pacte de stabilité comme un horizon indépassable». Mais elle s’oppose, avec un discours qui frôle l’angélisme, à la stratégie développée par François Hollande d’intensifier les frappes contre Daech. «La guerre ne règle rien, au contraire, déclare la centrale dirigée par Philippe Martinez. Les multiples interventions militaires (en Irak, en Libye, en Syrie, etc.), loin d’instaurer la démocratie, ont généré un appauvrissement des populations avec des centaines de milliers de victimes et une impasse économique et sociale. C’est le terreau sur lequel le terrorisme se développe, poussant des populations entières sur le chemin de l’exil». «La guerre ne règle rien, au contraire. C’est le terreau sur lequel le terrorisme se développe, poussant des populations entières sur le chemin de l’exil». Des arguments qui ne sont pas totalement faux mais qui témoigne quand même d’une certaine naïveté voir d’une neutralité discutable dans la guerre contre l’État islamique.

Attentats: qui est Abdelhamid Abaaoud ? Un voyou et un raté, comme les autres

Attentats: qui est Abdelhamid Abaaoud ? Un voyou et un raté,  comme les autres

 

L’instigateur possible des attentats à parfois été représenté par les grands médias comme le cerveau et même l’intellectuel de la bande de fous furieux que manipulent l’état islamique. On a même affirmé que l’intéressé avait fait des études et qu’il possédait une solide instruction d’où sa rapide promotion au sein de l’État islamique. Vérification faite les études de l’intéressé se limitent à la cinquième. En fait Abdelhamid Abaaoud, présente le même profil que les autres c’est-à-dire le profil d’un taré, d’un voyou et d’un barbare. Certes au sein  de l’État islamique il y a quelques intellectuels mais dans la grande majorité des cas les troupes des terroristes sont surtout composées de jeunes voyous condamnés à plusieurs reprises pour des délits de droit commun. Des marginaux qui pratiquement n’ont jamais travaillé (ou très peu) et qui trouve dans le djihad une légitimité philosophique, morale et religieuse à leur haine de l’autre et de la civilisation moderne.  Abdelhamid Abaaoud, djihadiste belge qui est né et a grandi dans la commune de Molenbeek, dans l’agglomération, bruxelloise. Son père, un Marocain, a longtemps tenu une boutique de vêtements juste à côté de la place de la Mairie. Une boutique aujourd’hui fermée. C’est dans cette ville aussi que vit la famille Abdeslam. L’un des fils, Brahim est mort en se faisant sauter boulevard Voltaire à Paris lors des attentats de vendredi soir. L’autre frère, Salah, est toujours recherché. Un mandat d’arrêt international et un appel à témoins ont été lancés par les autorités belges et françaises.   A Molenbeek, Abdlehamid Abaaoud est décrit comme un jeune homme discret qui a même fréquenté pendant un an le très chic collège catholique Saint-Pierre où il a été scolarisé entre 1999 et 2000 en première année de secondaire, l’équivalent de notre cinquième. « J’ai eu l’occasion de le rencontrer à maintes reprises durant sa jeunesse« , détaille Ahmed El Khannouss, maire-adjoint de Molenbeek. « A aucun moment il me donnait l’impression de quelqu’un qui avait les capacités, ni intellectuelles, ni organisationnelles, mais on sait que la fonction fait l’homme et donc je m’interroge sur son évolution« , détaille-t-il. « Le fait de le présenter comme étant le cerveau, ça reste pour moi un point d’interrogation. Ce n’était pas un leader, c’était quelqu’un de très effacé et timide. » Abdelhamid Abaaoud a eu des démêlés avec la justice belge pour des faits de droit commun en 2011. Il a été impliqué avec son copain de quartier, Salah Abdeslam, dans un vol avec effraction. Les deux hommes ont fait un mois de détention provisoire. Moins de deux ans après, Abdelhamid Abaaoud prend le chemin de la Syrie et rejoint les rangs de Daech. Il fait au moins un aller-retour avec la Belgique. En 2014, il emmène son petit frère de 13 ans en Syrie et l’exhibe en photo sur les réseaux sociaux un fusil d’assaut à main. Abdelhamid Abaaoud gravit les échelons – semble-t-il, de Daech. Il se vante d’être le commanditaire de l’attentat déjoué de Verviers, en Belgique, une semaine après l’attentat de Charlie au mois de janvier dernier. C’est à ce moment-là que le monde découvre le visage de ce djihadiste belge, au volant d’un pick-up. Le visage goguenard, celui qui se fait désormais appeler « Abou Omar Soussi », traîne des corps vers une fosse commune.  Bref un pauvre type, taré, ignare et sanguinaire, comme les autres.

Attentats : « Non à la surenchère juridique » (Juppé)

Attentats : Non à la surenchère juridique’ (Juppé)

Juppé a sans doute raison ;  dans la période faute de réelles convictions et de courage, on risque de se réfugié encore vers l’élaboration de dispositions juridiques au lieu de mettre en place des actions précises et efficaces. Une allusion à peine voilée autant à la droite et la gauche. Pour la gauche allusion vraisemblablement à une révision de la constitution qui ne paraît pas réellement prioritaire. Pour la droite allusion aussi à des mesures que proposent  Sarkozy ou Wauquiez dans le domaine de l’évolution du droit. Pour Juppé si l’environnement juridique peut évoluer par contre la priorité c’est l’action, une action possible dans l’environnement légal actuel à condition d’en avoir la volonté. (Interview Le Figaro)

 La droite a-t-elle tort de critiquer le gouvernement ?

Alain JUPPÉ. - Chacun s’exprime à sa manière. Je continue à penser que la France a besoin d’unité, que les Français demandent cette unité. Ils sont d’ailleurs peut-être plus unis aujourd’hui qu’au lendemain des attentats de janvier. Alors, s’il y a des choses critiquables dans les annonces du gouvernement, nous ferons notre travail. S’il y a de bonnes choses, il faut le dire aussi. Quand je parle d’unité, je ne pense pas à un gouvernement d’union nationale. Je n’ai jamais été en soutien au gouvernement. Je proposerai, si je gagne les primaires, une autre politique économique, une autre politique fiscale, pénale, de santé que celles qui sont menées actuellement. En revanche, aujourd’hui, nous ne devons pas mettre de bâtons dans les roues du gouvernement sur les questions de sécurité.

La majorité a-t-elle trop tardé?

Bien sûr, on peut reprocher du retard. Mais aujourd’hui, nous devons être vigilants et exiger des résultats. Je souhaite que, dans les six mois, le président de la République vienne au rapport et explique ce qui a été fait. Méfions-nous cependant de la surenchère d’imagination juridique. Tous les outils sont déjà en place: on peut faire des perquisitions jour et nuit avec l’état d’urgence, prononcer des interdictions de séjour, expulser les imams étrangers qui se rendent coupables d’apologie du terrorisme, poursuivre les imams français qui commettent le même genre d’infractions. Ce qui compte, c’est la volonté politique d’agir. Il y a sans doute eu des retards, mais gardons-nous de faire croire que tout allait bien avant 2012 et que rien ne va plus depuis 2012. Nous ne sommes pas non plus blanc-bleu.

 

Attentats : 84% des Français veulent davantage de contrôles.

Attentats : 84% des Français veulent  davantage de contrôles.

Les attentats ont opéré  un basculement idéologique vers le sécuritaire ;  98 % des Français évaluent comme élevée la menace terroriste, selon le sondage IFOP pour Le Figaro et RTL. Des résultats qui vont contraindre le gouvernement de passer de la posture martiale à la prise d’action qui ne se cantonne pas au symbolique ou à l’accessoire. D’une certaine manière le gouvernement est pris au piège, en tout cas ses décisions seront très attendues.  Jamais depuis 1992, les menaces n’avaient atteint un tel niveau. A titre de comparaison, la menace avait été jugée élevée par 93 % des Français après Charlie Hebdo. Une différence qui peut s’expliquer par le type de victimes et le mode opératoire des terroristes. En s’en prenant à des anonymes, la France entière s’est sentie encore plus impliquée par les attentats. De la même manière, il n’existe pas de différence entre les zones rurales et zones urbaines. «C’est bien toute la France qui est ébranlée», reconnaît Jérôme Fourquet, directeur du pôle opinion de l’IFOP. La gauche, qui s’est toujours montré inflexible sur la défense des libertés individuelles, a largement basculé vers une dimension plus sécuritaire. De ce point de vue, ces attentats marquent sans doute un virage idéologique. Ainsi, 84 % des personnes interrogées se disent prêtes à accepter davantage de contrôles et une certaine limitation de leurs libertés pour mieux garantir la sécurité. Même à gauche, 65 % du Front de gauche et 87 % du PS souscrivent à cette idée. Corollaire des paroles martiales de François Hollande et Manuel Valls sur la France qui est désormais entrée en guerre, 59 % des Français approuvent ces déclarations et les conséquences que cela implique. Cette adhésion a une très forte conséquence sur les toutes les mesures envisagées par le gouvernement. «Désormais, les Français adhèrent non seulement à la rhétorique de la guerre, Valls avait déjà parlé de guerre en janvier dernier, mais également aux décisions entraînant une restriction des libertés publiques», affirme Jérôme Fourquet. Le fichier S, qui regroupe les personnes suspectées d’activités contraire à la sécurité du pays, constitue un point important de l’enquête et sans doute de la phase constitutionnelle et législative qui s’ouvre. Or, les Français sont largement favorables (74 %) à l’emprisonnement des personnes qui figurent sur ce fichier S. Une proposition qui retient l’adhésion de presque tous les Français, quelle que soit leur préférence partisane. Ils sont 47 % au FG, 64 % au PS, 87 % chez LR et 94 % au FN. L’électorat de gauche, traditionnellement très rétif à toutes atteintes aux libertés publiques, a cette fois-ci basculé.  Conséquence directe des attentats, 85 % approuvent l’intervention militaire en Syrie, alors même que les terroristes ont justifié leurs actes par les précédentes actions militaires françaises dans ce pays. Autre conséquence de l’attentat, les Français sont à 62 % contre l’accueil des migrants quand ils étaient 47 % à le souhaitent il y a seulement un mois.

 

Attentats : des conséquences économiques

Attentats : des conséquences économiques

Après Le très modeste rebond de la croissance au troisième trimestre à 0,3% (et  le chiffre nul du deuxième trimestre), la très modeste croissance  risque d’être menacée par les conséquences des attentats. L’effet premier concernera le tourisme, aussi la consommation. Pour le tourisme il faut pour le moins envisager des reports dans le temps de la venue de certains touristes étrangers ;  de la même manière certains Français pourraient être conduits à différer des voyages en particulier en région parisienne. La consommation des ménages qui pour l’essentiel soutient  la croissance pourrait elle aussi être affectée par le climat d’incertitude qui existait déjà mais renforcé par les risques d’attentats. En outre jusque-là on a sans doute minimisé des conséquences du ralentissement de la croissance économique (en Asie notamment en Chine)  et du tassement européen en particulier en Allemagne. Il est clair enfin que les mesures de sécurité renforcées dans les espaces publics et les commerces peuvent affecter la fréquentation des magasins  Le patron du Medef s’est inquiété mardi des conséquences des attentats et de l’état d’urgence sur l’économie en général et les secteurs du commerce et du tourisme en particulier. « Nous étions en montée lente sur le plan de la croissance, tout cela est très fragile, il ne faudrait pas que ces attentats conduisent à trop de difficultés sur le plan économique pour nos entreprises », a dit Pierre Gattaz, lors d’un point de presse. Il a prôné l’adoption de mesures « intelligentes » de sécurité de vigilance, de précaution, de prévention. Le Medef a notamment décidé de mettre en place un groupe de travail sur l’impact économique des événements, principalement sur les secteurs du commerce et du tourisme, pour voir comment protéger les espaces sans « asphyxier pendant des semaines une économie à l’approche de Noël ». Le ministre de l’Economie a reçu mardi l’ensemble des organisations patronales autour des mesures prises par le gouvernement après les attentats de vendredi. Emmanuel Macron avait déjà réuni lundi sur le même thème la cellule de continuité économique qui regroupe les principales directions de Bercy et les représentants des organisations professionnelles des secteurs vitaux de l’économie. « Il s’agissait de faire à fois la pédagogie sur les mesures qui ont été prises et d’avoir un échange sur les questions de sécurité », a-t-on indiqué dans l’entourage du ministre. Le ministre n’a demandé aucune fermeture systématique de commerce, à l’exception de ceux qui étaient sur la voie publique, comme le marché de Noël sur Champs-Elysées, fermé jusqu’à mercredi, a-t-on ajouté.

 

Revendication des attentats : la voix d’un djihadiste français identifié

 

Revendication des attentats : la voix d’un djihadiste français identifié

La voix du Jihad East qui a revendiqué les attentats au nom de l’État islamique est celle d’un français, Fabien Clain, C’est un vieux routier du jihadisme français, pilier de la mouvance toulousaine des Merah. L’intonation n’est ni martiale ni agressive, la voix est douce, posée. Les mots sont d’une violence rare pour se réjouir de la mort des « idolâtres » du Bataclan, des « croisés », et pour prévenir: « Cette attaque n’est que le début de la tempête et un avertissement pour ceux qui veulent méditer et retirer leurs leçons ». Âgé d’environ 35 ans, ce Réunionnais n’appartient pas à la génération des « djihadistes Facebook » partis en Syrie embrigadés par internet et dotés d’un bagage religieux sommaire. Comme un Saïd Arif ou un David Drugeon, son profil et son passé en font un cadre et un mentor naturels pour les plus jeunes parmi les quelque 850 Français et Belges qui seraient actuellement en Syrie. Converti à l’islam dans les années 90, il semble s’être radicalisé dans la première moitié des années 2000. Il appartient alors à un groupe de jeunes Toulousains qui fréquentent une salle de prières de Bellefontaine à Toulouse et se réunit volontiers dans un petit village de l’Ariège, Artigat, autour d’un étrange « gourou », Olivier Corel. D’origine syrienne, l’ »Émir blanc », aujourd’hui septuagénaire, fait office de « savant en religion » pour ces jeunes qui viennent régulièrement dans sa petite maison écouter ses préceptes. Au même titre qu’un autre converti, l’Albigeois Thomas Barnouin, Fabien Clain, alias « frère Omar », exerce un ascendant intellectuel certain sur le groupe. Notamment auprès de deux frères, Abdelkader et Mohamed Merah, et d’un de leurs intimes, Sabri Essid. Surveillé de plus en plus près, le groupe de Toulouse-Artigat apparaît dans les radars de la justice fin 2006. Le 12 décembre, Essid et Barnouin sont interceptés par l’armée syrienne, en route pour combattre les troupes américaines en Irak.

 

Tourisme : des conséquences après les attentats

Tourisme : des conséquences après les attentats

Il faut prévoir d’une chute du tourisme en France après la série d’attentats terroristes sans précédent survenue vendredi soir à Paris. La fréquentation des hôtels parisiens avait déjà chuté après les attentats de janvier. Mais cette fois, les professionnels du secteur disent craindre un mouvement nettement plus massif, compte-tenu de l’ampleur des attaques perpétrées dans la capitale. « Ça va être très difficile pour le tourisme dans les jours qui viennent. Le secteur va souffrir», a déclaré à Reuters Georges Panayotis, président du cabinet spécialisé MKG Group. Alors que l’hôtellerie française avait repris des couleurs en septembre et octobre – grâce notamment aux salons – et qu’elle tablait sur de très bons taux de remplissage avec la conférence sur le climat (COP21) qui se tiendra au Bourget à partir du 30 novembre, elle risque aujourd’hui beaucoup d’annulations. « Je pense que ce sera pire qu’en janvier. Ce qui s’est passé est énorme. Le monde entier a les yeux rivés sur la France », ajoute-t-il. Le secteur du luxe devrait lui aussi être directement touché compte-tenu du poids de la clientèle touristique dans les ventes de produits de luxe. Les achats touristiques pèsent pour environ la moitié de ses ventes du secteur en Europe. Toutes les marques de luxe, comme Louis Vuitton (groupe LVMH), Gucci (Kering) ou Chanel ont largement profité, cette année, d’un afflux de touristes asiatiques attirés par d’importants écarts de prix entre l’Europe et le reste du monde, amplifiés par la baisse de l’euro.

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