Archive pour le Tag 'attentat'

Un attentat type « 11-Septembre » vraiment déjoué en France !!!

Un attentat type « 11-Septembre » vraiment  déjoué en France !!!

 

 

Dans une période caractérisée par des préoccupations électorales (les municipales bien sûr mais aussi déjà l’échéance de 2022), il convient de se montrer prudent par des annonces fracassantes au profit du pouvoir en place. Surtout quand elles viennent d’un ministre de l’intérieur actuellement en grande position de faiblesse ; Il y a d’abord l’enflure des mots : un attentat type11 septembre. En fait cela concernerait un seul individu. Reste aussi à vérifier la faisabilité des intentions du suspect qui aurait été arrêté avant l’affaire de la préfecture de Paris. Bizarre aussi qu’on annonce cet événement juste le jour où le ministre de l’intérieur intervient à la télévision pour justifier toute sa politique. Un projet d’attentat s’inspirant des attaques du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis a été déjoué en France “juste avant” l’attaque à la préfecture de police de Paris début octobre, a donc annoncé jeudi Christophe Castaner.

Juste avant le 3 octobre, “un 60e attentat – nous les comptons depuis 2013 – a été déjoué”, a déclaré le ministre de l’Intérieur dans l’émission “Vous avez la parole” sur France 2. “Un individu qui voulait s’inspirer du 11 septembre et des avions qui ont détruit les tours du World Trade Center (…) a été interpellé par nos services”.

“C’était son projet, il était en train de s’organiser comme cela et nos services ont fait le nécessaire pour qu’il soit interpellé”, a-t-il ajouté. Le problème c’est que désormais la parole de Castaner manque cruellement de crédibilité et de sérieux. Témoin encore les incidents entre police et pompiers lors de la manifestation de ces derniers.

 

Sondage attentat Préfecture de Paris: Castaner disqualifié

Sondage attentat  Préfecture de Paris: Castaner disqualifié

 

L’attentat semble avoir totalement disqualifié Castaner auprès de l’opinion publique. Sa crédibilité avait déjà été fortement entamée lors du mouvement des gilets jaunes mais là c’est sa compétence et son sérieux qui sont discutés ; Le malheur c’est que l’image de la police (et de la gendarmerie)  se trouve également affectée dans  sa capacité à assurer la protection des Français contre le terrorisme notamment.

 

Selon un sondage réalisé par Odoxa-Dentsu Consulting pour Le Figaro et Franceinfo les 9 et 10 octobre, l’attaque à la préfecture de police de Paris «a entaché la confiance des Français dans les institutions et les politiques censés les protéger».

Pour les trois quarts des Français (73 %), elle n’est pas un acte isolé mais le signe que d’autres services de police et de renseignement en France sont concernés. L’image qu’ils ont de la police, de l’armée et des services de renseignement s’est ainsi détériorée, perdant de 5 à 7 points, par rapport au dernier sondage de juillet 2018, même s’ils gardent très largement confiance en eux.

Cette attaque a en outre «dégradé un peu plus l’image qu’ils avaient du ministre de l’Intérieur», Christophe Castaner. 71 % des sondés ne lui font pas confiance, 69 % l’estimant «pas compétent» et 76 % «pas rassurant». Les deux tiers estiment par ailleurs qu’«il a commis une faute en s’exprimant trop vite sur le sujet».

 

 

Sondage attentat de Paris: Castaner disqualifié

Sondage attentat de Paris: Castaner disqualifié

 

L’attentat semble avoir totalement disqualifié Castaner auprès de l’opinion publique. Sa crédibilité avait déjà été fortement entamé lors du mouvement des gilets jaunes mais là c’est sa compétence et son sérieuse qui sont discutés ; Le malheur c’est que l’image de la police (et de la gendarmerie)  se trouve également affectée dans  sa capacité à assurer la protection des Français contre le terrorisme notamment.

 

Selon un sondage réalisé par Odoxa-Dentsu Consulting pour Le Figaro et Franceinfo les 9 et 10 octobre, l’attaque à la préfecture de police de Paris «a entaché la confiance des Français dans les institutions et les politiques censés les protéger».

Pour les trois quarts des Français (73 %), elle n’est pas un acte isolé mais le signe que d’autres services de police et de renseignement en France sont concernés. L’image qu’ils ont de la police, de l’armée et des services de renseignement s’est ainsi détériorée, perdant de 5 à 7 points, par rapport au dernier sondage de juillet 2018, même s’ils gardent très largement confiance en eux.

Cette attaque a en outre «dégradé un peu plus l’image qu’ils avaient du ministre de l’Intérieur», Christophe Castaner. 71 % des sondés ne lui font pas confiance, 69 % l’estimant «pas compétent» et 76 % «pas rassurant». Les deux tiers estiment par ailleurs qu’«il a commis une faute en s’exprimant trop vite sur le sujet».

Auteur de l’ attentat préfecture : employé modèle ou terroriste ?

Auteur de l’  attentat préfecture : employé modèle ou terroriste ?

Après la communication ratée de l’incendie de Rouen, c’est une vraie faillite de la communication sur l’affaire de l’attentat de la préfecture. Difficile de comprendre la communication du gouvernement qui est passé du profil d’un employé modèle à celui de terroriste pour  l’auteur des attentats de la préfecture de Paris. Pour parler clair le procureur du parquet national anti terroriste a dit à peu près le contraire du ministre de l’intérieur Christophe qui Castaner avait déclaré jeudi que le suspect n’avait jamais présenté de signe d’alerte.

Le procureur du parquet national antiterroriste, Jean-François Ricard indiqué que l’auteur s’était converti à l’islam depuis une dizaine d’années. L’analyse de son téléphone a en outre permis de “faire apparaître des contacts (avec) plusieurs individus susceptibles d’appartenir à la mouvance islamiste salafiste”, a indiqué Jean-François Ricard, ajoutant que “plusieurs témoignages ont fait apparaître qu’il aurait adhéré à une vision radicale de l’islam”.

L’ensemble de ces éléments, a conclu le procureur, explique que le Parquet national antiterroriste se soit saisi vendredi de l’enquête et que les faits aient été requalifiés en “assassinat sur personne dépositaire de l’autorité publique en relation avec une entreprise terroriste” et “association de malfaiteurs terroriste criminelle”.

Attentat déjoué en novembre ou manipulation ?

Attentat déjoué en novembre ou manipulation ?

 

Il est pour le moins curieux qu’on apprenne seulement au début de ce mois de mars qu’un attentat aurait été déjoué en novembre. L’interrogation se nourrit du fait qu’il y a une sorte d’assimilation en tout cas de lien entre le mouvement des gilets jaunes et ce prétendu attentat. Au vu même des motifs d’inculpation le terme attentat paraît un peu inapproprié certes il est sans doute vraisemblable que quelques abrutis plus ou moins politisés aient parlé d’  actions violentes dans la perspective du mouvement des gilets jaunes. Castaner  de ce point de vue est un habitué des manipulations, des amalgames et des analyses à gros sabots. “Quelques jours avant le 17 novembre et le début du mouvement des ‘Gilets jaunes’, un groupe s’était constitué et s’était intitulé ‘Ça va saigner le 17’. C’était une attaque terroriste, nous l’avons neutralisée”, a déclaré Christophe Castaner sur France 2, sans autres précisions. Les termes attaquent terroriste voir attentat paraissent en la circonstance un peu démesuré. Ce dont convient d’ailleurs la justice qui pense qu’il s’agissait surtout de menaces verbales mais que l’intention de passer à l’acte est loin d’être démontrée prouvée. A l’époque, des sources proches de l’enquête avaient révélé que quatre candidats présumés au djihad, mis en examen pour association de malfaiteurs terroriste criminelle et placés en détention, avaient envisagé de passer à l’action ce samedi-là. L’un d’eux avait écrit dans un SMS adressé à sa fiancée “ça va saigner le 17”, avaient précisé ces sources. Trois de ces hommes avaient été interpellés à Saint-Etienne par la sous-direction antiterroriste (Sdat) de la police judiciaire. Le quatrième, déjà incarcéré, avait aussi été placé en garde à vue dans le cadre d’une enquête préliminaire ouverte le 31 août par le parquet de Paris, ainsi qu’un cinquième homme, également déjà en détention. “Cette enquête vise des velléités de départ et l’évocation imprécise d’un projet de passage à l’acte violent”, avait alors expliqué une source judiciaire, qui restait cependant prudente quant à l’hypothèse d’une action envisagée pour le 17 novembre, jugeant le projet de passage à l’acte “très imprécis”.

Attentat Barcelone : un communiqué de solidarité ne suffit pas

Attentat Barcelone : un communiqué de  solidarité ne suffit pas

De manière un peu trop rituelle, le chef d’État français, comme d’autres chefs d’État, a exprimé sa solidarité après les attentats de Barcelone. D’une certaine manière c’est le minimum qu’on puisse  faire. On aurait pu aussi prendre une mesure concrète visant à mobiliser les Français contre cet acte criminel. La minute de silence qui sera respecté sur les terrains de football ce week-end constitue une posture un peu courte. Face à la menace terroriste il faudrait sans doute des mesures d’une autre ampleur. Montrez d’abord que la mobilisation et la protestation dans les pays démocratiques sera toujours plus forte que l’impact médiatique de crime de quelques attardés mentaux qui utilisent la religion pour donner une légitimité à la violence collective et individuelle. C’est le premier attentat de ce type en Espagne et la communauté internationale doit montrer concrètement sa compassion,  son soutien et sa volonté de lutte contre le terrorisme. N’oublions pas que le monde entier a su apporter les preuves de sa solidarité lors des premiers attentats de Paris. Second aspect : la question de la stratégie de lutte contre le terrorisme. Certes des progrès ont été réalisés pour permettre la circulation plus fluide des informations sur les terroristes potentiels entre les états européens. Mais il faut sans doute faire plus et doter l’Europe d’une véritable autorité coordonnant les actions des Etats dans ce domaine. La lutte contre ce type de terrorisme ne sera pas facile, il faut s’attendre à ce qu’elle  dure 20 ou 30 ans. Autant ne pas attendre d’attentats aussi spectaculaires prendre enfin conscience de l’ampleur de la menace et de la nécessité d’y répondre par une politique à la hauteur du danger. La France exprime « sa peine sincère et sa solidarité entière » à Barcelone et à l’Espagne après l’attentat à la fourgonnette revendiqué par le groupe Etat islamique qui a fait 13 morts et plus de 50 blessés sur la principale avenue de la capitale catalane jeudi, indique l’Elysée dans un communiqué. Le texte de la présidence française qualifie l’attentat de « nouvelle attaque odieuse contre nos sociétés de liberté » et précise qu’Emmanuel Macron est en contact avec les autorités espagnoles « pour suivre l’évolution de la situation ». « Notre action contre le terrorisme continuera sans relâche. C’est avec une détermination absolue que la France mène ce combat aux côtés de l’Espagne », ajoute le communiqué de la présidence. Bref,  le minimum politique !

Attentat au Burkina Faso : la France toujours seule !

Attentat au Burkina Faso : la France toujours seule !

La France est toujours désespérément seule pour lutter contre les djihadistes  dans le Sahel même après l’attaque de Ouagadougou qui a fait 20 morts, dont un ressortissant français. Emmanuel Macron et son homologue burkinabé Roch Marc Christian Kaboré sont convenus de l’urgence « d’accélérer la mise en place de la force du G5 Sahel » contre les groupes djihadistes, écrit l’Elysée.

Une force G5 Sahel très actuelle qui repose essentiellement sur la France tandis que les autres pays de l’union européenne se désintéressent totalement de cette région immense aussi grande que l’Europe. Il faudrait trouver environ 1 milliard pour la financer et l’union européenne, une nouvelle fois temporise. Non seulement les autres pays européens ne sont pas engagés militairement mais ils rechignent à apporter leur contribution à une zone qui alimente à la fois le terrorisme et l’immigration clandestine. Tout manque pour constituer cette force G5 : les effectifs, la formation, les moyens militaires et financiers. Emmanuel Macron a pourtant salué dans un communiqué « la mobilisation efficace des autorités burkinabé » et s’est entretenu avec son homologue burkinabé Roch Marc Christian Kaboré. Certes il n’aurait peut-être pas été possible d’empêcher cet attentat mais il est cependant vital de lutter contre l’expansion jadis qui affecte le Sahel et qui demain pourraient contaminer l’Afrique de l’Ouest. Du coup l’appel du président français et du président qui n’avait apparaît un peu vain. Les deux présidents  »sont convenus de l’urgence de mettre en œuvre les décisions prises lors du sommet de Bamako du 2 juillet et d’accélérer la mise en place de la force du G5 Sahel. Ils auront tous les deux des contacts dans les prochains jours avec les autres chefs d’Etat de la région pour poursuivre cette mobilisation », peut-on lire dans un second communiqué. Les chefs d’Etat du G5 Sahel (Mali, Tchad, Mauritanie, Niger, Burkina Faso) ont lancé le mois dernier une force conjointe contre les groupes djihadistes qui continuent leurs activités meurtrières dans la région malgré la présence du contingent français de la force « Barkhane » et des casques bleus de la mission de l’Onu (Minusma). La force n’est cependant pas encore opérationnelle et connaît des difficultés budgétaires. La réalité est que la France supporte à peu près seule  le poids de sa présence militaire pour lutter contre le terrorisme dans cette immense région. 

 

 

 

« Un attentat pour aider Le Pen »! (Trump)

« Un attentat pour aider  Le Pen »!  (Trump)

 

 

 

Toujours aussi pitoyable,  le président américain Donald Trump ne fait pas dans la dentelle pour apporter un soutien implicite à Marine Le Pen. Il a déclaré que l’attentat contre des policiers sur les Champs-Elysées, jeudi, allait « probablement aider » Marine Le Pen. D’une certaine manière le président américain instrumentalise les tragédies à des fins politiques. Une attitude évidemment indigne. L’exploitation de tels événements à des fins politiques discrédite évidemment eux qui se livrent à de tels  procédés lamentables. Lamentables mais aussi irresponsables car aucun pays ne peut aujourd’hui affirmer qu’il est à l’abri d’actes de terrorisme. Quand Marine Le Pen  affirme que si elle avait été présidente les différents événements tragiques de ces dernières années ne se seraient pas produits, elle se disqualifie comme présidente potentielle. Dans une interview à AP, Trump toutefois précisé qu’il n’apportait pas un soutien officiel à la candidate du Front national. Selon Trump, Marine Le Pen va être boostée car « c’est la plus ferme sur les frontières et la plus ferme sur les événements récents en France  ». Après l’attaque, il avait déjà spéculé sur ses conséquences, tweetant : « Une autre attaque terroriste à Paris. Le peuple français n’acceptera pas cela très longtemps. Cela aura un gros effet sur l’élection présidentielle ». On en vient à se demander si certains politiques ne souhaitent se développent des événements dramatiques pour justifier leur politique. Les responsables du monde entier devraient se montrer beaucoup plus prudents car aucun pays n’est épargné par ces actes de terrorisme même en Russie pays pourtant très policé. En fait, on instrumentalise les  criminels  islamistes pour justifier une politique souverainiste et nationaliste qui malheureusement n’a pas grand-chose à voir avec les événements tragiques évoqués.

 

Attentat à Paris : Poutou ou le gauchisme irresponsable

Attentat à Paris : Poutou ou  le gauchisme  irresponsable

Poutou  illustre sans doute le mieux ce qu’est le gauchisme complètement irresponsable. Un gauchisme qui s’exprime le plus souvent à travers les positions radicales des syndicats rétros et corpos. Une stratégie syndicale qui privilégie la lutte pour la lutte et refuse tout compromis dans l’intérêt des salariés qu’ils sont supposés représenter. Un courant politique qui pourrit nombre d’organisations syndicales et au-delà une grande partie du syndicalisme français. Poutou en se présentant aux présidentielles a montré toute l’étendue de son irresponsabilité lorsqu’il a proposé le désarmement de la police en apprenant l’attentat des Champs-Élysées. En effet Au cours de ses « 15 minutes pour convaincre », sur France 2, le candidat du NPA a détaillé l’une des propositions de son programme : le désarmement de la police. Or, quelques instants auparavant, David Pujadas avait alerté les téléspectateurs qu’une fusillade venait de se produire à Paris et qu’un policier avait perdu la vie dans l’attaque. En outre sa diatribe contre la police « qui fait chier les jeunes » est apparue pour le moins déplacée. « On a vu ce qui s’est passé lors des manifestations de la loi Travail, il y a des agressions de la police. La répression policière dans les quartiers, avec 10 à 15 jeunes qui sont tués sous les coups de la police chaque année »  Même s’il s’est dit « attristé » en fin d’émission, le candidat anticapitaliste s’est sans doute mis à dos une large part de l’électorat.  Des policiers en tenue lui auraient même signifié verbalement leur mépris , à la sortie du studio. Philippe Poutou a ravivé la polémique sur LCI. « Si les policiers n’étaient pas armés, peut-être qu’ils n’auraient pas été visés par ces gens. »  Pour le candidat du NPA, « l’Etat est de plus en plus répressif » et « l’état d’urgence n’est en rien une réponse au terrorisme, il ne sert à rien ». Dénonçant « le racisme d’Etat » qui engendre « une violence en retour », il n’a pas hésité à relativiser l’attentat des Champs-Elysées.  « Pourquoi on ne réagit pas pareil lorsqu’il y a des morts au travail ? La violence prend plein de formes différentes. Il y a une violence du travail et de la précarité. Tant qu’on n’a pas une société d’égalité, on crée plein de problèmes par la suite ». Et de confier, à propos des personnes suspectées de radicalisation :  « Je n’en sais rien de ce qu’il faut faire des fichés S. Et le gouvernement, il n’est pas fiché S ? ». Bref l’étalage de l’irresponsabilité totale du gauchisme tant sur le terrain social que sur le terrain politique. Heureusement un candidat qui aura du mal à dépasser les 2 % est en décalage complet avec la société française. Même si certaines critiques de Poutou sont justes.

 

Trump invente un attentat en Suède ?

Trump invente un attentat en Suède ?

 

Pour les besoins de sa philosophie raciste Trump  a inventé un faux attentat en Suède. « Regardez ce qu’il se passe en Allemagne, regardez ce qu’il s’est passé la nuit dernière en Suède… La Suède… qui pourrait le croire », a-t-il ainsi lancé à ses partisans.   Plusieurs journalistes américains ont toutefois relevé une coïncidence : la veille, soit le vendredi soir évoqué par Donald Trump dans ses propos, la chaîne conservatrice Fox News a diffusé un reportage faisant état de violences commises par des réfugiés en Suède. Le président américain y ferait donc allusion, dans une expression – volontairement ou non – alambiquée. Chez Donald Trump, ce qui compte, c’est avant tout de paraître ultra convaincu par… soi-même. C’était la méthode utilisée par le milliardaire durant sa campagne, celle à laquelle il a aussi recours depuis son arrivée à la Maison-Blanche. Preuve en est, le ton utilisé à Melbourne samedi soir : offensif, combatif, parfois même agressif. Oubliée la semaine un peu chaotique pour son administration, marquée par la démission de son conseiller à la sécurité nationale Michael Flynn, la révélation des liens entre l’équipe de campagne du milliardaire et le Kremlin, des déclarations contradictoires sur la situation au Proche-Orient et une conférence de presse surréaliste, lors de laquelle ses propos ont été contredits en direct par des journalistes. Mais pour Donald Trump, tout ça ne relève que d’un vaste complot visant à le déstabiliser. Vaste complot dont font évidemment partie les médias, sa cible préférée depuis son arrivée à la Maison-Blanche. Le républicain n’a d’ailleurs pas hésité à se réclamer de ses illustres prédécesseurs, Thomas Jefferson et Abraham Lincoln, des présidents qui se sont, comme lui, « battus contre les médias ». La foule en redemande. Alors Donald Trump continue. Selon lui, la presse « est devenue une grande partie du problème, une partie d’un système corrompu ». Avant son meeting, il avait déjà écrit sur Twitter : « Les MEDIAS MENSONGERS ne sont pas mes ennemis, ce sont les ennemis des Américains », utilisant une énième fois cette expression devenue une sorte de mantra : « Fake news media ».

Attentat Berlin: une politique « irresponsable »(douanes UNSA)

Attentat Berlin: une politique « irresponsable »(douanes UNSA)

  »Ce qui est surprenant c’est que certains soient surpris de la facilité avec laquelle le tueur présumé a franchi les frontières », écrit le syndicat de douaniers dans un communiqué, au lendemain de la mort de l’auteur présumé de l’attentat de Berlin, Anis Amri, tué à Milan dans le nord de l’Italie. « Aujourd’hui nous payons au prix fort une politique irresponsable visant à détruire chaque jour un peu plus l’administration par excellence de protection de notre territoire », estime l’Unsa, soulignant que « les différents gouvernements successifs, de droite comme de gauche, ont méthodiquement détruit les capacités opérationnelles de la douane, supprimant un douanier par jour depuis 10 ans ». Pour le syndicat, « attentat après attentat, les différents plans de destruction de la douane continuent: cette année ce sont encore des dizaines de décisions de fermeture qui ont été prises pour 2017″. Après les attentats de Charlie Hebdo en janvier 2015, « nous étions en droit d’espérer une réaction à la hauteur de la menace », avec de « vraies mesures pour +réarmer+ les services de protection, dont la douane », et « pas les traditionnelles déclarations visant à rassurer nos concitoyens, en leur faisant croire après chaque crise que les contrôles aux frontières ont été renforcés, comme l’a fait le ministre de l’Intérieur hier », conclut-il.

Attentat de Berlin : encore l’acte délinquant, d’un violent et d’un fou

Attentat de Berlin : encore l’acte délinquant, d’un violent et d’un fou

Des experts vont sans doute tenter de trouver des explications complexes pour comprendre l’attentat de Berlin. Pourtant les facteurs explicatifs sont simples. Comme la plupart du temps, l’auteur est un délinquant et un  violent qui grâce à l’idéologie fondamentaliste a trouvé une légitimité à ses actes fous. Le monde est rempli de ces marginaux mal dans leur peau qui ont à peu près tout raté dans leur vie et qui d’un coup ce convertissent  à l’islamisme radical sans d’ailleurs bien comprendre les fondements théologiques. Des individus souvent incultes, agressifs, des marginaux dans les crimes sont sublimés par une théorie religieuse démente.  Petit délinquant, le Tunisien se serait radicalisé en prison avant d’adhérer aux théories les plus fondamentalistes de l’Islam et de faire de l’Allemagne sa cible. Voici ce que l’on sait de cet homme à partir des éléments de portraits publiés dans la presse internationale ou dans les fils d’agences. Né en 1992 en Tunisie, il a grandi dans un milieu religieux conservateur, affirme Die Welt. Issu d’une famille modeste, il passe une partie de sa jeunesse à Oueslatia, ville de 8000 habitants dans le centre du pays. Elle est située à 60 km de Kairouan, quatrième ville sainte de l’Islam. Il aurait quitté l’école à 15 ans, avant d’enchaîner les petits boulots, toujours selon le quotidien allemand. Peu à peu, le jeune homme tombe dans la petite délinquance. En 2008, il est condamné une première fois à un an de prison pour consommation de cannabis, rapporte Le Monde. En 2010, alors qu’il a 18 ans, Anis Amri a de nouveau affaire à la justice. Cette fois-ci, il est condamné à quatre ans de prison pour vol et cambriolage. Mais en pleine «révolution du Jasmin», il profite du désordre ambiant pour quitter le pays, après la chute de Zine el-Abidine Ben Ali. Début 2011, le jeune homme embarque sur un bateau clandestin pour rejoindre la petite île italienne de Lampedusa, en Italie. Là, il ment sur son âge et se fait passer pour un mineur non accompagné avant d’être transféré en Sicile. Outre sa condamnation, «Anis est aussi parti pour fuir la misère. Il n’avait aucun avenir en Tunisie et il voulait améliorer la situation financière de notre famille», plaide l’un de ses frères Abdelkader, interrogé par l’AFP. Mais en Italie, il bascule de nouveau dans la délinquance. Il est arrêté et condamné pour des actes de violence, incendie criminel, agression et vol. Il écope de quatre ans de prison. C’est sans doute derrière les barreaux qu’il s’est radicalisé, selon la presse italienne. À sa sortie, les autorités italiennes cherchent à le renvoyer dans son pays d’origine. En vain. Faute de papiers, la Tunisie refuse de le reprendre. L’Italie lui ordonne quand même de quitter le territoire et celui-ci rejoint l’Allemagne en juillet 2015.

Fitch abaisse la note souveraine de la Belgique

Tourisme : attentat, manif et uberisation font chuter l’activité

Tourisme : attentat, manif et uberisation font chuter l’activité

L’activité touristique représente part importante du PIB : de l’ordre de 7 % alors que par exemple l’agriculture représente un peu plus de 3 % (agriculture et industrie agroalimentaire). C’est dire que cette activité est essentielle pour la croissance, pour l’emploi aussi. l’hôtellerie devrait voir son chiffre d’affaires diminuer de de 10 % en 2015, l’ensemble des activités touristiques de 5 %. L’emploi représente 7 % soit un peu plus de 1 300 000. Conséquence 50 000 emplois pourrait disparaître cette année. En cause les attentats évidemment, auusi les manifs à répétition et l’ubérisation  L’hôtellerie française risque en effet d’être durablement touchée par la désaffection des touristes internationaux et la concurrence des offres alternatives comme Airbnb ou Leboncoin, estime le cabinet KMPG. « Les attentats de 2015 à Paris et du 14 juillet à Nice auront un impact durable sur l’image de la destination France », note le cabinet de conseil dans sa dernière étude annuelle sur le secteur. L’hôtellerie devrait voir son chiffre d’affaires chuter de 10% en 2016 et de 10% à 15% dans le haut de gamme, les « boutiques » hôtels de luxe et les palaces étant plus exposés à la clientèle touristique internationale. « L’Euro de football n’aura pas eu un impact suffisant pour compenser les mauvaises performances liées à un contexte d’insécurité accru », a déclaré Stéphane Botz, associé de KPMG, lors d’une présentation de presse. Dans certains palaces, à Paris et sur la Côte d’Azur – qui concentrent l’essentiel du marché du tourisme de luxe en France – le taux d’occupation est tombé à 30% ou 40% au mois d’août, un plus bas. L’année 2017 ne s’annonce guère florissante.  Au total, le résultat brut d’exploitation du secteur devrait baisser de 2 à 3 points, tandis que le recul devrait atteindre 5 à 6 points dans le haut de gamme où les coûts fixes sont plus élevés que dans la moyenne du secteur. Dans un tel contexte, « il y aura quelques faillites  a souligné Stéphane Botz.

(Avec Reuters)

 

Un des auteurs de l’attentat dans une église aurait dû être enfermé (Georges Fenech)

Un des auteurs de l’attentat dans une église aurait dû être enfermé (Georges Fenech)

Georges Fenech  (LR), Président de la commission d’enquête parlementaire sur les attentats en France, regrette que les propositions du parlement n’aient pas été prises en compte. (Interview 20 minutes)

Sur Twitter, vous alertez sur « le risque d’une guerre civile ». Pourquoi ?

C’est le piège voulu par Daesh. Qu’il y ait un amalgame entre les communautés catholiques et musulmanes. Attention ! Cela pourrait conduire à une confrontation violente entre les deux communautés. C’est, du reste, là-dessus que nous alertent plusieurs sources bien informées.

Vous demandez l’unité nationale. Mais c’est aussi ce que réclame le gouvernement ?

Oui, mais cela doit fonctionner dans les deux sens. Nous n’avons cessé de soutenir le gouvernement dans sa lutte contre le terrorisme. Mais le gouvernement doit aussi nous écouter. Il est temps qu’il sorte de sa tour d’ivoire. Je l’ai dit, alors je le redis : je suis à la disposition du Premier ministre pour discuter de nouvelles mesures.

Vous parlez des 40 propositions que vous avez formulées dans votre rapport avec le socialiste Sébastien Pietrasanta ?

Oui. Nous avons formulé 40 propositions. Seul Jean-Jacques Urvoas, le ministre de la Justice, nous a reçus. On doit refaire un bilan fin août. Je n’ai pas été reçu par le Premier ministre. Quant à Bernard Cazeneuve, il nous a invités à prendre un café pour dire que nos propositions étaient déjà en place pour certaines et irréalisables pour d’autres. Ce n’est pas acceptable… Nous avons soutenu le gouvernement. Nous étions d’accord sur la déchéance de nationalité. Nous avons voté quatre fois l’état d’urgence. Il est plus que temps que le gouvernement nous entende aussi. Il doit sortir de son judiciarisme, de son pointillisme juridique.

Que réclamez-vous concrètement ?

L’attentat a eu lieu ce mardi matin et l’on sait déjà que l’un des auteurs était connu des services antiterroristes et libre sous bracelet électronique. Il devait être enfermé. On ne peut pas laisser des personnes comme cela dans la nature.  Un certain nombre de personnes fichées S - le haut du spectre – sont dangereuses. On le sait. Les frères Kouachi, Samy Amimour, Ismaël Mostefaï [terroristes ayant passé à l’action lors de l’attaque de Charlie-Hebdo ou du Bataclan] faisaient tous partie du haut de ce spectre. Ces gens-là doivent être retenus dans des centres et faire l’objet d’une déradicalisation contrainte. On nous parle de l’ouverture d’un centre à Beaumont-en-Véron (Indre-et-Loire) qui va accueillir des jeunes sur la base du volontariat. Ce n’est pas ça la solution.

N’est-ce pas paradoxal de réclamer l’unité nationale et en même temps de critiquer l’action du gouvernement comme l’a fait Christian Estrosi pour l’attentat de Nice ?

Tous mes amis Républicains passent au-dessus des polémiques. Nous venons avec des propositions et non pas de simples critiques. Sur, la justice est saisie. On verra bien ce qu’elle dira.

(20 Minutes)

 

Attentat à Nice : Sarkozy en pleine démagogie

Attentat à Nice : Sarkozy en pleine démagogie

Après avoir rabroué Juppé qui avait maladroitement déclaré que la catastrophe de Nice aurait pu être évitée sous si tous les moyens avaient été mis en œuvre,  Sarkozy dès le lendemain s’est montré encore beaucoup plus démagogique. Il a notamment proposé qu’on mette un bracelet électronique à tous les fichés S. Or le fiché S vise précisément à assurer un suivi en toute discrétion des personnes qui ne sont pas nécessairement dangereuses  mais susceptibles de fournir des informations sur les réseaux radicalisés et djihadistes. Quant à la possibilité de mettre les fichés S en centre de détention encore faudrait-il identifier ce qui a l’intérieur du fichier qui comprend 12 000 personnes sont effectivement potentiellement dangereux. Nicolas Sarkozy se plaint également qu’aucun centre de déradicalisation n’ait été ouvert depuis 18 mois. Le premier d’entre eux ouvrira en septembre. Au total, 13 centres de ce type sont prévus d’ici à 2017. 
 Le patron des Républicains préconise également des mesures pour les lieux de culte à tendance salafiste. « Je souhaite que les préfets soient autorisés à fermer immédiatement tout lieu de culte qui aurait des rapports de près ou de loin avec des salafistes et à expulser immédiatement tout imam qui y prêcherait », a-t-il déclaré. Là encore, la phrase étonne. La loi permet déjà aux préfets d’expulser les imams, à condition qu’ils soient étrangers. Le gouvernement revendique 80 expulsions de ce type. La fermeture des lieux de culte est également permise ; depuis 2012, dix mosquées et lieux de prière ont été fermés. Il est évident que Sarkozy a saisi l’opportunité du terrible attentat Denise pour tenter d’incarner le responsable politique le plus déterminé en matière de sécurité quitte à dire n’importe quoi. Concernant la tuerie Denise les mesures préconisées par que ce que Sarkozy n’aurait été aucune utilité puisque le coupable n’était ni fiché S et était même sans lien avec le mouvement salafiste.

(Avec AFP et RTL)

 

Attentat de Nice: Guéant défend (mal) Sarkozy

Attentat de Nice: Guéant défend  (mal) Sarkozy

Dans une interview à RTL Guéant descend mal Sarkozy pour partie responsable de la désorganisation des services de renseignements en outre Claude Guéant n’apporte guère de solution très innovante illustrant ainsi le désarroi de la classe politique.

La suppression des Renseignements généraux (RG), décidée en 2008 sous Nicolas Sarkozy n’a-t-elle pas appauvri les moyens de la police?

Cette mise en cause de la fusion entre les anciens Renseignements généraux et la direction de la Sécurité du territoire (DST) est un procès politicien scandaleux. Les «RG» étaient un service dont la vocation n’était plus en accord avec son temps. J’ai connu une époque durant laquelle ils faisaient des sondages d’opinion et assistaient à des meetings politiques… Est-ce vraiment le rôle d’un service de police dans une démocratie moderne ? Après la fusion, les effectifs des anciens «RG» ont été affectés à la DST, qui a vu ses effectifs plus que doubler. Or, l’une des principales missions de la DST est précisément de lutter contre le terrorisme.

Mais le rôle des services de renseignements territoriaux est crucial dans la lutte contre le terrorisme

Les anciens «RG» territoriaux – environ 1 500 personnes à l’époque – n’ont pas disparu. Ils ont été réaffectés dans les commissariats de police. Depuis 2012, rien n’empêchait le gouvernement d’augmenter leur nombre s’il le souhaitait.

Après ce nouvel attentat à Nice, quelles mesures de sécurité devraient prendre le gouvernement ?

Dans la lutte contre le terrorisme, le «risque zéro» n’existe pas. Il n’y a pas de mesure qui constitue une parade à coup sûr contre tout attentat. D’autant que les responsables de l’Etat islamique appellent leurs partisans à frapper la France par tous les moyens : fusillade, bombe, attaque à l’arme blanche, voitures béliers et même jet depuis des précipices… La menace est de plus très diffuse entre, d’une part, des correspondants directs de Daech et, d’autre part, des initiatives isolées. Il ne suffit pas de démanteler un réseau de terroristes. A mon sens, le gouvernement tarde néanmoins à prendre quelques mesures importantes.

Lesquelles ?

La collaboration entre les pays européens doit d’abord être renforcée. Il est invraisemblable qu’il n’existe toujours pas un fichier commun des personnes suspectées d’être liées au terrorisme en Europe. Un tel fichier, qui pourrait s’appuyer sur le logiciel SIS Schengen et compterait quelques dizaines de milliers de personnes, éviterait que les contrôles aux frontières soient inopérants. Je rappelle que la gendarmerie a laissé filer Salah Abdeslam au lendemain de l’attentat du Bataclan alors même qu’il était connu des services belges !

Sondage Attentat : 80% pour un rééquilibrage sécurité-liberté

Sondage Attentat : 80% pour un rééquilibrage sécurité-liberté

Un sondage pas très surprenant concernant le peu de confiance que font les Français au gouvernement à propos de la sécurité puisque seulement 33 % des Français affirment faire confiance au président François Hollande et au gouvernement pour faire face et lutter contre le terrorisme (sondage IFOP pour Le Figaro).  »Les quatre baromètres précédents de l’IFOP, réalisés entre les 8 janvier 2015 et 5 janvier 2016, indiquaient qu’à peu près un Français sur deux avait confiance dans le gouvernement », rappelle le quotidien. Plus surprenant peut-être le faite que plus de 80 % seraient prêts un trait équilibrage liberté–sécurité, en clair moins de liberté pour davantage de sécurité. La preuve sans doute qu’il convient de s’interroger sur la capacité d’une démocratie à affronter le terrorisme sans toucher aux libertés individuelles et collectives même si l’on ne peut réduire la problématique à cette seule question. Dans cette enquête, 99% des personnes interrogées jugent d’autre part que la menace terroriste est élevée en France (« très » pour 61% et « plutôt » pour 38%). Et un Français sur deux (50 %) pense que malgré « une attaque terroriste sans précédent », le pays n’a « pas basculé véritablement dans une situation de guerre« .  Pour lutter contre le terrorisme, un Français sur deux souhaite que l’état d’urgence soit « renforcé ». Et une large majorité (81 %) serait prête « à accepter davantage de contrôles et une certaine limitation de (ses) libertés ».  Pour les personnes interrogées, les autorités, par rapport à la menace terroriste, n’en font « pas assez », s’agissant des peines prononcées contre les membres des réseaux et des cellules terroristes (88 %), s’agissant des moyens juridiques accordés aux forces de police et aux services de renseignement (77 %), ou en matière d’effectifs des forces de l’ordre (69 %).  « À situation exceptionnelle, réponses exceptionnelles », explique au journal Jérôme Fourquet, directeur du département Opinion de l’Ifop. « L’attentat de Nice a profondément marqué les esprits et renforcé des opinions préexistantes selon lesquelles la France, en guerre face à des ennemis déterminés, devait s’autoriser des mesures que les autorités n’avaient pas envisagées jusqu’alors », ajoute-t-il  Enfin, les Français dans leur ensemble manifestent leur confiance (84 %) aux forces de police, de gendarmerie et aux services de renseignement, « une proportion importante qui n’a que peu bougé depuis janvier 2015 et l’attentat contre Charlie Hebdo« , souligne Le Figaro.

 

(Avec RTL et le Figaro)

L’attentat de Nice « revendiqué » !

L’attentat de Nice « revendiqué » !  

 

D’après les premiers éléments de l’enquête,  il semble bien que l’attentat de Nice  soit le fait d’un individu violent, taré et marginal. Un individu qui comme beaucoup d’autres donnent une légitimité religieuse à ses pulsions barbares. S’il est clair que certains les attentats ont des ramifications solides et sérieuses avec l’État islamique dans d’autres cas il s’agit d’initiatives d’individus ou de groupuscules influencés seulement par la propagande de l’islamisme radical. L’État islamique subit actuellement des pertes certaines pour Moyen-Orient, il lui faut donc compenser ses échecs par des événements au retentissement mondial même si ces événements ont peu de liens la guerre du Moyen Orient. L’État islamique récupère ainsi la violence de tous les fous, tous les ratés, tous les barbares de la terre pour justifier de l’efficacité de sa théorie de violence. Finalement cette revendication arrange un peu tout le monde y compris les pays dans lequel se déroulent ces événements tragiques, ce qui permet de faire l’économie d’une analyse de la politique de contrôle des individus potentiellement dangereux et pas seulement pour des motifs religieux. « L’homme qui a mené l’opération à Nice, en France, visant à renverser des passants, était un soldat de l’Etat islamique », écrit Amaq, voie habituelle du groupe djihadiste en pareil cas. « Il a mené cette opération afin de répondre aux appels à frapper des ressortissants de pays prenant part à la coalition combattant l’Etat islamique », ajoute l’agence. Le procureur François Molins, responsable de l’enquête, avait déclaré vendredi que l’attaque de Nice, dont l’auteur a été abattu par la police au terme de sa course meurtrière, portait la marque de l’extrémisme islamique. « Nous sommes face à un attentat d’un type nouveau », a pour sa part dit le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, après un conseil de défense restreint suivi d’une réunion du gouvernement autour du chef de l’Etat, François Hollande. « L’individu qui a commis ce crime absolument abject (…) ne s’était pas distingué au cours des années passées (…) par une adhésion à l’idéologie islamiste radicale », a-t-il ajouté. « Il semble qu’il se soit radicalisé très rapidement. » Interrogé en Tunisie par des médias français, son père a apporté une touche supplémentaire au portrait de cet homme décrit comme violent et au profil de petit délinquant. Au début des années 2000, avant sa venue en France, « il avait des problèmes qui ont provoqué une dépression nerveuse, il devenait colérique, il criait, il cassait tout ce qui se trouvait devant lui. Nous l’avons amené chez le médecin », a dit Mohamed Mondher Lahouaiej Boulhel à des chaînes de télévision. Sa soeur, Rabeb Bouhlel, a confirmé à Reuters qu’il avait des « problèmes psychologiques » et « avait vu des psychologues pendant plusieurs années ». (Avec Reuters)

Attentat déjoué en France : encore un belge inculpé

Attentat  déjoué en France : encore un belge inculpé

Les connexions entre les terroristes provenant soit de France soit de Belgique se confirment  pour les attentats de novembre à Paris mais aussi pour le projet d’attentat du Français Réda Kriket. Un troisième individu impliqué dans ce projet vient en effet d’être arrêté en Belgique. Notons qu’ils ont tous en commun d’avoir des origines maghrébines, des passés de gangsters d’avoir muté de l’intégrisme au terrorisme.   Inculpé samedi pour « participation aux activités d’un groupe terroriste » dans le cadre de l’enquête sur un attentat déjoué en France, a annoncé le parquet fédéral belge. L’homme, âgé de 33 ans et désigné par les initiales Y. A., a été arrêté jeudi soir et présenté vendredi à un juge. Il s’agit du troisième suspect inculpé en Belgique dans l’enquête liée à l’arrestation, le 24 mars, du Français Réda Kriket, qui, selon le procureur de Paris François Molins, préparait une action « imminente » et d’une « extrême violence ». Les deux autres, que le parquet a désignés par leur prénom et l’initiale de leur nom, sont Rabah N. et Abderrahmane A. Pour le second, il s’agit d’Abderrahmane Ameroud, un Algérien condamné en mai 2005 par le tribunal correctionnel de Paris à sept ans de prison et à une interdiction définitive du territoire français pour avoir recruté des volontaires pour l’Afghanistan et apporté un soutien logistique aux assassins du commandant Ahmed Shah Massoud, tué en 2001.

Attentat Côte d’Ivoire : un échec d’Al Qaïda

Attentat Côte d’Ivoire : un échec d’Al Qaïda

L’attentat perpétré à Grand Bassam en Côte d’Ivoire est forcément dramatique mais politiquement c’est un échec pour Al Qaïda. Certes ce sont sans doute des représentants français qui étaient visés mais précisément les terroristes  se sont trompés d’objectifs. Contrairement à ce qu’a raconté la grande presse Grand Bassam n’est pas la station balnéaire des Français d’Abidjan encore moins  une station de luxe mais un lieu de repos pour les couches moyennes et même populaires de la capitale ivoirienne. Chaque semaine ce sont des centaines de jeunes ivoiriens qui s’entassent dans des cars  pour passer la journée au bord de la mer. On trouve bien sûr quelques hôtels mais qui ne sont pas réellement d’un grand luxe surtout fréquenté par la bourgeoisie ivoirienne et seulement quelques Français (parfois quelques personnalités ; du coup ; les terroristes en fait ont surtout frappé des Africains. Les terroristes auraient pu faire des centaines et des centaines de victimes mais il s’était visiblement mal préparés et sans doute ignorant du contexte local. Cette opération ressemble davantage à une intervention de terroristes étrangers qu’à une opération menée par des ivoiriens radicalisés. D’ailleurs l’islam radicalisé n’existe pratiquement pas en Côte d’Ivoire et les religions qui se pratiquent de manière très apaisée.  Des soldats ivoiriens ont été déployés lundi pour patrouiller le long des plages désertées par les touristes au lendemain d’un attentat lors duquel des combattants d’Al Qaïda au Maghreb islamique ont tué 18 personnes. Al Qaïda a sans doute voulu montrer qu’elle capable d’intervenir dans tous les pays y compris dans ceux dans lesquels elle n’a pratiquement aucune implantation. Il faut quand même déplorer 18 victimes dont quatre Français mais le carnage aurait pu être beaucoup plus considérable. La conséquence de cet acte se traduira par un renforcement et une coordination contre le terrorisme ce qui n’était sans doute pas l’objectif d’Al Qaïda.

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