Archive pour le Tag 'attaque'

Attaque terroriste Kaboul : 22 morts

Attaque terroriste Kaboul : 22 morts

 

L’horreur encore à Kaboul avec des attaques terroristes coordonnées contre des étudiants qui ont fait au moins 22 morts. À la suite d’un kamikaze qui s’est fait exploser, deux tireurs ont pris pour cibles des étudiants sans défense, semant la mort et la terreur sur le campus, où les témoins ont vu des corps ensanglantés couchés sur les tables de classe où ils ont été surpris.

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a «condamné fermement» «l’attaque horrible» commise à l’université, en réclamant que ses auteurs en répondent devant la justice. «Cette effroyable attaque, la deuxième en dix jours contre une école de Kaboul, est également une atteinte au droit humain à l’éducation», a-t-il souligné dans un communiqué.

La semaine dernière au moins 24 personnes, principalement des étudiants, avaient déjà péri dans un attentat à la bombe contre un centre d’éducation dans l’ouest de Kaboul, revendiqué par l’EI.

Attaque du commissariat de Champigny : l’impunité encore responsable

Attaque du commissariat de Champigny : l’impunité encore responsable

 

Les attaques de la police se succèdent avec toujours le même rituel. D’abord de la compassion vis-à-vis des éventuels victimes, ensuite la condamnation des actes dans les médias et la promesse que de tels événements ne se reproduiront plus. Une promesse aussitôt démentie dans les jours suivants avec de nouveaux événements inqualifiables. La vérité sans doute,  c’est que cela démontre l’impuissance totale de l’État dans des  domaines pourtant très sensibles qui touchent la sécurité, la démocratie et au-delà la république. Depuis des années, l’action des pouvoirs publics se réduit essentiellement à faire des discours alors  que l’action de l’État se montre de plus en plus insignifiante. En cause, évidemment ce sentiment général d’impunité des délinquants qui protègent notamment leur commerce de drogue et font leur propre police pour empêcher toute entrave à leur business.

Trois jours après la tentative d’homicide de deux policiers à Herblay (Val-d’Oise), la haine anti-flic a donc encore frappé samedi, avec le raid contre le commissariat de Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne). Mais si la première attaque était, par sa sauvagerie et sa gratuité, jugée « exceptionnelle » par des policiers qui en ont vu beaucoup, la seconde n’est qu’une nouvelle illustration de la violence quotidienne qui vise les fonctionnaires de police dans les banlieues. Depuis le 1er janvier, pour ne parler que de la région parisienne, c’est au moins la cinquième attaque contre un commissariat de police (Boissy-Saint-Léger avec une attaque à l’acide en février, Argenteuil et Trappes en mai et Champigny-sur-Marne en avril et ce samedi).

Attaque sur la livre sterling

Attaque sur la  livre sterling

 

La livre sterling est l’objet d’attaques qui vont sans doute durer pour des raisons objectives. Il y a d’abord l’écroulement exceptionnel de l’économie puisque la croissance du Royaume-Uni s’est affaissée de 20 % au deuxième trimestre et que les perspectives sont assez mauvaises. Évidemment il faut prendre en compte l’effet brexit  et l’incertitude de la plupart des acteurs économiques quant à l’issue des négociations puisque le Premier ministre est complètement imprévisible. Boris Johnson propose en effet de ne plus tenir aucun compte des acquis des négociations antérieures. Il menace de rompre brutalement sans même honorer ses engagements internationaux.

L’autre facteur qui affecte la confiance concernant la monnaie britannique concerne la situation sanitaire conduite de manière contradictoire et déplorable de la part premier ministre. Ce dernier aussi a d’abord largement contesté l’existence de la menace prenant des mesures avec plusieurs mois de retard qui explique la montée des contaminations passées mais aussi actuelles. Boris Johnson comptait remplacer avantageusement les échanges avec l’union européenne par le commerce avec les États-Unis. Malheureusement les négociations ont complètement capoté dans ce domaine et le royaume uni

Mais aucun accord n’a été conclu avec les États-Unis. Notons que Royaume-Uni exporte 40 % de ses biens en Europe continentale qui elle d’un expédie que 8 %. Les conséquences seront néfastes pour les deux zones économiques mais sans doute catastrophiques pour le Royaume-Uni. Le pire, c’est sans doute ce climat d’incertitude que crée Boris Johnson avec son bluff permanent. La livre baissait donc fortement ce mardi face aux principales devises, après avoir déjà souffert lundi et tandis que les négociations commerciales entre le Royaume-Uni et l’Union européenne sur un accord commercial post-Brexit restaient dans l’impasse.

La  livre perdait mardi 1,35% face au billet vert, à 1,2988 dollar. Face à l’euro, elle perdait 1,02%, à 90,68 pence. La veille, elle avait déjà perdu 0,85% et 0,68% face aux deux monnaies. «Il semble que le Brexit s la montée des contaminations de la première vague soit en train de déraper (…) Le directeur des services juridiques du gouvernement britannique a démissionné du fait de désaccords avec Boris Johnson», a commenté Sebastien Clements, analyste pour OFX, en citant une information du Financial Times. Le risque de rupture brutale entre le Royaume-Uni et l’union pleine paraît une hypothèse de plus en plus sérieuses même s’il faut demeurer prudent avec les retournements de positions spectaculaires de Boris Johnson.

Veolia : une attaque inopportune et dangereuse pour le prix de l’eau

 

Il est clair que Veolia et Suez ont fait leur fortune sur la distribution de l’eau autrefois gérée par les collectivités ( la gestion de l’eau représente encore environ 50 % pour l’ensemble des deux sociétés ). Une véritable rente de situation car on sait que les ressources des collectivités locales sont pérennes et que les tarifications se sont envolées. Résultat, c’est le consommateur qui a payé la facture et sans le bénéfice d’amélioration de la qualité. Désormais Veolia veut se situer en position de ce juteux monopole, ce qui ne sera pas sans conséquences financières sur le coût des services financés par les collectivités . Il faut aussi prendre en compte l’effet de restructuration en cas de fusion sur l’emploi. Au bas mot, ce serait de leur de 5000 emplois qui pourraient être supprimés rien qu’en France. La concurrence dans ce domaine est déjà assez relative et elle risque de disparaître totalement. L’offre d’achat faite par Veolia sur Suez est à la fois hostile et déstabilisante. Une sorte de d’attaque capitalistique brutale type Bolloré. Le problème c’est que dans une conjoncture relativement difficile, la clientèle risque d’être dubitative, surtout la clientèle étrangère. Il est clair que Veolia a compris depuis longtemps que la clientèle contrainte des collectivités constituait le portefeuille le plus juteux financièrement. Avec le regroupement entre Veolia et Suez, il y aurait de fait  constitution d’un monopole face à des collectivités déjà techniquement bien peu armées pour contrôler la nature et le prix des services.

En outre la démarche d’ Antoine Frérot, le PDG de Veolia est clairement agressive. Elle est assez représentative de la posture de ces anciens fonctionnaires découvrant les délices du capitalisme sauvage sans doute pour compenser leur frustration lorsqu’ils exerçaient des responsabilités dans l’appareil d’État. D’après le journal la Tribune, « Face aux résistances de Suez et de son actionnaire de référence, il n’a pas exclu pas de transformer son « offre amicale » en OPA si l’offre faite à Engie n’aboutissait pas. S’exprimant sur BFM Business, il a expliqué que le prix proposé était un « un très bon prix« , « un prix fair« , et a tendu la main au directeur général de Suez, Bertrand Camus, pour discuter de ce projet qui vise à « créer un super champion des services à l’environnement« . Il convient sans doute de se méfier de ces évolutions capitalistiques à marche forcée et disons-le avec une grande brutalité qui peuvent aussi avoir un autre objectif faire remonter la valeur capitalistique des sociétés attaquantes.

« Je réitère mon invitation à Bertrand Camus de venir discuter avec moi de ce magnifique projet », a déclaré Antoine Frérot, en précisant avoir appelé son homologue de Suez début août, au moment où Veolia commençait à mûrir son dessein.

Il ajoutait, à propos des réticences de Suez :

« Bertrand Camus a souhaité essayer de continuer sa route seul, ce que je comprends aussi. Je lui réitère aujourd’hui mon invitation à construire ensemble ce projet. Il y a une place pour tout le monde dans ce projet, pour tous les salariés, tous les managers, tout le top management de Suez », a assuré le patron du numéro un mondial du traitement de l’eau et des déchets.

Or, Bertrand Camus n’a pas changé d’avis. Au contraire. Dans une lettre adressée mercredi aux 90.000 salariés du groupe, il a qualifié l’offre de « particulièrement hostile ».

« L’offre que notre concurrent historique a soumise à Engie dimanche soir est particulièrement hostile », assure Bertrand Camus dans ce courrier.

« L’émotion est d’autant plus forte que les activités de l’eau en France, qui occupent une place particulière au cœur du groupe, de son histoire, de son expertise, seraient vendues à un fonds d’investissement », écrit  Bertrand Camus, relevant que Suez est « le premier opérateur mondial privé de distribution d’eau, en population desservie ».

 

Des mots bien plus forts que ceux employés par le conseil d’administration de Suez lundi, lequel faisait valoir que « la stratégie proposée (par Veolia) engendrerait des disynergies et des pertes d’opportunité en France et à l’international » et que « la complexité du processus retenu conduirait à deux années de perturbations opérationnelles, au moment où, dans le contexte post-Covid, les équipes sont focalisées sur la mise en œuvre de leur plan stratégique ».

Les chevauchements d’activités sont toutefois nombreux en France, un point qui avait fait achopper de précédentes discussions informelles menées sur un rapprochement en 2012 et qui pousse l’État français, détenteur de 23,6% du capital d’Engie, à se montrer « vigilant » sur les conséquences de l’opération, notamment en terme d’emplois.

(avec Reuters, AFP et la Tribune)

 

Commissariat au plan : nouvelle attaque

Commissariat au plan : nouvelle attaque

Marc Guyot et Radu Vranceanu, Professeurs à l’ESSEC  joignent leurs voix aux ultras libéraux qui ne cessent d’attaquer voire de ridiculiser la résurgence du commissariat au plan comme par exemple la référence à Mao ! Ce que craignent en fait ces militants de l’ultralibéralisme c’est que le réflexion économique soit ouverte largement aux intellectuels, aux universitaires et aux acteurs économiques alors que pour l’instant elle est surtout confisquée de manière corporatiste par des experts dont on peut douter de la compétence  compte tenu des grandes  incertitudes de la science économique.

 

Tribune

 

Emmanuel Macron a créé un Haut-commissariat au Plan. Ce choix est largement questionnable à l’heure où l’innovation, la créativité, le génie industriel se manifestent uniquement dans un environnement d’une grande liberté d’entreprise. L’Etat est dans son rôle en soutenant la recherche dite fondamentale sans pour cela qu’il n’y ait un quelconque intérêt à ressusciter un organisme public. (*) Par Marc Guyot et Radu Vranceanu, Professeurs à l’ESSEC

La fascination que le modèle Chinois a exercé à l’époque dramatique de Mao sur nombre d’intellectuels français et celle qu’exerce encore la version moderne de Xi sur nombre de dirigeants politiques occidentaux trouve un écho particulièrement fort en France, le pays du dirigisme de Richelieu à Napoléon en passant par Colbert. L’état considérable d’impréparation du système sanitaire français face à une épidémie, révélé par la Covid-19, a conduit Emmanuel Macron à ressusciter le Haut-Commissariat au Plan que le General de Gaulle avait mis en place comme continuation normale de l’arrêt de la planification économique de guerre du précèdent régime.

Nul ne conteste bien sûr la gravité du manque de préparation générale du système dû à une politique budgétaire à vue courte et l’importance d’une réflexion stratégique solide de long terme de la part du gouvernement pour préparer le système sanitaire mais aussi le système éducatif et de retraites, ainsi que la Défense, aux bouleversements futurs.

En revanche, la pertinence de ressusciter un organisme public dont la vocation serait d’intervenir sur des choix industriels liés au futur est largement questionnable. Avant même la question de la légitimité, se pose la question des compétences nécessaires pour réaliser un tel plan ainsi que l’efficacité historiques de tels plans en France ou ailleurs pour développer lesdites industries du futur. Aux USA par exemple, les entreprises technologiques de premiers plans dans les domaines du numériques ou de la voiture électrique ne le sont pas grâce au soutien public mais de par la dimension entrepreneuriale de leurs créateurs ou dirigeants qu’il s’agisse d’Amazon, de Facebook, d’Apple, de Google, ou de Tesla.

Il est urgent et important que le gouvernement étudie les facteurs de succès de ces entreprises de technologie et essaye de répliquer ces conditions au niveau national. Par ailleurs, ce sont plutôt les réussites économiques venant d’une démocratie exemplaire qui peuvent constituer un exemple à suivre plutôt que la stratégie économique d’un pays autoritaire se sentant une vocation impériale.

La lutte contre le réchauffement climatique dans une économie encore carbonée tout en maintenant la croissance des revenus et des emplois et en luttant contre l’exclusion, la dynamisation de l’innovation de nos entreprises sont des enjeux majeurs mais qui ne semblent vraiment pas dépendre du Grand Plan.

 

Si le rôle de commissariat du plan est uniquement de faire une prospective intelligente et proposer des scénarios, c’est une action bénigne, qui ne fait ni bien ni mal, et qui s’ajoutera aux différents comités existants. En revanche, si l’on pense que des bureaucrates, même brillants, enfermés dans leurs bureaux sauront sur quel secteur ou entreprise il faut investir des ressources taxées sur les secteurs considérés comme dépassés, et de surcroit seront à même de piloter ces secteurs alors ce sera une illusion complète. En effet, comment L’Etat serait-il en mesure de savoir ce qu’est un secteur d’avenir car l’avenir économique est justement le résultat de multiples innovations spontanées et pour la plupart imprévisibles.

L’innovation, la créativité, le génie industriel – se manifestent uniquement dans un environnement d’une grande liberté d’entreprise. Une taxation raisonnable, des infrastructures de qualité, un cadre légal prévisible et sérieux sont connus comme favorisant l’innovation. Le secteur public a un rôle important à jouer au niveau de la liberté et la souplesse des partenariats entre monde académique et entreprises. Cette communication permanente entre les deux mondes est strictement nécessaire au bon fonctionnement de l’innovation. L’Etat est dans son rôle en soutenant la recherche dite fondamentale sans pour cela qu’il n’y ait un quelconque intérêt à créer un commissariat au plan.

L’expérience indique sans ambiguïté que les économies dynamiques, fortes et innovantes s’appuient sur un marché du travail flexible donnant aux jeunes les compétences et les incitations nécessaires à l’innovation – des compétences technique, d’ouverture sur le monde, et surtout de confiance en soi.

La métaphore du chef de l’Etat, qui comparait la vague épidémique à un ennemi auquel il fallait faire la guerre a donné l’impulsion pour que l’instinct planificateur revienne. Aujourd’hui tout ou presque est mis sur le dos de la pandémie – la dérive budgétaire, une dette publique abyssale, une planche à billets qui tourne de manière effrénée, des largesses budgétaires sans commune mesure… et cerise sur le gâteau – un commissariat au plan inspiré de la seconde guerre mondiale et dirigé par un ami politique du Président.

Un conducteur de bus encore attaqué à Orléans

Un conducteur de bus encore attaqué à Orléans

 

Nouvelle attaque d’un chauffeur de bus par un usager (après celle de Bayonne où le conducteur a été massacré). On peut supposer qu’une fois de plus le ministre de l’intérieur ou un sous ministre se rendra à Orléans pour exprimer sa compassion et menacer de sanctions l’auteur d’une violence qu’il jugera intolérable puis on passera à une autre actualité  sans avoir pris autant de mesures efficaces pour lutter contre ces incivilités comme dirait Macron ( alors qu’il s’agit de délits, de meurtres et de crimes). Un mineur a en effet été interpellé et placé en garde à vue jeudi 30 juillet pour avoir frappé mardi à Orléans un conducteur de bus qui lui avait demandé peu auparavant de porter un masque dans le véhicule, a indiqué le parquet d’Orléans. L’agresseur présumé, sans casier judiciaire mais connu de la justice, a été placé en garde à vue «pour violence sur personne chargée d’une mission de service public».

Le conducteur de Tao (réseau des transports en commun de la Métropole d’Orléans, groupe Keolis) s’est vu prescrire quatre jours d’ITT (incapacité totale de travail) en raison, notamment, d’une blessure à un œil. «Il (l’agresseur présumé, NDLR) monte dans le bus au niveau de la gare routière. Le chauffeur lui fait remarquer que le port du masque est obligatoire. Il remonte alors son T-shirt au niveau de son visage et se dirige vers le fond du bus. Il revient quelques instants plus tard, cette fois avec un masque et assène plusieurs séries de coups au conducteur», a révélé le parquet.

Coronavirus : attaque en règle contre l’hydroxychloroquine

Coronavirus : attaque en règle contre l’hydroxychloroquine

Les attaques en règle contre la chloroquine( commercialement souvent diffusé sous le nom de nivaquine) de multiplient de la part d’industrie pharmaceutique mais aussi d’instituts de recherche. Bien entendu, il faudrait une étude approfondie notamment épidémiologique pertinente pour vérifier l’efficacité du traitement. Par personne aujourd’hui ne peut réellement vérifier scientifiquement l’intérêt de ce traitement ou le contraire faut d’échantillon représentatif. Les études sont beaucoup trop partielles. Elles émanent en outre  souvent d’institutions financées par des industries pharmaceutiques qui n’ont pas intérêt à prouver l’efficacité d’une molécule largement disponible et peu chère. L’objectif est d’évidemment de trouver et de commercialiser un traitement( demain voire après-demain un vaccin) d’un coup relativement élevé qui permettra de satisfaire les intérêts financiers des industries pharmaceutiques toutes dans les mains d’intérêts privés. La guerre méthodologique cache aussi une guerre des intérêts financiers d’abord des grandes industries pharmaceutiques mais aussi des institutions financières qui vivent des subventions privées et publiques. Ajoutons à cela les querelles d’ego des mandarins.

La Cour suprême allemande attaque encore la BCE

La Cour suprême allemande attaque encore la BCE

Alors que Merkel avait tenté d’apporter du calme  dans le conflit qui oppose la cour suprême allemande et la BCE, la plus haute institution financière allemande remet le couvert et attaque la banque centrale européenne. La banque centrale européenne avait aussi reçu le soutien de la cour de justice européenne et réaffirmé le principe de son indépendance de la BCE. La Cour constitutionnelle allemande continue de régler ses comptes mercredi avec les institutions européennes qui l’ont attaquée pour avoir critiqué l’action de la Banque centrale européenne (BCE) dans un arrêt retentissant.

« Notre message à la BCE est carrément homéopathique », s’est défendu Peter Huber, juge au sein de la plus haute juridiction allemande, dans une interview publiée par la Süddeutsche Zeitung, en réponse à la polémique.

« Elle ne doit pas se considérer comme le +Maître de l’Univers+ », assène-t-il, alors que la BCE, soutenue en cela par la Commission européenne, a rappelé qu’elle répondait seulement devant la justice européenne et non nationale.

« Nous demandons seulement à la BCE d’assumer sa responsabilité face aux citoyens et de justifier » sa politique, « y compris auprès des personnes qui sont désavantagées par ses mesures », ajoute le magistrat, un des huit juges du collège qui a rendu son arrêt à une majorité de 7 voix contre une.

La Cour constitutionnelle allemande a lancé la semaine dernière un ultimatum à l’institut chargé de piloter la politique monétaire en zone euro, en lui demandant de justifier ses décisions dans un délai de trois mois.

Elle vise les rachats massifs de dette publique et privée par la BCE destinés à soulager l’économie en réinjectant de l’argent frais dans le circuit. Un outil à nouveau largement utilisé face à l’impact de l’épidémie de nouveau coronavirus.

Cette politique a aussi pour effet de maintenir les taux d’intérêt à leur plus bas niveaux historique, au grand dam des épargnants qui voient leurs rentes plafonner ou fondre.

Ce sujet est majeur en Allemagne, un des plus grands pays d’épargnants au monde, et au cœur de la décision historique prise par la justice allemande la semaine passée.

Dans cette « guerre des juges », la BCE a obtenu aussi le soutien de la Commission européenne. Cette dernière a même évoqué ce week-end une procédure en infraction contre l’Allemagne pour non respect des traités européens, qui garantissent la primauté du droit européen dans les domaines relevant de la compétence de l’UE, comme la BCE.

Une telle procédure lancée par l’exécutif bruxellois « aggraverait la situation sans que le gouvernement (allemand) ne soit en mesure d’intervenir adéquatement », compte tenu de l’indépendance de la Cour, a toutefois prévenu M. Huber.

« Coronabonds » ou populisme, Macron attaque l’Allemagne

« Coronabonds » ou populisme, Macron attaque l’Allemagne

Macron attaque clairement l’Allemagne en l’accusant de favoriser le national populisme du fait de son refus d’envisager la mutualisation des dettes via  les “Coronabonds”.  Une offensive diplomatique qui ne sera pas forcément très bien reçue outre-Rhin même si à l’intérieur même de l’Allemagne des questions se posent sur le problème de la solidarité européenne.  Merkel et d’autres dirigeants des pays du Nord ont  refusé à nouveau toute perspective de responsabilité commune vis-à-vis de ce concept d’emprunt européen appelé Coronabonds.

Du coup, les Etats déjà fragiles financièrement comme l’Italie, l’Espagne ou encore la France pourront certes emprunter à des taux très bas et presque sans limite mais avec le risque à terme de défaut. Une crainte sans doute qui alimente le cri de colère de Macon qui prévient :“Si on ne sait pas faire ça aujourd’hui, je vous le dis, les populistes gagneront aujourd’hui, demain, après-demain en Italie, en Espagne, peut-être en France et ailleurs”, met en garde Emmanuel Macron dans un entretien au Financial Times.

“C’est évident parce qu’ils (les populistes-NDLR) diront : ‘qu’est-ce que c’est que cette aventure que vous me proposez ?” Ces gens là ne vous protègent pas quand vous avez une crise, ils ne vous protègent pas le lendemain, ils n’ont aucune solidarité avec vous’”, estime le chef de l’Etat français.

“‘Lorsque vous avez les migrants qui arrivent chez vous, ils vous proposent de les garder. Lorsque vous avez l’épidémie qui arrive chez vous, ils vous proposent de la gérer. Ils sont sympathiques, au fond’”, a-t-il poursuivi, en imaginant l’argumentaire des partis populistes.

“‘Ils sont pour l’Europe quand il s’agit d’exporter vers chez vous les biens qu’ils produisent, ils sont pour l’Europe quand il s’agit d’avoir votre main-d’œuvre bon marché et de produire des équipements de voitures qu’on fait plus dans nos pays, mais ils ne sont pas pour l’Europe quand il faut mutualiser.”

Pour le chef de l’Etat français, les premières réponses apportées par la Commission européenne, notamment en terme de financement du chômage partiel, sont les bonnes mais il faut aller plus loin.

“Nous sommes à un moment de vérité qui consiste à savoir si l’Union européenne est un projet politique ou un projet de marché uniquement”, estime-t-il. “Moi, je pense que c’est un projet politique.”

“Si on n’y va pas, il y a un vrai risque d’effondrement de la zone euro et de l’idée européenne”, poursuit-il. “On ne peut pas avoir un marché unique où on sacrifie certains.”

“Donc nous sommes au moment de vérité où il n’est plus possible d’avoir, je ne parle pas du passé, mais un financement des dépenses que nous sommes en train d’engager dans le cadre de la lutte contre le Covid-19 et que nous aurons à engager dans la relance qui ne soit pas mutualisé parce que nous sommes devant une vraie politique de relance”, ajoute Emmanuel Macron. “Nous allons devoir faire une relance.”

Dans cette réaction violente il faut voir sans doute le souci de Macon de renforcer la cohésion et la solidarité européenne mais sans doute aussi son inquiétude politique compte tenu de son affaiblissement personnel face en particulier à la montée de l’extrême droite en France.

Baisse taux du Livret A: nouvelle lamentable attaque contre les petits épargnants

Baisse  taux du Livret A: nouvelle lamentable attaque contre les petits épargnants

 

 

La baisse du niveau déjà lamentable de la rémunération du livret à témoigne à l’évidence que le pouvoir est un zélé serviteur des intérêts financiers. Notons que cette baisse fait passer la rémunération de 0, 75 % à 0,50 % et  intervient au moment où l’inflation remonte et passe à 1,5 % en 2019. Bref, une perte assurée de 1 % sur l’épargne des petits porteurs de livrets. On ne fera croire à personne que les plus aisés  utilisent le livret A pour sécuriser leur épargne. Ce sont les petites et moyennes catégories qui utilisent ce type d’épargne . Cette baisse aura des les effets sur toute l’épargne et pas seulement sur le livret A. Sa justification par l’aide au développement du logement social est une escroquerie .( 100 à 200 millions d’économies d’ailleurs très théoriques compte  tenu des taux d’emprunt nul). En fait , il s’agit d’une tentative supplémentaire de mettre la main sur cet extraordinaire épargne qui représente près de 300 milliards d’euros pour 55 millions de livrets. son succès ne se dément pas, avec une collecte nette de 13,63 milliards d’euros entre janvier et octobre 2019, selon les dernières données de la Caisse des dépôts. Au total, l’encours du Livret A s’élève à 297,4 milliards d’euros, c’est 6% de plus qu’il y a un an à la même époque. Si l’on ajoute le Livret de développement durable et solidaire (LDDS), les encours gonflent à 408,2 milliards d’euros (+5,7% sur un an).

Le taux du Livret A sera abaissé de 0,75% au plancher de 0,50% en février, annonce le ministre de l’Economie Bruno Le Maire dans un entretien publié mercredi soir sur le site du Parisien. Le gouvernement suit ainsi à la lettre la recommandation de la Banque de France qui se base sur une formule tenant compte du niveau des taux d’intérêt et de l’inflation et dont le plancher a été fixé à 0,50%.

Alors que le taux de rémunération du Livret A – destiné notamment au financement du logement social – est gelé depuis août 2015 à 0,75%, le ministre de l’Economie estime qu’il aurait été “irresponsable et incohérent” de le maintenir plus longtemps à ce niveau. “Incohérent par rapport à notre politique de diversification des placements. Et irresponsable pour les milliers de Français qui attendent un logement social”, souligne Bruno Le Maire. “Ce nouveau taux permettra en effet de construire 17.000 logements sociaux supplémentaires et d’en rénover 52.000 chaque année”, souligne-t-il. Une escroquerie, car les organismes sociaux type HLM ne manque guère de trésorerie.  La rémunération du Livret d’épargne populaire (LEP) passera quand à elle de 1,25% actuellement à 1%, précise le ministre.

Burkina Faso: attaque terroriste, 37 morts

Burkina Faso: attaque terroriste, 37 morts

Une attaque terroriste très meurtrière qui s’ajoute à d’autres et témoigne de la déliquescence du climat au Sahel et en particulier au Burkina Faso. De quoi s’interroger sérieusement sur le rôle que joue la force Barkhane de plus en plus contestée. L’attaque terroriste d’un convoi d’autocars de la compagnie minière canadienne Semafo dans l’est du Burkina Faso a fait 37 morts et plus de 60 blessés, a-t-on appris mercredi auprès des autorités locales. Les cinq bus transportaient du personnel, des entrepreneurs et des fournisseurs liés à la compagnie minière, et ils étaient escortés par des militaires.

L’attaque s’est produite à 40 kilomètres de la mine d’or de Boungou (propriété de Semafo), dont les activités n’ont pas été affectées, a indiqué la compagnie. Semafo avait fait part dans un premier temps d’un bilan de « plusieurs morts et blessés ». Les assaillants ont mené une « attaque complexe », a indiqué le gouvernement burkinabé dans un communiqué mercredi soir.

« Un véhicule militaire qui assurait l’escorte en tête de convoi a sauté sur un engin explosif. Deux cars qui transportaient des travailleurs ont ensuite essuyé des tirs nourris », a expliqué une source sécuritaire s’exprimant sous le couvert de l’anonymat. « Les forces de défense et de sécurité ont lancé une opération » de secours « et ont entrepris un ratissage de la zone », a précisé le gouvernement.

 

Semafo, producteur aurifère canadien basé à Montréal, a présenté ses condoléances « aux familles des victimes » et exprimé « son soutien résolu aux forces de sécurité du Burkina Faso », selon un communiqué. L’État burkinabé avait demandé cette année aux compagnies minières de prendre des dispositions spéciales pour le déplacement de ses employés, selon des sources proches des miniers.

Deux attaques meurtrières avaient déjà visé des convois de personnels de la mine de Boungou et leurs escortes en août et décembre 2018, faisant 11 morts au total. Mais le bilan de l’attaque de ce mercredi en fait la plus meurtrière perpétrée au Burkina Faso depuis le début de la spirale de violences djihadistes il y a près de cinq ans.

Le 15 janvier 2016, 30 personnes, majoritairement des Occidentaux, avaient été tuées et 71 blessées lors d’un raid djihadiste contre l’hôtel Splendid et le restaurant Cappuccino à Ouagadougou, la capitale. Le 19 août dernier, une attaque avait frappé une base militaire à Koutougou, faisant au moins 24 morts, soit l’attaque la plus meurtrière jamais subie par l’armée burkinabée depuis 2015.

Au total, les attaques attribuées aux groupes djihadistes, certains affiliés à al-Qaïda, d’autres au mouvement Etat islamique, ont fait près de 700 morts depuis début 2015 et environ 500 000 déplacés internes et réfugiés, selon l’ONU.

 

Un aveu de Rohani : »L’attaque contre l’Arabie saoudite, un avertissement » » !

Un aveu de Rohani : »L’attaque contre l’Arabie saoudite, un avertissement » » !

On ne peut pas dire que la déclaration du président iranien soit particulièrement adroite quand il affirme que l’attaque contre  l’Arabie saoudite  constitue un avertissement. C’est en quelque sorte une reconnaissance de responsabilité ou en tout cas de Co responsabilité. Dans cette affaire il apparaît que l’Iran est en effet partie prenante compte tenu de la nature du matériel employé (drones et missiles) et de la logistique nécessaire pour l’utiliser. Il est vraisemblable que le président iranien est été contraint par la pression qu’exercent les faucons iraniens sur le l’opinion locale. Des faucons qui nourrissent le nationalisme qui ne cesse de se développer depuis l’embargo décidé par les États-Unis.

L’attaque de drones contre des installations pétrolières saoudiennes, revendiquée par les rebelles chiites Houthis yéménites, est “un avertissement”, a donc  déclaré le président iranien Hassan Rohani, selon des agences de presse iraniennes. Mais sans doute pour équilibrer son propos,

Il  a souligné que l’Iran ne voulait pas déclencher un conflit dans la région et a accusé les Etats-Unis et la coalition emmenée par l’Arabie saoudite au Yémen d’être à l’origine des tensions. Jusque-là la guerre entre l’Arabie Saoudite et l’Iran se localisait  essentiellement au Yémen mais elle semble prendre désormais une autre dimension géographique. De ce point de vue, l’Arabie Saoudite attend de la communauté internationale une réaction un peu plus explicite et plus musclée.

L’attaque ce week-end des installations pétrolières saoudiennes est un “test réel de la détermination mondiale” à faire face aux actes subversifs qui menacent la stabilité internationale, a estimé mercredi le prince Mohammed ben Salman, rapporte l’agence de presse officielle SPA.

L’héritier du trône saoudien a tenu ces propos lors d’un entretien téléphonique avec le président sud-coréen Moon Jae-in, qui a invité la communauté internationale à “prendre fermement position et à agir résolument” contre de tels actes, poursuit l’agence.

L’agence sud-coréenne Yonhap annonce pour sa part que Mohammed Ben Salman a sollicité l’aide de la Corée du Sud pour renforcer les défenses antiaériennes du royaume.

Sarkozy attaque Greta Thunberg et Nicolas Hulot

Sarkozy attaque Greta Thunberg et  Nicolas Hulot

 

 Toujours aussi démagogue, devant le Medef Sarkozy ne s’est pas privé d’entonner le chant des climatosceptiques  et de critiquer en particulier Nicolas Hulot et même la jeune Greta de Bergues « Cette jeune Suédoise si sympathique, et si souriante … », lance-t-il face à son auditoire hilare.  »Et tellement originale dans sa pensée… », conclut-il, avant de se racler la gorge et de lever les yeux au ciel. Sur le fond un discours pour relativiser les préoccupations environnementales qui n’ont jamais été la tasse de thé de Sarkozy. Sur la forme, une sorte de one-man-show mode stand-up comme on peut en voir après un bon repas familial. Bref, pas vraiment quoi rehausser politique le contenu du discours politique. Sarkozy ne peut s’empêcher de revenir à ses vieux démons de marchands de tapis et d’habitué du café du commerce. Une vulgarité qui serait justifiée par une recherche d’humour très contestable.

Avec le même humour douteux,  Sarkozy critique celle qui fût son adversaire au deuxième tour de l’élection présidentielle de 2007, prétendant avoir omis son nom.  »Et ça me permet de préciser les choses sur l’aimable … comment s’appelle-t-elle? », feinte-t-il, avant de lancer: « Ségolène Royal ».

Nicolas Sarkozy s’en prend ensuite à l’ancien ministre de la Transition Écologique, Nicolas Hulot, dont il raille les ambitions écologiques, sans pour autant le citer directement.

« Il y a un ministre qui dans la même journée a dit, avec autorité ….: ’dans 10 ans, il n’y aura que des voitures électriques’. Très bien…. Et tout le monde d’applaudir… Dans 10 ans, on aura fermé la moitié des centrales nucléaires… Les voitures électriques n’ont pas besoin d’électricité, c’est bien connu », poursuit-il face aux patrons du Medef.

 

Macron attaque Trump sur les GAFA

Macron attaque Trump  sur les GAFA  

 

D’une certaine façon, Macron a été pris à contre-pied une nouvelle fois par le président américain sur la question de la réintégration de la Russie dans le G8. On se souvient que Macron avait fait à Poutine la proposition de réintégrer le G8 sous réserve de discussions et de négociations concernant la partie Est de l’Ukraine. Le lendemain le président trump pour saboter la proposition de Macon a déclaré qu’il souhaitait le retour de la Russie sans condition dans le G8. Une nouvelle fois blackboulé, macrno réplique en attaquant sur le problème des gafa à la veille du G7. On sait que trump a fortement critiqué la décision de taxation française de ces gafa de m^me que la discussion collective sur ce sujet dans les instances internationales. Trump  n’est pas opposé à la taxation mais seulement si elle émane des États-Unis. En clair, si les recettes fiscales reviennent aux États-Unis. Cette nouvelle divergence va forcément encore compliquer le débat au G7 qui ne manque pourtant pas de question conflictuelle. Du coup il se pourrait bien que ce G7 ne se traduise non seulement par aucun accord mais même par aucun communiqué. Maladroitement, Macron  a fustigé mercredi la façon, selon lui injuste et “inefficace économiquement”, dont sont taxés aujourd’hui les grandes multinationales du numérique, réunies sous le sigle “Gafa” (Google, Apple, Facebook, Amazon).

Le sujet pèse depuis plusieurs mois sur la relation entre les Etats-Unis et la France, qui a instauré son propre impôt sur les Gafa en espérant arriver à convaincre les autres grandes puissances de mettre sur pied une taxe commune.

“Les grands acteurs du numérique ne contribuent pas au financement du bien commun”, a déclaré le chef de l’Etat lors d’une rencontre avec les journalistes de la presse présidentielle.“C’est insoutenable (…) ce n’est pas juste et inefficace économiquement”, a-t-il poursuivi. “On construit les conditions d’une absence de concurrence internationale de ces acteurs.” “Je ne suis pas d’accord avec ce système et je pense qu’il n’est pas bon, y compris pour les travailleurs américains”, a encore déclaré Emmanuel Macron, qui promet d’aborder le sujet avec les dirigeants des autres grandes puissances. “Je pense qu’il faut changer.”

Ulcéré par l’initiative française, Donald Trump a menacé le mois dernier de lancer des représailles sous la forme de droits de douane imposés aux vins français. La taxe de 3% sur les revenus s’appliquera rétroactivement au 1er janvier 2019 aux sociétés réalisant un chiffre d’affaires sur leurs activités numériques de 750 millions d’euros au niveau mondial et de plus de 25 millions d’euros sur le sol français.

Etats-Unis : attaque informatique des chinois

Etats-Unis : attaque informatique des chinois

 

Les systèmes informatiques sont en quelque sorte des colosses aux pieds d’argile. Formidable instrument de traitement d’information centralisée, leur force constitue aussi leur faiblesse car ils peuvent être victimes d’attaques massives notamment lorsque cela met en jeu des innovations voie la sûreté. L’attaque informatique « Cloud Hopper », attribuée par les Etats-Unis et certains de leurs alliés à des pirates travaillant pour le ministère chinois de la Sécurité d’Etat, a touché au total huit grands groupes technologiques. Cette attaque, lancée depuis au moins janvier 2010, avait été présentée en décembre dernier par les Etats-Unis comme une opération complexe de vol de propriété intellectuelle occidentale destinée à renforcer la position économique de la Chine. Aucune victime n’avait été nommément citée à l’époque mais Reuters en avait identifié deux: Hewlett Packard Enterprise et IBM. Selon des sources, six autres grands fournisseurs de services technologiques figurent parmi les victimes: Fujitsu, Tata Consultancy Services, NTT Data, Dimension Data, Computer Sciences Corporation et DXC Technology, une société née de la fusion de CSC et de la division services de HPE. Plus d’une dizaine de clients de ces fournisseurs ont aussi été visés, dont l’équipementier télécoms suédois Ericsson, l’entreprise américaine de construction navale Huntington Ingalls Industries et le voyagiste Sabre, selon les éléments rassemblés par Reuters. Le gouvernement chinois a systématiquement rejeté les accusations dont il fait l’objet en matière de piratage. Le ministère chinois des Affaires étrangères a déclaré que Pékin s’opposait à l’espionnage industriel via une cyberattaque.

La Pitié Salpêtrière : Attaque terroriste à intrusion violente ou l’art de rétropédalage sémantique

La Pitié Salpêtrière : Attaque terroriste à  intrusion violente ou l’art de rétropédalage sémantique

En 24 heures,  le ministre de l’intérieur Christophe Castaner, est passé de la version attaque d’un hôpital à celle d’une intrusion violente. Bref un sérieux rétro pédalage sémantique. On voit mal d’ailleurs pourquoi il faudrait considérer cette intrusion comme  violente dans la mesure où les manifestants n’ont pénétré dans l’hôpital que pour se mettre à l’abri des gaz lacrymogènes  et cela sans aucune violence comme en témoigne même le personnel hospitalier. . Jeudi, Castaner est interrogé à la volée dans les couloirs du Sénat par une équipe de BFMTV. Le ministre éclate: «J’ai entendu, sur votre chaîne, la version de la directrice de l’hôpital. J’ai aussi entendu, comme vous, celle du patron de l’Assistance publique de Paris (Martin Hirsch, NDLR).» Deux autorités qui avaient assuré que l’hôpital avait été ciblé. Devant le flot de réactions outrées, les communicants du gouvernement s’agitent. Très vite, la riposte se met en place. Avec une priorité: couper court aux accusations de mensonge, relayées par une partie de la classe politique, La France insoumise en tête. La folie reprend alors de part et d’autre. D’un côté on demande la démission du ministre de l’intérieur voir celle du président de la république. De l’autre on excuse totalement du moins de manière officielle les excès verbaux de Castaner qui n’en est pas à sa première expérience ; par exemple, quand il considérait que les gilets jaunes venaient manifester pour tuer. Le ministre de l’intérieur confond évidemment son portefeuille avec celui d’un ministère de la propagande. En permanence, il se considère comme le porte flingue de Macron et passe son temps à faire de la provocation et de la communication. Au lieu et place sans doute de se concentrer sur l’efficacité de la politique du maintien de l’ordre qui évolue d’une semaine sur l’autre et qui pour l’instant n’a pas encore totalement permis précisément de ramener le calme dans les défilés . D’une certaine façon, Castaner  s’est aussi fait piéger par les propos opportunistes de Martin Hirsch (nommé par les socialistes) qui peut-être pour conforter son poste a besoin de montrer sa grande tolérance avec le macronisme ; en réalité Martin Hirsch pas plus que Castaner ne connaissait la réalité des faits de l’incident finalement anecdotique de l’hôpital de la Pitié Salpêtrière. Depuis son entrée au gouvernement, en mai 2017, l’ancien socialiste s’est en effet retrouvé au centre de nombreuses polémiques, qui portent à la fois sur certaines déclarations (ONG «complices» des passeurs ; Alexandre Benalla «chargé des valises», etc.), mais aussi sur certains agissements, comme sa virée nocturne dans une célèbre boîte de nuit parisienne. Pire, le rythme de ces faux pas semble s’être accéléré depuis son arrivée à Beauvau. «Il fait trop de com’. Résultat, il s’expose trop. Mercredi, il n’aurait pas dû parler du tout. Point à la ligne», tranche un cadre de La République en marche, visiblement agacé par son attitude. Comme lui, plusieurs macronistes commencent à émettre de sérieux doutes sur la capacité de Christophe Castaner à assumer la fonction de ministre de l’Intérieur. D’autant que le chef de l’État a déjà utilisé un fusible en limogeant le préfet de police, Michel Delpuech, il y a à peine un mois. «(Il) a corrigé son propos. Il a sans doute eu raison de le faire», a d’ailleurs soufflé vendredi Édouard Philippe, assurant toutefois qu’il lui maintenait «toute sa confiance».

 

Suppression pension de réversion : la dernière attaque contre les pauvres

Suppression pension de réversion : la dernière attaque contre les pauvres

 

Pour se justifier,  le gouvernement utilise l’argument des inégalités mais des inégalités entre pauvres et non entre pauvres et riches. Selon les dernières données disponibles 80 % des bénéficiaires sont des femmes du fait notamment de carrières plus courtes, le montant varie de 300 (pour les hommes) à un peu plus de 800 euros ; on ne peut pas vraiment parler de classes favorisées. Mais cela représente environ 10 % des dépense de retraites soit 35 milliards d’où l’idée de raboter. On peut evidemmenet rendre le système plus égalitaire (par exemple via la condition de ressources) mais déjà envisager sa suppression en dit long sur le concept de solidarité qu’interprète le gouvernement ; C’est évidemment une  novelle attaque contre les systèmes de retraites et d’une manière plus génarale vis à vis de la protection sociale. Par parenthèse cette suppression serait anticonstitutionnelle. Le montant moyen de ces prestations est de 304 euros pour les hommes et de 642 euros pour les femmes. La pension de réversion ne peut pas être inférieure à 286,14 euros par mois et supérieure à 893,97 euros par mois. L’idée du gouvernemenet est donc de lisser le système. Quitte à « baisser » ou « augmenter » le montant de certaines pensions de réversion, comme l’a indiqué Christophe Castaner, le secrétaire d’Etat chargé des Relations avec le Parlement, jeudi 28 juin sur LCI. Emmanuel Macron avait pourtant assuré sur Twitter, mardi, que « les futurs retraités [bénéficieraient] des mêmes prestations pour chaque euro cotisé ». Le président a par ailleurs précisé qu’aucun bénéficiaire actuel ne verra  »sa pension de réversion diminuer, ne serait-ce que d’un centime »

Nouvelle attaque contre le livret A

Nouvelle attaque contre le livret A

Nouvelle attaque contre le livret A et l’épargne en général de la part cette fois non pas gouvernement mais de la part du Conseil des prélèvements obligatoires (CPO), institution adossée à la Cour des comptes. Cet honorable conseil des prélèvements obligatoires repose tout simplement de limiter certaines formes d’épargne et de les surtaxer comme si déjà c’est épargne n’avait pas déjà été imposé. Il y a notamment l’impôt sur le revenu et autre taxes. Comme pour le gouvernement,  l’honorable conseil veut orienter cette épargne davantage vers le financement des entreprises car une partie important de l’épargne actuelle constitue de l’argent mort.  . Première observation, ce concept d’argent mort est-il est une illusion car les banques et la caisse de dépôts se chargent  bien entendu de faire travailler les montants stockés sur les livrets notamment le livret A d’autant plus facilement que le taux d’intérêt est maintenant négatif compte tenu de l’inflation. En fait l’objectif est double peut-être orienter davantage vers l’activité productive mais aussi accroître le rendement fiscal  global. A l’heure où le gouvernement et la place s’interrogent sur un meilleur « fléchage » de l’épargne vers le financement des entreprises, l’un des constats du rapport est l’avantage donné à l’argent qui dort : l’épargne réglementée, qui représente un encours de 420 milliards d’euros, et, en partie, l’assurance-vie (1.600 milliards d’euros). « La fiscalité est plus favorable à l’épargne non risquée qu’à l’épargne risquée. Les prélèvements sont en effet nuls ou faibles sur l’épargne réglementée, sans risque et liquide. Les prélèvements sont identiques en assurance-vie en unités selon que les supports sont en unités de compte et en euros, alors que le risque est pour l’assuré dans le premier et pas dans l’autre », relève le rapport. Du conseil de prélèvements obligatoires Ainsi les membres du Conseil des prélèvements obligatoires recommandent-ils d’abaisser les plafonds de dépôts de l’épargne réglementée, jugeant que « le niveau actuel semble excéder celui de l’épargne de précaution », estimé entre deux et trois mois de salaire. Ils préconisent de revenir aux niveaux de 2012, soit 15.300 euros pour le Livret A (contre 22.950 euros aujourd’hui) et 6.000 euros pour le LDDS (contre le double). Cela permettrait de réaffecter 30 milliards d’euros sur d’autres supports d’épargne, alors que « le niveau d’encours de l’épargne réglementée excède largement les besoins de financement de logement social » (255 milliards en 2016). L’abaissement doit être général « en reconsidérant le niveau cumulé de défiscalisation », incluant Livret A, LDDS, Livret épargne populaire (LEP) et Livret jeune, qui peut atteindre des montants élevés : 143.550 euros pour un couple avec trois enfants de plus de 12 ans. Le Conseil des prélèvements obligatoires conseille aussi de s’attaquer à l’assurance-vie, qui bénéficie d’un régime fiscal avantageux du point de vue de l’impôt sur les revenus et de l’imposition des successions, notamment le prélèvement forfaitaire libératoire au taux réduit de 7,5% au bout de huit ans.

 

Glyphosate: Monsanto attaque la Californie

Glyphosate: Monsanto attaque  la Californie

C’est un peu le monde à l’envers puisque la firme de produits chimiques Monsanto a décidé d’attaquer la Californie au motif qu’on lui impose d’inscrire sur son produit-phare, le Roundup, les risques cancérigènes.  L‘Etat américain fait figurer le principal composant de l‘herbicide Roundup produit par Monsanto sur sa liste de produits chimiques cancérigènes depuis juillet et exigera que les produits en contenant mentionnent l‘avertissement d‘ici juillet 2018. La Californie a pris cette décision après que le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), un organisme de l‘Organisation mondiale de la santé (OMS), a conclu en juillet 2015 que le glyphosate était “probablement cancérigène”. Monsanto et les fédérations nient que le glyphosate soit cancérigène et arguent que l‘avertissement imposé par la Californie obligerait les revendeurs de produits contenant le composant à diffuser une fausse information. En tout état de cause, la controverse est une nouvelle pierre dans le jardin de Monsanto, qui a déjà quelques problèmes avec un autre herbicide conçu à partir d‘un composé chimique appelé dicamba, auquel des agriculteurs imputent les destructions causées à leurs récoltes cet été. Au niveau national, ce sont plus de 2.700 enquêtes qui ont été diligentées en date du 15 octobre, selon les données récoltées par l‘Université du Missouri. Dans l‘Arkansas, ce sont près de mille plaintes qui ont été déposées pour des affaires liées au dicamba, dans l‘Illinois le chiffre s’élève à 421 et à 310 dans le Missouri. le dicamba est destiné à remplacer le produit phare, le glysophate menacé d’interdiction y compris  en Europe.  La firme, qui a conclu un accord de fusion avec l‘allemand Bayer pour un montant de 63,5 milliards de dollars, a donc mis au point un nouveau composé chimique, le dicamba, qu‘il propose aux producteurs américains de soja. En parallèle, Monsanto propose des semences modifiées capables de résister à l‘utilisation de cet herbicide, une stratégie qui devrait lui permettre de contrôler le marché des oléagineux aux Etats-Unis, deuxième exportateur mondial. Des agriculteurs et des experts agronomes affirment que le dicamba présente l‘inconvénient de s’évaporer et de dériver dans l‘air pour aller affecter des cultures qui n‘ont pas, elles, été modifiées pour résister à son action. Monsanto et l‘allemand BASF, qui craignent de voir leurs ventes pénalisées à l‘avenir, ont expliqué que l‘herbicide était sans danger s‘il était appliqué correctement. Les ventes de Monsanto ont augmenté de 1,1 milliard de dollars (+8%) sur l‘année fiscale 2017, en partie grâce à la vente de graines de soja résistant au dicamba. L‘EPA doit déterminer l‘an prochain si elle accorde une prolongation de son agrément au dicamba après examen des plaintes reçues et consultation d‘experts fédéraux et industriels. Le groupe américain, racheté par l‘allemand Bayer pour 63,5 milliards de dollars, a développé ce produit pour remplacer le glyphosate, moins efficace face à de mauvaises herbes devenues plus résistantes. Les pays de l‘Union européenne (UE) ne sont pas parvenus jeudi dernier à s‘accorder sur la prolongation de cinq ans de la licence du glyphosate. Pas étonnant Monsanto  a été  racheté par l‘allemand Bayer pour 63,5 milliards de dollars !

Macron attaque la Pologne bille en tête

Macron attaque la Pologne bille en tête

Macron a certainement a raison de dénoncer anti européenne du gouvernement de la Pologne. Un gouvernement ultra conservateur qui s’assoit délibérément sur les valeurs de l’Europe notamment sur les principes de solidarité. On sait que la Pologne bénéficie très largement des subsides de l’union européenne mais en revanche, elle choisit de privilégier l’achat de ses équipements notamment militaires en dehors de l’Europe. Bref, la Pologne veut le beurre et l’argent du beurre. Non seulement elle refuse toute solidarité pour gérer la difficile question de l’immigration par contre  elle peut disposer de toutes libertés que les Polonais puissent travailler chez les autres européens. Il conviendrait de choisir soit le nationalisme, soit la solidarité et la discipline européenne. Macron  a bien fait de rappeler alors un pays qui visiblement a du mal à s’approprier le concept européen tant sur le plan économique que sur le plan social ou sociétal. . Interrogé sur l’hostilité de Varsovie, le président français s’est présenté en champion des valeurs européennes    Ce refus polonais “manifeste combien ce pays décide aujourd’hui de se mettre en marge de l’histoire, du présent et du futur de l’Europe”, a-t-il dit au côté du président bulgare, Roumen Radev, à Varna, dernière étape de sa tournée. “La Pologne n’est en rien ce qui définit le cap de l’Europe d’aujourd’hui, a fortiori de l’Europe de demain”, a-t-il ajouté, jugeant que “le peuple polonais mérite mieux que cela”. “L’Europe est un espace qui s’est créé sur des valeurs, un rapport à la démocratie et aux libertés publiques qu’enfreint aujourd’hui la Pologne”, a poursuivi Emmanuel Macron. Ces attaques ont été fraîchement accueillies en Pologne. “Peut-être ses propos arrogants sont-ils dus à son manque d’expérience”, a répliqué la Première ministre, qui visiblement a choisi l’attaque personnelle sans doute pour ne pas répondre sur le fond. Après l’accueil favorable des Premiers ministres tchèque et slovaque à ses demandes sur la directive et une réponse roumaine plus prudente, Emmanuel Macron s’est dit vendredi optimiste quant à la conclusion d’un accord proche de ses positions.  “Il y aura trois points essentiels à résoudre. Tout d’abord une durée raisonnable du détachement de longue durée : ça doit être moins que les 24 mois qu’on a proposés au début”, a dit Christian Kern le chancelier autrichien. “Nous sommes tous convaincus que le principe du même salaire pour le même travail doit être respecté” et prêts à accroître la collaboration en matière de contrôle des fraudes, a-t-il ajouté. A Bucarest jeudi, le président roumain, Klaus Iohannis, a déclaré que la directive devait être améliorée, sans dire s’il fallait le faire d’ici janvier et selon les termes du président français. La France souhaite limiter la durée du travail détaché à 12 mois sur une période de deux ans, et que toutes les périodes comptent. Elle veut aussi s’assurer que les travailleurs détachés perçoivent tous les éléments de rémunération obligatoires dans le pays d’accueil. Elle souhaite en outre renforcer la lutte contre la fraude et les abus, avec des sanctions effectives.

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