Archive pour le Tag 'Attal'

Retraites : Attal en remet une couche avec des «parties du projet»

Retraites : Attal en remet une couche avec des «parties du projet»

Attal, le porte-parole du gouvernement en remet une couche à propos de la réforme des retraites «Je ne vous confirme rien du tout», a-t-il indiqué dans le flou le plus complet.. Si le président de la République, Emmanuel Macron, a acté «que le projet, vu le temps qu’il reste d’ici la fin du quinquennat, ne pourrait pas être repris en l’état de 2019», il est cependant «possible qu’il y ait sur certaines parties du projet des mesures qui soient prises d’ici la fin du quinquennat», et ce à plusieurs «conditions», a affirmé Gabriel Attal.

«Première condition, c’est la maîtrise de l’épidémie sur le long terme, la deuxième condition, c’est la reprise de l’économie là aussi sur un temps confirmé, la troisième condition qui nous tient à cœur, c’est la question de l’unité de notre pays dans ce contexte», a-t-il expliqué. «Aujourd’hui (…) les conditions ne sont pas réunies. Je peux pas vous dire qu’elles ne le seront pas d’ici la fin du quinquennat», a-t-il conclu. «Cette réforme sera nécessaire pour sauver notre régime de retraite mais les conditions posées en juillet par le président ne sont pas réunies», a abondé Christophe Castaner, le patron des députés LREM, dans un entretien à L’Express.

 

Covid «La troisième vague n’est pas terminée » (Gabriel Attal)

Covid «La troisième vague n’est pas terminée » (Gabriel Attal)

Les déclarations du porte-parole du gouvernement révèlent la profondeur et l’ampleur d’une crise sanitaire dont personne ne peut définir à la fois la durée et l’ampleur. En clair, le pessimisme affiché par Gabriel Attal prépare sans doute une prolongation des mesures restrictives qui devaient être limitées à quatre semaines. Une première prolongation sans doute en mai juin et qui pourrait y compris affecter une partie de l’été pour certaines activités.

 

Selon Gabriel Attal, «la situation épidémique reste très contrastée. Si certains signaux sont encourageants et montrent que les mesures de freinage fonctionnent, il est encore trop tôt pour constater une pleine efficacité de ces mesures au niveau national».

L’Île-de-France, les Hauts-de-France et la Provence-Alpes-Côte d’Azur «sont toujours les régions qui connaissent l’incidence la plus élevée», et «la situation semble toujours se dégrader» en Auvergne-Rhône-Alpes, dans le Grand Est, et en Bourgogne Franche-Comté, a détaillé le porte-parole. «L’évolution est même plus préoccupante encore dans certains départements» comme le Massif central et la Drôme, tandis que la Meuse, la Moselle et la Meurthe-et-Moselle «connaissent toujours une situation fragile», selon M. Attal.

 

En Bourgogne-Franche-Comté, «l’évolution paraît plus dégradée» dans les départements de l’est de la région, la Haute-Saône, le Doubs, le Territoire de Belfort et le Jura, mais «meilleure» dans la Nièvre. La tendance est en revanche «relativement plus favorable» en Provence-Alpes-Côte d’Azur et dans les Alpes-Maritimes, où le taux d’incidence est passé de 488 fin mars à 286 ces derniers jours, a-t-il souligné, en notant aussi une évolution «très favorable» dans l’Aube, avec une baisse de près de 40% de l’incidence.

 

Une évolution «un peu plus favorable» qu’à l’échelle nationale s’observe également dans l’Eure et en Seine-Maritime. En Outre-mer, Garbiel Attal a relevé «une amélioration de la situation dans l’Océan indien, mais une dégradation aux Antilles et en Guyane», frontalière du Brésil, où circulent de nombreux variants.

La France comptait presque 6000 malades du Covid-19 dans les services de réanimation ce mardi et près de 32.000 personnes hospitalisées, avec 39.113 nouveaux cas enregistrés en 24 heures.

Gabriel Attal: l’archétype des ministres boutonneux du gouvernement explique l’inexplicable

Gabriel Attal: l’archétype des ministres boutonneux du gouvernement explique l’inexplicable

Il est clair qu’une grande partie de ce gouvernement est composée de jeunes ministres sans grande culture politique et sortis du chapeau par Macron précisément pour ne pas lui faire de l’ombre. Un grand nombre ont d’ailleurs été recrutés dans les inutiles instituts d’études politiques et n’ont pratiquement jamais travaillé. À noter que la dernière déclaration de Gabriel Attal concerne la durée du nouveau confinement qui serait » à ce stade » bien limitées à quatre semaines. À ce stade, la précaution oratoire sans doute enseignée dans les instituts d’études politiques pour pouvoir dire le contraire si les circonstances l’imposent. Gabriel Attal à la posture d’adolescent a bien du mal à convaincre y compris quand il tente d’expliquer les contradictions du gouvernement dans le Figaro :

 

Gabriel ATTAL. - À chaque fois que des mesures d’ampleur sont annoncées, elles doivent être suivies d’un nécessaire moment de réglage, qui doit être le plus court possible. Je ne comparerais pas celui-ci au pataquès de l’attestation il y a quinze jours. Sur les centres aérés, le premier ministre s’est clairement exprimé dès jeudi matin au Parlement. Sur les assistantes maternelles, nous avons dû trancher alors que la profession elle-même était divisée: décision rendue en quelques heures. Quant aux déplacements pour ce week-end, les choses sont claires: vous pouvez aller vous isoler dans un autre territoire pour les semaines à venir, ou faire un aller-retour pour déposer vos enfants.

Sur la durée des mesures:

« Ces mesures ont été annoncées pour quatre semaines. Il n’est pas prévu qu’elles aillent au-delà des 4 semaines à ce stade », a déclaré le représentant du gouvernement sur LCI, même si « il ne faut jamais rien exclure par principe pour l’avenir ».

 

L’exécutif dit apprendre de ses erreurs, mais ces «couacs» donnent l’impression d’une impréparation…

Je l’entends. Tout comme j’entends la demande d’adaptation de nos mesures

« je l’entends »une autre expression à la mode dans les instituts politiques qui évidemment ne signifie ni désapprobation ni approbation ! Juste la dialectique pour endormir.

Déconfinement : une valse à trois temps pour Gabriel Attal

Déconfinement : une valse à trois temps pour Gabriel Attal,

Gabriel Attal , chargé de la communication du gouvernement, propose un calendrier à trois temps. En fait, une sorte de valse à laquelle le pouvoir nous a habitué et qui par définition est caractérisé comme la valse par un exercice qui tourne en rond.  » Dans un entretien au Journal du Dimanche, le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, se refuse même à parler d’un déconfinement et insiste sur la nécessité de « poursuivre [les efforts] pour ne pas les gâcher ».  »

 

Quel est l’objectif de la prise de parole d’­Emmanuel ­Macron mardi?
Comme il s’y était engagé, le Président sera au rendez-vous en s’adressant aux Français. La situation sanitaire s’améliore, grâce à leurs efforts. Mais ils doivent se poursuivre pour ne pas les gâcher. ­Emmanuel ­Macron donnera des perspectives à plusieurs semaines, notamment sur l’adaptation de notre stratégie. L’enjeu : faire évoluer les ­conditions du ­confinement à mesure que la situation sanitaire s’améliore, tout en assumant une maîtrise pour éviter que l’épidémie reparte. Certains établissements, comme les bars et restaurants, ­continueront à ­connaître des restrictions. Nous serons, comme depuis le début, à leurs côtés.

 

Les commerces rouvriront-ils avant le 1er décembre?
Nous nous étions engagés à leur permettre de rouvrir autour du 1er décembre si l’amélioration de la situation sanitaire se ­confirmait, ce qui semble être le cas. La grande distribution et les plateformes ont accepté notre proposition de décaler le Black Friday. Le Président est ­conscient des efforts ­consentis et attaché à la valeur travail.

Faut-il maintenir la limite d’une heure et de 1 kilomètre pour les promenades?
On n’est pas tous égaux face au rayon de 1 kilomètre. Par exemple, il y a un enjeu : permettre à ceux qui ne vivent pas près d’un parc d’aller y respirer. Mais soyons clairs : le ­confinement va se poursuivre et donc la limitation des déplacements aussi.

Jusqu’aux fêtes de fin d’année?
Comme l’a annoncé le Premier ministre aux chefs de parti vendredi, les assouplissements se feront en trois étapes au regard de l’évolution sanitaire et des risques liés à certaines activités : d’abord autour du 1er décembre, puis avant les ­congés de fin d’année, puis à partir de janvier 2021.

Quand les Français y verront-ils plus clair sur la stratégie vaccinale du gouvernement?
Ne soyons ni Cassandre ni Bisounours : ne nous privons pas des nouvelles encourageantes, mais restons prudents à l’heure où les études restent en cours. L’important, c’est d’anticiper pour être prêts dès que les premiers vaccins arriveront. Nous avons des ­contrats en discussion : trois signés, au moins trois autres très avancés et d’autres en discussion. Avec en moyenne 30 millions de doses par ­contrat. Nous identifions des centres de stockage et des moyens de transport. La Haute Autorité de santé rendra prochainement son avis sur les publics prioritaires et le comité ­consultatif national d’éthique sera saisi sur le dispositif d’appel à la vaccination.

Le vaccin sera-t-il obligatoire?
La question se posera quand on ­connaîtra les propriétés des vaccins. Nous devons intégrer le fait que nous aurons un recul limité. Le Président a été clair mercredi en ­Conseil des ministres : la ­condition essentielle à la confiance des Français, c’est la transparence. Elle sera notre valeur absolue.

La doctrine «  tester, tracer, isoler  » est-elle un échec?
La France est l’un des pays européens qui a le plus testé. Pour le traçage, 5 millions de Français ont été ­contactés par l’Assurance maladie depuis mai. Cela relève plutôt de la prouesse et tous les professionnels doivent être salués. Pour l’avenir, il y a clairement l’enjeu d’un isolement plus effectif des cas positifs et des cas ­contacts. Faut-il le rendre obligatoire, avec ­contrôles et sanctions? Beaucoup de nos voisins l’ont fait et j’entends des Français qui estiment subir des ­contraintes qui pourraient être allégées si nous concentrons les efforts sur les chaînes de ­contamination. A titre personnel, je trouve la piste intéressante. Les formations politiques se sont pour le moment assez peu positionnées, y compris vendredi soir, sur ce sujet qui mérite un vrai débat démocratique.

Cette sortie de ­confinement sera plus ­contrainte que la première : est-ce la preuve que le pays a été déconfiné trop largement, trop vite, en mai?
A l’époque, tout le monde avait hâte de revenir à la normale au plus vite. Dès avril, les oppositions nous demandaient un déconfinement en avance rapide. En mai, Les Républicains réclamaient une accélération d’un mois de la réouverture des bars, puis s’étonnaient que nous ­consacrions l’été à la gestion de la crise plutôt qu’à la relance immédiate de l’économie. On a avancé avec méthode, ­conscients des risques, en systématisant notamment le masque dès l’été. Est-ce qu’on a espéré, y compris au gouvernement, ne pas avoir à renouer avec le ­confinement? Bien sûr. En avons-nous fait assez pour empêcher le moindre risque? A l’évidence non. Mais aucun pays n’a trouvé la solution à ce jour : toute l’Europe est ­confrontée à cette deuxième vague y compris plus durement que lors de la première, comme la Suisse ou la Suède. Je crois qu’à l’époque nous sommes allés aussi loin que l’acceptabilité sociale le permettait après un ­confinement très dur.

N’est-ce pas le rôle d’un gouvernement de résister aux pressions?
Le fil rouge de la gestion de cette crise a été, et reste, de tenir face aux pressions multiples pour protéger les Français. Souvenez-vous des réactions à la fermeture des bars et restos à Marseille en septembre, au couvre-feu en octobre. Il y a seulement un mois, au Sénat, les LR et le PS s’alliaient encore pour rouvrir les discothèques…

Les oppositions auraient-elles dû soutenir toutes vos propositions?
En démocratie, on ne cherche pas l’unanimité. Mais un peu d’unité n’aurait pas fait de mal. A défaut d’un esprit ­constructif, les oppositions se sont retrouvées au sein d’un conseil de défiance. Et, à la fin, ce sont les Français qui trinquent. Nous croyons encore que la ­concorde est possible. Le Premier ministre a fait une nouvelle proposition, acceptée : la mise en place d’un comité de liaison permettant à un représentant par groupe parlementaire de travailler en ­continu avec le gouvernement.

Mais la gestion de crise se fait principalement au ­conseil de défense, accusé d’opacité…
Certains crient au scandale depuis quelques jours alors que cela fait neuf mois que la gestion de l’épidémie passe par le ­conseil de défense, justement plus ouvert que le Conseil des ministres en ce qu’il associe des experts non membres du gouvernement. Le Parlement a débattu des centaines d’heures des choix qui y ont été faits. Derrière cette polémique artificielle, il y a une tentative de Jean-Luc ­Mélenchon de faire croire à un Président décidant tout seul. Je ne crois pas qu’il ait de leçons à donner, ayant la défense de la démocratie à géométrie variable en présidant le fan-club des régimes autoritaires, du Venezuela au président turc ­Erdogan! ­Emmanuel ­Macron ­consulte, concerte, puis décide. Et, surtout, il ne se dérobe jamais, y compris devant les mesures difficiles et impopulaires. Le courage d’assumer est aussi une forme de « quoi qu’il en coûte ».




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