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Guerre en Ukraine: Assumer le coût

Guerre en Ukraine: Assumer le coût

Inévitable, le coût économique et social du soutien à l’Ukraine ne sera assumé durablement par les Français que s’il est justement réparti, faute de quoi le régime russe exploiterait nos divisions, souligne, dans une tribune au « Monde », Pascal Brice, président de la Fédération des acteurs de la solidarité.

 

 

Après trois mois de conflit, il est temps de l’assumer : nous allons aider la résistance ukrainienne dans la durée, parce que c’est aussi notre liberté qu’elle défend, et cela ne sera pas sans conséquences pour les Françaises et les Français. C’est bien la démocratie qui est en jeu. Vladimir Poutine l’a érigée en ennemie. Plutôt que l’expression démocratique du peuple, il ne connaît que la force et son usage le plus brutal, en Ukraine comme en Tchétchénie et en Syrie. Accepter qu’elle l’emporte à nouveau, c’est soumettre nos libertés à tous les diktats. 

Ce sont les Ukrainiennes et les Ukrainiens – sans oublier les opposants russes – qui en paient le prix le plus fort par les dévastations, la peur, les viols, les tortures, la mort, l’exil. Mais ne prétendons pas que ce sera sans douleur pour nous. Disons-le clairement : ce combat commun a et aura aussi un coût pour les Françaises et les Français.

Les sanctions imposées à la Russie s’ajoutent aux désordres provoqués par le conflit, relayés par la spéculation, pour amplifier la hausse des prix de l’énergie et de l’alimentation. Ils pèsent sur le pouvoir d’achat des Français, sur la croissance et l’emploi. Ce coût grandira lorsque les Européens décideront enfin un embargo total sur le gaz et le pétrole russes.

Aucune alternative

Le régime russe sait combien la dépendance énergétique et alimentaire, pesant sur les conditions de vie des Européens, affaiblit leur esprit de résistance et peut fracturer l’Union européenne. Il suffit d’entendre celles et ceux qui n’ont jamais rien trouvé à redire à la brutalité de Poutine, évoquer les conséquences de l’appui à l’Ukraine pour tenter de l’amenuiser. De plus, l’attitude de Vladimir Poutine n’offre pour l’heure aucune alternative au renforcement constant de l’aide militaire pour seconder l’héroïsme des Ukrainiens.

En réponse, il sait jouer de nos peurs. C’est la vocation de ses gesticulations nucléaires face auxquelles il revient aux Européens et à leurs alliés de conserver détermination, cohésion et sang-froid. L’objectif demeure un cessez-le-feu, le retrait des troupes russes sur les lignes du 24 février 2022, l’ouverture de négociations bilatérales puis multilatérales pour garantir la liberté et la sécurité de tous – y compris de la Russie. Mais tant que l’Ukraine ne sera pas en situation de discuter autrement qu’en position d’agressée, il ne peut y avoir de désescalade à l’initiative des Européens. Ce serait accepter la primauté du recours à la force.

Ne faisons pas à Vladimir Poutine le cadeau de nos faiblesses. Il ne peut pas l’emporter. Son seul atout réside dans la peur qu’il suscite et dans l’instrumentalisation du désordre économique et social provoqué par le conflit qu’il a déclenché, dans une Europe déjà socialement et culturellement fragilisée, où de plus en plus de citoyens semblent tentés – lassitude, découragement, colère ou oubli – par des formes de relativisation du caractère sacré de la démocratie.

 

Hollande doit assumer le social-libéralisme (Collomb)

Hollande doit assumer le social-libéralisme (Collomb)

Inquiet sur les possibilités de réélection de la gauche en 2017, le socialiste (droitier) Gérard Collomb pense qu’il n’est plus temps de rechercher à tout prix des synthèses artificielles pour rassembler du centre jusqu’à la gauche radicale. « Quand ça ne marche pas, tout le monde, on le constate déjà, retourne à ses vieux tropismes. » Il l’a récemment confié à François Hollande : « À un an et demi de la présidentielle, il n’y a plus qu’une solution : jouer cash. » Sous-entendu : dans le sens du social-libéralisme. Le sénateur et maire de Lyon regrette que la gauche n’ait pas pris suffisamment tôt la mesure de la « perte de compétitivité » de l’économie française.




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