Archive pour le Tag 'assume »'

« Bordel » : Macron assume

« Bordel » : Macron assume

D’une certaine manière les explications de l’entourage d’Emmanuel Macon ont du mal à convaincre. D’après cet entourage, le chef de l’État regretterait d’avoir utilisé un mot un peu grossier mais maintiendrait sur le fond ce qu’il pense des agitations de certains gauchistes qui font tout pour faire capoter la reprise d’entreprises en difficulté. Certes on ne peut que regretter les plans sociaux qui conduisent notamment à des licenciements secs. Pour autant l’État n’a pas vocation à régler les problèmes de toutes  les entreprises en difficulté. D’autant plus que ces difficultés notamment relatives au plan de charge ou à la compétitivité de l’entreprise étaient prévisibles depuis longtemps. Bien entendu un président de la république peut éviter d’utiliser des expressions pour le moins familière. Toutefois cela ne change rien sur le fond. Force est de reconnaître que certaines entreprises subissent une sorte de double peine. D’abord en raison d’une mauvaise gouvernance, ensuite du fait de l’agitation permanente de certains gauchistes qui animent des organisations syndicales. Des gauchistes davantage préoccupés par un illusoire changement de système voir même par l’utopie d’une révolution à la mode bolivarienne que par l’intérêt réel de l’entreprise et de ses salariés. Force est de constater que certaines organisations syndicales ne brillent pas par la intelligence et leur bonne foi et d’une certaine façon acceptent  les débordements de syndicalistes incompétents,  irresponsables et dangereux. Pas étonnant si globalement le syndicalisme français en particulier jouit d’une mauvaise image dans le pignon. Pas étonnant non plus si une organisation à caractère réformiste comme la CFDT et devenue majoritaire dans le privé en devançant la CGT en retard au moins d’un demi-siècle sur  son temps.  Emmanuel Macron assume “le fond de ses propos” mais regrette l‘utilisation “d‘un mot familier” prononcé lors d’“un aparté”, a-t-on indiqué jeudi dans l‘entourage du chef de l‘Etat dont les propos tenus en Corrèze mercredi soir ont suscité un tollé et alimenté un procès en mépris de classe. Le président “ne retire rien sur le fond, il continuera à le dire et le redire”, a-t-on précisé. “Il a toujours assumé des propos cash, d‘aller droit au but et il le revendique”. Pour autant, il ”regrette l‘utilisation lors d‘un aparté d‘un mot familier“ (bordel-NDLR), il regrette qu‘on ait fait de cet aparté un propos public”, a-t-on ajouté. “Il n‘aurait évidemment jamais employé un terme aussi familier lors d‘une adresse ou d‘un discours officiel”.

Grèce : par trouille de l’Allemagne, la France n’a pas assumé ses positions (Yanis Varoufakis) «

Grèce : par trouille de l’Allemagne, la France n’a pas assumé ses positions (Yanis Varoufakis) « 

Comment interprétez-vous la démission d’Alexis Tsipras?
Le 12 juillet, contre mon avis et celui de nombreux membres du gouvernement et du parti, Alexis Tsipras a décidé d’accepter les mesures d’austérité proposées par l’Eurogroupe et le sommet européen. Elles vont à l’encontre de toute la philosophie de Syriza. Sa majorité s’est rebellée. Sa conclusion fut simple : s’il veut nettoyer le parti, il a besoin de nouvelles élections.

Serez-vous candidat?
Non, je ne serai pas candidat au nom de Syriza. Syriza est en train d’adopter la doctrine irrationnelle à laquelle je me suis opposé depuis cinq ans : étendre encore la crise et prétendre qu’elle est résolue, tout en maintenant une dette impayable. J’ai été viré parce que je m’y opposais. C’est contre cette logique que j’avais déjà rompu avec Papandréou. Alexis Tsipras m’avait choisi parce que je m’y opposais. Maintenant qu’il a accepté la logique que je rejette, je ne peux plus être candidat.

Au moment où ce plan a été finalisé, François Hollande disait que la Grèce allait être sauvée. Il se trompait?
(Il rit). Je pense que François Hollande est profondément, fondamentalement coincé. Nicolas Sarkozy en 2010 disait déjà que la Grèce était sauvée. En 2012, la Grèce a encore été sauvée. Et maintenant, nous sommes encore sauvés! C’est une technique pour cacher la poussière sous le tapis tout en prétendant qu’il n’y en a plus. La seule chose effectuée le 12 juillet a été l’énorme claque infligée à la démocratie européenne. L’Histoire jugera très sévèrement ce qui s’est passé ce jour-là et particulièrement nos leaders qui poursuivent cette mascarade.

Pourquoi dites-vous que la cible des créanciers et de Wolfgang Schaüble, ministre allemand des Finances, est en fait la France?
La logique de Schaüble est simple : la discipline est imposée aux nations déficitaires. La Grèce n’était pas si importante. La raison pour laquelle l’Eurogroupe, la troïka, le FMI ont passé tant de temps pour imposer leur volonté à une petite nation comme la nôtre est que nous sommes un laboratoire de l’austérité. Cela a été expérimenté en Grèce mais le but est évidemment de l’imposer ensuite à la France, à son modèle social, à son droit du travail.

«Dans les sommets européens, la France n’a pas l’autorité nécessaire»

Pendant que vous étiez ministre, comment se comportait la France?
À l’intérieur des sommets européens, à l’intérieur de l’Eurogroupe, j’ai senti que le gouvernement français n’avait pas l’autorité nécessaire pour défendre ou même simplement présenter son point de vue et faire en sorte qu’il compte dans le processus des négociations. J’ai grandi avec l’esprit des Lumières, l’idée aussi que la France avait été essentielle dans la création de l’Union européenne. Ayant tout cela en tête, le silence des Français, celui de Michel Sapin dans l’Eurogroupe, le fait qu’une position française différente ne soit jamais assumée a provoqué chez moi une grande tristesse.

Vous voulez lancer un mouvement européen anti-austérité?
À Frangy, je lancerai un réseau européen de progressistes. Dans les jours terribles de la dictature grecque, nos parents et nos grands-parents allaient en Allemagne, en Autriche, au Canada, en Australie pour la solidarité exprimée à l’égard des Grecs qui souffraient. Je ne viens pas en France chercher une solidarité avec la Grèce. Mais les problèmes auxquels la France fait face sont les mêmes qu’ailleurs. Les Français et les citoyens des autres pays sont soucieux de ce que j’ai à dire parce qu’ils sont préoccupés par l’état de la démocratie, de l’économie, les perspectives d’avenir.

Si vous étiez Premier ministre en Grèce ou si Arnaud Montebourg était président de la République en France, ce serait vraiment différent?
Ce n’est pas une question de personnes. Je suis sûr qu’il y a de bonnes personnes dans le gouvernement français et ailleurs. Les citoyens doivent se réapproprier le cours européen. Si les Allemands, les Français, les Hollandais, les Espagnols prenaient conscience de l’absence totale de responsabilité de leurs dirigeants envers les électeurs, de l’opacité, ils se réveilleraient et demanderaient que cela se passe différemment. Il faut relancer le dialogue et rétablir ce qui a été complètement perdu : la démocratie.

(Interview JDD)

Chômage: Hollande « assume »

Chômage: Hollande « assume »

 

Lors de son interview de deux heures sur France Inter Hollande a dû se justifier quant à l’échec de l’inversion de la courbe du chômage. Son argumentation «  j’assume » laisse songeur car elle ne signifie rien surtout lorsqu’il se projette dans l’avenir. « Je ferai dans ce quinquennat tout ce que je pourrai pour que l’emploi » « puisse être à l’arrivée le résultat que j’aurai à présenter », a-t-il ensuite assuré. Une phrase alambiquée typique du langage énarchique qui n’a pas non plus beaucoup de sens. Hollande aura au moins fait une découverte, c’est qu’il faut de la croissance pour créer des emplois et que ce sont les entreprises qui les créent.  Le chef de l’Etat a déclaré lundi qu’il « assumait » une part de responsabilité dans la hausse du nombre de demandeurs d’emploi. Et s’est engagé à tout faire pour qu’une croissance supérieure à 1% soit au rendez-vous en 2015.Or tous les experts prévoient seulement 1%dans le meilleur des cas, ceci excluant une crise de l’euro, une crise financière  ou une crise géopolitique. Il faudrait au moins 1.5% de croissance du PIB pour recréer des emplois puisqu’environ 800 000 demandeurs d’emplois viennent chaque année sur le marché du travail et que seulement 600 000 partent en retraite.  Pour créer de nouveau des emplois, la croissance devra toutefois être au rendez-vous. « Je fais tout pour que la croissance soit la plus haute possible en 2015 et en 2016, pour que nous ayons plus de 1% de croissance », a-t-il ainsi affirmé.  Un chiffre qu’il est nécessaire d’atteindre car « nous avons moins de départs à la retraite que de jeunes qui arrivent sur le marché du travail, ça veut dire qu’il y a une montée continue des demandeurs d’emploi ». Hollande constate mais ne donne guère de pistes pour ‘l’avenir d’autant qu’il ne prévoit pas de baisse de la fiscalité.   Toutefois, si la croissance est meilleure que prévue, la priorité sera accordée à la réduction des déficits, a fait savoir le président français, « parce que nous avons besoin de nous désendetter ». Pas de nouvelles baisses d’impôts à prévoir en 2015, donc, même si le chef de l’Etat a confirmé sa promesse de ne pas les augmenter cette année. Toutefois, si ce phénomène « se confirmait en 2016 et en 2017 (…) nous verrions ce que nous pourrions faire en terme de baisse de prélèvements », a-t-il déclaré. François Hollande a également défendu le projet de loi sur la croissance et l’activité, plus connu sous le nom de « loi Macron ». Parlant d’une « loi de liberté et de progrès », il a ainsi réaffirmé sa volonté de « créer les conditions pour que les choses aillent plus vite », citant notamment la réforme des prud’hommes contenue dans le texte. Le président de la République a en outre exclu de recourir  recourir à l’article 49-3 de la Constitution auquel le Parlement ne pourrait s’opposer que par une motion de censure.




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