Archive pour le Tag 'assainissement'

FMI : remise en cause du rythme d’assainissement budgétaire

FMI : remise en cause du rythme d’assainissement budgétaire

 

En calait le rythme d’austérité va tuer la croissance, voilà le message du FMI. Le FMI tire en effet à nouveau la sonnette d’alarme face aux risques de ralentissement de l’économie mondiale. Dans un discours prononcé lundi après midi à Londres, David Lipton, le premier directeur général adjoint de l’organisation financière internationale, considère que les pays du G20 doivent aujourd’hui renforcer leur coopération face à la crise comme ils avaient su le faire en avril 2009 au G20 de Londres. David Lipton souligne que «dans de nombreux pays les ménages ont besoin de réduire leurs dettes», tout comme «les banques doivent se désendetter, s’assurer des sources de financement plus stables et améliorer leurs bilans». Dans de telles conditions, poursuit le numéro 2 du FMI, «le remède normal pour le secteur public serait d’être contre cyclique», autrement dit d’apporter un soutien. Or cette marge de manœuvre se trouve aujourd’hui rendue impossible par les déficits et les dettes des États. Le problème est d’autant plus compliqué que «beaucoup de pays se trouvent confrontés à la même situation et que l’assainissement des finances privées et des budgets publics conjuguent leurs effets restrictifs sur l’activité économique». Le FMI reprend donc son antienne, qui avait dominé son assemblée annuelle de Tokyo, il y a tout juste un mois. Ressortant le vieux mot de «conundrum» (énigme en français), que le patron de la Fed Alan Greenspan avait remis au goût du jour en son temps, David Lipton préconise aux États de «trouver le bon rythme d’assainissement budgétaire à court terme» – en clair il s’agit de mettre la pédale douce – à condition qu’ils prennent des «engagements réels et crédibles à moyen terme».

Banques allemandes : faillites et assainissement

Banques allemandes : faillites et  assainissement

Trop de banques fragiles, trop de banques systémiques, trop de banques régionales, le secteur bancaire allemand va souffrir ; pas étonnant que l’Allemagne ait freiné des quatre fers pour reculer l’application de la supervision bancaire européenne. Dun autre coté, Merkel est prisonnière de sa doctrine, plus un sou pour les banques. Pas de nationalisation non plus. Pas sûr que ce soit le meilleur moment pour faire cette réforme ! Surtout si comme c’est probable s’y ajoute prochainement une crise immobilière. Le gendarme financier allemand BaFin a demandé vendredi aux banques du pays, dont la Deutsche Bank, jugées systémiques de préparer leurs « testaments », soit les documents détaillant la façon dont elles souhaiteraient être réorganisées ou démantelées en cas de crise menaçant leur survie.  De par leur taille et la diversité de leurs activités, plus d’une quinzaine de banques allemandes représentent une menace pour l’ensemble de l’économie du pays voire au-delà en cas de faillite, selon le BaFin.  Le premier institut de crédit d’Allemagne, Deutsche Bank, devra remettre en priorité son « testament » d’ici la fin de l’année.  Deutsche Bank est en effet la seule banque allemande à faire encore partie d’une liste de 28 banques systémiques de rang mondial actualisée jeudi par le Conseil de stabilité financière (FSB). Cet organe a été mandaté par les pays du G20 pour renforcer la législation bancaire au niveau international.  Commerzbank, la deuxième banque du pays, a été sortie de la liste du FSB car elle a considérablement réduit sa taille depuis la crise financière. Le BaFin prévoit que le groupe remettra son « testament » dans le courant de l’année prochaine.  Les autres instituts de crédit que le BaFin juge systémiques, comme les banques publiques régionales (« Landesbanken »), auront jusqu’à fin 2013 pour formuler leurs volontés.   »En tant qu’élément d’une gestion des risques étendue, un plan d’assainissement sert à être en mesure de maîtriser des situations futures de crise et ainsi à renforcer la résistance d’un institut de crédit », justifie le BaFin dans un communiqué.   »La problématique du +too big to fail+ (trop grand pour être mis en faillite) peut être ainsi approchée plus efficacement », ajoute l’autorité allemande, qui entend jouer un rôle pionnier en Europe en la matière, alors que les Etats-Unis ont déjà tracé la voie.  L’objectif est notamment d’éviter autant que possible le recours à des aides publiques. Lors de la crise financière de 2008-2009, le gouvernement allemand avait ainsi dû sauver Hypo Real Estate (HRE) et Commerzbank en leur injectant des milliards d’euros, au grand dam du contribuable.  Il avait dû nationaliser HRE et détient toujours 25% plus une action du capital de Commerzbank.

 




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