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Haïti : un pays de bandes armées

Haïti : un pays de  bandes armées 

Alors que le pays est de nouveau plongé dans une vague de violence, le politiste Frédéric Thomas revient, dans une tribune au « Monde », sur les causes et responsabilités, y compris internationales, de la situation actuelle.

 

Haïti est en proie à une nouvelle vague de violence. Les bandes armées mènent des attaques coordonnées contre des sites stratégiques et symboliques. Ainsi, les deux plus grandes prisons ont été assaillies et vidées – près de cinq mille détenus sont en fuite –, une dizaine de commissariats incendiés, des ministères pillés, tandis que le port et l’aéroport de Port-au-Prince ont suspendu leur activité.

Jimmy Cherizier, alias Barbecue, le principal chef de gang, a déclaré vouloir en finir avec le premier ministre, Ariel Henry. Il parle de « révolution » et évoquait une « guerre civile » si celui-ci ne démissionnait pas. La police a largement déserté les rues, le gouvernement ne s’est manifesté que par des communiqués saluant le courage des policiers et instaurant un état d’urgence, sans effet. Quant à Ariel Henry, en dehors du pays depuis le 25 février, il restait muet, coincé à Porto Rico, dans l’incapacité de revenir en Haïti. Lâché par Washington, qui le soutenait pourtant à bout de bras jusque-là, il a annoncé, tard dans la soirée du lundi 11 mars, par le biais d’un message vidéo préenregistré, son départ et celui de son gouvernement. Comment en est-on arrivé là ?

Il faut se défier des lectures biaisées, empreintes de stéréotypes néocoloniaux, relayant complaisamment les propos de chefs de gang, coupables d’exactions et de viols systématiques. La rhétorique antigouvernementale de « Barbecue » est opportuniste et ne s’accompagne d’aucun projet politique. Il cherche plutôt à surfer sur l’impopularité du premier ministre et à légitimer son action, tout en renforçant son pouvoir dans la perspective du prochain déploiement d’une force internationale, sous autorité kényane. Enfin, la première République noire indépendante n’est pas un pays maudit au bord d’une guerre civile. Ce ne sont pas deux franges de la population qui s’affrontent, mais bien des bandes armées qui utilisent la terreur pour asseoir leur pouvoir.

Des « tontons macoutes » [les miliciens paramilitaires sous la présidence de François puis de Jean-Claude Duvalier] à aujourd’hui, les gangs existent depuis longtemps à Haïti. Ils naissent sur le terreau de la pauvreté, des inégalités et de la privatisation de la violence orchestrée par un Etat prédateur. La classe politique et l’oligarchie les instrumentalisent afin de s’assurer le contrôle de quartiers et d’une clientèle électorale. Utilisées à grande échelle par le pouvoir pour briser le mouvement social de grande ampleur de 2018-2019 contre la vie chère, la corruption et l’impunité, les bandes armées se sont structurées et renforcées, au point de s’autonomiser de leurs tuteurs traditionnels…

Politique: Élisabeth Borne refuse le poste de ministre des armées

Politique: Élisabeth Borne refuse le poste de ministre des armées


Emmanuel Macron a proposé lors d’un entretien en début de semaine à Élisabeth Borne de devenir ministre des Armées. Proposition qu’elle a refusée, d’après les informations de BFMTV.

Avant de passer les clés de Matignon à Gabriel Attal ce mardi 9 janvier, et d’annoncer sa démission la veille, l’ancienne Première ministre avait été reçue le dimanche soir à l’Élysée par Emmanuel Macron.

Ce serait à ce moment-là que le président de la République lui aurait proposé de devenir ministre des Armées et de prendre la suite de Sébastien Lecornu. Ce dernier était lui-même dans la shortlist pour devenir Premier ministre.

Lors du discours de passation du pouvoir, ce mardi, Élisabeth Borne a balayé toute intention d’intégrer le gouvernement de Gabriel Attal. Elle a déclaré se réjouir « de continuer à servir (son) pays » en rejoignant le Palais-Bourbon en tant que députée du Calvados.

Élisabeth Borne avait été élue dans la 6e du Calvados lors des élections législatives de juin 2022, mais n’avait pas siégé jusqu’ici à l’Assemblée nationale.

Élisabeth Borne refuse le poste de ministre des armées

Élisabeth Borne refuse le poste de ministre des armées


Emmanuel Macron a proposé lors d’un entretien en début de semaine à Élisabeth Borne de devenir ministre des Armées. Proposition qu’elle a refusée, d’après les informations de BFMTV.

Avant de passer les clés de Matignon à Gabriel Attal ce mardi 9 janvier, et d’annoncer sa démission la veille, l’ancienne Première ministre avait été reçue le dimanche soir à l’Élysée par Emmanuel Macron.

Ce serait à ce moment-là que le président de la République lui aurait proposé de devenir ministre des Armées et de prendre la suite de Sébastien Lecornu. Ce dernier était lui-même dans la shortlist pour devenir Premier ministre.

Lors du discours de passation du pouvoir, ce mardi, Élisabeth Borne a balayé toute intention d’intégrer le gouvernement de Gabriel Attal. Elle a déclaré se réjouir « de continuer à servir (son) pays » en rejoignant le Palais-Bourbon en tant que députée du Calvados.

Élisabeth Borne avait été élue dans la 6e du Calvados lors des élections législatives de juin 2022, mais n’avait pas siégé jusqu’ici à l’Assemblée nationale.

Armées : des crédits d’investissement pas à la hauteur des enjeux ?

Armées : des crédits d’investissement pas à la hauteur des enjeux?

Sur une masse annoncée de 400 milliards d’euros dans la future loi de programmation militaire, que restera-t-il pour les crédits d’investissements ? Il convient donc, selon le groupe Mars, de raisonner en euros constants (donc augmentée de la valeur de l’inflation chaque année) pour sanctuariser une cible de 30 milliards par an. Par le groupe Mars.

« Est-ce que raisonner uniquement en crédits d’investissements et en euros constants pourrait faciliter le travail d’élaboration de la programmation qui, à quelques semaines de son examen en Conseil des ministres, n’est toujours pas finalisée à ce jour ? Assurément, car cela réduirait l’incertitude » (Le groupe Mars)

Le processus d’élaboration d’un projet de loi de programmation militaire (LPM) est toujours un exercice complexe qui implique un long travail de préparation en amont. En fait, la programmation des investissements militaires est suffisamment complexe en soi pour ne pas rajouter des « bourrages » budgétaires ou normatifs. C’est pourtant le cas depuis plusieurs LPM. Initialement, la LPM ne servait qu’à planifier l’investissement de défense selon une programmation pluriannuelle que l’annualité des lois de finances ne permet pas. Il était alors considéré comme inutile de planifier les dépenses de fonctionnement qui, pour leur part, s’accommodent fort bien du principe d’annualité.

Mais, pour camoufler le désinvestissement de défense initié dans les années 1990, il a été décidé d’intégrer les dépenses de fonctionnement dans la LPM : cela permettait de gonfler artificiellement les chiffres. La mise en œuvre de la LOLF a ensuite imposé de plafonner les effectifs militaires. Enfin, on a jugé utile de faire de la LPM le « véhicule législatif » unique de la législature, en l’affublant d’une partie normative de plus en plus importante, souvent sans aucun rapport avec la programmation militaire (par exemple la création des associations professionnelles de militaires ou l’encadrement des techniques de renseignement) et d’ailleurs si imposante qu’on ne pouvait plus tout y mettre, ce qui a permis de reporter les mesures les plus techniques dans des ordonnances.

Une LPM fourre-tout

Au total, la LPM est devenue une sorte de fourre-tout dans lequel la véritable programmation militaire, résumée dans quelques articles de loi explicités dans un rapport annexé, est diluée parmi des dizaines d’articles sans rapport les uns avec les autres, souvent d’une grande technicité. Vu de l’exécutif, cela offre le double avantage de masquer les impasses programmatiques tout en donnant du grain à moudre aux parlementaires sur des sujets annexes, pour ne pas dire accessoires. Le camouflage et le leurrage sont – il est vrai – des modes d’action défensifs bien connus des militaires.
Chacun sort satisfait d’un débat parlementaire qui a permis aux uns de s’exprimer et aux autres d’obtenir l’adhésion de la représentation nationale à leurs arbitrages en amont du débat. La seule à ne pas être satisfaite est la défense de la nation : c’est ainsi que 300 milliards d’euros d’investissements manquent à la défense depuis que la LPM sert à tout autre chose que programmer l’investissement de défense (cf. notre précédente chronique : Armées : si le budget avait été maintenu à son niveau de 1981, il s’élèverait 80 milliards d’euros par an (2/2) (latribune.fr).
Une augmentation quasi-homothétique

Alors, au nom des principes de sincérité et de transparence, essayons d’y voir plus clair dans les chiffres présentés par l’exécutif avant le débat budgétaire, chiffres qui sont loin d’être définitifs compte tenu d’une configuration politique inédite avec un Parlement dominé par les oppositions au gouvernement (cf. une autre de nos précédentes chroniques Loi de programmation militaire : et si le Parlement votait une rallonge financière (1/2) (latribune.fr).
D’après « les chiffres clés de la défense 2021 », dernière publication officielle disponible, le budget de la défense se répartit comme suit en « titres » (catégorie budgétaire), à grands traits :

Cette représentation schématique, basée sur « les chiffres clés de la défense 2021 », permet de visualiser les grands « agrégats » de l’investissement de défense, lesquels se répartissent en une bonne centaine de programmes d’armement ou d’infrastructure, regroupant eux-mêmes des centaines de marchés publics. Mais l’inertie est telle que les grandes masses n’évoluent pas de manière significative entre elles. Dans un budget en croissance, elles augmentent de manière quasi-homothétique. C’est à l’intérieur de ces agrégats que des choix sont faits entre programmes.
Future LPM : près d’un euro sur quatre ira à la dissuasion

On peut donc considérer que, dans la prochaine LPM, près d’un euro sur quatre sera consacré à la dissuasion et au moins un sur trois aux grands équipements conventionnels (dits « programmes à effet majeur », PEM) comme le Rafale, Scorpion ou le SNA Barracuda. Les quelque 40% restants se répartiront entre le maintien en condition opérationnelle (entretien programmé du matériel ou du personnel, EPM/EPP, près de 20%), l’investissement dans l’infrastructure (environ 10%) et les autres investissements (10% à 15% de petits équipements, munitions, investissement dans le renseignement et la recherche hors dissuasion).

C’est bien sur ces agrégats que devrait se focaliser le débat budgétaire. Les autres titres relèvent de dépenses ordinaires, voire « obligatoires », sur lesquelles les parlementaires n’ont guère de prise. Sans même parler des deux milliards de subventions (T6) qui concernent essentiellement la mission budgétaire « liens avec la nation, mémoire et anciens combattants », habituellement non prise en compte dans la LPM, la masse salariale (T2) du ministère des armées dépasse 21 milliards d’euros, y compris 8,5 milliard au titre des cotisations « employeur » au budget des pensions de l’État. Cette dépense improductive imposée par la LOLF, qui gonfle artificiellement le budget, n’est traditionnellement pas prise en compte dans la LPM.
Espérons que ce soit toujours le cas. Mais il n’existe, à ce stade des annonces, aucune garantie. Hors pensions et « anciens combattants », le périmètre LPM de 2021 était de 39,5 milliards d’euros, dont 45% de T5.

Que restera-t-il pour les crédits d’investissements ?
La dépense de masse salariale « hors pensions » (12,5 milliards en 2021), qui augmente mécaniquement avec l’ancienneté et la montée en compétences et les mesures exogènes (augmentation du SMIC ou du point fonction publique), n’est contenue que par les difficultés des armées à atteindre leurs cibles de recrutement. Par conséquent, programmer cette dépense est un abus de langage : la LPM ne sert qu’à en estimer la trajectoire dans le temps, sans action significative sur son évolution.

Quant au fonctionnement (T3 qui comprend les crédits de la préparation opérationnelle des forces), on ne peut contenir sa dynamique budgétaire sans paupériser les armées et les rendre de moins en moins opérationnelles. Cela sera encore plus le cas pour la LPM à venir avec la remise à niveau de la préparation opérationnelle dans un contexte de flambée du prix des carburants opérationnels, qui s’ajoutera à la mise en œuvre de la nouvelle politique de rémunération des militaires (NPRM) et au doublement annoncé du nombre de réservistes (qu’il faudra bien rémunérer).
Au total, plus de 45 % des crédits LPM obéissent à une dynamique sans rapport avec la programmation militaire. Sur une masse annoncée de 400 milliards d’euros, que restera-t-il pour les crédits d’investissements ? Aucun chiffre n’est donné officiellement à ce stade, ce qui est déjà inquiétant. Sur la base d’une cible de 210 milliards d’euros de crédits d’investissements sur 7 ans (soit 52,5%), cela donnerait 30 milliards d’euros de « titre 5 » par an. Or ces chiffres sont des euros courants, donc affectés par l’inflation.

LPM : euros courants ou euros constants ?
C’est pourtant bien le seul chiffre qui devrait retenir l’attention des parlementaires. D’autant que l’inflation affecte toujours plus l’équipement de défense que les indices moyens en raison d’une dynamique propre au secteur (loi dite « d’Augustine » du nom de l’ancien patron de Lockheed Martin qui l’a formulée). Il convient donc de raisonner en euros constants. Si déjà le débat parlementaire permettait de sanctuariser la cible de trente milliards par an, en monnaie constante (donc augmentée de la valeur de l’inflation chaque année), ce serait un progrès notable. Cela donnerait de la visibilité aux industriels et aux états-majors, qui s’arrachent actuellement les cheveux pour élaborer une programmation cohérente. La cible de 400 milliards dévoilée tardivement par le chef des armées se situe en effet à un niveau inférieur au bas de la fourchette correspondant aux besoins exprimés par les armées.

Est-ce que raisonner uniquement en crédits d’investissements et en euros constants pourrait faciliter le travail d’élaboration de la programmation qui, à quelques semaines de son examen en Conseil des ministres, n’est toujours pas finalisée à ce jour ? Assurément, car cela réduirait l’incertitude et neutraliserait les risques d’éviction liés au dérapage de la masse salariale et, surtout, de l’inflation. Sur cette base programmatique stable, les états-majors et la DGA vont pouvoir planifier sereinement les acquisitions nécessaires sans devoir retarder certains programmes (ce qui renchérit les coûts unitaires et met l’industrie en difficulté) ou en sacrifier d’autres (comme il est question de le faire pour le standard 3 de l’hélicoptère Tigre) pour compléter nos stocks de munitions ou acheter sur étagère les milliers de drones consommables qui manquent à nos forces.

Accessoirement, cela pacifierait les relations entre états-majors, qui sont mis en concurrence pour obtenir un budget inférieur aux besoins estimés, ce qui n’est jamais de bon augure en période de crise internationale, quand toutes les énergies devraient être dirigées vers la défense des frontières (de nos alliés) et de nos intérêts plutôt que de nos « prés carrés » bureaucratiques.
Bercy s’y opposera

Naturellement, Bercy refusera au nom du principe fumeux dit « d’auto-assurance », qui n’a aucun fondement juridique. On comprend que les grands argentiers aient le dernier mot en temps de paix et d’endettement supérieur aux critères de Maastricht, mais le primat de la gestion budgétaire a-t-il encore un sens quand la guerre fait rage en Europe ? A fortiori quand la stricte orthodoxie budgétaire se révèle économiquement, socialement, politiquement et stratégiquement désastreuse ?
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(*) Le groupe Mars, constitué d’une trentaine de personnalités françaises issues d’horizons différents, des secteurs public et privé et du monde universitaire, se mobilise pour produire des analyses relatives aux enjeux concernant les intérêts stratégiques relatifs à l’industrie de défense et de sécurité et les choix technologiques et industriels qui sont à la base de la souveraineté de la France.

Société–Macron , un chef des armées qui n’a pas fait son service militaire !

Société–Macron , un chef des armées qui n’a pas fait son service militaire !

 

 

Florence Parly évidemment n’a pas fait son service militaire bien qu’elle soit en charge du ministère des armées et pas davantage Macron, chef suprême des armées.

 

Une situation qui en dit long sur la crédibilité de ceux qui gouvernent la France et sur leurs compétences également. Un rappel de la situation de Macron par rapport à son exemption de service militaire ( dans Libé)

 

Né en 1977, , Emmanuel Macron aurait pu faire son service national. Le service a effectivement été supprimé par la loi du 28 octobre 1997, qui dispose que «les jeunes hommes nés en 1979 sont exemptés de l’appel de préparation à la défense». Il n’est pas fait mention dans la loi de la classe d’âge née avant cette date. Pour autant, le journaliste spécialisé dans les questions de défense Jean-Dominique Merchet explique sur son blog qu’en fait, une minorité des hommes nés en 1977 (qui avaient 20 ans, donc, au moment de la loi supprimant le service) ont finalement effectué leur service:

«Emmanuel Macron appartient pourtant aux toutes dernières classes d’âge encore soumises à l’obligation de la conscription, puisque celle-ci a été suspendue, en 1996, pour «tous les Français nés après le 31 décembre 1978». En pratique, seule une poignée de jeunes nés en 1977 ont réellement été incorporés, à la fin de la période de transition vers l’armée professionnelle.»

Une analyse confirmée dans le livre de Béatrice Houchard Le Fait du prince: petits et grands caprices des présidents de la Ve République:

«Quant à Emmanuel Macron, né en 1977, il aurait pu faire son service militaire s’il avait vraiment insisté, mais il faisait partie de la dernière classe avant la mise en place de l’armée de métier, décidée dès 1995 par Jacques Chirac. Et il n’insista pas pour porter l’uniforme.»

Politique–Macron , un chef des armées qui n’a pas fait son service militaire

Politique–Macron , un chef des armées qui n’a pas fait son service militaire

 

 

Florence Parly évidemment n’a pas fait son service militaire bien qu’elle soit en charge du ministère des armées et pas davantage Macron, chef suprême des armées.

 

Une situation qui en dit long sur la crédibilité de ceux qui gouvernent la France et sur leurs compétences également. Un rappel de la situation de Macron par rapport à son exemption de service militaire ( dans Libé)

 

Né en 1977, , Emmanuel Macron aurait pu faire son service national. Le service a effectivement été supprimé par la loi du 28 octobre 1997, qui dispose que «les jeunes hommes nés en 1979 sont exemptés de l’appel de préparation à la défense». Il n’est pas fait mention dans la loi de la classe d’âge née avant cette date. Pour autant, le journaliste spécialisé dans les questions de défense Jean-Dominique Merchet explique sur son blog qu’en fait, une minorité des hommes nés en 1977 (qui avaient 20 ans, donc, au moment de la loi supprimant le service) ont finalement effectué leur service:

«Emmanuel Macron appartient pourtant aux toutes dernières classes d’âge encore soumises à l’obligation de la conscription, puisque celle-ci a été suspendue, en 1996, pour «tous les Français nés après le 31 décembre 1978». En pratique, seule une poignée de jeunes nés en 1977 ont réellement été incorporés, à la fin de la période de transition vers l’armée professionnelle.»

Une analyse confirmée dans le livre de Béatrice Houchard Le Fait du prince: petits et grands caprices des présidents de la Ve République:

«Quant à Emmanuel Macron, né en 1977, il aurait pu faire son service militaire s’il avait vraiment insisté, mais il faisait partie de la dernière classe avant la mise en place de l’armée de métier, décidée dès 1995 par Jacques Chirac. Et il n’insista pas pour porter l’uniforme.»

Macron : un chef des armées qui n’a pas fait son service militaire

Macron : un chef des armées qui n’a pas fait son service militaire

 

 

Florence Parly évidemment n’a pas fait son service militaire bien qu’elle soit en charge du ministère des armées et pas davantage Macron, chef suprême des armées.

 

Une situation qui en dit long sur la crédibilité de ceux qui gouvernent la France et sur leurs compétences également. Un rappel de la situation de Macron par rapport à son exemption de service militaire ( dans Libé)

 

Né en 1977, , Emmanuel Macron aurait pu faire son service national. Le service a effectivement été supprimé par la loi du 28 octobre 1997, qui dispose que «les jeunes hommes nés en 1979 sont exemptés de l’appel de préparation à la défense». Il n’est pas fait mention dans la loi de la classe d’âge née avant cette date. Pour autant, le journaliste spécialisé dans les questions de défense Jean-Dominique Merchet explique sur son blog qu’en fait, une minorité des hommes nés en 1977 (qui avaient 20 ans, donc, au moment de la loi supprimant le service) ont finalement effectué leur service:

«Emmanuel Macron appartient pourtant aux toutes dernières classes d’âge encore soumises à l’obligation de la conscription, puisque celle-ci a été suspendue, en 1996, pour «tous les Français nés après le 31 décembre 1978». En pratique, seule une poignée de jeunes nés en 1977 ont réellement été incorporés, à la fin de la période de transition vers l’armée professionnelle.»

Une analyse confirmée dans le livre de Béatrice Houchard Le Fait du prince: petits et grands caprices des présidents de la Ve République:

«Quant à Emmanuel Macron, né en 1977, il aurait pu faire son service militaire s’il avait vraiment insisté, mais il faisait partie de la dernière classe avant la mise en place de l’armée de métier, décidée dès 1995 par Jacques Chirac. Et il n’insista pas pour porter l’uniforme.»

États-Unis : menace de manifestations armées

États-Unis : menace de manifestations armées

 

 le FBI signale le risque de manifestations armées lors de la cérémonie d’investiture de Biden. Des manifestations à Washington et dans une cinquantaine de villes serait prévue. Du coup le dispositif policier a été considérablement renforcé pour éviter des événements du type Capitole

Le chef du bureau de la Garde nationale, le général Daniel Hokanson, a déclaré aux journalistes qu’il attendait environ 10 000 soldats à Washington d’ici samedi pour aider à assurer la sécurité, la logistique et les communications.

Il a déclaré que ce nombre pourrait atteindre 15 000 à la demande des autorités locales.

Au moins un législateur a demandé au Pentagone d’en faire plus.

Le sénateur Chris Murphy, qui a déclaré qu’il envoyait lundi une lettre au secrétaire à la Défense par intérim, a déclaré qu’il n’était pas clair si la Garde nationale serait suffisante pour protéger la capitale du pays et que des troupes en service actif pourraient également être nécessaires.

«Je n’ai pas peur de prêter serment à l’extérieur», a déclaré Biden aux journalistes à Newark, Delaware, faisant référence au cadre traditionnel de la cérémonie d’assermentation sur le terrain du Capitole. Mais il a déclaré qu’il était d’une importance cruciale que les personnes «qui se livraient à la sédition et menaçaient la vie des gens, dégradaient les biens publics, causaient de graves dommages» soient tenues pour responsables.

L’assaut contre le Capitole, contestant la certification de la victoire électorale de Biden, a envoyé les législateurs dans la clandestinité et a fait cinq morts, dont un officier de police du Capitole. Des dizaines de personnes ont été inculpées de violences et des centaines d’autres cas sont attendus.

L’agression a eu lieu peu de temps après que Trump a exhorté ses partisans à marcher sur le Capitole lors d’un rassemblement où il a répété de fausses déclarations que sa défaite retentissante aux élections de novembre était illégitime.

Les démocrates du Congrès ont commencé lundi à forcer Trump à quitter ses fonctions, en introduisant un article de destitution qui l’accuse d’incitation à l’insurrection.

Le comité présidentiel inaugural et Bowser ont dit aux Américains de ne pas se rendre à l’inauguration, et ont déclaré que le National Mall de Washington serait couvert de 191 500 drapeaux de différentes tailles, pour représenter les foules manquantes.

Une inauguration présidentielle attire traditionnellement des centaines de milliers de visiteurs à Washington, mais les cérémonies ont été considérablement réduites en raison de la pandémie COVID-19.

Dans les capitales des États, les gouverneurs sont en état d’alerte avant l’inauguration.

Une politique de défense obsolète (Général Lecointre, chef d’état-major des armées)

Une politique de défense obsolète (Général Lecointre, chef d’état-major des armées)

On se souvient que le Général DE Villiers avait été publiquement remis à sa place par Macon suite à ses propos concernant l’insuffisance des moyens de la défense française. Le général de Villiers avait a d’ailleurs dû démissionner et il a été remplacé comme chef d’état-par. Ce dernier ne dit pas autre chose que son prédécesseur a savoir que les moyens français vêtements sous dimensionné par rapport au engagement et aux objectifs. Ce qui est en cause c’est la multiplicité  des champs d’intervention d’une armée ne disposent ni du matériel ni des hommes pour assurer des missions aussi multiples. Un question urgente va se poser notamment au Sahel où non seulement la présence française est inadaptée à l’ampleur des enjeux mais en plus avec un contestation de cette présence par certaines populations.

 

Le général Lecointre fait observer que « le niveau de sollicitation de certains équipements au cours de ces dernières années s’est avéré supérieur à ce que prévoyaient les contrats opérationnels ». Et selon le chef d’état-major des armées français( CEMA), cette surexploitation a accéléré le vieillissement général et requiert aujourd’hui un surcroît de maintenance pris en compte par la LPM. « Néanmoins, en partant de ce constat et en nous projetant dans l’avenir à la lumière de l’analyse que nous faisons de la situation internationale, nous devons nous demander si le modèle que nous concevons aujourd’hui sera à même de répondre, avec nos alliés, aux sollicitations futures », s’interroge-t-il.

Actuellement, plus de 30.000 militaires sont engagés quotidiennement pour la défense de la France, souligne le général Lecointre. Parmi lesquels, 8.000 sont en opérations extérieures (OPEX), pour l’essentiel en bande sahélo-saharienne, au Levant ou au Liban ; 20.000 sont engagés sur le territoire national, dans le cadre des postures permanentes de sauvegarde maritime ou de sûreté aérienne, dans celui de l’opération Sentinelle, ou au sein de nos forces de souveraineté dans nos collectivités outremer ; 3.700 sont pré-positionnés comme forces de présence à l’étranger. « Rapporté à nos effectifs aujourd’hui, ce niveau d’engagement soutenu depuis de nombreuses années est inédit et il ne devrait pas fléchir dans les années à venir, loin de là. Les foyers de crises sont nombreux, je crains qu’ils ne prolifèrent ou ne s’aggravent », analyse le CEMA.

Armées : réorientation vers l’Afrique (Macron)

Armées : réorientation vers l’Afrique (Macron)  

Macron a promis de tendre vers les 2 % de dépenses fixés par l’OTAN pour les dépenses militaires. Ce que réclamait aussi Trump qui a même fortement souhaité  4%. En il y aura un redéploiement vers l’Afrique notamment dans les pays du Sahel actuellement relativement instables et menacés par le terrorisme. De fait aujourd’hui la France ne peut assurer la sécurité sur ces territoires avec 7500 hommes sur un territoire grand comme 10 fois la France. Des zones caractérisés par ailleurs par des gouvernances faibles et une armée sous équipée et mal formée.  “L’année qui vient, nous allons mettre en œuvre, décliner, sans cesser d’ajuster et de réorienter pour être au rendez-vous des attentes de nos compatriotes” déclaré Macron.  Le chef de l’Etat a ainsi confirmé la pérennité de l’engagement des forces françaises face à “l’hydre islamiste” en Syrie et en Irak, mais aussi au Sahel où la France “continuera à agir par la diplomatie, la Défense et le développement». Saluant les opérations “exemplaires” de la coalition arabo-occidentale contre le groupe Etat islamique, Emmanuel Macron a affirmé qu’à la faveur de “derniers combats”, l’EI n’aurait “bientôt” plus “d’empreinte territoriale». Quand bien même, a-t-il ajouté, “la Syrie (…) restera une source majeure de déstabilisation régionale et les forces de Daech comme d’autres forces qui leur sont proches continuent d’agir en Irak en Afghanistan et d’irriguer ce terrorisme”. “La coalition contre Daech doit rester mobilisée et notre engagement militaire perdurera même s’il évoluera». Au Mali, les récentes attaques contre le PC de la force conjointe du G5 Sahel à Sévaré et contre une patrouille de Barkhane à Gao “renforcent notre détermination à combattre les terroristes, à accompagner les armées du Sahel”, a-t-il dit. “L’action que nous conduisons et que nous continuerons à conduire (…) va nous amener à totalement sécuriser dans les mois et années qui viennent cette région” en coopération avec le force du G5 Sahel, a affirmé le chef de l’Etat. “Les armées du Sahel prendront le dessus sur les terroristes”, a-t-il assuré.

L’ex-chef d’état-major des armées, Pierre de Villiers s’explique

L’ex-chef d’état-major des armées, Pierre de Villiers s’explique

Dans un livre, l’ancien chef d’état major des armées s’explique sur sa mise à écart et fait part de quelques réflexions dans le JDD.   »Quand j’entends que les 850 millions d’euros de crédits gelés n’affecteront pas ‘la vie quotidienne du soldat’, je suis dubitatif : parce que la vie quotidienne du soldat, c’est l’exécution de sa mission. Comment pouvez-vous l’exercer lorsque nos moyens de ravitaillement aériens ont 50 ans d’âge, nos blindés 30 ans, notre flotte aérienne de transport tactique entre 30 et 40 ans, idem pour nos bateaux, parfois à la limite des conditions de sécurité? Nos gilets pare-balles sont les mêmes qu’on portait au Kosovo en 99, nos stocks de munition sont à recompléter d’urgence et je ne vous parle pas des pannes de matériel qui font échouer ou reporter les missions… Face à cela, on ne pouvait attendre 2019…..Au Sahel, il nous faudrait davantage d’A400M pour le transport, de drones (on n’en a que cinq), davantage de stocks de munitions car dans cette guerre nous consommons énormément, de blindages pour nos véhicules car 60% d’entre eux ne le sont toujours pas. C’est ça l’enjeu pour moi. On ne peut pas laisser nos soldats avec un déficit d’équipement »…… « Je veux éviter que l’on se retrouve dans des conflits de haute intensité avec des soldats qui n’ont plus la foi. Or le danger de la suractivité, c’est que le carburant de la force morale diminue », rétorque-t-il. « Je ne dis pas que c’est le cas aujourd’hui mais nos soldats souffrent, sont contraints de se débrouiller pour faire face aux manques. On doit donc objectivement leur donner les moyens nécessaires pour gagner face à un ennemi qui, lui, recherche ses moyens et les obtient »

 

Commentaires du JDD :

Pierre de Villiers, finalement, aurait-il été la victime d’une incompréhension entre le monde militaire, les hommes et les femmes de terrain, et le monde civil dirigé aujourd’hui par une génération, celle d’un président de 39 ans, la première au pouvoir à ne pas avoir connu le baptême du feu ou le service national sous les drapeaux? Le général cinq étoiles esquive. Toujours ce refus de poursuivre la polémique, peut-être justement pour être dans une démarche d’apaisement. Il évoque seulement ces cadres politiques et ces élus d’aujourd’hui et demain qui n’ont connu de l’armée qu’au cours d’une seule journée de préparation à la défense. Son livre, il l’a écrit aussi pour celles et ceux qui n’ont jamais vu un fusil d’assaut de leur vie.

Servir, de Pierre de Villiers, Fayard, 254 p., 20,90 euros

 

Armées : « Macron veut affirmer son autorité »

 

Jean-Vincent Brisset, directeur de recherche à l’Institut des relations internationales et stratégiques (Iris) analyse dans une interview analyse  la posture de Macron vis-à-vis du chef d’Etat major des armées.

 

Pourquoi Emmanuel Macron a-t-il rappelé son statut de « chef » des armées?
C’est de la communication, il y a la volonté d’affirmer son autorité.

Pourquoi Emmanuel Macron a-t-il réagi ainsi?
Emmanuel Macron sait qu’on va lui reprocher d’avoir été partie prenante de la falsification des budgets [lors du quinquennat de François Hollande, Ndlr], car il était ministre de l’Economie à l’époque. Il savait que les budgets allaient baisser. Il a fait des promesses en sachant qu’il ne pourrait pas les tenir. Il essaie alors de prendre les devants avec une communication assez brutale.

Tout commence avec la fuite des propos tenus par le chef d’état-major lors d’une audition à huis clos, audition dans laquelle il déclare, à propos des restrictions budgétaires : « Je ne vais pas me faire baiser comme ça »… 

C’est intéressant de reprocher au général De Villiers d’étaler en public quelque chose d’interne. Les échanges avaient vocation à rester à huis clos. Le chef d’état-major des armées s’est fait piéger. C’était quelque chose de préparé, la fuite de la commission, ce n’est pas un hasard. On l’a orchestrée. Les deux premiers mois de ce quinquennat sont de la mise en scène.

Le dossier militaire est-il sensible en ce début de quinquennat? 
La baisse du budget de la défense intervient après une forte communication d’Emmanuel Macron sur le plan militaire, depuis le début de son mandat. La première chose qu’il ait faite une fois élu a été de rendre visite aux soldats blessés à l’hôpital Percy, puis d’aller voir les troupes françaises au Mali. Il avait fait plein de promesses pour augmenter le budget de la défense. Par la suite, il fait semblant de découvrir le trou du budget alors qu’il était au courant. Le ministère des Armées a été ponctionné, en plus de celui du ministère des Affaires étrangères et de l’aide au développement.

 




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