Archive pour le Tag 'Armée'

Angela Merkel pour une vraie armée européenne.

Angela Merkel pour une vraie armée européenne.

C’est sans doute le seul sujet sur lequel Macon et Merkel sont effectivement d’accord. Sur les autres thèmes européens, les divergences sont par contre à peu près totales qu’il s’agisse du projet de budget commun de la zone euro, d’un éventuel ministre de l’économie et surtout d’une mutualisation des dettes. Berlin ne veut surtout pas entendre parler de cette dernière perspective qui en fait ferait payer par l’Allemagne les dérives budgétaires des Etats mal gérés y compris la France. Par contre Merkel soutient avec Macron le projet de véritable armée pour deux raisons. D’abord parce que l’Allemagne comprend que les États-Unis veulent sérieusement alléger le poids financier de l’OTAN pour le transférer sur l’Europe. La seconde explication tient au fait que l’Allemagne entend devenir un pays également exportateur d’une industrie d’armement puissante. Pour preuve Merkel a réitéré la nécessité pour les Européens de développer des systèmes d’armement communs et une politique d’exportation d’armements commune, “sinon nous ne pourrons pas nous présenter unis sur la scène internationale”.

L’armée iranienne solution contre le chômage, le pouvoir d’achat et la corruption

L’armée iranienne solution contre le chômage, le pouvoir d’achat et la corruption

 

 

Pratiquement réduit après le guide suprême, c’est l’armée qui se déclare prête à tuer le mécontentement relatif au chômage, pouvoir d’achat et à la corruption bref la réaction classique dans une dictature qui bien entendu bafoue les principes démocratiques élémentaires mais qui ne veut pas qu’émerge les critiques de sa politique économique et sociale.  De ce point de vue, la dialectique utilisée par les forces au pouvoir rend bien compte de l’état de dictaures du pays tout autant que du ridicule de son argumentation.  “Bien que cette sédition aveugle soit si modeste qu‘une partie des forces de police ait pu l’étouffer dans l‘œuf (…), soyez assurés que vos camarades de l‘armée de la République islamique sont prêts à affronter les dupes du Grand Satan (les Etats-Unis)”, a déclaré le général Abdolrahim Mousavi, cité par les médias publics. Les gardiens de la Révolution, corps d’élite des forces armées, ont été déployés mercredi dans trois provinces pour mettre fin aux manifestations, sans précédent depuis celles de 2009 contre la réélection de Mahmoud Ahmadinejad à la présidence, qui ont fait au moins 21 morts depuis jeudi dernier.les autres dictatures sont bien evidemmenet venus à la rescousse du régime La Russie a appelé jeudi les Etats-Unis à ne pas s‘ingérer dans les affaires intérieures de l‘Iran, selon l‘agence de presse Tass, qui cite le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Riabkov. Moscou juge la demande de Washington, qui souhaite une réunion d‘urgence de Conseil de sécurité de l‘Onu sur ce sujet, “nocive et destructive”. “Les affaires intérieures de l‘Iran n‘ont rien à voir avec le rôle du Conseil de sécurité des Nations unies”, a estimé Sergueï Riabkov. Le porte-parole du président turc Recep Tayyip Erdogan a également mis en garde contre toute ingérence dans les affaires intérieures iraniennes. Les autorités iraniennes ont imputé la mort de plusieurs manifestants à des “agents étrangers” et les partisans du régime attribuent la responsabilité des troubles aux Etats-Unis, à Israël et au Royaume-Uni.

Éoliennes : l’armée contre

Éoliennes : l’armée contre

 

Dans un article paru sur France Info, on apprend que l’armée est relativement réticente voire opposée au développement des éoliennes qui réduisent l’espace aérien réservé à l’armée. En outre ces éoliennes constitueraient des éléments très perturbateurs pour le fonctionnement des radars Extrait :

 

« Pas de chance pour les éoliennes : elles perturbent aussi les radars militaires ! Pendant quelques secondes, pour des raisons techniques, les avions disparaissent des écrans lorsqu’ils volent près des éoliennes. Aujourd’hui, il est presque impossible d’implanter une éolienne à moins de 30 km d’un radar militaire, c’est la règle. Conséquence : plus de 50% du territoire est aujourd’hui inconstructible aux éoliennes. Demain, un projet de décret que nous nous sommes procurés pourrait aggraver les choses pour la filière : l’armée voudrait étendre la zone d’interdiction de 30 à 70 km autour d’un radar. Une catastrophe pour les professionnels du secteur. « Il y a presque 90% du territoire qui serait couvert par les contraintes militaires, s’indigne Jean-Yves Grandidier, président de Valorem, un constructeur d’éoliennes. Au-delà de 2020, on ne pourra plus construire d’éoliennes terrestres en France. L’armée a le droit de vie ou de mort sur nos projets !” Selon les syndicats de l’éolien, le ministère de la Défense a bloqué la création d’environ 3 500 éoliennes en quatre ans. La direction de la circulation aérienne militaire (Dircam) assure au contraire accorder beaucoup d’autorisations. Même si son directeur, le général Pierre Reutter, veut rappeler sa priorité : l’armée. « Nous avons un engagement en opérations extérieures qui est particulièrement fort, avec un engagement des équipages de chasse, de transport, d’hélicoptère, énorme, souligne-t-il. Il faut bien qu’on s’entraîne. Et il faut bien aussi assurer la surveillance, la protection du territoire. » Conscient du problème, le gouvernement vient d’installer un groupe de travail pour trouver des solutions, comme construire des éoliennes… mais très loin, en pleine mer ! Ce qui coûterait beaucoup plus cher… ». Encore plus cher que des éoliennes déjà ruineuses et en plus inefficaces sur le plan énergétique.

Armée : trop de gabegie (Yvan Stefanovitch)

Armée : trop de gabegie (Yvan Stefanovitch)

Dans un livre enquête « Défense française, le devoir d’inventaire »  le journaliste Yvan Stefanovitch pointe  les faiblesses de l’équipement de l’armée mais aussi les gaspillages de l’État. Il réitère se critiques dans une interview à BFM.

BFM Business: L’armée française est-elle sous-équipée comme le disent tous les experts du secteur?

 

Yvan Stefanovitch: C’est plus compliqué que ça. Elle dispose de matériels très sophistiqués et coûteux. Les missiles qu’on lance depuis nos avions et nos hélicoptères valent par exemple entre 250.000 et un million d’euros l’unité. L’armée française dispose de sommes astronomiques pour faire la guerre à des gens en sandales. Ces équipements coûtent cher mais du coup on n’a pas l’argent pour les maintenir en l’état: faire voler tous nos hélicoptères Tigre, par exemple, n’est tout bonnement pas possible. Ils ont un système électronique complexe et surtout coûteux à réparer quand il tombe en panne. Idem pour les vieux blindés qui ne sont pas à jour. Or les frais d’entretien représentent un coût phénoménal. Nous avons 200 chars Leclerc mais seulement une trentaine en état de marche.

BFM Business: Donc vous comprenez la crainte des militaires?

Y.S.: Oui bien sûr, il faut les comprendre, ils veulent le meilleur matériel. Et une fois qu’ils l’ont, il faut bien l’entretenir sinon il finit par être inutilisable. En ce sens on peut dire que 2% du PIB c’est un minimum pour l’armée. Mais le problème tient à la philosophie de notre défense: a-t-on besoin de tout cela? La force nucléaire aéroportée, par exemple, coûte extrêmement cher car il faut sans cesse perfectionner les missiles. Nous avons une grande quantité de chasseurs coûteux, comme le Rafale, ou une flotte de sous-marins parmi les meilleurs du monde… Bref, nous avons un système d’arme hyper-performant pour écraser une mouche. Et dans le même temps nous n’avons pas d’avions à hélices et pas assez de drones pourtant très utiles pour les opérations menées par l’armée française. Il y a clairement des crédits qu’on peut réadapter mais pour cela il faut changer notre philosophie héritée de l’époque du Pacte de Varsovie où l’on se préparait à l’arrivée des chars soviétiques.

BFM Business: Et quid des effectifs, sont-ils trop nombreux?

Y.S.: Là encore c’est une question de philosophie. Nous avons par exemple 10.000 soldats en permanence dehors pour faire de la garde statique ou rassurer la population dans les gares et les aéroports. Or cette fonction ne relève pas des compétences de l’armée mais de la police. Mais comme la police est en sous-effectif, on fait appel aux militaires qui avec 70.000 soldats dans la seule armée de terre serait, normalement, en sureffectif.

BFM Business: Le lobby industriel joue-t-il un rôle dans cette philosophie du « suréquipement »?

Y.S.: Oui, évidemment on peut penser que les militaires sont esclaves de l’industrie militaire mais mais c’est un secteur important aussi pour la France puisqu’elle emploie 170.000 personnes. Les choses sont bel et bien complexes. On commence certes à exporter des armes comme le Rafale, des sous-marins et des hélicoptères, ce qui est une bonne chose pour cette industrie. Mais ça reste encore trop peu.

 

Armée : un syndicat de généraux ?

Armée : un syndicat de généraux ?

 

Le lobby armé se désole du départ du chef d’Etat major De Villiers comme si ce dernier était irremplaçable. Or la France dispose de centaines de généraux actifs dont beaucoup sans réelle affectation sans parler des généraux dits de deuxième  qui peuvent être rappelés à tout moment ( 5500 environ) et qui bénéficient  de certains avantages puisque mobilisables à tout moment. Bref une véritable armée mexicaine. On n’aura donc aucun mal à remplacer de Villiers qui certes défend les moyens de l’armée française mais aussi la corporation des officiers supérieurs. Sans doute un peu désœuvrés, on voit d’ailleurs défiler sur toutes les chaînes de télévision ces généraux pour défendre le budget de l’armée et en même temps leurs effectifs. Depuis déjà quelques temps ces généraux ont pris quelques libertés pour s’exprimer sur la politique de défense de la France alors qu’ils sont contraints normalement au devoir de réserve et que cette politique de défense ne peut légitimement être définie  que par le pouvoir politique. On objectera à juste titre que ce pouvoir politique s’est sans doute engagé parfois de manière un peu aventureuse sur certains de théâtre d’opérations extérieures sans en mesurer les conséquences financières. Par exemple la décision unilatérale de François Hollande de s’engager au Mali sans en parler ni à l’ONU, ni à l’union européenne afin de tenter de redorer un peu son image en politique intérieure. Le chef d’état-major de Villiers, par ailleurs très marqué à droite comme son frère Philippe de Villiers, n’était sans doute pas sans qualités mais des centaines peuvent le remplacer. Ce qui a été fait avec la nomination de François Lecointre, chef du cabinet militaire du Premier ministre Edouard Philippe, a été choisi pour lui succéder et sera chargé de mettre en oeuvre la prochaine loi de programmation militaire (LPM) dans un contexte budgétaire serré. A 55 ans, cet ancien élève de Saint-Cyr et militaire de terrain, est un « héros » de la guerre de Bosnie au cours de laquelle il a libéré des soldats français détenus par des Serbes en 1995, a rappelé mercredi Emmanuel Macron sur France 2. « Il aura non pas un budget à défendre, parce que ce n’est pas le rôle du chef d’état-major, c’est le rôle de la ministre des Armées », a dit le président français à Serre-Chevalier (Hautes-Alpes), à l’arrivée de l’étape du Tour de France. « Il aura des troupes à conduire, des opérations à mener, une stratégie, des capacités à défendre et à proposer au chef des armées qui est le président de la République. C’est comme ça que la République fonctionne bien », a-t-il ajouté en rappelant la répartition des rôles que Pierre de Villiers aurait oubliée. Oublie de beaucoup d’autres généraux qui s’exprimant faites comme des syndicalistes par exemple comme l’ancien directeur de l’école de guerre « C’est une crise majeure, qui va avoir des conséquences terribles », juge Vincent Desportes, ancien directeur de l’Ecole de guerre, d’où sortent les plus hauts gradés de l’armée française, et désormais professeur associé à Sciences Po Paris. Selon lui, il faut remonter au putsch des généraux favorables à l’Algérie française et opposés au général de Gaulle, en 1961, pour retrouver une crise de cette ampleur entre le pouvoir politique et la hiérarchie militaire. On croirait entendre la CGT on croirait entendre Mélenchon !

Armée : silence, je suis le chef (Macron)

Armée : silence, je suis le chef (Macron)

 

 

En substance ce qu’a déclaré Emmanuel Macron qui  a rappelé avec autorité qu’il était le chef des armées et que cette dernière n’avait pas vocation à étaler ses états d’âme sur la place publique. Bref, la grande muette doit rester silencieuse. Un message particulièrement destiné au général Pierre de Villiers chef d’état-major des armées qui s’était exprimé largement dans la presse. À propos des coupes budgétaires de 201, Macron a précisé que les moyens seraient augmentés en 2018. et que de ce point de vue et tiendrait ses engagements. Les militaires savent désormais à quoi s’en tenir : le chef s’est bien Macron. « Je considère pour ma part qu’il n’est pas digne d’étaler des débats sur la place publique. J’ai pris des engagements, je suis votre chef. Les engagements que je prends devant les concitoyens, devant les armées, je sais les tenir et je n’ai à cet égard besoin de nulle pression, de nul commentaire », a-t-il lancé. En clair le président de la république a nettement réaffirmé son autorité et critiquer les revendications de nature corporatiste de l’armée. On objectera à juste titre que l’armée souffre d’une insuffisance de moyens égards aux nombreux théâtres d’opérations dans lesquelles elle est engagée. Sans doute aussi pourquoi macro a demandé et partiellement obtenu un soutien plus substantiel de l’union européenne et en particulier de l’Allemagne. Une Allemagne qui concentre tous ses efforts sur le développement de son business et laisse à la France le soin de faire le gendarme dans les zones en conflit. Observons cependant que la France a une fâcheuse tendance à s’engager de manière unilatérale dans certains conflits sans même demander l’accord ou même avisé au préalable l’union économique. Si la solidarité européenne doit être autrement réelle par contre la France devra faire un gros effort pour partager ses décisions avec les partenaires européens. En attendant le président de la république  a annoncé jeudi que le budget de la Défense de la France serait porté à 34,2 milliards d’euros en 2018 – contre 32,7 milliards cette année – dont 650 millions pour les opérations extérieures et a rejeté sèchement les critiques sur les économies exigées des armées. « Parce que c’est ce que nous vous devons, parce que c’est l’engagement que j’ai pris. En aucune façon parce que quelques commentaires se seraient élevés », a-t-il souligné. Emmanuel Macron, qui dès son élection a affirmé avec force son statut de chef des armées, a vertement répliqué aux critiques émanant depuis quelques jours des rangs militaires et adressé un rappel à l’ordre implicite au général de Villiers.   »J’aime le sens du devoir, j’aime le sens de la réserve qui a tenu nos armées là où elles sont aujourd’hui. Et ce que j’ai parfois du mal à considérer dans certains secteurs, je l’admets encore moins quand il s’agit des armées », a-t-il ajouté. Le chef de l’Etat a assuré que la trajectoire financière en cours d’élaboration permettrait de concrétiser son engagement de porter les ressources de la Défense à 2% du PIB en 2025. Dans le détail, cette mesure de régulation, prise dans le cadre de la loi de finances 2017, concerne : une réserve de précaution de 1,6 milliard d’euros, un gel des crédits de report de 2016 sur 2017 à hauteur de 715 millions (décidé en mars) et un « surgel » de 350 millions d’euros (en avril).

Armée française : les nouveaux fusils seront allemands !

  • Armée française : les nouveaux fusils seront allemands
  • Encore une victoire de l’industrie allemande sur l’industrie française (qui a disparu). La France ne dispose plus aujourd’hui d’entreprises d’une taille suffisante spécialisées dans les armes de petits ou gros calibres pour répondre à la commande de l’armée française. Depuis les années 70, le fusil d’assaut est fabriqué par la Manufacture d’armes de Saint-Etienne (Famas), tombée dans le giron du groupe Giat industries en 1989. Lequel n’a pas souhaité alors poursuivre cette activité et a fermé l’usine en 2001 ainsi que celle du Mans qui confectionnait les munitions du Famas.  Les nouveaux fusils de l’armée française seront allemands, le fabricant sera Heckler & Koch (HK) avec son fusil d’assaut HK 416, selon une information révélée par « Les Echos » et qui a été confirmée à « La Tribune ». Le fabricant allemand remporte donc un marché de 100.000 fusils d’assaut au calibre 5,56 mm OTAN (contre 90.000 prévus) destinés aux trois armées, dont 70.000 pour l’armée de terre et 10.000 dédiés à l’opération Sentinelle. Il équipera également le commandement des opérations spéciales (COS). Le choix de la direction générale de l’armement (DGA) devrait faire grincer les dents dans la classe politique française.  Heckler & Koch (HK), qui aurait fait un effort sur le prix, a gagné la compétition haut la main face au belge FN Herstal, qui proposait le Scar, l’italien Beretta (ARX 160), le suisse Swiss Arms, ex-SIG Arms (MCX) et, enfin, le croate, HS Produkt (VHS-2), qui avaient été invités par la DGA à participer à la compétition. FN Herstal qui a déposé un recours, aurait peu de chance d’aboutir. Une fois le recours débouté, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, devrait annoncer le vainqueur de cette compétition dans les semaines  qui viennent. Le HK 416 a fait forte impression bouclant les évaluations jugées éprouvantes pour les armes sans demander d’essais supplémentaires contrairement aux autres fusils d’assaut. Ces évaluations portaient sur des cycles de vie complets. « Le HK 416 a été supérieur aux autres fusils d’assaut. C’est la rolls des fusils d’assaut et la meilleure arme du monde. Il va équiper les soldats de l’armée française », se réjouit-on au sein du ministère.
    • (Avec Reuters)

Armée de réservistes : pour ceux qui le souhaitent !!

Armée de réservistes : pour ceux qui le souhaitent !!

 

 

La proposition du ministre de l’intérieur appelant samedi tous les Français qui le souhaitent à rejoindre la réserve opérationnelle militaire est pour le moins curieuse. On sent  aussi une certaine précipitation, une sorte d’effet d’annonce peut-être pour tenter de répondre au désarroi générale aussi bien des politiques que de la population. Pourquoi une armée de réservistes uniquement pour ceux qui le souhaitent ? Sans doute parce que les pouvoirs publics n’ont pas le courage d’envisager le retour du service militaire obligatoire. Du coup environ 10 000 hommes normalement destinés  à mener des opérations de guerre sont mobilisés dans le cadre de Vigipirate et de Sentinelle pour assurer une présence policière dans les rues ;  autant de forces qui manquent  évidemment à l’armée française. Il faut sans doute aussi convenir que la professionnalisation de l’armée est un échec dans la mesure où les théâtres des opérations militaires exigent surtout des forces terrestres  sur place. Le recours aux hautes technologies et les bombardements sont bien insuffisants pour combattre des groupes terroristes. Il est clair cependant que la proposition du retour d’un service militaire obligatoire est difficile à inscrire dans une stratégie électorale par essence à dominante populiste. Accessoirement un service militaire obligatoire même limité dans le temps (par exemple six mois) serait aussi de nature à favoriser une plus grande adhésion aux valeurs républicaines. Rappelons pour mémoire que la suppression du service militaire obligatoire en 1997 par Jacques Chirac est le produit d’une décision particulièrement démagogique mais aussi irresponsable. Le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve a appelé samedi soir «tous les Français patriotes qui le souhaitent» à rejoindre la réserve opérationnelle de la police et de la gendarmerie. 

Morano : « une armée de jeunes hommes qui arrivent en France » !

Morano : «  une armée de jeunes hommes qui arrivent en France » !

Une nouvelle fois Morano se signale par des amalgames entre migration, terrorisme et islam. On espère qu’elle aura lu cette lettre d’un enseignant en histoire qui identifie la pathologie dont souffre Morano : l’ignorance  et préconise une thérapie : la connaissance.

« Madame,

Je n’ai pas regardé votre prestation télévisuelle hier soir. Je sortais d’un concert où de magnifiques artistes avaient interprété des œuvres de Liszt, de Brahms et de Chopin, et, après tant de beauté sonore, l’idée de vous entendre débiter vos âneries avec une voix de poissonnière lepénisée me répugnait légèrement. Non, complètement, en fait. Mais ce matin, j’ai quand même pris sur moi et j’ai regardé huit (longues) minutes de votre intervention. Et permettez-moi de vous dire, madame, que la maladie dont vous souffrez -dite « maladie de la bouillie de la tête »- vous fait dire n’importe quoi. Vous parlez de « race blanche » et de religion, en associant l’une et l’autre. Passons sur le fait que la « race blanche » n’existe pas, et que plus personne n’en parle depuis que les derniers théoriciens nationaux-socialistes ont été pendus à Nuremberg. Mais associer une religion à une couleur de peau, là, il fallait le faire ! Les Albanais sont blancs et musulmans. Desmond Tutu est noir et chrétien. Le pays musulman le plus peuplé du monde est l’Indonésie, habitée par… des jaunes. Ah, c’est compliqué, hein ! D’ailleurs, si on ne peut pas changer de couleur de peau, à part Mickael Jackson, on peut toujours sans modifier son teint abandonner une religion ou en changer. Tenez, moi j’ai renoncé à la mienne et je ne suis pas devenu transparent pour autant – sauf quand j’essaie de draguer un grand brun aux yeux bleus dans un bar gay, mais ceci est une autre histoire. Et, au passage, en affirmant que la France est « de race blanche », vous laissez entendre que la Guadeloupe, la Martinique, la Guyane, la Réunion et Mayotte, ce n’est pas la France. C’est bien les patriotes en peau de lapin d’extrême-droite, ça ! Ça nous rebat les oreilles avec la France, mais ça raye de la carte cinq départements d’un coup. Vous expliquez ensuite que la France a une identité judéo-chrétienne. Et là, pour une fois, vous n’êtes pas allée assez loin -sans doute parce que vous ne connaissez pas mieux l’histoire de la France que sa géographie. Non, madame, la France n’est pas judéo-chrétienne. Elle est catholique. Et elle l’est parce que, pendant mille trois cents ans, on n’a pas permis aux Français d’être autre chose. Juifs, cathares, vaudois et protestants le savent bien. Entre 496, date à laquelle Clovis a (selon la formule célèbre) embrassé le culte de son épouse, et 1790-1791, date à laquelle on s’est résolu à considérer les juifs et les protestants comme des citoyens à part entière, la religion n’a pas été une affaire de choix personnel. Ni même collectif. Les Français n’ont pas voulu être catholiques. Ils ont été contraints de l’être. Ce que les libéraux appellent « la concurrence libre et non faussée » n’est appliquée, en matière de religion, que depuis deux siècles. Le chevalier de la Barre était déjà mort. Jean Calas aussi. Et tous ceux qu’on avait massacrés au nom de Dieu, avant eux; rançonnés par Philippe Auguste, marqués de la rouelle par Saint Louis, expulsés du royaume par Philippe le Bel, massacrés par toutes sortes de croisés, immolés par l’Inquisition, trucidés par Charles IX, pourchassés par les dragons de Louis XIV… Au passage, je trouve parfaitement dégueulasse votre tentative minable de récupérer les Juifs et les protestants pour alimenter votre petit commerce de la haine. Quand on sait ce qu’ils ont subi en France pendant des siècles… Il fallait une sacrée persévérance pour ne pas être catholique en France, alors. Heureusement, ce n’est plus le cas. Et moi, contrairement à vous, je m’en réjouis. En laissant les Français librement choisir leur religion, ou choisir de ne pas en avoir, on a des surprises. Et alors? Cela porte un beau nom, madame Morano. Cela s’appelle la liberté de conscience. Et c’est enfin la troisième et dernière remarque que je voulais vous faire, madame. Vous vous plaignez que, dans certains quartiers, on ne célèbre plus que 5 baptêmes, là où il s’en célébrait 250 il y a encore quelques décennies. Mais la faute à qui? Aux musulmans, qui « envahissent » nos villes, ou aux catholiques, qui renoncent à l’être et n’obligent plus leurs enfants à fréquenter le catéchisme? Et vous ne vous demandez pas pourquoi l’Église faisait fuir les fidèles? Non? Vraiment, vous n’avez pas une petite idée? Ne serait-ce pas, je ne sais pas, moi, par exemple, parce qu’elle condamne encore les femmes qui prennent la pilule, et les hommes qui emploient un préservatif? Ou parce qu’il est devenu insupportable d’affirmer, comme le font certains évêques, qu’une femme violée qui avorte est plus coupable que son violeur? Ou parce que ça commence à se savoir, que certains curés tripotent les enfants de choeur dans les sacristies? Ou parce que répéter que le mariage est un sacrement indissoluble, dans un pays où un tiers des couples divorcent, ça fait un peu « ringard »? Ou parce que le double discours d’une Église riche à milliards en faveur des pauvres n’est plus tout à fait pris au sérieux? Ou, tout simplement, parce que la foi, dans notre monde moderne, n’apporte plus de réponses suffisantes aux masses? Et d’ailleurs, rassurez-vous, les catholiques ne sont pas les seuls concernés. Tenez, je vous parie que, dans deux ou trois générations, les musulmans de France ne mettront pas plus souvent les pieds dans une mosquée que moi dans une église… ou que vous dans une bibliothèque. C’est dire… Déjà, un tiers d’entre eux ne fait plus le ramadan. Tout cela pour vous dire, madame, que votre vision d’une France réduite à ses seuls habitants « de souche » est non seulement insupportable moralement, mais aussi sacrément dépassée. Et que votre peur panique de tout changement, de toute modernité, est pathétique. Et presque risible. « Nous avons éteint dans le ciel des lumières qu’on ne rallumera plus », disait le député René Viviani en 1906. Et ce n’est pas en allumant les feux d’une guerre civile que vous ferez croire aux électeurs que vous brillez, madame. Tout le monde le sait: vous n’êtes pas une lumière. »

Publié il y a 48 jours par Cécilia sur internet

Burkina Faso : l’armée dénonce le putsch

Burkina Faso : l’armée dénonce le putsch  

 

 

Cette fois il y a convergence entre la société civile et l’armée pour condamner les putschistes qui ont mis fin au processus démocratique en cours. D’une certaine manière c’est une évolution très importante au Burkina où le régime en place s’était toujours appuyé sur une sorte de garde présidentielle (le RSP)  qui a toujours fait la loi politique dans le pays. En dénonçant les putschistes et en les menaçant l’armée se prononce clairement pour la poursuite du mouvement démocratique en cours qui avait notamment interdit à Compaoré de se présenter de manière illégale pour un nouveau mandat. L’armée du Burkina Faso a annoncé lundi que des unités loyales au gouvernement de transition basées en province convergeaient vers la capitale, Ouagadougou, à la suite du coup d’Etat de la semaine dernière, et elle a appelé les putschistes de la garde présidentielle à déposer les armes. Dans un communiqué signé par plusieurs chefs de l’armée, les militaires disent vouloir désarmer « sans effusion de sang » les 1.200 soldats du Régiment de sécurité présidentielle (RSP), l’unité d’élite de l’ancien président Blaise Compaoré déposé l’an dernier. « Nous leur demandons de déposer immédiatement les armes et de se rendre au camp Général Sangoulé Lamizana », une caserne de la capitale Ouagadougou, lit-on dans le communiqué qui promet aux putschistes que leur sécurité et celle de leurs familles seront assurées. Des témoins ont vu les soldats loyalistes quitter dans l’après-midi leurs casernes de Dédougou (ouest), Fada N’Gourma (est), Kaya (nord), Ouahigouya (nord-ouest) et Bobo-Dioulasso (sud-ouest), la deuxième ville du pays, avec des chars, des camions et des pick-ups escortés par une foule en liesse. Un journaliste de Reuters a constaté qu’un des convois se trouvait vers 16h00 GMT à une centaine de kilomètres de Ouagadougou. En fin d’après-midi, le chef de la junte, le général Gilbert Diendéré, a annoncé qu’il acceptait de libérer le Premier ministre du gouvernement de transition, Yacouba Isaac Zida, « en signe d’apaisement » et de bonne volonté à l’égard des médiateurs de la CDEAO (Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest). Dans un communiqué envoyé à la presse, le général Diendéré dit craindre que la situation actuelle ne conduise « au chaos, à la guerre civile et à des violations massives des droits de l’homme » dans le pays. Il a promis de rendre le pouvoir au gouvernement de transition dès qu’un accord définitif sera trouvé. Les médiateurs régionaux ont annoncé dimanche soir qu’un projet d’accord avait été rédigé pour mettre fin à la crise politique ouverte par le coup d’Etat du 17 septembre. Mais cet accord, qui prévoyait notamment une amnistie pour les putschistes et la possibilité pour les anciens partisans de Blaise Compaoré de se présenter aux prochaines élections, a été aussitôt rejeté par la société civile et l’opposition. Des manifestants hostiles au général Diendéré et à l’accord élaboré par le président sénégalais Macky Sall ont érigé des barricades et brûlé des pneus dans plusieurs quartiers de Ouagadougou, lundi. Des manifestations ont également eu lieu dans d’autres villes du pays, faisant craindre une flambée du conflit. « Il y a un risque de guerre civile désormais. Si Diendéré reste au pouvoir, la population va se soulever », estime Rinaldo Depagne, directeur pour l’Afrique de l’Ouest de l’organisation International Crisis Group.  François Hollande a appelé les auteurs du coup d’Etat à déposer les armes et a menacé de sanctions ceux qui s’opposeraient à la tenue d’élections régulières à l’issue du processus de médiation en cours. Le président français, qui s’est entretenu par téléphone avec Macky Sall, avait déjà lancé une mise en garde dimanche, en marge de son déplacement au Maroc. Durant la conversation, François Hollande « a confirmé que la France se réservait la possibilité d’appliquer des sanctions contre ceux qui s’opposeraient à la tenue d’élections régulières et que la France mobiliserait également ses partenaires européens en ce sens », lit-on dans un communiqué de l’Elysée. « Il a appelé l’ensemble des forces impliquées dans le putsch à déposer immédiatement les armes et à rendre le pouvoir aux autorités légitimes, faute de quoi elles devraient en assumer toutes les conséquences. » Il a enfin confirmé que la coopération civile, financière et militaire était suspendue jusqu’à la « reprise effective de la transition, sous autorité civile ». Les présidents du Tchad et du Niger ont également demandé aux hommes du RSP de déposer les armes. Les soldats de la garde présidentielle étaient bien moins présents lundi dans les rues de Ouagadougou que les jours précédents. A la nuit tombée, des centaines de personnes ont bravé le couvre-feu nocturne imposé la semaine dernière par les putschistes.

 

Burkina Faso : l’armée reprend le pouvoir

Burkina Faso : l’armée reprend le pouvoir

 

C’est malheureusement une tradition au Burkina Faso mais l’armée semble décidée à reprendre le pouvoir. Pas l’ensemble de l’armée mais le régiment de sécurité présidentielle sorte de garde présidentielle, sur laquelle Blaise compas aurait c’était toujours appuyer pour garder le pouvoir. Une sorte d’état dans l’état et qui viennent d’arrêter le président de transition. Des membres de la garde présidentielle du Burkina Faso ont fait irruption mercredi dans la salle du conseil des ministres et ont arrêté le président de transition, Michel Kafando, le chef du gouvernement et deux ministres, rapportent les autorités. Mercredi soir, des militaires ont tiré en l’air devant le palais présidentiel où s’étaient rassemblées plusieurs centaines de personnes pour protester contre leur détention, ont dit des témoins. Le Régiment de sécurité présidentielle (RSP), nom officiel de la garde présidentielle, n’a pas donné d’explication à son geste qui intervient à moins d’un mois des élections présidentielle et législatives prévues le 11 octobre pour achever le processus de transition et le retour à la démocratie. Selon le récit de Moumina Cheriff Sy, président du Conseil national de la transition (CNT), le parlement provisoire, des membres du RSP sont arrivés dans la salle du conseil des ministres aux environs de 14h30 et ont pris « en otage » le président Kafando, le Premier ministre Yacouba Izaac Zida, le ministre de la Fonction publique, du travail et de la Sécurité sociale, Augustin Loada et le ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme, René Bagoro. Le RSP était un des piliers du régime du président Blaise Compaoré, chassé du pouvoir par la pression de la rue en octobre 2014 pour avoir voulu changer la Constitution et prolongé ainsi ses 27 années à la tête du pays.  Il y a deux jours, la Commission de réconciliation et des réformes, chargée de présenter des réformes pour le gouvernement de transition, avait proposé de démanteler le RSP. Dans son rapport remis au Premier ministre, la Commission décrit le régiment de 1.200 hommes comme « une armée au sein de l’armée ».  En février, le RSP avait tenté de forcer le Premier ministre à démissionner parce que celui-ci avait le projet de réduire ses effectifs.

Armée : il faut réduite le prix du rata (Cours des comptes)

Armée :  il faut  réduite le prix du rata (Cours des comptes)

 

 

 

 

Traditionnellement les menus servis à l’armée ne figuraient pas au hit-parade des trois-étoiles du Michelin. Pourtant avec la professionnalisation,  il semble bien que la qualité gastronomique des repas servis se soit notoirement améliorée. En tout cas leur coût jugé excessif est critiqué par la Cour des Comptes ; Il  n’y a pas que le rata qui est en cause mais aussi la productivité des restaurants militaires inférieure de moitié à celle de la restauration collective privée. Le coût est sans doute aussi critiquer car dans nombre de cas ces repas sont gratuits pour les militaires La Cour se base sur un coût total estimé à 819 millions d’euros en 2013, pour 10.000 agents employés, et un repas unitaire évalué à 15,60 euros. Des coûts dont la Cour regrette au passage qu’ils ne soient pas connus avec précision et qu’ils n’incluent pas les rémunérations du personnel employé dans les fonctions supports, qui représente tout de même 570 postes. Revenant sur le prix de 15,60 euros, les Sages écrivent que « ce prix de revient devrait d’autant plus être maîtrisé que de très nombreux militaires bénéficient de la gratuité des repas ». Ils comparent ainsi ce coût avec celui des repas externalisés dans les restaurants du ministère de la défense, évalués à 9,70 euros.  Il y a donc un écart de près de 6 euros ou 38% entre un repas fabriqué en régie et un autre facturé dans le cadre d’une externalisation auprès d’un prestataire privé.  La Cour reconnaît que cet écart « peut s’expliquer » mais n’en critique pas moins les causes. Tout d’abord le nombre d’agents employés: « un restaurant relevant du secteur de la restauration collective privée compte en moyenne de 5 à 9,5 employés, tandis qu’ils sont en moyenne plus de 20 par restaurant dans les armées ».  De plus, « chaque agent des restaurants externalisés par le ministère de la défense prépare et sert 51,9 couverts par jour alors que les restaurants militaires en régie n’atteignent que 23, 1 repas par jour par agent », poursuivent les auteurs du référé. Les Sages appellent ainsi à « une amélioration de la productivité ». La Cour relève également que « la plupart des restaurants des armées sont ouverts tous les jours alors que leur fréquentation est notablement réduite les week-ends » et que le statut des personnels ne permet que peu de souplesse.  Au final, les Sages appellent le ministère de la Défense à viser « rapidement » un prix moyen de revient du repas proche de 10 euros, soit le coût observé dans les contrats d’externalisation. A la clef, les Sages estiment l’économie potentielle à environ 200 millions d’euros.

L’armée française préfère des 4×4» américains !

L’armée française préfère des 4×4» américains !

Les 4×4 Peugeot de l’armée seront donc remplacés par des « Rangers »  américains ». D’après la direction de l’armée la France aurait moins de savoir faire que les américains de Ford dans ce domaine. Bizarre alors que la France se vante à juste titre d’’avoir conçu notamment  l’avion de combat « Rafale » le plus efficace du monde, on ne serait pas capable de construire un 4×4 à la technologie finalement assez simpliste. Ce n’ est pas la première fois que l’administration joue contre le camp économique français mais là en plus il s’agit de l’armée.  On peut se demander sur quels critère sosnt examinés les réponses aux appels d’offre publics d’autant que des propositions françaises étaient notamment moins chères que celles des américains. Une décision que les salariés de la marque au lion ne comprennent pas. De fait, le contrat porte sur le renouvellement de 5000 véhicules sur deux ou trois ans. L’appel d’offres visait en effet à remplacer le parc de P4, des Peugeot avec quatre roues motrices, acquises en 1984. Et les autres marques tricolores s’étaient mises en ordre de marche pour remporter cet appel d’offres. Les marques Renault ou Citroën, avaient également conçus des véhicules spécifiquement pour l’armée française. Citroën développe son Berlingo et Renault revisite son Duster quatre roues motrices, «moins cher d’ailleurs que les autres véhicules en lice», passe les tests tout terrain organisé par l’armée avec succès, indique le quotidien régional.  Certains équipementiers français aussi étaient en ordre de marche comme Poclain Véhicules, pour la mécanique. Pascal Bernard, directeur général de Poclain Véhicules confie à l’Est Républicain que «ce marché représente 10.000 heures de travail, sept à huit personnes à l’année. Sans parler des 100.000 euros investis dans le développement pour répondre au cahier des charges de l’armée et les essais de ce Duster modifié». Même son de cloche chez Nedey où le groupe avait mis au point une peinture spécifique. Alain Pirlarski directeur général du groupe, indique ainsi qu’il avait prévu de recruter 5 personnes supplémentaires dans cette optique. Mais l’armée française en a décidé autrement. La première tranche de 1.000 véhicules est confiée à Ford. Un militaire explique ce matin sur RTL que ce n’est pas la première fois que l’armée française fait des infidélités à sa mère patrie. Il ajoute que l’Hexagone a moins d’expérience en la matière. Mais la pilule ne passe pas. Ainsi, Christophe Grudler, conseiller départemental du Territoire de Belfort a lancé une pétition en ligne «l’armée française doit soutenir l’industrie française: non à l’achat de Rangers américains!» L’élu souligne que certes 1000 véhicules ont été achetés auprès des États-Unis mais il appelle l’armée française et le gouvernement à réorienter leurs commandes pour les 4000 prochains véhicules. «4000 autres véhicules doivent bientôt être commandés par l’Armée française: le gouvernement a le devoir moral – à compétence égale, et dans le respect des marchés publics – de choisir des constructeurs français. Notre industrie a besoin d’être soutenue, en tout premier lieu par le gouvernement», s’indigne l’élu.

 

Le matériel de l’armée à vendre !

Le matériel de l’armée à vendre !

 

 

Une vraie politique de gribouille, pour trouver l’argent qui manque à l’armée on vendrait le matériel de l’armée pour lui relouer ensuite. Un opération qui apporteraient du cash immédiatement mais coûterait beaucoup plus cher à plus long terme ( sinon on ne voit pas des sociétés rachèterait ce matériel). Pourquoi  pas aussi faire racheter les Rafale par la Chine, la Russie ou mieux des fonds islamistes ? On pourrait aussi vendre le personnel de l’armée à de entreprises d’intérim et le louer en tant que de besoin. Où trouver 2,2 milliards d’euros ? Le ministère de la Défense cherche des sous. Et pour trouver de nouveaux moyens, Jean-Yves Le Drian propose un dispositif inscrit dans la loi Macron et adopté en première lecture : la création de sociétés de projet. Ces sociétés publiques, créées à cet effet, achèteraient en fait à l’armée du matériel militaire pour ensuite le lui louer. En 2015, cela concernerait trois frégates FREMM et quatre avions de transport A400M. Et cela reviendrait moins cher à l’Etat de louer ponctuellement ce matériel que d’en être le propriétaire. Ce montage financier a été conçu pour compenser le très probable report de la vente de fréquences militaires hertziennes qui devait rapporter 2,2 milliards d’euros en 2015. « Il faut lever une ambiguïté pour ceux qui pensent que c’est de l’acrobatie financière, voire de la cavalerie, comme je l’ai entendu« , notait Jean-Yves Le Drian début avril. Le projet repose sur des pratiques qui font « partie de la vie quotidienne de l’action de l’Etat« , avait-il précisé. François Hollande doit se pencher mercredi, lors du Conseil de Défense, sur ce projet. Un projet hautement sensible puisque le flou qui l’entoure inquiète les parlementaires de tous bord. « On a peu d’information sur ces sociétés de projet : qui en sera l’actionnaire, est-ce qu’il y aura de l’actionnariat privé, à quelle hauteur ? » interroge notamment Valérie Rabaud, rapporteure socialiste du budget. Le ministre des Finances Michel Sapin montre aussi des réserves face à un projet très coûteux, car les dépenses de ces sociétés seront comptées dans la dette de la France. Seulement, les armées ont besoin de cet argent, soutient Jacques Gauthier, vice-président UMP de la commission Défense au Sénat : « Nous avons des équipements en fin de vie, des matériels usés, j’aurais préféré des crédits budgétaires, des projets d’investissement d’avenir, mais si le seul moyen d’avoir les 2 milliards ce sont les sociétés de projet, je voterai pour« . Encore faut-il qu’elles obtiennent le feu vert de François Hollande mercredi. Elles pourraient ensuite être effectives dès l’été, une fois la loi Macron promulguée.

Burkina Faso: démission de Compaoré et maintenant l’armée ?

Burkina Faso: démission de Compaoré et maintenant l’armée ?

Le président Compaoré, bousculé à la fois par la  rue et par l’armée a été contraint d’annoncer sa démission.  Après sa démission, le chef d’état-major, Honoré Traoré,  a déclaré qu’il prenait la tête de l’Etat. Le commandant adjoint du Régiment de sécurité présidentielle, Issac Zida a annoncé la suspension de la Constitution.  La question qui se pose est de savoir si ce sera maintenant une transition démocratique ou une nouvelle fois une prise de pouvoir par l’armée ; sans compter les contradictions internes à l’armé dont certains éléments ne reconnaissent pas la légitimité d’Isaac Traoré. Quelle transition, quelle durée, avec qui ? Des élections quand ? Autant de questions en suspens. L’armée pourrait être tentée de reprendre en main le pays comme c’est la tradition dans ce pays où Compaoré s’était emparé du pouvoir pendant 27 ans et envisageait de le conserver encore pendant 15 ans. Pas sûr que la société civile accepte une telle solution tellement elle est frustrée depuis longtemps à la fois de démocratie mais tout autant de progrès social. Il y a en effet peu de chances pour la jeunesse de s’épanouir socialement et économiquement au Burkina et la solution la plus courante consiste à quitter le pays pour rejoindre en particulier la Côte d’Ivoire où résident environ 3 millions de Burkinabés (pour une population totale de 17 millions). . La jeunesse a certes soif de démocratie mais tout autant de développement économique. Un développement dont les fruits sont comme souvent en Afrique accaparés  par une oligarchie qui tourne autour de présidence  de la république et d’autres institutions. Contrairement à l’idée reçue le Burkina n’est pas un pays aussi pauvre qu’on le dit ; l’agriculture (de l’ordre de 40% du PIB) est une ressource importante qui occupe 80% de la population. Le Burkina Faso est le premier exportateur africain de coton (dont les prix malheureusement chutent), mais aussi de haricots verts. Certes la question du développement est centrale mais auusi la redistribution des richesses. Or sans démocratie il sera difficile sinon impossible de remettre  en cause l’actuelle distribution de la richesse nationale.

Lutte contre le terrorisme djihadiste : la démocratie mal armée

Lutte contre le terrorisme djihadiste : la démocratie mal armée

 

De toute évidence les démocraties sont mal armées pour lutter contre les nouvelles formes de terrorisme des djihadistes. L’environnement juridique, l organisation du renseignement et les forces de police ne paraissent pas adaptés pour faire face à cette barbarie. Comment en effet comprendre que près de 1000 français ait pu rejoindre la Syrie (le plus fort contingent d’Europe), Comment comprendre qu’ils puissent ensuite revenir souvent sans être inquiétés ? Comment enfin comprendre que nos sanctions soient  auusi dérisoires, voire nulles ? Témoins ces deux jeunes filles de 16 et 17 ans simplement remises à leur familles. Autre exemple ces trois djihadistes rentrés tranquillement en France sans être inquiétés.  Si on suite les procédures judicaires traditionnelles comment prouver que les djihadistes français ont commis des actes répréhensibles avec preuve à l’appui ? En fait les démocraties  sont plombées par leur respect des libertés individuelles et tétanisée par la violence cette barbarie. Certes il y a des réponses militaires mais sur le territoire d’origine la stratégie parait bien mal adaptée pour lutter contre le terrorisme ; Il faudra sans doute attendre plusieurs attentats pour qu’on se libère de l’approche classique  de la délinquance criminelle. En l’espèce, il s’agit d’une guerre, guerre contre un pays, guerre contre les Français  et guerre contre tous ceux qui ne pensent pas comme l’Etat islamique. Il faut donc des moyens d’exception adaptés aux situations de guerre tant à l’extérieur de nos frontières qu’à extérieur. En premier lieu sans doute réorganiser complètement les renseignements en sollicitant de nouvelles filières, en mobilisant toues les sources ; En second lieu en renforçant considérablement l’arsenal de sanctions enfin en prenant des mesures radicales vis-à-vis des recruteurs y compris en prison.

Ukraine : riposte armée contre les pro-russes

Ukraine : riposte armée contre  les pro-russes

Une opération de l’armée ukrainienne est en cours contre Slaviansk – une ville de l’est du pays aux mains des séparatistes pro-russes depuis plus de deux semaines.  Une opération de grande ampleur, manifestement : « C’est une attaque d’envergure totale », dit ainsi le porte-parole des rebelles, Viatcheslav Ponomarev.  Sur sa page Facebook, le ministre ukrainien de l’Intérieur Arsen Avakov, qui dit se trouver sur place avec le ministre de la Défense Mikhaïlo Koval et le commandant de la Garde nationale, a déclaré que la « phase active » de l’opération militaire avait été lancée à 4h30 du matin à Slaviansk et Kramatorsk. Il ajoute que les autorités ukrainiennes exigent des « terroristes » qu’ils « libèrent les otages, déposent leurs armes et quittent les bâtiments ». C’est à Slaviansk qu’est retenue, depuis une semaine, une équipe d’observateurs de l’OSCE , l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe – des espions, selon leurs geôliers. Deux hélicoptères MI-24 ont été abattus avec des lance-roquettes portables et deux militaires ukrainiens tués, a annoncé le ministère de la Défense dans un communiqué. « Les appareils ont été abattus par des inconnus qui ont utilisé des lance-roquettes portables. Deux militaires ukrainiens ont été tués et plusieurs blessés dans ces tirs ». Slaviansk fait partie de la douzaine de villes de l’Est ukrainien sous contrôle des séparatistes pro-russes. Kiev accuse la Russie, qui a déjà rattaché la Crimée en mars , de téléguider les troubles, ce que dément Moscou. Sur le terrain diplomatique, le ton est également monté. Le porte-parole de Vladimir Poutine estime que cette offensive « tue les derniers espoirs de maintenir l’accord de Genève en vie ». Cet accord, signé le 17 avril par l’Ukraine, la Russie, les Etats-Unis et l’Union européenne, prévoyait de désarmer les milices et de libérer les bâtiments publics occupés. Et ce n’est pas tout : selon l’agence officielle russe Itar-Tass, le Russie en appelle même à l’OSCE pour stopper ce qu’elle appelle le « raid de représailles ».

 

Armée : moins 34 000 emplois sur 280 000

Armée : moins 34 OOO emplois  sur 280 000

. La loi de programmation militaire (LPM) sera présentée lors du dernier Conseil des ministres avant les vacances, vendredi 2 août. Elle dessinera l’armée française des années à venir. Certaines données vont faire grincer des dents. D’ici à 2019, sur ses 280.000 emplois, l’armée va en perdre 34.000 : 10.000 pertes déjà prévues par la majorité précédente ; 24.000 par l’actuelle. Selon nos informations, sur ces 24.000 nouvelles suppressions de postes, 8.000 concerneront les forces opérationnelles et 16.000 l’administration. Armée de terre, armée de l’air, marine nationale : toutes trois vont devoir se serrer la ceinture, les deux premières plus encore que la marine. « Parce que le ministre, le chef d’état-major des armées et la présidente de la commission à l’Assemblée sont bretons? » persifle un gradé de l’armée de terre. Au moins deux bases aériennes et entre cinq et dix régiments devraient fermer, un sujet hautement sensible à l’approche des élections municipales. Dès septembre, les premières annonces de fermeture, héritées de la LPM précédente, devraient être rendues publiques. La dissuasion nucléaire devrait échapper aux mesures d’économies, une aberration selon l’ancien ministre de la Défense Hervé Morin : « C’est une grave erreur! La France n’a plus les moyens de s’offrir les deux composantes, océanique et aéroportée. Mais c’est un sujet tabou, on entre dans la symbolique de ce qui fait un chef… » Avis partagé par le général Desportes, ancien patron de l’École de guerre, désormais professeur à Sciences-Po : « Un luxe que nous ne pouvons plus nous offrir et qui va une nouvelle fois détériorer l’outil conventionnel. » Afin de privilégier la modernisation des matériels, l’achat de Rafale, d’avions de transport de troupes A400M, d’avions ravitailleurs A330-MRTT, de drones et d’engins blindés, l’armée va devoir procéder à de nombreuses mesures d’économies et faire rentrer de l’argent. Comment? En diminuant le nombre de postes. En réformant enfin les ressources humaines : entre 2011 et 2012, plusieurs sources évaluent entre 100 et 150 millions d’euros les salaires indûment payés en raison des défections de l’aberrant logiciel Louvois.  Une somme qu’il s’agit désormais d’aller récupérer auprès des fonctionnaires concernés. Le taux d’encadrement (colonels et généraux) passerait de 17 à 16%. Quant au nombre de militaires déployés à l’étranger (les « opex »), il devrait passer de 30.000 à 15.000 ou 20.000. Économies d’un côté, rentrées d’argent de l’autre… Des terrains et des bâtiments vont être vendus, pour une valeur estimée autour de 300 millions d’euros en 2014. Le ministère de la Défense, qui estime avoir hérité en mai 2012 d’au moins 3 milliards de commandes de matériel auprès des industriels non financées, table donc sur des recettes exceptionnelles, près de 6 milliards d’euros : ventes de fréquences dans la bande des 700 MHz aux opérateurs de téléphonie mobile en 4G et de télévision numérique ; cession de participations publiques dans des entreprises de défense telles que Nexter et Safran ; désengagement partiel au sein d’EADS… Mais surtout vente de matériel : le 22 juillet, la France a vendu pour un milliard d’euros de satellites militaires aux Émirats arabes unis. Le ministre Jean-Yves Le Drian a passé son dernier week-end en Inde, afin de concrétiser l’achat de 126 Rafale, « en très, très bonne voie », indique une source militaire, contrairement à la piste brésilienne, abandonnée. Patricia Adam, députée (PS) du Finistère et présidente de la Commission de la défense nationale et des forces armées se montre optimiste : « La France est le seul pays d’Europe à ne pas baisser son budget militaire. La volonté du gouvernement est de maintenir les capacités de production de nos entreprises et de permettre à la France de pouvoir attaquer seule et la première, comme au Mali. » Pour preuve, les forces spéciales, désormais commandées par le général de Saint-Quentin, patron de l’opération Serval au Mali, vont voir leurs effectifs augmenter de 1.000 hommes.

 

Armée : moins de Rafales

Armée :  moins de Rafales

Alors que Dassault Aviation avait obtenu de livrer 11 Rafale par an pour garantir une cadence minimale de la chaîne de production en attendant les premiers contrats à l’export, le projet de loi présenté en Conseil des ministres ne prévoit plus que l’acquisition de 26 appareils au total sur les six ans à venir.  Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, avait déjà indiqué le 11 juin qu’à partir de 2016, Dassault devrait compter sur les exportations pour soutenir la production de l’avion multirôle.  Paris considère que les négociations avec l’Inde pour l’achat de 126 Rafale sont suffisamment avancées pour être conclues rapidement, explique-t-on dans l’entourage du ministre. « Je suis très confiant », avait dit Jean-Yves Le Drian en visite il y a une semaine en Inde. Et la loi, ajoute-t-on dans son entourage, est bâtie sur l’hypothèse qu’un second au moins des autres prospects – Malaisie, Qatar, Emirats Arabes Unis et Brésil – qui se sera décidé pour l’appareil français avant la fin 2019.  L’Etat ne remet pas en question les commandes totales de 180 Rafale déjà passées (120 auront été livrés cet été) ni une éventuelle cinquième tranche de commandes, a précisé un conseiller de M. Le Drian. Il a fait valoir que les bureaux d’étude de Dassault recevraient pendant cette période des centaines de millions d’euros pour concevoir un drone de combat à l’horizon 2030, en coopération avec le britannique BAE Systems, et pour faire évoluer le Rafale au prochain standard, baptisé F3-R.  Car l’objectif du ministère est de préserver neuf secteurs industriels majeurs, qui vont de l’aéronautique aux communications en passant par les sous-marins. Mais pour ce faire toutes les commandes seront étalées dans le temps.  Ainsi, la LPM prévoit l’acquisition d’une douzaine d’avions ravitailleurs multirôles (MRTT) fabriqués par Airbus Military, mais seuls deux seront livrés sur cette période, en 2017 et 2018, a-t-on précisé au ministère.  Les besoins en avions de transport militaire A400M semblent plus pressants puisque 15 appareils seront livrés pendant la LPM, sur la cinquantaine qui devrait être commandée.  Le projet de loi prévoit le renouvellement du parc de blindés de l’armée de terre (programme Scorpion). Mais sur les 2.080 véhicules blindés multirôles qui doivent être commandés, seuls une centaine sera livrée avant la fin de la période, précise-t-on au ministère. 248 blindés de reconnaissance sont toujours prévus pour remplacer les Sagaie et les AMX-10RC de la cavalerie.  Le renforcement des moyens de renseignement étant une priorité, « nous n’avons pas l’intention de retarder » l’entrée en service des nouveaux satellites, indique-t-on au ministère. Les satellites de surveillance optique du programme MUSIS sont attendus à l’horizon 2017, et trois satellites CERES d’interception électronique doivent être mis en orbite en 2020.  Les drones sont tout aussi prioritaires. La LPM prévoit l’acquisition de 14 drones tactiques, pour l’observation du théâtre d’opération, et de 12 drones MALE (moyenne altitude, longue endurance) qui permettent de surveiller de vastes zones pendant 24 heures. M. Le Drian a déjà annoncé qu’il achèterait des drones Reaper à l’américain General Atomics. Mais les industriels européens pourront « adapter les instruments de navigation et de liaison satellite aux moyens français » et d’autre part fournir « les capteurs optiques et d’écoute électronique », souligne-t-on au ministère.  A plus long terme, les industriels du secteur, qui se sont dits prêts à travailler ensemble sur un programme de drone MALE européen, pourront faire des propositions pour un drone livrable à partir de 2023, ajoute-t-on.

 

Effectifs Armée : 34.000 hommes en moins d’ici à 2019

Effectifs Armée : 34.000 hommes en moins  d’ici à 2019

Présentée vendredi prochain au dernier conseil des ministres avant les vacances, la loi de programmation militaire pour 2014-2019 va réduire le nombre de soldats mais renforcer leurs moyens matériels.  Sujet brûlant s’il en est au sein du gouvernement et entre le gouvernement et l’opposition, la loi de programmation militaire (LPM) 2014-2019 sera présentée lors du prochain conseil des ministres, vendredi. Au menu, un budget de la Défense maintenu pour les trois prochaines années mais de douloureux équilibres à trouver. L’armée française des années 2020 comptera davantage de matériel mais moins d’hommes : moins 34.000 par rapport à aujourd’hui.

 

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