Archive pour le Tag 'argent'

Fillon reclassé dans l’argent !

Fillon reclassé dans l’argent !

Fillon,  63 ans,  pourrait profiter  tranquillement de sa retraite comme ancien parlementaire, ancien responsable local et ancien ministre. Mais il a choisi de se reclasser dans la finance. Un reclassement assez logique compte tenu de son accoutumance à l’argent. Notons d’ailleurs qu’il n’a remboursé que 900 000 € sur les 2,3 millions perçus pour les frais de campagne présidentielle. François Fillon n’a évidemment pas de compétences particulières en matière de gestion financière mais il va ouvrir son volumineux agenda pour contacter les investisseurs potentiels. Il n’y rien d’illégal dans cette reconversion mais elle pose quand même problème quand on monétise les relations obtenues  dans le cadre  d’un mandat au service de l’intérêt général. Tikehau Capital a donc annoncé que François Fillon, l’ancien Premier ministre et candidat malheureux à l’élection présidentielle, rejoindra la société de gestion et d’investissement en tant qu’associé. « Son expérience internationale (…) et sa connaissance aigue des problématiques économiques françaises et européennes constituent des atouts majeurs pour accompagner le développement de la société de gestion et d’investissement », souligne Tikehau Capital dans un communiqué. Selon le Journal des Finances, l’entourage de François Fillon laissait entendre que l’ancien Premier ministre allait commencer à travailler dans le secteur privé à la rentrée. Créé en 2004, Tikehau Capital a fait son entrée à la Bourse de Paris en mars dernier après avoir lancé une offre publique d’échange sur sa filiale cotée Salvepar. La société de gestion et d’investissement gère actuellement un portefeuille de quelque 10 milliards d’euros d’actifs et compte un effectif de 170 personnes. Avec l’arrivée de François Fillon, elle comptera désormais 30 associés.

France va gagner de l’argent en empruntant !

France va gagner de l’argent en empruntant !

Ce que soutient le très sérieux journal économique la Tribune qui indique que la France compte emprunter lundi prochain sur les marchés entre 4,3 et 5,5 milliards d’euros à court terme à taux négatif. En fait, la Tribune en cette période de vacances se contents de reprendre une dépêche de l’AFP. Certes le taux est négatif mais on ne peut pas dire que la France va s’enrichir en empruntant. Elle ne fait qu’ajouter un emprunt à d’autres emprunts qui se traduisent par une dette totale abyssale de 100 % du PIB. On ne s’enrichit pas quand on empreinte pour des dépenses le plus souvent improductives, on ne fait que creuser un peu plus le trou. Dans le détail, a précisé l’Agence chargée de placer la dette française auprès des investisseurs, le pays a l’intention de lever entre 2,6 et 3,0 milliards d’euros à trois mois (12 semaines), échéance pour laquelle il avait accordé un taux de -0,627% lors de la dernière opération comparable le 14 août. Le Trésor veut également emprunter entre 0,9 et 1,3 milliard d’euros à six mois (21 semaines). Le 14 août, le taux avait atteint -0,644% pour cette échéance. Enfin, la France souhaite également emprunter entre 800 millions et 1,2 milliard d’euros à un an (51 semaines), échéance pour laquelle elle avait accordé un taux de -0,568% le 14 août. La France emprunte depuis fin août 2014 à des taux négatifs sur des échéances de court terme, ce qui signifie que les investisseurs, qui cherchent à tout prix des placements sûrs, sont prêts à perdre de l’argent en prêtant à la France, pour qui emprunter sur ces échéances devient rémunérateur.

 

(Avec AFP)

 

 

Brexit : Londres veut le beurre et l’argent du beurre de l’Irlande

Brexit : Londres veut le beurre et l’argent du beurre de l’Irlande

 

 

Le Royaume- uni pense avoir trouvé la martingale sortir de l’imbroglio des négociations concernant le Brexit. . Pourtant, la ficelle semble toutefois un peu grosse puisque Londres propose de quitter l’union économique mais de supprimer la frontière avec l’Irlande. Ce qui lui permettrait indirectement de continuer à bénéficier des conditions actuelles de commerce avec l’union européenne via l’Irlande. Une proposition qui ne peut évidemment être acceptée par Bruxelles l qui considère qu’il n’y a que deux positions sheaspeariennes : être ou ne pas être dans l’union économique. Bruxelles n’a eu de cesse de répéter que le pays ne devait pas s’attendre à bénéficier après le Brexit des mêmes avantages que ceux procurés par une appartenance à l’UE. En clair, quitter l’Union européenne, c’est quitter à la fois le marché unique et l’union douanière. Et d’autre part, laisser un pays de l’UE sans frontière avec le Royaume-Uni après le Brexit serait une exception a priori invraisemblable. Ainsi, en liant cette question à celle des futures relations commerciales, le gouvernement britannique tente de forcer la main au club des 27. Mais, pour les responsables européens, ce n’est pas la bonne façon de procéder. Bruxelles n’a cessé de le marteler : il faut d’abord régler ces trois sujets prioritaires, à savoir le sort des citoyens européens après la séparation, le montant de la facture de sortie, et la question de la frontière irlandaise, et cela, avant toute négociation commerciale. « Nous avons des principes très clairs. Notre priorité est de s’entendre sur l’absence d’infrastructures frontalières qui seraient un retour aux postes-frontières du passé, ce qui est totalement inacceptable pour le Royaume-Uni », a écrit le ministère de David Davis en charge des négociations du Brexit dans un communiqué.

 

Collectivités : moins d’argent mais plus de libertés

Collectivités : moins d’argent mais plus de libertés


C’est en substance ce qu’a proposé Macron aux élus locaux. Des élus qui devront participer à l’effort d’assainissement des finances du pays en réalisant 13 milliards d’économies et non 10 comme prévu initialement. Par ailleurs le président de la république souhaite une réduction sensible du nombre d’élus. Sans doute peut-on encourager encore le regroupement des communes afin de rationaliser davantage les dépenses locales. Pour compenser, macro, propose la mise en place d’une agence dont le rôle n’est pas très bien défini et qui viserait à encourager les projets d’initiative locale. La suppression de la taxe d’habitation est par ailleurs confirmé (elle se mettra en place progressivement et 30 % des contribuables seront concernés dans une première étape). En compensation de la suppression progressive de la taxe d’habitation, les collectivités locales se verront attribuer une part des recettes fiscales découlant de la CSG. On pourrait aussi assister à une certaine remise en cause du financement de prestations sociales individuelles comme le RSA dans la gestion pourrait être nationalisée. Autant de mesures qui semblent un peu avoir rassuré les locaux. Emmanuel Macron a proposé lundi un « pacte » aux élus locaux, associant une refonte de la fiscalité locale, avec notamment la suppression controversée de la taxe d’habitation, à des « libertés nouvelles » en terme d’organisation. « Vos problèmes, ce sont les miens à chaque instant mais mes problèmes, ce sont un peu les vôtres aussi », a déclaré Emmanuel Macron, qui a consacré une large part de son discours aux « libertés nouvelles » et à la flexibilité qu’il souhaitait accorder aux collectivités territoriales avant d’aborder l’épineuse question de la fiscalité locale. « La liberté que j’entends redonner aux territoires, celle de s’organiser de fonctionner (…) repose sur une responsabilité partagée qu’impose la situation financière du pays », a-t-il déclaré. « Nous partageons la même responsabilité, celle de la soutenabilité de nos finances publiques ». En guise de compensation en quelque sorte macro prévoit notamment de généraliser le haut et le très haut débit d’ici fin 2020, de renforcer l’enseignement primaire en territoire rural – aucune fermeture de classe dans les écoles d’ici la fin de l’année – et de doubler des maisons de santé dans les territoires ruraux afin de garantir l’accès aux soins.

Fillon va-t-il rendre l’argent de la campagne aux républicains ?

Fillon va-t-il rendre l’argent de la campagne aux républicains

 

Il ne semble pas encore assuré que Fillon rendre l’argent qui reste de la campagne à son parti Les républicains. Plusieurs millions sont en jeu, ils découlent de la campagne des républicains et notamment des fonds qui avaient été recueillis à l’occasion des primaires. Fillon désigné candidat avait mis la main sur les sommes en question en les plaçant dans son micro parti. Depuis avec la défaite de Fillon,  la bataille fait rage entre l’appareil des Républicains et Fillon pour récupérer les bénéfices de la campagne. De toute évidence, cela traduit en tout cas les rapports toujours sulfureux entre Fillon et l’argent.  Le président des députés LR Christian Jacob. Ponc préconisé dimanche 2 juillet que « les financement liés à la primaire » reviennent dans les caisses du parti LR, en allusion à l’excédent du micro-parti de François Fillon, Force Républicaine.   »Je pense effectivement, les financements qui ont été liés à la campagne des présidentielles par une primaire qui a été portée par le parti LR doivent revenir au parti LR », a-t-il dit sur BFM-TV. « Je pense que cela serait sain », a expliqué Christian Jacob. « Mais tout cela relève d’une discussion qui doit être posée », a-t-il dit, et « c’est un sujet qui relève du parti ». Le micro-parti de François Fillon, Force Républicaine, possède plus de 3 millions dans ses caisses. La campagne du candidat de la droite a été financée par près de 10 millions d’euros de bénéfices issus du vote de la primaire - à raison de 2 euros de participation par tour – et aussi par des dons encaissés par Force Républicaine. Certains membres de LR, dont le trésorier Daniel Fasquelle, demandent depuis plusieurs semaines que l’argent restant à Force Républicaine soit reversé dans les caisses de LR.  Bernard Accoyer, secrétaire général de LR, a quant à lui chargé Gilles Carrez, député du Val-de-Marne et président sortant de la commission des Finances à l’Assemblée nationale, d’examiner la situation.

 

Hamon veut supprimer l’argent !

Hamon veut supprimer l’argent !

Dernière trouvaille de Benoit Hamon en panne dans les sondages : supprimer la monnaie pour les entreprises en difficultés de trésorerie. Et d’assurer sans rire : « Par exemple, un entrepreneur en bâtiment, en panne de chantiers en hiver, à qui il manque de la trésorerie, pourra tout de même effectuer des travaux chez son expert comptable en échange de monnaie inter-entreprises. C’est un échange. Cet entrepreneur pourra recevoir du comptable (…) un service de valeur équivalente », a-t-il précisé en assurant que cela « fonctionne extrêmement bien en Suisse » où « 20% des PME » soit « 60.000″ entreprises utilisent le Wir. Deux affirmations tout a fait approximatives. D’abord parce qu’en Suisse, c’es un banque qui a créé et gère le franc Wir, sorte de monnaie virtuelle parallèle ensuite parce que ce chiffre de 60 000 entreprise est celui de la Banque Wir elle-même et ne repose sur aucune statistique sérieuse. Cette monnaie, fondée sur un échange de services, est destinée à « aider les entreprises à faire face à des crises de liquidités, à faciliter l’accès au crédit dans les périodes de baisse de cycle économique », a précisé Benoît Hamon lors d’une conférence de presse à son QG de campagne à Paris. Cette proposition de monnaie virtuelle pour favoriser l’économie solidaire pour se comprendre entre particuliers mais elle est plus difficile à admettre lorsqu’il s’agit d’échanges marchands entre sociétés ne serait-ce que pour des questions fiscales. Il semblerait que Benoît Hamon  trouve surtout ses sources d’inspiration à l’étranger ; pourquoi pas ?  Mais à condition que ces sources soit réalistes et pertinentes. Son idée de revenu universel avait été tirée d’un rapport d’une parlementaire européenne belge, rapport  par ailleurs aussitôt enterré. Pour preuve de son improvisation,  Benoît Hamon avait  prévu de verser immédiatement à tous les Français un revenu universel, ensuite il a revu ses ambitions pour limiter le montant de 1000 à 750 € mais non  pas immédiatement mais en l’étalant sur un ou deux quinquennats. Finalement sa dernière proposition consiste à créer un RSA jeune. Pour sa proposition de suppression de d’échange monétaire entre les entreprises il fait preuve de la même improvisation et l’exemple qu’il donne est particulièrement caricatural. Pas étonnant qu’avec des propositions aussi incongrues qu’utopiques Benoît Hamon soit englué dans les sondages autour de 13 %. Le vainqueur de la primaire de la gauche ne sait sans doute plus quoi inventer pour se singulariser.  Les réformateurs socialistes sont donc  de plus en plus sceptiques sur sa capacité à incarner une posture de présidentiable. Aujourd’hui la campagne de Benoit amont est complètement inaudible et menace gravement la réélection de nombreux de parlementaires du parti socialiste.

Londres : le beurre, l’argent du beurre et la zizanie entre la vache et la fermière

Londres : le beurre, l’argent du beurre et la zizanie entre la vache et la fermière

Il apparaît de plus en plus clairement que la Grande-Bretagne n’a pas de plan B pour gérer le brexit y comprit la première ministre Theresa May ;  la position de la grande Bretagne paraît en effet schizophrénique. Pour respecter le chois des  électeurs,  le gouvernement britannique confirme qu’il veut une rupture avec l’union européenne mais en conservant les  avantages de membre. Pour cela la Grande-Bretagne tente de faire durer le plus possible les négociations qui normalement ne devraient pas dépasser deux ans. Mais il est vrai que la complexité du dossier pourrait encourager les Britanniques à donner encore du temps au temps en espérant notamment que l’Allemagne s’efforcera de limiter les inconvénients d’un départ de l’union économique.  Dans le même temps la Grande-Bretagne veut négocier directement avec les acteurs économiques comme Renault par exemple pour accorder des droits de douane réduits spécifiques. Récemment Theresa May a aussi engagé des négociations avec la Pologne, pays relativement eurosceptique en matière d’échanges économiques. En clair la Grande-Bretagne cherche à diviser les partenaires européens pour adoucir les conséquences du brexit. Pas forcément une attitude qui sera très appréciée en Europe. La Première ministre britannique Theresa May a ainsi discuté lundi avec son homologue polonais du renforcement de la coopération entre Londres et Varsovie dans les secteurs de la défense, de la sécurité et du commerce, cherchant à trouver un terrain d’entente après la décision des Britanniques de sortir de l’Union européenne. Ce sommet, auquel participaient de nombreux ministres, était essentiellement consacré aux relations entre les deux pays dans le contexte de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. « La Grande-Bretagne et la Pologne étaient de proches alliés au sein de l’Union européenne et nous prévoyons de nous rapprocher davantage une fois que le Royaume-Uni sera parti », a déclaré Theresa May lors d’une conférence de presse organisée après la rencontre.

«Platini est un homme d’argent» (Jean-Claude Darmon)

«Platini est un homme d’argent» (Jean-Claude Darmon)

Fondateur de la plus grande entreprise mondiale de droits sportifs, Jean-Claude Darmon, 74 ans, a propulsé le football français dans l’ère du « foot business ». A l’occasion de la sortie en librairie de son autobiographie, cet acteur incontournable du football hexagonal des années 1970 à 2004 aborde différents sujets : de la vente de l’OM à l’affaire Benzema en passant par les déboires de Platini.

 

Vous le Marseillais, que vous inspire la mise en vente de l’OM ?
JEAN-CLAUDE DARMON. L’actionnaire, Margarita Louis-Dreyfus, a déjà perdu 100 M€ et ne veut plus remettre d’argent. Or, sans argent, vous ne pouvez pas accéder aux premières places européennes. Le problème est que l’arrivée en Europe des Russes, des Qatariens, des Saoudiens a mis le feu aux salaires des joueurs. Le repreneur de l’OM, quel que soit le prix, devra mettre 150 à 200 M€ pour s’offrir les meilleurs joueurs.

Qui sont les repreneurs potentiels ?
Il y en a beaucoup. De français, je n’en connais qu’un dont je tairais le nom. Il y a 97 % de chances que l’OM aille chercher un investisseur étranger. (…)

A propos des instances internationales du foot, vous n’épargnez pas Michel Platini dans votre livre. Est-il un homme d’argent ?
Oui c’est un homme d’argent et depuis toujours. Regardez combien il gagne à l’UEFA et à la Fifa. Il a été l’un des plus grands joueurs du monde, mais il n’est pas mon idole.

Les scandales de corruption à la Fifa ne sont-ils pas le revers de la médaille du foot business dont vous avez été l’artisan
en France ?
J’ai été dans les droits télé pendant quarante ans, je n’ai jamais corrompu personne. Les dirigeants de la Fifa, eux, ne servent pas le foot. Il n’y a qu’à voir le salaire de Blatter. Et le secrétaire général, Jérôme Valke, qui a été mon collaborateur, gagnait 1,8 M€ par an, tous frais payés ! (…)

Retrouvez l’intégralité de l’entretien dans nos éditions du 6 mai du Parisien-Aujourd’hui en France

L’inventeur du «foot business» révèle la face cachée de Platini

 

 

Le champion du «foot business»
Pionnier de la pub dans les stades, sur les maillots et du merchandising, Jean-Claude Darmon, qui retrace dans son autobiographie* un parcours hors norme, aura le premier l’idée de marier pub, foot et télé. « Il a été à l’avant-garde », confirme Charles Bietry, ex-patron des sports de Canal +.
De l’odyssée des Verts en 1976 au Mondial 1998, le foot fait le plein de spectateurs et la fortune de Darmon. Inventeur de « Téléfoot », il croise Jean-Luc Lagardère, Pierre Lescure, Gaston Deferre, Thierry Roland, François Mitterrand et même l’un des fils Khadafi. L’ancien docker, devenu le « grand argentier » du foot français, se montre aussi sans pitié en affaires. « Il était contesté, mais, chez Canal, j’ai négocié avec lui des centaines de millions de droits télé sans jamais détecter le moindre soupçon de malhonnêteté », assure encore Charles Bietry.
Ami intime de Johnny et proche de Sarkozy, Darmon dévoile dans son livre les coulisses du « foot business » et règle quelques comptes, comme quand il dépeint Michel Platini en mégalo obsédé par l’argent. Il révèle aussi comment Canal + a décroché le « scoop » du choix de la France pour le Mondial 98 en posant des micros dans les locaux de la Fifa. Plus sérieusement, il dresse un bilan alarmant de l’état des clubs hexagonaux. « Le foot français est en danger », conclut-il.
M.L.
* « Au nom du foot », Ed. Fayard, 299 pages, 18 €.

 

(Le Parisien)

Panama Papers : une illustration de l’organisation systémique pouvoir, politique et argent

Panama Papers : une illustration de l’organisation systémique pouvoir, politique et  argent

 

 

 

L’affaire révélée par le Panama Papers est assez révélatrice  des liens qui unissent le pouvoir, la politique et l’argent. Nombre de responsables politiques de très haut niveau sont impliqués directement ou indirectement dans des opérations de dissimulation de fortune et souvent de corruption. Toutes les zones géographiques sont concernées la Russie bien sûr (mais on le sait depuis longtemps), la Chine, l’Afghanistan, les pays arabes l’Europe, la France ( les Etats-Unis aussi). L argent ainsi dissimulé représenterait autour de 25 000 milliards soit l’équivalent des 3-4 de la dette mondiale. Preuve s’il en était besoin que le service de l’intérêt général n’est pas forcément la première préoccupation chez ceux qui sollicitent les suffrages de leurs concitoyens pour diriger leur pays. On objectera que ces malversations ne sont pas le fait de tous les politiques dans tous les pays du monde. Il y a toutefois suffisamment d’impliqués pour que puissent naître de légitimes interrogations concernant les motivations de beaucoup de candidats au pouvoir. Il est clair que dans nos sociétés contemporaines la valeur argent supplante désormais bien d’autres références sociétales. Paradoxalement alors que des  efforts sont demandés à tous y compris au moins favorisés le fric roi s’affiche sans complexe partout. Pas étonnant puisque l’enrichissement des uns (moins de 1% de la population possède plus de la moitié de la richesse mondiale).  se fait souvent détriment des autres et que le monde n’a jamais connu autant d’inégalités mêmes si en moyenne le niveau de vie tend quand même à évoluer en hausse. Le plus grave c’est sans doute la soumission du pouvoir politique aux forces de l’argent. Une soumission plus ou moins forte, plus ou moins discrète mais réelle et qui freinent progrès social et humain. Cela confirme évidemment la fragilité de nos systèmes politiques et relativise le caractère démocratique de nos organisations. Tout cela n’est évidemment pas nouveau et on pourrait considérer qu’il y a même une certaine naïveté à le redécouvrir. Nous vivons en effet dans des systèmes très élitistes qui reproduisent les mêmes responsables avec les mêmes déviances. Des sortes de castes d’oligarques, de parvenus voire d’aventuriers qui n’ont d’autres objectifs que de détourner l’objet du suffrage universel à leur profit laissant ensuite  les forces économiques dominantes gouverner  à leur place avec évidemment des renvois d’ascenseur bref la démocratie en France comme dans le monde est encore à l’ère antédiluvien.

 

Argent et politique : « on est loin de la transparence  » (de Courson)

Argent et politique : « on est loin de la transparence  » (de Courson)

Dans le contexte de l’affaire Cahuzac, revient la récurrente question du rapport entre l’argent et la politique. Une question qui est de loin  d’être réglée considère Charles-Amédée de Courson, député UDI de la Marne qui pourtant n’est pas vraiment  un gauchiste. Effectivement la loi sur la transparence impliquant l’obligation de déclarer le patrimoine des députés n’a pas changé grand-chose. En réalité la déclaration n’est pas vraiment publique puisque les déclarations ne sont pas publiées. Elles sont seulement consultables par les citoyens mais à condition de ne rien divulguer. Une loi qui traduit bien toutes les ambiguïtés qui demeurent entre les élus et l’argent. Si cette loi est aussi bancale c’est à la demande même des élus qui ont considéré que la transparence souhaitée constituait une atteinte à la vie privée. L’argument n’est pas totalement faux mais la vérité c’est que les députés ne souhaitent pas montrer de façon claire à quelle couche sociologique ils appartiennet. La plupart sont en effet des bourgeois ou des petits bourgeois disposant d’un patrimoine confortable acquis ou conforté par les revenus finalement substantiels d’un élu national. (Surtout si on ajoute les différents avantages officiels liés à la fonction). La plupart des responsables nationaux ont par ailleurs sous-estimé leur patrimoine y compris d’anciens présidents de la république (ou actuel) ; ceci vaut aussi pour les principaux candidats à l’élection de 2017. Pas étonnant qu’il y ait eu autant d’opposants à la loi sur la transparence du patrimoine des élus nationaux. Un des principaux opposants à cette mesure était notamment le président de l’assemblée nationale politiquement positionnée plutôt assez à gauche  mais à la situation sociale plutôt à droite. Une totale transparence du patrimoine révélerait l’immense coupure sociologique entre les couches populaires(ou simplement le français moyen) et ceux  qui gouvernent. Sur France Info , Charles de Courson, ancien président de la commission d’enquête parlementaire chargée de l’affaire Cahuzac a fait le point sur la transparence des déclarations de patrimoine des députés, trois ans après le scandale impliquant le ministre du Budget, poursuivi pour fraude fiscale et blanchiment pour avoir omis de déclarer un compte en Suisse, et dont la suite du procès sera déterminée ce mercredi. Dans la foulée du scandale, une loi sur la transparence de la vie publique avait été votée, un texte « très imparfait » pour Charles-Amédée de Courson. « Trois ans après on est loin de la transparence promise par l’exécutif, mais on a progressé dans certains domaines », a-t-il concédé. Parmi les nouveautés de cette loi, la création d’une haute autorité de la transparence, mais le député a précisé qu’elle ne publie pas les déclarations, les patrimoines n’étant « consultables qu’en préfecture du lieu où le parlementaire est élu » ajoutant qu’il y a « interdiction de prendre des notes, de photographier et de publier quoique ce soit ». « Cette classe politique donne le sentiment qu’elle a beaucoup à cacher », a observé Charles-Amédée de Courson. Selon lui, certains de ses collègues « estiment que c’est une atteinte à leur vie privée », et que « c’est une attitude culturelle de la classe politique française à l’égard de l’argent », dont il ne faut pas parler, qu’il faut cacher. « C’est pire que tout », a déploré le député UDI, car selon lui « l’immense majorité des parlementaires sont des gens intègres et honnêtes. »

Comment perdre rapidement de l’argent en bourse : en devenant trader

Comment perdre rapidement de l’argent en bourse : en devenant trader

 

Les annonces alléchantes ne manquent pas sur le net. De très  nombreeuxe sites proposent en effet de transformer les épargnants y compris les plus modestes en trader. Il y a bien sûr (comme pour les sociétés bidon de recouvrement de créances) des sites purement d’arnaque. Mais il y a des sites plus officiels et plus sérieux. Et là aussi le risque est de tout perdre. Pourquoi parce que dans la plupart des cas on propose de spéculer sur des produits dérivés très complexes mais aussi très dangereux qui ne peuvent être suivis que par des experts aguerris ;  Selon l’AMF, 9 personnes sur 10 perdent de l’argent. Les sollicitations commerciales ne manquent pas soit par téléphone ou par Internet avec des rendements souvent mirifiques. En fait c’est la bourse version casino. L’AMF a déjà tiré plusieurs fois la sonnette d’alarme, expliquant qu’il fallait se méfier des sites de trading en ligne et de certaines sociétés qui n’ont pas l’autorisation de démarcher les particuliers. Une liste noire existe. Il y a donc des établissements hors la loi, mais il y a aussi ceux qui sont autorisés à exercer et qui entrainent pourtant le grand public sur un terrain qui n’est pas le sien. «Miser sur des instruments spéculatifs comme les CFD ou le marché des changes devrait être interdit aux particuliers. 9 clients sur 10 ont perdu en moyenne 10.000 € en tradant auprès de prestataires régulés» avertit l’AMF, qui ne cesse de mettre en garde les épargnants.

L’argent des Le Pen à nouveau devant la justice

L’argent des Le Pen  à nouveau devant la justice

Comme Bernard Tapie, les Le Pen seraient, aux dires des intéressés, victimes de harcèlement fiscal et financier. La vérité est plus simple les Le Pen sont détenteurs d’une immense fortune dont ils ont hérité de différentes façons et qu’ils sous-estiment  de façon systématique non seulement pour se soustraire aux contraintes fiscales mais aussi pour ne pas porter atteinte à leur image de « défenseur du petit peuple ». Cette sous-évaluation du patrimoine détenu par les Le Pen vient d’être encore dénoncée par la Haute autorité pour la transparence de la vie publique qui a saisi le parquet national financier (fâché sur le plan idéologique les Le Pen ne sont pas sur le plan des les affaires puisqu’il possède plusieurs biens significatifs en commun). En outre il est reproché à Jean-Marie Le Pen la présence de comptes à l’étranger non déclaré. Quant à la fille elle est impliquée dans des opérations de financement de parti politique.  La présidente du Front national a aussitôt annoncé avoir déjà déposé un recours pour « excès de pouvoir » devant le Conseil d’Etat, dénonçant « une volonté de nuire désormais systématique et outrancière ». L’organisme de contrôle estime qu’il existe un « doute sérieux quant à l’exhaustivité, l’exactitude et la sincérité de leurs déclarations », du fait de « la sous-évaluation manifeste de certains actifs immobiliers détenus en commun » par le fondateur du Front national et son actuelle dirigeante. Il fait également état dans un communiqué de « l’omission de biens immobiliers » par Jean-Marie Le Pen, exclu cette année du parti à l’issue d’un conflit avec sa fille. La Haute Autorité a « jugé nécessaire de porter ces faits, susceptibles de constituer des infractions pénales, à la connaissance du procureur de la République financier et lui a transmis l’ensemble des deux dossiers », ajoute le texte. La présidente du FN et son père sont tous deux députés européens.  Dans un communiqué, Marine Le Pen estime que « l’évaluation de parts minoritaires de SCI » effectuée par la HATVP « est totalement contradictoire et gravement surévaluée avec celle opérée, depuis de nombreuses années, par l’administration fiscale ». Le père et la fille détiennent notamment en commun la propriété de Montretout à Saint-Cloud, dans les Hauts-de-Seine.   Jean-Marie Le Pen a dénoncé sur BFM TV et iTELE « un numéro de persécution ou un numéro de harcèlement républicain », mettant en cause l’indépendance de la HATVP, présidée par Jean-Louis Nadal, proche selon lui du pouvoir socialiste. Marine Le Pen, qui devrait être entendue comme témoin assisté, n’avait pas répondu en octobre à une convocation des juges parce qu’elle demandait leur dessaisissement, requête qui a été finalement rejetée. L’enquête porte sur les liens financiers entre le micro parti « Jeanne » de la présidente du FN et la société Riwal, qui s’occupe du matériel de campagne. Les juges cherchent à savoir si le FN et « Jeanne » n’ont pas profité de facilités de paiement offertes par la société Riwal dans le cadre de campagnes électorales.

UE : de l’argent à la Turquie pour gérer les migrants

UE : de l’argent à la Turquie pour gérer les migrants

Tout le monde sait que la Turquie est une véritable passoire qui permet les flux migratoires ;  une grande partie des réfugiés de la Syrie, d’Irak voire des Balkans ou d’Asie  passe par la Turquie ;  du coup faute de réels moyens de contrôler ses frontières extérieures l’union économique propose de l’argent aux pays voisins pour qu’ils retiennent ces migrants, aussi qu’ils améliorent  leur accueil et les renvoient  éventuellement chez eux. On peut sans doute s’interroger sur cette politique dont le coût sera assez significatif. Peut-être les sommes concernées seraient-elles plus utiles pour financer le contrôle aux frontières européennes. Mais ce n’est pas le choix de l’union européenne qui offrirait contre un  accord à Ankara des financements et une relance des négociations d’adhésion en échange de sa promesse de contribuer à endiguer le flot de migrants arrivant en Europe. D’après des diplomates, les Vingt-Huit ont négocié toute la journée de samedi pour s’entendre sur une position commune. « Nous avons trouvé un accord qui, je l’espère, sera accepté par toutes les parties aujourd’hui », a dit le président du Conseil européen, Donald Tusk, à son arrivée au sommet. Selon le projet de conclusion que Reuters a pu consulter en fin de matinée, « les deux parties vont, comme convenu et avec effet immédiat, mettre en œuvre leur coopération active sur les migrants qui ne nécessitent pas une protection internationale, en empêchant les entrées en Turquie et dans l’UE, en assurant la mise en œuvre des dispositions bilatérales de réadmission et en renvoyant rapidement les migrants qui ne nécessitent pas une protection internationale vers leurs pays d’origine ». En échange de son implication dans la plus grave crise migratoire en Europe depuis la Deuxième Guerre mondiale, le gouvernement turc recevra trois milliards d’euros d’aide européenne pour financer la prise en charge des migrants se trouvant sur son territoire (ce montrant pourra être révisé ultérieurement en tenant compte des évolutions). De même, Ankara obtient la réouverture dès le mois prochain d’un nouveau chapitre des négociations sur une adhésion de la Turquie, dans l’impasse depuis 2005. A son arrivée à Bruxelles, Ahmet Davutoglu a salué un « jour historique dans notre processus d’accession à l’UE » et un « nouveau départ » dans les relations entre Ankara et les Européens.  Selon Donald Tusk, environ 1,5 million de personnes sont entrées illégalement dans l’UE en 2015. La plupart ont transité par la Turquie, faisant de ce pays un partenaire indispensable et incontournable, au point que des diplomates européens se demandaient samedi soir si Ankara, conscient de son statut central dans ce dossier, ne produirait pas de nouvelles demandes. D’après le projet d’accord, les Européens prévoient de verser trois milliards d’euros à la Turquie pour les 12 à 24 mois prochains en souhaitant qu’Ankara utilise cette enveloppe pour améliorer le quotidien des 2,3 millions de Syriens réfugiés sur son sol de sorte qu’ils soient moins incités à s’embarquer pour la Grèce, pays de « première arrivée » dans l’UE. L’UE veut aussi que le gouvernement turc rende la traversée de Turquie vers les îles grecques plus difficile et qu’il empêche d’entrer les Afghans et autres migrants asiatiques qui passent par la Turquie pour se rendre en Europe. Bruxelles veut enfin que la Turquie tienne sa promesse de reprendre les migrants qui ont réussi à atteindre la Grèce mais qui ensuite ne réussissent pas à obtenir l’asile politique. De son côté, la Turquie souhaite davantage de fonds. L’offre originelle de l’UE portait sur trois milliards d’euros sur deux ans. La nouvelle offre ne devrait plus comporter de calendrier précis parce qu’Ankara espère obtenir plus. Si Ankara remplit ses obligations, les ressortissants turcs obtiendront plus facilement des visas pour se rendre en Europe.

Le téléphone pour transfert d’argent entre particuliers

Le téléphone pour transfert d’argent entre particuliers

Plusieurs applications existent déjà pour permettre le transfert d’argent entre particuliers (Google, Facebook etc.). Cette fois c’est Apple qui se lance sur ce marché prometteur (l’envoi par Western union coûte une fortune !)Après avoir déjà proposé le paiement par mobile. Progressivement on s’oriente donc vers une diversification des moyens de paiement dans tous les domaines avec notamment la montée en puissance des groupes informatiques américains. De quoi mettre en question le futur des banques de détail traditionnelles par ailleurs bousculées  par les banques en ligne. Le groupe informatique américain Apple, qui s’était lancé l’an dernier dans les paiements mobiles, discute avec des banques américaines d’un service supplémentaire qui permettrait à des particuliers de s’envoyer de l’argent, écrit mercredi le Wall Street Journal. Cela viendrait en complément du service existant Apple Pay, qui permet d’utiliser un iPhone pour payer chez les commerçants. La marque à la pomme négocierait avec plusieurs banques, dont JPMorgan Chase et Wells Fargo, d’après des sources proches du dossier citées par le quotidien des affaires américain.

Londres : capitale de l’argent sale

Londres : capitale de l’argent sale

 

Pas étonnant que Londres ait toujours refusé que l’Europe veuille assainir son secteur financier. Capitale mondiale de la finance, auusi celle de l’argent sale comme le terrorisme. La réputation de la place de Londres de souvent fermer les yeux sur les origines douteuses des fonds qui y sont investis était connue, la voici confirmée par un rapport officiel du gouvernement britannique. «Par sa taille et sa complexité, le secteur financier britannique est plus exposé à la criminalité que ceux de nombreux autres pays», reconnaît un rapport élaboré en commun par le Trésor et le Home Office (ministère de l’Intérieur) qui évoque un «risque élevé» de blanchiment. Le montant recyclé au Royaume-Uni est estimé entre 23 et 57 milliards de livres sterling (31 à 77 milliards d’euros) chaque année par des organisations non gouvernementales. Les auteurs du rapport mettent en cause l’existence d’«intermédiaires professionnels dans les secteurs juridiques et comptables» permettant de recycler de l’argent sale dans des investissements immobiliers ou via d’autres placements financiers ainsi que dans le système bancaire. Ils pointent du doigt en particulier des pratiques de blanchiment de «haut niveau» relevant de «corruption et de fraudes graves dont les bénéfices sont placés sur des comptes bancaires, des avoirs immobiliers ou autres investissements plutôt que détenus en cash». Selon l’association Transparency International, ce rapport «enlève tout doute sur le fait que d’importantes sommes d’argent issues de la corruption dans le monde entier affluent au Royaume-Uni et que nos dispositifs pour les intercepter ne sont pas adaptés». À l’inverse, Jonathan Smithers, président de la Law Society, s’indigne contre un «rapport fallacieux qui fait peser un risque élevé sur le secteur juridique». «Le régime anti-blanchiment britannique est l’un des plus durs au monde», insiste-t-il

Plus d’argent pour sauver la COP21, l’ ONU fait la manche !

Plus d’argent pour sauver la COP21, l’ ONU fait la manche !

On sait depuis longtemps que les décisions de la COP 21 qui se tiendra en France en fin d’année ne seront pas à la hauteur de l’enjeu en effet à part quelques principes généraux chaque pays décidera lui-même des les objectifs et des moyens pour contribuer à limiter la pollution et la hausse de température. E n outre pour l’instant il n’a pas été possible de trouver le premier centime des 100 à 150 milliards nécessaires au pays en voie de développement afin de les aider  à maîtriser leur politique énergétique. Pire depuis des mois on cherche aussi vainement les fonds pour simplement organiser la conférence à Paris. Signe du peu d’enthousiasme général pour engager des mesures significatives de lutte contre le réchauffement climatique. Même l’ONU n’a pas les moyens d’apporter la contribution financière nécessaire pour cette conférence. Du coup l’ONU fait la manche et lance une souscription pour essayer de réunir les fonds de la grande réunion climatique dont Hollande souhaite faire l’événement marquant de son quinquennat. D’un certain point de vue cette souscription de l’ONU est assez pathétique et augure bien mal du caractère réellement opérationnel de la COP 21. Il manque en effet 1,2 millions d’euros pour organiser les réunions de la conférence climat en décembre à Paris.
La représentante de l’ONU a donc lancé un appel aux dons auprès de tous les Etats mais aussi auprès des particuliers. Un peu à l’image de ce qui se fait pour la candidature de Paris aux Jeux Olympiques de 2024. Pour récolter des fonds, un bracelet en tissu avec l’inscription « Je rêve des Jeux » est vendu 2 euros pièce. S’ils participent au sauvetage de la COP21 les généreux donateurs n’auront pas de bracelet, ni de stylo ou autres « goodies » à l’effigie de la conférence climat, simplement le droit de poster des photos et des vidéos pour dire ce qu’ils attendent de cette grand-messe sur le réchauffement climatique.

Pas d’argent pour la conférence climat !

Pas   d’argent pour la conférence climat !

 

C’est pour le moins paradoxal mais il n’y a plus d’argent pour financer ce que Hollande considère comme le plus grand événement international de la période, à savoir : la conférence sur le climat. Dès lors  on se demande où on pourrait trouver les moyens financiers (de l’ordre de 100 milliards) pour aider les pays en voie de développement à opérer aussi leur transition énergétique. Comme c’était prévisible, cette conférence climat survalorisée par Hollande à des fins de politique intérieure risque d’avoir des difficultés à aboutir à des résultats significatifs qui engagent réellement les pays signataires  d’un éventuel accord. Certes compte tenu de l’enjeu, tout engagement réel, même insuffisant sera utile pour lutter contre l’élévation de la température et la pollution. Il faut toutefois rappeler que l’objectif de cette conférence climat n’est pas de définir des contraintes mais seulement quelques principes dont chaque État décidera des conditions de mise en œuvre. En clair chaque pays fera ce qu’il voudra. On mesure bien toutes les difficultés de l’exercice puisqu’on n’est même pas capable de réunir les fonds finalement assez dérisoires  l’échelle mondiale pour financer les réunions préalables. C ela démontre à l’évidence la faiblesse des désengagements qui pourtant doivent devraient impérativement être pris pour éviter les futures catastrophes écologiques. A trois mois d’un potentiel accord pour le climat à Paris, la secrétaire exécutive de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements Climatiques Christina Figuerès, tire en effet  la sonnette d’alarme lundi. Il n’y a plus d’argent pour financer toutes les réunions à venir.  On ne sait toujours pas comment les pays riches vont trouver les 100 milliards de dollars par an qu’il faut pour financer la lutte contre le changement climatique dans les pays pauvres. Mais ce que Christina Figueres a réclamé lundi matin, ce n’est pas ça. Ce sont les 1,2 million d’euros qui manquent pour payer l’organisation des réunions prévues cette semaine à Bonn, au siège de la convention de l’ONU sur le changement climatique.  La secrétaire exécutive a appelé tous les pays en mesure de le faire à donner une contribution pour aider au bon fonctionnement de l’organisme. Elle a par ailleurs ajouté qu’il n’y avait pas assez d’argent pour la prochaine réunion prévue une nouvelle fois Bonn en octobre ni pour la grande conférence de Paris à la fin de l’année. Selon le Quai d’Orsay, le budget pour cette conférence s’élèverait à un peu plus de 170 millions d’euros. C’est pourquoi Paris cherche à en faire financer aux moins 20% par des acteurs privés. Un financement qui fait polémique puisque certaines entreprises sont des secteurs gazier et pétrolier. Alors que justement le but de la conférence sera de limiter notre appétit pour leurs produits fossiles.

Le ministre grec propose de rembourser sa dette….. avec l’argent d’un nouveau prêt

Le ministre grec propose de rembourser sa dette….. avec l’argent  d’un nouveau prêt

 

Il fallait s’y attendre, en l’état actuel de la croissance, il n’y a aucune possibilité de rembourser la moindre dette sauf si on lui consent un nouveau prêt destiné à rembourser les précédents. Sinon c’est le défaut. Une problématique connue depuis le début et dont on ne peut sortir sauf à mettre la Grèce en défaut, à déstabiliser le système monétaire européen, à porter un coup à une confiance déjà chancelante des acteurs économiques. En clair d’une  manière ou d’en autre il faut restructurer la dette de la Grèce. Le reste est littérature et atermoiement qui aggrave la situation de la Grèce, de l’Europe mais aussi de l’environnement mondial. D’où les inquiétudes notamment aux Etats-Unis et en Asie à propos des tergiversations de l’Europe.  Le ministre grec des Finances, Yanis Varoufakis, a donc proposé samedi que le Mécanisme européen de stabilité (MES), le fonds d’urgence de la zone euro, accorde un nouveau prêt sur trente ans à la Grèce, à un taux d’intérêt de 1,5%, et que le MES rachète pour 27 milliards d’euros d’obligations souveraines grecques détenues par la Banque centrale européenne (BCE).  Cela permettrait à la Grèce de rembourser comme prévu en juillet et en août à la BCE 6,7 milliards d’euros et d’étendre le délai de remboursement du reste de sa dette, a-t-il dit au journal Realnews. Alors que les négociations doivent reprendre ce samedi à Bruxelles, le Premier ministre grec Alexis Tsipras s’est dit prêt à accepter des compromis douloureux pour parvenir à un accord avec les créanciers d’Athènes à condition d’obtenir en retour un allègement de la dette, qu’exclut l’Allemagne.

 

Catastrophes mondiales : où va l’argent des donateurs ?

Catastrophes mondiales : où va l’argent des donateurs ?

 

Où va l’argent de la solidarité ? d’abord dans les superstructures des grosse organisations (ONG), ensuite un peu dans la poches associations locales et de leurs animateurs, le reste va effectivement sur le terrain.  Exemple à Haïti après le séisme de 2010. , la Croix-Rouge américaine a recueilli près d’un demi-milliard de dollars pour porter secours en Haïti. Mais selon une enquête publiée par les sites de presse ProPublica et NPR, « l’organisation a enchaîné les échecs sur le terrain« , et a grossièrement exagéré les montants alloués à la reconstruction du pays. Ainsi, bien que l’organisation ait affirmé avoir fourni un logement à plus de 130.000 personnes, seulement 6 maisons permanentes auraient été véritablement construites. Pour mémoire, après le séisme de magnitude 7 qui a frappé Haïti le 12 janvier 2010, les autorités haïtiennes ont dénombré 300.000 morts (chiffres contestés depuis par l’USAID dont l’estimation, de 46.000 à 85.000 personnes, reste néanmoins considérable) et 1,5 million (880.000 selon USAID) de sans-abri. Selon le Guardian, 60.000 personnes vivraient toujours dans des tentes... « Les organisations humanitaires du monde entier ont rencontré des difficultés pour aider Haïti, mais la Croix-Rouge est directement responsable de la majorité de ses échecs. », assure le journal. Fin 2011, un grand projet de revitalisation avait été lancé dans le quartier de Campêche, au cœur de Port-au-Prince, la capitale. « Une meilleure vie dans mon quartier », tel était l’intitulé de ce programme prévoyant la construction de plusieurs centaines de maisons permanentes. Pourtant, « aucune n’est encore sortie de terre à ce jour.  « Ils ont collecté près d’un demi-milliard de dollars, rapporte un parlementaire ayant pris part à la supervision des opérations en Haïti. Mais ils avaient un problème. Et ce problème, c’était leur absence totale d’expertise. » La Croix-Rouge affirme que toutes les ONG présentes en Haïti ont été confrontées à des difficultés, notamment en raison d’un système de propriété foncière dysfonctionnel. « Comme beaucoup d’organisations humanitaires ayant apporté leur soutien en Haïti, la Croix-Rouge américaine a rencontré certaines complications liées entres autres à des retards de coordination gouvernementale, à des conflits d’intérêts fonciers, à la lenteur des douanes haïtiennes, à la forte demande en personnels qualifiés et à l’explosion de l’épidémie de choléra », s’est défendu le groupe. L’enquête signée par ProRepuplica et NPR confirme que d’autres organisations ont rencontré le même type de difficultés, et particulièrement sur le plan foncier, mais « le fait qu’Haïti soit un environnement de travail complexe n’explique pas tout« , puisque les autres organisations, qui ont levé beaucoup moins de fonds, auraient tout de même réussi à bâtir 9.000 logements. D’après Lee Malany, responsable du programme d’hébergement d’urgence en 2010, « ils s’intéressaient davantage aux projets qui leur fourniraient de la publicité qu’à ceux permettant de bâtir un grand nombre de maisons ». Par exemple, quand elle affirme avoir fourni des maisons à plus de 130.000 personnes, cela inclut en fait des milliers de particuliers qui ont simplement été « formés aux techniques de construction ». Et si la Croix-Rouge américaine n’a toujours pas réagi à propos de cette enquête, face aux résultats officiels des projets, Jean-Max Bellerive, l’ancien Premier ministre, déclare, quant à lui, avoir du mal à comprendre où est passé l’argent des donateurs.la question se pose pour de la même manière pour l’utilisations des  crédits des grandes institutions dont la plus grande partie est aussi détournée et-ou mal utilisée par manque de compétences techniques mais aussi ignorances des réalités socio-économiques locales. Trop de coopérants professionnels confondent aussi coopération et tourisme.

Révélation de blanchiment d’argent en Algérie : la télévision sanctionnée

Révélation de blanchiment d’argent  en Algérie : la télévision sanctionnée

Le 17 avril dernier, le journaliste algérien, Abdou Semmar évoque à l’antenne de l’émission satirique le patrimoine immobilier parisien de la fille du Premier ministre algérien, Abdelmalek Sellal. Celle-ci a acquis un luxueux appartement parisien à 860.000 euros, selon le livre Alger-Paris : une histoire passionnelle, écrit par Christophe Dubois de TF1 et Marie-Christine Tabet du Journal du Dimanche. « Tout le monde en Algérie se doutait que la classe dirigeante, les militaires, les hommes politiques blanchissaient leur argent en France. Jusqu’à présent il y avait peu de choses concrètes. Cette information a été totalement explosive », explicite au JDD.fr Marie-Christine Tabet, co-auteure du livre. Si cette révélation a été évoquée par quelques médias écrits ou sur Internet, elle est abordée pour la première fois le 17 avril à la télévision algérienne. Ce qui a eu le don d’agacer très fortement les autorités du pays. Selon Abdou Semmar, le Premier ministre algérien et le ministre de la Communication ont appelé les dirigeants de la chaîne pour les encourager à se débarrasser de lui. L’équivalent algérien du CSA a même publié un communiqué le 19 avril pour se plaindre du contenu de l’émission satirique et des « dérives ‘répétitives’ de l’émission Week-end qui verse dans le sarcasme et le persiflage à l’encontre de personnes, dont des symboles de l’Etat et de hauts responsables de différentes institutions de l’Etat », indique le communiqué. Finalement, l’émission satirique a préféré se saborder plutôt que d’accepter de changer le contenu de l’émission.

 

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