Archive pour le Tag 'ArcelorMittal'

ArcelorMittal : nationalisation d’une filiale en Algérie

ArcelorMittal : nationalisation d’une filiale en Algérie

Réclamée à plusieurs reprises par des syndicats et certains partis politiques algériens, la nationalisation d’El Hadjar privatisé en 2001, n’est plus qu’une « affaire de jours », a annoncé samedi à l’AFP l’ancien secrétaire général du syndicat d’entreprise, Smain Kouadria.  Un pré-contrat a été signé cette semaine entre Arcelor, qui détient 70% des parts du complexe d’Annaba et Sider, son partenaire public algérien, a assuré M. Kouadria, qui a participé à l’élaboration de la feuille de route.   »Douze ans après sa privatisation, le complexe sidérurgique d’El Hadjar fait toujours face aux conséquences du sous-investissement, de la dégradation des installations et équipements, de la fermeture des sites de production essentiels », constate Abdelatif Rebah, économiste.  M. Kouadria renchérit : « C’est l’échec de la privatisation : aucun investissement, la réduction des effectifs et pas d’amélioration des conditions de travail ».  Le complexe, propriété de l’Etat algérien, avait été racheté à 70% en 2001 par l’indien Ispat, qui appartient au groupe Mittal.   »Lors de la signature de la privatisation le 18 octobre 2001, les effectifs étaient de 11.200, ils ne sont plus que 5.600 travailleurs », rappelle le syndicaliste devenu député.  La feuille de route, dont l’AFP a obtenu une copie et qui devrait être bientôt présentée au Conseil de participation de l’Etat (CPE), prévoit que Sider injecte 100 millions de dollars au capital et ArcelorMittal 56 millions de dollars.  Un plan de développement sera financé par l’apport de 700 millions de dollars d’une banque publique sur la base d’un échéancier et en fonction de la réalisation du plan 2014/2017, selon cette feuille de route.  Il y est précisé que le complexe devrait atteindre sa pleine capacité de production, 2,2 millions de tonnes d’acier, en 2017.   »Cette semaine, les deux parties ont renégocié pour porter la participation de Sider à 120 millions de dollars et celle d’Arcelor à 100 millions de dollars et arriver ainsi à 51/49 % avec la majorité pour la partie algérienne », a affirmé M. Kouadria.  Il a précisé que la somme prévue initialement dans la feuille de route a déjà été versée.  Pour l’économiste Abderrahmane Mebtoul, « à l’approche de l’élection présidentielle d’avril 2014 et avec les tensions sociales actuelles, le gouvernement n’est pas préoccupé par la rentabilité économique ».   »La reprise éventuelle par l’Etat algérien d’une fraction des parts d’Arcelor Mittal entre dans ce cadre d’apaisement social », a ajouté M. Mebtoul dans un entretien publié dans la presse algérienne.   »Arcelor Mittal, qui a empoché de substantiels profits du marché algérien des produits sidérurgiques, a exigé de l’argent frais des banques algériennes pour réaliser ce qui relève de ses affaires d’industriel », analyse M. Rebah, estimant que le groupe faisait « le chantage de l’enfant gâté qui menace de +rompre+ en cas de refus ».  L’Algérie importe pour 10 milliards de dollars de produits sidérurgiques chaque année, l’équivalent de 80% de ses besoins en acier.  Le complexe n’a produit que 600.000 tonnes d’acier en 2012, loin de l’objectif de 700.000 tonnes fixé initialement par le groupe.  En 2012, ArcelorMittal Annaba a essuyé des pertes de 33 millions de dollars et ses perspectives de redressement sont limitées, selon la feuille de route.  Cette contreperformance est d’autant plus dommageable qu’elle s’inscrit dans un contexte économique porteur et une demande très dynamique d’acier sur le marché algérien, lit-on dans ce document.  M. Rebah conclut que « le bilan (de cette privatisation) devrait être rendu public afin que tout le monde puisse juger de la nécessité salutaire de renationaliser ce qui fut jadis le fleuron de l’industrie algérienne ».

ArcelorMittal boycotte l’Europe

ArcelorMittal boycotte l’Europe

Refus de remettre en cause son plan de restructuration en Europe et même refus de participer à une réunion européenne ; Mittal démontre ainsi le peu de considération pour le vieux continent. Cette fin de non recevoir intervient alors que François Hollande et le Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker ont plaidé mardi à Paris pour la constitution d’un front commun afin d’empêcher le PDG d’ArcelorMittal de jouer un pays contre un autre dans les fermetures de sites. « Il est impossible pour ArcelorMittal de retarder le déroulement de la phase d’information-consultation relative aux plans de restructuration », a déclaré dans un communiqué le numéro un mondial de l’acier, répondant ainsi par la négative à l’appel lancé mardi par le commissaire européen à l’Industrie. « La situation économique en Europe est extrêmement fragile et cela a eu pour effet de considérablement diminuer la demande d’acier. Ne pas prendre de mesure pour répondre à cette situation ne ferait qu’affaiblir l’entreprise en Europe. » Le commissaire Antonio Tajani présidait mardi à Bruxelles une table ronde sur l’avenir du secteur avec 13 ministres de l’Industrie de l’Union européenne, dont le Français Arnaud Montebourg et ses homologues luxembourgeois et belge. « Mittal est sur la sellette », a commenté sur son compte Twitter le ministre du Redressement productif. L’absence mardi à Bruxelles de Lakshmi Mittal, victorieux en 2006 d’un raid sur Arcelor, a provoqué l’irritation de François Hollande et de Jean-Claude Juncker, dont le pays abrite le siège social du groupe. Le Premier ministre luxembourgeois a jugé le comportement du milliardaire indien « pas convenable » et a promis qu’il n’échapperait pas à une confrontation.

 

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Arcelor Mittal : manifestation européenne

Arcelor Mittal : manifestation européenne

 

Les salariés prévoient une mobilisation à Strasbourg devant le Parlement européen. Il s’agit d’une manifestation coordonnée entre les syndicats français, belges et luxembourgeois. C’est la stratégie industrielle du groupe dans toute l’Europe que dénoncent les métallos d’Arcelor. Le dossier est à présent sur la table des autorités européennes. Une réunion est d’ailleurs prévue à la Commission européenne la semaine prochaine.  Aujourd’hui pour les salariés d’ArcelorMittal en Europe, la mobilisation se doit d’être commune. Et si chaque site du groupe a ses particularités et ses difficultés, le fond du problème est à peu près le même : surproduction, arrêt des machines temporaire ou définitif, et menaces de fermeture de sites et de suppressions de postes. A Liège, en Belgique, en plus des hauts-fourneaux, c’est désormais la branche transformant l’acier qui est en danger. Le gouvernement belge s’est emparé du dossier, tout comme le Français l’a fait il y a quelques semaines. Moins connu, au Luxembourg, là où est siège le du groupe, le site de Schifflange est lui aussi menacé. France, Belgique et Luxembourg ont donc décidé de faire cause commune. Trois ministres seront ainsi reçus par le Commissaire européen à l’industrie, Antonio Tajani, dont Arnaud Montebourg pour la France. Ces derniers ont demandé à la Commission européenne d’examiner spécifiquement la stratégie d’ArcelorMittal en Europe. Ils ont même écrit au Commissaire européen pour lui demander de convoquer Lakshmi Mittal en personne, afin qu’il explique quelles sont ses ambitions sur le sol européen

ArcelorMittal : margoulin et spéculateur

ArcelorMittal : margoulin et spéculateur

 

En Belgique, on ne se fait plus d’illusion sur la stratégie de Mittal qui vise à s’approprier la clientèle européenne de l’acier tout en la faisant produire à l’extérieur de l’Europe. Le président de la région de Wallonie, le socialiste Rudy Demotte, a donné le ton en qualifiant le groupe indien de « margoulin » et de « bas spéculateur », au lendemain de l’annonce par ArcelorMittal de la fermeture définitive de six installations de sa « phase à froid » liégeoise, qui affectera 1.300 personnes, en raison de la « détérioration du marché européen ».  Des propos qui résument l’indignation ressentie en Belgique depuis 24 heures et qui font échos à ceux tenus jeudi soir par le ministre français du Redressement productif Arnaud Montebourg, qui a accusé ArcelorMittal de pratiquer le « chantage » et le « mensonge » en Belgique après avoir fustigé fin 2012 la politique du numéro un mondial de l’acier à Florange, dans le nord-est de la France.  Les gouvernements fédéral belge et régional wallon, qui n’ont « plus aucune confiance » dans l’homme d’affaires indien, se sont réunis dans l’urgence vendredi à la résidence du Premier ministre Elio Di Rupo à Bruxelles pour définir une riposte commune, en présence de représentants des syndicats liégeois d’ArcelorMittal. A quelques dizaines de mètres de là, plusieurs centaines de « métallos » liégeois manifestaient leur rage et leur volonté de « sauver leur tartine » (gagne-pain). Venus de Liège à bord d’autocars, ils ont déployé une banderole frappée du slogan « Aux esclaves prêts à tout accepter, les tyrans n’épargnent rien ».  Des heurts les ont brièvement opposés aux forces de l’ordre: aux lancers de pavés, les policiers ont répondu par des coups de matraques et en faisant usage de canons à eau et de gaz lacrymogène. Six policiers ont été légèrement blessés. « Nous n’acceptons pas la fermeture et la décision d’ArcelorMittal et nous sommes aux côtés des travailleurs à la recherche d’un plan industriel pour sauver leur emploi », a déclaré à l’issue de trois heures et demie de réunion M. Di Rupo, qui avait annulé jeudi un voyage prévu au Chili.  Le chef du gouvernement avait tenté la veille à Davos (Suisse) de convaincre Lakshmi Mittal, le PDG du groupe, de revenir sur sa décision. « Mais les portes sont restées fermées », a-t-il reconnu.  La recherche de ce repreneur potentiel a été confiée à une « task-force » pilotée par le ministre régional wallon de l’Economie.  Dénonçant « un cataclysme social », un responsable du syndicat chrétien CSC, David Camerini, qui a participé à la réunion, a jugé indispensable la création d’un « front commun politico-syndical » pour assurer la survie du site.   »Il n’y a pas d’alternative. Avec ArcelorMittal, on est mort (…) Il a licencié 70.000 personnes en Europe ces dernières années », a-t-il déclaré.  Le gouvernement n’a toutefois pas annoncé la nationalisation réclamée par les représentants syndicaux. « Il faut que les autorités exproprient Mittal. Il ne veut pas, on s’en fout. Il faut se réapproprier l’outil », avait martelé en arrivant à Bruxelles l’un d’entre eux, Egedio di Panfilo.  Après la rencontre, il estimait avoir été « partiellement entendu ». « On n’exclut pas totalement un portage public pendant un certain temps », a-t-il résumé, en donnant « quelques semaines » aux politiques pour trouver un repreneur, alors qu’il affirmait à son arrivée « ne pas du tout y croire ».  Le gouvernement entend également saisir la Commission européenne, notamment pour étudier les moyens de « mieux contrôler les importations des pays hors UE qui ne respectent pas les règles ».  Depuis jeudi, les derniers sites encore ouverts d’ArcelorMittal à Liège sont en grève. La suite du mouvement sera décidée lundi au cours d’assemblées générales.  Cette restructuration est un nouveau coup dur pour l’économie belge après l’annonce il y a quelques mois de la fermeture en 2014 de l’usine Ford de Genk, en Flandre, où 10.000 emplois directs et indirects vont être supprimés.

 

 

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ArcelorMittal : encore 1300 suppression d’emplois en Belgique

ArcelorMittal : encore 1300 suppression d’emplois en Belgique

Fermeture définitive de six installations de transformation et finition de l’acier (« phase à froid ») dans la région de Liège (est), qui affecteront 1.300 personnes.   »Je crois qu’on est mort »; « C’est foutu »; « J’ai envie de mettre des gifles mais je me retiens » : à la sortie d’un comité d’entreprise extraordinaire convoqué dans la matinée par la direction, les « métallos » liégeois ne cachaient pas leur colère. Mais ils semblaient surtout sous le choc de l’annonce, qui concerne les 2/3 des 2.200 salariés de la phase à froid liégeoise, sans compter des milliers d’emplois indirects dans la région.  Sous un ciel plombé, ils ont brulé des pneus et des palettes de bois devant le siège de leur direction, sans provoquer d’incidents. Les syndicats ont immédiatement appelé à une grève générale sur les derniers sites encore ouverts du numéro un mondial de l’acier à Liège. Une assemblée générale du personnel est prévue lundi.  Ils craignent à présent la disparition totale, « comme pour les charbonnages », de la sidérurgie dans le bassin liégeois, où les premiers hauts-fourneaux ont vu le jour au XVIIIe siècle, a expliqué un responsable syndical, Daniel Camerini.  Après cette restructuration, il ne devrait rester que quelque 800 « métallos » dans la région, alors qu’à son époque dorée d’avant le choc pétrolier des années 1970, la sidérurgie liégeoise employait plus de 40.000 personnes et qu’elle comptait encore 5.000 salariés en 2005.  Le Premier ministre Elio Di Rupo, qui a fait part de son « incompréhension », a rencontré à Davos (Suisse) le PDG du géant mondial de l’acier, Lakshmi Mittal, sans parvenir à le faire revenir sur sa décision.   »Les portes sont à ce stade fermées, mais nous sommes convenus que nous devions continuer à discuter », a expliqué le chef du gouvernement belge.  Elio Di Rupo a aussi plaidé pour qu’ArcelorMittal « donne la possibilité au gouvernement de la Wallonie de trouver un repreneur », sans préciser si le PDG d’ArcelorMittal avait donné son accord.  Face à cette crise, nouveau coup dur pour l’économie belge après l’annonce il y a quelques mois de la fermeture en 2014 de l’usine Ford de Genk, en Flandre, où 10.000 emplois directs et indirects vont être supprimés, M. Di Rupo a annulé un déplacement au Chili pour rentrer en Belgique jeudi soir.  Le ministre de l’Economie de la région wallone, Jean-Claude Marcourt, a quant à lui estimé que son gouvernement avait « le droit, comme cela a été le cas à Florange » –le site français d’ArcelorMittal confronté aux mêmes difficultés que celui de Liège– de chercher des « partenaires industriels intéressants » pour la reprise des outils condamnés par Mittal.  M. Marcourt a également annoncé qu’il allait rapidement prendre contact avec le ministre français du Redressement productif, Arnaud Montebourg, qui avait plaidé pour la nationalisation temporaire de Florange, afin de « voir avec lui comment organiser une riposte européenne ».  Alors que les syndicats réclament une « nationalisation » ou un « portage » des usines liégeoises par les autorités publiques, afin de relancer un outil « intégré » comprenant la phase à chaud déjà à l’arrêt depuis 2011 et la phase à froid, le chef du gouvernement régional wallon, Rudy Demotte, s’est montré prudent.   »Nous allons regarder tout ce qui est possible légalement », a laconiquement déclaré M. Demotte, qui doit rencontrer Elio Di Rupo vendredi en fin de matinée à Bruxelles.  La stupeur est d’autant plus grande en Belgique que le géant de l’acier, qui avait déjà annoncé en octobre 2011 la fermeture de sa « phase à chaud » liégeoise, avec à la clef la perte de près de 800 emplois directs, s’était engagé en novembre à investir 138 millions d’euros dans la phase à froid, qu’elle qualifiait à l’époque de « stratégique ».   »Malheureusement, les perspectives économiques se sont détériorées davantage », affirme-t-il à présent, en pointant notamment les restructurations de ses clients du secteur automobile, parmi lesquels figure justement Ford Genk.

 

 

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ArcelorMittal Florange: blocage de trains

ArcelorMittal Florange: blocage de trains

Une cinquantaine de syndicalistes de l’usine ArcelorMittal de Florange (Moselle) a entamé le blocage d’une gare interne au site industriel mardi soir pour protester contre le projet d’arrêt des hauts fourneaux, a-t-on indiqué de source syndicale. Des représentants de l’intersyndicale (CFDT, CGT, FO) ont également bloqué temporairement les voies de la ligne à grande vitesse reliant Metz au Luxembourg, passant tout près du site d’ArcelorMittal, selon la même source. Les militants se sont dits prêts à bloquer au moins pour la nuit les voies de la gare d’Ebange, station interne au site ArcelorMittal par laquelle passent quotidiennement une vingtaine de convois de minerais et d’acier. Par cette action ils entendent rappeler leur volonté de « sortir des griffes de Mittal », demander la réouverture du dossier Florange et l’organisation d’une réunion tripartite entre Etat, salariés et direction du géant de la sidérurgie. Ils veulent « se faire entendre » alors qu’ils entrent dans la « dernière ligne droite » avant le 31 mars, date de l’arrêt programmé du système de chauffe des hauts fourneaux, qui condamnerait les installations à un arrêt définitif. Dans le froid de la nuit lorraine, le leader CFDT Edouard Martin a annoncé le lancement d’une « grosse semaine d’actions, jour et nuit ». Une nouvelle manifestation « de plus grande ampleur » était annoncée pour mercredi matin et un maintien du blocage de la gare d’Ebange – déjà occupée plusieurs jours en mars et avril derniers – envisagé. Jeudi dernier, les syndicalistes s’étaient dits « plus en colère qu’en 2012″, protestant notamment contre l’accord conclu entre l’Etat et ArcelorMittal le 30 novembre. Celui-ci prévoit notamment d’investir 180 millions d’euros en cinq ans et de poursuivre la recherche sur le projet de captage/stockage de CO2 Ulcos. Mais les syndicats déplorent la fermeture de la « filière

 

ArcelorMittal Dunkerque : réouverture d’un haut fourneau

ArcelorMittal Dunkerque :  réouverture d’un haut fourneau

Le groupe ArcelorMittal a annoncé mercredi la réouverture dans la semaine du 17 janvier d’un haut fourneau fermé depuis août à Dunkerque (nord), confirmant des informations syndicales.  Le haut fourneau numéro 2 était « en arrêt programmé de maintenance depuis août et devait redémarrer lorsque les conditions de marché le permettraient », explique ArcelorMittal dans une note.

 

Florange : Montebourg, victime de l’accord entre l’Etat et ArcelorMittal ?

Florange : Montebourg, victime de l’accord entre l’Etat et ArcelorMittal ?

Le ministre va devoir défendre un accord avec un interlocuteur qu’il ne jugeait pas digne de confiance. Des hauts fourneaux qui ne ferment pas tout de suite, pas de plan social et l’engagement d’ArcelorMittal d’investir 180 millions d’euros sur cinq ans à Florange… Présenté sous cette, forme, l’accord intervenu vendredi entre l’Etat et le groupe sidérurgiste pourrait apparaître comme une victoire. A l’Elysée, on souligne d’ailleurs «le bon accord » et les « concessions importantes obtenues » par l’exécutif. Vu sous cet angle, on peut aussi se dire que la menace d’une « nationalisation transitoire » du site a rempli son rôle : « Pour nous, cela a toujours été un moyen d’obtenir des résultats », dit encore un conseiller du chef de l’Etat. Pour François Hollande et Jean-Marc Ayrault, sans doute. Mais pour le ministre du redressement productif Arnaud Montebourg, pas sûr.

 

Un repreneur pour ArcelorMittal Florange

Un  repreneur pour ArcelorMittal Florange

« Montebourg nous a assuré que si Mittal ne fait pas marche arrière, la nationalisation se fera », a déclaré Walter Broccoli (FO), une information confirmée par Philippe Verbeke (CGT). « C’est trop beau pour y croire », a réagi Edouard Martin, de la CFDT Florange.  Jusqu’à présent le ministre avait évoqué l’hypothèse d’une nationalisation, sans faire état d’une décision définitive. Les déclarations des syndicalistes n’ont pas été confirmées immédiatement par le ministère.   »Face à Mittal, ne lâchez rien, Monsieur le ministre. » Par cette banderole, les métallos entendaient apporter tout leur soutien au ministre du Redressement productif engagé dans un bras de fer avec le patron d’ArcelorMittal, Lakshmi Mittal, sur l’avenir du site mosellan.  Le dossier est désormais entre les mains de l’Elysée. La porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, a indiqué mercredi que le président François Hollande avait eu la veille « une discussion franche et ferme » avec M. Mittal.  A l’Assemblée, où avaient été invités quelques salariés de Florange, M. Montebourg a évoqué un « aciériste » intéressé par l’ensemble du site de Florange. « Nous avons un repreneur, qui est un aciériste, un industriel, qui n’est pas un financier, qui par ailleurs souhaite investir son argent personnel et, excusez du peu, est disposé à investir jusqu’à près de 400 millions d’euros dans cette installation pour la rénover », a expliqué le ministre du Redressement productif.  Jusqu’à présent ArcelorMittal campe sur sa volonté de fermer en partie le site mosellan (la phase « liquide », soit la production d’acier brut, qui emploie 650 personnes) mais entend conserver l’aval (la phase de transformation d’acier en produits industriels élaborés, livrés notamment à l’automobile).  Le gouvernement refuse cette partition et menace d’en passer par la nationalisation. Dans ce cas, a dit M. Montebourg, « nous souhaitons qu’elle ait lieu à coût nul pour les finances publiques ».  Une centaine de contacts avaient été pris auprès d’ArcelorMittal après son annonce, le 1er octobre, de fermer les hauts-fourneaux. Le ministère du Redressement productif a précisé mercredi qu’il y avait bien deux repreneurs sur les rangs pour l’ensemble du site.  Deux scénarios restent donc sur la table: soit Mittal met la totalité du site en vente, ce qui serait une cession volontaire, soit l’Etat récupère le site et le cède ensuite à un repreneur.  Après l’entretien de mercredi entre des syndicalistes et M. Montebourg, une dizaine de métallos ont décidé de camper devant Bercy jusqu’à la fin du délai imparti aux repreneurs.   »Nous mettons toutes nos forces derrière M. Montebourg et soutenons la nationalisation, même temporaire, de la totalité du site. Il nous a montré que c’est un combattant. Maintenant, c’est le moment qu’il nous explique sa stratégie en face-à-face », a expliqué à l’AFP Walter Broccoli (FO).   »Les 2.800 salariés (de Florange) ont peur et sont inquiets », a-t-il ajouté, car faute de solution samedi, ArcelorMittal enclenchera le processus du plan social, de l’accord de méthode aux modalités d’accompagnement des 650 salariés employés dans la phase liquide.  Mercredi en début d’après-midi, une trentaine de salariés d’ArcelorMittal se sont rassemblés aux abords de l’Assemblée nationale. L’idée était de « soutenir Montebourg dans sa démarche », a commenté Jean-Marc Vécrin (CFDT), comme certains dans la classe politique française l’ont fait. Henri Guaino (UMP), François Bayrou (MoDem) ou Jean-Luc Mélenchon (Parti de Gauche) ont soutenu l’idée d’une nationalisation. D’autres, d’accord sur le fond, ont regretté le ton virulent employé par le ministre face à la direction d’ArcelorMittal.

 

Mittal chez Hollande

Mittal chez Hollande

Le président d’ArcelorMittal, Lakshmi Mittal, sera reçu mardi par François Hollande pour discuter de l’avenir du site de Florange, au coeur du bras de fer avec le ministre du Redressement productif, a-t-on dit de source proche du dossier. Le gouvernement presse Mittal de céder plus d’activités que prévu pour permettre la reprise du site mosellan, une opération qui pourrait passer par une nationalisation temporaire. »La présence industrielle de Mittal en France n’est pas en cause », écrit Arnaud Montebourg sur Twitter. « Ce sont les méthodes de Mittal, les menaces proférées à l’encontre des 20.000 salariés vendredi qui ne sont pas acceptables. » Il expliquait dans un entretien aux Echos publié lundi que « nous ne voulons plus de Mittal en France parce qu’ils n’ont pas respecté la France ». « Les mensonges de Mittal depuis 2006 sont accablants », ajoutait-il, à propos de la fermeture du site de Gandrange. Il n’a « jamais tenu ses engagements » envers l’Etat. L’entourage de Lakshmi Mittal a protesté. « Nous sommes particulièrement choqués par ce qu’a dit M. Montebourg », a dit une source proche. « Ce sont des déclarations assez violentes à l’égard d’un groupe qui emploie 20.000 personnes en France. » A cinq jours de l’expiration du délai accordé au gouvernement pour trouver un repreneur aux deux hauts fourneaux et à l’aciérie de Florange, qu’ArcelorMittal veut fermer, Arnaud Montebourg a confirmé qu’il travaillait sur un « projet de nationalisation transitoire » de Florange. « Le problème des hauts fourneaux de Florange, ce n’est pas les hauts fourneaux de Florange, c’est Mittal », dit-il. Le groupe refuse de céder l’activité transformation de l’acier, comme le réclame le gouvernement pour faciliter une reprise.  

 

ArcelorMittal Florange: Bartolone pour la nationalisation

ArcelorMittal Florange: Bartolone pour la nationalisation

  »La vente à la découpe du site de Florange n’est pas viable économiquement. Cette stratégie de prédation poursuivie par ArcelorMittal qui affaiblit notre tissu industriel ne saurait être tolérée, et cela d’autant plus que l’ensemble du site est viable économiquement », écrit Claude Bartolone dans un communiqué. « L’intérêt de repreneurs pour l’ensemble du site de Florange démontre l’intérêt stratégique du site de Florange pour le redressement de notre industrie sidérurgique française », poursuit-il. « Compte tenu de l’intérêt de plusieurs repreneurs, il appartient au groupe ArcelorMittal d’accepter d’envisager un processus de cession de l’ensemble du site ». « L’Etat doit prendre ses responsabilités pour garantir l’avenir de l’industrie sidérurgique française et le maintien de l’emploi. Je salue le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, pour qui toutes les options doivent être mises sur la table, y compris l’hypothèse d’une prise de contrôle public provisoire du site. Pour sauver l’emploi, il ne doit y avoir aucun tabou », conclut le président de l’Assemblée.

ArcelorMittal Florange: possible « nationalisation  » temporaire

ArcelorMittal Florange: possible « nationalisation  » temporaire

« Nous pouvons aujourd’hui considérer que la question de l’éventualité d’un contrôle public, même temporaire, doit faire l’objet d’une étude sérieuse par le gouvernement, et c’est (…) ce à quoi nous nous sommes attelés depuis plusieurs mois », a déclaré M. Montebourg en réponse à une question du sénateur socialiste Jean-Marc Todeschini. Ce dernier avait demandé au ministre s’il « n’était pas temps (…) de se donner les moyens législatifs face à la famille Mittal de pérenniser la production d’acier français et les hauts fourneaux de Florange et pourquoi pas, s’il le fallait, d’aller vers une prise de contrôle publique de l’usine de Florange ». Le ministre a aussi indiqué que le groupe sidérurgique était « redevable aux yeux de l’administration fiscale française d’une dette fiscale que nous considérons comme astronomique ». « Le problème des hauts fourneaux de Florange, ce n’est pas la défaillance des hauts fourneaux de Florange, c’est la défaillance de Mittal », a affirmé Arnaud Montebourg. Le ministre a rappelé que le groupe sidérurgique avait décidé de fermer 9 de ses 25 hauts fourneaux en Europe. « Les gouvernements européens que j’ai (…) rencontrés, le Luxembourg, la Belgique, en ont assez d’être menés par le bout du nez par ArcelorMittal », a dit le ministre français. « Tous les engagements » pris par Mittal vis-à-vis de la France à l’époque de l’OPA hostile en 2006 « n’ont jamais été respectés », a affirmé M. Montebourg. Le ministre a ajouté que le groupe ArcelorMittal « fait un usage assez immodéré, aux yeux du gouvernement français mais aussi du gouvernement luxembourgeois, des quotas de CO2 et notamment d’un certain nombre d’aides publiques ».

 

ArcelorMittal Florange : des doutes

ArcelorMittal Florange : des doutes

Les hauts fourneaux de Florange sont à l’arrêt depuis 14 mois. Le 1er octobre dernier le numéro un mondial de la sidérurgie annonçait leur fermeture définitive et donnait deux mois au gouvernement pour trouver un repreneur. De nombreux repreneurs potentiels se seraient intéressés au projet mais ils ne seraient désormais plus qu’une petite dizaine, selon les organisations syndicales. Les 629 salariés de la filière liquide, concernée par une éventuelle reprise, attendent avec impatience le comité central d’entreprise extraordinaire de ce lundi qui devrait décider de leur avenir. Les organisations syndicales et les élus locaux souhaitent cependant obtenir un délai de la part d’ArcelorMittal, dans l’attente d’une décision de l’Union européenne, d’ici la fin de l’année qui pourrait faire émerger une solution. En effet, le site lorrain de Florange est bien placé pour bénéficier d’un financement européen pour son projet de captage et de stockage de CO2 qui pourrait être mis en oeuvre sur les hauts fourneaux de Florange. Un investisseur pourrait être séduit par ce projet qui est également soutenu financièrement par l’Etat français, les collectivités locales et l’Agence pour la maîtrise de l’énergie.

 




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