Archive pour le Tag 'approximatives'

Retraites: revoir les prévisions budgétaires approximatives du comité d’orientation des retraites

Retraites: revoir les prévisions budgétaires approximatives  du comité d’orientation des retraites

Le moins que l’on puisse dire, c’est que les prévisions comité d’orientation des retraites sont à géométrie politique variable. En fonction des intentions du pouvoir en place,   le COR fait  varier ses prévisions. Par exemple  dans son rapport 2016, le COR prévoyait un retour à l’équilibre du système des retraites pour le milieu des années 2020, mais  dans l’édition 2017, il affirme que l’équilibre ne devrait pas être atteint avant le début des années 2040. Subitement aussi en 2019, le comité d’orientation des retraites souligne que le régime enregistrera un déficit de l’ordre  de 10 milliards en 2025. De quoi conforter l’idée qu’il faut imposer une réforme paramétrique ( qui porte sur les critère et les modalités  pour bénéficier de la retraites ). Trois leviers sont privilégiés pour assurer la pérennité financière des systèmes de retraites : l’âge de départ à la retraite, le niveau des pensions et les cotisations.  Ce qui est curieux ce sont ces changements d’évaluation. Pas tellement étonnant finalement car le comité d’orientation est une sorte de cénacle de chapeaux à plumes et non un organisme scientifique indépendant. Dans les prévisions du comité d’orientation des retraites, un seul élément est indiscutable à savoir le déséquilibre démographique avec plus en plus de retraités et proportionnellement de moins en moins de cotisants. Pour sur le reste, tout dépend d’une part de la croissance ( donc du nombre de cotisants ) , du niveau des retraites et des modalités de financement.

Depuis des années, le niveau des retraites baisse du fait de la désindexation. Une autre solution envisagée est le report la retraite soit par exemple en allongeant les annuités, soit en décalant l’âge, soit en créant ce qu’on appelle un âge  pivot qui revient à repousser l’âge d’une retraite entière. Ce que propose justement le Medef.

En reprenant à son compte le concept de l’âge pivot, le Medef demande tout simplement de reporter l’âge effectif de la retraite. En effet l’âge  pivot était un artifice pour allonger  la durée de cotisation qui pourrait ainsi passer de 62 ans à 63 ou 64 pour une retraite pleine. L’âge légal demeurerait à 62 ans mais ceux qui la prendraient  à cet âge-là subiraient une baisse de pension. Une proposition d’ordre budgétaire qu’on peut comprendre sinon admettre en l’état des perspectives financières mais qui va complètement à l’encontre du concept de retraite à points; la retraite à points doit en effet autoriser les retraités à prendre leur retraite à l’âge qu’ils souhaitent (avec un minimum). Le Medef sent sans doute que la réforme des retraites à caractère universel à de plus en plus de plomb dans l’aile. Ce qui est en question, c’est de savoir si elle s’appliquera en 2025,,2035 ….ou 2070 avec la clause grand-père ( âge moyen d’ entrée au travail 23 ans plus 45 ans de cotisations, soit 68 ans ). Le Medef souhaite des mesures budgétaires immédiates et tout simplement un report de l’âge pour une retraite entière . Le  Medef conteste d’ailleurs le fait que des mesures budgétaires n’aient  pas été prises préalablement à la grande forme envisagée par le gouvernement. “On ne peut pas faire une réforme qui se veut la mère de toutes les réformes (…) en l’asseyant sur un régime qui n’est pas équilibré”, a-t-il dit en conférence de presse. “Il faut une réforme d’équilibre avant de faire une réforme d’équité.”

Selon le Conseil d’orientation des retraites (COR), si rien n’est fait, le déficit du régime des retraites sera compris en 2025 entre 7,9 à 17,2 milliards d’euros, en fonction de la méthode et du scénario de croissance retenus. On peut s’étonner que ce conseil d’orientation se soit autant trompé dans ses évaluations à moins qu’il ne confonde  son rôle comme un service du pouvoir ( ce qu’il est en réalité puisqu’il  dépend du Premier ministre) et son rôle d’observatoire économique et statistique indépendant. En clair, le conseil d’orientation des retraites ne sert pas à grand-chose.

 

Comité d’orientation des Retraites: des prévisions approximatives en fonction des gouvernements !

Comité d’orientation des Retraites: des prévisions approximatives en fonction des gouvernements  !

 

Le moins que l’on puisse dire, c’est que les prévisions comité d’orientation des retraites sont à géométrie politique variable. En fonction des intentions du pouvoir en place,  le COR fait  varier ses prévisions. Par exemple  dans son rapport 2016, le COR prévoyait un retour à l’équilibre du système des retraites pour le milieu des années 2020, mais  dans l’édition 2017, il affirme que l’équilibre ne devrait pas être atteint avant le début des années 2040. Subitement aussi en 2019, le comité d’orientation des retraites souligne que le régime enregistrera un déficit de l’ordre de 10 milliards en 2025. De quoi conforter l’idée qu’il faut imposer une réforme paramétrique ( qui porte sur les critère et les modalités  pour bénéficier de la retraites ). Trois leviers sont privilégiés pour assurer la pérennité financière des systèmes de retraites : l’âge de départ à la retraite, le niveau des pensions et les cotisations.  Ce qui est curieux ce sont ces changements d’évaluation. Pas tellement étonnant finalement car le comité d’orientation est une sorte de cénacle de chapeaux à plumes et non un organisme scientifique indépendant. Dans les prévisions du comité d’orientation des retraites,  un seul élément est indiscutable savoir le déséquilibre démographique avec plus en plus de retraités est proportionnellement de moins en moins de cotisants. Pour sur le reste, tout dépend d’une part de la croissance ( donc du nombre de cotisants ) , du niveau des retraites et des modalités de financement.

Depuis des années, le niveau des retraites baisse du fait de la désindexation. Une autre solution envisagée est le report de la réelle de la retraite soit par exemple en allongeant les annuités, soit en décalant l’âge, soit en créant ce qu’on appelle un âge  pivot qui revient à repousser l’âge d’une retraite entière. Ce que propose justement le Medef.

En reprenant à son compte le concept de l’âge pivot, le Medef, lui,  demande tout simplement de reporter l’âge effectif de la retraite. En effet l’âge  pivot était un artifice pour allonger  la durée de cotisation qui pourrait ainsi passer de 62 ans à 63 ou 64 pour une retraite pleine. L’âge légal demeurerait à 62 ans mais ceux qui la prendraient  à cet âge-là subirait une baisse de pension. Une proposition d’ordre budgétaire qu’on peut comprendre sinon admettre en l’état des perspectives financières financiers mais qui va complètement à l’encontre du concept de retraite à points; la retraite à points doit en effet autoriser les retraités à prendre leur retraite à l’âge qu’ils souhaitent parenthèse (avec un minimum). Le Medef sent sans doute que la réforme des retraites à caractère universel à plus en plus de plomb dans l’aile. Ce qui est en question c’est de savoir si elle s’appliquera en 2025, 2035 ….ou 2070 avec la clause grand-père ( âge moyen d’ entrée au travail 23 ans plus 45 ans de cotisations). Le Medef souhaite des mesures budgétaires immédiates et tout simplement un report de l’âge pour une retraite entière . Le  Medef conteste d’ailleurs que des mesures budgétaires n’aient  pas été prises préalablement à la grande forme envisagée par le gouvernement. “On ne peut pas faire une réforme qui se veut la mère de toutes les réformes (…) en l’asseyant sur un régime qui n’est pas équilibré”, a-t-il dit en conférence de presse. “Il faut une réforme d’équilibre avant de faire une réforme d’équité.”

Selon le Conseil d’orientation des retraites (COR), si rien n’est fait, le déficit du régime des retraites sera compris en 2025 entre 7,9 à 17,2 milliards d’euros, en fonction de la méthode et du scénario de croissance retenus. On peut s’étonner que ce conseil d’orientation se soit  autant trompé dans ses évaluations à moins qu’il ne confonde  son rôle comme un service du pouvoir ( ce qu’il est en réalité puisqu’il  dépend du Premier ministre) et son rôle d’observatoire économique et statistique indépendant. En clair, le conseil d’orientation des retraites ne sert pas à grand-chose.

 

 

Des orientations technologiques approximatives faute d’approche scientifique

Des orientations  technologiques approximatives  faute d’approche scientifique

Retour à l’analyse pertinente pour  Gérard Kafadaroff, ingénieur agronome, et Jean-Pierre Riou, chroniqueur indépendant sur l’énergie, membres du collectif Science-Technologies-Actions (*) qui regrettent  que les scientifiques soient si peu écoutés au profit de militants souvent ignorants. (Sur la Tribune). (Notons que le grand débat n’aborde pratiquement peu de questions technologiques et encore moins la question des financements)

 

« L’accès sans précédent au savoir et à l’information, semble paradoxalement impuissant à impulser un comportement rationnel promu par les philosophes des Lumières. Dans une société imprégnée de technologie, les scientifiques sont peu consultés, voire marginalisés par les décideurs politiques et les influenceurs d’opinion formés le plus souvent aux sciences humaines et réfractaires à la pensée scientifique. Le champ est libre pour les gourous, marchands de peurs et autres oracles médiatiques en délicatesse avec la réalité factuelle. Les fausses informations martelées par des groupes militants et reprises par des médias deviennent vite vérités, contribuant à manipuler l’opinion. Il en résulte des choix de société aberrants et incohérents rarement dénoncés par les esprits les plus éclairés. L’actualité nous fournit d’affligeants exemples, notamment dans les secteurs de l’agriculture et de l’énergie.

La génétique suspecte !

Les OGM présentés dès l’origine, et sans bien savoir pourquoi, comme des plantes dangereuses pour la santé et l’environnement par l’écologisme ont finalement été interdits en France, sans aucune justification scientifique et contre l’avis des agences de sécurité. Pire, la mention « sans OGM » est même devenue un outil marketing de la grande distribution alimentaire pour rassurer les consommateurs.

Et pourtant, en 2017, les OGM étaient cultivés dans 24 pays par 18 millions d’agriculteurs (près de 20 fois le nombre d’agriculteurs français) sur une surface de 190 millions d’hectares (7 fois la surface agricole française). De 1996 à 2017, les surfaces annuelles cumulées d’OGM atteignent 2,3 milliards d’hectares ! Une adoption rapide et massive due aux avantages agronomiques, économiques, sanitaires et environnementaux qu’apportent les OGM et sans dommage ou accident prouvé durant 23 ans. Mais la France n’en a cure et a même interdit le seul OGM autorisé en Europe, un maïs génétiquement modifié résistant à deux insectes ravageurs, qui permet de supprimer des traitements insecticides et d’améliorer la qualité sanitaire du maïs (moins de mycotoxines cancérigènes). Les biotechnologies végétales offrent d’immenses perspectives à l’agriculture (résistance aux parasites, amélioration de la qualité nutritionnelle, débouchés industriels, tolérance à la sécheresse, etc.), mais la France, en pointe il y a 35 ans dans ce domaine, a perdu son savoir-faire et l’abandonne à d’autres pays agricoles dont elle dépendra à l’avenir.

La chimie mal-aimée !

Tout est chimie dans ce qui nous entoure mais l’utilisation d’intrants chimiques comme les engrais pour nourrir les plantes et surtout les produits phytopharmaceutiques (pesticides) pour les protéger, longtemps appréciés, sont aujourd’hui dénigrés et accusés sans discernement de nuire à l’environnement et à la santé.
L’agriculture biologique (AB) parée de toutes les vertus profite de cet engouement naïf pour le naturel. Plus chère pour le consommateur à cause de rendements plus faibles, elle est présentée comme l’alternative aux pesticides -alors qu’elle en utilise de façon significative- et que sont occultés les risques sanitaires de contaminants biologiques.

L’exemple du glyphosate est révélateur de la dérive irrationnelle de la société. Depuis quelques années, il est devenu une cible privilégiée des écologistes surtout depuis qu’il est utilisé, hors d’Europe, sur des plantes génétiquement modifiées tolérantes à cet herbicide, plantes rejetées aussi par les militants écolos. Très actifs, ces derniers sont parvenus à semer le doute sur le glyphosate dans la population avec l’appui de nombreux médias et de quelques lanceurs d’alerte peu scrupuleux. Le classement contesté du glyphosate «cancérogène probable » (comme la viande rouge) par le seul CIRC en mars 2015 a été une aubaine pour les opposants redoublant d’ardeur pour diaboliser le glyphosate, suivis en cela par les ministres de l’écologie Ségolène Royal et Nicolas Hulot. Mais aussi par le président Emmanuel Macron qui, dans un excès de zèle et de précipitation, a décidé, faisant fi des décisions européennes, de l’interdire en France dans 3 ans, pour récemment, face à la réalité, se déjuger quelque peu.

Et pourtant, ce désherbant, le plus étudié, reste autorisé et utilisé dans tous les pays du monde depuis 44 ans. Un exceptionnel retour d’expérience propre à rassurer les plus récalcitrants ! Il a largement fait la preuve de son intérêt agronomique, économique et de son bon profil toxicologique et écotoxicologique. Toutes les agences d’évaluation sanitaire, française, européennes et internationales, y compris l’OMS maison-mère du CIRC, ont confirmé qu’il n’est ni cancérigène, ni perturbateur endocrinien. Son interdiction, prise sous la pression du puissant lobby écologiste et sans en mesurer les conséquences, va se traduire par un retour du travail mécanique du sol plus cher et émetteur de CO2.

Pire, il entrave le développement des techniques agronomiques de conservation des sols (suppression du travail du sol et implantation d’un couvert végétal en interculture) qui permettent de développer une agriculture durable offrant réduction des coûts, amélioration de la fertilité des sols et réduction des émissions de CO2 grâce à la séquestration du carbone dans le sol.
Ces techniques, certes, nécessitent une application annuelle d’une faible dose de glyphosate (700g/hectare) mais auraient la capacité, si elles étaient généralisées, d’absorber la quasi-totalité des émissions agricoles de CO2. Intérêt majeur qui a échappé aux militants se réclamant de l’écologie.

L’énergie nucléaire redoutée !

Dès 1945, sous l’impulsion du Président De Gaulle, la France a développé un programme de nucléaire civil lui permettant de devenir le deuxième producteur mondial d’électricité nucléaire et d’acquérir une expertise reconnue. Mais, en août 2015, une loi sur la transition énergétique initiée par Ségolène Royal a imposé la réduction de la part d’électricité d’origine nucléaire pour faire place aux énergies renouvelables (EnR).

Et pourtant, le nucléaire est avec l’hydraulique la source d’énergie sans carbone la plus abondante et la mieux pilotable au monde alors que l’intermittence du photovoltaïque et de l’éolien impose des moyens de production complémentaires et des coûts importants de restructuration du réseau. Le seul surcoût des contrats déjà engagés pour les EnR électriques jusqu’à fin 2017 est estimé à 121 milliards d’euros par la Cour des Comptes, pour une production marginale (6% en 2017) susceptible de faire défaut quand on en a le plus besoin. Les épisodes de grand froid sont généralement anticycloniques, c’est-à-dire sans vent, et les pointes de consommation se produisent le soir, après le coucher du soleil . L’éolien et le solaire réclament une place considérable et contribuent par leur dispersion sur le territoire à abîmer nos paysages. Suite à des plaintes de riverains d’éoliennes, l’Académie de médecine préconise dans un rapport de 2017 de durcir la règlementation acoustique des éoliennes et renouvelle sa demande de 2006 d’une étude épidémiologique.

Par ailleurs, en investissant massivement dans les EnR au détriment du nucléaire (et des factures d’électricité de plus en plus élevées), la France perd son expertise dans les réacteurs de nouvelle génération alors que des techniques avancées de production d’énergie nucléaire offrent pour demain des solutions encore plus sûres et plus performantes.
Enfin, il faut rappeler la confusion entretenue auprès de l’opinion publique entre risque et danger. L’énergie nucléaire reste le moyen de production d’électricité responsable du plus petit nombre de décès par unité d’énergie produite, tous incidents et accidents confondus. La gestion des risques est un domaine qui réclame la rigueur et ne doit pas céder à l’émotion.

Ainsi dans deux secteurs importants du pays, des décisions majeures sont prises de façon irrationnelle, sous la pression de l’écologisme politique, sans véritable analyse bénéfices/risques, sans s’appuyer sur l’indispensable expertise scientifique, beaucoup trop absente des grands débats citoyens. Pour une grande part, elles aboutissent à l’inverse du but annoncé et à une régression inquiétante, préjudiciable à la France. Aussi peut-on s’étonner et regretter que la « résolution de l’Assemblée nationale sur les sciences et le progrès dans la République » du 21/02/2017 soit restée sans suite !

(*) Collectif Science-Technologies-Actions https://sciencetechaction.tumblr.com/

 

Présidentielles 2017 : Des évaluations économiques très approximatives

Présidentielles 2017 : Des  évaluations économiques très approximatives

 

 

L’évaluation financière des mesures économiques et sociales préconisées par les principaux candidats paresse parer relativement approximative précisément parce que les modalités de ces mesures sont elles-mêmes assez floues. Notamment concernant les réductions de dépenses annoncées la plupart du temps relativement sous-estimé. En outre la difficulté provient du fait qu’il est difficile d’évaluer les interactions de mesures forcément interactives dont beaucoup présentent des caractères systémiques. Exemple quand on prévoit des dépenses supplémentaires qui généreront une augmentation de la fiscalité qui viendra amputer le pouvoir d’achat des ménages voir la capacité d’investissement des entreprises. Autre exemple quand on prévoit d’augmenter des salaires qui viendra amputer la compétitivité dans la croissance et l’emploi .  l’Institut Montaigne   a notamment évalué les nouvelles dépenses et les économies présentées par les programmes. Il en ressort qu’il ne croit pas aux réductions de dépenses annoncées. Sur les 60 milliards prévus par Emmanuel Macron, il n’en retient que 35 crédibles. Marine Le Pen, elle, n’en a renseigné que 1,6 milliard. Et sur les 100 milliards de François Fillon, seuls 66 sont retenus par l’institut. Selon le sondage Elabe réalisé pour Les Échos et l’Institut Montaigne, c’est Emmanuel Macron qui inspire la plus confiance pour «assurer les conditions favorables à une économie dynamique et à la création d’emplois». Mais l’extension de l’assurance-chômage aux démissionnaires et aux indépendants doit par exemple entraîner des changements de comportements complexes à évaluer. L’Institut Montaigne en estime le coût à 4,8 milliards d’euros par an, COE-Rexecode à 3,8 milliards et l’équipe Macron à… 2,5 milliards. Autre exemple: le coût du remboursement à 100 % des lunettes, prothèses auditives et dentaires est délicat à mesurer, faute de connaître la part prise en charge par la Sécu et les complémentaires santé. La facture brute à terme va de 5 milliards par an selon l’iFrap, à 4 milliards pour COE-Rexecode. La mesure de non-remplacement de 500.000 fonctionnaires de François Fillon est, elle, retenue dans son intégralité par l’iFrap. L’Institut Montaigne estime, de son côté, que la moitié est réalisable. Du coup, ce dernier ne garde que 50% des économies prévues sur ce poste dans son chiffrage. Notons aussi la subjectivité de certains instituts proches de tel ou tel candidat.

Réforme Fillon remboursement maladie : des évaluations très approximatives

Réforme Fillon remboursement maladie : des  évaluations très approximatives

 

Les évaluations des conséquences du plan Fillon relative à l’assurance maladie sont forcément approximatives comme le sont les propositions du vainqueur de la primaire de droite. La Mutualité française fédère 650 mutuelles, c’est-à-dire la quasi-totalité des mutuelles en France  à sans doute souhaité se placer dans le débat en cours mais en minimisant d’une certaine manière les conséquences financières pour les assurés. D’après la ministre de la santé le cout représenterait environ 300 € par mois pour les ménages alors  que la Mutualité française l’estime aussi à 300 € mais par an et par personne,  soit autour de 1300 € par an pour un couple avec deux enfants. Une différence qui varie de 100 à 300 € mensuels environ. Il y a dans ce calcul plus qu’approximatif sans doute la volonté des mutuelles de relativiser l’impact financier afin de jouer un plus grand rôle dans la couverture des risques maladie. Les mutuelles jouent évidemment un rôle important et positif mais ce sont aussi des superstructures aux motivations existentielles qui ne sont pas elle non plus comme la sécu exempte de critiques en matière de gestion. La fédération nationale de la mutuelle Mutualité française aurait sans doute mieux fait d’être plus prudente vis-à-vis de son calcul de coin de table. En effet son acceptation tacite de transfert financier de la gestion des risques de certaines maladies pourrait la contraindre à augmenter de manière assez considérable les cotisations. D’un point de vue des superstructures mutualistes on peut se réjouir de devenir une sorte de sécurité sociale bis mais les mutuelles en sous-estimant les conséquences financières risquent d’être acculées  à de graves difficultés. Et pour les résoudre d’être obligées d’imposer un très fort relèvement des cotisations qui pourraient aller jusqu’au doublement du montant actuel. D’où les interrogations quant à la pertinence de l’évaluation de la Mutualité française. En effet  la fédération nationale de la Mutualité française (FNMF) évalue à 20 milliards d’euros le coût supplémentaire pour les ménages français de l’application du programme de François Fillon en matière de déremboursement de certains soins. Le candidat de la droite propose de concentrer l’assurance maladie sur le remboursement des affections graves ou de longue durée et de laisser le reste à la charge des patients ou de leurs assurances complémentaires. La FNMF se fonde sur un scénario selon lequel la Sécurité sociale couvrirait les dépenses hospitalières et celles qui relèvent du régime des affections de longue durée mais cesserait de rembourser les soins de ville ne relevant pas de ce régime. Selon ses calculs, l’économie réalisée par la Sécurité sociale s’élèverait alors à 20 milliards d’euros par an. « Cela permettrait, avec le retour à l’équilibre de la Sécurité sociale, une baisse de 15,6 milliards d’euros soit de la dette sociale (…) soit des prélèvements obligatoires », écrit la FNMF sur son site internet. « Mais 20 milliards d’euros, c’est aussi la somme supplémentaire que les ménages ou leurs complémentaires santé devraient alors prendre à leur charge », ajoute-t-elle. Elle estime que cela représenterait en moyenne un coût supplémentaire de 300 euros par personne et par an, soit 1.200 euros pour un couple

Nadine Morano : les excuses approximatives de « l’intello »

Nadine Morano : les excuses approximatives de « l’intello »

 

 

Nadine Morano qui avait refusé de faire des excuses par écrit qu’on s’en un enfer par oral mais de manière toujours aussi contradictoire, confuse et approximative sur le fond comme sur la forme. Elle prétend que ses propos ont été manipulés par Sarkozy alors que il n’y a aucune ambiguïté sur le caractère raciste de ce qu’elle a dit dans l’émission de On n’est pas couché sur la de. Propos réitérés notamment à Moscou. On sent bien toutes les limites d’une dialectique très primaire chez Morano en outre qui déclare ne pas appartenir à «  l’espèce bien-pensance » ! Un nouveau concept linguistique aussi ridicule que celui de race qui scientifiquement n’a jamais eu aucun fondement. Qu’on emploie certes dans le langage courant mais qui convient mieux aux chiens qu’aux hommes. Morano qui y neuve dans la pensée raciste se distingue aussi maintenant dans l’ingénierie sémantique douteuse Nadine Morano, sanctionnée par son parti Les Républicains pour avoir parlé de la France comme d’un pays « de race blanche », a donc présenté jeudi soir ses excuses aux Français qui ont pu se sentir « blessés ». La députée européenne, qui s’est vu retirer mercredi son investiture en Meurthe-et-Moselle pour les élections régionales de décembre, a accusé Nicolas Sarkozy d’avoir « manipulé » ses propos – « une faute politique majeure » à ses yeux. »J’ai été profondément choquée parce que ma phrase a été manipulée. Quand j’entends Nicolas Sarkozy dire ‘la France n’est pas une race’, je n’ai jamais dit ça », a-t-elle plaidé sur TF1 ! « Lui qui avait pourtant une liberté d’expression, je crois qu’il fait une faute politique majeure de dire ça et de ne pas laisser vivre le débat », a-t-elle ajouté, s’avouant « très triste » de sa décision. Le président des Républicains avait laissé mardi soir une dernière chance à l’élue, lui demandant d’exprimer des regrets dans une lettre à son intention, mais elle s’y est refusée. « Je n’ai pas fait de lettre, mais si des Français ont été blessés je m’en excuse auprès d’eux, avec la manipulation de phrase qui a été faite », a-t-elle dit. « Je parle vrai, je dis les choses avec sincérité, je crois que les Français ne supportent plus cette espèce de bien-pensance qui consiste à nier ce que nous sommes et à ne pas apporter de solution », a-t-elle poursuivi. L’ancienne ministre de Nicolas Sarkozy a déclaré qu’elle maintenait sa candidature à la primaire de la droite et du centre en vue du scrutin présidentiel de 2017. « J’ai envie d’apporter aux Français un langage de sincérité, de vérité », a-t-elle expliqué. Au secours !




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