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 » Appel à se faire « tester au moindre doute » (Jérôme Salomon)

 » Appel à se faire « tester au moindre doute » (Jérôme Salomon)

 

« Nous avons le pouvoir de maîtriser l’épidémie. Dans ce contexte, se faire tester au moindre doute c’est entrer dans un parcours de prise en charge médicale qui permettra au plus grand nombre d’être détecté vite, d’être détecté à temps. (…) Pour notre sécurité à tous, imposons-nous individuellement et collectivement en famille et avec nos amis et nos proches de respecter ces règles », a-t-il exhorté.

Jérôme Salomon a également détaillé la marche à suivre pour une personne qui d’aventure ressentirait des symptômes du Covid-19.

Sur un schéma diffusé au cours de la prise de parole de l’infectiologue, il est conseillé en premier lieu d’appeler un médecin afin de se faire prescrire un test, un masque ainsi qu’un arrêt de travail. Il est ensuite indiqué de s’isoler à son domicile et de porter un masque avant de prendre rendez-vous pour un dépistage.

 

« Là où j’ai besoin d’aide des gouvernements européens – que je n’ai pas encore reçue à ce jour -, c’est de passer des commandes », a fait savoir Stéphane Bancel, le PDG de Moderna, sur notre antenne. « Il faut à peu près six à neuf mois entre le moment où on reçoit une commande et le moment où on est capable de fournir les vaccins; il faut acheter les matières premières, les machines, embaucher des collaborateurs et les former », a-t-il dit. La même problématique se pose pour d’autres très grandes sociétés pharmaceutiques ( cinq ou six sociétés dans le monde et 50 à 60 usines de production) et on comprend que les pouvoirs publics attendent des preuves supplémentaires de la fiabilité des hypothèses de vaccin envisagés. Ceci-ci étant, fonds considérables sont déjà engagés dans la recherche, il conviendra sans doute d’augmenter encore leur ampleur.

Coronavirus : un appel aux dons de Merkel et Macron!

  • Coronavirus : un appel aux dons de Merkel et Macron!

C’est sans doute l’une des premières fois que les autorités politiques tendent la main pour  faire face aux dépenses qui relèvent du champ régalien. Certes ces formes d’appel à la générosité publique ne sont pas nouvelles mais en général elles sont le fait d’association de type humanitaire. La démarche des politiques semble ici très curieuse et démontre sans doute l’incapacité de l’Europe à mettre en place des moyens pérennes financés par l’impôt au service du système sanitaire. On objectera que pour le donateur il n’y a pas une grande différence. Il faudra sans doute se montrer solidaire et généreux mais à condition que l’appel vienne d’organismes non gouvernementaux. En effet les gouvernements  jouissent de l’énorme privilège de gérer l’impôt par définition obligatoire. Il leur incombe donc de gérer les moyens de leur politique. Aujourd’hui malheureusement force est de constater que l’Europe se montre complètement impuissante  face à cette crise sanitaire et que chaque État tente tant bien que mal de gérer la situation. Cet appel aux dons et d’autant plus ridicule que l’objectif d’un montant de l’ordre de 8 milliards de dollars et très sous dimensionné par rapport à l’enjeu (par comparaison le seul cout des établissements hospitaliers publics et de ‘ de 100 milliards en France par an. On se demande bien comment des responsables politiques européens en sont réduits à de telles expédients.

 

Le  texte rédigé par Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, et Charles Michel, président du Conseil européen, et cosigné par Giuseppe Conte, Président du Conseil de la République italienne, Emmanuel Macron, Président de la République française, Angela Merkel, Chancelière d’Allemagne et Erna Solberg, Premier Ministre de la Norvège.

 

« ‘La chance ne sourit qu’aux esprits bien préparés’. Ces mots sont ceux de Louis Pasteur, l’un des plus grands scientifiques au monde à l’origine de nombreuses découvertes et avancées qui ont sauvé des millions de vies depuis trois siècles.

Aujourd’hui encore, nous sommes confrontés à un virus qui se propage à travers les pays et les continents, s’introduisant dans nos foyers et nos cœurs. Ce virus a causé ravages et souffrances aux quatre coins du monde, nous privant du contact des personnes que nous aimons, de la joie des moments de convivialité simples, de la vue des endroits que nous aimons fréquenter.

Ce sacrifice, ainsi que les efforts héroïques du personnel médical et soignant ont contribué à stopper l’évolution de la pandémie dans de nombreuses régions du monde. Alors que certains sortent prudemment du confinement, d’autres restent encore isolés et voient leur vie sociale et économique sévèrement impactée. Les conséquences pourraient être particulièrement dramatiques en Afrique et dans les pays du Sud.

Mais ce que nous avons tous en commun, c’est qu’aucun de nous ne peut vraiment penser ou planifier avec une grande certitude l’avenir de la pandémie.

Aucun de nous n’est à l’abri de la pandémie et aucun de nous ne peut vaincre le virus seul. Nous avons donc un intérêt commun dans la lutte contre le virus. Nous ne serons vraiment en sécurité que lorsque nous le serons tous – à travers tous les villages, villes, régions et pays du monde. Dans notre monde interconnecté, le système de santé mondial est aussi fort que sa partie la plus faible. Nous devrons nous protéger les uns les autres pour nous protéger.

Cela pose un défi unique et véritablement mondial. Et il est impératif que nous nous donnions les meilleures chances. Cela signifie rassembler les meilleurs esprits du monde, les mieux préparés, pour trouver les vaccins, les traitements et les thérapies dont nous avons besoin pour rendre notre monde sûr à nouveau, tout en renforçant les systèmes de santé qui les rendront disponibles pour tous, avec une attention particulière pour l’Afrique.

Nous misons sur l’engagement des dirigeants du G20 pour développer une réponse massive et coordonnée au virus. Nous appuyons l’appel à l’action lancé conjointement par l’Organisation mondiale de la santé et d’autres acteurs mondiaux de la santé. C’est pourquoi, nous lançons l’accélérateur Access to COVID-19 Tools (ACT), une plateforme de coopération mondiale pour accélérer et intensifier la recherche, le développement, l’accès et la distribution équitable du vaccin et d’autres traitements thérapeutiques et diagnostiques vitaux. Il doit jeter les bases d’une véritable alliance internationale pour lutter contre le COVID-19.

Nous sommes déterminés à travailler ensemble, avec tous ceux qui partagent notre attachement à la coopération internationale. Nous sommes prêts à mener et à soutenir la réponse mondiale.

Notre objectif est simple : le 4 mai, nous souhaitons lever, via une grande conférence en ligne d’appel aux dons, un montant initial de 7,5 milliards d’euros (8 milliards de dollars) pour combler le déficit estimé de financement mondial.

Nous mettrons tous nos propres engagements sur la table et nous sommes heureux d’être rejoints par des partenaires du monde entier. Les fonds collectés donneront le coup d’envoi d’une coopération mondiale sans précédent entre les scientifiques et les régulateurs, l’industrie et les gouvernements, les organisations internationales, les fondations et les professionnels de la santé. Nous soutenons l’Organisation mondiale de la santé et nous sommes ravis de nous associer à des organisations expérimentées telles que la Fondation Bill et Melinda Gates ou le Wellcome Trust.

Chaque euro ou dollar sera acheminé principalement par le biais d’organisations de santé mondiales reconnues comme la Coalition pour les innovations en matière de préparation aux épidémies (CEPI), l’alliance GAVI (Alliance mondiale pour les vaccins et la vaccination), le Fonds mondial ou UNITAID, afin de développer et déployer le plus rapidement possible, pour le plus grand nombre possible, les diagnostics, traitements et vaccins qui aideront la planète à surmonter la pandémie. Si nous arrivons à développer un vaccin produit par le monde entier, pour le monde entier, il s’agira alors d’un bien public mondial unique du 21e siècle. Avec nos partenaires, nous nous engageons à le rendre disponible, accessible et abordable pour tous.

C’est le devoir de notre génération et nous savons que nous pouvons y arriver. Les technologies de santé de haute qualité et à faible coût ne sont pas un rêve. Et nous avons vu comment les partenariats public-privé ont réussi à mettre de nombreux vaccins vitaux à disposition des personnes les plus pauvres de la planète au cours des deux dernières décennies.

Nous savons que cette course sera longue. A partir d’aujourd’hui, nous sprintons vers notre premier objectif mais nous sommes prêts pour un marathon. L’objectif actuel ne couvre que les besoins initiaux : la fabrication et la livraison de médicaments à l’échelle mondiale nécessiteront des ressources bien supérieures à cet objectif.

Ensemble, nous devons nous assurer que toutes les ressources continueront d’être mobilisées et que des progrès seront réalisés pour parvenir à l’accès universel à la vaccination, au traitement et au dépistage.

C’est un moment déterminant pour la communauté mondiale. En nous mobilisant aujourd’hui autour de la science et de la solidarité, nous semons les graines d’une plus grande unité demain. Guidés par les objectifs de développement durable, nous pouvons repenser le pouvoir de la communauté, de la société et de la collaboration mondiale, pour nous assurer que personne n’est laissé pour compte.

Le monde se bat contre le Covid-19. Et ensemble, nous gagnerons. »

 

Tapie : nouvelle liquidation judiciaire et … nouvel appel

Tapie : nouvelle  liquidation judiciaire et … nouvel appel

 

Une nouvelle décision de liquidation judiciaire concernant Tapie…..  et un nouvel appel une affaire qui rappelons-le a maintenant plus de 25 ans.  Le Tribunal de commerce de Bobigny a rejeté ce jeudi 30 avril le troisième plan de redressement judiciaire sur six ans proposé par Bernard Tapie concernant ses deux sociétés GBT et FIBT et prononcé leur liquidation. Ces dernières qui abritent les actifs personnels de l’homme d’affaires – à savoir l’hôtel particulier Cavoye de la rue des Saints-Pères à Paris, sa participation de 88% dans le journal régional La Provence ainsi que des liquidités qui se montent à 65 millions d’euros sur lesquelles pèsent toujours des saisies pénales – doivent permettre de rembourser les créances du consortium de réalisation du Crédit Lyonnais (CDR) auquel s’oppose l’homme d’affaires depuis 27 ans.

 

Fonctionnaires: un appel à la grève de la CGT suicidaire !

Fonctionnaires: un appel à la grève de la CGT suicidaire !

 

Il faut vraiment que la CGT soit dans un état de déliquescence totale pour dans la période de crise d’ampleur catastrophique, elle appelle  les fonctionnaires à la grève. Une stratégie complètement irresponsable de la part d’une organisation qui ne cesse de régresser depuis des dizaines d’années et qui pratique la fuite en avant gauchiste. Il y avait sans doute d’autres formes d’action à envisager d’autant que la conjoncture est justement favorable à la revalorisation d’un certain nombre de fonctions régaliennes de l’État en particulier dans la santé mais pas seulement. Au lieu de cela, cet appel va déconsidérer un peu plus une organisation syndicale qui depuis des semaines multiplie les actions de plus en plus minoritaires qui discréditent le syndicalisme. On observera cependant que cet appel à la grève est le fait de la fédération de service public qui recouvre essentiellement des agents territoriaux vis-à-vis desquels il y aurait beaucoup à dire en matière de productivité voir même de rapport à l’intérêt général.

 La menace a été adressée par courrier lundi 23 mars – au lendemain du vote de la loi d’urgence sanitaire au Parlement – à trois ministres: Muriel Pénicaud (Travail), Gérald Darmanin (Comptes publics) et Olivier Dussopt (Fonction publique). Dans sa lettre, la fédération CGT des services publics dénonce «les choix du gouvernement qui font que ce sont les masques de protection, gels hydroalcooliques et tests médicaux qui manquent alors que jamais les armes de guerre militaires ou anti-manifestants (LBD, gaz…) ne sont en rupture de stock. Terrible traduction des préoccupations et intérêts de l’État et des capitalistes». Et la fédération CGT de regretter que le gouvernement ne découvre que maintenant que les agents de la fonction publique sont essentiels.

Potentiellement, ce préavis de grève pourrait concerner l’ensemble des 85.000 adhérents de la fédération

Potentiellement, ce préavis de grève pourrait concerner l’ensemble des 85.000 adhérents de la fédération, soit les agents des services publics territoriaux, mais aussi les personnels des secteurs publics et privés du logement social et des salariés des secteurs privés des eaux et des pompes funèbres.

Coronavirus: un appel d’experts à massifier les tests

  • Coronavirus: un appel d’experts à massifier les tests

Contrairement à ce qu’affirme le gouvernement, trois experts appellent à massifier les tests. On sait malheureusement que le gouvernement adapte sa stratégie de lutte à la pénurie de moyens et tente de la justifier scientifiquement. Ce que dénoncent ces trois experts qui estiment par ailleurs que les autres mesures prises ne sont pas assez rigoureuses en France. L’appel de Carlos Moreno est Directeur scientifique de la Chaire ETI – IAE de Paris à l’université Panthéon Sorbonne., Le Dr Philippe Klein est Médecin chef à la Clinique Internationale de Wuhan., Le Dr Patrick Pelloux est Médecin urgentiste et Président de l’Association des Médecins Urgentistes de France.

 

  • Le coronavirus continue sa progression exponentielle en France: le 15 février, nous avions 7 cas confirmés et 1 mort ; ce week-end du 22 mars, nous avons dépassé, hélas, les 16 000 cas et les 670 morts.
  • Ce palier nous catapulte dans une situation très difficile.
  • Le parallèle avec la progression italienne, avec un écart de 11 jours, est présent dans tous les esprits. L’Île-de-France et la Région Grand Est sont les régions les plus touchées, se traduisant par cette mise en tension du système hospitalier tant redoutée, qui est maintenant sous nos yeux.
  • Néanmoins, aujourd’hui toute la France est touchée et nous sommes face à une situation de crise sans égale depuis la Seconde Guerre mondiale.
  • Le COVID-19 n’est pas qu’une crise sanitaire, il s’agit avant tout d’une crise systémique de nature urbaine. Cette violente crise qui met à l’arrêt nos vies dans la ville est générée par l’impact de la propagation du virus, qui double tous les trois jours et qui n’est pas gérable par des soins de santé classiques. La sociabilité étant au cœur de la propagation du virus, seule sa réduction drastique peut être la source d’un début de solution. L’expérience chinoise l’a montré avec la mise sous cloche de la province d’Hubei, d’une taille équivalente à la France où l’épidémie a fait son premier mort le 10 janvier. Un confinement très sévère a été décrété entre le 23 et le 27 janvier, touchant 17 villes et mettant totalement à l’arrêt les activités, pendant 15 jours. Des villes comme Xiaogan (4,9 millions d’habitants), Huanggang (6,3 millions d’habitants), Jingzhou (5,6 millions d’habitants), avec même peu de cas (respectivement 126, 125 et 49), ont été totalement confinées compte tenu de la propagation déjà intense à Wuhan, la capitale.
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  • Nous faisons face également à une certaine indiscipline sociale, qui reflète encore un manque de prise de conscience sur la gravité de la situation.
    • Le confinement en France est en vigueur depuis le mardi 17 mars à midi, mais hélas, il souffre encore de situations dérogatoires importantes, et du manque d’un réel accompagnement en profondeur, avec de surcroît l’encouragement à la continuité des activités professionnelles.Nous faisons face également à une certaine indiscipline sociale, qui reflète encore un manque de prise de conscience sur la gravité de la situation.
    • Nous voyons près de nous en Italie que l’absence de mesures fortes s’est traduite par une explosion du nombre des cas et des morts, et par la rupture du système sanitaire. Les premières mesures de confinement ont permis d’infléchir la courbe, mais pas suffisamment pour juguler cette crise à la racine. Le gouvernement italien a dû annoncer ce week-end, finalement, un «lock-down» sévère avec la mise à l’arrêt de toutes les fonctions non-productives essentielles.
    • La situation en France, doit aussi basculer dans un confinement sévère, comme en Chine ou maintenant en Italie, mettant à l’arrêt les activités non essentielles. La responsabilité et la coopération de tous est indispensable pour réussir un confinement qui permettrait d’assurer une sortie de crise. Elle a eu lieu avec succès en Chine car le confinement a été accompagné d’un dispositif intégral.
  • Porter un masque est efficace. Il ne peut y avoir ni doute ni polémique à ce sujet.
    • Le premier a été l’acte de porter un masque et cela a signifié un effort énorme de massification de sa production. Il ne peut y avoir ni doute, ni polémique sur ce sujet. Le lecteur peut consulter les pages 47 à 53 du magnifique livre du Hubei Science and Technology Press, Wuhan, China, «Découvrez les 101 conseils scientifiques qui pourraient vous sauver la vie» (disponible en téléchargement gratuit, en anglais) écrit par Wang Zhou, Médecin en chef du Centre de Wuhan pour le Contrôle et la Prévention des Maladies. Du conseil 45 «Les masques sont efficaces» jusqu’au conseil 52, avec toutes les types de masques et attitudes qui vont avec les gestes barrières.
    • Compte tenu d’une présence virale amplement diffusée, au-delà de réduire la sociabilité de chacun pour limiter la contagion, un confinement sévère a aussi comme effet de figer tous et chacun dans un lieu pour identifier, classer, trier dans l’un des trois états possibles: contaminé, en contact avec contaminé, sain ; pour en parallèle diagnostiquer et traiter.
    • En conséquence, le confinement doit être accompagné d’actions clés, en vue d’extraire pendant toute sa durée le Covid-19 de son terreau de propagation: le contact humain de proximité dans toutes ses formes. Compte tenu de l’impact individuel, psychologique, social, économique et du traumatisme généré par ces mesures radicales d’isolement, il est indispensable de tout mettre de côté pour réussir ce confinement sévère, qui a été de 15 jours dans l’Hubei.
    • Ceci implique un dispositif très complet, systématique et déployé de manière organisée pour pouvoir quadriller l’ensemble de la population pour déceler les porteurs du Covid-19. Les médecins généralistes sont un bataillon précieux dans cette guerre. Recensés et opérationnels sur des zones précises dans chaque quartier et équipés de tenues de protection NBC, ils sont le fer de lance pour être au contact des habitants dans la proximité.
  • Qui est malade ? Qui est porteur ? Qui est sain ? Voilà des questions déterminantes pour une population française de 67 millions d’habitants.
    • Cette bataille ne peut être menée avec succès, que si le diagnostic par les tests est massifié, compte tenu du degré de propagation atteint dans notre pays: Qui est malade? Qui est porteur? Qui est sain? Voilà des questions déterminantes pour une population française de 67 millions d’habitants, dont à l’heure actuelle, nous ne connaissons que les 16 000 cas confirmés.
    • En Chine, le couplage scanners pulmonaires/tests PCR (tests par réaction en chaîne par polymérase: pour en savoir plus au sujet de ces tests, la rédaction vous recommande la lecture de cet article: «Trois questions sur les tests de dépistage» , NDLR) a été massifié. Rappelons que dans le Hubei et en général dans toute la Chine, une personne n’est considérée guérie qu’après avoir passé deux tests PCR à 24 heures d’écart.
    • Impossible de faire l’impasse là-dessus aujourd’hui. Nous ne pouvons plus continuer de naviguer à l’aveugle.
    • Enfin, pour tous ceux qui sont contaminés et malades, des actions précises doivent être assurées, à chaque stade. Les traitements et les thérapies assurées en Chine se recoupent assez bien avec celles que propose le Pr Didier Raoult et qui ont encore fait l’objet de polémiques déplacées, contraires à l’intérêt général. En Chine, des hôpitaux ont été consacrés à la crise, avec un système de «jumelage» en zone peu ou non contaminée, ce qui a permis de délester des patients ou d’obtenir des ressources. Cela implique, dans notre cas, d’être en capacité d’anticiper les montées en charge et de prévoir les points possibles de rupture. C’est le numérique, l’algorithmique et la modélisation qui permettent d’effectuer cette tâche avec la granularité la plus fine possible. Cela signifie avoir une chaîne de gestion des données très précise, en vue de leur consolidation et de leur traitement. Cet aspect est particulièrement important pour la gestion des patients en réanimation.
    • La logistique de la continuité de la vie (alimentations et pharmacies) est l’autre aspect qui demande une organisation sans faille en vue de répondre à la double contrainte: assurer l’approvisionnement, tout en réduisant les contacts sociaux au strict minimum. L’expérience chinoise l’a encore montré, cette guerre éclair, impitoyable, demande des sacrifices pour la gagner, avec une prise de conscience sur l’importance d’une chaine logistique majeure, de proximité.
    • Gagner la guerre contre le coronavirus est un engagement qui doit être porté par l’ensemble de la Nation à partir d’une action clairement définie et décidée.

 

Coronavirus : un appel au report des élections de six présidents de région

Coronavirus : un appel au report des élections de six présidents de région

À juste titre, nombre de responsables politiques soulignent la contradiction du discours du Premier ministre qui vise à confiner le maximum de personnes à domicile et dans le même temps à inviter même les plus fragiles à participer aux élections municipales. Ce n’est sans doute pas seulement une contradiction mais un véritable scandale dans la gestion de la politique sanitaire qui témoigne des mesures totalement irresponsables conduites par le gouvernement depuis le début de la crise. Par exemple,  quand on a autorisé pendant longtemps des matchs de football réunissant des dizaines de milliers de spectateurs, quand récemment on a autorisé cinéma et théâtre à accueillir du public et quand maintenant on décide de fermer les magasins qui ne sont pas indispensables à la vie du pays sans autres précisions sauf pour les restaurants et les cafés. En fait, tous les magasins sont nécessaires à la vie du pays, ce n’est donc pas un critère pertinent. Le critère pertinent c’est de savoir si les produits proposés participent d’une urgence ou non.

Six présidents de région – demandent depuis samedi soir le report des élections après les annonces faites un peu plus tôt par le premier ministre, Édouard Philippe, pour endiguer l’épidémie de coronavirus. Le pire c’est qu’on pourrait s’apercevoir d’une baisse de fréquentation notoire qui rendrait à la plus ou moins caduc les résultats et qu’on aura ainsi créé les conditions d’une contamination supplémentaire il y a les bureaux de vote.

Le chef du gouvernement a notamment décidé la fermeture de tous les lieux accueillant du public non indispensables à la vie du pays, soit une part importante des commerces. L’argument est de renforcer la «distanciation sociale» pour ralentir le nombre de contaminations. Or, les élections sont par définition un moment de regroupement, remarquent plusieurs personnalités politiques.

«Si la situation sanitaire s’est à ce point aggravée entre jeudi et aujourd’hui au point de fermer la quasi-totalité des commerces, ces élections municipales n’ont pas de sens. Elles doivent être reportées car elles vont s’avérer faussées», a ainsi déclaré le président de la région Normandie, le centriste Hervé Morin. «Au vu des dernières déclarations du premier ministre Édouard Philippe et de l’inquiétude grandissante de la population, j’estime qu’il est plus sage de reporter les élections municipales», a aussi lancé la présidente de la région Occitanie, Carole Delga.

Un troisième président de région, Renaud Muselier, à la tête de la Provence-Alpes-Côte d’Azur et par ailleurs président de l’association des régions de France, demande aussi leur report : «Il était légitime de maintenir le souffle démocratique de notre Nation ! Mais ce soir, face aux faits, il devient raisonnable, cohérent et même nécessaire de reporter le scrutin municipal. Il devra se tenir une fois l’épidémie vaincue collectivement». Xavier Bertrand (Hauts de France), Valérie Pécresse (Île-de-France), Gilles Simeoni (Corse) ont également fait part de leur souhait d’un report.

Même son de cloche venant du député de la France insoumise, Éric Coquerel. «Dire que les Français ne prennent pas assez conscience du danger et dans le même temps augmenter les risques de propagation est une faute», a ajouté l’élu de Saint-Ouen. Dans le même département de Seine-Saint-Denis, le sénateur LR Philippe Dallier, par ailleurs premier vice-président du Sénat, lâche sur Twitter : «Avoir maintenu les élections municipales dans ces conditions est une aberration».

Pourtant, même au sein de la majorité, la question du maintien des élections, y compris du premier tour, ferait débat. Selon une information de RTL, «après la déclaration d’Édouard Philippe, de hauts responsables de la majorité, au premier rang desquels François Bayrou, ont demandé à Emmanuel Macron l’annulation du premier tour et le report des élections municipales. Le président du Modem a invoqué « l’urgence sanitaire« ».

Dans le même temps, plusieurs médecins ont adressé une lettre ouverte au président de la République pour demander, eux aussi, le report des élections municipales «dans une démarche de protection de la santé de chacun de nos concitoyens».

Tapie: Entourloupe procédurière rejetée en appel

 

 

Pour Tapie , les entourloupes procédurières continuent . Cependant la cour d’appel a rejeté le plan de redressement qui aurait permis à Tapie de gagner encore du temps par rapport à l’obligation de remboursement à laquelle il a été condamné(plus de 400 millions). Mais la sollicitation du droit n’est pas terminée pour Tapie qui veut à nouveau se retourner vers des tribunaux de commerce plus complaisants.

Le Consortium de réalisation (CDR), structure chargée de gérer le passif du Crédit Lyonnais en litige avec Bernard Tapie, a déclaré que cette décision lui permettait d’aborder avec “confiance” les jugements du tribunal de commerce de Bobigny prévus le 30 avril sur un projet similaire de plan de redressement.

“La Cour a considéré qu’en l’absence d’activité économique des sociétés GBT et FIBT et donc de revenus de celles-ci, seuls leurs liquidités et leurs actifs auraient pu permettre l’apurement du passif déclaré de 461 millions d’euros”, écrit le CDR dans un communiqué. Jamais en panne de ressources procédurières .

Tapie a  demande aussi la saisine de la cour de justice européenne évidemment pour gagner encore du temps dans une affaire qui dure depuis 25 ans. S’il n’est pas entendu, on suppose qu’il tentera de solliciter l’Onu  voire le pape. Bernard Tapie espère évidemment que la procédure sera ainsi prolongée encore de quelques années. Ce qui remettrait à plus tard la perspective du remboursement des 400 millions qu’il doit dans l’affaire Adidas. Certes,  il a été  exonéré de responsabilité en correctionnelle mais il a pourtant été condamné à rembourser intégralement la somme touchée après le sulfureux arbitrage favorisé par Sarkozy. Une affaire particulièrement lamentable qui commence avec Mitterrand qui permet à Tapie (via le Crédit Lyonnais) d’emprunter pour  acheter Adidas, qui continue avec Sarkozy avec une procédure très sulfureuse d’arbitrage qui octroie la bagatelle de 400 millions à Tapie et qui se prolonge avec Macron. Notons que Tapie s’est montrée proche politiquement et même très proche successivement de Mitterrand, de Sarkozy et maintenant de Macron. Bref une affaire politico financière qui risque comme de nombreuses autres de s’embourber dans les procédures judiciaires.  L’homme d’affaires Bernard Tapie demande donc  à chaque juridiction européenne qui a eu à connaître de l’affaire du Crédit Lyonnais, dans laquelle il a été relaxé le 9 juillet dernier, de saisir la Cour de justice de l’Union européenne.

L’homme d’affaires affirme avoir déposé trois mémoires à la Cour de cassation dans le cadre des recours qu’il avait introduits afin d’obtenir que des questions préjudicielles soient adressées à la Cour européenne, mécanisme par lequel les juridictions nationales demandent aux juges de Luxembourg d’interpréter le droit de l’Union pour les éclairer. Bernard Tapie y dénonçait ce qu’il considère comme “les multiples violations du droit européen de la concurrence commises par le Crédit lyonnais, ses filiales, ses offshores, acheteurs d’Adidas”.

“Une telle concentration ne pouvait pas être autorisée, car elle était totalement contraire aux traités en vigueur : défaut de notification d’une opération de concentration, défaut de notification d’une aide d’État, accord anticoncurrentiel, abus de position dominante”, ajoute-t-il. “Toutes ces violations sont susceptibles d’entraîner des conséquences extrêmement graves, raison probable pour laquelle la Cour de cassation a choisi la politique de l’autruche”, écrit-il en soulignant qu’elle a refusé de poser les questions préjudicielles évoquées.

S’estimant floué par le Crédit Lyonnais lors de la vente du fabricant d’équipements sportifs Adidas en 1993, Bernard Tapie avait obtenu 15 ans plus tard 403 millions d’euros lors d’un arbitrage contesté.

Mais il était accusé, avec son avocat Maurice Lantourne, d’avoir obtenu frauduleusement cet arbitrage en collusion avec un des arbitres, Pierre Estoup, et avec l’aide de Stéphane Richard, alors directeur de cabinet de la ministre de l’Economie et des Finances Christine Lagarde.

Malgré la relaxe dont il a bénéficié, l’homme d’affaires reste condamné à rembourser les 403 millions d’euros. Il ne dit pas dans sa tribune s’il espère que la saisine de la Cour de justice de l’Union européenne lui permettra de remettre en cause ce remboursement et présente sa démarche comme une défense des valeurs européennes.

Retraites: appel à une manifestation le 11 janvier

Retraites: appel à une manifestation le 11 janvier

 

 

Consciente sans doute de l’affaiblissement du nombre de grévistes, l’intersyndicale choisit de relancer son mouvement avec une manifestation le samedi 11 janvier. Il se pourrait bien que les protestations syndicales se centrent t désormais sur des journées de protestation le samedi pour compenser les difficultés d’entraîner les secteurs dans la grève. De ce point de vue l’ intersyndicale pourrait s’inscrire dans les pas des gilets jaunes concernant les formes de mobilisation. Dès samedis qui pourraient se répéter dans le temps sans perte de salaire pour la plupart des intéressés mais susceptibles de créer un climat social et politique délétère dans le pays. Les gilets rouges pourraient prendre la suite des gilets jaunes.

L’intersyndicale opposée au projet gouvernemental de réforme des retraites a en effet  appelé vendredi à une journée de manifestations le samedi 11 janvier, deux jours après une journée de grève interprofessionnelle. Dans un communiqué, les syndicats CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, Unef et UNL, qui réclament le retrait du projet de réforme, accusent le gouvernement de “jouer l’enlisement” et le président Emmanuel Macron de “ne rien entendre”.

Ils “appellent à construire les conditions d’une grève interprofessionnelle d’ampleur, dès le 9 janvier, avec des manifestations partout sur le territoire” et à “faire du samedi 11 janvier, une journée de manifestation dans tout le pays”.

Retraites Air France : appel à la grève

Retraites Air France  : appel à la grève

 

La semaine dernière, quatre syndicats d’hôtesses et stewards (SNPNC, Unsa PNC, Unac et UNPNC) avaient suspendu un appel à faire grève à partir de vendredi, après avoir considéré qu’ils avaient obtenu du gouvernement des assurances sur le maintien de la CRPN. L’âge de départ à la retraite à 55 ans pour le personnel navigant commercial (PNC, hôtesses et stewards) doit néanmoins disparaître progressivement pour les générations nées après 1987, pour converger vers 60 ans, avait indiqué le SNPNC.

Mais d’autres syndicats d’Air France sont mécontents. Les syndicats Spaf et SNGAF, syndicat d’hôtesses et stewards, appellent les personnels navigants d’Air France à faire grève la semaine prochaine contre la réforme des retraites. Fotolia

Le Spaf, syndicat de pilotes, et le SNGAF, syndicat d’hôtesses et stewards, appellent les personnels navigants d’Air France à faire grève la semaine prochaine contre la réforme des retraites, a appris jeudi l’AFP auprès de ces organisations.

Côté pilotes, «le Spaf appelle à la grève lundi et mardi», a indiqué Grégoire Aplincourt, président de cette organisation, deuxième syndicat représentatif de pilotes chez Air France. Le Spaf avait qualifié la semaine dernière d’«enrobage imprécis et insuffisant» les annonces du gouvernement sur l’avenir de la CRPN, la caisse autonome de retraite complémentaire du personnel navigant.

Deuxième syndicat représentatif pour les hôtesses et stewards d’Air France, le SNGAF appelle les personnels navigants à se mettre «tous en grève» de lundi à jeudi, a-t-il annoncé dans un communiqué, où il lance aussi un appel à manifester «dans les rues» et à «descendre des nuages».

Le SNGAF considère que «les propositions du gouvernement ne mènent qu’à la disparition pure et simple de la CRPN». «Notre rôle de syndicaliste n’est pas de négocier la régression sociale, mais bel et bien de la combattre», ajoute le SNGAF, qui exprime son «refus catégorique» de «voir mourir la CRPN [la caisse de retraite complémentaire autonome des pilotes, hôtesses et stewards], de voir privatiser (la) vieillesse» des personnels navigants et de «sacrifier des générations».

Appel du président des Amis du Palais de Tokyo « abattre » Greta Thunberg

Appel du président des Amis du Palais de Tokyo « abattre » Greta Thunberg

« J’espère qu’un désaxé va l’abattre », a écrit le président des Amis du Palis de Tokyo  sur Facebook à propos de la jeune militante suédoise Greta Thunberg.

 

Une réaction assez incroyable sans doute d’un vieux blanc aigri et qui sucre les fraises mais qui révèle quand même après le tombereau d’insultes qu’a reçu la jeune suédoise de la vigueur du courant des climato- sceptiques au regard des chiffres indiscutables des scientifiques vis-à-vis de la dégradation du climat. Des climato- sceptiques complètement réactionnaires et qui ne tolèrent sans doute pas une jeune fille vienne rappeler les responsabilités des décideurs sur un enjeu majeur. L’ancien président du palais de Tokyo a parlé de désaxée pour Greta Thunberg, mais il est évident que nombre de climato- sceptiques présentent  de véritables dysfonctionnements psychiatriques pour nourrir de tels tombereaux de menaces et d’injures. Le pire c’est que le gouvernement se joint maintenant sa voix contre Greta Thunberg On lui reproche surtout de ne pas faire de propositions comme si elle était en charge de la gestion de la politique énergétique mondiale. Sa voix vise seulement à faire prendre conscience de l’enjeu. Aux politiques et aux experts de gérer la transition environnementale. Le Palais de Tokyo a donc dû  désavoué le président de l’association des Amis du musée, qui s’est lui-même excusé après avoir appelé ce week-end à « abattre » Greta Thunberg, dans des commentaires publiés sur Facebook.

« Cette folle rajoute une couche de haine dans notre société déjà fort agitée par de mauvais sentiments de toute part », et « j’espère qu’un désaxé va l’abattre », avait notamment commenté Bernard Chenebault, le président des Amis du Palais de Tokyo, dans plusieurs réactions à un article sur la jeune militante suédoise de la lutte contre le réchauffement climatique, comme l’ont rapporté plusieurs médias.

De son côté, la direction de l’établissement s’est aussitôt désolidarisée du président de l’association et a annoncé qu’il serait rapidement remplacé à la tête des Amis du Palais de Tokyo.

« Nous désapprouvons ces mots et nous désolidarisons de cette prise de position, formulée à titre personnel et qui n’engage en rien le Palais de Tokyo ou les Amis du Palais de Tokyo », et « l’assemblée générale des amis du Palais de Tokyo se réunira dans les meilleurs délais pour procéder à l’élection d’une nouvelle personne à la présidence », a annoncé l’établissement sur Twitter.

Appel de Mélenchon pour une « fédération populaire »…….. De la rigolade (Gérard Grunberg)

Appel de Mélenchon pour une « fédération populaire »…….. De la rigolade (Gérard Grunberg) 

 

Mélenchon appelle à une curieuse fédération populaire qui permettrait de réunir les forces et les citoyens de gauche mais il commence en discréditant ses éventuels alliés. Mélenchon voudrait bien finalement refaire le coup de Mitterrand. Le problème c’est que Mélenchon est beaucoup trop clivant et beaucoup trop insuffisant sur les questions économiques. L’Union de la gauche de Mélenchon ?  : De la rigolade » répond Gérard Grunberg, Politologue et directeur de recherche émérite au CNRS, Gérard Grunberg, qui fut également membre du cabinet de Michel Rocard et adhérent au Parti socialiste jusqu’en 1995 et  revient sur la proposition de Mélenchon de reconstituer l’union de la gauche (interview Europe 1)

 

Avec cinq grandes listes, la gauche n’a jamais été divisée avant d’aborder les élections européennes. Pourtant, Jean-Luc Mélenchon espère l’unir ensuite dans une fédération populaire… Qu’est-ce que cela vous inspire ?

 

« Je pense d’abord qu’il veut commencer à se couvrir car ces européennes vont probablement être un gros échec pour lui : il pourrait tomber de 20% (19,58%) ce qui a été son score au premier tour de la présidentielle en 2017, à 7 ou 9%, ce que sont les intentions de vote pour la liste La France insoumise (LFI). Et je pense même que cette liste peut être dépassée par les écologistes (dont la tête de liste est Yannick Jadot, ndlr). Jean-Luc Mélenchon a raté son coup, qui était d’écraser, comme il l’avait dit, le Parti socialiste. Il veut se donner l’image de quelqu’un qui est pour le rassemblement de la gauche, ce qui est absolument faux, et avoir un langage qui lui permet de dire ‘ce n’est pas moi qui suis le diviseur de la gauche’. Mais je ne vois aucun des leaders de gauche accepter quoi que ce soit de ce genre-là. S’il avait dit ‘on s’est trompé, ce qu’il faut, c’est que toutes les formations de gauche s’allient’, mais il ne dit pas ça… Et une fédération, qu’est-ce que ça veut dire ?

C’est une chose que faisait le Parti communiste il y a 30 ou 40 ans. Quand il avait des difficultés avec les socialistes, entre 1974 et 1978 – à l’époque, c’était pour la renégociation du programme commun -, le PC disait ‘on va faire l’union du peuple de France pour le changement démocratique’. Jean-Luc Mélenchon aujourd’hui, c’est exactement le langage communiste de l’époque, c’est-à-dire que, selon sa logique, on ne peut pas s’entendre avec les partis et on doit reconstruire une union populaire avec, bien sûr, lui à sa tête. À l’époque, les socialistes avaient refusé, en disant : ‘On discute entre les partis ou on ne discute pas.’ Ce pauvre Mélenchon n’a rien inventé. »

Est-ce que c’est Jean-Luc Mélenchon lui-même qui poserait problème à cette union de la gauche ?

« L’image de Jean-Luc Mélenchon s’est beaucoup dégradée depuis deux-trois ans en jouant tout seul contre tous. Sa personnalité est aujourd’hui rejetée par les partis qui, il faut bien le reconnaître, ont fait beaucoup d’efforts. Mais aujourd’hui, cela semble terminé. Il y a sa personnalité mais il y aussi tout simplement le fait que les gens ne vont pas abandonner leurs partis ou leurs idées pour le rejoindre. La ligne principale n’est pas la même pour tous, que ce soit sur l’Europe, l’euro, le Venezuela, Poutine…

C’est ici une vieille figure de la gauche française, celui qui est le plus à gauche qui dit : ‘on ne va pas discuter entre partis, on va faire une union populaire.’ Et il appelle tout le monde à se regrouper autour de lui, mais comment voulez-vous que les autres acceptent ça ? C’est de la rigolade, de l’habillage, pour donner l’illusion que ce n’est pas lui qui casse l’union de la gauche, et à mon avis, il fait ça en partie parce qu’il sait que c’est très mal parti pour lui. Les européennes vont montrer que sa stratégie d’écrasement va échouer. »

En aucun cas, ce scrutin ne peut être porteur pour la gauche ?

« Sur les cinq grandes listes de gauche, aucune ne fera un gros score. Elles vont toutes se tenir à 7-8%, donc rien ne peut se passer après, rien ! Les deux tronçons du Parti socialiste ne veulent pas se parler, les écologistes ne veulent pas parler aux socialistes… La gauche n’a jamais été aussi divisée, ni aussi faible. Il ne se passera absolument rien après les européennes. Ça fait des années qu’il y a des gens qui disent ‘je vais rassembler’, il y a eu des tas de tentatives de rassemblement de la gauche, ça ne s’est jamais fait, car il y a ceux qui ne voulaient pas le faire il y a des désaccords de fond. Même les communistes et Hamon ne peuvent pas se mettre d’accord. Chacun veut conserver son parti, sa position, etc. Il ne faut pas croire que le nouveau parti créé par le PS (Place publique, dont Raphaël Glucksmann est la tête de liste, ndlr) va faire des merveilles. Tous ces gens prennent la chose par le mauvais bout. Le bon bout, ce serait de voir vraiment ce sur quoi ils sont d’accord et pas d’accord… Parce qu’ils restent quand même en désaccord sur beaucoup de points…

Et puis, il y a toujours le problème de l’identité du leader. (François) Mitterrand avait réussi à l’être après avoir ferraillé avec les communistes (au début des années 1980), mais aujourd’hui, il n’y a aucun de ces hommes politiques de gauche qui a la carrure ou l’opportunité de pouvoir s’imposer, pour l’instant. Il n’y a aucun homme qui peut regrouper la gauche autour de lui ni aucun parti, aucune idée, aucune stratégie, donc cela va rester comme c’est depuis trois, quatre ans… »

 

 

 

Le leader de LFI appelle les autres forces de gauche, qui représentent en tout «un tiers de la société», à discuter ensemble de leurs lignes d’accord et de désaccord.

«Mais il faut un engagement commun dans les mobilisations écologiques et sociales», revendique le tribun. «Il faut se préparer sérieusement à gouverner autrement. Avec un programme concret de partage et de planification écologique. Notre programme est une bonne base de départ pour discuter partout». Il y a un an, l’appel de Jean-Luc Mélenchon avait convaincu bien peu de monde à gauche. Sa personnalité était encore jugée trop clivante. Nombreux ne partageaient pas non plus l’idée de LFI d’entamer un rapport de force avec l’Union européenne pour réviser les traités. Il espère aujourd’hui faire changer d’avis les forces de gauche en recevant l’aval populaire grâce aux élections européennes. Qui ne tente rien…

L’appel de 86 députés totalement fous pour une fiscalité carbone

L’appel de 86 députés totalement fous pour une fiscalité carbone

 

La plupart des députés sont non seulement incompétents mais aussi irresponsables en particulier lorsqu’ils reprennent l’idée de ré augmenter la taxe carbone pour réduire les rémissions polluantes. Une véritable escroquerie dans la mesure où l’augmentation des taxes notamment sur le carburant n’a strictement aucun lien avec les préoccupations environnementales. Il faut rétablir la taxe carbone, mais débattre de ses modalités, soutiennent l’écologiste Matthieu Orphelin, Joël Giraud (LREM), rapporteur du budget, Hugues Renson (LREM) et Sylvain Waserman (MoDem), vice-présidents de l’Assemblée, Barbara Pompili (LREM), présidente de commission, Jean-Christophe Lagarde, président du groupe UDI, Agir et Indépendants, Christophe Bouillon (PS), Cédric Villani (LREM) et 78 autres députés. Une vision fiscaliste de l’environnement. L’ingénierie fiscale française est en effet sans limite, une pathologie qui touche toutes les sensibilités politiques, tous les technocrates, tous les écolos. Pour résumer, il s’agit de soigner le monde carboné par la saignée fiscale. Le remède radical des médecins de Molière qui guérissaient les malades, lesquels  mourraient de la thérapie de choc. Il est évident qu’en tuant l’économie française on aura aussi fait disparaître le carbone,  à un détail près : on aura reporté les émissions polluantes sur d’autres pays car il faudra bien toujours consommer… (Et accessoirement payer mais avec quelle richesse ?).  En mal de reconnaissance, les économistes qui ont été presque tous nourris au lait du néo libéralisme ont donné une légitimité pseudo scientifique à la taxe carbone. Il s’agit d’abord d’une récupération indécente d’une question sociétale qui ne peut évidemment être seulement et prioritairement régulé par la fiscalité et les prix. Le signal prix cher aux économistes ultra libéraux constitue une sorte de récupération par les mécanismes de marché de la problématique environnementale. L’argumentation consiste à affirmer qu’il convient de limiter les émissions polluantes en leur donnant un prix afin de favoriser la seule régulation marchande. Si l’économie de marché est encore la meilleure chose (ou la moins pire) pour équilibrer l’offre et la demande,  il en va différemment lorsqu’il s’agit des champs sociétaux environnementaux. Certes on peut comprendre l’absolue nécessité d’une transition écologique notamment dans le domaine du transport. Encore faudrait-il qu’il existe une alternative pour permettre le changement de comportement. Or une politique des transports ne peut se conduire que sur le long terme pour  développer à la fois les transports collectifs, le concept du véhicule individuel et son utilisation. En l’absence de ces conditions,  la fiscalité dite écologique se réduit à un impôt classique qui au demeurant vient en plus affecté  le pouvoir d’achat, donc la croissance et l’emploi. Notons aussi que ces mesures carburant touche surtout les moins favorisés qui ne peuvent pas disposer d’une liberté d’horaire pour prendre un autre moyen de transport que leur véhicule individuel. Il y a évidemment d’autres moyens de réguler que l’arme de la fiscalité et des prix : la régulation par les normes et le développement système alternatif. Mais dans le contexte actuel des transports,  la fiscalité écologique constitue une fumisterie environnementale qui n’a d’autre objet que de donner une fausse légitimité scientifique à un impôt qui va se perdre dans le trou du budget. Faudrait-il rappeler aux économistes que leur science, certes utile,  n’est pas très exacte, qu’elle est même souvent approximative. Pour preuve, la majorité des grandes ruptures n’ont pas été prévues par la plupart  de ces experts. Par exemple, la prochaine chute de la croissance française assommée par la fiscalité ou encore la prochaine grande dépression économique mondiale qui se prépare.

 

Japon-Carlos Ghosn : en appel à Human Rights Watch

Japon-Carlos Ghosn : en appel à Human Rights Watch

Il est clair que le Japon se comporte comme un État voyou en maintenant en détention Carlos Ghosn   qui n’a aucune possibilité de se défendre et qui restera en prison sauf s’il avoue. C’est la procédure habituelle dans un pays qui s’assoit complètement sur les règles de droit de la défense. S’il est clair que Carlos Ghosn  accusé de malversations financières doit être jugé, il est tout aussi évident qu’il doit l’être en respectant les règles de droit international. En fait le Japon  vise derrière  Carlos Ghosn  aussi Renault afin de rejaponiser  Nissan. La complicité entre les dirigeants japonais de Nissan et du gouvernement est évidente. Pour preuve Nissan refuse même de réunir l’assemblée générale seule susceptible de désigner ou de démettre les dirigeants de l’entreprise ou Renault possèdent la majorité du capital ! La rigueur japonaise est une illusion, elle sert uniquement des intérêts nationalistes. Pour preuve le président du comité olympique japonais vient d’être accusé de corruption du fait des pots-de-vin distribués pour obtenir les JO de 2020. Autre exemple quand le Japon décide de reprendre la chasse à la baleine en contradiction avec le droit international. L’épouse de Carlos Ghosn  à donc demande à l’ONG Human Rights Watch (HRW), dans une lettre que Reuters a pu consulter dimanche, de se pencher sur le cas de son mari en raison du “traitement sévère” qui serait le sien au Japon, où il est incarcéré depuis le 19 novembre pour des soupçons de malversations financières à la tête de Nissan <7201.T.L’ancien président de Nissan a été inculpé vendredi de deux chefs d’accusation supplémentaires. Et selon le journal Les Echos, le parquet japonais envisage de nouvelles accusations de malversations contre Carlos Ghosn, liées à sa rémunération à hauteur de sept millions d’euros par une structure conjointe à Nissan et Mitsubishi aux Pays-Bas.Dans une lettre de neuf pages adressée à Kanae Doi, directrice de HRW pour le Japon, Carole Ghosn demande à l’organisation de “mettre en lumière le traitement dur infligé à mon mari et les iniquités qu’il subit, sur le plan des droits de l’homme, de la part du système judiciaire japonais”.“Durant des heures, chaque jour, les procureurs l’interrogent, le brusquent, le chapitrent et le tancent, sans la présence de ses avocats, pour tenter d’obtenir de lui des aveux”, écrit Carole Ghosn, qui indique que son époux a perdu sept kilos depuis le début de sa détention et ne mange que du riz et de l’orge.“Nul ne devrait être contraint à subir ce que mon mari subit chaque jour, notamment dans un pays développé comme le Japon, la troisième économie au monde”, ajoute-t-elle.Carlos Ghosn encourt une peine maximale de 15 ans de prison, selon le parquet de Tokyo. Toujours PDG de Renault et de l’alliance Renault-Nissan, il a déjà été inculpé une première fois, le 10 décembre, pour n’avoir déclaré que la moitié de sa rémunération de 2010 à 2015. Carlos Ghosn rejette ces accusations. Il a clamé son innocence et déclaré avoir été injustement placé en détention, lors d’une audience mardi dernier devant le tribunal du district de Tokyo, sa première apparition publique depuis son arrestation.

«Gilets jaunes»: appel à la grève de policiers

«Gilets jaunes»: appel à la grève de policiers

 

Le syndicat de police Vigi a rejoint mercredi le mouvement des « Gilets jaunes » en appelant à une grève illimitée des fonctionnaires exerçant des missions supports à partir de samedi, date de l’ »Acte IV » de la mobilisation entamée le 17 novembre. »Les revendications portées par le mouvement des ‘Gilets jaunes’ nous concernent tous. Il est temps de s’organiser légalement et d’être solidaire avec eux, pour l’avantage de tous », peut-on lire dans un communiqué diffusé par le syndicat Vigi-Ministère de l’Intérieur. Dans la mesure où les services de police « ne fonctionnent que difficilement, voire pas du tout, quand les missions supports ne sont plus assurées », le préavis déposé par ce syndicat minoritaire concerne « les personnels administratifs, techniques, scientifiques et ouvriers d’état/cuisiniers du ministère de l’Intérieur ».

Vigi dénonce par ailleurs la façon dont la crise est gérée par la hiérarchie et le gouvernement, alors que la mobilisation de samedi a été émaillée de nombreuses violences.

«Appel des Coquelicots» contre les pesticides

«Appel des Coquelicots» contre les pesticides

 

Sympa cet appel des coquelicots destiné à protester contre l’usage des pesticides. Un appel lancé par Fabrice Nicolino le 12 septembre, journaliste de Charlie Hebdo. Au total, plus de 400 manifestations étaient prévues partout en France.  «Notre pays est devenu méconnaissable à cause des pesticides.», lance Fabrice Nicolino sur Facebook. Un soutien évidemment au marché du bio avec aussi toutes ses contradictions.  . La vérité c’est que le marché en croissance exponentielle constitue une véritable foire à l’esbroufe. Certes certaines productions bios sont assurées dans des conditions qui respectent les critères  de qualité. Mais d’autres un peu moins voire  même pas du tout notamment quand certaines productions ont transité pour partie par certains  pays étrangers. De plus le 100 % bio est à peu près impossible dans le cas de proximité géographique avec des lieux  de production industrielle, sans parler de l’eau souvent contaminée par les pesticides et autres produits chimiques. Tout doit être revu, les conditions de travail du sol, l’origine des graines (ou des animaux), l’origine de l’alimentation, les amendements, les traitements, les circuits de commercialisation, les labels et les contrôles.  Cela ne condamne pas les productions à caractère bio mais il serait temps de faire le ménage dans ce secteur boosté de façon inconsidérée par les médias et les bobos. L’étude menée par France 3 n’est sans doute pas scientifique mais elle révèle cependant les carences voir l’escroquerie de certains produits affichés comme bio.  L’équipe de France trois a fait tester en laboratoire plusieurs marques de carottes. Quatre d’entre elles sont certifiées bio, les quatre autres sont issues de l’agriculture conventionnelle. Les carottes conventionnelles de chez Carrefour et Leader Price ne contiennent aucune trace de pesticide. En revanche, celles de Lidl et du primeur contiennent des traces, toutefois « inférieures aux limites autorisées ». Mais c’est du côté du bio que le bât blesse. Si les carottes vendues par Carrefour, Naturalia et la Vie Claire sont propres, celles vendues par Bio c’Bon présentent « des résidus de trois produits phytosanitaires », qui sont « totalement interdits dans la culture biologique », précise la journaliste de France 3. Les carottes non-bio à 0,89 euros contiennent finalement moins de pesticides que les carottes bio à 2,10 euros.

Sophie Pétronin » : l’appel à Macron (Ingrid Betancourt à Emmanuel Macron)

Sophie Pétronin » : l’appel  à Macron (Ingrid Betancourt à Emmanuel Macron)

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Un appel d’ Ingrid Betancourt  pour  Sophie Pétronin, détenue au Mali depuis plus de 20 mois et dont la famille n’a toujours pas été reçue par Macron !

 

 

Franceinfo : Quelle est votre ressenti par rapport à cette prise d’otage ?

Ingrid Bétancourt : Je suis très meurtrie et très frustrée. De temps en temps, je me demande : si j’avais été kidnappée aujourd’hui, est-ce qu’il y aurait la mobilisation qui m’a permis de rester vivante et d’être libérée ? Les sensibilités ont changé et on a beaucoup de mal à ce que les gens s’intéressent au sort des otages aujourd’hui.

Nous avons deux otages en France, un otage au Yémen et Sophie Pétronin. C’est quelqu’un d’extraordinaire, c’est notre meilleure ambassadrice, ce sont les belles valeurs de la France. Quelqu’un qui donne sa vie pour aider les orphelins et qui se fait kidnapper, on n’a pas le droit de l’oublier, de faire semblant qu’on n’est pas au courant. Être Français pour moi, c’est être solidaire.

Quel message voulez-vous faire passer au gouvernement ?

Emmanuel Macron est quelqu’un que je connais un petit peu et c’est quelqu’un que je sens profond. En tant que président, il est un petit peu le père de famille. Quand on a les Français comme responsabilité, ce sont tous les Français. On ne peut en oublier aucun. Ce que nous désirons, ce que nous appelons, nous demandons, nous supplions presque, c’est qu’il reçoive la famille de Sophie Pétronin.

Ils ont besoin d’être entendus, de savoir, de regarder celui qui a la vie de Sophie Pétronin dans ses mains, de le regarder dans les yeux. C’est impensable qu’un homme qui représente tellement ce qu’on veut pour la France, parce que je crois en lui véritablement, ne reçoive pas Sébastien [le fils de Sophie Pétronin].

Comment va Sophie Pétronin ? Croyez-vous en sa libération ?

On sait qu’elle est très, très malade. Elle a 73 ans et c’est un climat très dur, dans un environnement misogyne. Tout ça, c’est dans un environnement cruel. On n’a pas le droit de se dire que la France, qui a une présence au Mali, qui a des troupes, que tout cela est plus important que la vie de Sophie. À quoi bon si on ne peut pas sauver la vie d’une Française ou d’un Français ? Je sais que dans mon cas, c’est parce que j’étais Française que j’ai été sauvée. Je crois en Dieu, je sais que Dieu m’écoute, et je sais qu’elle va sortir. Je serai furieuse si elle ne sortait pas.

Sophie Pétronin est-elle au courant de ce qui se passe pour elle ?

J’ai beaucoup d’admiration pour Sébastien [Pétronin], c’est un type extraordinaire. Il est allé au Mali, il a réussi à nouer des contacts, à savoir comment allait sa mère. La dernière preuve de vie de Sophie est une réponse à tout ce qu’il fait [début septembre, elle a appelé Emmanuel Macron à tenir ses engagements de protéger les Français, dans une vidéo où apparaît aussi l'otage colombienne sœur Gloria, enlevée au Mali en 2017]. C’est évident qu’elle est au courant, qu’elle sait.

Quel message voulez-vous lui adresser ?

De tenir. Il faut qu’elle reste vivante, qu’elle sache qu’on l’attend, qu’on l’aime et qu’on l’admire.

 

 

Contre les pesticides de synthèse, appel « des coquelicots »

Contre les pesticides de synthèse, appel  « des coquelicots » 

Une centaine de personnalités réclament l’interdiction des pesticides de synthèse en Un appel lancé  le journaliste spécialiste des questions environnementales Fabrice Nicolino, dans Charlie Hebdo« Nous voulons des coquelicots ! » dit le texte. C’est aussi le nom d’un site web qui appelle « à la résistance », et qui sera lancé mercredi.

Pour ce numéro spécial de Charlie Hebdo, une quinzaine de membres de la rédaction a soumis quelques cheveux à des analyses. Selon Fabrice Nicolino, le laboratoire missionné a décelé entre 34 et 50 substances toxiques (sur 140 recherchées) telles que du lindane, un insecticide interdit en France depuis 1998, ainsi que des bisphénols. Après la publication ce printemps de nouvelles études sur le déclin des espèces et le rôle joué par les pesticides, « j’ai estimé que la situation était devenue trop grave pour qu’on se contente de pseudo-discours », explique Fabrice Nicolino à l’AFP. Pour lui, « au fond, on est confronté à une sorte d’apocalypse, quelque chose de fulgurant, dévastant les différentes formes de vie ». « Une société démocratique a le droit de dire ce qu’elle veut ou ne veut plus », ajoute le président de ce Mouvement des coquelicots, qui publie mercredi un livre-manifeste, Nous voulons des coquelicots (éditions LLL), avec le directeur de l’ONG Générations futures, François Veillerette.

 

 

Appel Climat de 700 scientifiques français

Appel  Climat de  700 scientifiques français

ept cents scientifiques français ont lancé un appel aux dirigeants politiques pour qu’ils passent « de l’incantation aux actes pour enfin se diriger vers une société sans carbone »« Seuls des changements immédiats et des engagements de court terme, dans le cadre d’objectifs clairs et ambitieux à horizon 2030, peuvent nous permettre de relever le défi climatique »lancent-ils en « une » du journal Libération daté de samedi 8 septembre.. , les signataires déplorent que nous soyons « d’ores et déjà pleinement entrés dans le futur climatique”. (…)Hausse du niveau de la mer, désoxygénation et acidification des océans, etc. : les manifestations concrètes du changement climatique ne cessent de s’accumuler. » « Les discours sont insuffisants, comme le montrent les récents chiffres d’émissions de gaz à effet de serre. (…) Il est tout aussi crucial qu’urgent de sortir du champ de l’incantatoire et de traduire concrètement ces discours en choix politiques forts et clairs au service d’une transformation sociétale profonde », poursuivent ces 700 chercheurs et professeurs d’écologie, de physique ou encore d’économie. « Cette transformation (…) n’est pas une utopie. Elle repose pour beaucoup sur des solutions déjà disponibles : diminution de la consommation d’énergie, recours à des énergies décarbonées, meilleure isolation des bâtiments, mobilité repensée évitant les moteurs thermiques, etc., lancent-ils. Se préoccuper du changement climatique doit réellement devenir un objectif politique de premier ordre. »

 

 

 

Sauver la terre : appel de 200 personnalités

Sauver la terre : appel de 200 personnalités

200 personnalités du cinéma, de la musique et de la science ont lancé un appel dans le Monde afin de réagir face au cataclysme planétaire.

 

 

« Nous vivons un cataclysme planétaire. Réchauffement climatique, diminution drastique des espaces de vie, effondrement de la biodiversité, pollution profonde des sols, de l’eau et de l’air, déforestation rapide : tous les indicateurs sont alarmants, poursuivent-ils. Au rythme actuel, dans quelques décennies, il ne restera presque plus rien. Les humains et la plupart des espèces vivantes sont en situation critique ». Parmi les signataires, on retrouve des acteurs comme Alain Delon ou Marion Cotillard, des astrophysiciens comme Aurélien Barrau, des musiciens comme Benjamin Biolay, le climatologue Jean Jouzel ou des artistes comme Anish Kapoor. Des stars internationales, comme Kristen Stewart ou Bradley Cooper, figurent également parmi les signataires, qui avertissent : « Nous considérons qu’un gouvernement qui ne ferait pas du sauvetage de ce qui peut encore l’être son objectif premier et revendiqué ne saurait être pris au sérieux. »

 

 

Appel à « l’insurrection des consciences » (Jean Ziegler)

Appel à « l’insurrection des consciences » (Jean Ziegler)

Le célèbre sociologue suisse appelle à un réveil des consciences face à un capitalisme spéculatif belliciste. (Interview de la tribune)

Quoi  penser du monde contemporain ?

JEAN ZIEGLER - Nous vivons sous un ordre absurde, et même cannibale, du monde. Karl Marx est mort, épuisé, le 14 mars 1883, dans son modeste appartement de Londres. Jusqu’à son dernier souffle, il a cru que le « couple maudit » du maître et de l’esclave allait cornaquer l’humanité pendant de nombreux siècles encore. Or, là, il s’est trompé. Le formidable emballement des révolutions industrielles, technologiques, scientifiques qui se sont succédé à un rythme inédit a potentialisé comme jamais auparavant la productivité, et c’est ainsi que pour la première fois dans l’histoire de l’homme – et cet événement est survenu au début de ce xxi e siècle -, le manque objectif a disparu. Et pourtant l’horreur persiste. En témoigne le scandale le plus insupportable et le plus inacceptable de notre contemporanéité : le massacre quotidien perpétré par la faim. Près d’un milliard d’êtres humains sont en permanence sous-alimentés, et ainsi interdits d’exercer une activité, un travail, une responsabilité familiale. Et ce désastre, cet assassinat au grand jour intervient alors que l’agriculture mondiale est à même de nourrir copieusement l’humanité entière. Le problème aujourd’hui n’est plus la production insuffisante de la nourriture, mais le manque d’accès pour tous. Quelques réformes structurelles suffiraient pour mettre fin au massacre : interdiction de la spéculation boursière sur les aliments de base ; fin du dumping agricole européen sur les marchés africains ; désendettement total des pays les plus pauvres afin qu’ils puissent investir dans leur agriculture, etc.

Votre combat a en partie pour théâtre l’ONU, et notamment le Conseil des droits de l’homme, dont vous êtes vice-président du comité consultatif depuis 2009. Ces dernières décennies, les droits de certains hommes ont progressé, ceux d’une grande partie des hommes ont stagné, voire reculé. Que reste-t-il des Lumières, du Contrat social de Jean-Jacques Rousseau qui incarne le combat pour l’humanisation individuelle et collective de l’humanité ?

Jean Jaurès dit : « La route est bordée de cadavres, mais elle mène à la justice. » Incontestablement, l’humanisation de l’homme progresse. Voilà ce que mon expérience, mes observations indiquent. Mais elles enseignent aussi une autre réalité. En effet, comme l’étayaient les marxistes allemands composant l’École de Francfort dans les années cinquante, la justice fait l’objet d’une double histoire ; la première convoque une justice effectivement vécue, empiriquement vécue, la seconde recourt à l’eschatologie – l’étude de ce que la conscience revendique comme juste. Au premier niveau, celui de la justice effectivement vécue, la situation est terrible. Outre la famine, que faut-il penser de l’humanisation de l’homme lorsqu’un milliard d’êtres humains n’ont pas accès à une eau non toxique ? Lorsque la capacité des conglomérats pharmaceutiques de soigner voire d’éradiquer des maladies s’autolimite pour de basses raisons mercantiles, laissant alors les épidémies ravager les populations les plus vulnérables ? Pour les peuples du tiers-monde, la troisième guerre mondiale a bel et bien commencé. La consolidation du nombre de victimes identifiées par chacune des 23 institutions membres des Nations unies s’est élevée en 2016 à 54 millions de morts. Soit l’équivalent du nombre total des victimes militaires et civiles recensées pendant la Seconde Guerre mondiale. En d’autres termes, l’humanité du tiers-monde perd chaque année dans le silence ce que cette boucherie effroyable a infligé à l’humanité entière pendant six ans.

Pour autant, ce constat, imparable, de régression n’est pas synonyme de capitulation. L’espérance (doit) continue (r) de primer sur l’abdication…

Absolument. Mon espérance est réelle. Elle n’est nullement fondée sur un quelconque idéalisme ou de fallacieux arguments postulatoires, mais au contraire repose sur des éléments de sociologie démontrés. Parmi eux, retenons la formidable progression de ce que Theodor Adorno – philosophe et sociologue allemand [1903-1969] – nomme la « conscience adjugée » : ce que les individus considèrent individuellement « juste » se trouve un jour incarné dans une revendication collective, elle-même pierre angulaire d’un changement du monde. Voilà de quoi espérer. La problématique de la « faim dans le monde » illustre le paradigme. Dorénavant, plus personne, pas même les réactionnaires les plus obtus, n’oserait promouvoir la doctrine malthusienne de la naturalité, c’est-à-dire une gestion inhumaine de l’espérance de vie et des populations. Que la faim constitue une ignominie intolérable est définitivement admis, ancré dans les consciences citoyennes ; qu’elle persiste suscite l’indignation de la société civile, motive la colère d’une multitude de mouvements sociaux. N’est-ce pas là un progrès significatif ? La ligne de flottaison de la civilisation s’élève sans cesse. Reste l’obsession de l’incarnation. Dans quelles conditions une idée devient-elle une force matérielle ?

« Les murs les plus puissants tombent par leurs fissures », soutenez-vous avec Ernesto Che Guevara. L’espérance prend forme dans l’existence de ces fissures, et surtout dans la perspective de nouvelles fissures. Ces dernières, en repérez-vous ?

Absolument partout apparaissent de nouvelles brèches, et effectivement chacune d’elles est une raison supplémentaire d’espérer. Un phénomène planétaire inédit a surgi: la société civile. Des fronts de résistance et d’initiatives alternatives aux systèmes homogènes, aux oligarchies qui orchestrent le capitalisme financier globalisé et meurtrier, s’organisent. Une myriade de mouvements sociaux sont en marche : Greenpeace, Attac, WWF, Colibris (de Pierre Rabhi), Amnesty International, le mouvement des femmes, ou encore le mouvement paysan international Via Campesina, etc. Qu’il s’agisse de son fonctionnement, de sa puissance, de son professionnalisme, cette société civile fait d’impressionnants progrès, et la révolution technologique lui fournit des armes d’une efficacité redoutable. C’est ainsi que cette fraternité de la nuit se constitue en sujet historique autonome.

La société civile voit son rayonnement grandir proportionnellement au déclin des États, qui ne sont plus des moteurs d’espérance. Sa raison d’être ? L’impératif catégorique de Kant : « L’inhumanité infligée à un autre détruit l’humanité en moi. » « Je suis l’autre, l’autre est moi » constitue son fil conducteur, et à ce titre honore la « conscience de l’identité » consubstantielle à l’homme, mais que fragilise l’obscurantisme néolibéral. Cette folle idéologie sacralise le marché, qu’elle substitue à l’homme comme sujet de l’histoire, l’homme n’étant plus qu’un rouage, une variable, un vassal du marché. Les despotes de ce marché possèdent un pouvoir qu’aucun roi, aucun empereur dans toute l’histoire n’a jamais détenu. L’une des plus grandes conquêtes de cette absolue omnipotence est la prétendue impuissance à riposter qu’elle instille dans les consciences des peuples. Et c’est à libérer ces âmes, à les aider à s’affranchir de cette suzeraineté, à leur restituer la « conscience de l’identité » d’où découlera une politique de solidarité, de réciprocité, de complémentarité, que nous devons nous employer. Et à l’accomplissement de ce projet, la société civile contribue de manière capitale.

L’impression que donnent l’auscultation du monde mais aussi les discordes sur la réalité des maux civilisationnels est que nous ne parvenons plus à contester, à combattre ce qui doit l’être – le pronom relatif concentrant l’ensemble des questionnements de justice, d’équité, d’éthique, d’universalité. Au-delà du déficit spirituel et de l’excès mercantiliste, quelles sont les causes de notre égarement ?

La folie néolibérale, les multiples agressions perpétrées par l’oligarchie financière, la théorie justificatrice d’un ordre du monde au nom duquel l’Homme n’est plus sujet de l’histoire mais vassalisé aux ravageuses lois de la marchandisation, font leur oeuvre. Malgré cela, la « conscience de l’identité » connaît des progrès. Et même foudroyants, comme en témoignent la vitalité et la variété de la nouvelle société civile planétaire, la multiplicité des mouvements sociaux et des fronts de résistance, y compris en Occident – du parti espagnol Podemos à la France insoumise de Jean-Luc Mélenchon. La manière dont l’Indien Evo Morales, triomphalement élu depuis 2005 à la présidence de la Bolivie, est parvenu à museler l’action impérialiste, socialement dévastatrice et irresponsable en matière environnementale, de 221 sociétés internationales exploitant gaz, mines et pétrole, est exemplaire ; il a réveillé chez ses concitoyens une identité collective grâce à laquelle l’intérêt général s’est imposé et a brisé l’aliénation.

Ce qu’« est » l’humanité du XXIe siècle met-il particulièrement en péril l’universalité de l’espèce humaine, du respect et de la considération sanctuarisés de l’homme ? Si même les droits de l’homme ne sont plus un bien commun, comment peut-on fonder l’espérance d’un vivre-ensemble et d’une solidarité revitalisés ?

Certaines situations sont, objectivement, intolérables, dans le sens où elles ébranlent toutes nos convictions, même celles que l’on pensait insubmersibles. Les parents, frères, soeurs, époux, conjointes, enfants, amis des victimes des assassins du Bataclan, peut-on s’étonner qu’ils puissent considérer comme des sous-hommes, des barbares, ceux qui ont perpétré l’innommable ? Peut-on contester qu’ils puissent souhaiter pour les tortionnaires survivants une riposte d’égale horreur ? Je le comprends. Je sais, au fond de moi-même, combien l’intangibilité des droits de l’homme fait l’objet de lézardes sous le coup de l’indicible. Pour demeurer solide, pour sortir victorieux des combats intérieurs auxquels cet indicible expose, on peut se remémorer le procès de Nuremberg. Dix-neuf hauts dignitaires du IIIe Reich furent condamnés à mort ou à perpétuité, à l’issue d’une longue, minutieuse et exemplaire procédure. Plus près de nous, en Afrique du Sud, ce que la commission Réconciliation et Vérité réussit à cautériser dans les corps et les âmes des victimes de l’apartheid fut, là encore, remarquable. Dans les deux cas, le droit a triomphé, conférant aux verdicts une légitimité universelle.

Les Occidentaux étant privés d’exercer la violence par les armes, ont-ils trouvé dans le capitalisme spéculatif et, au-delà, dans l’inflammation consumériste, compétitrice, marchande, un moyen d’exercer « autrement » leur pulsion belliqueuse ?

L’étude lexicale des discours des capitalistes est révélatrice de dérives pathologiques. « Combat », « guerre », « conquête », « victoire », « domination », « suprématie »… voilà ce qui compose leur vocabulaire, et même la Silicon Valley si souvent plébiscitée pour son supposé progressisme culturel et managérial en est le théâtre. L’« iconique » Steve Jobs n’exhortait-il pas ses salariés à se transformer en « soldats du Bien » mobilisés dans une « guerre économique mondiale » inédite ? Ces éléments de langage et de communication bellicistes convoquent les pires instincts de la nature humaine, qu’ils détournent et manipulent pour combattre, asservir, détruire. Tout concurrent est un adversaire, tout compétiteur est un rival et un obstacle qu’il faut « neutraliser. » Et « l’efficacité » du système capitaliste résulte en grande partie de cette machination rhétorique et comportementale.

« Plus l’horreur, la négation et le mépris de l’autre dominent à travers le monde, plus l’espérance, mystérieusement, grandit. » Vous le percevez, le ressentez, l’affirmez : l’insurrection collective des consciences, germe d’une révolution civilisationnelle inéluctable, semble donc bel et bien proche…

« Le révolutionnaire doit être capable d’entendre pousser l’herbe » ; « la révolution avance sur les pas d’une colombe » : ces pensées, confiées respectivement par Marx et Nietzsche – deux des plus fins observateurs du processus révolutionnaire -, invitent leurs disciples d’aujourd’hui à faire preuve d’une extraordinaire attention à chaque bruissement, à chaque opportunité de composer un peu mieux, un peu plus cette insurrection collective. Oui, « je suis l’autre, et l’autre est moi » : la conscience de cette réciprocité, elle-même constitutive de la conscience de l’identité, concentre une naturelle et formidable condamnation de tout ce que le capitalisme et le néolibéralisme charrient de maux humains : la loi du plus fort, celle de la concurrence sauvage, celle de la hiérarchie des succès, celle du classement humain selon les biens acquis, celle de l’exploitation incontrôlée des ressources naturelles, celle du massacre des espèces animales et végétales… In fine, cette conscience de la réciprocité est ce qui doit paver la marche en avant vers ladite insurrection, car de cette dernière dépendent d’abord l’émancipation, l’autonomisation, la libération de chaque conscience, puis le déploiement d’une solidarité et d’une complémentarité universelles – et non d’une égalité des hommes : celle-ci n’a d’existence que sur le fronton des établissements de la République, et pour cause, elle n’est pas compatible avec la conception singulière, une et indivisible, de chacun des 85 milliards d’êtres humains qui ont peuplé la terre depuis 2,8 millions d’années -, enfin la conscientisation d’une oeuvre collective respectueuse de l’Homme et de son environnement. « De chacun selon ses capacités, pour chacun selon ses besoins » : cette exhortation de Marx illustre parfaitement le combat politique, social, environnemental qu’il faut mener. Georges Bernanos [1888-1948] a écrit : « Dieu n’a pas d’autres mains que les nôtres ». Ou bien c’est nous qui abattrons l’ordre cannibale du monde, ou c’est personne.

 

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