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Scandale privatisation: la FDJ appartient aux parieurs pas aux actionnaires

Scandale  privatisation: la FDJ appartient aux parieurs pas aux actionnaires

 

La privatisation de la FDJ est  d’autant plus scandaleuse que cette société appartient en fait aux parieurs. En effet l’État veut tirer 2 milliards de la vente de la FDJ alors que les parieurs versent  chaque année 3,5 milliards d’impôts. Il y a longtemps que la FDJ appartient aux parieurs même si l’Etat assume la tutelle capitalistique. Le retour financier des dividendes, à savoir 100 millions par an constitue une goutte d’eau par rapport à cet impôt volontaire. Un impôt dont le montant pourrait s’affaiblir pour le cas vraisemblable où la FDJ  se transformerait en société internationale avec par exemple son siège social aux Pays-Bas. Cette privatisation n’a aucun sens.

La privatisation de la FDJ  constitue à la fois scandale et une erreur de gestion grave. En doit rapporter 2  milliards qui seront placés l’essentiel en obligations qui ne rapportent rien et dont les intérêts doivent financer un fonds destiné à l’innovation. Pourquoi mettre le fruit de la privatisation dans des placements qui ne rapportent rien alors que l’État est actuellement assuré d’un retour financier régulier de 100 millions par an. On aurait pu tout aussi bien se servir directement de ses 100 millions pour financer l’innovation. Seconde remarque,  l’enjeu autour de la Française des jeux n’est pas tellement la rente de 100 millions mais les impôts annuels de l’État de 3,5 milliards qui viennent boucher chez les trous budget. Or il se pourrait que dans les années à venir cette manne soit remise en cause du fait de la privatisation. En effet , la privatisation va permettre à la FDJ de se développer encore à l’international voir même de se regrouper avec d’autres sociétés dont le siège ne sera pas nécessairement en France. Par ailleurs des sociétés internationales ne vont pas se gêner pour concurrencer davantage la  FDJ. Voir à cet égard la montée en puissance des sociétés internationales de paris sportifs. C’est privatisation a surtout un caractère symbolique pour la droite que représente Macron. Le symbole du recentrage de l’État. Mais l’État serait mieux de s’occuper de secteurs en difficulté dans lesquels il a des participations et ou qui constituent des enjeux stratégiques. Le travail ne manque pas : EDF, SNCF, secteur automobile, technologies de communication, intelligence artificielle etc. Pourquoi privatiser une entreprise qui se porte particulièrement bien et qui rapporte énormément à l’Etat ? À moins qu’on se serve du produit de la nationalisation pour éviter que l’endettement de la France n’atteigne ou ne dépasse le fatidique chiffre de 100 % du PIB ! Aujourd’hui ce déficit tourne autour de 98,9 % ! En conclusion, une nationalisation idiote et un gâchis financier.

 Si elle réussit, la cotation de la FDJ pourrait également ouvrir la voie à d’autres privatisations, dont celle d’ADP(ex-Aéroports de Paris) également approuvée dans le cadre de la loi Pacte mais pour l’instant gelée dans l’attente des résultats d’un référendum d’initiative partagée. Peut-être, comme à les report de Toulouse pour permettre capitaux chinois de se gaver des résultats financiers entièrement redistribués aux actionnaires.

 

CAC 40 : la moitié appartient aux étrangers, pourquoi ?

CAC 40 : la moitié appartient aux étrangers, pourquoi ?  

Signe de l’internationalisation de capitaux les entreprises françaises sont détenue à près de 50% par des étrangers mais peut-on vraiment parler d’entreprisses françaises quand 70% de leurs chiffres d’affaires est réalisée à l’extérieur de la France. Il suffit par ailleurs de délocaliser le siège social d’une entreprise pour qu’elle soit plus française, ce qui sera sans doute le cas si la pression fiscale sur les entreprises ne s’allège pas ; Un autre facteur explicatif :  les petits épargnants français se méfient de la bourse depuis la crise. Ils ont sans doute raison car ce sont les grand institutionnels qui font la cote dans le « casino » boursier et en dessous de 1.5 million  d’investissement difficile de disposer d’un suivi pointu et quotidien du portefeuille.  investisseurs. Les « non résidents » détenaient, fin 2013, 499,2 milliards d’euros d’actions des entreprises françaises du CAC 40, soit 46,7 % de leur capitalisation boursière totale, selon la Banque de France. Un sommet inconnu depuis 2004. L’appétit des investisseurs internationaux pour la fine fleur des entreprises françaises n’a pratiquement jamais été aussi fort. Fin 2013, les «non résidents» détenaient, 46,7 % de la capitalisation boursière du CAC 40, selon la Banque de France. Une telle proportion n’avait été atteinte qu’une seule fois auparavant, en 2004. La part des investisseurs étrangers dans le CAC 40 correspond à une valeur d’environ environ 499 milliards d’euros sur les 1070 milliards d’euros de capitalisation des 36 sociétés du CAC 40 retenues par l’étude (1). Sur un an, la montée en puissance des investisseurs internationaux au sein du CAC 40 est modeste: elle est passée de 46,3 % à 46,7 % entre 2012 et 2013. Mais il s’agit d’une tendance de fond, qui témoigne de l’internationalisation grandissante de ces entreprises, qui réalisent désormais environ 70 % de leur chiffre d’affaires en dehors de nos frontières. En cinq ans la part des étranger au sein du CAC 40 a ainsi bondi de près de 5 points «Les replis observés lors de la crise financière de 2007 et dans une moindre mesure lors de celle de la dette souveraine de 2010 ont ainsi été effacés», explique l’auteur de l’étude. En un an le nombre de sociétés du CAC 40 détenues à plus de 50 % par des capitaux étrangers est passé de 16 à 19. Ces investisseurs, essentiellement des fonds, ont acheté pour plus de 15 milliards d’euros d’actions du CAC 40 – alors que les français ont été vendeurs nets pour plus de 10 milliards d’euros. Dans le détail, «la santé est le secteur le plus investi par les étrangers, avec un taux de détention qui a atteint l’an passé 57 %, en hausse 2,6 points de pourcentage par rapport à l’année précédente» constate la Banque de France. Le secteur pétrole, gaz et matériaux est le seul autre secteur à être détenu majoritairement par des investisseurs internationaux. À l’opposé, le secteur des services aux collectivités, plus franco-français et soumis à d’importantes contraintes réglementaires, n’a attiré l’an passé que 21,8 % de capitaux étrangers, soit un recul de 3,4 points sur un an. La plus forte progression de 2013 a concerné le secteur des télécoms, dont le taux de détention par des non-résidents a bondi de 5,5 points, à 47,5 %. Ces investisseurs étrangers qui plébiscitent les sociétés françaises sont avant tout européens (à 18,8 %), mais aussi américains (15,9 %) et britanniques (3,4 %), selon une étude du FMI, citée par la Banque de France.

(1) Les société Arcelor Mittal, Airbus, Gemalto et Solvay, dont le siège social n’est pas situé en France, ne sont pas retenues dans l’étude.




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