Archive pour le Tag 'antisémitisme'

Rapports ambiguës entre féministes de gauche et antisémitisme

Rapports ambiguës entre féministes de gauche et antisémitisme

Collectif

Se sentant isolées, voire stigmatisées depuis les massacres du 7 octobre, la journaliste Noémie Toledano et l’autrice Lisa Serero, rejointes par l’actrice Agnès Jaoui, lancent, dans une tribune au « Monde », un cri de ralliement contre l’antisémitisme et toutes les discriminations. Si nous prenons aujourd’hui la parole, ce n’est pas pour critiquer gratuitement les féministes de gauche, dont nous faisons fièrement partie. Mais parce que depuis le massacre du 7 octobre 2023, les femmes françaises juives ne se sentent pas assez soutenues par notre camp. Le 7 octobre a accentué un sentiment déjà latent en France, celui de la solitude quand on est juive. Des féministes progressistes et des organisations ont bien pris la parole pour dénoncer les faits, puis la flambée de haine qui a suivi en France, mais ces voix ont été noyées par un discours médiatique et politique réactionnaire.

Lire notre décryptage : Article réservé à nos abonnés Chez les juifs français, la peur et le sentiment d’un grand isolement : « Il n’y a pas beaucoup de monde pour nous soutenir »

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Nous remercions celles qui ont dit leur soutien aux Israéliennes dès que les crimes sexuels du Hamas ont été évoqués : les militantes de la Fondation des femmes, la juriste Céline Bardet, fondatrice de l’ONG We are not Weapons of War, actuellement en train de documenter ces crimes pour une prise en compte juridique internationale, la députée écologiste Sandrine Rousseau et toutes les autres, tout comme nous remercions les féministes qui manifestent leur soutien aux femmes palestiniennes, victimes de la guerre et de la déshumanisation.

Contre la binarité dans laquelle nous sommes enfermées, nous encourageons chacun à penser les événements dans leur complexité. On peut être en empathie avec les victimes du 7 octobre et avec les victimes palestiniennes de la guerre, dont un nombre effarant de femmes et d’enfants. On peut se battre pour le droit des Palestiniens à un Etat sans vouloir la destruction d’Israël. On peut condamner la politique coloniale du gouvernement israélien et les actes terroristes du Hamas.

Quoi qu’en disent actuellement la droite, l’extrême droite et ces féministes dont l’universalisme est à géométrie variable, ces voix existent. Elles doivent devenir plus nombreuses. Par ailleurs, nous entendons des féministes juives progressistes dire qu’elles ne se sentent pas assez soutenues par notre mouvement, un sentiment accru depuis le 7 octobre. Certaines témoignent même de propos et d’actes antisémites dans nos espaces. C’est intolérable.

Nous nous félicitons que le féminisme se soit emparé des enjeux décoloniaux et tente de défendre toujours plus de femmes, en France et dans le monde. Pour autant, on ne peut accepter que la guerre entre Israël et le Hamas, venue exacerber l’antisémitisme, exclue les femmes françaises juives de nos combats .

Violences et Société: Un nouvel antisémitisme ?

Violences et Société: Un nouvel antisémitisme ?

Depuis les attaques du Hamas sur des civils israéliens le 7 octobre et les représailles massives d’Israël à Gaza, des événements graves et une hausse de l’antisémitisme en France ont conduit à des prises de position politique ou médiatique, tandis que de nombreux débats émaillent les discussions pour savoir ce qui est antisémite ou non. Parmi les artistes engagés sur ce sujet, l’illustrateur Joann Sfar a publié une série de posts Instagram afin d’exprimer son ressenti. La chercheuse Solveig Hennebert s’est appuyée sur certains de ses dessins afin d’expliciter un certain nombre d’éléments constitutifs de l’antisémitisme. Si certains faits ont surgi en lien avec le contexte, ils doivent aussi être analysés dans l’histoire longue de l’antisémitisme, sans prétention à l’exhaustivité.

Par Solveig Hennebert
Doctorante, Université Lumière Lyon 2 dans The Conversation

Les dernières semaines ont vu une hausse des actes antisémites en France : 1 518 ont été recensés entre le 7 octobre et le 15 novembre. Depuis le début des années 2000, les chiffres oscillent entre 400 et 1 000 par an habituellement, mais il est courant d’observer des pics de propos ou violence antisémites selon les actualités nationales ou internationales. Face à ces actes antisémites, les personnes juives ou – assimilées – ont souvent exprimé un sentiment d’abandon lors de cérémonies commémoratives ou encore dans les entretiens que j’ai réalisés au cours de mon enquête de terrain de thèse.

J’utilise à dessein la formulation « personnes juives ou assimilées » que j’ai forgée dans le cadre de mes recherches. Cela permet d’inclure les personnes qui se définissent comme juives par religion, par culture, par rapport à leur histoire familiale ; tout autant que celles qui ne se considèrent pas comme juives, mais subissent l’antisémitisme malgré tout, du fait de représentations discriminantes liées au nom de famille, à l’apparence physique, etc.

L’antisémitisme renvoie à la haine contre les personnes juives envisagées comme appartenant à une « race ». Cette conceptualisation remonte entre autres au XVe siècle avec les premiers statuts de pureté de sang dans la péninsule ibérique. Avant (sans que cela ait totalement disparu), les persécutions étaient plutôt liées à de la l’antijudaïsme, c’est-à-dire que les personnes étaient visées en tant que membres d’une religion et non d’une supposée race.

Le recensement des crimes et délits est source de nombreuses interrogations méthodologiques, mais les chiffres restent malgré tout des indicateurs à prendre en compte. Les données sont collectées de la même manière à toutes les périodes, et indiquent donc quoi qu’il en soit une hausse drastique.

Des événements nationaux ou internationaux sont parfois identifiés comme le déclencheur d’une « nouvelle » vague d’attaques antisémites, et souvent associés au conflit israélo-palestinien. Cependant, des recherches scientifiques ont montré que les perceptions antisémites sont également en hausse lors d’événements centrés sur la France, comme ce fut le cas en 1999, au moment des débats sur l’indemnisation des spoliations subies par les Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale.

Il convient de garder en tête que si analytiquement le contexte peut avoir du sens, il faut prendre en compte ce qu’il y a de structurel dans l’antisémitisme tel qu’il s’exprime en France.

La présence du Rassemblement national et plus largement de l’extrême droite au rassemblement contre l’antisémitisme du 12 novembre a causé de nombreux débats, certains allant même jusqu’à parler de « recomposition du champ politique ». À l’inverse, des organisations se sont mobilisées pour rappeler les liens du RN avec les idéologies antisémites.

L’antisémitisme tel qu’il s’est exprimé ces dernières semaines s’inscrit dans une histoire longue avec des références au nazisme, un ancrage à l’extrême droite, et repose sur des mythes et des préjugés séculaires. En effet, de nombreux préjugés antisémites sont hérités de la l’antijudaïsme chrétien :

« les Juifs ont de l’argent »

« les Juifs contrôlent le monde »

« les Juifs contrôlent les médias »

« les Juifs sont des tueurs d’enfants »…

L’ensemble de ces mythes qui sont formulés ainsi ou réappropriés selon des tournures différentes sont à comprendre dans une généalogie historique.

Un nouvel antisémitisme ?

Ces dernières années nous assistons à des discours sur ce qui est présenté comme « un nouvel antisémitisme ». Celui-ci serait le fait des populations musulmanes – ou assimilées – et aurait des spécificités liées à l’islam.

Cependant, des enquêtes scientifiques montrent que ce sont toujours en partie les mêmes mythes issus de l’Europe chrétienne qui sont mobilisés dans les discours antisémites.

Les stéréotypes principaux sont ceux qui renvoient à l’argent et au pouvoir notamment. Par ailleurs, le rejet des Juifs va souvent de pair avec des visions négatives d’autres minorités.

Ainsi l’expression « nouvel antisémitisme », ne semble pas appropriée puisque ce sont les mêmes préjugés qui reviennent. Même si des évolutions sont perceptibles, il est nécessaire encore une fois de penser les préjugés dans une histoire longue.

La question du silence de certains vis-à-vis des événements n’a pas manqué de soulever aussi celle de l’antisémitisme à gauche. Le sujet ne cesse d’être discuté depuis le 7 octobre, même si ce débat est présent depuis de nombreuses années. Les différentes personnalités politiques de gauche accusées se défendent de tous préjugés à l’encontre des Juifs. Un argument souvent mobilisé est de renvoyer à la tradition antisémite de l’extrême droite. S’il est vrai que les électeurs du Rassemblement national ont des préjugés antisémites particulièrement élévés, ceux des électeurs de La France Insoumise sont également supérieurs à la moyenne, rapporte Nonna Mayer dans Le Monde. Ce sont par ailleurs notamment les mythes séculaires du rapport des Juifs à l’argent et au pouvoir qui persistent, y compris à l’extrême gauche…

Société: Un nouvel antisémitisme ?

Société: Un nouvel antisémitisme ?

Depuis les attaques du Hamas sur des civils israéliens le 7 octobre et les représailles massives d’Israël à Gaza, des événements graves et une hausse de l’antisémitisme en France ont conduit à des prises de position politique ou médiatique, tandis que de nombreux débats émaillent les discussions pour savoir ce qui est antisémite ou non. Parmi les artistes engagés sur ce sujet, l’illustrateur Joann Sfar a publié une série de posts Instagram afin d’exprimer son ressenti. La chercheuse Solveig Hennebert s’est appuyée sur certains de ses dessins afin d’expliciter un certain nombre d’éléments constitutifs de l’antisémitisme. Si certains faits ont surgi en lien avec le contexte, ils doivent aussi être analysés dans l’histoire longue de l’antisémitisme, sans prétention à l’exhaustivité.

Par Solveig Hennebert
Doctorante, Université Lumière Lyon 2 dans The Conversation

Les dernières semaines ont vu une hausse des actes antisémites en France : 1 518 ont été recensés entre le 7 octobre et le 15 novembre. Depuis le début des années 2000, les chiffres oscillent entre 400 et 1 000 par an habituellement, mais il est courant d’observer des pics de propos ou violence antisémites selon les actualités nationales ou internationales. Face à ces actes antisémites, les personnes juives ou – assimilées – ont souvent exprimé un sentiment d’abandon lors de cérémonies commémoratives ou encore dans les entretiens que j’ai réalisés au cours de mon enquête de terrain de thèse.

J’utilise à dessein la formulation « personnes juives ou assimilées » que j’ai forgée dans le cadre de mes recherches. Cela permet d’inclure les personnes qui se définissent comme juives par religion, par culture, par rapport à leur histoire familiale ; tout autant que celles qui ne se considèrent pas comme juives, mais subissent l’antisémitisme malgré tout, du fait de représentations discriminantes liées au nom de famille, à l’apparence physique, etc.

L’antisémitisme renvoie à la haine contre les personnes juives envisagées comme appartenant à une « race ». Cette conceptualisation remonte entre autres au XVe siècle avec les premiers statuts de pureté de sang dans la péninsule ibérique. Avant (sans que cela ait totalement disparu), les persécutions étaient plutôt liées à de la l’antijudaïsme, c’est-à-dire que les personnes étaient visées en tant que membres d’une religion et non d’une supposée race.

Le recensement des crimes et délits est source de nombreuses interrogations méthodologiques, mais les chiffres restent malgré tout des indicateurs à prendre en compte. Les données sont collectées de la même manière à toutes les périodes, et indiquent donc quoi qu’il en soit une hausse drastique.

Des événements nationaux ou internationaux sont parfois identifiés comme le déclencheur d’une « nouvelle » vague d’attaques antisémites, et souvent associés au conflit israélo-palestinien. Cependant, des recherches scientifiques ont montré que les perceptions antisémites sont également en hausse lors d’événements centrés sur la France, comme ce fut le cas en 1999, au moment des débats sur l’indemnisation des spoliations subies par les Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale.

Il convient de garder en tête que si analytiquement le contexte peut avoir du sens, il faut prendre en compte ce qu’il y a de structurel dans l’antisémitisme tel qu’il s’exprime en France.

La présence du Rassemblement national et plus largement de l’extrême droite au rassemblement contre l’antisémitisme du 12 novembre a causé de nombreux débats, certains allant même jusqu’à parler de « recomposition du champ politique ». À l’inverse, des organisations se sont mobilisées pour rappeler les liens du RN avec les idéologies antisémites.

L’antisémitisme tel qu’il s’est exprimé ces dernières semaines s’inscrit dans une histoire longue avec des références au nazisme, un ancrage à l’extrême droite, et repose sur des mythes et des préjugés séculaires. En effet, de nombreux préjugés antisémites sont hérités de la l’antijudaïsme chrétien :

« les Juifs ont de l’argent »

« les Juifs contrôlent le monde »

« les Juifs contrôlent les médias »

« les Juifs sont des tueurs d’enfants »…

L’ensemble de ces mythes qui sont formulés ainsi ou réappropriés selon des tournures différentes sont à comprendre dans une généalogie historique.

Un nouvel antisémitisme ?

Ces dernières années nous assistons à des discours sur ce qui est présenté comme « un nouvel antisémitisme ». Celui-ci serait le fait des populations musulmanes – ou assimilées – et aurait des spécificités liées à l’islam.

Cependant, des enquêtes scientifiques montrent que ce sont toujours en partie les mêmes mythes issus de l’Europe chrétienne qui sont mobilisés dans les discours antisémites.

Les stéréotypes principaux sont ceux qui renvoient à l’argent et au pouvoir notamment. Par ailleurs, le rejet des Juifs va souvent de pair avec des visions négatives d’autres minorités.

Ainsi l’expression « nouvel antisémitisme », ne semble pas appropriée puisque ce sont les mêmes préjugés qui reviennent. Même si des évolutions sont perceptibles, il est nécessaire encore une fois de penser les préjugés dans une histoire longue.

La question du silence de certains vis-à-vis des événements n’a pas manqué de soulever aussi celle de l’antisémitisme à gauche. Le sujet ne cesse d’être discuté depuis le 7 octobre, même si ce débat est présent depuis de nombreuses années. Les différentes personnalités politiques de gauche accusées se défendent de tous préjugés à l’encontre des Juifs. Un argument souvent mobilisé est de renvoyer à la tradition antisémite de l’extrême droite. S’il est vrai que les électeurs du Rassemblement national ont des préjugés antisémites particulièrement élévés, ceux des électeurs de La France Insoumise sont également supérieurs à la moyenne, rapporte Nonna Mayer dans Le Monde. Ce sont par ailleurs notamment les mythes séculaires du rapport des Juifs à l’argent et au pouvoir qui persistent, y compris à l’extrême gauche…

Un nouvel antisémitisme ?

Un nouvel antisémitisme ?

Depuis les attaques du Hamas sur des civils israéliens le 7 octobre et les représailles massives d’Israël à Gaza, des événements graves et une hausse de l’antisémitisme en France ont conduit à des prises de position politique ou médiatique, tandis que de nombreux débats émaillent les discussions pour savoir ce qui est antisémite ou non. Parmi les artistes engagés sur ce sujet, l’illustrateur Joann Sfar a publié une série de posts Instagram afin d’exprimer son ressenti. La chercheuse Solveig Hennebert s’est appuyée sur certains de ses dessins afin d’expliciter un certain nombre d’éléments constitutifs de l’antisémitisme. Si certains faits ont surgi en lien avec le contexte, ils doivent aussi être analysés dans l’histoire longue de l’antisémitisme, sans prétention à l’exhaustivité.

Par Solveig Hennebert
Doctorante, Université Lumière Lyon 2 dans The Conversation

Les dernières semaines ont vu une hausse des actes antisémites en France : 1 518 ont été recensés entre le 7 octobre et le 15 novembre. Depuis le début des années 2000, les chiffres oscillent entre 400 et 1 000 par an habituellement, mais il est courant d’observer des pics de propos ou violence antisémites selon les actualités nationales ou internationales. Face à ces actes antisémites, les personnes juives ou – assimilées – ont souvent exprimé un sentiment d’abandon lors de cérémonies commémoratives ou encore dans les entretiens que j’ai réalisés au cours de mon enquête de terrain de thèse.

J’utilise à dessein la formulation « personnes juives ou assimilées » que j’ai forgée dans le cadre de mes recherches. Cela permet d’inclure les personnes qui se définissent comme juives par religion, par culture, par rapport à leur histoire familiale ; tout autant que celles qui ne se considèrent pas comme juives, mais subissent l’antisémitisme malgré tout, du fait de représentations discriminantes liées au nom de famille, à l’apparence physique, etc.

L’antisémitisme renvoie à la haine contre les personnes juives envisagées comme appartenant à une « race ». Cette conceptualisation remonte entre autres au XVe siècle avec les premiers statuts de pureté de sang dans la péninsule ibérique. Avant (sans que cela ait totalement disparu), les persécutions étaient plutôt liées à de la l’antijudaïsme, c’est-à-dire que les personnes étaient visées en tant que membres d’une religion et non d’une supposée race.

Le recensement des crimes et délits est source de nombreuses interrogations méthodologiques, mais les chiffres restent malgré tout des indicateurs à prendre en compte. Les données sont collectées de la même manière à toutes les périodes, et indiquent donc quoi qu’il en soit une hausse drastique.

Des événements nationaux ou internationaux sont parfois identifiés comme le déclencheur d’une « nouvelle » vague d’attaques antisémites, et souvent associés au conflit israélo-palestinien. Cependant, des recherches scientifiques ont montré que les perceptions antisémites sont également en hausse lors d’événements centrés sur la France, comme ce fut le cas en 1999, au moment des débats sur l’indemnisation des spoliations subies par les Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale.

Il convient de garder en tête que si analytiquement le contexte peut avoir du sens, il faut prendre en compte ce qu’il y a de structurel dans l’antisémitisme tel qu’il s’exprime en France.

La présence du Rassemblement national et plus largement de l’extrême droite au rassemblement contre l’antisémitisme du 12 novembre a causé de nombreux débats, certains allant même jusqu’à parler de « recomposition du champ politique ». À l’inverse, des organisations se sont mobilisées pour rappeler les liens du RN avec les idéologies antisémites.

L’antisémitisme tel qu’il s’est exprimé ces dernières semaines s’inscrit dans une histoire longue avec des références au nazisme, un ancrage à l’extrême droite, et repose sur des mythes et des préjugés séculaires. En effet, de nombreux préjugés antisémites sont hérités de la l’antijudaïsme chrétien :

« les Juifs ont de l’argent »

« les Juifs contrôlent le monde »

« les Juifs contrôlent les médias »

« les Juifs sont des tueurs d’enfants »…

L’ensemble de ces mythes qui sont formulés ainsi ou réappropriés selon des tournures différentes sont à comprendre dans une généalogie historique.

Un nouvel antisémitisme ?

Ces dernières années nous assistons à des discours sur ce qui est présenté comme « un nouvel antisémitisme ». Celui-ci serait le fait des populations musulmanes – ou assimilées – et aurait des spécificités liées à l’islam.

Cependant, des enquêtes scientifiques montrent que ce sont toujours en partie les mêmes mythes issus de l’Europe chrétienne qui sont mobilisés dans les discours antisémites.

Les stéréotypes principaux sont ceux qui renvoient à l’argent et au pouvoir notamment. Par ailleurs, le rejet des Juifs va souvent de pair avec des visions négatives d’autres minorités.

Ainsi l’expression « nouvel antisémitisme », ne semble pas appropriée puisque ce sont les mêmes préjugés qui reviennent. Même si des évolutions sont perceptibles, il est nécessaire encore une fois de penser les préjugés dans une histoire longue.

La question du silence de certains vis-à-vis des événements n’a pas manqué de soulever aussi celle de l’antisémitisme à gauche. Le sujet ne cesse d’être discuté depuis le 7 octobre, même si ce débat est présent depuis de nombreuses années. Les différentes personnalités politiques de gauche accusées se défendent de tous préjugés à l’encontre des Juifs. Un argument souvent mobilisé est de renvoyer à la tradition antisémite de l’extrême droite. S’il est vrai que les électeurs du Rassemblement national ont des préjugés antisémites particulièrement élévés, ceux des électeurs de La France Insoumise sont également supérieurs à la moyenne, rapporte Nonna Mayer dans Le Monde. Ce sont par ailleurs notamment les mythes séculaires du rapport des Juifs à l’argent et au pouvoir qui persistent, y compris à l’extrême gauche…

Antisémitisme : Macron critiqué par Valls pour ses absences et ses contradictions

Antisémitisme : Macron critiqué par Valls pour ses absences et ses contradictions


D’une certaine manière Valls a voulu se faire le porte-parole de l’opinion à propos du mécontentement concernant les hésitations et contradictions du président à propos du conflit Israël au palestinien. Notons effectivement qu’au départ Macon a clairement affiché sa totale solidarité avec Israël proposant même une alliance internationale contre le amasse. Une proposition qui a fait chou blanc ! Ensuite Macon a réclamé une pause pour des motifs sanitaires. Mais ensuite il a ensuite adhéré au principe d’un cessez-le-feu finalement total contradiction avec sa première posture. Surtout son interview à la BBC en Angleterre a beaucoup choqué.

L’ancien premier ministre trouve le président «un peu à côté de la plaque» dans son approche du conflit au Proche-Orient. Il lui reproche aussi son absence à la grande marche contre l’antisémitisme.

L’actualité internationale lui a permis de retrouver une place dans le débat public. Offensif dans son soutien à Israël depuis les attaques terroristes du Hamas le 7 octobre, et mobilisé contre l’explosion des actes antisémites en France, Manuel Valls a eu l’occasion d’aborder ces sujets entre les murs de l’Élysée. Selon nos informations, l’ancien premier ministre a été reçu mercredi par Frédéric Michel, patron de la communication et conseiller en stratégie d’Emmanuel Macron, qu’il connaît de longue date. L’occasion pour lui de faire passer quelques messages sur ses thèmes de prédilection, et de partager son jugement sur l’action du chef de l’État.

Reçu à l’Élysée, valse a très nettement critiqué le président sur ce dossier.
«Je lui ai évidemment dit ce que je pensais des propos tenus par le président sur la BBC (où il a appelé à un «cessez-le-feu» et «exhorté» Israël à stopper ses bombardements tuant «des bébés, des femmes et des personnes âgées», NDLR), ce que je pensais de ses zigzags en matière de diplomatie , et ce que je pensais de l’argument qu’il a invoqué…

Démocratie–Antisémitisme : pour un référendum sur la laïcité

Démocratie–Antisémitisme : pour un référendum sur la laïcité

Après le succès de la marche contre l’antisémitisme de nombreuses autres étapes sont à franchir pour réinstaller partout les valeurs républicaines et lutter contre le racisme.

L’union autour de la valeur de la laïcité pourrait être l’occasion de rappeler que le pays n’est nullement une nation multiculturelle et qu’elle peut s’honorer d’être une nation qui s’appuie sur des valeurs communes républicaines et sociétales.

Depuis déjà un moment le pouvoir en place cherche de nouveaux thèmes pouvant faire l’objet de référendum. Il y a avec la laïcité le thème fédérateur qui permettrait de recadrer les principes fondamentaux de la nation française qui dépasse tous les clivages raciaux, sociétaux ou religieux.

Ce référendum pourrait d’abord rappeler ses grands principes ensuite fixer des objectifs pour favoriser l’appropriation des valeurs françaises à l’école notamment mais pas seulement d’une façon générale dans toute la société.

Ce référendum aurait l’avantage de remettre à jour les concepts français de laïcité et de démocratie que certains ignorent par méconnaissance ou par volonté.

En tout état de cause, la marche contre l’antisémitisme de dimanche ne peut constituer qu’une étape. Elle doit être suivie d’autres pour réinstaller les valeurs fondamentales qui font de la société française une sorte d’exception.

Antisémitisme et guerre : Manif de la gauche républicaine samedi

Antisémitisme et guerre : Manif de la gauche républicaine samedi

Cette fois le divorce semble bien consommé entre le parti de Mélenchon et les autres forces de la gauche. On se souvient que la semaine dernière le parti des « insoumis » avait appelé à une manifestation en soutien des palestiniens. Une manifestation finalement assez peu suivie surtout par rapport à l’énorme manifestation du lendemain contre l’antisémitisme. Cette fois c’est le PS, le parti communiste français et les écolos d’Europe écologie les Verts qui appellent à manifester pour un cessez-le-feu et la libération des otages

Dans un communiqué commun, les partis appellent à « l’unité de la Nation » et soulignent que « l’antisémitisme et le racisme sont des crimes contre la République toute entière ».

Le Parti socialiste, le Parti communiste français et Europe Ecologie Les Verts ont appelé, jeudi 16 novembre, dans un communiqué commun, à manifester samedi pour un « cessez-le-feu immédiat à Gaza » et « la libération de tous les otages ».

La France insoumise, qui n’en est pas signataire, a de son côté appelé sur X à cette manifestation organisée à l’appel de plusieurs syndicats (CGT, FSU, Solidaires). « J’apprécie que tout le monde se rallie à ces manifestations dans lesquelles La France insoumise est investie depuis le début », a réagi le coordinateur de LFI Manuel Bompard, tout en précisant que les signataires de l’appel ne leur avaient « pas proposé » d’y participer.

Dans ce communiqué, également signé par Place Publique et plusieurs petits partis de gauche, PS, PCF et EELV appellent à « l’unité de la Nation », et soulignent que « l’antisémitisme et le racisme sont des crimes contre la République toute entière ».

Ils ajoutent que « le Hamas n’est en rien un mouvement de libération mais une organisation terroriste », et que « la riposte décidée par le gouvernement d’extrême droite de Nethanyahu, qui frappe indistinctement la population civile à Gaza, est devenue une punition collective ». Les signataires réclament également « la levée du blocus de Gaza », « la fin des violations des droits humains et de la colonisation en Cisjordanie », et « la relance du processus de paix pour la reconnaissance de l’État de Palestine aux côtés de l’État d’Israël ».

Ce communiqué commun, auquel n’est pas associée LFI, souligne une fois de plus les dissensions entre le parti de Jean-Luc Mélenchon, et ses partenaires de la Nupes, en état de mort clinique depuis plusieurs semaines.

Antisémitisme : 70 % des Français condamnent l’absence de Mélenchon à la marche

Antisémitisme : 70 % des Français condamnent l’absence de Mélenchon à la marche

70 % des Français condamnent l’absence de Mélenchon à la marge de dimanche contre l’antisémitisme. Par ailleurs selon un nouveau sondage « L’Opinion en direct », piloté par l’institut Elabe pour BFMTV, 60% des Français estiment que Marine Le Pen et le Rassemblement national avaient leur place dans la marche contre l’antisémitisme du dimanche 12 novembre.

70% jugent que LFI aurait dû participer au cortège parisien. La France insoumise avait de son côté annoncé qu’elle ne s’y rendrait pas dans un communiqué dénonçant la présence annoncée du RN. « Lutter contre l’antisémitisme et contre toutes les formes de racisme est impraticable aux côtés d’un parti qui trouve ses origines dans l’histoire de la collaboration avec le nazisme », a affirmé LFI.

Finalement, certains députés insoumis comme François Ruffin, Clémentine Autain, Raquel Garrido et Alexis Corbière ont participé à la marche de Strasbourg, organisée par la Licra (Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme) locale. François Ruffin a expliqué que « les forces d’extrême droite n’y étaient pas les bienvenues, donc ça nous a paru être le meilleur endroit pour manifester ».

Cet avis est même partagé par 59% des électeurs de Jean-Luc Mélenchon au premier tour de l’élection présidentielle de 2022. 50% des personnes interrogées par l’institut Elabe jugent aussi que Jean-Luc Mélenchon et LFI ont une position ambiguë contre l’antisémitisme – 36% n’ont pas d’avis et 14% jugent que leur position est claire.

Selon ce sondage « L’Opinion en direct », 81% des Français se disent inquiets de l’augmentation du nombre d’actes antisémites en France (31% très inquiets et 50% plutôt inquiets).

Politique–Antisémitisme : pour un référendum sur la laïcité

Politique–Antisémitisme : pour un référendum sur la laïcité

Après le succès de la marche contre l’antisémitisme de nombreuses autres étapes sont à franchir pour réinstaller partout les valeurs républicaines et lutter contre le racisme.

L’union autour de la valeur de la laïcité pourrait être l’occasion de rappeler que le pays n’est nullement une nation multiculturelle et qu’elle peut s’honorer d’être une nation qui s’appuie sur des valeurs communes républicaines et sociétales.

Depuis déjà un moment le pouvoir en place cherche de nouveaux thèmes pouvant faire l’objet de référendum. Il y a avec la laïcité le thème fédérateur qui permettrait de recadrer les principes fondamentaux de la nation française qui dépasse tous les clivages raciaux, sociétaux ou religieux.

Ce référendum pourrait d’abord rappeler ses grands principes ensuite fixer des objectifs pour favoriser l’appropriation des valeurs françaises à l’école notamment mais pas seulement d’une façon générale dans toute la société.

Ce référendum aurait l’avantage de remettre à jour les concepts français de laïcité et de démocratie que certains ignorent par méconnaissance ou par volonté.

En tout état de cause, la marche contre l’antisémitisme de dimanche ne peut constituer qu’une étape. Elle doit être suivie d’autres pour réinstaller les valeurs fondamentales qui font de la société française une sorte d’exception.

Antisémitisme France : plus de 1 500 actes depuis le 7 octobre

Antisémitisme France : plus de 1 500 actes depuis le 7 octobre

Un total de 1 518 actes et propos antisémites ont été recensés en France depuis le début de la guerre Israël-Hamas, donnant lieu à près de 600 interpellations, a annoncé le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, mardi 14 novembre sur Europe 1. Ce chiffre est plus de trois fois supérieur au nombre d’actes ou propos antisémites enregistrés (436) sur toute l’année 2022. « Ce sont essentiellement des tags, des insultes, mais il y a aussi des coups et blessures », a détaillé le ministre.

Ces actes ont donné lieu à « 571 interpellations », a précisé l’entourage du ministre à l’AFP. Un total de 330 enquêtes ont été ouvertes pour actes antisémites et apologie du terrorisme depuis le 7 octobre, a également annoncé la chancellerie. Le parquet de Paris précise à franceinfo que le pôle national de lutte contre la haine en ligne à caractère antisémite ou au soutien explicite du Hamas a ouvert une procédure pour 202 messages au 6 novembre. Parmi eux, deux auteurs de propos recouvrant une qualification pénale ont été identifiés à Paris et ont été poursuivis en comparution immédiate.

« Il y a des actes anti-musulmans supplémentaires, mais ce n’est pas à la mesure de ce que nous connaissons pour l’antisémitisme », a encore fait savoir Gérald Darmanin.

Société et Antisémitisme : pour un référendum sur la laïcité

Société et Antisémitisme : pour un référendum sur la laïcité

Après le succès de la marche contre l’antisémitisme de nombreuses autres étapes sont à franchir pour réinstaller partout les valeurs républicaines et lutter contre le racisme.

L’union autour de la valeur de la laïcité pourrait être l’occasion de rappeler que le pays n’est nullement une nation multiculturelle et qu’elle peut s’honorer d’être une nation qui s’appuie sur des valeurs communes républicaines et sociétales.

Depuis déjà un moment le pouvoir en place cherche de nouveaux thèmes pouvant faire l’objet de référendum. Il y a avec la laïcité le thème fédérateur qui permettrait de recadrer les principes fondamentaux de la nation française qui dépasse tous les clivages raciaux, sociétaux ou religieux.

Ce référendum pourrait d’abord rappeler ses grands principes ensuite fixer des objectifs pour favoriser l’appropriation des valeurs françaises à l’école notamment mais pas seulement d’une façon générale dans toute la société.

Ce référendum aurait l’avantage de remettre à jour les concepts français de laïcité et de démocratie que certains ignorent par méconnaissance ou par volonté.

En tout état de cause, la marche contre l’antisémitisme de dimanche ne peut constituer qu’une étape. Elle doit être suivie d’autres pour réinstaller les valeurs fondamentales qui font de la société française une sorte d’exception.

Antisémitisme : pour un référendum sur la laïcité

Antisémitisme : pour un référendum sur la laïcité

Après le succès de la marche contre l’antisémitisme de nombreuses autres étapes sont à franchir pour réinstaller partout les valeurs républicaines et lutter contre le racisme.

L’union autour de la valeur de la laïcité pourrait être l’occasion de rappeler que le pays n’est nullement une nation multiculturelle et qu’elle peut s’honorer d’être une nation qui s’appuie sur des valeurs communes républicaines et sociétales.

Depuis déjà un moment le pouvoir en place cherche de nouveaux thèmes pouvant faire l’objet de référendum. Il y a avec la laïcité le thème fédérateur qui permettrait de recadrer les principes fondamentaux de la nation française qui dépasse tous les clivages raciaux, sociétaux ou religieux.

Ce référendum pourrait d’abord rappeler ses grands principes ensuite fixer des objectifs pour favoriser l’appropriation des valeurs françaises à l’école notamment mais pas seulement d’une façon générale dans toute la société.

Ce référendum aurait l’avantage de remettre à jour les concepts français de laïcité et de démocratie que certains ignorent par méconnaissance ou par volonté.

En tout état de cause, la marche contre l’antisémitisme de dimanche ne peut constituer qu’une étape. Elle doit être suivie d’autres pour réinstaller les valeurs fondamentales qui font de la société française une sorte d’exception.

Antisémitisme : le silence coupable

Antisémitisme : le silence coupable

Face à l’antisémitisme, le silence est coupable estime Reynald Seznec, ancien haut dirigeant de Thales, ancien PDG de Thales Alenia Space et ancien élève de l’École polytechnique dans La Tribune.

Le silence dont il sera question ici n’est pas celui, bienheureux, qui nous habite quand nous quittons le brouhaha de la ville pour une marche en forêt. Ce n’est pas non plus celui des « minutes » du même nom, cet incontournable des cérémonies commémoratives, que certains décérébrés trouvent du dernier chic de ne pas observer.

Le silence dont je souhaite vous parler ici, c’est celui de la lâcheté, des abandons, de l’hypocrisie, parfois de la peur. Et ce silence, c’est le nôtre, c’est le vôtre, je ne veux pas qu’il reste le mien. C’est celui qui précède les catastrophes : les tremblements de terre, les incendies majeurs, quand même les oiseaux se taisent et fuient juste avant l’explosion qui arrache les tympans et les membres, et provoque les cris de douleur que nul ne peut plus entendre.

Après, c’est bien trop tard. Après, c’est un autre silence qui s’installe, celui qui m’a pénétré quand j’ai connu le Struthoff, et plus tard visité Auschwitz-Birkenau, là où les oiseaux ne chantent plus jamais ; en tout cas moi je suis resté sourd à leur chant, je n’ai ni la force ni le talent d’un Benigni.

Le 7 octobre 2023 a eu lieu la plus grande extermination de masse de nos frères humains juifs depuis la Shoah. Un Pogrom. Pogrom, c’est un mot à prononcer à haute voix pour en entendre résonner l’horreur, la négation de toute humanité des actes qu’il désigne. Un mot aussi rouge, aussi foncé que le sang humain quand il coule puis sèche. Un mot de fer, comme l’odeur qui régnait à la fête de Reïm au matin du 7 octobre. Si vous avez du mal à articuler ces deux syllabes appartenant à un vocabulaire et des époques que nous voudrions croire révolues, vous avez quelques questions à vous poser.

J’entends d’ici les protestations, doucereuses ou courroucées, celles répétées à l’envi depuis un mois sur les réseaux dits sociaux et les media en général. J’entends dire « Oui, mais… ».

Justement, il n’y a pas de « Oui, mais… ». Car « Oui, mais… », c’est ce qui a servi depuis des millénaires, en Orient comme en Occident, à justifier benoitement les crimes et les persécutions à l’égard d’un petit peuple jugé éternellement coupable de quelque chose, à témoigner d’une imagination débordante pour dire ou sous-entendre de quoi « ils » seraient soi-disant coupables. Ne pas arriver à prononcer « Pogrom », murmurer « Oui, mais… », c’est la trace ADN que vous laissez vous aussi à Reïm, à Paris ou ailleurs, comme témoin de votre antisémitisme. Celui de ceux qui ont manié le couteau, celui d’autres qui ont manié le silence, celui d’autres enfin qui ont fait diversion en provoquant le vacarme, dans la sidération qui était la nôtre.

En Allemagne, il y a quelques jours, dans la petite ville de Tangerhütte, les responsables d’un jardin d’enfants municipal ont voulu « renommer » leur établissement, pour ne pas « cliver la population », parait-il. Il s’appelait « Anne Frank », depuis bien longtemps. Seule une indignation internationale, dont nous Français, reconnaissons-le, avons été largement absents, les a fait reculer. Si Anne Frank est « clivante », si des personnes a priori éduquées, comme vous et moi, ont jugé qu’il fallait la faire disparaître une seconde fois, dans une espèce de Nuit de Cristal ou de Bergen Belsen 4.0, que nous reste-t-il de notre humanité, de ces valeurs universalistes que nous avons parfois oublié de pratiquer ?

Si vous ne lisez pas un mot dans cette tribune sur le « contexte », ni sur les nuances entre « crime de guerre » et « crime contre l’humanité », ni sur le commode antisionisme, ni sur la situation en Palestine et la guerre en cours, ni sur la politique israélienne, c’est à dessein. Si je n’aborde pas les débats qui fracturent le microcosme politico-médiatique français, c’est voulu. Certes, on peut débattre sur tout cela, et nous aurions des opinions différentes sans doute. Mais il ne serait pas décent que ces sujets soient plus instrumentalisés qu’ils ne le sont déjà, et servent à rendre invisible ou effacer des mémoires la singularité de ce qui s’est passé le 7 octobre, le « contexte » est donc un hors-sujet. On ne peut pas débattre sur l’antisémitisme, il n’y a pas la moindre place pour une quelconque opinion en cette matière.

Juifs nous le sommes tous un peu, et même si ce n’est pas par la religion, nous partageons sans doute leurs gènes par l’histoire de nos familles : qu’en savons-nous, après tout ? La musique la littérature et la science, notre histoire, même avec ses côtés sombres, sont notre patrimoine commun : la culture en somme, ce sel de la vie qui fait de nous des humains à part entière. Être antisémite, affiché ou silencieux, c’est passer à côté de son humanité. Alors, dire « Pogrom » à voix haute, ou chuchoter « Oui mais… » avec un sourire gêné plein de sous-entendus, aujourd’hui il faut choisir : il est déjà bien tard.

Antisémitisme : une marche historique…. sauf pour Mélenchon !

Antisémitisme : une marche historique…. sauf pour Mélenchon !

Indiscutablement alors qu’on se posait des questions sur la mobilisation la marche de dimanche contre l’antisémitisme a connu un grand succès en France avec une participation de l’ordre de 180 000 personnes. L’originalité de la marche française réside surtout dans le thème choisi à savoir la lutte contre l’antisémitisme, ce qui ne préjuge nullement des positions des uns et des autres sur le conflit entre Israël et le Hamas. Mais avec un tel thème rassembleur la France indique clairement qu’elle refuse une nation multi culturelle fondée sur des valeurs différentes.

Encore une fois, cette manifestation par son ampleur aura surpris. Même Mélenchon qui toujours revanchard après sa défaite aux présidentielles ne cesse de s’enfoncer dans la marginalité et l’extrémisme. Ainsi a-t-il déclaré que cette marche était un échec lui qui n’a réussi à réunir samedi dans sa manifestation pour la Palestine que quelques milliers de personnes.

Très peu de slogans, du silence, des drapeaux tricolores. Des applaudissements, aussi, au cours de cette marche citoyenne qui s’est caractérisée par son calme et sa dignité. Selon la préfecture de police, près de 105 000 personnes ont défilé à Paris. Soit une des plus importantes dans l’histoire du pays.

Dans de nombreuses villes de France à Nancy, Rennes, Marseille, Nice, Lyon … des marches ont également été organisées ce dimanche.

Le parti de Jean-Luc Mélenchon avait fait le choix de boycotter cette mobilisation citoyenne. Malgré la foule, dans un message sur X, Jean-Luc Mélenchon a estimé que cette marche était « un échec. ».!

Antisémitisme : Macron absent a encore raté une marche !

Antisémitisme : Macron absent a encore raté une marche !


Le président de la république aura réfléchi bien longtemps avant de savoir si sa présence lors de la marche antisémitisme était politiquement utile ou pas. Force est de constater que là encore, il sera un peu à côté de la plaque puisqu’il a décidé d’être absent. Cette absence et ses faux pas récurrents caractérisent la politique de Macron notamment dans le domaine de la diplomatie. Faut-il rappeler ses positions contradictoires par exemple sur le conflit en Ukraine et ses ridicules conversations avec Poutine; Ou encore ses déconvenues en Afrique. Faut-il aussi rappeler que sa première réaction concernant le conflit à Gaza a été de proposer une alliance internationale contre le Hamas et progressivement pour évaluer vers la demande maintenant d’un cessez-le-feu. Bref toujours « le même temps ».

La présence d’un président de la république aurait sans doute donné un caractère très symbolique à la manifestation unitaire contre l’antisémitisme. Macron de ce point de vue aura encore raté la marche. Cependant cette présence aurait été à double tranchant car le président n’est guère populaire de popularité varie autour de 25 % et c’est un président qui suscite le rejet et même la haine. Et de ce point de vue, sa présence aurait peut-être porté préjudice à la manifestation.

Emmanuel Macron ne se rendra pas à la marche contre l’antisémitisme organisée ce dimanche 12 novembre à Paris. Il considère toutefois ces rassemblements comme « un motif d’espérance ».
Le président de la République ne se rendra pas à la marche contre l’antisémitisme ce dimanche 12 novembre à Paris, affirme l’entourage d’Emmanuel Macron à BFMTV. Le président de la République a toutefois salué ces rassemblements qu’il voit comme « un motif d’espérance ».

Pour s’excuser l’Élysée a sorti un communiqué « Le Président de la République combat sans relâche toutes les formes d’antisémitisme depuis le premier jour. Que des rassemblements viennent, partout en France, relayer ce combat est un motif d’espérance ».

Et ajoute: « Voilà pourquoi le Président salue avec respect celles et ceux qui, dimanche, marcheront pour la République, contre l’antisémitisme et pour la libération des otages ».

En raison de la participation du Rassemblement national à l’événement, La France insoumise a annoncé qu’elle n’y participerait pas. Renaissance, EELV ou le Parti socialiste ont exprimé leurs réserves mais seront tout de même présents.

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