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La candidature de Richard Ferrand dénoncée par Anticor

La candidature de Richard Ferrand dénoncée par Anticor

La candidature de Richard Ferrand au poste de président de l’Assemblée nationale est fortement critiqué par Anticor compte tenu de l’application de l’intéressé dans l’affaire des Mutuelles de Bretagne, pour laquelle il a été visé par une information judiciaire menée par le parquet national financier (PNF) pour « prise illégale d’intérêts ». Interview de, Jean-Christophe Picard, président d’anticorps, dans le Figaro

 

Franceinfo : Comment réagissez-vous à la candidature de Richard Ferrand à la présidence de l’Assemblée nationale ? 

 

Jean-Christophe Picard : C’est un peu surréaliste. Le président de l’Assemblée nationale a un devoir d’exemplarité, un peu plus que les autres représentants de l’Etat. La République devrait promouvoir les personnes les plus exemplaires, plutôt que celles qui ont profité de leur fonction non pas pour servir l’intérêt général, mais pour s’enrichir elles-mêmes ou leurs proches. Cela nous semble élémentaireC’est donc un très mauvais signal envoyé à la moralisation de la vie politique, qui n’est pas achevée et doit continuer

 

Son implication dans l’affaire des Mutuelles de Bretagne peut-elle être un frein à sa candidature ? 

Les faits, c’est quand même que sa femme s’est enrichie d’un demi-million d’euros sans rien faire, simplement parce que lui était directeur général des Mutuelles de Bretagne. S’il contestait les faits, on pourrait attendre le jugement. Mais Richard Ferrand ne conteste pas que sa compagne se soit enrichie grâce à ses fonctions. Ce n’est d’ailleurs pas contestable car tout un tas d’éléments l’attestent. Lui, ce qu’il dit, c’est que c’est légal et moral. On n’est évidemment pas tout à fait d’accord avec cette analyse. A partir du moment où il utilisait ses fonctions pour enrichir sa compagne, cela pose quand même problème de le nommer président de l’Assemblée nationale, qui est le quatrième personnage de l’Etat.

Pourquoi sa candidature envoie-t-elle, selon vous, un mauvais signal ? 

On a oublié que la politique était aussi une affaire de symboles. Elire quelqu’un comme Richard Ferrand à ce poste-là, c’est un symbole, qui n’est pas forcément positif. Ce n’est pas anecdotique.

Nous, au contraire, on pense que c’est grave, d’autant plus qu’à l’époque des faits, il était élu et a utilisé ses fonctions pour enrichir indûment sa compagne.  Ça ne fait pas très nouveau monde. Et d’ailleurs c’est une déception. On pensait que mécaniquement, avec le changement de visages viendrait le changement de pratique. Mais ce n’est pas du tout automatique et on a vu ressortir des pratiques obsolètes.

Est-ce un phénomène typiquement français ? 

Dans d’autres pays, notamment en Scandinavie, il n’y aurait pas de débat sur l’avenir de M. Ferrand. En France, on débat du recyclage des élus indélicats. On a une tolérance quand même assez étonnante. On a toujours l’impression qu’ils ne sont qu’une vingtaine de personnes à pouvoir exercer ces fonctions. Mais il y a d’autres talents, et à de telles fonctions, il ne devrait même pas y avoir le débat de nommer quelqu’un avec ce passif.

Cette élection peut-elle être bloquée par les députés ? 

Contrairement à l’élection de Richard Ferrand à la tête du groupe LREM, qui s’est déroulée à main levée, dans le cas de la présidence de l’Assemblée nationale, le suffrage devrait se dérouler à bulletin secret. Les députés LREM auraient effectivement intérêt à être un peu courageux dans cette affaire.

Confusion des genres au sommet de l’Etat (Anticor)

Confusion des genres  au sommet de l’Etat (Anticor)

 

 

Dans une interview au JDD, le Jean-Christophe Picard, président de l’association anticorruption dénonce les conflits d’intérêts de ces fonctionnaires qui ont un pied dans le privé, un pied dans le public.

 

 

Pourquoi visez-vous le secrétaire général de l’Élysée?
Nous n’avons rien de personnel contre Alexis Kohler. À travers ce cas, nous souhaitons lancer un débat sur le mélange des genres au sommet de l’État et sur les allers et retours public-privé. C’est l’occasion de montrer les carences de la législation, afin que la majorité la corrige. C’est le cas de toutes nos affaires : avec Alstom, nous pointons la mauvaise gestion de l’État ; dans l’affaire Richard Ferrand, le manque d’encadrement des conflits d’intérêts dans le privé.

 

Les affaires que vous dénoncez sont le plus souvent révélées par la presse ; n’êtes-vous qu’une chambre d’écho?
Anticor est née après le 21 avril 2002 pour réhabiliter la démocratie participative et rétablir la confiance entre citoyens, élus et administration. Nous ne pensons pas que les élus sont « tous pourris », mais qu’il faut détecter et mettre hors d’état de nuire les indélicats. L’association est agréée par le ministre de la Justice, ce qui lui permet de se constituer partie civile dans le cadre d’une liste limitée d’infractions. Nous recevons dix alertes par jour. Nos plaintes portent souvent sur des faits ­publics, évoqués par les médias ou la Cour des comptes. Si les autorités judiciaires ne s’en saisissent pas, nous y allons. Anticor pallie les carences du système.

Vos détracteurs vous accusent de cibler le gouvernement et la droite. Est-ce le cas?
Pour mémoire, Paul Giacobbi, divers gauche, a été condamné à la suite de notre action. Comme l’ont été le maire PCF de Givors, Martial Passi, ou des personnalités de gauche comme Agnès Saal. Nous sommes partie civile contre l’ancien socialiste Jean-Noël Guérini et avons, cette année, attribué une « triple casserole » à Jean-Jacques Urvoas.




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