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Nouvelles technologies: Le risque de dérives anti démocratiques

 

Nouvelles technologies: Le risque de dérives anti démocratiques

Les Chinois ont déjà développé un système d’information qui permet de contrôler la population, ce qu’elle fait et ce qu’elle pense. Une note sociétale est attribuée à chaque chinois par le pouvoir central.   Grâce aux nouveaux outils technologiques, la Chine développe des systèmes encore plus sophistiqués pour suivre encore de plus près le comportement de chacun et l’influencer. En partant d’un banal outil de scoring financier, les Chinois ont bâtis un puissant système pour noter tous les habitants du pays. Le contrôle social sera un enjeu majeur des prochaines décennies. Et pas seulement en Chine. On sait que la technologie type G5 notamment ou encore les consoles permettront de recueillir une masse d’informations personnelles sur les activités de chacun, les goûts, les affinités, les engagements et les personnalités. Il s’agira en retour de nourrir, grâce à la puissance des nouveaux outils, les facteurs qui influencent la personnalité.

En clair, s’agira de peser sur les comportements et la pensée des citoyens désormais plus ou moins télécommandés  sans même qu’ils en soient très confiants. Déjà avec les études marketing actuelles et les outils d’information commerciale, il est possible d’orienter de manière assez significative le choix des ménages. Les produits qu’ils achètent ne se retrouvent pas par hasard chez les consommateurs. On peut le vérifier à travers l’évolution des modes de consommation largement influencés par la publicité, les lobbys et les influenceurs à leur service. Mais demain il ne s’agira pas simplement d’une intervention de la technologie dans le domaine marchand mais comme en Chine d’intervenir sur les comportements et le contenu même de la pensée. Avec de tels outils, la démocratie pourrait être gravement mise en danger, si les nouvelles technologies  ne sont pas contrôlées de nouvelles formes de dictatures pourraient apparaître. Justement ce que recherche la Chine pour pérenniser son système de domination et d’aliénation par le parti communiste. Mais un risque qui pourrait affecter d’autres pays comme les États-Unis ou même l’Europe. Et ce ne sont pas les opinions révélés par les sondages qui s’y opposeront comme le déclarait déjà Bourdieu en 1972 :

« On sait que tout exercice de la force s’accompagne d’un discours visant à légitimer la force de celui qui l’exerce ; on peut même dire que le propre de tout rapport de force, c’est de n’avoir toute sa force que dans la mesure où il se dissimule comme tel. Bref, pour parler simplement, l’homme politique est celui qui dit : « Dieu est avec nous ». L’équivalent de « Dieu est avec nous », c’est aujourd’hui « l’opinion publique est avec nous ». Tel est l’effet fondamental de l’enquête d’opinion : constituer l’idée qu’il existe une opinion publique unanime, donc légitimer une politique et renforcer les rapports de force qui la fondent ou la rendent possible. »

Une manifestation anti-islamophobie inopportune

Une manifestation anti-islamophobie inopportune

Autant il faut condamner les actes d’islamophobie se traduisant notamment par des violences y compris criminelles, autant l’hystérisation du débat vis-à-vis de l’islam ne peut conduire qu’à une augmentation des tensions. Or sur le sujet, les amalgames autant que les hystérisations favorisent la radicalisation des positions réciproques. On retrouve essentiellement parmi les signataires de l’appel les plus radicaux de la gauche, ce qui ne conférera pas une grande crédibilité à cette démarche. En effet ce qui compte  en ce moment pour la plupart de ces organisations, c’est davantages la radicalité des mouvements de protestation que leur objet et les perspectives de sortie de crise. Une tribune a été publiée dans Libération et signée d’une cinquantaine de personnalités, dont la totalité des députés La France insoumise, le fondateur du parti Génération.s Benoît Hamon, l’élu communiste Ian Brossat et le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez.

Aucune signature socialiste en revanche. “Nous ne voulons pas nous associer à certains des initiateurs de l’appel”, a expliqué le parti dans un communiqué en référence aux organisateurs de la manifestation parisienne, le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), groupement aux activités controversées soupçonné d’être proche de la mouvance islamiste des Frères musulmans.

Certains termes de la tribune font aussi débat, comme la mention de “lois liberticides” vis-à-vis des musulmans. “Je ne valide pas l’ensemble du texte”, a dit sur franceinfo l’eurodéputé Yannick Jadot, pourtant signataire de la tribune.

D’autres ont fait aussi marche arrière, tel le député Insoumis François Ruffin, qui a reconnu sur France Inter ne pas avoir pesé les termes du texte avant de signer et son collègue Alexis Corbière, qui a dit au Figaro penser que “la Ligue des droits de l’Homme était à l’initiative de la démarche”.

“Cet appel, il était insignable pour nous, très clairement”, a déclaré pour sa part vendredi sur RTL le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger. “Moi je ne signe jamais sans avoir lu.”

Le Parti communiste appelle à manifester dimanche, tout comme Génération.s, qui dénonce dans un communiqué “le climat actuel de violence et de rejet.” Chez Europe Ecologie-Les Verts, le secrétaire national David Cormand a dit sur Public Sénat assumer “bien sûr” sa signature.

Selon son secrétaire général Jean Préau, interrogé par Reuters, l’Union des démocrates musulmans français, un parti qui avait présenté des candidats aux dernières élections européennes, n’a pas été invité à manifester dimanche.

Il avait en revanche participé à un rassemblement contre la “stigmatisation des musulmans” qui avait réuni des centaines de personnes à Paris le 27 octobre dernier.

Dans cette atmosphère tendue et à quatre mois des élections municipales, des élus Les Républicains (LR) dénoncent la présence de partis jugés communautaristes aux élections. Cette manifestation, surtout elle enregistre une bonne participation provoquera sans doute un choc dans l’opinion et pas forcément au service d’un apaisement des tensions.

Les pratiques anti-concurrentielles de Facebook dénoncées

Les pratiques anti-concurrentielles de Facebook dénoncées

Un  journaliste d’investigation indépendant, Duncan Campbell, a remis à plusieurs médias, dont Computer Weekly (presse informatique) et NBC News (chaîne de télévision américaine), 7.000 pages de documents datés de 2011 à 2015, dont 4.000 de communications internes à Facebook (emails, présentations, etc.). Témoignant des pratiques particulièrement anti concurrentielles de Facebook.

 «Les documents que nous avons publié révèlent comment Mark Zuckerberg et son équipe de direction ont trouvé des moyens de se servir des données des utilisateurs de Facebook – y compris des informations personnelles sur leurs amis, leurs relations et des photos – pour faire pression sur ses partenaires», a tweeté Duncan Campbell mercredi.

Les documents, mis à disposition sur Internet mercredi, proviennent d’un dossier sous scellé d’un tribunal californien, dans le cadre d’une action en justice menée par Six4Three, un ancien éditeur d’application qui accuse Facebook de l’avoir ruiné, comme d’autres éditeurs, en coupant leur accès aux informations personnelles.

 «Facebook a donné à Amazon un accès privilégié aux données des usagers parce qu’il dépensait beaucoup d’argent en publicité sur le réseau. Mais des rivaux ont été écartés. Les documents révèlent que l’appli MessageMe s’est vu couper son accès aux données parce qu’elle était devenue trop populaire et faisait de la concurrence à Facebook», indique encore Duncan Campbell.

Facebook n’a pas réagi aux sollicitations de l’AFP sur cette fuite de documents. Le géant américain des réseaux sociaux a vu les fronts judiciaires se multiplier aux Etats-Unis depuis cet été, comme d’autres entreprises de la Silicon Valley (Google, Amazon, Apple…). Début juin, la commission judiciaire de la Chambre des représentants a annoncé l’ouverture d’une enquête, soutenue par des élus des deux partis, sur «la concurrence sur le marché numérique».

Au niveau fédéral, une vaste investigation sur d’éventuelles pratiques anti-concurrentielles des grands groupes technologiques a été lancée fin juillet par le ministère de la Justice. En parallèle, 45 Etats américains enquêtent depuis octobre sur la gestion des données personnelles et les pratiques commerciales de Facebook.

 

 

5G la loi « anti-Huawei » votée

5G la loi « anti-Huawei » votée

La loi « anti-Huawei  votée par le sénat l’Assemblée nationale le 10 avril, la proposition de loi visant à sécuriser les réseaux mobiles en vue de la 5G a été votée mercredi par le Sénat. Plusieurs aspects devront être précisés. Cela dit on semble s’orienter dans le monde vers uen double référence, celle de -Huawei et celle des américains. Ce qui ne va pas faciliter la vie des opérateurs voire celle des consommateurs. Comme pour presque toutes les technologies, les normes seront harmonisées un jour ou l’autre. Il ne s’agit pas cette fois uniquement de convergences techniques mais aussi d’enjeux économiques, sociétaux voire militaires. Le problème est que la Chine vit en cercle complètement fermé sur le plan sociétal, culturel, social et démocratique et veut imposer ses concepts (surveillance permanente de la population) aux pays occidentaux. Certes on objectera que les grands du numérique américain ont aussi pour objectif d’influencer les manières de penser, de vivre et d’acheter à la différence près que l’existence de la démocratie n’est pas en jeu. Quand on observe ce qui se passe à Hong Kong, on peut être inquiet. La Chine ne respecte rien m^me les accords ou principes signés ou théoriquement adoptés.

5G : opération anti-Huawei

5G : opération  anti-Huawei

Officiellement,  la France ne va pas s’opposer à la venue du puissant opérateur chinois. Pourtant en France comme en Europe, les gouvernements s’interrogent sur la place à donner à Huawei dans les futurs réseaux 5G pour deux raisons d’une part parce qu’on craint que les infrastructures, technologiquement à la pointe, soient utilisées à des fins d’espionnage pour le compte de la Chine. D’autre part il y a l’énorme pression des États-Unis qui veut interdire aux Chinois de pénétrer sur les réseaux 5G occidentaux. Les freins mis à la pénétration d’ Huawei passeraient par des obstacles techniques à Huawei   Plus concrètement, le gouvernement songerait à donne plus de pouvoir à l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi), elle-même sous le contrôle de du secrétariat général de la Défense et de la Sécurité nationale (SGDSN). l’Anssi pourrait porter un droit de regard, non seulement sur la 5G, mais aussi sur des équipements déjà présents en France, comme la 3G et la 4G. De cette façon, les autorités françaises pourraient contrôler l’entreprise chinoise sans pour autant déclarer la guerre frontalement à la Chine, avec qui la France souhaite conserver de bonnes relations. À l’inverse, ce n’est pas le cas des États-Unis, qui ont officiellement demandé à leurs alliés de se méfier de Huawei, c’est-à-dire à l’exclure de leur pays respectif. Plusieurs États ont répondu à cet appel avant la France, à l’exemple du Japon qui a pris la décision d’interdire les équipements de la firme ainsi que ceux de ZTE sur le territoire.

Coup politique : l’opposition veut un référendum anti Macron contre la privatisation d’Aéroports de Paris

Coup politique : l’opposition veut un référendum anti Macron contre la privatisation d’Aéroports de Paris

 

 

Les parlementaires de l’opposition sont en passe de réussir un véritable coup politique en réclamant l’organisation d’un référendum d’initiative partagée prévu par les institutions sur la question de la privatisation de l’aéroport de  Paris. Il faudra cependant que ce référendum soit maintenant soutenu par 10 % au moins du corps électoral, soit 4,5 millions d’électeurs dans le délai de neuf mois. Cependant précisément cette nécessité va ouvrir un large débat sur une question très controversée puisque l’opposition considère que la privatisation d’aéroports de Paris est un véritable cadeau financier pour Vinci et autres investisseurs. Une opération du même type que celle des autoroutes qui rapportaient  pourtant beaucoup à l’Etat. Bref la vente de bijoux de famille pourtant très lucratifs. En fait,  ce référendum pourrait bien se transformer en consultation anti macro, car il se pourrait bien qu’une majorité de Français ne soit pas très favorables  à la privatisation d’un équipement aussi stratégique. En outre ce référendum d’initiative partagée pourrait bien faire concurrence au référendum envisagé par  Emmanuel Macron sans doute sur des modifications d’ordre constitutionnel. Bref l’opposition vient de jeter un sérieux pavé dans la mare de l’agenda présidentiel. Transmise mardi en fin de journée au bureau de l’Assemblée, la proposition de loi référendaire ne contient qu’un article, visant à faire de «l’aménagement, de l’exploitation et du développement» des aérodromes parisiens un «service public national» incessible. «Il s’agit de demander aux Françaises et aux Français s’ils sont d’accord» pour que l’aménagement et la gestion de ces plateformes aériennes «revêtent le caractère de service public national» et reste donc sous la férule de l’État, a précisé l’opposition.

Informations sur les Publicités Twitter et confidentialité Entré en vigueur en 2015, le référendum d’initiative partagée est lancé par une proposition de loi référendaire signée par un cinquième des parlementaires – députés comme sénateurs -, soit 185 élus au total. Celle-ci ne peut porter que sur certains domaines spécifiques, dont «l’organisation des pouvoirs publics» ou les «réformes relatives à la politique économique, sociale ou environnementale de la nation et aux services publics qui y concourent». Le projet doit ensuite être validé par le Conseil constitutionnel. En cas d’approbation, il doit par la suite être signé par 10% du corps électoral, soit 4,5 millions de personnes, en neuf mois tout au plus, via internet ou par des «points d’accès» disséminés sur le territoire français. Une fois toutes ces étapes franchies, si le Parlement n’a pas examiné de texte sur le même sujet dans les six mois, le président de la République doit convoquer un référendum sur la proposition de loi.

 

Anti Brexit: énorme manif à Londres

Anti Brexit: énorme manif à Londres

 

Une énorme manifestation de plusieurs centaines de milliers de personnes-peut-être 1 million– anti Brexit à Londres hier qui suit le succès de la pétition en ligne Une pétition en ligne anti Brexit a déjà recueilli plus de 3 millions de signatures en deux jours. Un succès exceptionnel qui ne va sans doute pas faciliter la tâche de la première ministre. Déjà pris dans ses contradictions, le Parlement risque de s’y enfoncer encore davantage. Rappelons que ce parlement ne veut pas d’un Brexit  dur (sans accord) pas plus que d’un Brexit doux avec l’accord conclu entre Theresa May et l’union européenne)$. Enfin qu’il se refuse à lancer un nouveau référendum. Tout semble donc réuni pour que se concrétise une crise politique encore plus grave au Royaume uni avec sans doute la mise minorité de la première ministre Theresa May et la perspective de nouvelles élections. Du coup l’union économique européenne serait bien contrainte d’accepter un nouveau délai pour une éventuelle mise en application du break site. Un délai minimum d’un an voir davantage.  Rappelons que le Brexit a été décidé par 52% des voix en juin 2016. Prévu initialement le 29 mars, il a été reporté à la demande du gouvernement, à avril voire fin mai, en fonction du résultat du prochain vote du Parlement sur l’accord de retrait. Mais tous les sondages démontrent qu’un nouveau référendum condamnerait cette fois toute idée de break site. La situation est tellement bloquée que seule une perspective de nouvelles élections permettrait peut-être au Royaume-Uni de sortir du bourbier dans lequel il s’est placé.

Lois controversées anti-fake news : inutiles et dangereuses

Lois controversées anti-fake news : inutiles et dangereuses

Adoption le 20 novembre des lois Fake news. Des lois pour empêcher la diffusion de fausses nouvelles en période électorale. Encore un texte inutile et dangereux. Inutile car il existe déjà un arsenal juridique pour sanctionner les auteurs de tels faits. Dangereux car toute la question est de savoir ce qui est faux et ce ne l’est pas. Ce qui est faux à un moment donné faute d’éléments de preuve peut se révéler vrai avec le temps et inversement. En outre la véracité en politique est un concept très approximatif. Exemple le financement de la campagne de Macron par les milieux économiques. Macron a bénéficié de ristourne jusqu’à 90% pour la location des salles de réunions de la campagne ; ristourne ou financement occulte ? On pourrait trouver des exemples concernant des partis non majoritaires.   “L’objet n’est pas de sanctionner l’auteur mais d’endiguer la propagation” en période électorale, avait  déclaré la ministre de la Culture, Françoise Nyssen, à propos de ce texte demandé par Emmanuel Macron lors de ses vœux à la presse en janvier. Une déclaration quine change rien sur la complexifier à qualifier de faux ou de vraies une information. En outre dangereuse.  “Ce texte ne crée aucune interdiction nouvelle” mais il vise à “mieux faire respecter les règles existantes en les adaptant aux nouvelles réalités caractérisées par le poids croissant des réseaux sociaux, la viralité de l’information et le développement du sponsoring”, Si ce texte ne change rien pourquoi l’adopter ? Deuxièmement Macron largemenet soutenu par les milieux financiers  aurait intérêt à faire profil bas sur cette question. Le premier texte a été voté par 183 voix contre 111, avec l’appui de la majorité LREM-MoDem. Le second a été approuvé par 347 voix contre 204. Droite et gauche ont voté contre ou se sont abstenues, dénonçant des lois « inutiles » et pointant « un risque » notamment pour la liberté d’expression. Des associations et syndicats de journalistes s’étaient aussi élevés contre ces textes, craignant notamment un premier pas vers une possible « censure ».

 

Elections Etats-Unis: chambre des représentants aux Démocrates, sénat aux Républicains, pas de « vague » anti-Trump

Elections Etats-Unis: chambre des représentants  aux  Démocrates, sénat aux Républicains, pas de « vague » anti-Trump

 

Pour les deux camps, une sorte de victoire à la Pyrrhus les démocrates récupèrent la chambre des représentants mais la « vague » anti-Trump un temps annoncée n’a pas eu lieu et les républicains conservent le Sénat. Cette victoire démocrate à la chambre basse devrait cependant  être suffisante pour entraver l’action du 45e président des Etats-Unis jusqu’à la fin de son mandat en 2021. « Un Congrès (ensemble des deux chambres) démocrate va œuvrer à des solutions qui nous rassemblent, car nous en avons tous assez des divisions », a déclaré Nancy Pelosi, la chef des démocrates à la Chambre des représentants, en promettant de restaurer les « contrepouvoirs constitutionnels ». Deux ans après la victoire choc de l’homme d’affaires, propulsé à la Maison Blanche sans la moindre expérience politique ou diplomatique, les Américains se sont pressés en nombre dans les bureaux de vote.

 

 

Texte anti lobby voté contre l’avis du gouvernement

Texte anti lobby voté contre l’avis du gouvernement

 

A juste titre l’assemblée a adopté un texte qui interdit que les collaborateurs des parlementaires soient rémunérés par les lobbies. Un sorte de révolte des députés y compris des députes en Marche. Dans le cadre de l’étude du projet de loi sur la moralisation de la vie publique, les députés ont en effet  adopté un texte issu du groupe PS et signé Delphine Batho, contre l’avis du gouvernement. Il aurait en effet été difficile d’expliquer à l’opinion qu’il en soit autrement: l’amendement prévoit que les collaborateurs parlementaires ne puissent pas être rémunérés par des lobbies.  Rapporteur du texte, la députée Yaël Braun-Pivet (LREM) penchait pour un dispositif déclaratif de transparence. De son côté, la ministre de la Justice, Nicole Belloubet, avait exprimé son souhait que cette question soit traitée par le bureau de l’Assemblée, et non par amendement, tout en affirmant «parfaitement entendre et comprendre que l’on soit choqué». Mais les autres élus LREM en ont décidé autrement. Il faut dire que, une fois n’est pas coutume, le texte de Delphine Batho était soutenu par le PS, l’aile droite de l’Hémicycle mais aussi par les communistes et les Insoumis, Un débat qui a agité la majorité LREM au point d’entraîner une suspension de séance. De retour à leur siège, les députés soutenant l’exécutif, centristes en tête, avaient résolu de voter contre l’avis du gouvernement, et le texte a finalement été adopté par 273 voix contre 14.

 

 

Au FN, la guerre anti Philippot est engagée

Au FN, la guerre anti Philippot est engagée

Désaccord sur les orientations européennes et maintenant sur l’immigration, La fracture au sein du front national se confirme.  Marine Le Pen avait d’ailleurs envisagé le possible départ de Philippot. Un départ probable si le Front national devait finalement abandonner le retour au franc. Une conséquence directe du débat pitoyable de Marine Le Pen  face à Macon ; une Marine Le Pen  complètement incapable d’expliquer la pertinence de sa proposition monétaire. Avec le départ éventuel de Philippot se serait alors l’abandon des positions économiques du Front National et le recentrage sur essentiellement les thèmes identitaires, surtout sur l’immigration. Même sur ce sujet il y a maintenant divergence. Au FN, le discours sur l’immigration « peut être perçu comme anxiogène », « des gens sont encore effrayés […] en pensant qu’on va virer tous les étrangers si on arrive au pouvoir » : ce sont les mots de Sophie Montel, proche de Philippot,  tenus mardi lors du bureau politique du parti qui suivait les élections législatives. L’article de L’Opinion publié jeudi a fait mouche : il est relayé par Florian Philippot et d’autres élus qui lui sont proches. Mais d’autres réponses fusent. « Cette position n’engage que madame Montel… », répond sur Twitter le député Louis Alliot. Le débat suit, Sophie Montel assurant qu’il s’agit de « réfléchir sur la forme », pas « le fond de la question ». Le secrétaire général du FN, Nicolas Bay, s’en mêle à son tour, en ressortant un sondage qui indiquait que l’immigration était la première motivation du vote de leurs électeurs. C’est même un « choix de civilisation », poursuit Julien Sanchez, maire de Beaucaire (Var). L’immigration vient donc s’ajouter aux contradictions sur l’Europe. C’est en effet le sujet qui cristallise au FN et à cause duquel, selon certains cadres, le parti de Marine Le Pen a subi une nette défaite lors de la présidentielle.   « Ce retour à la souveraineté monétaire inquiète les Français, ça va être un débat, nous allons devoir ouvrir cette discussion pour savoir comment faire pour que les Français ne soient pas terrorisés par la souveraineté monétaire que nous appelons de nos vœux », a expliqué Marine Le Pen.   Or, la sortie de l’euro, c’est la mesure emblématique portée par Florian Philippot, le bras droit de Marine Le Pen, qui du coup a menacé de quitter le parti si elle était abandonnée. « Il exprime une conviction qui est une conviction forte et après tout, il ira au bout de ses convictions! », a expliqué Marine Le Pen, ouvrant la voie à un départ du FN du numéro 2 du parti. « Si, demain, les adhérents du FN décidaient qu’on doit abandonner cette partie-là, il ne se sentirait plus en accord avec ses convictions, je trouve que c’est tout à son honneur », a-t-elle ajouté.  Critiqué dès le soir du second tour, Florian Philippot a depuis créé une association au sein du FN, Les patriotes, qu’il présente comme une structure censée aider au « rassemblement » mais qui pourrait évidemment se transformer en parti politique si Philippot devait quitter le Front national.

 

Google : forte amende européenne pour comportement anti concurrentiel

Google : forte amende européenne pour comportement anti concurrentiel

La Commission européenne accuse  le géant d’internet d’avoir systématiquement favorisé son service de comparaison de prix « Google Shopping » dans ses pages de résultats. Elle avait adressé en avril 2015 une « communication des griefs » à l’entreprise, l’équivalent d’un acte d’accusation dans le jargon bruxellois. Selon Bruxelles, « le comportement de Google (…) a affaibli, voire marginalisé la concurrence exercée par ses concurrents les plus proches ». « Nous pensons que ces affirmations sont erronées du point de vue des faits, du droit et de l’économie », avait répondu Kent Walker, vice-président de Google, dans un billet de blog. Google est toujours sous le coup de deux autres enquêtes de la Commission pour abus de position de dominante: la première concerne sa plate-forme publicitaire AdSense, la seconde son système d’exploitation Android. En août 2016, la Commission avait imposé au géant informatique Apple de rembourser 13 milliards d’euros d’avantages fiscaux indus à l’Irlande, mais il ne s’agissait pas d’une amende.

« FN, le parti de l’anti-France »(Macron)

«  FN, le parti de l’anti-France »(Macron)

 

Face à la vulgarité et à la violence des attaques de Marine Le Pen, Macron a aussi monté le ton. Lors de son meeting  de la Villette, le candidat d’En Marche !, favori des sondages, en a appelé à « l’esprit de résistance » face à l’extrême droite, à six jours du scrutin. « Ce sont eux, nos vrais ennemis, puissants, organisés, habiles, déterminés », a-t-il lancé. « Vous les croisez dans les rues, dans les campagnes ou sur la ‘Toile’, bien souvent masqués, aussi haineux que lâches. » « Le parti des agents du désastre, les instruments du pire, l’extrême droite française elle est là, avec leur parti Front national. Ils guettent depuis si longtemps l’effondrement que nous vivons pour en tirer profit », a-t-il poursuivi. « Ils utilisent la colère, ils propagent le mensonge. Depuis des décennies ils attisent la haine, fomentent les divisions, imposent leur discours de discrimination. » Quelques heures plus tôt, Marine Le Pen avait vigoureusement attaqué celui qu’elle a qualifié de « winner autoproclamé », lors de son dernier grand meeting avant le second tour. Emmanuel Macron l’a accusée d’incarner une « France grimaçante » et « recuite de haine », à laquelle il entend opposer la France de la « fraternité » et qui « parle à tous ». « Mme le Pen a parfaitement résumé la situation ce midi avec sa grossièreté bien connue », a-t-il déclaré. « Elle a dit ‘c’est En Marche ! ou crève’. Elle a raison, En Marche ! C’est nous ! » Poursuivant sa charge contre le Front national, il a accusé la candidate de n’apporter en réponse aux colères du peuple que « le repli, la fermeture, la haine, la sortie de la France de l’Europe, du monde et de l’Histoire », un « aller sans retour ». Il a attaqué son projet économique – « Soit ils augmenteront vos impôts, soit ils augmenteront votre dette mais il y aura un cocu » – et prévenu que le nationalisme revendiqué par le FN mène « à la guerre économique, la misère et la guerre tout court ». « Le Front national, c’est le parti de l’anti-France car ce que défend ce parti (…), ce qu’il propose c’est l’effondrement inéluctable de ce qui a fait la France, c’est la négation de nos valeurs, de nos forces, de notre grandeur », a-t-il ajouté. Emmanuel Macron est allé encore plus loin dans la description des dangers représentés par le projet du FN. « Le projet de l’extrême droite c’est aussi la lutte contre la liberté de la presse (…) contre le liberté des femmes (…) contre le droit des couples de même sexe », a-t-il dit. « C’est la violence extrême contre les opposants politiques. » Il a accusé Marine Le Pen d’être l’alliée objective des djihadistes qui s’en prennent à la France, « en désignant les Français de confession musulmane comme l’ennemi » : « Mme Le Pen et nos assaillants se nourrissent l’un l’autre parce que leur objectif final, c’est la guerre civile, la division du pays. »

Candidat du peuple ou anti système : une escroquerie

Candidat du peuple ou anti système : une escroquerie

 

Face au discrédit qui touche les organisations politiques, désormais il est de bon ton pour les candidats de se présenter avec des vertus « anti systèmes ». Un concept qui n’a évidemment aucun sens, une proclamation entièrement gratuite tant qu’elle n’est pas approfondie et vérifiée. De quels systèmes parle-t-on ? Du système social, économique, financier ou politique ? Quand on examine la sociologie des principaux candidats notamment en France on constate que pratiquement tous appartiennent aux classes aisées voir même très  aisées (témoin par exemple le nombre de ministres du gouvernement actuel soumis à l’impôt sur la fortune). Il y a donc une continuité sociologique : les classes sociales supérieures dominent et de très loin le paysage électoral. Pas forcément pour des questions de compétence, d’intelligence ou de courage. Simplement parce qu’en France notamment la démocratie demeure virtuelle en tout cas néandertalienne. La France vit sous le régime d’une monarchie républicaine avec des déclinaisons dans les baronnies locales. La richesse des candidats constitue un argument favorable au recueil des voix. Le paradoxe est évidemment quand des candidats ultra riches se déclarent représentants des moins favorisés voir des opprimés. Evidemment pas avec un discours argumenté économiquement mais avec des explications simplistes en forme de slogan qui désignent des boucs émissaires comme responsable des discriminations et de la pauvreté. Le plus bel exemple récent étant évidemment le milliardaire Trump qui a réussi avec sa dialectique  populiste contradictoire à être considéré comme un candidat anti système. Un candidat qui a pourtant multiplié les relations sulfureuses avec les élus pour étendre dans l’immobilier l’empire hérité de son père. En France, Marine Le Pen, héritière également, fait aussi partie de ces multimillionnaires qui se veulent représentatifs des gens « d’en bas ». Dans la droite classique, on ne trouve guère non plus de miséreux. Socialement donc la plupart des candidats dit  « anti système » sont  les produits d’un processus de reproduction de la richesse des nantis. Des liens évidents existent souvent entre la dimension sociale et la dimension économique. Nombre de candidats « anti système » entretiennent en fait des liens douteux avec le monde économique. Soit pour recueillir des fonds nécessaires au financement de la campagne et/ou pour  en fait servir les intérêts particuliers de secteurs ou de groupes économiques. En cause, notamment des modalités de financement d’une campagne électorale avec souvent un ticket d’entrée financier dans les baronnies locales et une enveloppe minimale de 20 à 50 millions pour une campagne présidentielle. Au-delà de l’enjeu financier, le soutien des forces économiques dominantes constitue aussi un appui utile voire indispensable. Le dernier aspect de l’argumentation anti système touche au ridicule, à savoir, la dimension politique. En France en particulier,  tous les candidats sont des professionnels de la politique. En place depuis 20, 30 ans, davantage, ils vivent de la politique et ont transformé la fonction en métier et en rente. Les conditions démocratiques françaises imposent d’ailleurs l’appartenance à un appareil notamment quand il s’agit de l’élection présidentielle qui nécessite d’obtenir le soutien des élus pour valider une candidature. Tous appartiennent à des organisations, sont passés par des systèmes et sont d’une certaine façon le fruit d’appareils. Il n’existe pas de candidat réellement indépendant, ils sont le résultat d’un système qui se reproduit. La dépendance est plus ou moins forte. Pour être élu,  il est nécessaire d’être soutenu par les parrains d’un système,  au moins pour se lancer « dans la  carrière ». Une fois passée les obstacles sociaux, économiques et politiques les candidats ne peuvent donc revendiquer l’étiquette « anti système ». Cet argument populiste et démagogique ne peut être entendu que par les mouches victimes complices  attirées par le miel des promesses sans lendemain. Les candidats anti système n’existe pas, autant l’admettre et se déterminer sur des critères moins ésotériques.

Elections 2017 : l’arnaque des candidats anti système

Elections 2017 : l’arnaque des candidats anti système

 

Face au discrédit qui touche les organisations politiques désormais il est de bon ton pour les candidats de se présenter avec des vertus anti systémiques. Un concept qui n’a évidemment aucun sens, une proclamation entièrement gratuite tant qu’elle n’est pas approfondie et vérifiée. De quels systèmes parle-t-on ? Du système social, économique, financier ou politique ? Quand on examine la sociologie des principaux candidats notamment en France on constate que pratiquement tous appartiennent aux classes aisées voir même très  aisées (témoin par exemple le nombre de ministres du gouvernement actuel soumis à l’impôt sur la fortune). Il y a donc une continuité sociologique : les classes sociales supérieures dominent et de très loin le paysage électoral. Pas forcément pour des questions de compétence, d’intelligence ou de courage. Simplement parce qu’en France notamment la démocratie demeure virtuelle en tout cas néandertalienne. La France vit sous le régime d’une monarchie républicaine avec des déclinaisons dans les baronnies locales. La richesse des candidats constitue un argument favorable au recueil des voix. Le paradoxe est évidemment quand des candidats ultra riches se déclarent représentant des moins favorisés voir des opprimés. Cela évidemment  pas avec un discours argumenté économiquement mais avec des explications simplistes en forme de slogan qui désigne des boucs émissaires comme responsable des discriminations et de la pauvreté. Le plus bel exemple récent étant évidemment le milliardaire Trump qui a réussi avec sa dialectique  populiste contradictoire à être considéré comme un candidat anti système. Un candidat qui a pourtant multiplié les relations plus ou moins sulfureuses avec les élus pour étendre dans l’immobilier l’empire hérité de son père. En France, Marine Le Pen, héritière également, fait aussi parti de ces millionnaires qui se veulent représentatifs des gens « d’en bas ». Dans la droite classique on ne trouve guère non plus de miséreux. Socialement donc la plupart des candidats dit  anti système sont bien les produits d’un processus de reproduction de la richesse des nantis. Des liens évidents existent souvent entre la dimension sociale et la dimension économique. Nombre de candidats anti système entretiennent en fait des liens douteux avec le monde économique. Soit pour recueillir des fonds nécessaires au financement de la campagne et –ou pour  en fait servir les intérêts particuliers de secteurs ou de groupes économiques. En cause notamment des modalités de financement d’une campagne électorale avec souvent un ticket d’entrée financier dans les baronnies locales et une enveloppe minimale de 20 à 50 millions pour une campagne présidentielle. Au-delà de l’enjeu financier, le soutien des forces économiques dominantes constitue aussi un appui utile voire indispensable. Le dernier aspect de l’argumentation anti système touche au ridicule, à savoir, la dimension politique. En France en particulier,  tous les candidats sont des professionnels de la politique. En place depuis 20, 30 ans, davantage, ils vivent de la politique et ont transformé la fonction en métier et en rente. Les conditions démocratiques françaises imposent d’ailleurs l’appartenance à un appareil notamment quand il s’agit de l’élection présidentielle qui nécessite d’obtenir le soutien des élus pour valider une candidature. Tous appartiennent à des organisations, sont passés par des systèmes et son d’une certaine façon le fruit d’appareils. Il n’existe pas de candidat réellement indépendant, ils sont le résultat d’un système qui se reproduit. La dépendance est plus ou moins forte. Pour être élu il est nécessaire d’être soutenu par les parrains d’un système au moins pour se lancer « dans la  carrière ». Une fois passée les obstacles sociaux, économiques et politiques les candidats ne peuvent donc revendiquer l’étiquette « anti système ». Cet argument populiste et démagogique ne peut être entendu que par les mouches victimes complices  attirées par le miel des promesses sans lendemain. 

 

Manifs anti Ceta en Europe

  • Manifs anti Ceta en Europe

Manifs anti CETA en Europe Manif samedi en Europe à l’appel du collectif «Stop Ceta-Tafta» qui regroupe en France près de 80 organisations pour  S’opposer à l’accord de libre-échange entre l’UE et le Canada (Ceta) qui doit être voté en février au Parlement européen. Le Comprehensive Economic and Trade Agreement (CETA) est un accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada. Il vise à doper de 25 % les échanges commerciaux des biens et services entre les deux parties. Signé le 30 octobre 2016, il doit encore être voté le 15 février au Parlement européen et ensuite ratifié par les différents Parlements des Etats membres, et, pour certains Etats, des Parlements régionaux, pour devenir définitif. Le processus pourrait donc prendre au moins encore quelques mois voire quelques années. Le Ceta, dit de «nouvelle génération», supprime 99% des droits de douane entre l’UE et le Canada, tout en ouvrant aux entreprises européennes l’accès aux marchés publics canadiens. L’UE a en effet déjà ouvert les siens aux entreprises canadiennes. Enfin, en ce qui concerne l’épineuse question du règlement des différends entre les entreprises et les Etats, l’UE et le Canada se sont accordés sur l’établissement d’un tribunal permanent indépendant, composé de 15 juges professionnels pour éviter le recours au système d’arbitrages privés prévus dans les accords commerciaux actuels. Ceux-ci permettent aux multinationales, lorsqu’elles investissent dans un Etat, de remettre en question les lois ou réglementation contraires à leurs intérêts. Le traité facilitera ainsi l’accès au marché nord-américain pour les exportateurs français. Ces entreprises sont gagnantes. En revanche, celles plus dépendantes du marché intérieur français seront vulnérables face à l’arrivée de la concurrence canadienne. «Le CETA permet d’accroître les marges des grandes firmes globalisées. Ce sont elles qui y gagnent», expliquait à l’AFP, mi-janvier, le politologue Thomas Guénolé, soulignant que «les populations ouvrières et les populations profession intermédiaires seront perdantes».L’ouverture du marché agricole inquiète les acteurs du secteur, qui ont manifesté à plusieurs reprises leur préoccupation face à la concurrence canadienne. La filière bovine est la plus inquiète.

(Avec agences)

L’arrêté « anti-burkini » de Sisco validé

L’arrêté « anti-burkini » de Sisco validé

Le tribunal administratif de Bastia valide, mardi 6 septembre, l’arrêté pris par le maire de Sisco, interdisant toute tenue religieuse ostentatoire sur les plages de cette commune de Haute-Corse. Dimanche 14 août, le maire Ange-Pierre Vivoni avait pris cet arrêté avec le conseil municipal, à la suite d’une violente rixe survenue la veille, sur une plage de sa commune.  Le juge, se référant à la récente décision du Conseil d’Etat suspendant un arrêté comparable, estime qu’« en l’espèce, compte tenu des récents événements (…) la présence (…) d’une femme portant un costume de bain de la nature de ceux visés par l’arrêté (…) serait (…) de nature à générer des risques avérés d’atteinte à l’ordre public qu’il appartient au maire de prévenir ». La Ligue des droits de l’Homme a immédiatement annoncé qu’elle allait déposer un recours, selon France Inter. Quelques jours après l’altercation, le procureur de la République avait tenu à exclure une quelconque radicalisation et avait précisé que la rixe n’avait pas été déclenchée par une photo d’une musulmane se baignant en burkini. Toutefois, 26 maires avaient pris des arrêtés « anti-burkini » à la suite de ce fait-divers, déclenchant une polémique nationale. Le 27 août, le Conseil d’Etat a mis un coup d’arrêt aux interdictions des tenues « ne respectant pas la laïcité » sur les plages publiques prises par une trentaine de communes du littoral, en appelant au « respect des libertés garanties par les lois ».  De nombreux maires – notamment ceux de Nice, Menton, Fréjus, Mandelieu-la-Napoule, ou encore de Sisco, de Leucate (Aude) ou du Touquet (Pas-de-Calais) – avait fait savoir que leurs arrêtés demeuraient en vigueur.

(Avec RTL et AFP)

Arrêt anti-burkini confirmé par la justice

Arrêt anti-burkini confirmé par la justice

Le tribunal administratif de Nice considérant que le port du Burkini  constituait une revendication de nature identitaire a rejeté lundi une nouvelle demande de suspension d’un arrêté pris par une mairie des Alpes-Maritimes, celle de Villeneuve-Loubet. Déjà saisie il y a une dizaine de jours pour un arrêté du maire de Cannes, la juridiction niçoise avait alors rendu une décision allant dans le même sens, confortant les municipalités ayant interdit le port de vêtements religieux sur les plages. « C’est évidemment une déception, même s’il n’y a pas de grande surprise », a réagi lundi Me Patrice Spinosi, avocat de la Ligue des droits de l’homme (LDH), à l’origine de l’un des référés déposés contre la mairie de Villeneuve-Loubet. « Cette décision nous permet de saisir dès à présent le Conseil d’Etat, qui devrait fixer une date d’audience d’ici une dizaine de jours et statuer à très bref délai », a ajouté l’avocat, joint par Reuters. La LDH et le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), qui avait saisi le juge des référés pour l’arrêté cannois, jugent les mesures anti-burkini liberticides et discriminatoires à l’encontre des baigneuses de confession musulmane. Dans son ordonnance, le juge des référés invoque notamment le contexte sensible de l’état d’urgence, prolongé à la suite de l’attentat du 14-juillet à Nice (86 morts), ainsi que le « retentissement, facteur de tensions supplémentaires », déclenché par la polémique sur le port du burkini.   »Ce port vestimentaire sur les plages peut également être perçu comme étant l’expression d’une revendication identitaire », peut-on encore lire dans l’ordonnance.

Après Cannes et Villeneuve-Loubet, deux villes dirigées par des maires Les Républicains, plusieurs communes côtières du Sud-Est et du Nord, dont Nice et le Touquet, ont décidé à leur tour de bannir cet été les tenues de plage recouvrant le corps.

(Avec Reuters)

 

« Rocard, un anti communiste primaire » (Mélenchon)

« Rocard, un anti communiste primaire » (Mélenchon)

Si Michel Rocard était un anticommuniste absolument primaire comme le déclare Mélenchon que dire de ce dernier. Un anti capitaliste néandertalien ? S’il y a bien un reproche qu’on ne peut faire à Michel Rocard c’est d’avoir été primaire dans ses analyses y compris celles concernant le communisme. On ne pourra en dire autant de Mélenchon, homme de culture certes mais à peu près ignare en matière économique et dont les  modèles comme celui de Cuba ou du Venezuela laissent  perplexe sur sa lucidité économique mais aussi idéologique. Contrairement à beaucoup d’autres politiques Mélenchon est loin d’être idiot mais il a choisi la voie du populisme et renonçant ainsi à toute forme d’intelligence ;  l’inverse évidemment de Michel Rocard qui a toujours mit ses compétences  intellectuelles au service de sa rigueur d’analyse et de son éthique. Plus que primaire l’analyse de Mélenchon quand il propose de ne plus rembourser l’argent emprunté ! Mélenchon qui  réfute toute filiation spirituelle entre Michel Rocard et Manuel Valls. «Non, non, Rocard n’aurait pas affronté comme cela une majorité syndicale à coups de triques, n’aurait pas fait matraquer des manifestants, n’aurait pas permis tout ça, comme Premier ministre», a réagi le député européen sur BFMTV. . Rocard fait figure quasiment de gauchisme à côté des Valls, des Macron», a poursuivi le candidat à l’élection présidentielle. «Le projet social-démocrate à la suédoise de Michel Rocard, ce n’est pas Clémenceau, plus des CRS et ainsi de suite. Ce n’est pas ça», a-t-il insisté. «Michel Rocard était un personnage extrêmement intéressant, toujours très fécond intellectuellement. J’ai rarement été d’accord avec lui (…) Il était un anti-communiste absolument primaire… Mais c’était un esprit engagé dans la gauche», a développé encore l’ancien membre du PS.

(20 minutes)

 

La manif anti-loi travail va tourner en rond !

La manif anti-loi travail va tourner en rond !

 

Une situation un peu ubuesque avec cette manifestation d’abord limitée à un rassemblement sans défilé, puis interdite, enfin ré-autaorisée sur un très petit parcours autours de la Bastille (point de départ et d’arrivée). De là à imaginer que les manifestants pourront faire plusieurs tours il n’ya qu’un pas (plusieurs quand même !°. Du coup la manifestation risque de tourner en rond au propre comme au figuré Les syndicats hostiles au projet de loi Travail ont en effet obtenu mercredi le droit de manifester jeudi à Paris en vertu d’un compromis trouvé avec le gouvernement, qui avait dans un premier temps choisi d’interdire tout défilé dans la capitale. C’est le résultat de la valse hésitation entre le Premier ministre, le ministre de l’intérieur et le président de la république. Une manifestation qui va effectivement tourner en rond et qui ne devrait guère réunir plus de 100 000 participants comme la dernière fois. Comme d’habitude la CGT annoncera 1 million et la police 70 000 ! De toute manière cette protestation ne sert plus à rien car la loi largement modifiée sera finalement votée. À moins évidemment que Valls ne décide de quitter le gouvernement ce qui serait une sorte de suicide politique. Cette manifestation n’est cependant pas sans risques car il est évident que les casseurs vont s’en donner à cœur joie une nouvelle fois ;  ce que savent très bien les organisateurs bien incapables d’empêcher les violences et parfois même complices. Philippe Martinez a promis que « le service d’ordre sera(it) renforcé » jeudi. Le préfet de police de Paris, Michel Cadot, a annoncé la mise en place d’un « dispositif de pré-filtrage » permettant de fouiller les sacs des manifestants pour s’assurer qu’ils ne contiennent pas de projectiles ou de cagoules. Il a précisé lors d’un point de presse que « plus de 2.000 fonctionnaires » seraient mobilisés durant le rassemblement : forces mobiles, forces de sécurité intérieure et brigade fluviale. Il est cependant vraisemblable que ni les services d’ordre des syndicats ni la police ne seront en capacité d’empêcher violences et débordements. À se demander si les uns et les autres n’attendent pas un coup dur pour donner une légitimité à de nouvelles décisions. Vu de l’étranger en tout cas cette protestation est incompréhensible et ne sert pas l’image du pays. (Avec Reuters)

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