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Glyphosate: La France recule et prête à accepter un renouvellement pour 4 ou 5 ans

Glyphosate: La France recule et prête à accepter un renouvellement pour 4 ou 5 ans

Au départ la position de la France était claire : un refus catégorique des propositions de l’union européenne concernant une nouvelle autorisation de 10 ans pour le glysophate. Compte tenu des fortes oppositions de certains pays,  Bruxelles était prêt à envisager un délai de cinq à sept ans au lieu de 10 ans. Une position soutenue par le ministre de l’agriculture français. Le ministre de l’écologie, lui, proposait un délai qui s’inscrivait dans la magistrature en cours en France donc environ cinq ans. Finalement on pourrait ce rallier à un délai de quatre ans ce qu’a indiqué Christophe Castaner qui  a précisé lors du compte rendu du conseil des ministres que cette durée de quatre ans semblait désormais être celle visée par la Commission européenne pour sortir les discussions de l‘impasse. La licence d‘utilisation de cet herbicide de Monsanto, très utilisé dans l‘agriculture et le jardinage et jugé cancérigène par ses adversaires, expire à la fin de l‘année. Cette situation a engendré, notamment en France, des tensions entre ministères de l‘Agriculture et de l‘Ecologie. Mercredi, les Etats européens ont une nouvelle fois reporté leur décision sur le renouvellement de la licence. Une nouvelle réunion du comité des Vingt-Huit chargé de se prononcer aura lieu à une date ultérieure qui n‘a pas été précisée par la Commission. L‘exécutif européen avait proposé d‘autoriser à nouveau le glyphosate pour dix ans, avant de proposer cinq à sept ans et désormais, selon Christophe Castaner, quatre ans. Pour être validée, la proposition de la Commission doit recueillir le soutien de 16 des 28 Etats membres, représentant au moins 65% de la population de l‘UE. Dans une résolution non contraignante adoptée mardi, le Parlement européen s‘est prononcé pour un renouvellement de l‘autorisation de l‘herbicide pour cinq ans.

Zones blanches : du mieux mais dans les centre-bourgs

Zones blanches : du mieux mais dans les centre-bourgs

D’après le lobby des télécoms la couverture s’améliore pour les mobiles notamment en montagne. Observons cependant que ces améliorations visent surtout les centre-bourgs. Autant dire qu’au-delà de la zone agglomérée c’est toujours un peu le désert. D’après le lobby du secteur, Orange, SFR, Bouygues Telecom et Free ont respecté les engagements pris l’an dernier concernant la couverture mobile des zones de montagne. « Ainsi, au 30 septembre 2017, 3.291 communes du programme ‘Zones blanches – Centres-bourgs’ bénéficiaient de la 3G mutualisée dont 1.257 communes de montagne », s’est félicité l’organisation dans un communiqué la semaine dernière. Surtout, 673 de ces communes ont été couvertes « en 9 mois, entre octobre 2016 et juin 2017 », précise-t-elle. Aux yeux de la FFT, il s’agit donc d’une « accélération significative ». Ce qui prouve, selon ses responsables, que les Orange, SFR, Bouygues Telecom et Free, malgré les critiques de nombreux élus locaux, respectent bien la feuille de route fixée par les pouvoirs publics. Concernant le très haut débit mobile, la FTT affirme que « 3.837 sites 4G étaient activés en zone de montagne au 30 septembre 2017, dont 1.193 sites ouverts au cours des six mois derniers ». A noter que ces chiffres concernent Orange, Bouygues Telecom et SFR. Free n’est pas ici comptabilisé car l’opérateur de Xavier Niel n’est pas membre de la fédération. E son coté,  l’Arcep. régulateur des télécoms avait estimé que les opérateurs avaient bien respecté leurs engagements en matière de couverture mobile des zones blanches. L’autorité avait indiqué que 92% des centre-bourgs situés jusqu’ici en zone blanche étaient désormais couverts en voix et texte, mais également en Internet mobile 3G. Elle avait précisé que les 8% restants correspondaient aux communes où les travaux d’aménagement de pylônes par les pouvoirs publics n’avaient pas encore été réalisés.

Autoentrepreneurs : seulement 23% encore actifs après 5 ans

Autoentrepreneurs : seulement 23% encore actifs après 5 ans 

 

Seulement 23 % encore actifs après cinq ans et un chiffre d’affaires d’une moyenne de l’ordre de 10 000 €, des chiffres qui interrogent évidemment sur la pérennité voire l’intérêt de ce régime juridique Renommé régime du micro-entrepreneur fin 2014.  Le régime d’auto-entrepreneur aide à la création d’entreprises. En 2010, il représentait 80% des nouvelles entreprises individuelles. Chiffre qui a chuté à 61% en 2016. Sur un panel de 100 autoentrepreneurs immatriculés au premier semestre 2010, 38 n’ont jamais été actifs. En d’autres termes, ils n’ont pas déclaré de chiffre d’affaires positifs à l’Acoss (Agence Centrale des Organismes de Sécurité Sociale) dans les huit trimestres qui ont suivi leur immatriculation. Ainsi, 62 ont démarré une activité économique en déclarant un chiffre d’affaires, mais 39 d’entre eux ont cessé dans les cinq ans. Les entreprises des autoentrepreneurs depuis 2010 ont donc une pérennité à cinq ans bien plus faibles que celle des entreprises classiques (60%).  En 2014, le chiffre d’affaires annuel moyen des autoentrepreneurs toujours actifs était de 10.200 euros, en baisse de 400 euros par rapport à 2012. Le secteur le plus rémunérateur est celui de l’hébergement-restauration avec, en moyenne, 14.300 euros de chiffre d’affaires annuels. Enfin, seulement 3% des autoentrepreneurs hors commerce déclarent un chiffre d’affaires supérieur au seuil de 32.900 euros, contre 56% des entrepreneurs classiques. Malgré quelques formalités allégées au moment de la création d’entreprises et un mode de calcul simplifié pour les cotisations sociales et l’impôt sur le revenu, le statut d’auto-entrepreneur offre une pérennité bien plus faible que le statut d’entrepreneur classique, ainsi que des revenus bien moins élevés.

 

Logement social : réattribution tous les 6 ans

Logement social : réattribution tous les 6 ans

 

Le secrétaire d‘Etat auprès du ministre de la Cohésion des territoires, Julien Denormandie, indique que l’APL va diminuer mais que cette augmentation sera compensée par la baisse des loyers pour le logement social. Reste à savoir ce qui en  sera pour les logements des bailleurs privés. Le ministre indique aussi que l’attribution des HLM sera revue tous les six ans pour vérifier si l’ occupant justifie toujours de cette attribution. En clair,  certain dont les revenus ont augmenté seront invités à quitter les HLM  “Nous allons mener une réforme juste et efficace : le prix des loyers diminuera en même temps que le montant des APL. Notre engagement est très clair : aucun allocataire ne perdra un euro”, assure le ministre. Le niveau de l‘allocation sera désormais calculé sur le revenu de l‘année en cours plutôt que sur celui d‘il y a deux ans, comme cela est le cas aujourd‘hui. Appelée à entrer en vigueur “dès le 1er  janvier 2019”, cette réforme “permettra d’économiser plus d‘un milliard d‘euros”, dit-il. Pour faire baisser les loyers, Julien Denormandie annonce la mise sur le marché de logements supplémentaires. “Nous allons permettre de construire plus et moins cher là où il faut construire, dans ce qu‘on appelle les zones tendues. Il s‘agit aussi de rendre disponibles plus de terrains constructibles, en simplifiant les normes”, explique-t-il. “Nous allons mettre de l‘ordre dans le système actuel de recours, qui fait que plus de 30.000  projets de logements sont actuellement bloqués.” Julien Denormandie annonce par ailleurs le maintien de la loi relative à la solidarité et au renouvellement urbain (SRU), qui impose aux communes de disposer d‘au moins 25 % de logements sociaux.

Taxe d’habitation : réforme en trois ans (Macron)

Taxe d’habitation : réforme en trois ans (Macron)

Après avoir entendu la grogne de la base concernant l’éventualité de reporter la réforme de la taxe d’habitation, Macron a décidé que cette réforme serait faite en trois ans et commencerait en 2018. Ce qu’il explique dans une interview à « Ouest-France » publiée ce jeudi 13 juillet. Emmanuel Macon et le premier ministre Édouard Philippe bénéficient  encore d’un très large soutien de l’opinion publique mais un soutien qui provient essentiellement de l’image de renouvellement lié au président de la république. Désormais le gouvernement entre dans le dur et on ne peut pas dire que les discours aussi bien de Macron au congrès ou de Philippe à l’Assemblée nationale aient  particulièrement convaincu (dans un sondage ils bénéficient seulement de 27 % de soutien dans l’opinion). Une opinion qui aura été un peu surprise du décalage entre la volonté mainte fois réaffirmée de réforme et la timidité des orientations dans certaines remise à plus tard. En particulier l’exonération de taxe d’habitation pour 80 % des ménages. Une orientation pourtant majeure qui viserait à soutenir le pouvoir d’achat des Français les moins favorisés. En effet en moyenne cette taxe est de l’ordre de 1000 € par an, une somme considérable pour certains qui en plus s’ajoute  aussi à une somme de même ampleur pour la taxe foncière avec de très gros écarts selon les zones. D’autres réformes concernant la fiscalité devaient aussi être reportées à plus tard. Mais Macron a brutalement changé d’avis sous la pression de l’opinion. Dans le journal Ouest-France Macron déclare que la réforme de la taxe d’habitation qui se fera « en trois ans ».    »Elle sera articulée avec les collectivités territoriales et financée par les économies que nous engageons« , a aussi précisé l’ancien ministre de l’Économie, revenant également sur d’autres mesures phares de son début de quinquennat : « La réforme de l’impôt sur la fortune et la réforme du prélèvement forfaitaire unique des revenus de l’épargne, pour arriver à un taux de 30%, seront mises en place, elles aussi, dès 2018, ce qui est un élément d’attractivité très fort ». Et de poursuivre : « Nous commencerons, dès 2018, la baisse de l’impôt sur les sociétés. Et nous basculerons la même année les cotisations sociales, salariales et patronales, maladie et chômage, vers la CSG afin de mieux rémunérer le travail. Le sens de cette stratégie est de favoriser le travail, l’innovation, les transitions. »

La fin du travail : dans 10 ans….. Ou dans des siècles !

La fin du travail : dans 10 ans…..  Ou dans des siècles !

Dans un entretien aux « Echos », Nick Bostrom, professeur à Oxford, prévoit la fin du trvaial pour dans 10 ans …..Ou dans des siècles

 

Le mois dernier, un sondage mené auprès d’experts de l’intelligence artificielle affirmait qu’il faudrait au moins quarante-cinq ans pour que les ­machines puissent accomplir toutes les tâches aussi bien que les humains. Qu’avez-vous pensé de cette étude ?

Ce que l’on constate, c’est qu’il n’y a pas de consensus : certains chercheurs pensent que cela arrivera dans dix ans, d’autres que cela prendra plusieurs centaines d’années, ou que cela n’arrivera jamais. Il y a une distribution assez large des opinions, même chez les experts. Je pense que le véritable enseignement, c’est que personne ne sait vraiment quand l’intelligence artificielle dépassera celle des humains. Donc nous devons accepter cette incertitude.

A titre personnel, pensez-vous que la route sera encore longue ?

Je pense que nous n’en savons rien. Donc, nous devons considérer ce sujet à la fois sur un temps court et sur un temps long.

Qu’est-ce qui vous a poussé à vous pencher sur les questions ­éthiques posées par l’IA ?

Je crois que le problème est à la fois éthique et technique : si, un jour, vous réussissez à mettre au point un système bien plus intelligent que l’homme, comment garantir que, d’un point de vue technique, il fera réellement ce qu’il est censé faire ? Pendant longtemps, ce sujet a été négligé. Dès les premiers temps de l’intelligence artificielle, dans les années 1950, le but n’a pas seulement été de faire accomplir aux machines des tâches très précises, mais de reproduire la forme d’intelligence générale qui caractérise l’esprit humain. Pourtant, il y a eu étonnamment peu de réflexion sur ce qui se passerait si nous y parvenions vraiment.

Est-ce parce que les chercheurs estimaient qu’ils ne réussiraient jamais ?

On peut croire que les chercheurs pensaient que le but ne serait pas atteint, ou pas avant des centaines d’années. En réalité, les pionniers de l’IA étaient très optimistes, ils pensaient que cela ne prendrait qu’une dizaine d’années. Mais, malgré cela, ils ne s’exprimaient pas sur les conséquences…

En plus d’un demi-siècle d’existence, l’intelligence artificielle a connu plusieurs « hivers », ces périodes où les recherches se sont quasiment arrêtées parce que les espoirs du départ étaient déçus. Pensez-vous que le domaine est durablement sorti de l’hiver ?

Aujourd’hui, c’est plutôt le printemps ou l’été. Est-ce que cela sera suivi d’un nouvel hiver ? J’en doute, parce que les technologies actuelles d’IA sont suffisamment bonnes pour avoir déjà un nombre important d’applications. Je pense que le secteur continuera à attirer des investissements conséquents à cause des besoins pour les moteurs de recherche, la reconnaissance de la parole ou les voitures autonomes. Il y a beaucoup de cas où soit les applications commerciales existent déjà, soit elles existeront dans très peu de temps.

En septembre dernier, Google, ­Amazon, Facebook, IBM et Microsoft ont créé une organisation, ­Partnership on AI, dont le but est de s’assurer que les progrès de l’IA seront bénéfiques à l’humanité. ­L’institut que vous dirigez a rejoint ce partenariat au mois de mai. ­Pourquoi avoir attendu autant ?

A l’origine, il s’agit d’une initiative de ces grands groupes, qui se sont d’abord organisés pour travailler ensemble sur ces sujets. Ce n’est que dans un second temps qu’ils se sont ouverts à d’autres organisations. Mais nous discutons de ces sujets avec certains d’entre eux depuis plus longtemps.

Pensez-vous qu’un partenariat des entreprises qui investissent le plus dans l’IA soit un moyen ­approprié de garantir une utilisation éthique ?

Je pense que c’est une étape positive que l’industrie réfléchisse à ces sujets. Bien sûr, ce ne doit pas être le seul forum où l’humanité discute des implications de l’intelligence artificielle – les universités, les instituts, les gouvernements, les ONG doivent aussi s’en emparer.

Vos craintes sur la menace qu’une superintelligence ferait peser sur l’humanité ont été reprises par de nombreuses personnalités, dont Stephen Hawking. Vous considérez-vous comme un lanceur d’alerte ?

Non. En fait, je suis plutôt optimiste sur les bénéfices à attendre de l’intelligence artificielle. C’est vrai que beaucoup de pages de mon livre sont consacrées à ce qui pourrait tourner mal, mais c’est parce que nous avons besoin de comprendre de façon précise où se trouvent les dangers, afin de pouvoir les éviter. A moyen terme, les aspects positifs sont très nettement supérieurs. Et, à long terme, les deux scénarios, positifs ou négatifs, sont possibles.

A moyen terme, il y a cependant la crainte que les machines assurent de plus en plus de tâches jusqu’ici réservées aux humains, et que cela détruise de l’emploi. Est-ce un thème qui vous intéresse également ?

Je pense que le but ultime doit être la disparition totale du travail. Ce que nous voulons faire, c’est remplacer le besoin pour les humains de travailler, pas seulement grâce à l’intelligence artificielle mais grâce à l’automatisation dans son ensemble – si nous avons inventé la charrue, c’est pour arrêter de nous briser le dos.

Mais, aujourd’hui, l’IA est vue comme l’automatisation du cerveau, ce qui peut sembler effrayant pour des cols blancs. Personne ne veut avoir à se briser le dos pour vivre, mais un journaliste ou un philosophe n’ont pas forcément envie que des machines fassent le travail à leur place…

Je crois qu’il y a deux aspects. Si les machines peuvent se substituer au travail humain partout dans le monde, comment obtiendrons-nous un revenu ? Il y a un certain nombre de réponses à cette question : vous pouvez taxer les machines, vous pouvez y investir du capital qui croîtra rapidement durant la transition et générera une rente, vous pouvez recevoir des aides de l’Etat… Le deuxième aspect concerne l’estime de soi. La dignité humaine est intimement liée au fait de subvenir à ses besoins, de gagner son pain. Je pense que c’est quelque chose qu’il faudra repenser dans ce monde futur où nous n’aurons plus besoin de travailler pour vivre. Je pense qu’il faudra repenser l’éducation, qui est conçue pour fabriquer des engrenages productifs de la machine économique. Peut-être que, dans le futur, il faudra former les gens à faire un usage de leurs loisirs qui ait un sens, à maîtriser l’art de la conversation, à avoir des hobbys qui rendent leur vie plus agréable.

C’est un sujet auquel il faut commencer à réfléchir dès maintenant, à un moment où les machines ­commencent à devenir plus ­intelligentes et plus productives…

Oui, mais nous n’y sommes pas encore. Je ne suis pas convaincu qu’actuellement ces technologies d’intelligence artificielle aient un grand impact sur le marché du travail, je pense que tout cela est encore une possibilité dans le futur. Il faut être attentif à la différence entre la capacité des machines à effectuer certaines tâches et leur capacité à occuper certains emplois. Si vous prenez l’exemple de la voiture autonome, imaginez un véhicule qui conduirait tout seul dans 99 % des cas : il aura toujours besoin d’un chauffeur. Maintenant, imaginez un modèle autonome dans 100 % des cas. La différence peut sembler minime, mais l’impact sur le marché du travail est énorme : soit vous avez besoin d’un chauffeur humain, soit vous n’en avez plus besoin. Et il faudra plus de temps qu’on ne le pense pour arriver au point où les machines font l’ensemble des tâches et bouleversent vraiment le marché du travail.

Il y a vingt ans, vous avez cofondé la World Transhumanist Association. Depuis, le mouvement transhumaniste est devenu très médiatisé et très ­controversé. Vous considérez-vous toujours comme un transhumaniste ?

Je n’ai pas tendance à me définir comme transhumaniste, car ce terme est utilisé par des gens très différents dans des acceptions très différentes, ce qui crée de la confusion. Ce que je pense, c’est que, dans le futur, la technologie ne servira plus seulement à transformer le monde extérieur, mais qu’elle offrira des possibilités de transformer la nature humaine en étendant nos capacités humaines. Si nous imaginons ce que seront les humains dans un million d’années, il serait très bizarre pour moi que nous soyons encore ces bipèdes enfermés dans des petites voitures, avec un cerveau de 1,5 kilo pas très différent de celui du singe !

 

1 117 CDD en douze ans

1 117 CDD en douze ans

 

 

.Une ex-employée de la Caisse régionale de la Sécurité Sociale des mines (Carmi) dans le Nord attaque auprès des prud’hommes son ancien employeur. Elle indique avoir effectué pour le compte de la même entreprise pas moins de 1 117 contrats à durée déterminée (CDD) entre janvier 2002 et février 2014, sans quasiment aucune interruption! Ce qui représenterait environ 93 contrats en moyenne par an, certains conclus au jour le jour. Sylvia Rausa indique au quotidien local La Voix du Nord qu’elle a accepté cette situation sans broncher pour pouvoir faire vivre son foyer. «Je faisais des journées aussi bien que des nuits, cela dépendait. Je travaillais comme agent de service hospitalier. D’abord, j’ai fait le ménage. Ensuite, j’ai été veilleuse de nuit puis j’ai travaillé auprès des patients.» Le Code du Travail prévoit qu’un CDD ne peut être renouvelé que deux fois. Une exception toutefois concerne les CDD signés sans terme précis (mais avec une durée minimale conclue au préalable) dans le cadre d’un recrutement de salariés saisonniers ou d’un remplacement d’un salarié absent par exemple. En France, d’autres cas plus ou moins similaires ont déjà été jugés. En décembre dernier, une maison de retraite associative de Bellegarde dans l’Ain s’est vue condamnée à verser à une employée, la somme de 28 000 euros. Cette dernière avait enchaîné durant six années une centaine de CDD comme le rapportait Le Figaro. En mars 2016, c’est le Comité d’établissement SNCF des cheminots de la région de Metz-Nancy qui s’est vu condamné à verser plus de 40 000 euros à une ancienne salariée qui avait cumulé 184 CDD en douze ans. Et plus récemment, c’est l’ancien prévisionniste météo Joël Collado, bien connu des auditeurs de France Inter et France Info, qui a gagné mercredi aux prud’hommes. Il avait signé 215 contrats de travail entre 1995 et 2015 avec Radio France.

 

Machines à la place des hommes d’ici 50 ans ?

Machines à la place des hommes d’ici 50 ans ?

 

 

La robotisation serait susceptible de remplacer l’homme d’ici une cinquantaine d’années d’après une  récente étude, dirigée par Katja Grace du Future of Humanity Institute à Oxford. Près 350 experts de l’intelligence artificielle (IA) ont été interrogés sur le temps qu’il faudrait, selon eux, aux machines pour maîtriser des postes et des tâches actuellement attribués à des humains. Selon leurs estimations, les intelligences artificielles pourront surpasser les humains dans certains domaines dès la prochaine décennie.  Les traducteurs de langues doivent ainsi se tenir prêts pour 2024, les conducteurs de camion pour 2027. Les journalistes et chercheurs peuvent aussi enclencher le compte à rebours: la pleine capacité artificielle à écrire un essai de qualité est prévue pour 2026. Les vendeurs tiendront pour leur part jusqu’à 2030. Tous domaines confondus, il faudra selon les chercheurs se préparer pour 2061, où les intelligences artificielles ont une chance sur deux de pouvoir surpasser les humains pour à peu près n’importe quelle tâche. Reste à savoir quel crédit on peut apporter à ce type d’étude d’organismes de recherche dont l’objet est de travailler sur l’intelligence artificielle et qui cherche à montrer l’importance de leur domaine pour obtenir des crédits publics et des parts de marché. D’autres études aux méthodologies tout aussi discutables montrent que ce sont 10 % des emplois qui pourraient  être impactés d’ici 10 à 20 ans. La vérité c’est qu’on ne sait pas quelles seront les conséquences du développement de l’intelligence artificielle. Un seul exemple l’étude indique que les conducteurs de camions pourraient disparaître à partir de 2027 mais encore faudrait-il tenir compte des autres emplois logistiques qui se sont largement développés du fait de la complexification de la gestion des flux. (Sans parler des difficultés que représente le camion sans chauffeur, comme la voiture d’ailleurs).  Une étude donc intéressante mais sans doute très approximative et qui néglige les emplois actuels ou nouveaux à fort contenu humain.

 

 

Banques classiques : suppression de 30 à 50 % des effectifs d’ici 10 ans

Banques classiques : suppression de 30 à 50 % des effectifs d’ici 10 ans

Plus de 30% des effectifs bancaires devraient disparaître en Europe d’ici 2025. Selon une étude de Citi, mais d’autres avancent le chiffre de 50%. En cause,  la révolution des moyens de paiement avec en particulier l’utilisation des smartphones, la banalisation des banques en ligne et l’accentuation de la numérisation des opérations bancaires. Un secteur qui pourrait connaître le sort de la sidérurgie ou presque. 150 000 emplois ont déjà été supprimés en six mois et les restructurations devraient encore s’accélérer pour les banques européennes. En cause suffisance de rentabilité des activités bancaires. Le taux de rentabilité des activités de dépôt est plombé par le coût de main-d’œuvre (notamment nombre  d’agences et personnel) Il est par ailleurs menacé par la future existence de nouveaux moyens de paiement et la dématérialisation de certaines opérations mais le second volet de l’activité des banques, l’activité d’investissement souffre aussi d’un manque de retour financier lui aussi très gourmand en personnel. Dans un premier temps est donc probable que les banques européennes devront s’aligner si les critères de gestion des banques américaines qui ont supprimé près de 7 % des postes quand les banques européennes n’ont supprimé que quatre %. À plus long terme c’est peut-être l’existence même des les activités bancaires en tout cas leur structure actuelle qui pourrait être en cause et engendrer jusqu’à la moitié des emplois existants d’ici 10 ans. Les réductions d’effectifs vont devoir encore s’accentuer et s’accélérer si le secteur bancaire européen veut améliorer sa rentabilité et se rapprocher des niveaux atteints par les banques américaines, estiment des investisseurs. « Nous interprétons les suppressions de postes comme le signe d’un changement structurel et pas seulement conjoncturel vers des banques de plus petite taille », a dit Jamie Clarke, qui codirige la recherche macroéconomique de la société de gestion Liontrust. Moins d’un tiers des banques de la zone euro présentaient une structure leur permettant d’espérer dégager une rentabilité satisfaisante sur la durée contre 80% des banques américaines, selon une étude sur 300 grandes banques internationales publiée l’année dernière par le Fonds monétaire international. « Les banques américaines ont presque toutes fait ce qu’il y avait à faire et sont sur une pente ascendante », dit Chris Wheeler, analyste sur le secteur bancaire chez Atlantic Equities. La baisse des effectifs peut certes résulter de cessions d’activités en bloc sans se traduire nécessairement pas des destructions d’emploi. Mais les changements technologiques poussent les banques à fermer des agences ou à migrer vers des systèmes moins intensifs en main-d’œuvre. « Nous sommes dans un marché durablement baissier pour l’emploi dans le secteur bancaire parce que nous voyons que la technologie et l’automation détruisent finalement des postes dans la banque de détail », dit à Reuters Xavier VanHove, associé de la société de gestion THS Partners. De nombreuses banques européennes sont en pleine réflexion sur le sort de leurs activités de banque d’investissement avec des activités de marché particulièrement sur la sellette car gourmandes en fonds propres et aux marges comprimées par les évolutions technologiques. Et c’est évidemment la banque de détail qui serait la plus touchée. Les 37.000 agences qui font travailler 220.000 salariés sont aujourd’hui trop nombreuses. Avec 1 agence pour 1.720 habitants, la France (et l’Europe du sud en général) est trop bien pourvue. L’étude relève que dans les pays du nord de l’Europe ainsi qu’aux Pays-Bas, le nombre d’agences bancaires par habitant est trois fois moins important qu’en Espagne et en Italie. Et deux fois moins qu’en France. Les experts de Citi voient donc les banques françaises se mettre progressivement au niveau scandinave. Ce qui suppose de réduire de moitié leur réseau d’ici à 2025.

 

La retraite à 60 ans (FN)… non à 40 ans !

La retraite à 60 ans (FN)… non à 40 ans !

Marine Le Pen fait du Mitterrand et promet la retraite à 60 ans sans tenir compte évidemment des conditions de financement de cette promesse et sans tenir compte de l’évolution démographique. la sécu traîne déjà une dette accumulées de plus de 160 milliards par an , les régimes de retraite dégagent un déficit annuel de 10 milliards. Du coup rajouter  17 milliards paraît possible au Front national qui entretient un rapport approximatif avec les chiffres. Pourquoi pas aussi la retraite à 40 ans ! La candidate FN à l’Élysée a indiqué mardi qu’elle entendait ramener la retraite à 60 ans avec 40 annuités de cotisation  à la fin du quinquennat  Jusqu’à présent, Marine Le Pen ne fixait pas de condition ou de délai à cette promesse de campagne.    D’après la dernière prévision du comité d’orientation des retraites, le rapport de dépendance démographique c’est-à-dire la proportion des personnes de plus de 60 ans par rapport à celles en âge de travailler (20 à 59 ans), s’avère plus fort qu’il ne l’était lors des précédentes estimations, publiées en 2010. De 0,43 il passe à 0,62 en 2040 puis à 0,74 en 2060. C’est ce dernier chiffre qui a changé, puisqu’en 2010, on ne tablait encore que sur une statistique de 0,70. Autrement dit, en renversant le chiffre, dans 43 ans, il n’y aura plus que 1,35 personne âgée de 20 à 59 ans pour un senior, contre 2,32 aujourd’hui, et 1,43 prévu auparavant. Le nombre de personnes âgées a ainsi été révisée à la hausse de 3% d’ici à 2060 quand celui de la population en âge de travailler a lui été diminué de 3%. Deux explications à cela. La premières est que l’espérance de vie a été rehaussée. Une personne née en 1990 aurait ainsi une espérance de vie de plus de 32 ans passée 60 ans, alors que ce chiffre était de 31 ans dans la précédente prévision. Par ailleurs, le solde migratoire a été revu à la baisse à +70.000 par an, contre +100.000 auparavant. La conséquence est que le financement du système de retraite va être plus lourd. Les Échos font ainsi état de nouveaux besoins à hauteur de 10 milliards d’euros d’ici à 2040 et 15 milliards à l’horizon 2060. La faillite est donc proche Ce que pense d’ailleurs l’opinion  d’après Selon l‘enquête  IFOP 2016 réalisée pour le Cercle de l’Epargne,   70% de nos concitoyens croient que notre régime obligatoire de retraite de base et de retraite complémentaire sera en faillite d’ici 10 ans. Une estimation qui paraît pertinente puisque chaque année le déficit de l’ensemble des systèmes de retraite et de l’ordre  de 10 milliards. D’après le comité d’orientation des retraites (COR) l’équilibre devrait cependant être retrouvé d’ici 2030. Malheureusement le COR prévoyait encore récemment que cet équilibre serait atteint en 2020. Alors 2020,2030 2050, en fait  personne n’en sait rien car tout dépendra du rapport entre actifs et retraités, de la croissance donc aussi du chômage.  L’année dernière, le rapport du COR rappelait que selon les dernières données disponibles (), le déficit annuel de l’ensemble des régimes de retraite représentait 0,5% du PIB français, soit environ 10 milliards d’euros. « En 2012, les ressources de l’ensemble des régimes de retraite français légalement obligatoires (y compris le Fonds de solidarité vieillesse) représentaient 13,4 % du produit intérieur brut (PIB), et les dépenses 13,9 % du PIB ». Le COR poursuivait : « La hausse des dépenses […] correspond quasi intégralement à l’augmentation de la masse des prestations de droit direct, en lien avec l’augmentation régulière du nombre de retraités – portée notamment par l’arrivée aux âges de la retraite des générations du baby-boom au cours de la décennie – et avec l’augmentation de la pension moyenne des retraités – sous « l’effet de noria » traduisant l’amélioration régulière des carrières au fil des générations ». Parmi les différents scénarios envisagés, le COR entrevoit dans son dernier rapport un scénario central, dans lequel les régimes de retraites n’épongeraient pas leur déficit global avant 2030, révèle Le Figaro. Dans ce scénario, après 2030, les projections financières aboutissent à une hausse très progressive de l’excédent des régimes de retraites jusqu’à atteindre environ +0,4% du PIB en 2060 (selon Les Echos). Le scénario le plus optimiste, quant à lui, représente une situation où le chômage diminuerait drastiquement, et se stabiliserait à un niveau faible. Grâce à davantage de cotisations, le déficit actuel des régimes de retraites parviendrait à disparaître dès 2025, avant de laisser place à une augmentation progressive de l’excédent annuel des régimes de retraites jusqu’à +1,8% du PIB français en 2060 selon Les Echos. Pour Le Figaro, les prévisions du rapport 2015 du COR « confirme, surtout, que la réforme Touraine des retraites, baptisée « loi garantissant l’avenir et la justice du système de retraites », ne suffit pas ». Une situation effectivement catastrophique

Penelope : salaire fictif à l’Assemblée depuis 25 ans !

Penelope : salaire fictif à l’Assemblée depuis 25 ans !

 

 

Ce n’est pas depuis quelques années que Pénélope a reçu u salaire fictif mais cela a commencé il y a 25 ans dès l’élection de Fillon comme député. Ce que révèle Mediapart et ce que confirme l’avocat de Fillon. « Penelope Fillon a en fait bénéficié d’argent public dès le premier mandat parlementaire de son mari, grâce à des contrats d’études ou de missions commandées par celui-ci », lit-on dans l’article du site d’informations. L’avocat de l’ex-Premier ministre et de son épouse, Antonin Levy, a confirmé à Reuters que le Parquet national financier (PNF) disposait de cette information depuis fin janvier et s’est étonné de ce qu’elle sorte maintenant. Ces éléments font partie de ceux qui ont été transmis par l’Assemblée nationale fin janvier mais, jusqu’ici, « personne n’a considéré qu’ils étaient dignes d’intérêt », a-t-il dit. « La bonne question à se poser, c’est pourquoi le Parquet national financier qui, lui, savait depuis des semaines, n’en a pas parlé, et pourquoi cette information sort à 14 jours du premier tour », a ajouté l’avocat. Me Levy a dénoncé une nouvelle « fuite à charge, qui démontre l’instrumentalisation de la procédure pour la transformer en feuilleton médiatique et influer sur la campagne électorale ». François Fillon a notamment été mis en examen le 14 mars pour détournement de fonds publics, complicité et recel d’abus de biens sociaux. L’enquête ouverte par le PNF a ensuite été élargie au chef de « trafic d’influence » et aux costumes sur mesure offerts à François Fillon par l’avocat franco-libanais Robert Bourgi. Penelope Fillon a été à son tour mise en examen le 28 mars, notamment pour complicité et recel de détournement de fonds publics. Outre les époux Fillon, a également été mis en examen pour détournement de fonds publics, dans cette affaire à tiroirs, l’ex-suppléant de l’ancien Premier ministre, Marc Joulaud, qui a employé Penelope Fillon de 2002 à 2007. Les magistrats cherchent notamment à déterminer si Penelope Fillon a bien travaillé comme attachée parlementaire au service de son mari et de Marc Joulaud, et comme collaboratrice de La Revue des deux mondes, en contrepartie de rémunérations approchant au total près d’un million d’euros brut. François Fillon est passé du statut de favori de la présidentielle après la primaire à droite, fin novembre, à celui de troisième homme, voire quatrième, donc éliminé du second tour. Il n’a eu de cesse de dénoncer les oeuvres d’un « cabinet noir » dont le chef serait l’actuel président, François Hollande.

 

« Transformation numérique de la France : allons-nous perdre cinq ans de plus? »

« Transformation numérique de la France : allons-nous perdre cinq ans de plus? »

À juste titre l’association de l’économie numérique (ACSEL) s’inquiète de la faible prise en charge de l’enjeu du numérique dans la campagne électorale.- L’association de l’économie numérique qui regroupe 1.200 professionnels et près de 150 grands groupes, observe que souvent la problématique du numérique n’est souvenet  abordée que de manière défensive voir négative. Pour elle, la prise en charge de cet enjeu central et notoirement insuffisante. De fait, l’Europe n’a pas pris les moyens de rééquilibrer l’hégémonie des américains voire des Chinois tant dans le domaine du hardware (matériel) que le software  (programme). Les grandes plateformes, les moteurs de recherche, le système son tous américains ou chinois. L’ACSEL est l’interface de référence de l’écosystème numérique français qui anime l’ensemble des entreprises, organismes et pouvoirs publics engagés dans la transformation digitale. Cyril Zimmermann, président de cette association de l’économie numérique, appelle à relancer le débat sur la transformation numérique dans uen tribune au JDD. .

 

« L’analyse des projets numériques des principaux candidats à l’élection présidentielle apporte quelques surprises et déceptions. Le caractère souvent superficiel des propositions incite l’ACSEL à relancer le débat : sur la base des prémisses de la transformation de notre économie due à la révolution numérique, quelle vision avons-nous ou voulons-nous avoir de notre pays dans 20 ans?

Nous constatons en général un manque flagrant de formulation de vision à long terme de ce que sera notre société une fois transformée par la vague numérique. Ceci sans doute pour éviter d’avoir à débattre d’évolutions potentiellement radicales ou pour ne pas favoriser l‘expression de peurs et de crispations, qui occupent déjà beaucoup le terrain médiatique.  Nous pensons au contraire que c’est le moment de poser le débat et de confronter la vision pessimiste du changement à une vraie vision d’avenir positive. Mais encore faut-il que cette dernière existe ou soit exprimée chez les candidats. Le paradoxe est en effet que le seul embryon de vision économique et sociétale qui ressort des discours sur le numérique est une vision négative portée par les candidats les plus à gauche qui voient le numérique comme une menace. Pour eux, le numérique transforme la société en détruisant le modèle de protection sociale et d’organisation du travail. En réponse ils proposent un projet basé sur des mesures de régulation fiscales, juridiques et réglementaires. Benoit Hamon porte des intuitions sur les mutations en cours mais n’y répond que sous la forme de protections à mettre en place sans apporter de solutions de fond. Les champs qu’il aborde comme la transformation du travail, la robotisation de la production, l’utilisation des données, l’éducation, la formation, la création culturelle semblent devoir essentiellement être l’objet de plus de taxes et de plus de réglementations. Il ne donne pas une vision d’opportunités et de transformation globale de notre pays. Jean-Luc Mélenchon se démarque en allant le plus loin dans la description d’une vision sociétale et volontariste mais celle-ci est très dirigiste, comme l’illustre l’instauration d’une administration publique chargée d’accompagner la transition numérique de l’économie. Emmanuel Macron et François Fillon portent un projet commun mais qui se limite à saisir les opportunités purement économiques. Ils se rejoignent sur l’accompagnement numérique des PME et PMI, sur l’éducation et la formation au numérique. Ils veulent détricoter le principe de précaution, ils portent un projet européen, ils identifient les secteurs d’avenir et veulent mettre en place une fiscalité en faveur de la prise de risque et de l’investissement. Malgré toutes ces mesures, ils n’en déduisent pas publiquement une vision transformatrice du pays et leur catalogue de mesures peut parfois s’apparenter à un accompagnement du mouvement plutôt qu’à une impulsion nouvelle et inspiratrice. En revanche, de façon surprenante, François Fillon est le plus porteur d’une vision européenne des efforts à fournir. Il est celui qui insiste le plus sur un axe franco-allemand du numérique, qui identifie quelques secteurs d’avenir pour la coopération européenne. Il souhaite également que l’Europe maîtrise son espace numérique et les secteurs sensibles, souverains qui sont concernés par le numérique (tant le hardware que le software). Marine le Pen semble quant à elle totalement myope devant la révolution numérique : elle ne propose rien sur les investissements, rien sur les nouvelles formes de travail, rien sur la transformation numérique de l’action publique, rien sur les territoires et leur avenir numérique, rien sur l’éducation et, évidemment, rien sur l’Europe. L’innovation est abordée de façon générale. Seul l’impact du numérique sur la santé est abordé. La candidate entrevoit une société qui ne serait pas impactée par la transformation du travail et des liens sociaux, de la production et de la consommation. Au total, l’ACSEL regrette que les peurs et les ‘refus d’obstacles’ s’expriment mais que les visions positives et transformatrices de notre société soient tues ou inexistantes. Pourtant il semble que pour faire évoluer un pays (nécessitée partagée par tous), il faut un discours d’anticipation et de vérité sur les efforts et les sacrifices qu’il sera sans doute inévitable de réaliser. Et que c’est sur la base de ce discours de vérité que l’Etat peut décider des politiques d’accompagnement et d’aide de ceux qui sont fragilisés. Réveillons-nous! Réveillez-vous! Nous ne pouvons pas à nouveau faire l’impasse sur une vision de long terme. Le numérique fournit un prétexte à débat et une opportunité unique pour notre pays. Ne la gâchons pas. »

Endettement : « 60 milliards d’économies sur cinq ans » (Macron)

Endettement : «  60 milliards d’économies sur cinq ans » (Macron)

Emmanuel Macron ambitionne de faire baisser sur le prochain quinquennat de trois points de pourcentage le ratio des dépenses publiques par rapport au PIB, actuellement proche de 56,5%, selon Les Echos.fr. Ces trois points signifient environ 60 milliards d’euros d’économies, précise mercredi le quotidien.  L’ancien ministre de l’Economie ambitionne de faire baisser sur le prochain quinquennat de trois points de pourcentage le ratio des dépenses publiques par rapport au PIB, actuellement proche de 56,5 %. Trois points qui signifient environ 60 milliards d’euros d’économies. A un horizon plus lointain, l’objectif d’Emmanuel Macron est de faire descendre ce taux à 50 %. « La France est le mauvais élève en Europe dans ce domaine, elle doit retrouver sa crédibilité », assure un proche du candidat. « Tout en le faisant à un rythme acceptable et en préservant notre modèle social », ajoute un autre. En tablant sur soixante milliards d’économies sur cinq ans, Emmanuel Macron s’inscrit peu ou prou dans les pas de son ancien mentor, François Hollande. Celui-ci avait annoncé 50 milliards d’économie sur trois ans (2015-2017). Il devrait au final n’en réaliser que 40 milliards au mieux. L’ancien ministre de l’Economie veut donc s’attaquer lui aussi au problème, alors même que des nouvelles difficultés s’annoncent pour le futur locataire de l’Elysée. La remontée du loyer de l’argent est attendue à moyen terme, alors que « 40 % de la réduction du déficit intervenue depuis 2011 était due à la baisse des taux d’intérêt », selon Didier Migaud, le premier président de la Cour des comptes. Ce dernier a aussi mis en garde contre l’emballement de la dynamique salariale des administrations publiques, du fait de mesures de revalorisation des carrières et du dégel du point d’indice. « L’augmentation de la masse salariale de l’Etat devrait être équivalente pour 2017 au total de l’évolution intervenue entre 2011 et 2016 », a averti Didier Migaud. Signe de l’importance de ce dossier, Emmanuel Macron a identifié cette masse salariale des agents de l’Etat – proche des 85 milliards d’euros – comme l’un de ses deux grands postes d’économies. Le deuxième doit passer par une nouvelle réduction des dotations aux collectivités locales, un classique des gouvernements depuis quelques années. Pour l’instant, il n’est pas question de toucher au système de retraite, pourtant le premier levier invoqué à droite pour faire des économies. D’ici à mercredi et la présentation de ce cadrage, des derniers arbitrages peuvent toutefois encore avoir lieu au sein de l’équipe « programme » du candidat, emmenée par Jean Pisani-Ferry, qui a quitté en janvier France Stratégie pour rejoindre le candidat d’En marche. Emmanuel Macron s’est aussi imposé des règles limitant ses marges de manoeuvre : pas d’augmentation de la pression fiscale, et donc pas de hausse de la TVA, et maintien du déficit public sous la barre des 3 % du PIB, objectif prévu cette année. Cela donne au final un effort d’assainissement budgétaire qui le place à mi-chemin des Républicains et du PS : François Fillon a promis 100 milliards d’économies, quand, à l’inverse, Benoît Hamon ne s’est pas aventuré du tout sur ce terrain, lui qui ne prévoit pas de respecter de toute façon la règle européenne des 3 % de déficit. (Source : Les Echos)

Démantèlement nucléaire: au moins 100 milliards et dans cent ans

Démantèlement nucléaire: au moins 100 milliards et dans cent ans

Un  rapport, de l’Assemblée nationale, estime  que, sur les 75 milliards d’euros de charges brutes estimées pour le démantèlement de l’ensemble de son parc nucléaire, le groupe a pour le moment provisionné 36 milliards, une somme couverte à hauteur de 23 milliards seulement par des actifs dédiés. En outre, ces provisions ne prennent pas en compte pour l’instant la remise en état des sols, le paiement des taxes et des assurances, le retraitement du combustible usé ou encore le coût social du démantèlement. Il est clair qu’EDF est dans une situation financière intenable du coup d’après l’agence de sûreté nucléaire EDF envisagerait le démantèlement des centrales de vieilles générations seulement dans 100 ans ! L’objectif initial était de les démanteler d’ici 2045. En cause l’énorme coût  nécessaire à cette opération entre 75 et 100 milliards dont EDF alors qu’EDF n’a provisionné que 25 milliards. Un coût qui pourrait encore augmenter avec la prolongation de vie de certaines centrales et avec le temps. EDF avance des arguments techniques pour justifier ce report,  la vérité c’est que l’électricien est dans l’incapacité de les financer.  . En raison avant tout de difficultés techniques, cette « déconstruction » risque de prendre cinquante à soixante ans de plus que prévu. Et la facture devrait s’alourdir de plusieurs milliards d’euros. C’est l’autorité de sûreté nucléaire (ASN) qui a dévoilé l’affaire, jeudi 2 juin. Dans une note, le « gendarme du nucléaire » a indiqué qu’EDF lui avait soumis une nouvelle stratégie pour démanteler ses réacteurs de première génération, et que celle-ci aboutirait à « décaler de plusieurs décennies » les travaux prévus. Une mesure technique, selon EDF. Une preuve de la « lâcheté » des industriels du nucléaire, qui « ne cessent de reporter dans le temps les problèmes insolubles qu’ils génèrent », s’indigne pour sa part Stéphane Lhomme, de L’Observatoire du nucléaire. Entre ces deux points de vue, il reviendra aux pouvoirs publics de trancher. Toute décision sur le sujet est soumise au feu vert de l’ASN, et à la publication de nouveaux décrets par le gouvernement. Jusqu’à présent, EDF avait prévu d’achever le démantèlement des réacteurs concernés en 2045. Sa nouvelle stratégie reporte la « fin globale » de ce travail « au début du XXIIe siècle », a indiqué EDF !!!…

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Deux ans de prison ferme pour Guéant pour avoir tapé dans la caisse

 

Deux ans de Prison ferme pour Guéant pour avoir tapé dans la caisse

 

En clair Guéant a tapé dans la caisse des fonds secrets. Il est donc condamné en appel à deux ans de prison.  .Il s’agit de l’affaire des 10 000 euros mensuels reçus de fonds secrets par Guéant ; une affaire pas très claire  (pas plus que la vente de la vente par Guéant  de deux tableaux  à 500  000 euros à un intermédiaire malaisien !)    Guéant a perçu des primes de cabinet en espèces alors qu’il dirigeait le cabinet de Nicolas Sarkozy place Beauvau. »Il s’est expliqué longuement sur ce système qui existait depuis 1926, et qui concernait au ministère de l’Intérieur jusqu’à 400 personnes », avait explique son avocat. Selon lui, Claude Guéant a détaillé aux enquêteurs comment, lorsque Lionel Jospin avait mis fin à l’utilisation des fonds spéciaux pour les primes de collaborateur de cabinet, le ministère de l’Intérieur « a maintenu l’exception ». « À l’Intérieur, il a fallu trois ans pour mettre les choses à niveau. On ne pouvait pas dire aux gens, du jour au lendemain, que leur traitement était amputé. Les dotations de l’État pour compenser ces pertes de revenus sont passées de 434.000 euros en 2002 à une somme de l’ordre d’1,3 million d’euros en 2005. Entre-temps, le ministère de l’Intérieur, privé de fonds spéciaux, a assuré la transition par ses frais d’enquête et de surveillance (FES) », avait dit son  l’avocat. Claude Guéant recevait tous les mois une enveloppe de l’ordre de 10.000 euros en espèces puisés des FES de la police et versée par Michel Gaudin, alors directeur général de la police nationale. Ce dernier a confirmé le montant lors de sa garde à vue simultanée. Claude Guéant aurait admis avoir conservé pour lui environ 4.000 euros mensuels au titre des compléments de salaires, de 2002 à 2004. Il a également déclaré avoir « redistribué » les 6.000 euros restants entre plusieurs autres membres du cabinet dont le directeur de cabinet adjoint, le délégué police et le chef de cabinet. Interrogés par les enquêteurs préalablement à la garde à vue de Claude Guéant, Daniel Canepa, ancien directeur adjoint, Jacques Lamotte, ancien contrôleur général des services actifs de la police nationale, et Michel Camux, ancien chef de cabinet de Nicolas Sarkozy, auraient bel et bien confirmé avoir reçu des espèces.. Rappelons qu’l y a eu aussi l’affaire sur sa vente suspecte de tableaux, cédés 500.000 euros en 2008 à un avocat de Malaisie, quelques semaines avant l’achat d’un appartement parisien. Selon plusieurs experts, les deux tableaux d’un peintre flamand du XVIIe ont été largement surévalués. « Nous avons remis aux enquêteurs une expertise qui démontre que la vente de ces deux toiles s’est faite à un prix raisonnable », avait réplique l’avocat du ministre. Enfin, autre dossier, celui de l’arbitrage de Bernard Tapie dans le volet Adidas. Notons enfin que Guéant a aussi été entendu et mis en garde à vue dans l’affaire Tapie où il est intervenu.

Immobilier : 29% de pouvoir d’achat immobilier supplémentaires en huit ans !!!

Immobilier : 29% de pouvoir d’achat immobilier supplémentaires  en huit ans !!!

Une curieuse étude parue dans le journal la tribune montrerait que les Français ont gagné 30 % en huit ans en matière de pouvoir d’achat immobilier. Un calcul particulièrement discutable puisqu’il se fonde  sur d’une part la baisse des taux, d’autre part sur la baisse des prix de l’immobilier en francs constants. Une augmentation du pouvoir d’achat immobilier qui serait de 87 % pour l’Espagne ! Alors qu’on sait que dans ce pays l’augmentation théorique du pouvoir d’achat immobilier tient essentiellement à l’écroulement des prix. Un pouvoir d’achat d’autant plus théorique que les revenus se sont également écroulés. Il faudrait donc  aussi tenir compte de l’évolution des revenus, ce qui est absence dans cette étude. De même qu’il est absent la valeur de revente de ces biens. Ainsi par exemple un acheteur potentiel qui possède déjà un logement et qui veut en changer paiera évidemment moins cher son nouveau bien mais il vendra aussi moins cher l’ancien. Une évaluation relativement douteuse sans doute pour masquer la très critiquable flambée des prix pendant 10 à 15 ans. En fait les prix sont en francs constants sur une tendance baissière pour les ramener à des niveaux qui n’auraient jamais dû quitter. Pour preuve le fait que nombre de primo accédant ont été écartés  du marché en raison de la folie des prix et d’un manque de solvabilité. Certes le marché se redresse un peu mais on est encore loin du tout de propriétaires de certains pays voisins. Le journal économique rapporte que Selon l’étude du Crédit Foncier sur l’évolution du pouvoir d’achat immobilier des ménages européens sur les huit dernières années, l’impact serait très net pour la France, mais moins pour d’autres pays. Ainsi, grâce à la baisse des taux de crédits immobilier entre 2008 et 2016 (- 60%), les Français ont vu leur pouvoir d’achat dans ce secteur croître de 29%, les prix de l’immobilier n’ayant augmenté que de 1% pendant la même période. Pour la France, une baisse des taux d’intérêts de l’ordre de 60% équivaut à diviser par trois « la charge des intérêts d’un crédit immobilier« , précise le Crédit Foncier. Au 1er septembre 2016, les Français pouvaient ainsi acquérir un bien, à mensualité et durée de prêt identiques, d’une surface supérieure de 29% à celle qu’ils pouvaient acheter en 2008.

Primaire de la gauche : Vincent Peillon en retard de cotisation depuis 3 ans !

Primaire de la gauche : Vincent Peillon en retard de cotisation depuis 3 ans !

Ce n’est pas la première fois qu’un haut responsable du PS est dénoncé pour n’avoir pas payé se cotisations à son parti. Ce qui démontre d’ailleurs que le PS n’est pas vraiment un vrai parti mais plutôt un club d’élus et de candidats à l’election. Cette fois c’est Peillon qui est pris la main dans le sac. Le pire c’est qu’il est aussi député européen.  Selon le Canard enchainé  Peilon doit 20 000 euros depuis 3 ans ! Une paille sans doute pour ces bobos du PS qui vivent de la politique. Il ya évidemment lieu de inquiéter sur les compétences de gestion financiere  du nouveau candidat de la primaire de la gauche et aussi de la probité de ce philosophe. Un personnage certes intelligent mais un peu hors sol qui  lui a aussi (avec bien d’autres)  contribué à mettre la pagaille dans uen éducation nationale déjà très déstabilisée. La candidature de Peillon sort une peu du chapeau elle a été largement suggérée  par ceux qui militent pour tout sauf Valls c’est à dire des responsables qui ont des comptes à régler  avec Valls comme Hollande, Ségolène Royal, Hidalgo, Taubira, Aubry et beaucoup d’autres. Vincent Peillon  a brusquement émergé pour mettre des bâtons dans les roues d’un Valls qui set fait beaucoup d’ennemis autant par ses orientations libérales que surtout par son autoritarisme et son mépris de la concurrence à la succession de François Hollande.  D’après l’hebdomadaire, le nouveau candidat à la primaire de la gauche devait donc environ 20 000 euros au Parti socialiste. Une dette dont il se serait « acquitté », selon des membres du Parti socialiste. Selon Le Canard enchaîné, Vincent Peillon avait jusque-là « superbement ignoré les relances qui lui ont été faites par mail ». Or le temps pressait : le candidat se devait de régulariser sa situation avant le 15 décembre à 18 heures, sous peine de ne pas pouvoir concourir à la primaire, affirmait un proche de Jean-

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Cahuzac, chantre socialiste de la lutte contre la fraude fiscale : 3 ans de prison ferme

Cahuzac, chantre socialiste de la lutte contre la fraude  fiscale : 3 ans de prison ferme

Réquisitoire et condamnation sans concession du chantre socialiste de la lutte de la fraude fiscale qui a dissimulé ses comptes à l’étranger. Une condamnation à notamment à 3  ans de prison ferme.  L’ex-ministre du Budget Jérôme Cahuzac a été condamné jeudi à une peine de trois ans de prison ferme non aménageable pour son compte caché à l’étranger, scandale le plus retentissant du quinquennat de François Hollande. Le président de la 32e chambre du tribunal correctionnel de Paris, Peimane Ghaleh-Marzban, a estimé que seule une peine qui garantisse son incarcération pouvait sanctionner cette « faute pénale d’une exceptionnelle gravité, destructrice du lien social et de la confiance des citoyens dans les institutions de l’Etat. »Cette condamnation est conforme aux réquisitions du Parquet national financier (PNF), qui avait demandé une peine « sévère » envers un homme qui a « flétri l’honneur » de la France. Jérôme Cahuzac a fait preuve d’une « volonté constante, réitérée et renforcée » dans le temps d’assurer la dissimulation de ses avoirs, allant croissant avec l’augmentation de ses responsabilités politiques, a expliqué Peimane Ghaleh-Marzban à l’audience, rappelant la « place stratégique » qu’il occupait dans le gouvernement de François Hollande. Présent lors de la lecture du délibéré, Jérôme Cahuzac, qui a également été condamné à cinq ans d’inéligibilité pour fraude fiscale, blanchiment et fausse déclaration de patrimoine, s’est refusé à tout commentaire en sortant du tribunal. Le tribunal a balayé jeudi l’explication politique de l’origine des fonds, soulignant que cette affirmation n’était étayée par aucune preuve, estimant par ailleurs qu’elle était « indifférente à l’appréciation des faits », puisqu’il « s’est ultérieurement approprié les sommes en les transférant sur un compte ouvert à son nom ». Son ex-femme Patricia, qui a dissimulé une partie de ses revenus sur des comptes en Angleterre, sur l’Ile de Man et en Suisse, et participé, avec son mari, au dépôt de chèques non déclarés sur le compte de sa belle-mère, a été condamnée à deux ans de prison ferme, conformément aux réquisitions du PNF. En 20 ans, le couple a dissimulé un patrimoine supérieur à 3,5 millions d’euros, ce qui constituait le solde, en 2013, de leurs comptes respectifs. Quant à la banque suisse Reyl & Cie, accusée d’avoir « organisé » le transfert vers Singapour du compte suisse de Jérôme Cahuzac, via des sociétés offshore au Panama et aux Seychelles, elle a été condamnée à 1,875 million d’euros d’amende. « Sa volonté de dissimulation était visible, et ne pouvait être analysée que comme telle par Reyl », a estimé le président de la 32e chambre. Son directeur général, François Reyl, qualifié de « metteur en scène » de la dissimulation, dont il avait la « pleine conscience assumée et complaisante », et un ancien avocat ayant participé au montage, ont quant à eux été condamnés à un an de prison avec sursis et 375.000 euros d’amende.

COP 22: 2 ans pour sauver le climat ?

COP 22: 2 ans pour sauver le climat ?

 

 

 

On sait qu’il faudra bien d’autres COP pour sauver le climat. En effet les orientations retenues lors de la COP  21 seront insuffisantes pour faire diminuer le réchauffement climatique. Pollution, inondation, sécheresse, disparition d’espèces, changement de culture agricole autant de conséquences de la montée inexorable de la température. Il est urgent de limiter notre pollution si l’on veut éviter la montée de la température moyenne du globe au-delà de 2°C d’ici 2100, chiffre décidé lors de la conférence climat de Copenhague de 2009. Actuellement, si nous ne faisons rien, il faut en fait s’attendre à un climat de 4°C de plus, Pour éviter d’atteindre cette hausse, nous ne devons pas envoyer dans l’atmosphère plus de 900 milliards de tonnes de CO2, un chiffre qui sera atteint d’ici 20 ans si nous poursuivons à notre rythme actuel. Les derniers constats scientifiques montrent que les effets du changement climatique sont déjà présents : vagues de chaleur, les inondations et fonte des glaces.  Les scientifiques rappellent qu’il faut réduire nos émissions de gaz à effet de serre de 40% à 70% d’ici 2050, si nous voulons arriver à zéro émission en 2100. C’est encore possible si nous mettons un prix au carbone, si nous investissons dans des transports, des villes propres. Cela ne représente qu’une petite part des milliards que nous allons consacrer dans nos futurs investissements d’infrastructures. Les scientifiques reconnaissent que les changements seront plus faciles à faire pour la production d’énergie, les voitures ou l’efficacité énergétique, mais qu’ils seront plus compliqués dans l’aviation, les transports routiers et maritimes.   Les perspectives bien que modestes de la COP  22 au Maroc visent  à concrétiser dans les deux ans l’accord de Paris.  Pour que cet objectif très modéré devienne réalité, des règles d’application sont nécessaires car l’accord de Paris a laissé un certain nombre de points dans le vague, notamment en ce qui concerne la façon dont les pays préciseront  leurs promesses de réduction des émissions de gaz à effet de serre et comment elles seront contrôlées .Le texte adopté vendredi rappelle aussi aux pays riches leur objectif de fournir à l’horizon 2020 une aide de 100 milliards de dollars par an (95 milliards d’euros) aux pays en développement.

 

La fin de la planète et de l’humanité dans mille ans ?

La fin de la planète et de l’humanité  dans mille ans ?

 

En théorie la planète Terre a une espérance de vie de plusieurs milliards d’années mais l’humanité pourrait bien disparaître d’ici 1000 ans en raison de l’intelligence artificielle, du réchauffement climatique, des risques de guerre et des manipulations génétiques notamment  d’après le scientifique  astrophysicien Stephen Hawking. Il  considère que l’homme pourrait être responsable de sa propre extinction sur la terre. Il propose de renforcer la maîtrise des progrès techniques et investir l’espace pour trouver une nouvelle Exo planète habitable. « Une fois que les humains développeront une intelligence artificielle, elle prendra son envol et se remodèlera elle-même de plus en plus rapidement. Les humains, qui sont limités par des fonctions biologiques lentes, ne pourront rivaliser et seront dépassés ».  « La plupart des menaces qui nous guettent découle de nos progrès scientifiques et technologiques. Nous n’allons pas cesser de progresser, ou faire marche arrière, c’est pourquoi nous devons regarder en face les dangers qui arrivent et apprendre à les contrôler. Je suis optimiste, je pense que nous pouvons y arriver. »

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