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«Macron peut-il tenir cinq ans». ? Par Mathieu Souquière

 

«Macron peut-il  tenir cinq ans». ?  Par Mathieu Souquière

« Auréolé d’une seconde victoire, Emmanuel Macron aurait dû être l’homme fort de la séquence, déjà quasiment aux portes de l’histoire. Il est au contraire, observe l’essayiste, celui qui voit son pouvoir déjà contesté par des membres de sa propre majorité » ( dans l’Opinion. )

 

Tribune

 

 

Les conditions de nomination du nouveau gouvernement ont été abondamment commentées, notamment au regard du temps inhabituellement long qu’aura mis le président de la République à composer sa nouvelle équipe, entre tergiversation réelle et temporisation tactique, à quelques semaines des élections législatives. Il est en outre un secret de polichinelle qui n’aura pas tardé à être connu de tous : deux jours avant que le choix d’Emmanuel Macron ne se porte finalement sur Elisabeth Borne, c’est en réalité Catherine Vautrin qui tenait la corde pour s’installer rue de Varenne.

Si cet événement a été fort justement présenté comme une énième illustration de l’absolue plasticité du macronisme – à quelques jours d’intervalle, Matignon pouvant échoir, de façon interchangeable, à une ancienne ministre de Jacques Chirac ou à une ancienne collaboratrice de Lionel Jospin, adversaires politiques dans le « monde d’avant » –, il est surtout révélateur d’une autre réalité politique, bien plus préoccupante et pourtant de peu d’écho dans les analyses : la grande faiblesse du président de la République.

Auréolé d’une seconde victoire qu’aucun de ses prédécesseurs n’était, toutes choses égales par ailleurs, parvenu à remporter, il aurait dû être l’homme fort de la séquence, déjà quasiment aux portes de l’histoire avec ce doublé inédit. Il est au contraire celui qui, quelques jours seulement après sa réélection, voit son pouvoir contesté par des membres de sa propre majorité, au point d’être empêché de nommer la Première ministre qu’il souhaitait.

Si un contexte politique peut s’imposer à un président de la République dans le choix du locataire de Matignon – ainsi avec Chirac en 1986, Rocard en 1988 ou Jospin en 1997 –, on n’avait jusqu’alors jamais vu un chef du pouvoir exécutif contraint de reculer face à la fronde de son entourage dans ce qui constitue pourtant sa prérogative suprême, la désignation du chef du gouvernement.

Cet épisode s’inscrit en outre dans le procès en illégitimité plus globalement instruit par les opposants d’Emmanuel Macron dès avant la victoire de ce dernier. C’est l’un des paradoxes du « vote utile » qui frappe pour la troisième fois ce scrutin en vingt ans, compte tenu de la présence de l’extrême droite au second tour. Loin d’être vu comme un vote « intelligent » et responsable, qui conduit chacun à voter non pas seulement en fonction de ses goûts, de ses humeurs ou de ses intérêts, mais d’un contexte collectif interdisant tout « individualisme électoral », ce vote utile est désormais vu comme un acte civique dégradé.

A la clé, des présidents de la République élus avec des scores très supérieurs à la moyenne du scrutin – y compris les 67% et 58% d’Emmanuel Macron en 2017 et 2022, quoiqu’en net recul par rapport aux 82% de Chirac en 2002 –, mais considérés néanmoins comme « mal » élus, du fait de leur base de premier tour, prétendument étroite et fragilisée par une abstention croissante. Une sorte d’élection au rabais en somme. Avait-on pourtant considéré la victoire de François Mitterrand en 1981 comme illégitime, lui qui n’avait réalisé que 25% au premier tour, nettement derrière VGE, et avec une victoire à l’arraché au second ?

Ont fait défaut à tous nos Présidents sans exception après De Gaulle, les deux dimensions qui fondent justement la réalité du pouvoir : la confiance de l’opinion et la longévité

Cela nous confronte à ce qui constitue peut-être le paradoxe central de la vie politique française sous la Ve République. Notre architecture institutionnelle fait en effet du président français l’un des chefs d’Etat (démocratiquement élus) les plus puissants de la planète, si ce n’est même celui qui dispose des plus larges pouvoirs constitutionnels. Et pourtant, en dépit de cette prééminence institutionnelle, le chef de l’exécutif voit chez nous son pouvoir effectif, entendu comme sa capacité à agir – et encore plus à réformer –, sévèrement contraint.

Pourquoi ? Parce qu’ont fait défaut à tous nos présidents sans exception après De Gaulle, les deux dimensions qui fondent justement la réalité du pouvoir : d’abord la confiance de l’opinion, sans l’adhésion de laquelle la gestion des affaires publiques vire au casse-tête ou à l’enlisement, ensuite la longévité, second manquement qui découle de cette défiance très forte.

Ainsi pointe-t-on souvent la montée de l’abstention comme indice suprême de notre crise démocratique, mais plus révélatrice nous semble la tentation dégagiste qui s’est exprimée de façon systématique sous la Ve République, voyant tous les présidents en même temps à la tête d’une majorité gouvernementale et parlementaire (c’est-à-dire non pris dans un exercice de cohabitation) se faire invariablement sortir.

Confiance. Emmanuel Macron est ainsi le premier à déjouer cette malédiction du pouvoir en disposant, à ce stade, de la longévité qui a fait défaut à tous ses prédécesseurs, se voyant aujourd’hui en situation de mener les affaires du pays pendant une décennie entière. Une première. Mais que vaut la longévité sans la confiance ? Elle peut devenir source des pires difficultés, si ce n’est du plus grand chaos.

A cet égard, au-delà du feuilleton de la non-nomination de Catherine Vautrin, les alertes pour les mois à venir ne manquent pas. D’abord, la situation économique et sociale et les inquiétudes nourries par le contexte géopolitique peuvent récréer un climat inflammable à court terme ; ensuite, la majorité parlementaire pourrait se révéler plus courte mais surtout bien plus frondeuse que par le passé, dans un contexte inédit marqué tout à la fois par l’interdiction faite au Président de se représenter en 2027 et par la limitation du recours au 49.3 dans sa gouvernance ; enfin, la ligne d’opposition frontale d’une gauche réunifiée, « radicalisée » et potentiellement nettement renforcée au Parlement devrait donner du fil à retordre à un exécutif qui y a été peu habitué au cours des cinq années passées. Tout ceci dessine les contours d’une situation potentiellement explosive.

Si tout gouvernant est questionné dans son rapport au pouvoir et à l’histoire, que pourrait-il arriver de pire à notre président fraîchement réélu que de se trouver confronté à une forme de chaos social et politique permanent, au point de voir son mandat perturbé, voire interrompu ou se solder, cette fois, par une victoire de l’extrême droite ?

Se faire élire en 2017 tenait déjà d’une forme d’effraction démocratique. Se faire réélire en 2022, à l’issue d’un quinquennat de crises ininterrompues, aura relevé d’une forme d’exploit. Tenir jusqu’en 2027 en évitant un crash démocratique fatal pourrait bien constituer un défi plus grand encore.

Mathieu Souquière est consultant et essayiste, coauteur avec Damien Fleurot de 2022, la flambée populiste (Plon).

Politique: Macron ne pourra pas tenir 5 ans

Politique: Macron ne pourra pas tenir  5 ans

« Auréolé d’une seconde victoire, Emmanuel Macron aurait dû être l’homme fort de la séquence, déjà quasiment aux portes de l’histoire. Il est au contraire, observe l’essayiste, celui qui voit son pouvoir déjà contesté par des membres de sa propre majorité » ( dans l’Opinion »)

 

 

Les conditions de nomination du nouveau gouvernement ont été abondamment commentées, notamment au regard du temps inhabituellement long qu’aura mis le président de la République à composer sa nouvelle équipe, entre tergiversation réelle et temporisation tactique, à quelques semaines des élections législatives. Il est en outre un secret de polichinelle qui n’aura pas tardé à être connu de tous : deux jours avant que le choix d’Emmanuel Macron ne se porte finalement sur Elisabeth Borne, c’est en réalité Catherine Vautrin qui tenait la corde pour s’installer rue de Varenne.

Si cet événement a été fort justement présenté comme une énième illustration de l’absolue plasticité du macronisme – à quelques jours d’intervalle, Matignon pouvant échoir, de façon interchangeable, à une ancienne ministre de Jacques Chirac ou à une ancienne collaboratrice de Lionel Jospin, adversaires politiques dans le « monde d’avant » –, il est surtout révélateur d’une autre réalité politique, bien plus préoccupante et pourtant de peu d’écho dans les analyses : la grande faiblesse du président de la République.

Auréolé d’une seconde victoire qu’aucun de ses prédécesseurs n’était, toutes choses égales par ailleurs, parvenu à remporter, il aurait dû être l’homme fort de la séquence, déjà quasiment aux portes de l’histoire avec ce doublé inédit. Il est au contraire celui qui, quelques jours seulement après sa réélection, voit son pouvoir contesté par des membres de sa propre majorité, au point d’être empêché de nommer la Première ministre qu’il souhaitait.

Si un contexte politique peut s’imposer à un président de la République dans le choix du locataire de Matignon – ainsi avec Chirac en 1986, Rocard en 1988 ou Jospin en 1997 –, on n’avait jusqu’alors jamais vu un chef du pouvoir exécutif contraint de reculer face à la fronde de son entourage dans ce qui constitue pourtant sa prérogative suprême, la désignation du chef du gouvernement.

. Cet épisode s’inscrit en outre dans le procès en illégitimité plus globalement instruit par les opposants d’Emmanuel Macron dès avant la victoire de ce dernier. C’est l’un des paradoxes du « vote utile » qui frappe pour la troisième fois ce scrutin en vingt ans, compte tenu de la présence de l’extrême droite au second tour. Loin d’être vu comme un vote « intelligent » et responsable, qui conduit chacun à voter non pas seulement en fonction de ses goûts, de ses humeurs ou de ses intérêts, mais d’un contexte collectif interdisant tout « individualisme électoral », ce vote utile est désormais vu comme un acte civique dégradé.

A la clé, des présidents de la République élus avec des scores très supérieurs à la moyenne du scrutin – y compris les 67% et 58% d’Emmanuel Macron en 2017 et 2022, quoiqu’en net recul par rapport aux 82% de Chirac en 2002 –, mais considérés néanmoins comme « mal » élus, du fait de leur base de premier tour, prétendument étroite et fragilisée par une abstention croissante. Une sorte d’élection au rabais en somme. Avait-on pourtant considéré la victoire de François Mitterrand en 1981 comme illégitime, lui qui n’avait réalisé que 25% au premier tour, nettement derrière VGE, et avec une victoire à l’arraché au second ?

Ont fait défaut à tous nos Présidents sans exception après De Gaulle, les deux dimensions qui fondent justement la réalité du pouvoir : la confiance de l’opinion et la longévité

Cela nous confronte à ce qui constitue peut-être le paradoxe central de la vie politique française sous la Ve République. Notre architecture institutionnelle fait en effet du président français l’un des chefs d’Etat (démocratiquement élus) les plus puissants de la planète, si ce n’est même celui qui dispose des plus larges pouvoirs constitutionnels. Et pourtant, en dépit de cette prééminence institutionnelle, le chef de l’exécutif voit chez nous son pouvoir effectif, entendu comme sa capacité à agir – et encore plus à réformer –, sévèrement contraint.

Pourquoi ? Parce qu’ont fait défaut à tous nos présidents sans exception après De Gaulle, les deux dimensions qui fondent justement la réalité du pouvoir : d’abord la confiance de l’opinion, sans l’adhésion de laquelle la gestion des affaires publiques vire au casse-tête ou à l’enlisement, ensuite la longévité, second manquement qui découle de cette défiance très forte.

Ainsi pointe-t-on souvent la montée de l’abstention comme indice suprême de notre crise démocratique, mais plus révélatrice nous semble la tentation dégagiste qui s’est exprimée de façon systématique sous la Ve République, voyant tous les présidents en même temps à la tête d’une majorité gouvernementale et parlementaire (c’est-à-dire non pris dans un exercice de cohabitation) se faire invariablement sortir.

Emmanuel Macron est ainsi le premier à déjouer cette malédiction du pouvoir en disposant, à ce stade, de la longévité qui a fait défaut à tous ses prédécesseurs, se voyant aujourd’hui en situation de mener les affaires du pays pendant une décennie entière. Une première. Mais que vaut la longévité sans la confiance ? Elle peut devenir source des pires difficultés, si ce n’est du plus grand chaos.

A cet égard, au-delà du feuilleton de la non-nomination de Catherine Vautrin, les alertes pour les mois à venir ne manquent pas. D’abord, la situation économique et sociale et les inquiétudes nourries par le contexte géopolitique peuvent récréer un climat inflammable à court terme ; ensuite, la majorité parlementaire pourrait se révéler plus courte mais surtout bien plus frondeuse que par le passé, dans un contexte inédit marqué tout à la fois par l’interdiction faite au Président de se représenter en 2027 et par la limitation du recours au 49.3 dans sa gouvernance ; enfin, la ligne d’opposition frontale d’une gauche réunifiée, « radicalisée » et potentiellement nettement renforcée au Parlement devrait donner du fil à retordre à un exécutif qui y a été peu habitué au cours des cinq années passées. Tout ceci dessine les contours d’une situation potentiellement explosive.

Si tout gouvernant est questionné dans son rapport au pouvoir et à l’histoire, que pourrait-il arriver de pire à notre président fraîchement réélu que de se trouver confronté à une forme de chaos social et politique permanent, au point de voir son mandat perturbé, voire interrompu ou se solder, cette fois, par une victoire de l’extrême droite ?

Se faire élire en 2017 tenait déjà d’une forme d’effraction démocratique. Se faire réélire en 2022, à l’issue d’un quinquennat de crises ininterrompues, aura relevé d’une forme d’exploit. Tenir jusqu’en 2027 en évitant un crash démocratique fatal pourrait bien constituer un défi plus grand encore.

Mathieu Souquière est consultant et essayiste, coauteur avec Damien Fleurot de 2022, la flambée populiste (Plon).

Macron ne pourra pas tenir 5 ans

Macron ne pourra pas tenir  5 ans

« Auréolé d’une seconde victoire, Emmanuel Macron aurait dû être l’homme fort de la séquence, déjà quasiment aux portes de l’histoire. Il est au contraire, observe l’essayiste, celui qui voit son pouvoir déjà contesté par des membres de sa propre majorité » ( dans l’Opinion »)

 

 

Les conditions de nomination du nouveau gouvernement ont été abondamment commentées, notamment au regard du temps inhabituellement long qu’aura mis le président de la République à composer sa nouvelle équipe, entre tergiversation réelle et temporisation tactique, à quelques semaines des élections législatives. Il est en outre un secret de polichinelle qui n’aura pas tardé à être connu de tous : deux jours avant que le choix d’Emmanuel Macron ne se porte finalement sur Elisabeth Borne, c’est en réalité Catherine Vautrin qui tenait la corde pour s’installer rue de Varenne.

Si cet événement a été fort justement présenté comme une énième illustration de l’absolue plasticité du macronisme – à quelques jours d’intervalle, Matignon pouvant échoir, de façon interchangeable, à une ancienne ministre de Jacques Chirac ou à une ancienne collaboratrice de Lionel Jospin, adversaires politiques dans le « monde d’avant » –, il est surtout révélateur d’une autre réalité politique, bien plus préoccupante et pourtant de peu d’écho dans les analyses : la grande faiblesse du président de la République.

Auréolé d’une seconde victoire qu’aucun de ses prédécesseurs n’était, toutes choses égales par ailleurs, parvenu à remporter, il aurait dû être l’homme fort de la séquence, déjà quasiment aux portes de l’histoire avec ce doublé inédit. Il est au contraire celui qui, quelques jours seulement après sa réélection, voit son pouvoir contesté par des membres de sa propre majorité, au point d’être empêché de nommer la Première ministre qu’il souhaitait.

Si un contexte politique peut s’imposer à un président de la République dans le choix du locataire de Matignon – ainsi avec Chirac en 1986, Rocard en 1988 ou Jospin en 1997 –, on n’avait jusqu’alors jamais vu un chef du pouvoir exécutif contraint de reculer face à la fronde de son entourage dans ce qui constitue pourtant sa prérogative suprême, la désignation du chef du gouvernement.

. Cet épisode s’inscrit en outre dans le procès en illégitimité plus globalement instruit par les opposants d’Emmanuel Macron dès avant la victoire de ce dernier. C’est l’un des paradoxes du « vote utile » qui frappe pour la troisième fois ce scrutin en vingt ans, compte tenu de la présence de l’extrême droite au second tour. Loin d’être vu comme un vote « intelligent » et responsable, qui conduit chacun à voter non pas seulement en fonction de ses goûts, de ses humeurs ou de ses intérêts, mais d’un contexte collectif interdisant tout « individualisme électoral », ce vote utile est désormais vu comme un acte civique dégradé.

A la clé, des présidents de la République élus avec des scores très supérieurs à la moyenne du scrutin – y compris les 67% et 58% d’Emmanuel Macron en 2017 et 2022, quoiqu’en net recul par rapport aux 82% de Chirac en 2002 –, mais considérés néanmoins comme « mal » élus, du fait de leur base de premier tour, prétendument étroite et fragilisée par une abstention croissante. Une sorte d’élection au rabais en somme. Avait-on pourtant considéré la victoire de François Mitterrand en 1981 comme illégitime, lui qui n’avait réalisé que 25% au premier tour, nettement derrière VGE, et avec une victoire à l’arraché au second ?

Ont fait défaut à tous nos Présidents sans exception après De Gaulle, les deux dimensions qui fondent justement la réalité du pouvoir : la confiance de l’opinion et la longévité

Cela nous confronte à ce qui constitue peut-être le paradoxe central de la vie politique française sous la Ve République. Notre architecture institutionnelle fait en effet du président français l’un des chefs d’Etat (démocratiquement élus) les plus puissants de la planète, si ce n’est même celui qui dispose des plus larges pouvoirs constitutionnels. Et pourtant, en dépit de cette prééminence institutionnelle, le chef de l’exécutif voit chez nous son pouvoir effectif, entendu comme sa capacité à agir – et encore plus à réformer –, sévèrement contraint.

Pourquoi ? Parce qu’ont fait défaut à tous nos présidents sans exception après De Gaulle, les deux dimensions qui fondent justement la réalité du pouvoir : d’abord la confiance de l’opinion, sans l’adhésion de laquelle la gestion des affaires publiques vire au casse-tête ou à l’enlisement, ensuite la longévité, second manquement qui découle de cette défiance très forte.

Ainsi pointe-t-on souvent la montée de l’abstention comme indice suprême de notre crise démocratique, mais plus révélatrice nous semble la tentation dégagiste qui s’est exprimée de façon systématique sous la Ve République, voyant tous les présidents en même temps à la tête d’une majorité gouvernementale et parlementaire (c’est-à-dire non pris dans un exercice de cohabitation) se faire invariablement sortir.

Emmanuel Macron est ainsi le premier à déjouer cette malédiction du pouvoir en disposant, à ce stade, de la longévité qui a fait défaut à tous ses prédécesseurs, se voyant aujourd’hui en situation de mener les affaires du pays pendant une décennie entière. Une première. Mais que vaut la longévité sans la confiance ? Elle peut devenir source des pires difficultés, si ce n’est du plus grand chaos.

A cet égard, au-delà du feuilleton de la non-nomination de Catherine Vautrin, les alertes pour les mois à venir ne manquent pas. D’abord, la situation économique et sociale et les inquiétudes nourries par le contexte géopolitique peuvent récréer un climat inflammable à court terme ; ensuite, la majorité parlementaire pourrait se révéler plus courte mais surtout bien plus frondeuse que par le passé, dans un contexte inédit marqué tout à la fois par l’interdiction faite au Président de se représenter en 2027 et par la limitation du recours au 49.3 dans sa gouvernance ; enfin, la ligne d’opposition frontale d’une gauche réunifiée, « radicalisée » et potentiellement nettement renforcée au Parlement devrait donner du fil à retordre à un exécutif qui y a été peu habitué au cours des cinq années passées. Tout ceci dessine les contours d’une situation potentiellement explosive.

Si tout gouvernant est questionné dans son rapport au pouvoir et à l’histoire, que pourrait-il arriver de pire à notre président fraîchement réélu que de se trouver confronté à une forme de chaos social et politique permanent, au point de voir son mandat perturbé, voire interrompu ou se solder, cette fois, par une victoire de l’extrême droite ?

Se faire élire en 2017 tenait déjà d’une forme d’effraction démocratique. Se faire réélire en 2022, à l’issue d’un quinquennat de crises ininterrompues, aura relevé d’une forme d’exploit. Tenir jusqu’en 2027 en évitant un crash démocratique fatal pourrait bien constituer un défi plus grand encore.

Mathieu Souquière est consultant et essayiste, coauteur avec Damien Fleurot de 2022, la flambée populiste (Plon).

Économie et finances : des changements sans précédent depuis 30 ans

Économie et finances : des changements sans précédent depuis 30 ans

Nicolai Tangen, qui pilote le plus grand fonds de pension au monde, le fonds souverain norvégien (ex- »Norwegian Oil Fund »),  explique les raisons de son profond pessimisme. A titre d’exemple, son portefeuille d’actions russes est devenu totalement invendable (-90%).Selon le directeur général de Norges Bank Investment Management, Nicolai Tangen, , tout juste remis de la pandémie, les marchés font face à un triptyque fatal : inflation (ou pire, stagflation), guerre en Ukraine et dé-mondialisation.

Nicolai Tangen, le patron du fonds souverain norvégien, le plus gros du monde avec ses quelque 1.200 milliards d’euros d’actifs sous gestion, a expliqué aujourd’hui sa vision de l’avenir proche. Et, vu des fjords, l’horizon est plutôt sombre. Le DG de Norges Bank Investment Management (ex- »Fonds pétrolier de Norvège) s’attend en effet à des conditions de marchés difficiles en raison de l’évolution de la situation géopolitique et de l’inflation:

« La probabilité d’un scénario d’horreur où le fonds chute de 40 % a augmenté », a-t-il déclaré devant l’assemblée législative monocamérale de Norvège, à Oslo.

Auditionné par la commission des finances du Storting (l’assemblée nationale) pour le rapport annuel du gouvernement sur la gestion du « fonds pétrolier », Nicolai Tangen a expliqué aux élus du « Storting » (ou « grande assemblée »), les raisons de son pessimisme, rapporte le quotidien économique norvégien Dagens Næringsliv (en anglais « Today’s Business »), troisième du pays par le tirage.

« À peine avions-nous commencé à mettre la pandémie de Covid derrière nous en imaginant que tout redeviendrait « normal », que ça s’est encore rétréci. Après le Covid qui a durement affecté notre fonds, l’invasion de l’Ukraine par la Russie fera de même », a dit Nicolai Tangen.

Les plus grands changements en une génération

Dans sa déclaration préliminaire écrite qu’il avait adressée à la commission des Finances du parlement norvégien en prévision de son audition, Nicolai Tangen déclare :

« Les conséquences géopolitiques de la guerre sont difficiles à prédire mais nous allons sans doute au devant des plus importants changements depuis trente ans. »

Il précisait :

« Il ne fait guère de doute que la montée des tensions entre les superpuissances et la remise en cause de la mondialisation vont affecter les marchés. »

Inflation/stagflation, Ukraine, dé-mondialisation…  le triptyque fatal

Pour Nicolai Tangen, la hausse des prix, déjà bien engagée avant le déclenchement de la guerre en Ukraine, a continué de s’accélérer alors que les taux d’intérêt sont très bas et que les cours des actions restent élevés.

Mais il y a pire que l’inflation : avec une inflation élevée et une faible croissance économique,  c’est le risque de « stagflation » qui menace, et il a augmenté au cours des six derniers mois.

« La stagflation est le pire que l’on puisse imaginer », selon lui.

Pour ceux qui échouent aux critères ESG, « il n’y a « nulle part où se cacher »

Le fonds norvégien, qui investit tous ses actifs en actions et obligations étrangères, ainsi que sur les marchés immobiliers et dans des projets d’énergies renouvelables, n’a « nulle part où se cacher » et doit gérer les risques liés à son exposition aux marchés mondiaux, a poursuivi Nicolai Tangen.

« Tout cela mis bout à bout signifie que nous allons au-devant d’une période agitée », a-t-il prédit.

Pour mémoire, en décembre 2021, Nicolai Tangen avait déjà développé cette idée, en insistant sur les impératifs ESG qui vont devenir vitaux, pour la planète c’est sûr, mais aussi pour les marchés: selon le directeur général du plus grand propriétaire d’actions au monde affirme, la vie est sur le point de devenir beaucoup plus difficile pour les entreprises qui échouent aux tests environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) établis par les investisseurs institutionnels.

« Les entreprises qui ne s’adaptent pas aux nouvelles normes ESG verront leur financement se tarir, les compagnies d’assurance partir, leurs employés démissionner, la honte sur les réseaux sociaux va s’intensifier et les clients vont disparaître, a-t-il déclaré dans une interview, rapporte Bloomberg.

Le fonds norvégien, construit sur le pétrole, futur leader de l’ESG ?

En tant que patron du fonds souverain norvégien, Tangen supervise environ 1.000 milliards de dollars d’actions, ce qui représente environ 72 % du portefeuille total. Le reste est dans les obligations, l’immobilier et les infrastructures d’énergie renouvelable. L’ancien patron de fonds spéculatifs de 55 ans s’occupe de l’épargne collective des Norvégiens depuis fin 2020.

Et il a promis au gouvernement norvégien de transformer le fonds, qui a été construit à partir des richesses en combustibles fossiles du pays, en un leader mondial dans l’investissement responsable (ESG).

-90% : son portefeuille d’actions russes devenu totalement invendable

Le fonds souverain norvégien n’est actuellement pas en mesure de vendre son portefeuille d’actions russes car le marché de ces actifs ne fonctionne pas et de nombreuses entreprises figurent sur des listes de sanctions mondiales, a déclaré mardi le PDG du fonds, Nicolai Tangen. .

Le fonds détenait des actions russes d’une valeur de quelque 27 milliards de couronnes norvégiennes (2,86 milliards de dollars) à la fin de 2021, soit 0,2 % de sa valeur totale, mais a depuis déclaré que la valeur de ces actifs avait chuté d’au moins 90%.

Le fonds norvégien a perdu 68 milliards d’euros au 1er trimestre

Pour autant, le rendement du fonds est particulièrement solide du fait de la reprise des marchés boursiers en 2020 et 2021 amenant le fonds bien au-delà des 12.000 milliards de couronnes norvégiennes.

Mais, au premier trimestre 2022, gros trou d’air. Est-ce un signe annonciateur de ces temps difficiles évoqués par Tangen devant le Storting? Toujours est-il que la Banque centrale de Norvège qui a sous tutelle le plus gros fonds souverain de la planète, avait indiqué le 24 avril que celui-ci avait subi une perte de quelque 68 milliards d’euros au premier trimestre du fait des turbulences financières liées notamment à la guerre en Ukraine.

Alimenté par les revenus pétroliers de l’État norvégien, l’énorme bas de laine a chuté de presque 5% (-4,9%), voyant sa valeur tomber à 11.657 milliards de couronnes (1.216 milliards d’euros).

« Le premier trimestre a été caractérisé par des troubles géopolitiques qui ont affecté les marchés », a expliqué le numéro deux du fonds, Trond Grande, cité dans un communiqué.

Dans le détail, les investissements en actions, qui représentent 70,9% du portefeuille, ont perdu 5,2% au cours du trimestre. Et les placements obligataires, qui constituent 26,3% des actifs, ont perdu, eux, 4,8%. En revanche, les investissements dans l’immobilier (2,7% du portefeuille) ont gagné 4,1%.

L’ensemble de ces investissements sont réalisés hors de Norvège, plus gros exportateur d’hydrocarbures d’Europe de l’Ouest, afin de ne pas surchauffer l’économie nationale.

Ce mardi 3 mai, selon le compteur qui tourne en direct (ci-dessous capture d’écran du jour) sur le site de la banque centrale norvégienne, le fonds pesait 11.721 milliards de couronnes norvégiennes (1.178 milliards d’euros), ce qui représente 2,17 millions de couronnes (218.321 euros) pour chacun des 5,4 millions d’habitants du pays scandinave.

 

Avoir la confiance du peuple – c’est-à-dire, les propriétaires du fonds

Face à la commission des finances, Nicolai Tangen a soutenu qu’au final, ce qui comptait le plus dans cette situation, c’était la solidité du fonds: et fort heureusement, a-t-il assuré, le fonds de pension norvégien dispose de ressources suffisantes pour gérer cette incertitude et ce risque, même s’il est plus difficile de gagner de l’argent en période de fluctuations soudaines.

Enfin, dernier point central, la confiance. Pour le DG du fonds souverain, il faut que la direction du fonds communique bien avec les propriétaires - c’est-à-dire le peuple norvégien – pour maintenir la confiance.

(La Tribune avec Reuters, AFP, Bloomberg et le Dagens Næringsliv)

Démocratie-Présidentielle : un retour au mandat de 7 ans, pourquoi pas à vie comme en Chine ou en Russie ?

Démocratie-Présidentielle : un retour au mandat de 7 ans, pourquoi pas à vie  comme en Chine ou en Russie ?

 

Le moins que l’on puisse dire, c’est que les deux candidats qualifiés pour la finale se marquent à la culotte en rapprochant parfois assez sérieusement leur point de vue. Par exemple à propos de la réforme de la retraite où Macron est en train de lâcher sérieusement du lest. Aussi sur les réformes politiques. Par exemple Marine le Pen  qui s’est prononcée pour un mandat présidentiel qui passerait de cinq à sept ans. Brusquement, Macron s’est montré également favorable à cette modification.

Il y a sans doute autant d’éléments favorables qui militent en faveur d’un allongement du mandat présidentiel que le maintien à cinq ans.
En effet,  la véritable question est la lassitude des Français à propos du bilan des différents présidents élus depuis Sarkozy. Pour preuve aucun des  anciens élus n’a été reconduit dans la fonction. Un phénomène qui n’est pas à exclure concernant Macron tellement le bilan est mince et la déception grande.

Les facteurs explicatifs de ces désillusions tiennent moins dans la longueur du mandat présidentiel que dans l’insignifiance du contenu de la vie démocratique. En effet une fois élus les monarques républicains oublient l’essentiel de leurs promesses et décident  de manière technocratique ce qui leur paraît bon pour le pays. Le problème , c’est que ces monarques ne sont entourés que de technocrates et de courtisans et que le roi se retrouve rapidement coupé des réalités ; en outre depuis Macron,  on a encore réduit à pas grand-chose l’intermédiation des organisations susceptibles de porter les sensibilités des différentes couches socioprofessionnelles et plus généralement des différentes catégories de Français. Dans les conditions de fonctionnement démocratique actuel, la détestation du président sera encore amplifiée avec un mandat à 7 ans.

Le candidat LREM à la présidentielle s’est pourtant exprimé sur la réinstauration d’un mandat présidentiel de sept ans, déjà soutenu par sa rivale, Marine Le Pen.

Un mandat de sept ans, c’est « un bon rythme pour la présidentielle » et « une bonne respiration par rapport au rythme des législatives », a-t-il lancé, alors que l’instauration d’un  »septennat non renouvelable » fait partie du programme de sa concurrente. Il a par contre estimé que « le caractère renouvelable » ou non de ce mandat devrait être laissé au « peuple ». Il est vrai qu’au nom du peuple, nombre de monarques républicains et autres autocrates se sont assis sur la démocratie. Ainsi pour nourrir la disruption chère à Macron, on pourrait lui suggérer de faire passer le mandat présidentiel de 5 à 50 ans, ce qui s’est pratiquement passé en Chine et en URSS après les modifications constitutionnelles ( (En fait qui accorde une durée à vie du mandat présidentiel). Ainsi on s’épargnerait les formalités inutiles d’élection présidentielle dans lesquels les Français n’espèrent plus grand-chose !

Mandat Présidentiel : un retour à 7 ans et pourquoi pas à vie comme en Chine ou en Russie ?

Mandat Présidentiel : un retour à 7 ans et  pourquoi pas à vie  comme en Chine ou en Russie ?

 

Le moins que l’on puisse dire, c’est que les deux candidats qualifiés pour la finale se marquent à la culotte en rapprochant parfois assez sérieusement leur point de vue. Par exemple à propos de la réforme de la retraite où Macron est en train de lâcher sérieusement du lest. Aussi sur les réformes politiques. Par exemple Marine le Pen  qui s’est prononcée pour un mandat présidentiel qui passerait de cinq à sept ans. Hier brusquement, Macron s’est montré également favorable à cette modification.

Il y a sans doute autant d’éléments favorables qui militent en faveur d’un allongement du mandat présidentiel que le maintien à cinq ans.
En effet,  la véritable question est la lassitude des Français à propos du bilan des différents présidents élus depuis Sarkozy. Pour preuve aucun des  anciens élus n’a été reconduit dans la fonction. Un phénomène qui n’est pas à exclure concernant Macron tellement le bilan est mince et la déception grande.

Les facteurs explicatifs de ces désillusions tiennent moins dans la longueur du mandat présidentiel que dans l’insignifiance du contenu de la vie démocratique. En effet une fois élus les monarques républicains oublient l’essentiel de leurs promesses et décident  de manière technocratique ce qui leur paraît bon pour le pays. Le problème , c’est que ces monarques ne sont entourés que de technocrates et de courtisans et que le roi se retrouve rapidement coupé des réalités ; en outre depuis Macron,  on a encore réduit à pas grand-chose l’intermédiation des organisations susceptibles de porter les sensibilités des différentes couches socioprofessionnelles et plus généralement des différentes catégories de Français. Dans les conditions de fonctionnement démocratique actuel, la détestation du président sera encore amplifiée avec un mandat à 7 ans.

Le candidat LREM à la présidentielle s’est pourtant exprimé sur la réinstauration d’un mandat présidentiel de sept ans, déjà soutenu par sa rivale, Marine Le Pen.

Un mandat de sept ans, c’est « un bon rythme pour la présidentielle » et « une bonne respiration par rapport au rythme des législatives », a-t-il lancé, alors que l’instauration d’un  »septennat non renouvelable » fait partie du programme de sa concurrente. Il a par contre estimé que « le caractère renouvelable » ou non de ce mandat devrait être laissé au « peuple ». Il est vrai qu’au nom du peuple, nombre de monarques républicains et autres autocrates se sont assis sur la démocratie. Ainsi pour nourrir la disruption chère à Macon, on pourrait lui suggérer de faire passer le mandat présidentiel de 5 à 50 ans, ce qui s’est pratiquement passé en Chine et en URSS après les modifications constitutionnelles ( (En fait qui accorde une durée à vie du mandat présidentiel). Ainsi on s’épargnerait les formalités inutiles d’élection présidentielle dans lesquels les Français n’espèrent plus grand-chose !

Présidentielle : un retour au mandat de 7 ans, pourquoi pas à vie comme en Chine ou en Russie ?

Présidentielle : un retour au mandat de 7 ans, pourquoi pas à vie  comme en Chine ou en Russie ?

 

Le moins que l’on puisse dire, c’est que les deux candidats qualifiés pour la finale se marquent à la culotte en rapprochant parfois assez sérieusement leur point de vue. Par exemple à propos de la réforme de la retraite où Macron est en train de lâcher sérieusement du lest. Aussi sur les réformes politiques. Par exemple Marine le Pen  qui s’est prononcée pour un mandat présidentiel qui passerait de cinq à sept ans. Hier brusquement, Macron s’est montré également favorable à cette modification.

Il y a sans doute autant d’éléments favorables qui militent en faveur d’un allongement du mandat présidentiel que le maintien à cinq ans.
En effet,  la véritable question est la lassitude des Français à propos du bilan des différents présidents élus depuis Sarkozy. Pour preuve aucun des  anciens élus n’a été reconduit dans la fonction. Un phénomène qui n’est pas à exclure concernant Macron tellement le bilan est mince et la déception grande.

Les facteurs explicatifs de ces désillusions tiennent moins dans la longueur du mandat présidentiel que dans l’insignifiance du contenu de la vie démocratique. En effet une fois élus les monarques républicains oublient l’essentiel de leurs promesses et décident  de manière technocratique ce qui leur paraît bon pour le pays. Le problème , c’est que ces monarques ne sont entourés que de technocrates et de courtisans et que le roi se retrouve rapidement coupé des réalités ; en outre depuis Macron,  on a encore réduit à pas grand-chose l’intermédiation des organisations susceptibles de porter les sensibilités des différentes couches socioprofessionnelles et plus généralement des différentes catégories de Français. Dans les conditions de fonctionnement démocratique actuel, la détestation du président sera encore amplifiée avec un mandat à 7 ans.

Le candidat LREM à la présidentielle s’est pourtant exprimé sur la réinstauration d’un mandat présidentiel de sept ans, déjà soutenu par sa rivale, Marine Le Pen.

Un mandat de sept ans, c’est « un bon rythme pour la présidentielle » et « une bonne respiration par rapport au rythme des législatives », a-t-il lancé, alors que l’instauration d’un  »septennat non renouvelable » fait partie du programme de sa concurrente. Il a par contre estimé que « le caractère renouvelable » ou non de ce mandat devrait être laissé au « peuple ». Il est vrai qu’au nom du peuple, nombre de monarques républicains et autres autocrates se sont assis sur la démocratie. Ainsi pour nourrir la disruption chère à Macon, on pourrait lui suggérer de faire passer le mandat présidentiel de 5 à 50 ans, ce qui s’est pratiquement passé en Chine et en URSS après les modifications constitutionnelles ( (En fait qui accorde une durée à vie du mandat présidentiel). Ainsi on s’épargnerait les formalités inutiles d’élection présidentielle dans lesquels les Français n’espèrent plus grand-chose !

Retraite à 65 ans: La fuite en avant des Français

Retraite à 65 ans: La fuite en avant des Français

 

 

Un papier de l’ »Opinion » souligne les contradictions et la fuite en avant des Français en matière de certaines dépenses concernant notamment les retraites. Notons que le gouvernement encourage aussi la confusion en ne précisant pas clairement la nécessité de tenir compte de la pénibilité pour l’âge de la retraite.

 

L’institut Elabe a soumis à un échantillon de Français, pour BFMTV et L’Express, 15 propositions piochées dans l’épais catalogue du candidat Macron. Quatre n’ont pas d’effet évident sur les finances publiques (transformer Pôle emploi en France travail, donner plus d’autonomie aux écoles, conditionner l’augmentation des enseignants à des missions supplémentaires, lier le RSA à des heures d’activité et un meilleur accompagnement). Dix se traduiront par des dépenses supplémentaires ou de moindres recettes (recruter 50 000 infirmiers, relever le minimum retraite, supprimer la redevance, gonfler le budget de la défense, verser les aides sociales automatiquement…). Une constitue une source claire d’économies : le recul à 65 ans de l’âge légal de la retraite. La seule qui soit majoritairement rejetée par les sondés (69 % d’avis défavorables).

Comment s’en étonner, dès lors que le président Macron distribue littéralement les milliards chaque semaine, à coups de hausse générale des fonctionnaires, de chèque inflation et autre ristourne sur le prix de l’essence ? Comment imaginer que les Français préfèrent la discipline à la facilité budgétaire, quand le « quoi qu’il en coûte », justifié par la mise à l’arrêt de l’économie face à la pandémie mais intervenant après quarante-cinq ans d’empilement des déficits, est en train d’être transformé en « aussi longtemps que vous voudrez » ?

Ce laisser-aller n’est pourtant pas tenable éternellement. Non seulement il met la France à la merci de la remontée des taux d’intérêt, mais il est contradictoire avec l’ambition proclamée partout de retrouver une souveraineté économique. « Faire de notre pays une Nation plus indépendante » était le premier axe défendu par le même candidat Macron lors de sa conférence de presse, jeudi. Or la moitié de notre montagne de dette est détenue par des étrangers.

Vaccin Covid-19 : une quatrième dose aux plus de 80 ans

Vaccin Covid-19 : une  quatrième dose aux plus de 80 ans

Jean Castex a annoncé samedi l’ouverture de la quatrième dose de vaccin «aux plus de 80 ans ayant reçu leur dose de rappel depuis plus de trois mois», face au léger rebond de l’épidémie de Covid-19, dans une interview au Parisien. Le premier ministre a dit aussi recommander «fortement aux personnes fragiles du fait de leur âge ou de leurs pathologies de maintenir le port du masque dans les lieux clos et dans les grands rassemblements.»

Dans ce contexte, le premier ministre a dit vouloir «accompagner les personnes les plus vulnérables». En ce sens, «nous allons ouvrir dès à présent la quatrième dose aux plus de 80 ans ayant reçu leur dose de rappel depuis plus de trois mois, qui sont confrontés à une perte progressive de leur immunité», a-t-il déclaré.

Le parc automobile français vieillit avec 11 ans en moyenne

Le parc automobile français vieillit avec 11 ans en moyenne

Le parc automobile français vieillit de plus en plus. Plusieurs facteurs explicatifs. Beaucoup d’interrogations d’abord sur le véhicule du futur et l’avenir du véhicule électrique (sans parler du manque actuel de composants électroniques). La crise sanitaire qui a réduit de manière assez sensible la mobilité et les moyens pour l’assurer via les automobiles. Aussi le phénomène très peu d’automobilistes de la plus grande fiabilité des voitures qui bien entretenues peuvent voir leur durée de vie prolongée de quatre à cinq ans.( Une voiture en moyenne effectue un peu plus de 12 000 km par an et peut sans dommage avoir une durée d’une quinzaine d’années ( Ce dont s’aperçoivent de plus en plus les automobilistes eux-mêmes).

L’âge moyen des véhicules en France progresse donc de deux mois en un an, malgré les primes à la conversion en vigueur depuis 2018.

Au 1er janvier 2022, l’âge moyen des véhicules en circulation en France a atteint les 11 ans. Le parc hexagonal vieillit donc par rapport à l’an dernier (+ 2 mois), et ce «alors que les primes à la conversion en vigueur depuis 2018 ont pour objectif de retirer de la circulation les modèles les plus anciens», souligne AAA Data, qui publie ces données.

La prime à la conversion consiste en une aide à l’achat ou à la location d’un véhicule peu polluant, en échange de la mise à la casse d’un véhicule ancien. Elle peut atteindre jusqu’à 5000 euros, un niveau qui sera maintenu jusqu’en juillet prochain, a annoncé la ministre de la Transition écologique Barbara Pompili en octobre dernier.

La note publiée le 1er février par AAA Data, cabinet spécialisé dans le traitement de données, donne d’autres détails sur le visage du parc automobile français. On y apprend qu’au 1er janvier 2022, il y avait 41,1 millions de voitures en circulation dans l’Hexagone. Sur le type de véhicules roulant, 19 % sont des SUV, ces véhicules surélevés imposants ressemblant parfois à des 4×4. Si les immatriculations de voitures électriques sont en forte progression ces dernières années, elles ne représentent encore que 1% du parc français.

Autoentrepreneurs : 400 000 ans plus sur un an !

Autoentrepreneurs : 400 000 ans plus sur un an !

 

Nombres de médias se sont extasiés devant la progression de l’emploi en France ou plus exactement devant la diminution du chômage. Une évolution en vérité en trompe-l’œil. Pour le chômage, l’amélioration de l’emploi découle d’un phénomène de rattrapage qui va nettement se tasser en 2022. Par ailleurs nombre de chômeurs ont disparu parce qu’ils ont changé d’activité. Ainsi Sur douze mois, l’Urssaf dénombre près de 400.000 autoentrepreneurs supplémentaires par rapport à la fin du deuxième trimestre 2020.

La plupart de ces autos entrepreneur proviennent  des activités largement impactées par la crise Covid notamment l’hôtellerie et les activités de tourisme.

Fin juin 2021, un an après le premier confinement, la France comptait 2,23 millions d’autoentrepreneurs administrativement actifs, un total en progression de 17,2% sur un an, selon des données publiées vendredi 28 janvier par l’Urssaf.

Notons que le plus souvent les revenus officiels des auto-entrepreneur sont assez insignifiants.En moyenne, le revenu annuel d’un auto entrepreneur tourne autour de 10 000 € et seulement 10 % parviennent à se verser un salaire un peu décent d’après l’INSEE.

«Au deuxième trimestre 2021, 1.145.000 autoentrepreneurs déclarent un chiffre d’affaires (CA) positif», note l’Urssaf, soit 51,3% de l’effectif total contre 59,1% à la fin du deuxième trimestre 2019. En juin 2020, moins d’une microentreprise sur deux (47,7%) avait dégagé un CA positif.

Fonctionnaires : 1 million en plus sur un peu plus de 20 ans

Fonctionnaires : 1 million en plus sur un peu plus de 20 ans

 

Emmanuel Macron avait lui-même promis de réduire le nombre de fonctionnaires de 150 000 ; résultat : le nombre a encore augmenté comme depuis des années; ainsi depuis 1997; on a créé plus d’un million d’emplois de fonctionnaires supplémentaires.  De quoi mieux comprendre pourquoi la France est enlisée à la fois dans la bureaucratie mais aussi dans la dérive budgétaire.

Certes des fonctionnaires sont utiles dans des missions d’intérêt général mais on comprend mal que certains soient employés dans des tâches qui peuvent relever du secteur privé dans des conditions économiques beaucoup  moins coûteuses. Du coup, ces fonctionnaires sont mal payés, mal considérés et globalement assez inefficaces. Dans certains domaines on est même en situation de prolétarisation comme dans l’école.

La France est surtout victime d’une grande confusion entre les missions régaliennes, leurs conditions d’exécution et le statut des personnels. Du coup certains dans le privé  ( transports scolaires par exemple)  exécutent des tâches d’intérêt réellement régional tandis que d’autres, comme les hordes de jardiniers qui plantent des pâquerettes dans les massifs municipaux exécutent des tâches qui n’ont pas grand-chose à voir avec l’intérêt général.

Dans le détail,  les effectifs de la fonction publique d’État (2.524.000 personnes fin 2020) ont augmenté de 6 % de 1997 à 2020, + 154 000. Ceux de la fonction publique territoriale (1.932.000 personnes fin 2020), de 44 %, + 549 000. Et ceux de la fonction publique hospitalière (1.207.000 personnes fin 2020).

Fraude fiscale Wendel: un jugement 15 ans après !

Fraude fiscale  Wendel: un jugement 15 ans après !

 

 

Un détournement des anciens patrons de la sidérurgie Wendel, qui porte sur 315 millions d’euros en actions. Un montage financier très sophistiqué pour éviter l’imposition

En décembre 2010, quelques jours seulement avant la prescription fiscale, tous s’étaient vu notifier un lourd redressement: 240 millions au total, en incluant les pénalités. Et en 2012, Bercy avait transmis à la justice une volée de plaintes pénales pour fraude fiscale, entraînant l’ouverture d’une information judiciaire. Certains dirigeants du groupe ont contesté le redressement fiscal mais  la quasi-totalité des cadres a finalement accepté une transaction avec le fisc. Un ancien avocat fiscaliste alors membre du cabinet réputé Debevoise & Plimpton, qui a contribué à façonner les délicats contours du montage, est lui aussi jugé pour complicité de fraude fiscale.

Tous encourent 37.500 euros d’amende et cinq ans d’emprisonnement. Finalement une broutille et une sanction relativement anecdotique pour les  anciens dirigeants du groupe.Le pire c’est que les avocats des accusés pourraient bien démontrer que légalement ce montage très tordu n’était pas illégal. Un des principaux bénéficiaires est le baron Seillière, ancien patron du Medef !

 

50 ans de formation professionnelle

 50 ans de formation professionnelle 

Dans un ouvrage résolument critique, l’économiste Didier Gelot et le syndicaliste Djamal Teskouk regrettent l’individualisation et la marchandisation de la formation professionnelle, loin de l’esprit émancipateur des débuts.

Par Jules Thomas dans le Monde 

Le livre.

 

Il était une fois un idéal, « une obligation nationale » à laquelle devait participer l’ensemble de la société, sous l’égide de l’Etat : améliorer la qualification des travailleurs, assurer leur adaptation aux besoins de l’économie et contribuer à l’émancipation des personnes. La loi Delors de 1971, qui a notamment inscrit dans le marbre la contribution financière des entreprises, a posé les bases du dispositif de la formation professionnelle continue. Pourtant, ces grands principes se sont dilués avec le temps.

Dans l’essai 1971-2021. Retour sur 50 ans de formation professionnelle (Editions du Croquant), deux spécialistes mêlent leurs analyses complémentaires : l’un, l’économiste Didier Gelot, fut chargé de l’évaluation de la formation professionnelle au ministère du travail ; l’autre, Djamal Teskouk, fut en tant que conseiller confédéral CGT impliqué dans les nombreuses négociations interprofessionnelles sur la formation. Le produit de ce bilan à la fois global et opérationnel est destiné aux acteurs de la formation – notamment aux acteurs syndicaux –, mais pas uniquement.

La formation n’étant pas un objet isolé, les auteurs lient étroitement ses évolutions aux choix économiques et politiques opérés au fil du temps. Des réformes régulières – une quinzaine, souvent des accords nationaux interprofessionnels (ANI) suivis d’une loi – se sont succédé pour actualiser le cadre juridique de la formation, en faisant davantage coïncider actions de formation et emploi pour répondre aux crises successives, à la mondialisation et au chômage de masse. En outre, les régions et les organismes paritaires ont vu leur rôle évoluer.

Le développement des compétences au détriment des qualifications symbolise le dévoiement du système de 1971, selon Didier Gelot et Djamal Teskouk. Il fait de l’individu le responsable de son employabilité. « La notion de responsabilisation des salariés, apparue au milieu des années 1990, a été fortement étendue et est aujourd’hui associée à celle de parcours professionnel », avancent les auteurs. Les inégalités d’accès à la formation continue se sont dès lors accrues, et les salariés ont de plus en plus été invités à se former hors temps de travail, en partie sur leurs deniers. Le droit individuel à la formation (DIF) consacre en 2004 ce principe dit de « co-investissement », qui dissocie temps de formation et temps de travail.

Les auteurs pointent surtout du doigt la loi de 2018 « pour la liberté de choisir son avenir professionnel » : précédée par l’introduction du compte personnel de formation (CPF) en 2014, elle sonne l’aboutissement d’un processus d’individualisation excessive de la formation, et d’une « déresponsabilisation des employeurs ». Elle considère que le salarié doit s’adapter aux besoins immédiats des entreprises, ce qui favorise la multiplication des formations courtes sans réelle valeur ajoutée, notamment dans les métiers peu qualifiés.

 

Une balance commerciale excédentaire dans 10 ans ?

Une balance commerciale excédentaire dans 10 ans ?

 

Le ministre de l’économie Bruno Lemaire se veut très volontariste en affirmant que la France retrouvera un équilibre de sa balance commerciale et même dégagera un solde positif. Rappelons que depuis des années, la France accuse en moyenne un déficit de 50 à 60 milliards par an  tandis que l’Allemagne dégage un solde positif de l’ordre de 200 milliards. En cause évidemment la désindustrialisation et la délocalisation de nombre d’activités notamment industrielles.

« Il s’agit de renverser une tendance de trente années », a précisé Bruno Le Maire, en fustigeant les délocalisations dues « à la politique fiscale, à la politique économique » des gouvernements successifs… jusqu’en 2017, évidemment. « En 2000, nous étions encore à l’équilibre », a tenu à rappeler le ministre de l’Economie pour balayer tout pessimisme.

Le constat est amer et franc. « Les grands groupes industriels ont gardé leurs sièges en France mais ont délocalisé leurs filiales et les emplois à l’étranger », a précisé le chantre de la réindustrialisation. « 62 % des emplois industriels de ces grands groupes français sont à l’étranger. En Allemagne, c’est 38 %, en Italie, c’est 26 % », a détaillé le ministre.Certes le coup des charges sociales pèse dans le choix qui a été fait par les entreprises de délocaliser massivement mais ce phénomène a été encouragé par un manque de vision stratégique de la part des pouvoirs publics et même par une mode consistant à transformer la France en pays de services commercialisant des produits fabriqués à bas coût à l’étranger.

Certes on ne reviendra certainement pas à la situation d’il y a 30 ans avec la relocalisation de produits de trop faible valeur ajoutée cependant la prise en compte d’une vision stratégique permettrait de soutenir des productions essentielles à l’indépendance économique du pays.

Birmanie: Aung San Suu Kyi , quatre ans de prison pour importation de talkies-walkies !

Birmanie: Aung San Suu Kyi , quatre ans de prison pour importation de talkies-walkies !

L ’ancienne dirigeante de la Birmanie, Aung San Suu Kyi, a été condamnée à quatre ans de prison supplémentaires . Elle a été reconnue coupable d’importation illégale de talkies-walkies. En décembre, la cheffe de l’opposition avait déjà été condamnée à deux ans de prison pour avoir enfreint les restrictions sur le coronavirus.

Près d’une dizaine de procédures judiciaires visent l’ex-dirigeante, placée en détention depuis le coup d’Etat militaire du 1er février dernier et qui encourt au total une peine d’emprisonnement supérieure à 100 ans. La dirigeante déchue, âgée de 76 ans, nie toutes les accusations à son encontre. Ses partisans dénoncent des procédures judiciaires sans fondement, destinées à mettre fin à sa carrière politique et à permettre ainsi à l’armée de renforcer sa mainmise sur le pouvoir.

 

Obligation vaccinale pour les plus de 50 ans….. en Italie

Obligation vaccinale pour les plus de 50 ans….. en Italie

 

Il n’est guère étonnant que le cœur de la pandémie se situe désormais en Europe compte tenu de l’attentisme des responsables politiques. La hausse des statistiques doit beaucoup à leurs incompétence et à leur manque de courage en particulier sur le problème central de l’obligation vaccinale. On avance dans ce domaine pas à pas chez les très jeunes et chez les plus anciens. Ainsi en Italie l’obligation vaccinale sera obligatoire pour les plus de 50 ans. Le gouvernement italien, confronté à des contagions au Covid en forte hausse, a décidé mercredi d’instaurer l’obligation vaccinale pour toutes les personnes âgées de plus de 50 ans. «Nous voulons freiner la courbe des contagions et inciter les Italiens qui ne se sont pas encore vaccinés à le faire», a justifié lors du conseil des ministres ayant adopté cette mesure le premier ministre Mario Draghi, cité dans un communiqué.

Faux passe sanitaire: 5% des hospitalisés…Qui vont risquer 5 ans de prison

Faux passe sanitaire: 5% des hospitalisés…Qui vont risquer 5 ans de prison

 

Parmi les hospitalisés on dénombre environ 75 % de personnes non vaccinées et même 5 % qui disposent d’un faux passeport «Le faux passe tue, c’est la réalité», a-t-il lancé aux députés LFI qui rejetaient un renforcement des sanctions en cas de fraude, dans le cadre de l’examen du projet de loi instituant le passe vaccinal.

. La détention d’un faux passe doit être désormais punie de cinq ans d’emprisonnement et 75.000 euros d’amende. Présenter un passe appartenant à autrui ou transmettre à autrui un passe en vue de son utilisation frauduleuse sera puni d’une amende forfaitaire de 1.000 euros, contre 135 euros aujourd’hui. On se demande légitimement pourquoi un tel écart entre ces deux infractions de même nature ?

Fonction publique: Plus 170.000 fonctionnaires en trois ans

Fonction publique: Plus 170.000 fonctionnaires  en trois ans

En dépit des déclarations, le nombre de fonctionnaires ne diminue pas en France, il a même tendance à augmenter. En cause la confusion entre le caractère régalien des activités et le statut du personnel. Pour schématiser les corporatistes considèrent que tout fonctionnaire exerce une mission d’intérêt général. En réalité, il faut distinguer ce qui relève effectivement des champs d’intérêt général, des conditions d’exercice et des statuts des personnels. Ainsi dans de nombreuses activités ( santé, transport, écoles etc.) les missions  d’intérêt public sont aussi effectuées par des personnels de droit privé. À l’inverse, nombre de fonctionnaires exercent des missions qui n’ont rien à voir avec l’intérêt général ( entretien, jardinage, tâches administratives ou techniques).
La France présente la particularité d’un taux de fonctionnaires particulièrement importants, près de 20 % de la population. Des effectifs très coûteux à la productivité douteuse et qui en plus sont mal rémunérés. Il conviendrait de faire un grand ménage dans les champs du régalien ,dans les conditions d’exercice des missions est de distinguer le statut des personnels exerçant les activités.
Sur les trois premières années du quinquennat Macron, le nombre d’emplois publics (contrats aidés compris) a encore explosé de plus de 170.000, à rebours de la promesse de campagne en 2017 de supprimer 120.000 postes de fonctionnaires en cinq ans.

Selon les chiffres de l’Insee (hors contrats aidés) :

  • la fonction publique d’État (FPE) compte 2,4 millions d’agents (+0,9% par rapport à 2018) ;
  • la fonction publique territoriale (FPT) 1,9 million (+0,9%) ;
  • la fonction publique hospitalière (FPH) 1,1 million (+0,5%).

Dans la FPE, plus de la moitié des agents sont de catégorie A (dont 64% sont enseignants). Les trois quarts des salariés de la FPT et la moitié de ceux de la FPH sont de catégorie C, avec cette particularité que la part des salariés de catégorie B diminue. Dans la FPT et la FPH, une bascule de B en A de certains métiers explique cette dynamique, c’est le cas par exemple des infirmiers sapeurs-pompiers dans la FPT ou des éducateurs de jeunes enfants dans la FPH.

En 2019, 450 200 agents, hors militaires, soit 8,5% des présents fin 2019, sont entrés dans la fonction publique et 433 600 en sont sortis, soit 8,1% des présents fin 2018.

Dans le détail, les effectifs ont tout autant augmenté en 2020 dans l’État (+20.600 agents, soit une hausse 8 fois supérieure à celle de 2019) que dans l’hospitalier (+ 21.500 agents, soit une progression 6 fois plus importante qu’un an avant). Les effectifs dans les ministères ont baissé de 0,2 %, principalement à Bercy (− 3400, soit − 2,5 % de l’emploi des ministères économiques et financiers).

Comme en 2019, le nombre de contractuels a augmenté dans les établissements publics (+ 34.100 emplois), notamment les locaux d’enseignement (+ 26.300), faisant plus que compenser la baisse du nombre de contrats aidés.

Dans la fonction publique hospitalière, l’emploi a progressé dans les établissements médico-sociaux (+ 1,4 %) et surtout, crise sanitaire oblige, dans les hôpitaux (+ 1,9 %). La hausse observée est principalement marquée pour les contractuels, dont le nombre a bondi de 23.500, soit + 9,5 %. Seule la sphère territoriale a vu ses effectifs fondre un peu, de 8400 personnes Mais il faut dire que les effectifs en cause avaient explosé au cours des années précédentes.

Fonction publique: 170.000 fonctionnaires en plus en trois ans

Fonction publique: 170.000 fonctionnaires en plus en trois ans

En dépit des déclarations, le nombre de fonctionnaires ne diminue pas en France, il a même tendance à augmenter. En cause,  la confusion entre le caractère régalien des activités et le statut du personnel. Pour schématiser les corporatistes considèrent que tout fonctionnaire exerce une mission d’intérêt général. En réalité, il faut distinguer ce qui relève effectivement des champs d’intérêt général, des conditions d’exercice et des statuts des personnels. Ainsi dans de nombreuses activités ( santé, transport, écoles etc.) les missions d’intérêt public sont aussi effectuées par des personnels de droit privé. À l’inverse, nombre de fonctionnaires exercent des missions qui n’ont rien à voir avec l’intérêt général ( entretien, jardinage, tâches administratives ou techniques).
La France présente la particularité d’un taux de fonctionnaires particulièrement importants, près de 20 % de la population. Des effectifs très coûteux à la productivité douteuse et qui en plus sont mal rémunérés. Il conviendrait de faire un grand ménage dans les champs du régalien ,dans les conditions d’exercice des missions est de distinguer le statut des personnels exerçant les activités.
Sur les trois premières années du quinquennat Macron, le nombre d’emplois publics (contrats aidés compris) a encore explosé de plus de 170.000, à rebours de la promesse de campagne en 2017 de supprimer 120.000 postes de fonctionnaires en cinq ans.

Selon les chiffres de l’Insee (hors contrats aidés) :

  • la fonction publique d’État (FPE) compte 2,4 millions d’agents (+0,9% par rapport à 2018) ;
  • la fonction publique territoriale (FPT) 1,9 million (+0,9%) ;
  • la fonction publique hospitalière (FPH) 1,1 million (+0,5%).

Dans la FPE, plus de la moitié des agents sont de catégorie A (dont 64% sont enseignants). Les trois quarts des salariés de la FPT et la moitié de ceux de la FPH sont de catégorie C, avec cette particularité que la part des salariés de catégorie B diminue. Dans la FPT et la FPH, une bascule de B en A de certains métiers explique cette dynamique, c’est le cas par exemple des infirmiers sapeurs-pompiers dans la FPT ou des éducateurs de jeunes enfants dans la FPH.

En 2019, 450 200 agents, hors militaires, soit 8,5% des présents fin 2019, sont entrés dans la fonction publique et 433 600 en sont sortis, soit 8,1% des présents fin 2018.

Dans le détail, les effectifs ont tout autant augmenté en 2020 dans l’État (+20.600 agents, soit une hausse 8 fois supérieure à celle de 2019) que dans l’hospitalier (+ 21.500 agents, soit une progression 6 fois plus importante qu’un an avant). Les effectifs dans les ministères ont baissé de 0,2 %, principalement à Bercy (− 3400, soit − 2,5 % de l’emploi des ministères économiques et financiers).

Comme en 2019, le nombre de contractuels a augmenté dans les établissements publics (+ 34.100 emplois), notamment les locaux d’enseignement (+ 26.300), faisant plus que compenser la baisse du nombre de contrats aidés.

Dans la fonction publique hospitalière, l’emploi a progressé dans les établissements médico-sociaux (+ 1,4 %) et surtout, crise sanitaire oblige, dans les hôpitaux (+ 1,9 %). La hausse observée est principalement marquée pour les contractuels, dont le nombre a bondi de 23.500, soit + 9,5 %. Seule la sphère territoriale a vu ses effectifs fondre un peu, de 8400 personnes Mais il faut dire que les effectifs en cause avaient explosé au cours des années précédentes.

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