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La facture des annonces de Macron s’alourdit

 La facture des annonces de Macron s’alourdit

 

Depuis la rentrée les les annonces de Macron se multiplient et la facture gonfle d’autant pour atteindre environ de ’ordre de 10 milliards. Emmanuel Macron a augmenté les crédits des ministères pour 2022 : +11 milliards d’euros ont été votés en juillet dernier. Ces crédits vont servir à financer notamment la prolongation de MaPrime Rénov (2 milliards d’euros), la rallonge de 500 millions du Beauvau de la sécurité — qui passera donc par des redéploiements de crédits entre ministères —, ou bien encore l’abondement de la dotation de soutien à l’investissement local (350 millions) en faveur des projets figurant dans les contrats de relance et de transition écologique (CRTE) ou les mesures en faveur du fret ferroviaire (170 millions par an). Il y a aussi 1,5 milliards d’euros promis pour Marseille et  les 300 millions d’euros de dédommagement pour les Harkis sans parler, les 600 millions d’euros de soutien à l’assurance récolte pour les agriculteurs, Les millions pour le personnel de santé et ceux pour le personnel de l’enseignement.

Il faudra aussi ajouter le plan d’investissement « France 2030 » et le revenu d’engagement pour les jeunes. Le premier pourrait dépasser les 30 milliards même s’il y a étalement. Le revenu d’engagement pour les jeunes, lui,  représenterait autour de 4 milliards.

De toute façon il est difficile de faire une addition précise dans la mesure où sont agglomérés des promesses et engagements déjà faits précédemment et de nouvelles promesses. En plus des orientations dontb certaines pèseront sur 2022 et d’autres qui seront étalées dans le temps.

Les chiffres du budget ddémontrent en tout cas que l’État a dépensé de l’ordre de 200 milliards supplémentaires en 2020 et 2021, soit 100 milliards par année qui serait justifiée par la crise Covid. La campagne électorale risque d’être encore longue d’ici avril 2022 et d’autres promesses électorales pourraient suivre.

 

Ce qu’il faut retenir des annonces de Macron : rien !

Ce qu’il faut retenir des annonces de Macron : rien !

 

Initialement le discours du président de la république devait introduire la stratégie politique pour le monde d’après. En fait, le président a été contraint  d’abandonner cet objectif pour se transformer en infirmier en chef. L’essentiel de son intervention en effet été orienté sur les questions de prévention sanitaire covid.

 

Le président a d’ailleurs consacré davantage de temps à l’analyse de la situation sanitaire qu’à la stratégie pour y faire face.

«Une reprise forte de l’épidémie qui touche tout le territoire» A-t-il constaté. Face à la propagation du variant Delta, Emmanuel Macron a prévenu des «difficultés» qui menacent. «Aussi longtemps que le virus circulera, nous serons confrontés à ce type de situation», a-t-il assuré, tout en appelant à recourir massivement à la vaccination.

Le président a dû revoir son ambition en concentrant son propos sur des mesures certes non négligeables mais qui ne sont pas de la responsabilité d’un président de la république mais de celle d’un ministre de la santé ou de l’administration. Ainsi a-t-il prévu de rendre obligatoire le pass sanitaire pour accéder dans certains lieux

 Le pass sanitaire va être obligatoire pour les plus de 12 ans dans les «lieux de loisirs et de culture» de plus de 50 personnes dès le 21 juillet prochain. Il sera ensuite étendu à partir du début du mois d’août, et concernera le train, l’avion, les bars et les restaurants, ainsi que les hôpitaux, les maisons de retraite, et les établissements médico-sociaux. Cette liste pourra encore s’allonger par la suite, a précisé Emmanuel Macron. Concrètement, l’accès à ces lieux sera réservé à des personnes vaccinées depuis plus de quinze jours, ou à celles qui ont réalisé un test PCR ou antigénique négatif récent. L’autre décision concerne la vaccination obligatoire du personnel médical d’ici le 15 septembre.

 La stratégie du «vivre avec le virus» se poursuit. Selon Emmanuel Macron, l’épidémie sera présente «tout au long de cette année 2021 et sans doute pour plusieurs mois encore de l’année 2022». «Les semaines à venir» seront «celles de la mobilisation pour bloquer le virus», a-t-il prévenu. Mais sans autre précision sur l’amplification de la campagne de vaccination

Dès la prochaine rentrée scolaire, des campagnes de vaccination «spécifiques» seront déployées auprès de tous les collégiens, les lycéens et les étudiants du pays.

Pour les plus anciens , ayant déjà reçu deux doses, Macron a annoncé«dès la rentrée» à une campagne de rappel. Elle leur permettra de bénéficier d’une nouvelle injection «selon le même système et dans les mêmes conditions que la ou les premières».

Concernant les retraites à peine évoquées, le président envoie la question aux calendes avec un semblant de concertation à la rentrée . «Je ne lancerai pas cette réforme tant que l’épidémie ne sera pas sous contrôle et la reprise bien assurée», indique cependant Emmanuel Macron. Mais le président de la république vient d’indiquer que la crise sanitaire ne sera sans doute pas maîtrisée  avant 2022. Autant dire qu’il reporte la réforme des retraites après les élections présidentielles.Conclusion : on ne retiendra pas grand-chose de cette allocution.

Calendrier de reprise par Macron : des annonces très hypothétiques

Calendrier de reprise par Macron : des annonces très hypothétiques

Le président doit s’adresser au Français fin avril pour préciser le calendrier des réouvertures. En fait,  le président de la république est pris à son propre jeu puisqu’il avait signifié que les mesures restrictives seraient limitées à quatre semaines. Théoriquement , il convient donc d’envisager les conditions de reprise de certaines activités bloquées jusqu’au 15 mai. Le problème c’est que le pays est évidemment largement dépendant des conditions de la propagation de la pandémie. Or de ce point de vue, on n’est pas du tout certain d’avoir atteint le sommet du palier au point le nombre de contaminés est toujours important, surtout la réanimation en milieu hospitalier est complètement débordée et a pratiquement atteint de ses capacités maximales. Le nombreux de décès  reste encore particulièrement important. En outre on ne maîtrise pas le problème de l’intensification du nouveau variant beaucoup plus contagieux notamment celui en provenance du Brésil.

 

Cependant sans doute pour assurer, le président tient à faire des annonces positives après des mesures restrictives qui ont porté un nouveau coup au moral des Français, des consommateurs comme des citoyens. Cela d’autant plus qu’il y a maintenant la proximité des élections départementales et régionales de toute évidence la majorité va enregistrer une nouvelle catastrophe politique.

 

On va donc sans doute promettre à nombre d’activités une reprise progressive mais sous réserve de l’amélioration des statistiques de la pandémie. Autrement dit ,  les annonces très hypothétiques qui pourraient être largement contredites rapidement les semaines suivantes. Finalement le même processus qui se reproduit depuis le début de la crise il y a un an. Faut-il se souvenir que le pouvoir avait envisagé la fin de la pandémie pour l’été 2020 ! Il n’est même pas certain que les vacances puissent se dérouler dans des conditions normales en 2021.

 

 

Coronavirus France : encore 23 306 cas annoncés samedi

Coronavirus France : encore 23 306 cas annoncés samedi

88.444 personnes sont mortes du coronavirus depuis le début de l’épidémie. Le ministère français de la Santé a fait état samedi de 23.306 nouveaux cas de contamination dans l’Hexagone en l’espace de vingt-quatre heures contre 23.507 la veille. Selon Santé publique France, le pays a également enregistré 170 nouveaux décès en 24 heures. Le nombre de patients hospitalisés a de son côté baissé de 140, à 24.625, mais celui des patients traités en réanimation a augmenté de 9, pour atteindre un total de 3.689 lits occupés.

Les principales annonces de Castex en matière de politique sanitaire :

Les principales annonces de Castex en matière de politique sanitaire :

  • Les lieux culturels, établissements sportifs et stations de ski resteront fermés jusqu’à fin janvier au moins
  • Les bars et restaurants ne pourront rouvrir avant au moins la mi-février
  • 10 départements supplémentaires pourraient passer au couvre-feu à 18h
  • 45.000 personnes vaccinées au cours des cinq derniers jours, les plus de 75 ans pourront se faire vacciner à partir du 18 janvier
  • Plus de 21.000 nouveaux cas en 24h, les hospitalisations et réanimations en baisse
  • « Deux clusters à risque » du variant britannique ont été détectés en France, la frontière avec le Royaume-Uni fermée jusqu’à nouvel ordre

Vaccins anti Covid-19 : des annonces mais aussi des incertitudes

Vaccins anti Covid-19 : des annonces mais aussi des incertitudes

 

On a déjà annoncé trois vaccins potentiels mais on va voir se succéder les déclarations de nombre de laboratoires candidat eux aussi à la vaccination contre le virus. Au total une quinzaine de laboratoires vont sortir un vaccin et de l’ordre de 200 sont à l’étude à des étapes différentes.

 

Si l’on en croit seulement les déclarations des laboratoires, la vaccination pourrait déjà commencer. Il se pose cependant un certain nombre de questions relatives d’abord à l’efficacité, à sa durabilité et à ses contre-indications. De ce point de vue, aucune étude scientifique n’a pu être réalisée pour évaluer encore les trois vaccins déjà cités (AstraZeneka, Pfizer et Moderna). Un travail scientifique d’évaluation qu’on espère sérieux est à entreprendre notamment dans le cadre de l’agence européenne du médicament. On espère qu’elle sera moins laxiste que vis-à-vis du remdesivir qu’elle a autorisé. Elle a même permis l’achat parlera d’un milliard de ce traitement condamné nettement par l’organisation mondiale de la santé !

 Notons aussi que ce traitement était largement soutenu par nombre d’experts français qui parallèlement bien entendu condamnaient  aussi la chloroquine du Pr Raoult.  De ce point de vue, il serait sans doute prudent de ne pas systématiser les procédures accélérées d’autorisation dans les mesures il convient de disposer d’un recul nécessaire ( de l’ordre de six mois un an minimum) quant à l’efficacité et aux effets secondaires de la vaccination.

 Le premier candidat attendu devrait être celui de l’alliance Pfizer/BioNTech qui vient de déposer une demande d’autorisation auprès des autorités de santé américaines FDA.  La biotech Moderna devrait arriver juste derrière, puisqu’elle déposera sa demande d’autorisation FDA cette semaine. Ces deux premiers devraient être suivis rapidement par AstraZeneka et Janssen, la filiale vaccin de Johnson & Johnson. Derrière ce premier quator, l’Américain Novavax et la biotech allemande CureVac se rapprochent aussi de la ligne d’arrivée. Pour le Français Sanofi qui travaille sur deux candidats, le précieux cocktail devrait arriver en cours d’année 2021, peut-être à l’été. Rapidement après la FDA, l’agence européenne du médicament devrait délivrer ses autorisation en accéléré comme l’a affirmé la Présidente de la Commission Ursula von der Leyen. En fait, trois autres vaccins sont déjà utilisés : le Spoutnik V du centre de recherche russe Gamaleïa, et ceux des chinois Sinovac et surtout CanSino Biologics, autorisé au Pakistan, en Arabie Saoudite et au Mexique.

 

Coronavirus: annonces prématurées du fait de la concurrence des industries pharmaceutiques

Coronavirus: annonces prématurées du fait de la concurrence des industries pharmaceutiques

 

Les autorités administratives de certains pays en France, aux États-Unis et ailleurs ont un peu tendance à faire si des procédures d’expertise pour vanter les mérites de tel ou tel remède. Ces annonces prématurées correspondent en fait  à la lutte sans merci que se livrent les industries pharmaceutiques qui pourraient être les premiers à commercialiser un traitement voir un vaccin. Ainsi L’AP-HP a déclenché une polémique en annonçant, le 27 avril, que le tocilizumab, utilisé dans le traitement de la polyarthrite rhumatoïde améliorait «significativement le pronostic des patients avec pneumonie Covid moyenne ou sévère». À cela s’ajoute une guerre d’ego de certains grands chercheurs et ou de mandarin qui profite de la situation pour valoriser leurs compétences dans les médias.

Annonces d’Édouard Philippe : inaudibles et confuses

Annonces d’Édouard Philippe : inaudibles et confuses

Finalement le discours de politique générale du Premier ministre Édouard Philippe aura surtout été écouté par les observateurs politiques. Une grande majorité de français reconnait ignorer la déclaration gouvernementale qui constitue l’acte 2 de la politique de Macron. La première raison est sans doute comme d’habitude que  le discours d’Édouard Philippe manque sérieusement de charisme mais aussi de contenu. Finalement, on ne sait pas très bien quelles sont les orientations précises du gouvernement. D’après un sondage Odoxa 52 % des personnes interrogées approuveraient les mesures annoncées mercredi au Palais Bourbon. Cependant quand on examine chaque mesure de façon détaillée les résultats sont assez différents. Évidemment les français à 75 % approuvent par exemple la baisse de l’impôt sur le revenu mais ils sont environ 66 % à critiquer la réforme des retraites. La vérité c’est que ce discours du Premier ministre était à la fois inaudible par l’opinion publique st confus. Un discours pas assez précis pour convaincre. Notons par exemple que pas un moment (sauf pour la suppression de quelques niches fiscales) il n’a été question des conditions de financement des mesures ou de la dérive de la dette. Le Premier ministre a entretenu un certain flou artistique sur nombre de chantiers comme par exemple les retraites avec ce nouveau concept d’âge d’équilibre qui vise tout simplement à se débarrasser de l’âge légal. En outre forcément un âge d’équilibre qui repose sur des considérations financières du rapport actif retraité, donc forcément mobile. Sur le plan social,  on notera un souci de rééquilibrer la politique gouvernementale mais un rééquilibrage limité au discours. C’est pire encore pour l’environnement qui visiblement n’est pas la tasse de thé du Premier ministre qui s’est contenté de donner une petite couche de peinture verte à son propos. Si l’on devait retenir une seule orientation un peu significative, ce serait celle concernant le dépôt en septembre d’une loi concernant la PMA (adhésion d’environ 56 % des Français). Le premier ministre n’a donc pas réussi son exercice d’éclairage de la seconde phase du quinquennat de Macron faute de pédagogie mais aussi de crédibilité technique. (Sur le plan du financement en particulier).

 

Transition écologique : les annonces surprenantes de Macron

Transition écologique : les annonces surprenantes de Macron

 

 

Alors que le problème de la transition écologique était l’un des quatre grands thèmes du grand débat national Force est de constater que cette question n’a pas pris beaucoup de place dans le discours de Macron.  on peut même dire que l’intervention sur ce point a été relativement insignifiante voir surprenante mais dans le mauvais sens. Ainsi cette idée de créer une sorte de convention citoyenne composée de 150 citoyens tirés au sort paraît particulièrement farfelue. C’est cette convention qui ferait chargée de définir la nouvelle politique écologique. D’abord il faut faire observer qu’elle serait rattachée au conseil économique,  social et environnemental lequel il faut bien le dire n’est déjà guère écouté. Que faut-il alors penser d’une convention qui réunit des gens dont la plupart sont sans doute sans compétence ni sur le plan écologique ni sur le plan technique ni sur le plan économique. Cette proposition est une mascarade elle se veut sans doute répondre au patriotisme inclusif que défend Macron. Un concept tout à fait approximatif chez celui qui préfère à la démocratie la monarchie républicaine C’est aussi le point de vue du codirecteur de l’institut Veblen dans une tribune au monde » (extraits)

« L’analyse du grand débat montre pourtant que les Français attendent des réponses politiques à la crise écologique ; à la place, Emmanuel Macron a parlé d’un « changement de méthode » et du rôle de l’intelligence collective. L’idée de convoquer une convention citoyenne [composée de 150 citoyens tirés au sort] dont les propositions devront être débattues « sans filtre » par le Parlement paraît sympathique mais surprenante au vu du contexte ; après tout, un grand débat citoyen vient de se terminer et on pouvait considérer qu’il serait temps de passer aux propositions concrètes.

Les rares propositions concrètes que nous avons entendues renvoyaient surtout aux actions à mener au niveau européen : une taxe carbone aux frontières, débattue depuis quinze ans déjà, et un prix carbone minimal au sein de l’Union européenne. Le chef de l’Etat a également fait une vague allusion à la nécessaire amélioration de la « finance verte » ; tout reste à faire en effet pour mettre la finance réellement au service de la transition écologique, encore faut-il préciser comment on compte s’y prendre. Ces idées vont dans le bon sens et l’échelle européenne est essentielle, mais l’Europe ne nous dispense pas du devoir de tenir un cap au niveau national. »

 

Annonces de Macron : les Français approuveraient le report et le contenu !

 

 

Un  curieux sondage du Figaro et de France info qui démontrerait que les Français approuvent à la fois le report des mesures de Macron et même le contenu de ces mesures. Comme déjà souvent indiqué dans ce site, les sondages dans la période électorale actuelle sont à prendre avec des pincettes tellement ils sont instrumentalisés pour donner la tendance à la fois aux médias et à l’opinion publique. En effet, le sondage a été réalisé à partir de mercredi. On peut considérer que mercredi les Français admettaient sans doute le bien-fondé de report. Il n’est pas certain qu’il l’approuve encore puisque les annonces ne seront pas faites avant la semaine prochaine c’est-à-dire avec une dizaine de jours de retard. N’empêche qu’on se servira quand même de ce sondage. Seconde interrogation dans la même enquête, les Français approuveraient le contenu des mesures. En faite ces mesures sont encore tout à fête officieuses. Elles ont filtré à partir du document distribué à certains médias juste avant l’annulation de l’intervention de Macron. Il est fort probable que Macron va modifier sensiblement l’intervention qu’il avait prévue. Enfin les mesures figurant dans le document officieux de l’intervention de Macron n’ont guère fait l’objet d’analyses et de débats parmi les experts, les responsables politiques et sociaux et les médias. C’est surtout du brut de brut qui était livré. Un  sondage sans comme bien d’autres qui sent le bricolage statistique à partir de questions plus ou moins subjectives et de réponses aléatoires faute de clarification sur les orientations. Les Français donneraient raison à 61% à Emmanuel Macron d’avoir différé ses annonces en matière sociale après l’incendie de la cathédrale Notre-Dame de Paris mais attendent néanmoins du président qu’il prenne la parole, selon un sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour Franceinfo et Le Figaro publié jeudi soir. Les annonces que devaient faire le président lundi soir pour clore le “Grand débat” mis en place en réponse à la crise des “Gilets jaunes” ont filtré dans la presse. « Certaine »s sont jugées conformes aux conclusions de la concertation nationale qui a duré trois mois. C’est notamment le cas de la réindexation des retraites sur l’inflation (qui correspond aux attentes pour 74% des sondés) et de la baisse de l’impôt sur le revenu pour les personnes taxées aux premières tranches (77%).En revanche, pour 62% des sondés, la suppression de l’Ecole nationale d’administration (ENA) ne correspond pas aux conclusions du “Grand débat”. Les Français sont partagés (50% pour-49% contre) sur la fin des 35 heures de travail hebdomadaires et résolument contre (70%) le report de l’âge légal de la retraite. Près de 80% des sondés sont contre la suppression d’un ou deux jours fériés. Le fait de ne pas revenir sur la suppression de l’ISF est également mal vu: 76% des Français estiment que ce statu quo ne répond pas aux attentes du “Grand débat”. Et tout le reste ?

L’enquête a été réalisée les 17 et 18 avril via internet auprès d’un échantillon de 1.003 Français représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

Annonces de Macron : il faut du « concret » et de la « justice » (Laurent Berger,CFDT))

Annonces de Macron : il faut  du « concret » et de la « justice » (Laurent Berger,CFDT))

 

 

Le moins que l’on puisse dire c’est que Laurent Berger ne s’est pas montré très enthousiaste vis-à-vis du  des gilets jaunes et pas davantage vis-à-vis des conseillers de Macron. Il reproche aux uns  leur orientation sulfureuse et aux autres leur condescendance voire leur mépris vis-à-vis des corps intermédiaires. Bref Laurent Berger a réaffirmé sa posture de syndicaliste près à lutter pour la défense des salariés mais près aussi à négocier même si jusqu’ici le pouvoir n’a pas manifesté un réel intérêt pour la médiation syndicale. Une situation dangereuse pourrait conduire à la remise en cause de la démocratie pour le leader de la CFDT. Pour lui, la relation directe pouvoir citoyen peut déboucher sur des risques de régime totalitaire.  »On a besoin d’un cap clair, pour montrer que la transition écologique peut se faire dans la justice sociale », ainsi que de « mesures concrètes », notamment sur les questions de mobilité domicile/travail, de la rénovation thermique des logements et de la « justice fiscale », a fait valoir le responsable syndical sur BFMTV. « Je ne suis pas anti-riches, mais lorsqu’un pays a besoin de faire des efforts, ils doivent être partagés : ceux qui gagnent plus doivent être mis à contribution davantage », a-t-il ajouté. Déplorant que, dans le cadre du grand débat, « presque 55% des citoyens disent qu’ils aimeraient qu’il y ait moins de solidarité », le patron de la CFDT a fait part de son inquiétude face à une « société qui se délite », « où la solidarité n’a plus de sens ».  »J’ai peur qu’on aille vers une société avec des relents totalitaristes », qui ne soit plus en capacité de « faire se confronter des intérêts divergents pacifiquement pour qu’émergent des compromis ». « Je ne veux pas voir arriver au pouvoir un jour » le Rassemblement national en France, a ajouté Laurent Berger. « On veut continuer à se foutre sur la gueule comme ça tous les samedis, ou on veut essayer de trouver des solutions pour le pays? Moi je veux trouver des solutions pour le pays », a martelé le patron de la CFDT. Avec l’ancien ministre Nicolas Hulot et une quinzaine de responsables associatifs, Laurent Berger a signé une tribune dans le Journal du dimanche appelant à « un profond sursaut politique pour que ce quinquennat » ne soit pas « perdu pour la transition écologique et la justice sociale ».

Le texte de cette tribune  

Des responsables d’associations et de syndicats pour articuler dès maintenant transition écologique et justice sociale et qui dénonce au passage la confusion entre ras le bol fiscal et justice fiscale. (Dans le JDD)

«  Nous n’avons plus le temps d’attendre. Pour démultiplier nos efforts pour le climat et la biodiversité. Pour donner des perspectives aux plus fragiles et isolés d’entre nous. Pour remettre les salariés de ce pays au cœur de la vie économique. Nous n’avons vraiment plus de temps à perdre, alors, comme beaucoup de Français, nous appelons à un profond sursaut politique pour que ce quinquennat ne soit pas un quinquennat perdu pour la transition écologique et la justice sociale.

Mais force est de constater que les dernières semaines ont fait place à un concert de voix politiques en faveur d’une interprétation très réductrice de l’expression des Français. L’urgence de la baisse des dépenses publiques et des impôts serait la principale leçon à tirer de cinq mois d’occupation des ronds-points, de marches pour le climat sans précédents et de quatre mois de grand débat auquel plus d’un million de citoyens et la société civile se sont prêtés.

Le sujet est épineux alors il ne faut pas entendre ce que nous n’écrivons pas. Payer plus ou moins d’impôts et de taxes n’est pas un petit sujet dans le quotidien de chacun. Mais là où certains veulent voir un ras-le-bol fiscal, nous voyons un ras-le-bol de l’injustice fiscale. La nuance est de taille. Et, disons-le, réduire certaines ­dépenses ne ferait pas de mal à notre pays. Bien au contraire. Que l’on pense notamment aux 12 milliards d’euros ­dépensés chaque année en soutien aux énergies fossiles, alors qu’il manque tant de moyens pour isoler les 7 millions de passoires énergétiques, garantir l’accès de tous aux services publics ou dans le lien associatif, facteur de lien social et de vitalité démocratique. Mais dépenser mieux n’est pas un préalable à investir plus. Ces chantiers doivent être menés de front.

 

Les auteurs de la tribune :

  • Nicolas Hulot, président d’honneur de la FNH
  • Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT
  • Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé Pierre
  • Claire Hédon, présidente d’ATD Quart Monde
  • Orlane François, présidente de la Fage
  • Philippe Jahshan, président du Mouvement associatif
  • Véronique Fayet, Présidente du Secours Catholique-Caritas France
  • Michel Dubromel, Président de FNE
  • Patrick Doutreligne Président de l’Uniopss
  • Laurent Escure Secrétaire général de l’UNSA
  • Jean-Michel Ducomte, Président de la Ligue de l’enseignement
  • Jean-Baptiste de Foucauld, Coordinateur du Pacte civique
  • Bernard Chevassus-au-Louis, Président de Humanité et Biodiversité
  • Morgane Créach, Directrice générale du Réseau Action Climat
  • Pierre Segura, Président de la Fédération nationale des Francas
  • Pierre Henry, Directeur général de France terre d’asile

 

 

 

Après le brexit il faut des annonces fortes et rapides

Après le brexit  il faut des annonce fortes et rapides

Après le brexit il faut des annonces fortes et rapides sinon l’Europe s’engagera  dans la voie de la mort lente. Le principal risque c’est la contagion non seulement à l’Europe mais au monde entier. Pas étonnant d’ailleurs si le secrétaire d’État américain John Kerry se précipite dès lundi au chevet de la Grande-Bretagne pour l’aider à surmonter cette épreuve. On attend surtout l’Europe débarrassée de la fantasque Grande-Bretagne qui n’a cessé de retarder l’intégration. Il faut  un double choc. D’abord pour relancer les investissements, la croissance et donc l’emploi ensuite un choc démocratique en limitant l’influence d’une commission européenne bureaucratique et d’un Parlement européen inutile surtout compte tenu des conditions de son élection. On objectera qu’une telle Refondation de l’union européenne est impossible avec 27 membres. Sans doute mais la principale responsabilité incombe à la France et à l’Allemagne en désaccord sur les modalités d’intégration et la nature du recentrage. Cela d’autant plus que les deux pays auront prochainement des élections menacées par les populismes et la démagogie. Une perspective d’intégration se heurte  à deux obstacles l’un allemand l’autre français. L’Allemagne freine l’intégration car elle refuse la solidarité financière. En clair elle ne veut pas payer pour les autres. La France en dépit de ses beaux discours est incapable d’engager les réformes structurelles  qui s’imposent  et veut continuer de s’isoler dans son obsolète souveraineté nationale. En clair comme l’Allemagne elle s’oppose aussi à davantage d’intégration. Le meilleur exemple étend celui de la défense ; la France veut intervenir seule et partout alors qu’il y a longtemps que le pays n’en a plus les moyens financiers. Autre exemple celui de la fiscalité très spécifique à la France et qui plombe l’économie. Il faut signaler ces divergences internes tant à l’Allemagne qu’à la France. Divergences entre le SPD et la CD eu en Allemagne. Divergences entre les Européens français et les démagogues qui veulent aussi un référendum comme Le Pen, Mélenchon et même Sarkozy. Tout cela sur fond de prochaines élections dans les deux pays cités avec pour principale objectif, ratisser le maximum de voix quitte à jeter  le pays dans l’abîme économique. On peut toujours espérer des annonces rapides et fortes pour redonner la dynamique qui s’impose à une union économique endormie mais ses espoirs seront peut-être hypothéqués notamment par les divergences déjà évoquées. On ne peut exclure un scénario où Merkel tenterait de ce rabibocher avec la Grande-Bretagne en jouant la montre vis-à-vis des négociations tout cela pour déboucher sur un accord très spécifique finalement assez proche de la situation actuelle mais avec le risque politique évident que chaque pays s’engouffre dans la philosophie » un pied dedans un pied dehors ». Ce que réclame d’ailleurs maintenant le fantasque Boris Johnson désormais un peu plus conscient de l’aventure dans laquelle il a lancé son pays en militant pour brexit. Il faudrait donc notamment que Hollande s’impose autrement en Europe pour redonner sens et dynamisme à l’union européenne ; la question de savoir et de savoir s’il en a la crédibilité politique.

BCE : des annonces attendues et inefficaces

BCE : des annonces attendues et inefficaces

 

C’est jeudi que la BCE doit annoncer de nouvelles mesures pour accroître sa politique accommodante. L’objectif est de faire remonter l’inflation, au-delà de relancer l’économie. Pour cela la BCE pourrait augmenter encore le montant de ses rachats d’actifs y compris de produits titrisés,  d’obligations municipales ou d’entreprises. Le taux des dépôts des banques déjà négatifs pourrait encore être diminué. Une politique monétaire cohérente mais insuffisante qui montre cependant ses limites. Des limites d’abord politiques puisque l’Allemagne s’oppose fermement à tout nouvel assouplissement. Des limites économiques surtout car notamment  les taux d’intérêt ont peu d’influence sur la consommation comme sur les investissements lorsque la demande est aussi peu dynamique. En cause surtout le quasi blocage des salaires et des pensions et les restrictions budgétaires.  Le Conseil de la BCE discutera donc  jeudi d’un grand nombre d’options possibles, allant d’une nouvelle baisse du taux des dépôts – mesure qui devrait peu prêter à controverse – à une extension du programme d’achats d’actifs qui, dans le cas le plus extrême, pourrait porter sur des produits titrisés comprenant des créances douteuses. « Les anticipations étant élevées, le risque de déception est également élevé. « , écrivent les économistes de Société générale dans une note récente. Dix-neuf des 20 professionnels des marchés monétaires interrogés par Reuters pour une enquête publiée lundi ont dit tabler sur une augmentation des achats mensuels, la médiane de leurs estimations donnant un montant porté à 77,5 milliards d’euros.  La BCE pourrait aussi opter pour un taux de dépôt progressif afin de dissuader les banques de laisser dormir leur argent dans ses coffres.   »Il pourrait s’agir de sa dernière occasion de forcer les banques à prêter à l’économie réelle, ce qu’elle n’est pas parvenue à faire jusqu’à présent », a dit l’un des professionnels interrogés.

automobiles : Consommation carburant : compter deux litres en plus qu’annoncés par les constructeurs

Comme pour la pollution, les chiffres de  consommation en carburant annoncés par les constructeurs sont bidon.  D’après auto-plus, il faut ajouter près de 2 litres au cent à la valeur annoncée par le constructeur. Les nouveaux moteurs diesels sont les plus épinglés, que ce soit du côté de BMW, de Renault, de Volkswagen ou encore de PSA. L’écart vient donc des tests et de la vraie vie. Une différence qui n’épargne pas les essences.  Mais le pire concerne les moteurs hybrides. Elles profitent des kilomètres parcourus en mode tout électrique pour abaisser artificiellement le chiffre de leur consommation moyenne. L’écart peut grimper jusqu’à 275%, ce qui est le cas, selon Auto Plus, pour l’Opel Ampera. Les marques japonaises marquent un bon point tout de même, puisque 1 modèle sur 5 affiche un écart inférieur à 25%.

 

Conférence de Presse : des annonces attendues

Conférence de Presse : des annonces attendues

 

Il ne faut sans doute pas s’attendre à beaucoup d’annonces surprise lors de la conférence de presse de Hollande. Les principaux points abordés concerneront la question des migrants de la Syrie,  de la fiscalité et du code de travail. Concernant des migrants Hollande va réaffirmer vraisemblablement les propositions soutenues par la France et l’Allemagne pour une répartition contraignante des flux autrement dits l’instauration de quotas que par ailleurs Hollande contestée il y encore quelques mois. Il en profitera pour reposer la problématique de lutte contre le terrorisme et contre l’État islamique en Syrie. Ce devrait être l’amorce d’un changement de stratégie de la France quant à son engagement aérien en Syrie. Un engagement jusque-là qui était limité à l’Irak pour ne pas alimenter de confusion avec un soutien du dictateur Bachar El-Assad en Syrie. Hollande va aussi traiter largement des problèmes de politique intérieure et souligner la baisse des impôts déjà annoncés.  Selon des sources gouvernementales, la baisse de l’ordre de deux milliards d’euros concernerait l’impôt sur le revenu et ciblerait les Français aux revenus modestes et moyens, pour atténuer l’impact du « choc fiscal » du début du quinquennat.  L’un des outils disponibles est de reculer le seuil d’entrée dans la première tranche imposable, qui fixe à 9.690 euros le montant des revenus annuels à partir duquel les ménages sont imposables — à 14% jusqu’à 26.764 euros.  Autres hypothèses : un travail sur la décote ou bien une réduction d’impôt forfaitaire, comme cela a été fait en 2014. Concernant le domaine social Hollande devrait se montrer très prudent vis-à-vis de la réforme du code du travail et des 35 heures en insistant sans doute sur la nécessité de la concertation entre partenaires sociaux. On voit mal en effet le gouvernement prendre  des décisions unilatérales dans ce domaine avant les élections régionales qui s’annoncent plus que délicates pour la majorité en place.

Immobilier: une taxe sur les annonces entre particuliers?

Immobilier: une taxe sur les  annonces entre particuliers?

Encore une trouvaille de l’ingénierie fiscale française avec cette idée de taxer les annonces immobilières entre particuliers. Une idée d’une députée PS, ancienne fonctionnaire (comme la plupart des députés surtout de gauche), qui évidemment considère l’impôt comme l’alpha et l’oméga d’une politique économique. Le gouvernement a promis de ne pas alourdir la pression fiscale des particuliers. Qu’importe, les idées fusent du côté des députés pour aller chercher des recettes supplémentaires. Comme cette députée PS, Sylviane Bulteau, qui a suggéré dans une question adressée au gouvernement, de taxer les annonces immobilières entre particuliers.  Dans son viseur : des sites comme le Bon Coin ou De Particulier à Particulier. Pour elle, ces sites exercent une concurrence déloyale face aux agents traditionnels.  Concrètement, elle dénonce le fondement même de ces sites qui consistent à ne pas faire payer d’honoraires. C’est un manque à gagner pour l’Etat dit-elle. La députée est d’ailleurs allée jusqu’à le chiffrer, en prenant pour exemple le tout premier site d’annonces.  Il publie 260.000 offres. S’il fallait payer des frais sur ces transactions et si elles étaient soumises à la TVA. C’est 312 millions d’euros qui retomberaient dans les caisses de l’Etat.  C’est d’autant plus grave, selon elle, qu’il y a des abus. Certains particuliers, propriétaires de plusieurs appartements, agissent comme des agents immobiliers déguisés. En clair, c’est au nom de ces abus qu’il faudrait taxer toutes les annonces entre particuliers.

 

Valls : des annonces trop lointaines

Valls : des annonces trop lointaines

Certaines des annonces de Valls sont intéressantes comme l’allègement de la fiscalité sur le travail ou la réforme administrative, d’autres trop floues sur la réduction des impôts concernant les ménages, d’autres illusoires comme la baisse de l’euro ou le changement de politique européenne. Finalement un discours un peu étriqué sans doute contraint par la politique de Hollande. Un discours manquant auusi de puissance et d’éloquence. De toute évidence Valls était crispé et prisonnier de son papier. On doit surtout lui reprocher les échéances trop lointaines : entre 2015 et 2021. Face à une situation d’urgence, il fallait des mesures d’urgence.  Les principales mesures :

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> La baisse des cotisations patronales

Manuel Valls a dévoilé les détails du pacte de responsabilité, avec des allègements du coût du travail qui atteindront « 30 milliards d’euros d’ici à 2016″.

Il annoncé une exonération totale des cotisations URSSAF pour les salaires au niveau du SMIC, ce à partir du 1er janvier. Mais ne souhaitant pas « opposer emploi qualifié et peu qualifié », Manuel Valls a indiqué que les allègements concerneront les rémunérations allant jusqu’à 3 SMIC ce qui représentera un total de 4,5 milliards d’euros.

En outre, ce dispositif concernera aussi les travailleurs indépendants qui verront leurs cotisations familles réduites de plus de trois points, ce qui représentera un allégement d’1 milliard d’euros.

> Des gestes pour les familles

Manuel Valls a annoncé plusieurs « gestes » envers les ménages. Tout d’abord, les salariés aux revenus modestes paieront moins de cotisations familiales au 1er janvier 2015.

Selon Manuel Valls, cette mesure permettra de « procurer 500 euros de salaire net supplémentaire par mois », dixit le Premier ministre. « C’est la moitié d’un treizième mois », a-t-il fait valoir. Ce « gain sera dégressif entre le SMIC et 1,3 SMIC ».

De plus il a annoncé des mesures pour les ménages modestes qui représenteront 5 milliards d’euros d’ici 2017.

> Une fiscalité des entreprises révisée

Les entreprises ne sont pas oubliées, Manuel Valls ayant loué leurs valeurs à plusieurs reprises durant son discours. La cotisation sociale de solidarité des sociétés, qui concernent les entreprises avec un chiffre d’affaires de plus de 750.000 euros, sera supprimée « par pallier » en trois ans.

En outre, la surtaxe de l’IS sera supprimée en 2016, et surtout, et, véritable annonce de Manuel Valls, le taux d’impôt sur les sociétés sera abaissé de 33% (hors surtaxe) à 28% d’ici à 2020 avec « une première étape 2017″.

> Les 50 milliards d’euros d’économies confirmés

Manuel Valls a confirmé un chiffre de 50 milliards d’euros d’économies qui seront dégagés d’ici à 2017, qui seront réparties de la façon suivante: 10 milliards d’euros pour la Sécu, 10 milliards d’euros pour les collectivités locales, et, enfin, 19 milliards d’euros pour l’Etat. Les 11 milliards d’euros restants se feront via « une plus grande justice » a-t-il affirmé, sans donner davantage d’indications.

Il a concédé que les 3% de déficit public seront « difficiles à atteindre en 2015″ et a évoqué la nécessité de trouver « l »équilibre entre croissance et redressement des comptes ».

> Une grande réforme territoriale

Manuel Valls a voulu en finir avec le « mille-feuille territorial », annonçant la suppression de la moitié des régions avec « une loi au 1er janvier 2017″, la suppression des conseils généraux 2021, une nouvelle carte de l’intercommunalité en 2018.
Enfin, il a annoncé « la suppression de la clause générale de compétences », qui permet à chaque collectivité d’intervenir dans tous les domaines du moment qu’elles le financent.

> 50 mesures de simplification pour le logement

Manuel Valls a enfin annoncé « 50 mesures de simplification pour favoriser la construction de logements ». « La relance du logement pour tous doit être une priorité », a-t-il affirmé.

> Des critiques de la BCE et de l’euro fort

Durant son intervention, Manuel Valls, a égratigné la Banque centrale européenne (BCE) soulignant qu’elle « mène une politique monétaire moins expansionniste que ses consœurs américaines, anglaise ou japonaise », alors que « c’est dans la zone euro que la reprise économique est la moins vigoureuse ». Il a, au passage, critiqué le niveau de l’euro « qui est aujourd’hui 10% plus cher qu’à l’été 2012, ce qui évidemment pèse sur nos exportations ». Il a affirmé que les efforts de l’exécutif « ne doivent pas être balayés » par l’euro fort. Enfin, il a également adressé un message à Bruxelles en affirmant que « ce qui est essentiel c’est de remettre l’Union européenne sur le chemin de la croissance », sinon les efforts de réductions des déficits « seront vains ».




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