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États-Unis : prochaine annonce du retour du clown Trump

États-Unis : prochaine annonce du retour du clown Trump

Il faut que la démocratie américaine soit bien malade pour que soit envisagée le retour du clown Trump dont l’incompétence n’a d’égal que sa mauvaise foi et son idiotie.

En effet ce qui caractérise surtout Trump c’est son mépris de la démocratie puisque notamment il a toujours refusé sa défaite face à Biden. Il a apporté une grande contribution pour faire de la démocratie américaine un grand cirque pathétique d’une grande nullité.

Rarement on aura vu un président intellectuellement aussi faible, aussi vulgaire. Ce qui ne l’empêche pas de conserver de nombreux soutiens dans l’opinion qui soutient les républicains.

C’est un peu le même contexte mondial qui favorise la médiocrité, le populisme et la vulgarité dans beaucoup de pays où les électeurs sont un peu perdu face à l’ampleur et la complexité de la crise. Exemple en Russie, en Chine, en Turquie et aux États-Unis bien sûr.

Face à la complexité de la crise qui affecte en particulier les plus défavorisés et les couches moyennes, les électeurs se réfugient dans des discours simplistes et radicaux caractérisés par la haine de l’autre à l’intérieur ou à l’extérieur du pays.

L’ancien président Donald Trump se prépare à annoncer sa candidature pour reconquérir la Maison Blanche d’ici à la fin novembre, selon des sources proches des discussions en cours. Une situation qui le place au centre des attentions alors que les républicains vont tenter de traduire dans les urnes mardi leur actuelle dynamique lors des élections de mi-mandat.

Croissance France: la production industrielle en net recul annonce la tendance baissière

Croissance France: la production industrielle en net recul annonce la tendance baissière

Signe d’un assez net renversement de la croissance en France, la production industrielle baisse de trois points septembre. Après un dernier mois d’été très dynamique (+ 2,7 %), la production industrielle en France a baissé de 0,8 % en septembre, indique l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), vendredi 4 novembre. La plupart des grandes branches sont en repli, dont notamment la production automobile, passée de + 16,4 % en août à – 5,5 % en septembre.

Ainsi, le retournement se retrouve dans la cokéfaction et le raffinage (– 6,6 % après + 4,8 %), les industries extractives (– 4,4 % après + 1,3 %), ou l’eau et l’assainissement (– 7,5 % après + 1,8 %). L’industrie manufacturière n’est pas en reste (– 0,4 % après + 3 %), tout comme les « autres produits industriels » (– 0,3 % après + 2,7 %) et les industries agroalimentaires (– 0,3 % après + 0,2 %). Deux secteurs ont réussi à croître : les biens d’équipement (+ 1 % après + 3,9 %) et la construction (+ 1,8 % après – 0,8 %).

Le secteur industriel fait face à des difficultés, en raison de la hausse des prix de l’énergie et de la propagation de l’inflation, alors qu’il doit élaborer une transition énergétique et maintenir sa compétitivité.

La reprise des faillites annonce une crise profonde

La reprise des faillites annonce une crise profonde

La hausse exponentielle des faillites combinée à un ralentissement de création des nouvelles entreprises pourrait annoncer une crise profonde. Longtemps sous respiration artificielle du fait des aides publiques, nombre d’entreprises pourrait disparaître à l’occasion de l’écroulement de la croissance.

Le  nombre de faillites a bondi de 49% au second trimestre après une précédente hausse de 35% au premier trimestre 2022. D’après le dernier bilan dévoilé par le cabinet Altares ce lundi 11 juillet, Le nombre de défaillances est ainsi passé de 6.587 au second trimestre 2021 à 9.826 au second trimestre 2022. A titre de comparaison, le total des faillites enregistrés en 2018 et 2029 avoisinait les 12.000 sur la même période. L’écart se resserre avec le niveau pré-Covid sans retrouver les niveaux de 2018 et 2019 sur la même période. Au total, le nombre d’emplois menacés s’élève à 30.560, contre 19.530 au second trimestre 2021, soit une augmentation de 56%.

 

Dans le détail, les petites et moyennes entreprises (PME) apparaissent en première ligne avec une hausse spectaculaire de 74% entre le second trimestre 2021 et le second trimestre 2022 avec 731 cessations d’activité, contre 420 un an auparavant. Le nombre de faillites de PME retrouve ainsi son niveau d’avant crise.

Du côté des très petites entreprises (TPE de moins de trois salariés), la hausse, certes moins importante, marque une nette accélération (47%), passant de 5.012 à 7.365 à un an d’intervalles sur la même période.

 

Dans le même temps, le dernier baromètre des greffiers des tribunaux de commerce dévoilé ce lundi 11 juillet, 303.870 entreprises ont été enregistrées au cours du premier semestre, soit une baisse de 10% par rapport à même période en 2022 (324.829). « Le ralentissement est encore plus marqué pour les entreprises individuelles, dont les micro-entreprises, qui voient leurs nombres d’immatriculations chuter de 28% sur le semestre, comparativement à la même période l’an passé », souligne l’institution.

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En parallèle, plus de 185.000 entreprises ont été radiées des registres, soit une hausse de 35% sur la même période par rapport à 2021 (131.412) selon les greffiers. Avec le coup de frein de la croissance prévue sur l’ensemble de l’année 2022, beaucoup de secteurs pourraient payer un lourd tribut dans les mois à venir.

« Si l’heure n’est pas encore à l’emballement, l’inversion des courbes de la création d’entreprises et des défaillances, associée à une accélération des liquidations et radiations d’entreprises, pourraient être annonciateurs d’une crise économique profonde », a expliqué Thomas Denfer, président du Conseil national des greffiers des tribunaux de commerce dans un communiqué.

L’INSEE annonce la stagflation pour la France

L’INSEE annonce la stagflation pour la France

 

Une situation de quasi stagflation se prépare la France avec une croissance inexistant tandis que les prix vont continuer de s’envoler au-delà même de 5 %. La conséquence sera pour les ménages, les salariés et les épargnants qui verront leur pouvoir d’achat réduit.

Du coup ils vont réduire aussi leur consommation et participer encore à l’écroulement de la croissance. Bref une situation de crise se prépare pour la fin de l’année 2022 et 2023

« La stagflation correspond à une activité qui stagne et une inflation sur une période durable. Notre scénario pour le second trimestre est celui d’une croissance modeste avec une inflation qui reste élevée. Nous n’avons pas de scénario au-delà de la mi-année », a expliqué le chef du département de la conjoncture Julien Pouget, q ui évidemment ne veut pas se  » mouiller » par rapport aux prévisions du gouvernement qui prévoyait une croissance de 4 % !. L’Insee n’a pas non plus évoqué de scénario de récession.

Après avoir atteint 4,8% au mois d’avril, l’indice des prix à la consommation pourrait dépasser la barre symbolique des 5% d’ici juin. « Les chocs d’offre négatifs avec la guerre en Ukraine et la politique zéro covid en Chine augmentent les tensions sur les quantités et les prix. S’agissant des prix, ils atteignent des niveaux inédits depuis le début de nos séries dans l’agriculture (+69% pour les céréales), l’industrie. Ces prix à la production continuent de se transmettre aux prix à la consommation », explique Julien Pouget. « En mars 2022, les prix de production de l’industrie française ont augmenté de 24,4 % sur un an. Il s’agit de la plus forte augmentation depuis que ces séries sont calculées, janvier 1995 », souligne un récent billet de blog de l’Insee.

L’inflation sous-jacente, qui exclut les prix les plus volatils (énergie, alimentation) pourrait grimper à 3,5% d’ici à juin contre 2,5% en juin. En moyenne annuelle, l’inflation sous-jacente était de 1,1% au cours de l’année 2021. La Banque centrale européenne (BCE) est actuellement sur une ligne de crête. Même si elle a déjà annoncé un resserrement de sa politique monétaire via l’arrêt du programme d’achat d’urgence face à la pandémie (PEPP), le conseil des gouverneurs doit éviter de freiner l’activité de la zone euro déjà empêtrée dans une croissance au ralenti au cours du premier trimestre.

 

La guerre en Ukraine a considérablement affecté la confiance et la consommation des ménages, traditionnel moteur de l’économie tricolore au cours du premier trimestre. Le pouvoir d’achat des ménages français a reculé de 1,5% entre janvier et mars et pourrait une nouvelle fois se replier de 0,5% au cours du second trimestre. « Il y a une baisse très nette de la confiance des ménages depuis le début de la guerre en Ukraine. L’indicateur mesurant l’opportunité de faire des achats importants marque une chute. Dans le même temps, l’indicateur mesurant l’opportunité d’épargner n’a pas vraiment diminué depuis le début de la crise sanitaire », souligne Julien Pouget.

Du côté des entreprises, la situation est particulièrement critique dans les secteurs très dépendants des énergies fossiles ou de l’étranger pour se procurer des matières premières ou des métaux. Dans l’automobile, la plupart des grands groupes et de leurs sous-traitants sont toujours dans le rouge. L’automobile reste marquée par des tensions d’approvisionnement. « Au mois de mars, la production automobile était encore inférieure d’un tiers à son niveau d’avant crise sanitaire », indique Julien Pouget. A l’opposé, certains secteurs dans l’informatique notamment continuent de tirer leur épingle du jeu, profitant de l’essor du numérique dans les entreprises depuis la pandémie.

 

Covid France : recul du taux d’incidence

Covid France : recul du taux d’incidence

Le taux d’incidence est désormais en recul ,sur une semaine , dans l’ensemble des départements

Si la prudence doit rester de mise en raison d’un nombre de nouveaux cas toujours très élevé, près de 270.000 par jour, ces dernières données confirment la décrue constatée au niveau national depuis le 24 janvier.Le recul est particulièrement notable en outre-mer, en Ile-de-France et en Auvergne-Rhône-Alpes. En une semaine, l’incidence a même baissé de moitié en Guyane, passant de 796 à 391 cas pour 100.000 habitants en moyenne. En région parisienne, le taux a diminué d’environ un tiers sur la même période.

Néanmoins, le taux d’incidence reste toujours particulièrement élevé dans certains territoires de l’Hexagone. Dans les Pyrénées-Atlantiques, si le nombre de contaminations détectées a diminué de 14% en 7 jours, le département affiche toujours un taux d’incidence supérieur à 4000.

Par ailleurs, à l’hôpital, le pic n’est pas encore atteint, comme le montre notre carte ci-dessous. Ces sept derniers jours, le nombre total de personnes hospitalisés a encore augmenté de près de 5% au niveau national, passant de 31536 patients Covid-19 traités au 30 janvier, à 33027 ce dimanche soir.

Enfin à l’échelle nationale, si le taux d’incidence baisse en général, ce n’est pas le cas chez les plus âgés, a noté Santé publique France dans son dernier bulletin hebdomadaire, daté de jeudi: « Malgré un taux d’incidence en baisse de 8%, cet indicateur continuait néanmoins d’augmenter chez les 70 ans et plus et restait à un niveau très élevé (supérieur à 3.000 cas pour 100.000 habitants) dans la majorité des régions ».

Contrôle de chômeurs : une annonce bidon par Macron

 

Contrôle de chômeurs : une annonce bidon par Macron

 

 

Une annonce qui évidemment a reçu un certain accueil dans une grande partie de l’opinion publique puisqu’il s’agit de s’attaquer à ceux  qu’on soupçonne d’être des profiteurs du système de solidarité. Il est clair cependant que la très grande majorité des chômeurs souffre économiquement mais aussi socialement et sociétalement  d’être tenus à l’écart du travail. Reste effectivement un volant qui détourne l’objet de l’Unedic. En 2019 cela concernait un montant d’environ 200 millions pour 17 000 dossiers. À comparer évidemment aux 3 millions de chômeurs indemnisés. Depuis 2018, des mesures de renforcement des contrôles ont été engagés. En fait Macron n’annonce rien de nouveau sinon que ce contrôle renforcé déjà en cours. La problématique ne serait ce résumé au renforcement des contrôles.

Il faut aussi prendre en compte le fait qu’il est parfois plus intéressant de profiter des aides sociales de toute nature que de travailler pour 1000 € parfois moins. 

Il s’agit en fait d’une «intensification» des contrôles effectués par Pole emploi car la suspension de l’indemnisation existe dans la loi depuis 2008 après le refus de deux offres raisonnables d’emploi. La procédure a même été durcie en 2018 à l’issue de la loi Avenir professionnel et près d’un millier de conseillers (c’était l’objectif affiché début 2019) étaient alors destinés à terme à cette tâche de contrôle, versus 200 début 2015 et 600 début 2019.

Covid : le gouvernement annonce officiellement une quatrième vague

Covid : le gouvernement annonce officiellement une quatrième vague

Le taux de contamination ayant plus que doublé en une semaine, le gouvernement par la voix son porte-parole a reconnu que la France était entrée officiellement dans une quatrième vague sanitaire.

De la même façon,  le variant Delta fait une percée spectaculaire et représente maintenant 80 % des cas. «Nous sommes entrés dans une quatrième vague du virus», a lancé le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal au sortir du Conseil des ministres, ce lundi 19 juillet, expliquant que «la dynamique de l’épidémie est extrêmement forte, avec une vague plus rapide et une pente plus raide que toutes les précédentes».

En une semaine, le taux d’incidence a augmenté «de près de 125%» a-t-il annoncé, tout en révélant que le variant Delta représentait, selon les derniers criblages, 80% des contaminations en France.

2022: un gouvernement d« union nationale » annoncé par Marine Lepen

2022: un gouvernement d« union nationale » annoncé par Marine Lepen

 

Un possible gouvernement d’union nationale avec des responsables de droite mais aussi de gauche comme Montebourg, c’est la principale nouvelle annonce de Marine Le Pen qui parvient progressivement à banaliser l’image de son parti et la sienne propre. Une image beaucoup plus policée et plus tolérante aussi mais qui reste ferme sur le danger pour elle de l’immigration.

 

Marine Lepen interrogée sur BFM s’est faite surtout la championne des libertés au si bien contre le séparatisme que dans le cadre de la crise sanitaire. Notons aussi que le rassemblement national avait  ouvert le débat sur un projet très détaillé  de référendum concernant l’environnement.

 

Bref, progressivement le rassemblement national devient un peu un parti comme les autres d’autant plus qu’il ne conteste plus l’union européenne et encore moins l’euro. Il faut ajouter à cette image plus policée le phénomène assez fondamental d’obsolescence du front républicain qui jusque-là constituait  une sorte de plafond de verre pour le Front National. Mais le meilleur argument sans doute de marine Lepen est  sans doute l’échec assez retentissant de Macron dans le domaine économique tout autant que dans le domaine sanitaire. La principale dynamique du rassemblement national se nourrit des erreurs, des contradictions et de l’immobilisme de Macron.

Après Pfizer , Vaccin Astrazeneca : annonce une baisse des livraisons de 60 % !

Après Pfizer,  Vaccin Astrazeneca : annonce une baisse des livraisons de 60 % !

 

Des annonces en cascade de retards de livraison qui sont liées à une demande qui ne cesse d’augmenter face à la hausse exponentielle de l’épidémie mais aussi à des failles dans le processus de production. Une annonce assez dramatique dans la mesure où beaucoup d’espérances sont fondées sur le vaccin Astrazeneca  à la fois beaucoup moins cher et surtout plus facile d’utilisation car il n’exige pas des températures extrêmes pour sa conservation. Ces retards peuvent s’expliquer car la plupart des laboratoires en effet sous-traitent  une partie de leur production soit dans les pays développés et encore davantage dans les pays en voie de développement.

Astrazeneca a informé vendredi des responsables de l’Union européenne qu’il réduirait probablement ses livraisons de vaccin à l’UE d’environ 60% au premier trimestre, à 31 millions de doses, en raison de problèmes de production, a déclaré vendredi un haut responsable de l’UE.

Le groupe pharmaceutique devait livrer aux 27 pays membres de l’UE environ 80 millions de doses d’ici la fin mars, a précisé ce haut responsable impliqué dans les négociations.

AstraZeneca a également convenu de livrer plus de 80 millions de doses au deuxième trimestre, mais il n’était pas en mesure, vendredi, de confirmer ses objectifs de production pour la période d’avril à juin en raison de ces problèmes de production, a précisé ce responsable.

La Norvège, non membre de l’UE mais qui suit les décisions de l’union économique sur les autorisations, a fait part de sa « déception ». La principale autorité sanitaire du pays, FHI, s’attend désormais à recevoir seulement 200.000 doses du vaccin d’AstraZeneca pour le mois de février, contre 1,12 million de doses initialement attendues. Les retards annoncés la semaine dernière dans les livraisons du vaccin Pfizer-BioNtech ont déjà suscité le courroux des pays européens. « Nous pensons que Pfizer est actuellement en faute », a fustigé dans la Stampa samedi le dirigeant de la cellule de crise italienne pour la pandémie, Domenico Arcuri, confirmant que l’Italie avait l’intention d’attaquer le laboratoire américain en justice.

Cette baisse des livraisons est imputable à des problèmes de production dans une usine belge gérée par son partenaire Novasep

Novasep, le spécialiste français et européen de la production de vecteurs viraux, annonce avoir conclu un partenariat avec AstraZeneca pour produire son vaccin contre le Covid-19. Les opérations seront réalisées sur le site belge de Novasep, situé à Seneffe. Le CDMO français va dédier des zones de production et des ressources spécifiques à ce projet.  Le vaccin développé par AstraZeneca, en partenariat avec l’Université d’Oxford, repose sur un vecteur viral dont la production est une des spécialités de Novasep, une entreprise basée à Lyon (Rhône).

Coronavirus: Trump annonce le vaccin de PFIZER , trop tard !

Coronavirus: Trump annonce le vaccin de PFIZER , trop tard !

 

Trump enrage évidemment que l’annonce de la sortie prochaine d’un vaccin soit intervenue après les élections américaines. En effet, l’ancien président avait annoncé à de nombreuses reprises le fameux vaccin avant les élections. À quelques jours près Trump  a donc manqué le calendrier de cette grande annonce médicale.

Une annonce toutefois à relativiser dans la mesure le vaccin de PFIZER n’est pas encore tout à fait au point et qu’une dizaine de concurrents en sont à peu près au même stade c’est-à-dire dans le processus de vérification épidémiologique qui permet de vérifier l’efficacité , la durabilité et les contre-indications.

Légitimement peut aussi s’interroger pour savoir si PFIZER n’a pas décalé à dessein son annonce. Une hypothèse qui n’est pas tout à fait impossible car la majorité des grands patrons américains se sont nettement prononcés contre la candidature de TRUMP. De toute manière, cela n’aurait sans doute pas changer grand-chose au scrutin tellement les positions des deux camps sont clivées et parfois même conflictuelles.-Et  fait extraordinaire aux États-Unis : un  président qui ne reconnaît pas encore sa défaite et ne veut pas transmettre le pouvoir.

Le président sortant, qui s’exprimait pour la première fois en public depuis que Joe Biden a été déclaré vainqueur de l’élection présidentielle du 3 novembre, a également déclaré qu’une autorisation en urgence serait “très prochainement” délivrée pour le vaccin développé par Pfizer.

Le laboratoire américain a annoncé en début de semaine que son vaccin expérimental, développé avec l’allemand BioNTech, était efficace à plus de 90% contre le COVID-19, selon les premières données d’un essai clinique à grande échelle. Encore une fois cette vérification à grande échelle est engagée une bonne dizaine de candidats vaccin à l’échelle mondiale. Mais l’annonce prématurée aura au moins permis au patron(français) du laboratoire américain d’empocher quelques millions du faîte de la montée en bourse du laboratoire Pfizer.

Coronavirus: La Russie annonce aussi sans vaccin

Coronavirus: La Russie annonce aussi sans vaccin

inévitablement vont se succéder des annonces de vaccin de la part de différents pays et de différents labos. Cela d’autant plus que des dizaines de candidats vaccin sont  aujourd’hui en phase d’expérimentation finale. C’est le cas du vaccin russe appelé Spoutnik qui serait efficace à 92 %. Ce sera le cas aussi d’autres traitements vaccinaux.

Le  géant pharmaceutique américain Pfizer et son partenaire allemand BioNTech ont annoncé lundi 94 contaminations dans le cadre de l’essai de leur vaccin expérimental, pour 90% d’efficacité. Ce taux implique que pas plus de huit des 94 personnes ayant contracté le COVID-19 avaient reçu le vaccin.

De son côté, le Fonds d’investissement direct russe qui finance le vaccin a précisé que l’essai russe se poursuivrait pendant six mois supplémentaires et que les données de l’étude seraient également publiées dans une revue médicale internationale après un examen par les pairs.

La Russie a par ailleurs fait état mercredi d’un pic de décès liés au coronavirus sur un jour, à 432, portant le bilan total des morts à 31.593.

Les autorités ont également signalé 19.851 nouvelles infections au cours des dernières 24 heures, ce qui porte le total national à 1.836.960.

Vaccin Pfizer : une annonce prématurée ?

Vaccin Pfizer : une annonce prématurée ?

 

 

 

Des médias se sont peut-être emballées à propos du vaccin Pfitzer qui évidemment voudrait précéder ses concurrents dans la course sanitaire. Ce vaccin est sans doute efficace mais comme d’autres. Restent  cependant des inconnus à propos de son évaluation notamment concernant la durée de la protection et les contre indications. Il faudra vraisemblablement des mois et des mois avant que ce vaccin-et d’autres– ne soit opérationnel de manière significative au plan international.

« Ça demande à être vérifié sur un temps un peu plus long que 15 jours, trois semaines après la deuxième injection », pensent les experts.

« Ce que l’on veut c’est vérifier que la protection dure déjà, que dans six mois, que dans un an, ces personnes auront toujours une réponse correcte face à une éventuelle exposition au virus »

 

Un  point à vérifier dans le temps: la dangerosité potentielle de ce produit. La phase 3 a commencé le 27 juillet dernier, les possibles effets négatifs de ce vaccin ne s’observent donc que sur ces derniers mois, alors qu’ils peuvent apparaître au cours de l’année qui suit. D’autant que Pfizer et BioNTech veulent commercialiser un produit qui n’avait encore jamais fait ses preuves: l’ARN messager.

 

Il s’agit d’injecter dans l’organisme des brins d’instructions génétiques appelées ARN messager, c’est-à-dire la molécule qui dit à nos cellules ce qu’il faut fabriquer. L’ARN messager du vaccin s’insère et prend le contrôle de cette machinerie pour faire fabriquer un antigène spécifique du coronavirus. Il sera ensuite détecté par le système immunitaire qui va produire des anticorps.

En dehors de celui de Pfizer-BioNTech, 9 autres vaccins sont actuellement en troisième et dernière phase à travers le monde. Cette ultime phase correspond à des tests à grande échelle effectués sur des dizaines de milliers de volontaires se trouvant sur plusieurs continents.

 

Il s’agit des vaccins développés par Moderna (États-Unis), Novavax (États-Unis) Janssen Pharmaceutical (Belgique), Gamaleya Research Institute (Russie), CanSino Biologics/Beijing Institute of biotechnology (Chine), AstraZeneca (Suède-Royaume-Uni)/Université d’Oxford (Royaume-Uni), Wuhan Institute of Biological Products/SinoPharm (Chine), Sinovac (Chine) et Beijing Institute of biological Products (Chine).

En dépit de leur stade avancé, trois de ces essais de phase 3 ont dû être suspendus pour des raisons de sécurité ces derniers mois. Cette décision a concerné le vaccin d’AstraZeneca, suspendu début septembre à cause d’une maladie inexpliquée chez un participant. L’essai a repris après quelques jours au Royaume-Uni et dans d’autres pays, et fin octobre aux États-Unis.

 

Mi-octobre, le groupe pharmaceutique Janssen Pharmaceutical avait également dû interrompre durant quelques jours son essai, là encore « en raison d’une maladie inexpliquée ».

Ainsi, le laboratoire Moderna avait annoncé en octobre qu’il prévoyait de déposer une demande d’autorisation en urgence à la fin du mois de novembre aux Etats-Unis, auprès de l’Agence des médicaments (FDA) pour son vaccin.

AstraZeneca aussi avait communiqué fin octobre sur des résultats encourageants. Bien que ses essais avaient dû être suspendus début septembre, le laboratoire l’Anglo-Suédois avait indiqué le 26 octobre que son vaccin à l’étude entraînait une réponse immunitaire encourageante de la part des jeunes adultes et des personnes âgées.

L’université d’Oxford, qui travaille sur le projet avec le laboratoire, avait souligné que ces données provenaient des premiers essais cliniques de phase 2. Outre ces 10 vaccins en phase 3, 37 autres vaccins se trouvent actuellement en phase 1 et en phase 2, relève l’OMS. Ces stades correspondent respectivement à l’évaluation de la sécurité du produit et celle où l’efficacité commence à être mesurée.

Édouard Philippe annonce une tempête sanitaire, économique et sociale !

Édouard Philippe annonce une tempête sanitaire, économique et sociale. !

 

«Je pense que nous allons affronter une tempête – une tempête économique, une tempête sanitaire, une tempête à tous égards – et peut-être une tempête sociale, peut-être une tempête politique. Et je pense que les temps qui viennent sont des temps difficiles», prévoit Édouard Philippe.

 

Une prise de position assez curieuse qui fait souffler un vent de pessimisme sur la conjoncture et l’environnement politique. Il n’est pas certain que ces annonces soient particulièrement appréciées par l’Élysée et par Matignon qui s’efforcent au contraire de rassurer. Pourquoi aussi annoncer une tempête politique ? Peut-être pour anticiper des résultats encore catastrophiques pour le parti en marche à l’occasion des élections départementales et régionales.

On se demande si Édouard Philippe ne prend pas rendez-vous avec l’histoire. En tout cas, la posture d’oracle est curieuse même si elle semble justifier par le souci de rappeler les républicains à la raison et à l’union avec la majorité actuelle.

Notons aussi que cette déclaration intervient juste au lendemain de l’annonce de la nomination d’Édouard Philippe au conseil d’administration ATOS. Une nomination parfois critiquée et qui symbolise les liens un peu sulfureux entre le business et la politique. Faut-il rappeler que Thierry Breton l’ancien président d’ATOS a été nommé commissaire européen sur proposition Édouard Philippe. D’une certaine manière Thierry Breton renvoie l’ascenseur.

Édouard Philippe voudrait rendre la situation encore plus difficile à son successeur comme premier ministre qu’il ne s’y prendrait pas autrement.

Le moins qu’on puisse dire c’est que son message qui vise plusieurs objectifs manque de clarté et on ne sait pas très bien à qui s’adresse sa critique quand il déclare.

 «les esprits calmes, ouverts, pondérés», ainsi que «la capacité de rassemblement, de dépassement»«Quand vous êtes sur un bateau et que la tempête arrive, l’important n’est pas forcément d’être d’accord sur toutes les questions avec ceux qui sont avec vous sur le bateau. L’important, c’est de savoir où on veut aller et comment est-ce qu’on va affronter la tempête», a-t-il expliqué. Pour l’ancien chef du gouvernement, «la boussole» qu’il faut «privilégier» pour «travailler ensemble» est donc celle du «dépassement», du «sens de l’État», du «sens de la France», plutôt que la «boussole partisane».

«Nous aurons besoin de ces femmes et de ces hommes de bonne volonté qui comprennent que nous allons subir, que nous allons traverser une très forte bourrasque

 

Vaccin anti-COVID-19 : la Chine annonce pour novembre

Vaccin anti-COVID-19 : la Chine annonce pour  novembre

 

La course au prestige est lancée sur la scène internationale où se mêle dangereusement les intérêts géopolitiques et les avancées scientifiques. Ainsi Poutine a-t-il déclaré valable le vaccin russe avant même sa qualification scientifique. Un vaccin aujourd’hui contesté par certains experts de la communauté scientifique. De la même manière Trump  a annoncé un vaccin avant les élections américaines. L’enjeu est clair.

La Chine qui ne veut pas être en reste promet le vaccin pour novembre. De toute manière, il y a en ce moment de l’ordre de 200 vaccins en expérimentation et l’un d’entre eux pourra sans doute sortir mais pas avant l’épreuve indispensable de test sur un large échantillon de population conformément aux méthodologies scientifiques.

La Chine dispose de ce point de vue d’une solide expérience mais rien ne dit que ce qu’elle promet sera tenu. Beaucoup d’experts considèrent que matériellement il sera difficile de rendre opérationnel un vaccin avant la mi 2021 en raison des procédures incontournables de vérification. Des doses d’au moins trois vaccins expérimentaux ont été proposés aux travailleurs essentiels dans le cadre d’un programme d’urgence lancé en juillet.

La Chine affirme que  la « phase 3″ (sur un large échantillon) des essais cliniques se déroule sans accroc et les vaccins pourraient être prêts pour la population en novembre ou décembre, a déclaré Guizhen Wu lors d’un entretien à la télévision publique.

Elle a dit avoir elle-même reçu en avril un vaccin expérimental, sans préciser lequel, et ajouté ne pas avoir connu de symptômes anormaux au cours des derniers mois.

Échec annoncé du plan de relance : 160.000 emplois créés pour 1 million supprimés !

Échec annoncé du plan de relance : 160.000 emplois créés pour 1 million supprimés !

 

L’annonce par le Premier ministre d’une création de 160 000 emplois en 2021 paraît assez surréaliste. Notons que le nombre d’emplois supprimés en France a déjà atteint 600 000 au premier semestre et qu’on s’attend à une suppression totale en 2020 d’au moins un million. Ce chiffrage du Premier ministre sonne déjà comme un échec du plan de relance puisque le chômage constitue la priorité du moment.

La seconde observation n’est pas politique mais méthodologique. Ce chiffre de 160 000 avancées par Jean Castex est tout à fait approximatif voire fantaisiste. Il est particulièrement difficile de chiffrer le scénario dans ce domaine car de nombreux facteurs explicatifs pèsent sur la dynamique économique et l’emploi. Faut-il rappeler que dans le passé nombre de gouvernements ont déjà lu dans le marc de café pour annoncer des miracles en matière de création d’emplois. Faut-il aussi évoquer cet objectif du Medef de Gattaz  il y a quelques années de créer 1 million d’emplois !.

Concrètement il est vain d’espérer la création d’un chiffre précis d’emplois par contre on peut essayer de réunir les conditions qui favorisent la création de postes, des conditions économiques, sociales, technologiques, fiscales notamment.

Ce chiffrage est assez ridicule et  sonne déjà comme l’échec probable d’un plan de relance dont on ne sait pas très bien si c’est un plan d’urgence pour sauver de la faillite entreprises et emplois dans les mois prochains ou un plan destiné à préparer l’avenir dans les 20 ans.

Certains objecteront qu’on vise les deux objectifs. Le problème c’est que la mise en œuvre des moyens est différentes et surtout n’obéit pas aux mêmes calendriers. Pour les entreprises,  il s’agit de sauver les trésoreries afin qu’elles tiennent et évitent la faillite. C’est dès maintenant,  c’est-à-dire dès septembre qu’il  il faut accorder des facilités de crédit pour leur permettre de faire face aux échéances. De la même manière au plan socio-économique, la fin du dispositif de chômage partiel d’ ici la fin de l’année risque de tuer nombre d’entreprises. Le ministre de l’économie a seulement envisagé éventuellement de le prolonger. Or c’est dès  maintenant qu’ il faut annoncer qu’il sera pérennisé pour permettre aux entreprises de prévoir les conditions de prolongation de leur activité.

Le plan de relance, dont le budget est fixé à 100 milliards d’euros, est «un cadeau à la France pour relancer l’économie et lutter contre le chômage», a-t-il assuré. «Avec la crise, on va perdre 100 milliards de richesse nationale. Il s’agit de la reconstituer. Il y a un taux de chômage qui explose. On veut réinjecter massivement de l’argent dans l’économie. Si les entreprises repartent, il y a plus d’emplois, c’est aussi simple que cela» «L’objectif, c’est de donner du boulot aux entreprises et donc aux Françaises et aux Français», a ajouté Jean Castex. Des banalités évidentes mais un peu insuffisantes pour garantir le caractère opérationnel d’un plan de relance dont on ne sait pas exactement s’il vise l’urgence de la période ou  le plus long terme sur les 20 ans à venir

 

Investissement innovation : annonce de 15 milliards !

 

 

 

Encore une annonce d’un plan accompagné de 15 milliards, cette fois pour l’innovation et les relocalisations. La question se pose de la crédibilité qu’on peut accorder à ce genre de promesse. Il faut observer que dans le plan de relance de 100 milliards souvent les mêmes sommes sont destinées à plusieurs objets objectifs de sorte qu’il est difficile de savoir le montant des enveloppes par orientation précise.

Ainsi l’enveloppe annoncée de 15 milliards concernerait l’innovation à travers les investissements. Mais on sait parfaitement que des investissements ne sont pas toujours dirigés vers l’innovation mais simplement vers le renouvellement des équipements actuels. En outre il sera très difficile d’identifier les actions budgétaires qui permettent la relocalisation. Un concept encore assez flou et de toute façon dont la mise en œuvre opérationnelle demandera des années compte tenu de la complexité des processus de production, de distribution et des modes de consommation.

Le plan de relance de 100 milliards d’euros que le gouvernement doit présenter la semaine prochaine comportera un volet de 15 milliards d’euros dédié à l’investissement et aux relocalisations, a annoncé vendredi Emmanuel Macron.

“Cette stratégie France Relance, ça n’est pas une stratégie pour faire face aux difficultés du moment, ça nous l’avons déjà fait, non, c’est préparer la France de 2030 (…) pour plus d’indépendance et donc les relocalisations, pour bâtir un monde d’avenir, fondé sur le savoir, sur l’écologie (…) et sur les compétences”, a déclaré le chef de l’Etat à l’occasion d’une visite d’un site de l’entreprise pharmaceutique Seqens en banlieue parisienne.

A l’occasion de ce déplacement consacré à la souveraineté sanitaire et industrielle, Emmanuel Macron a annoncé une réforme “historique” des procédures d’autorisation des médicaments qui sera effective le 1er janvier prochain, afin qu’on puisse “innover plus simplement et plus vite en France”.

Objectif affiché: “réduire drastiquement les délais” d’obtention des autorisations temporaires d’utilisation (ATU), qui permettent d’utiliser de façon exceptionnelle des traitements ne bénéficiant pas encore d’une autorisation de mise sur le marché (AMM).

Le chef de l’Etat a par ailleurs évoqué une réduction de 300 millions d’euros de l’effort demandé aux laboratoires pharmaceutiques dans le prochain budget, sans donner davantage de détails sur ce point.

 

Dépendance et un plan de plus de 1 milliard annoncé par Olivier Véran

Dépendance et un plan de plus de 1 milliard annoncé par Olivier Véran

 

 

 

On devait de manière urgente ouvrir grand débat sur l’avenir de la dépendance, son organisation et son financement. Mais le ministre de la santé Olivier Véran  qui occupe l’espace médiatique de façon quotidienne a coupé sans doute l’herbe sous le pied au ministre de l’économie et au premier ministre ( il espère peut-être secrètement le remplacer en cas de besoin) ? Le ministre de la Santé Olivier ainsi conformément aux méthodologies bien françaises , annonce le montant d’une dépense avant même d’avoir déterminé son objet, ses modalités et son financement. Un plan d’un milliard qui va ajouter aux nombreux autres plans bénéficiaires de cette pluie ( relative) de  milliards qui tombe sur la France depuis quelques semaines. La vérité c’est que la campagne électorale a déjà commencé il y a celle des municipales ou LREM va enregistrer une défaite magistrale  mais il y a aussi les suivantes à savoir les départementales et les régionales. Justement = des régionales que le président de la république voudrait bien repousser pour ne pas essuyer une seconde défaite locale.

 

On aura compris qu’on est entré maintenant dans l’univers électoral et qu’il ne s’agit plus de compter les milliards mais d’en rajouter ou faire plaisir à la plupart des catégories socioprofessionnelles, aux jeunes, aux anciens, bref à tout ceux détiennent une carte d’électeur et sont susceptibles de s’en servir. Olivier Véran s’exprimait lors d’un projet de loi qui acte un alourdissement conséquent de 136 milliards d’euros du « trou » de la Sécurité, après le coronavirus, et pose le principe de la création d’une 5e branche de la Sécurité sociale dédiée à l’autonomie, « première pierre » de la future réforme de la dépendance selon la majorité.

  • Pour l’heure, les modalités et le financement de cette 5e branche sont renvoyés à un rapport mi-septembre. Si elle est instaurée, cette 5e branche viendrait couvrir les risques de la vie liées à la perte d’autonomie et au handicap et s’ajouter aux quatre existantes (maladie, vieillesse, famille, accidents du travail).
  • L’opposition a dénoncé à plusieurs reprises une  »coquille vide » et un « affichage » sans piste de financement.
  • Il n’y a pas « un euro prévu avant 2024″, a d’abord fustigé le LR Xavier Breton, alors que 2,3 milliards d’euros par an doivent être récupérés à partir de 2024 pour financer l’autonomie. Et l’UDI Pascal Brindeau a mis en garde contre un « effet d’annonce », quand « nos concitoyens ne croient plus à la parole publique tant qu’elle n’a pas un effet concret sur leur vie quotidienne ».

Automobile : un mauvais premier trimestre qui annonce une année catastrophique.

Automobile :  un mauvais premier trimestre qui annonce une année catastrophique.

Les premières indications des constructeurs et des équipementiers signalent une baisse qui pourrait atteindre de l’ordre de 15 % pour le premier trimestre. Une baisse qui sera suivie de bien d’autres surtout en France dont la production est en perte de vitesse (comme d’ailleurs toute l’industrie). En cause évidemment les conséquences du Coronavirus mais au-delà les nouvelles normes imposées par l’Europe, l’attentisme des consommateurs et le changement de structure de la mobilité. La production automobile française sera donc très  affectée.

 

 « La production automobile française est désormais la cinquième de l’Union européenne » derrière l’Allemagne, qui a consolidé sa position en tête, mais aussi derrière l’Italie, l’Espagne et le Royaume-Uni. Elle « est en perte de vitesse, surtout depuis la crise » financière de 2008, notait  l’Insee. « Contrairement à la production des principaux pays producteurs, celle de la France n’a pas récupéré son niveau d’avant la crise de 2008″, soulignent les auteurs de l’étude, qui ne prend pas en compte les données postérieures à 2016. « les parts de marché prises par les marques étrangères importées », mais aussi par « l’internationalisation de la production » des groupes français. « Les productions des groupes français à l’étranger » réduisent la balance commerciale de deux façons: lorsqu’elles sont réimportées vers la France, mais aussi « lorsqu’elles servent la demande locale [et] se substituent potentiellement à des productions nationales exportées », expliquent les auteurs. Le déclin français s’inscrit dans une crise industrielle plus large explique Sébastien Laye, entrepreneur dans le domaine des services financiers; il  souligne le sérieux retard que la France accuse sur le plan industriel.

 

  • « Pour comprendre le désastre industriel français, il convient de revenir sur les erreurs stratégiques des pouvoirs publics français et de nos grands patrons, eux-mêmes issus du moule techno-politique via les grands corps. Nous devons à Serge Tchuruk dans les années 90, le patron de ce qui était alors Alcatel (depuis démantelé en de nombreuses entités), d’avoir théorisé chez nous le concept d’industrie sans usines, sans actifs, «asset-light»: une hérésie stratégique vite abandonnée par les Américains mais qui a perduré en France jusque dans les années 2000. Or notre monde économique actuel, loin d’avoir vu la disparition de la vieille industrie au profit d’une économie purement tertiaire et de services, est beaucoup plus complexe. En réalité nos économies sont devenues hyper industrielles, avec le logiciel ou les services à valeur ajoutée qui sont venus transformer l’usine d’antan. Les smart factories embarquent des compétences en informatique, robotique et automatisation en brouillant la frontière avec l’univers de la technologie et des GAFA. Ainsi, d’une certaine manière, l’industrie n’existe peut-être plus en tant que secteur autonome mais paradoxalement elle est omniprésente: même les acteurs des nouvelles technologies doivent déployer des plateformes industrielles et logistiques colossales, que ce soit Amazon ou Google avec ses data centers.
  • Alors que la puissance économique est avant tout une puissance industrielle, la France et victime d’un vrai décrochage industriel.
  • Les États-Unis ont compris depuis une dizaine d’années qu’un modèle économique uniquement orienté vers la consommation domestique est voué à l’échec: ce mouvement s’est accéléré sous le mandat Trump, qui a vu la création de 400 000 emplois manufacturiers. Par un subtil équilibre de baisses massives d’impôts (alors que les impôts sur la production obèrent toute rentabilité de nos usines.) et de menaces, Trump a obtenu de Softbank/Sprint, de GoPro ou encore d’Apple une relocalisation aux États-Unis de leur base manufacturière. Pfizer, Comcast, Boeing, notamment en rapatriant les profits offshores, investissent à nouveau dans leurs usines américaines. Les Américains ont supprimé en deux ans la moitié du code des réglementations pour créer de nouvelles usines ; les Chinois, avec un modèle moins libéral mais un État visionnaire, développent non seulement leur base industrielle mais sont aussi en train de réindustrialiser toute l’Asie par leur projet de nouvelle route de la soie, qui se traduit par de colossales infrastructures de transport.
  • Alors que la puissance économique est avant tout une puissance industrielle, comme en attestent la réindustrialisation de l’Amérique de Donald Trump ou les grandes réalisations chinoises, la France est victime d’un vrai décrochage industriel. Or développer la seule économie de services (petits boulots en chaîne) ou des start-up (peu intense en capital humain) ne permettra pas à la France de juguler le fléau du chômage et de la croissance molle. On ne peut qu’être sidéré par le manque de volontarisme des pouvoirs publics français en la matière, alors que notre génie industriel était la marque de fabrique de la France encore dans les années 1990 (il suffit de noter le rayonnement des produits de Schneider, Airbus, Alstom, Dassault, à cette époque) et que le complexe militaire, comme aux États-Unis, fournissait un excellent levier public pour le développement de l’industrie privée.
  • En 2018, la part de l’industrie dans la richesse nationale en France n’était plus que de 11 %, contre 17 % à la fin des années 1990, ce qui est le niveau actuel de la plupart des autres économies développées. À l’origine du déclin de l’industrie, on peut noter la détérioration générale de la compétitivité des entreprises françaises. Face à la concurrence mondiale, l’industrie française ne fait plus le poids dans certains secteurs. D’autre part, en quinze ans, alors que les ventes de biens ont augmenté de plus de 50 % sur nos territoires, notre production manufacturière… est restée au même niveau. Sans compter qu’au-delà des ventes de biens, les services à haute valeur ajoutée ont accru leur part dans notre PIB, et à ce niveau la domination des GAFA et autres entreprises technologiques étrangères a signifié d’irrémédiables pertes de marché: elles sont visibles dans les chiffres du déficit du commerce international, qui se creuse depuis notre plus haut point en 2004 ; non seulement nos entreprises ne produisent plus ce que les Français consomment, mais elles ne disposent pas des compétences et technologies clefs dont nos concitoyens ont besoin. Enfin, l’absence de fonds de pension entrave le développement de nos entreprises, empêchant le financement de l’innovation de long terme et poussant les plus grandes d’entre elles à abandonner leur base hexagonale.
  • Les conséquences de ces défaillances sont visibles: notre industrie est l’une des moins robotisées (126 robots pour 10 000 salariés contre 270 en Allemagne), les investissements dans les NTIC sont deux fois moins nombreux que dans le reste de la zone euro et trois fois moins nombreux qu’aux USA. Le très poussif basculement du CICE en baisse de charges, l’hypothétique baisse de l’IS promise à l’horizon 2022 et l’absence de baisse des impôts sur la production ne laissent pas augurer un redressement rapide de l’investissement privé. Il faut donc rapidement changer de braquet et promouvoir des partenariats publics-privés ancrés sur des dépenses d’investissement public (que Bruxelles doit mieux distinguer des dépenses de fonctionnement).
  • On est en droit de douter de la volonté du gouvernement actuel de redresser notre industrie.
  • Il convient en premier lieu de favoriser la montée en gamme de nos industries informatique, robotique et d’intelligence artificielle: cela passe par le redéploiement des interventions de la BPI trop centrées sur l’internet grand public, et par plus de précisions sur le plan d’investissement promis par Macron sur le quinquennat, qui pour l’instant inclut essentiellement des dépenses de fonctionnement dans l’éducation. La robotisation est aussi une opportunité pour notre industrie et souvenons-nous que les pays les plus robotisés sont aussi ceux où le chômage est le plus faible. Elle doit être couplée par un plan massif d’équipement 5G sur notre territoire, car ces nouveaux robots et objets doivent pouvoir communiquer, seul moyen de révéler le vrai potentiel de nos territoires.
  • On est en droit de douter de la volonté du gouvernement actuel de redresser notre industrie: clientélisme à l’égard d’autres secteurs, manichéisme économique simpliste (l’industrie c’est l’ancien monde, la start-up le nouveau qui doit aller de l’avant.), remise aux calendes grecques des mesures pour favoriser l’investissement et la modernisation: la survie politique plus que la vision stratégique semble servir de cap aux décisions économiques. À Bercy, nous avions déjà testé le manque de détermination, voire l’ambiguïté d’Emmanuel Macron sur ces sujets, lorsqu’il avait écarté hâtivement toutes les alternatives, notamment françaises, au rachat par General Electric. L’amateurisme actuel est si évident que Bercy version Lemaire n’a jamais lu les comptes du repreneur d’Ascoval, British Steel, en état de faillite théorique dès le rachat du site français….
  • Il est plus qu’urgent de rééquiper notre secteur industriel, afin de monter en gamme, de produire à nouveau sur notre territoire, de redevenir une machine à exporter et à créer des emplois. À défaut, toutes les réformes lancées par le pouvoir actuel, ne viendront jamais à bout de notre chômage structurel. »

Hôpital : Macron annonce enfin un plan

Hôpital : Macron annonce enfin un plan

 

Il y a des mois que les hôpitaux sont en crise. Il aura fallu le Coronavirus pour que les pouvoirs publics et Macron en particulier redécouvrent les vertus de l’institution hospitalière. Pour l’instant, Macron  a surtout promis une prime au personnel et il attend la fin de la crise pour envisager un plan massif d’investissement.

“ je prends ce soir l’engagement  qu’à l’issue de cette crise, un plan massif d’investissement et de revalorisation de l’ensemble des carrières sera construit pour notre hôpital. C’est ce que nous leur devons, c’est que nous devons à la nation. Cette réponse sera profonde et dans la durée.” On se demande pourquoi il va encore attendre des semaines et peut-être même des mois alors que l’urgence est évidente et que les hôpitaux publics face à une crise majeure comme le Corona virus ont montré de graves carences en matière de matériel de protection, d’appareil respiratoire, de tests et de personnels a déclaré le président de la république.

Le président de la République a quitté de sa visite à Mulhouse et “salué l’ensemble des femmes et des hommes qui sont en deuxième ligne, qui permettent à nos soignants de soigner et au pays de continuer à vivre”, citant “ceux qui transportent, qui hébergent, qui nettoient, qui réparent”, les agriculteurs ou encore les employés des commerces de première nécessité.

“C’est tout ce peuple travailleur de France qui se bat, qui est angoissé mais permet au pays de vivre”, a relevé Emmanuel Macron. “Vendredi, je rassemblerai l’ensemble des partenaires sociaux (…) pour secteur par secteur, (…) organiser le travail, mieux protéger au travail.”

Un hommage sans doute imposé par la crise sanitaire mais aussi par les critiques de plus en plus nombreuses d’une opinion publique qui estime majoritairement que le pouvoir ne sait pas trop où il va.

La BCE annonce un programme d’achat d’actifs € 750 mds, insuffisant !

La BCE annonce un programme d’achat d’actifs  € 750 mds, insuffisant ! 

Un programme de rachat d’actifs de 750 milliards annoncé mercredi par la BCE qui vienne s’ajouter aux 120 milliards déjà décidés la semaine dernière. Des sommes en apparence importantes mais qui ne sont pas encore à la hauteur des enjeux. Un enjeu d’abord sanitaire car le coût social de l’épidémie sera énorme surtout si comme l’indique le ministère de la santé de l’Allemagne la pandémie durait jusqu’à deux ans.

Un enjeu évidemment économique. La croissance va s’écrouler et non pas se limiter par exemple à une baisse de 1 % comme indiqué récemment le ministre français de l’économie Bruno Lemaire. Les experts commencent à parler d’une baisse de 3 % du PIB pour la croissance européenne. En fait on pourrait bien atteindre 5 % voire davantage en fonction de la durée de la pandémie. Ce sont sans doute 2 à 3000 milliards qu’il faudrait mettre sur la table rapidement pour  sauver ce qui peut encore l’être. D’abord sauver les entreprises;  en particulier celles qui n’ont pas de réserve de trésorerie dont les PME. Donner aussi les moyens financiers aux Etats qui vont enregistrer une nette baisse des recettes fiscales alors que les dépenses sociales et économiques vont s’envoler. Soutenir aussi les ménages dont le pouvoir d’achat va être affecté avec les mises en chômage partiel notamment.  Comme d’habitude compte-tenu des contradictions à l’intérieur même de la zone euro, la politique de la BCE est celle des petits pas. Une réunion des gouverneurs de la BCE se tiendra aujourd’hui jeudi mais elle ne fera sans doute qu’entériner les orientations évoquées. Autant dire qu’elle devra sans doute se réunir à nouveau très prochainement.

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