Archive pour le Tag 'Anniversaire'

Premier anniversaire du gouvernement : trop de réformes à la va vite et manque d’équilibre

Premier anniversaire du gouvernement : trop de réformes à la va vite et manque d’équilibre

Le gouvernement va fêter son premier anniversaire et le bilan qu’on peut tirer de son action est assez mitigé. Certes on peut noter une vraie volonté réformatrice mais c’est devenu autant un slogan qu’une volonté politique. En effet, certaines reformes sont conduites avec sérieux, elles sont nécessaires ; d’autres le sont aussi mais il faudra y consacrer davantage de temps avec de vraies négociations avec les acteurs concernés. Le Macron justifie cette déferlante réformatrice par sa légitimité. Il faut  rappeler que Macron n’a recueilli au premier tour qu’un score assez médiocre et que pour l’essentiel c’est le rejet de Marine Le Pen qui l’a fait élire et non l’adhésion à son programme. Du coup, cela devrait l’obliger à solliciter largement la négociation pour obtenir uen adhésion plus active au changement. Le problème c’est qu’après avoir balayé l’opposition politique, Macron veut aussi balayer toute intermédiation qu’il s’agisse des partenaires sociaux ou associatifs ou même du parlement. Un parlement composé essentiellement de godillots choisis par Macron par petites annonces sans expérience sociale ou politique, sans originalité et sans charisme. Bref des petits technos aux ordres. C’est surtout la méthode Macron qui est en cause ; Un Macron qui a adopté une posture de monarque républicain et qui impose une sorte de démocratie étatique de type impérial. Certes la conjoncture économique se porte mieux mais on ne peut cependant pas parler de miracle quand la croissance du PIB se limite à 2%. C’est mieux qu’avant mais bien insuffisant pour faire baiser de manière significative le chômage. L’économie se porte mieux c’est certain mais c’est aussi du à la conjoncture internationale. En outre, la politique de Macron manque sérieusement d’équilibre et les plus aisés sont notoirement avantagés par rapport aux efforts demandés aux autres. Pas étonnant que 64% des français soient mécontents de la politique économique est sociale. Dernier élément du bilan, la posture un peu trop professorale voire condescendante de Macron qui a du mal à aire preuve de compassion et de compréhension vis-à-vis des moins favorisés. A son crédit évidemment son culot et son dynamisme mais un peu de modestie et d’écoute seraient bienvenus. Finalement un bilan assez mitigé qui ne garantit pas l’avenir

Anniversaire des Verts : 30 ans et bientôt la fin !

Anniversaire des Verts : 30 ans et bientôt la fin !

 

30 ans, c’est l’âge du parti des verts, c est encore jeune et sans doute pourtant bientôt la fin. Pourquoi tout simplement parce que le verts sont devenus un parti comme les autres en oubliant leur objet social au profit d’intérêts boutiquiers. Le paroxysme ayant sans doute été atteint avec l’équipe dirigeante actuelle qui a sacrifié ses orientations pour quelques postes de députés et de ministres. Plus fondamentalement, un parti vert est une hérésie démocratique car on ne saurait créer un parti sur chaque sujet sociétal même si l’environnement constitue un enjeu essentiel mais il y en a d’autres. Il faut une vision globale, à la fois sociétale mais aussi économique et sociale. On se demande évidemment ce que font les écolos dans le gouvernement. En se politisant le mouvement écologique s’est discrédité alors que paradoxalement sur le terrain ne cessent de se développer des associations de défense  de la qualité de vie et de la planète. En faat les écolos n’auraient jamais du délaisser le terrain, ils n’auraient jamais du se laisser polluer par la politique. Ils vont le payer très cher aux élections même s’ils pourront encore sauver les meubles sous l’aile du PS.  Nés en 1984 de la fusion de plusieurs courants écologistes, les Verts subissent au début des années 90 la concurrence féroce de Génération écologie. Le mouvement de Brice Lalonde, Noël Mamère et Jean-Louis Borloo a été fondé avec l’appui discret de François Mitterrand, désireux de diviser les écologistes. Les deux partis passent néanmoins une alliance pour les législatives de 1993, sans parvenir à envoyer le moindre élu au palais Bourbon. « A l’époque, les Verts quittent aussi la stratégie du ‘ni droite ni gauche’ pour s’allier au PS, c’est un moment fondamental », note Daniel Boy. Noël Mamère rejoindra le parti en 1998. Avec l’arrivée de Lionel Jospin à Matignon, les Verts font leur entrée au gouvernement. Dominique Voynet, candidate à la présidentielle en 1995 (3,32%), devient ministre de l’Environnement et de l’Aménagement du territoire. « La dissolution provoquée par Chirac n’a pas laissé le temps de constituer un programme articulé. Les Verts n’obtiendront pas grand-chose de Jospin, qui n’était pas très allant sur le sujet de l’écologie », rappelle Daniel Boy. Avec les élections locales, les européennes sont le scrutin qui réussit le mieux aux Verts. L’année 2007, marquée par une appropriation du thème de l’écologie par les partis traditionnels, a été compliquée. 2009, avec la formation de la liste Europe Ecologie, ouverte à la société civile, marque un certain renouveau. Sous l’impulsion (entre autres) de Daniel Cohn-Bendit et José Bové, le parti obtient 16% des voix, manquant de peu de devancer le Parti socialiste. Un an plus tard, les Verts deviennent Europe Ecologie-les Verts. Ses détracteurs affirment toutefois que l’appareil politique a vite repris la main sur le mouvement civil. L’ancienne juge Eva Joly est désignée candidate d’EELV pour la présidentielle 2012 dans une primaire interne face à Nicolas Hulot. Au terme d’une campagne inaudible, la franco-norvégienne n’obtient finalement que 2,31% des voix. Depuis la candidature d’Antoine Waechter en 1988 (3,78%), les Verts n’ont dépassé la barre des 5% lors de ce scrutin qu’à une seule reprise, avec Noël Mamère en 2002 (5,25%). Ce dernier a dénoncé l’attitude de la direction du parti et rendu sa carte fin 2013. Au bénéfice d’un accord avec le PS, EELV envoie 17 députés à l’Assemblée nationale et forme pour la première fois de son histoire un groupe parlementaire. La patronne du parti, Cécile Duflot, entre au gouvernement comme ministre du Logement. Pour quel résultat? Daniel Boy se montre sceptique : « La transition écologique qu’ils appellent de leurs vœux met du temps à se lancer. Non seulement on ne sait pas encore ce qu’il y a dedans, mais en plus, du fait des décrets d’application, ce sera long à mettre en place. »

 




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