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Comme en 2015 l’année 2016 ne sera pas rose (Fabius)

Comme en 2015 l’année 2016 ne sera pas rose (Fabius)

Dans sa dialectique très diplomatique Laurent Fabius qui s’apprête peut-être à rejoindre le conseil constitutionnel prévoit une année 2016 sans doute aussi complexe et difficile que l’année 2015. Dans son style très policé Fabius constate toutes les limites aussi bien de COP  21, que du fonctionnement européen ou encore de la lutte, contre le terrorisme. En creux une sorte de vision nettement moins optimiste que celle de Hollande concernant 2016 qui pour Fabius risque sans doute d’être  marquée comme en 2015 par l’imprévu !

 

Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères et du Développement international a reçu Challenges au Quai d’Orsay le 21 décembre dernier, une dizaine de jours après la signature à Paris de l’accord sur le climat, dont il fut le principal artisan.

Challenges. La fin d’année 2015 a été marquée par deux événements majeurs à Paris, les attentats et la tenue de la COP21. Le monde sera-t-il le même en 2016 ?

Laurent Fabius. En un an, les tendances de fond ne changeront pas. Notamment, ces deux risques majeurs que sont le terrorisme et le dérèglement climatique. Ces périls sont d’une nature très différente, mais ni la pollution ni le terrorisme ne s’arrêtent aux frontières : dans les deux cas, la réponse doit donc être mondiale. Dans la lutte contre le terrorisme, l’unité de la communauté internationale est une condition de l’efficacité : il faut non seulement qu’aucun Etat ne soutienne les terroristes, mais que le plus grand nombre possible d’entre eux agisse pour les éradiquer, avec des décisions de souveraineté qui impliquent, le cas échéant, l’engagement de leurs forces. La lutte contre le changement climatique est d’un autre ordre : elle nécessite que les Etats et les sociétés civiles appliquent les engagements qu’ils ont pris, mais il n’existe pas – en tout cas, pour l’instant – de sanction pénale en cas de non-respect. Seuls jouent la pression nationale et internationale et le risque « réputationnel ».

En quoi l’accord sur le climat est-il historique ?

Parce qu’il est le premier accord climatique du monde et pour le monde. Tout n’a pas été réglé lors de la Conférence de Paris, mais il y aura un avant et un après-Paris. La COP21 a permis l’adoption d’un accord universel et ambitieux. C’est sans précédent et cela constitue un acquis considérable, pas seulement dans le domaine environnemental, mais dans de nombreux domaines, y compris la recherche de la paix : il n’est pas si courant de voir les représentants de 195 pays s’embrasser à l’issue d’une conférence internationale, et encore moins d’une conférence sur le climat ! D’autre part, au-delà même de l’accord entre Etats, la COP21 a permis le basculement d’un nombre considérable d’acteurs non gouvernementaux – entreprises, collectivités locales, ONG, citoyens – vers le développement bas carbone. L’accord engage le monde entier dans une dynamique irréversible de développement durable. Un seul exemple : quand l’agence de notation Standard & Poor’s, qui n’est pas un organisme philanthropique, décide de pénaliser les entreprises ou les pays n’ayant pas pris en compte le risque climatique, c’est le signe qu’un tournant s’opère. Nous allons vivre un changement profond de modèle économique. Le fondement même de ce qui a constitué le développement industriel depuis le XIXe siècle est en train de muter.

Comment va l’Europe ?

Pas très bien, et 2016 pourrait bien être pour l’Union européenne l’année de tous les dangers. Croissance économique languissante, mouvements migratoires massifs qui posent des défis politiques considérables, forces de dissociation à l’œuvre : je pense au référendum sur la sortie de l’Union prévu cette année au Royaume-Uni, ou encore à la montée des populismes nationaux et des souverainismes régionaux. A cela s’ajoute la situation ukrainienne, qui n’est toujours pas réglée malgré les efforts de la France et de l’Allemagne. Et je n’oublie pas les questions fondamentales concernant le projet européen : faut-il intégrer davantage ? Si oui, dans quelles conditions ? Tout cela crée une situation instable, alors qu’une Europe forte, unie, avec un projet clair, serait indispensable dans notre monde incertain et dangereux. L’enjeu ne consiste pas seulement à empêcher une dissolution de l’Europe, mais à faire en sorte que l’Union mène une politique cohérente, notamment vis-à-vis de l’Afrique et du Moyen-Orient, qu’elle construise une véritable politique de défense et de sécurité, qu’elle prépare la croissance de demain avec des priorités claires : transition énergétique, technologies vertes, économie numérique, emploi des jeunes. Beaucoup de travail reste à accomplir.

Le problème a été traité avec efficacité. Il faut en féliciter notamment la Banque centrale européenne et son président, Mario Draghi. A l’étranger, on m’interroge désormais moins sur l’avenir de l’euro et davantage sur l’avenir de… l’Europe.

Quelle est la priorité sur votre feuille de route européenne ?

Sur des questions essentielles, comme les migrations, le référendum britannique, l’Ukraine, le traité transatlantique, une position franco-allemande commune est souhaitable pour entraîner l’ensemble de l’Union : avec l’Allemagne, nous devons rester unis face aux crises et aux menaces.

Le traité économique transatlantique va-t-il être signé un jour ?

Pour l’instant, et je le regrette, les négociations n’avancent guère. Par exemple, sur la question majeure de l’ouverture réciproque des marchés publics, on ne constate aucun progrès. Il n’y aura d’accord que si chacun y trouve son compte : l’accord transatlantique sera gagnant-gagnant, ou ne sera pas.

Le « printemps arabe » fête ses 5 ans, quel bilan ?

Au départ, le point commun a été une aspiration des peuples à la liberté, mais les suites ont été très diverses, et il est difficile de dresser un bilan compte tenu de la variété des situations. En Tunisie, la transition démocratique a été opérée. En Syrie, une révolte de quelques étudiants a été réprimée de telle façon par Bachar al-Assad qu’aujourd’hui il y a plus de 250 000 morts. L’Egypte est passée par plusieurs phases. Je pourrais continuer l’énumération… Aujourd’hui, outre la Syrie et le Yémen, notre principale préoccupation concerne la Libye. Ses richesses attirent les convoitises, les armes y circulent sans contrôle, cependant que de plus en plus de terroristes y trouvent refuge. Il est indispensable qu’après l’accord signé en décembre le nouveau gouvernement s’affirme, et dispose des moyens suffisants pour assurer la sécurité du pays et éradiquer les terroristes. Une dégradation de la situation aurait des conséquences graves, notamment sur la Tunisie et le Sahel, mais aussi sur l’Europe. Un autre danger majeur au Proche et au Moyen-Orient concerne le conflit israélo-palestinien : faute d’avancées, il y a là un potentiel d’embrasement.

L’effondrement des cours du pétrole va-t-il avoir des répercussions géostratégiques ?

Les répercussions sont lourdes sur de nombreux pays. Pour m’en tenir aux économies exportatrices du Moyen-Orient, la baisse des prix enregistrée depuis la fin de l’été 2014 entraîne des modifications profondes mais pas homogènes. Les pays les plus touchés sont ceux qui ne peuvent compenser l’effet-prix par l’effet-volume : Irak, Bahreïn et, dans une moindre mesure, Oman. L’Arabie saoudite et l’Iran sont touchés, mais disposent à des degrés divers des marges nécessaires. Enfin, certains ne sont que modestement affectés, comme le Koweït, le Qatar et les Emirats. Quelles que soient les situations, les conséquences sont multiples : plutôt positives pour les importateurs, comme la France, négatives pour les producteurs-exportateurs – à cela près que ce déséquilibre pourrait ensuite, par contrecoup, affecter… notre propre croissance.

Avec un baril à 35 euros, les énergies renouvelables ne sont plus du tout compétitives, dommage pour le climat…

On devrait mettre à profit cette baisse pour diminuer, comme le propose l’OCDE, les subventions considérables aux énergies fossiles et encourager les renouvelables, dont les prix se réduisent. Les investissements massifs et croissants dans la R&D pour les énergies propres vont créer des ruptures technologiques qui rendront ce type d’énergies très compétitives. Elles seront au cœur du mix énergétique de demain.

Qu’espérer des Etats-Unis en campagne présidentielle ?

En règle générale, cette période n’encourage pas les initiatives fortes. En outre, au sein même de la population américaine, les contradictions ne manquent pas. D’un côté, certains reprochent au président un manque de leadership extérieur, mais, d’un autre côté, il existe au sein même du pays une « war fatigue », une lassitude face aux interventions extérieures, qui s’explique par ce qui s’est produit en Afghanistan et en Irak. Quelle que soit l’attitude des Etats-Unis dans les mois à venir, on doit saluer l’engagement du président Obama dans la lutte contre le changement climatique : son soutien comme celui de la Chine ont été précieux pour le succès de la COP21.

La Réserve fédérale monte ses taux, la BCE continue d’assouplir sa politique monétaire, va-t-on vers une guerre des changes ?

Je ne le pense pas. Mario Draghi, le président de la BCE, et Janet Yellen, la présidente de la Réserve fédérale américaine, sont compétents et habiles. Des concertations ont lieu entre les grandes banques centrales. J’ajoute que la Chine, qui préside le G 20 en 2016, projette d’engager des discussions sur la diversification du système monétaire mondial afin de lui assurer une plus grande stabilité – objectif soutenu par la France.

Le ralentissement chinois est-il inquiétant ?

C’est un ralentissement relatif. La croissance en Chine est maîtrisée par les autorités chinoises, qui souhaitent rééquilibrer l’économie vers plus de consommation intérieure, mais aussi vers une économie moins carbonée, moins polluante. Dans mes fonctions, je rencontre de nombreux dirigeants, ceux de Pékin font incontestablement partie des plus compétents sur le plan économique.

Concernant l’évolution de la croissance mondiale, quel est votre scénario ?

A court terme, on prévoit une certaine faiblesse en Amérique du Sud, dans une partie de l’Asie et de l’Europe ; mais à moyen terme, il existe de puissants réservoirs de croissance. Le continent africain, par exemple, dispose d’un formidable potentiel : il occupera une place importante dans la croissance mondiale des années à venir, nous devons nous y préparer. Les développements technologiques futurs constituent, eux aussi, un énorme réservoir de dynamisme économique. Dans ces deux cas, la France a un rôle particulier à jouer, et elle est bien placée pour être un hub du XXIe siècle. Notre diplomatie économique, qui est active, y contribue.

Justement, l’économie française, quand va-t-elle se réveiller ?

Nous possédons énormément d’atouts. La question est de savoir quand les résultats se manifesteront pleinement. En tout cas, les réformes pour mettre en valeur ces atouts doivent se poursuivre.

Sondage 2015 : mauvaise année pour 81%

Sondage 2015 : mauvaise année pour 81%

Bien que le sondage réalisé pour le Parisien traite aussi bien du lard que du cochon, cela permet de dégager les événements qui ont marqué l’année. Cette année 2015 aura été « mauvaise pour la France » pour 81% des Français, selon un sondage Odoxa pour Aujourd’hui-en-France/Le Parisien publié dimanche 27 décembre. Si une écrasante majorité estime que les douze derniers mois ont été mauvais pour le pays, ils sont en revanche, 51% estiment avoir eu « pour eux-mêmes » une année positive sur le plan personnel.  Parmi une liste de 5 événements survenus en 2015, « en dehors des attentats de janvier et de novembre », 58%  des sondés choisi  la crise des migrants comme événement le plus marquant, devant la guerre en Syrie (49%). Le haut niveau du chômage en France arrive en troisième position avec 41%. Vient ensuite la première place du Front national au premier tour des élections régionales (31%)le crash de l’hélicoptère lors du tournage de l’émission « Dropped » (7%) et les « nouveaux scandales dans le sport, comme les affaires Benzema et Platini (4%). Parmi, cette fois, une liste de 5 évènements « positifs » survenus en 2015, 55% des sondés ont retenu « les cérémonies d’hommage aux victimes des attentats en France ». 43% ont choisi  « l’essence à son prix le plus bas depuis plus d’une décennie« , devant « l’accord  sur le climat signé lors de la COP21″ (40%), « l’appel de la gauche à faire voter pour le candidat de droite afin de faire barrage au Front national » (24%)  et « les succès sportifs français en championnats du monde (Florent Manaudou, Teddy Riner ou l’équipe de France de handball) » (11%). C’est Marine Le Pen qui a marqué le plus l’année 2015 pour 40% des Français interrogés, parmi une liste de 9 personnalités françaises. Elle est suivie de François Hollande (26%), Emmanuel Macron (26%), l’économiste Thomas Piketty (19%), l’équipe de France de Handball (15%), Alain Juppé (14%), Teddy Riner (13%), Florent Manaudou (12%). Nicolas Sarkozy arrive dernier avec 8%.

 

Moral des ménages : au plus bas depuis le début de l’année

Moral des ménages : au plus bas depuis le début de l’année

Le  moral des Français replonge. Ils ne sont que 22% à déclarer être confiants en l’avenir de la situation économique du pays, selon le baromètre économique d’octobre, réalisé Odoxa pour BFM Business, Challenges et Aviva assurance. C’est le plus faible score depuis  le début de l’année! Et si les Français ne croient pas en l’environnement économique, ils sont à peine plus rassurés sur leur sort personnel : seuls 28% déclarent voir leur avenir positivement.    Un pessimisme qui est partagé avec une partie de l’Europe. « Un rideau de fer semble de nouveau partager l’Europe, non plus entre l’est et l’ouest, mais entre les grands pays du sud de l’Europe et ceux du Nord », note Gaël Sliman, président d’Odoxa.  Ainsi, c’est en Italie que la confiance est la plus érodée, avec seulement 21 % des habitants qui croient en leur avenir personnel. Du côté espagnol, ils sont 28%, faisant ainsi jeu égal avec la France. Et c’est en Allemagne que l’on affiche le plus bel optimisme, avec 57% des citoyens qui voient les mois à venir d’un bon œil.  Heureusement, cette morosité ne touche pas toutes les couches de la population française. Le baromètre Odoxa s’est penché ce mois-ci sur les entrepreneurs, et particulièrement ceux exerçant des professions libérales. Les médecins sont ainsi 34% à avoir confiance dans leur situation sur les prochains mois, malgré leur colère contre le projet de loi Santé.  Mais le plus bel optimisme est affiché  par les professions réglementées non médicales, comme les avocats, architectes, notaires… Ces entrepreneurs sont 41% à se déclarer confiants sur l’évolution économique de leur activité, soit 13 points de plus que la moyenne des Français. S’ils sont autant à se montrer positifs, c’est qu’ils misent sur leurs ressorts personnels pour continuer à prospérer. Ils sont 44% à s’appuyer sur une bonne réputation personnelle pour développer leur activité et 14% sur la mise en œuvre de projets de développement. En revanche, seuls 29% misent sur une amélioration de la situation économique générale qui pourrait ainsi relancer la consommation.  Du côté des entrepreneurs inquiets, c’est justement l’environnement économique qui pose problème. 57% jugent que, si la croissance n’est pas de retour, cela aura nécessairement un impact sur leurs résultats. 18% trouvent l’environnement réglementaire inquiétant. A tel point qu’ils sont 14% à avancer que leur préoccupation principale est une évolution négative de la fiscalité et ils sont tout autant à craindre que les lois et règlements de leur profession soient remis en question. « Il semble bien qu’en terme de moral, l’Etat soit clairement le problème, pas la solution » analyse Gaël Sliman.

Immobilier : encore une année noire

Immobilier : encore une année noire

 

Depuis le début de l’année les lobbys ne cessent de lancer des messages optimistes du type «  c’est reparti », « les prix ne baissent plus voire augmentent » » les Françis réinvestissent dans la pierre ». En fait rien ou presque n’est reparti. La baisse des prix n’est pas enrayée même dans la région parisienne   Ne parlons pas des petites villes et des zones rurale où la baisse atteint 30 à 50%). La baisse des taux n’a  eu que peut d’influence simplement par manque de solvabilité des accédants. L’immobilier es t désormais beaucoup trop cher pour nombre de candidats à l’accession menacé dans leur pouvoir d’achat , surtout  dans la stabilité de leu emploi. Du coup la tendance baissière des prix ne peut que s’accentuer. C’est vrai dans l’ancien mais aussi dans le neuf.  Les entreprises du bâtiment et du logement espéraient une éclaircie pour cette année 2015. Les chiffres à mi-parcours du ministère du Logement ne vont pas les rassurer. On peut même parler de douche froide. Quel que soit l’indicateur analysé, le secteur de la construction de logements neufs affiche un état des lieux sinistré. Les mises en chantier reculent sur les six premiers mois (de 7% à fin mai). Il n’y a que 99.700 logements neufs disponibles en France. Une misère, quand l’objectif annuel est de 500.000. Plus grave encore : le nombre de permis de construire (l’indice de projection dans l’avenir) est, lui aussi, en retrait de 6%. Enfin on note que tous les types de marchés sont contaminés. Si les logements traditionnels (qu’ils soient individuels ou collectifs) sont touchés, ceux qui sont encore plus sensibles (résidences pour les seniors, les étudiants ou les jeunes travailleurs) subissent une véritable déroute (-17%). Les entreprises du bâtiment et du logement espéraient une éclaircie pour cette année 2015. Les chiffres à mi-parcours du ministère du Logement ne vont pas les rassurer. On peut même parler de douche froide. Quel que soit l’indicateur analysé, le secteur de la construction de logements neufs affiche un état des lieux sinistré. Les mises en chantier reculent sur les six premiers mois (de 7% à fin mai). Il n’y a que 99.700 logements neufs disponibles en France. Une misère, quand l’objectif annuel est de 500.000.  Plus grave encore : le nombre de permis de construire (l’indice de projection dans l’avenir) est, lui aussi, en retrait de 6%. Enfin on note que tous les types de marchés sont contaminés. Si les logements traditionnels (qu’ils soient individuels ou collectifs) sont touchés, ceux qui sont encore plus sensibles (résidences pour les seniors, les étudiants ou les jeunes travailleurs) subissent une véritable déroute (-17%).Les entreprises du bâtiment et du logement espéraient une éclaircie pour cette année 2015. Les chiffres à mi-parcours du ministère du Logement ne vont pas les rassurer. On peut même parler de douche froide. Quel que soit l’indicateur analysé, le secteur de la construction de logements neufs affiche un état des lieux sinistré. Les mises en chantier reculent sur les six premiers mois (de 7% à fin mai). Il n’y a que 99.700 logements neufs disponibles en France. Une misère, quand l’objectif annuel est de 500.000. Plus grave encore : le nombre de permis de construire (l’indice de projection dans l’avenir) est, lui aussi, en retrait de 6%. Enfin on note que tous les types de marchés sont contaminés. Si les logements traditionnels (qu’ils soient individuels ou collectifs) sont touchés, ceux qui sont encore plus sensibles (résidences pour les seniors, les étudiants ou les jeunes travailleurs) subissent une véritable déroute (-17%).

 

Relèvement des taux cette année ? ( FED)

Relèvement des taux cette année ? ( FED)

En fait la FED ne sait pas si elle va remonter ses taux cette année comme c’était prévu avec le redressement économique. Les incertitudes demeurent sur la fermeté de la reprise surtout au plan international. Du coup le relèvement des taux qui était conditionné précédemment à l’ amélioration du chômage est désormais soumis à l’amélioration économique globale comme si des doutes naissaient sur la solidité de l’activité. En fait ces taux, en l’état de la conjoncture, pourraient ne pas être relevés avant la fin 2015, ce qui par parenthèse constituerait aussi une bonne nouvelle pour l’Europe dont les taux longs commençaient à remonter légèrement. La présidente de la Réserve fédérale Janet Yellen s’attend plus que jamais à un relèvement des taux d’intérêt cette année, l’économie américaine étant mûre pour un rebond après son accès de faiblesse du premier trimestre, cependant que la conjoncture économique s’éclaircit tant localement qu’à l’extérieur. Dans un discours prononcé à la Chambre de commerce de Providence, dans l’Etat de Rhode Island, elle ajoute s’attendre à une amélioration des indicateurs économiques après un ralentissement du à des « facteurs transitoires » et imputable pour partie à un « bruit statistique ». Tout en expliquant que les perspectives économiques restent très incertaines, et évoquant également une inflation qui ne parvient pas à se redresser, Janet Yellen observe que reporter le resserrement de la politique monétaire jusqu’à ce que l’emploi et l’inflation atteignent les objectifs que s’est fixés la banque centrale reviendrait à prendre le risque d’une surchauffe économique. « Pour cette raison, si l’économie continue de s’améliorer comme je le prévois, je pense qu’il sera approprié à un moment donné cette année de faire le premier pas en relevant l’objectif du taux des fonds fédéraux », amorçant ainsi la normalisation de la politique monétaire, dit-elle. Dans un discours remontant à mars, Yellen laissait entendre que la Fed relèverait sans doute les taux cette année, tout en précisant que l’institut d’émission pourrait être amené à temporiser si l’inflation et les revalorisations salariales n’évoluaient pas suivant ses prévisions. Son discours paraissait plus assuré vendredi, elle-même et d’autres responsables de la Fed s’employant dans les faits à rapprocher les vues de cette dernière et celles du marché.  La plupart des économistes voient une remontée des taux en septembre mais les traders des marchés de futures s’en tiennent eux à décembre.  A la veille d’un week-end de trois jours aux Etats-Unis, les rendements des Treasuries ont monté après les déclarations de Yellen, tandis que les futures de taux courts ont aggravé leurs pertes et que Wall Street n’a guère réagi, terminant sur de faibles pertes.

 

FED : pas de remontée des taux avant le fin de l’année

FED  : pas de remontée des taux avant le fin de l’année

 

 

Il n’y aura sans doute pas de remontée des taux avant la fin de l’année. Ce qu’ laisse entendre la FED un peu inquiète des prévisions économiques ( révisées en baisse) et de la remontée du dollar. Il ya aussi les incertitudes sur la croissance internationale qui fait des mouvements de yo-yo mais tendanciellement orientée vers le tassement y compris en Chine, l’usine du monde. Du coup un relèvement rapide des taux serait de nature à déstabiliser le rythme dévolution  Etats-Unis.  Ce nouveau discours de la FED  est plus en phase avec les anticipations du marché des futures de taux, sceptique depuis longtemps déjà sur l’éventualité d’une hausse de taux dès juin.   »Il y avait une déconnexion entre la Fed et les marchés mais désormais, la Fed s’est alignée un peu plus sur les marchés », a commenté John Derrick, directeur de la recherche d’U.S. Global Investors.  A Wall Street, l’indice Standard & Poor’s 500 a fini la journée en hausse de 1,22% tandis que les rendements obligataires piquaient du nez, ramenant le rendement à dix ans à son plus bas niveau depuis près de trois semaines tandis que le rendement à deux ans, le plus sensible aux anticipations des marchés en matière de politique monétaire, subissait sa plus forte baisse depuis six ans. La réaction des marchés tranche ainsi avec celle observée en 2013 lorsque Ben Bernanke, le président de la Fed à l’époque, avait surpris les investisseurs en indiquant que la banque centrale était prête à réduire progressivement son soutien à l’économie, un « tapering » alors mal reçu.  Désormais, les traders sont une majorité (58%) à prévoir une première hausse de taux en octobre, la proportion de ceux attendant un relèvement en septembre ayant chuté mercredi de 61% à 38% selon CME FedWatch. La prévision médiane de la Fed pour le taux des fonds fédéraux fin 2015 n’est plus que de 0,625%, soit un demi-point de moins qu’en décembre. Ses prévisions de croissance ont aussi été revues en baisse. Dans ces conditions, l’évolution prochaine des actions et des obligations est délicate à prédire.

 

Terrorisme : 2014, année de la folie meurtrière

Terrorisme : 2014, année de la folie meurtrière

L’année 2014 marquera un record d’attentats terroristes dans le monde 13 000, en espérant que ce record ne sera pas dépassé. Rien n’est sûr tellement la lutte des djihadistes est absurde et violente comme par exemple ces petits filles transformées en kamikazes qui se sont fait exploser en plein  marché au Nigéria. Trois attentats du même types avec des enfants de 10 ans et moins ! face à de tels actes, y compris ceux perpétrés en occident, ce ne sont pas évidemment les meurettes à l’eau de rose qui sont susceptibles de constituer uen vraie politique de lutte contre le terrorisme, le fondamentalisme et la violence. Dernier exemples en date : la formation des Imams, facultative ( comme le service civique obligatoire si on veut !) ou des ordinateurs dans les écoles ; De quoi rire sil n’était pas plus décent d’en pleurer.  L’année 2014 a été la plus meurtrière du terrorisme international. Selon le directeur du renseignement national américain, James Clapper, cette année a été record en termes de victimes. « Quand le décompte sera achevé, il apparaîtra que 2014 a été l’année la plus meurtrière pour le terrorisme international depuis que ce comptage a été institué », a-t-il affirmé lors de la Commission aux armées du Sénat américain. Selon une estimation, « 13.000 attaques terroristes ont tué 31.000 personnes dans les neuf premiers mois de 2014. En 2013, le chiffre total était de 22.000 tués dans 11.500 attaques », rappelle Le Figaro. James Clapper précise que la moitié des attaques terroristes ont eu lieu en Irak, au Pakistan et en Afghanistan. Bagdad subit des attaques quotidiennes. En 2013, l’Irak avait « subi 2.858 attaques faisant 7.046 morts, soit près d’un quart des victimes du terrorisme international cette année-là », explique le journal. « Les récentes attaques terroristes en Europe ont accentué la menace posée par de petits nombres d’extrémistes radicalisés par les conflits en Syrie et en Irak », a déclaré le directeur du renseignement national américain. Il déplore « l’attention mondiale » faite sur ces événements, qui ne peut qu’intéresser les terroristes à en perpétuer.

 

Une année sabbatique pour sauver l’emploi (mouvement jeune socialiste)

Une année sabbatique pour sauver l’emploi (mouvement jeune socialiste)

Bah oui mais c’est bien sûr, il fallait y penser avant. Pour sortir du chômage ceux qui y sont il faut y mettre pendant un temps ceux qui ont un boulot. C’est la proposition des jeunes socialistes  qui  estiment  que l’on travaille trop en France et en Europe. « La seule mesure qui a créé de l’emploi en France ces dix dernières années sont les 35 heures de Martine Aubry. Je suis de ceux qui pensent qu’il faut réduire le temps de travail », précise-t-elle. Pour réformer cela, Laura Slimani a lancé des propositions assez spéciales. « Il y a plein de manières de le faire. On peut le faire dans la semaine, mais on peut aussi le faire dans l’année. Par exemple, en proposant une année sabbatique à chaque salarié. » On penser avoir touché le fonds avec les éléphants du PS en matière économique mais les éléphanteaux (socialistes aujourd’hui, demain sociaux démocrates et libéraux quand ils sont au pouvoir) osent l’insondable. En fait ils sosnt bien dans la lignée historique de leurs ainés passés presque tous par l’ extrême gauche avant de s’assagir et de finir ministres, sénateurs ou s président de conseil général PS tendance  centre droit. Larra Hamani, pur produit d’un institut politique, ancienne attachée parlementaire suit le cursus de l’oligarchie PS  qui la mènera le moment venu à l’assemblée et dans un gouvernement. Pour l’instant elle fait ses gammes en racontant n’importe quoi avant de formaliser ses incohérence dans un discours politiques plus officiel  (type «  l’ennemi c’est la finance »)  puis de se convertir au réalisme (type «  j’aime les entreprises »).

2014 : l’année la plus chaude depuis 1880

2014 : l’année la plus chaude depuis 1880

Que ce soit à la surface de la terre ou des océans, en Afrique ou en Alaska, les températures relevées l’an dernier sur le globe n’ont jamais été aussi élevées, a indiqué ce vendredi  l’Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA). En 2014, la température moyenne globale était en hausse de 0,69°C par rapport à la moyenne du XXe siècle. Les derniers records dataient de 2005 et 2010 avec + 0,04 degré. Ce coup de chaud a été particulièrement ressenti sur la zone équatoriale de l’océan Pacifique où la température moyenne globale à la surface des terres s’est située  1°C au-dessus de la moyenne du XXe siècle. C’est la quatrième plus élevée depuis 1880, année des premières mesures et des premiers relevés.  L’impact des gaz à effet de serre dans ce réchauffement climatique est par ailleurs avéré  puisque la température moyenne de la basse stratosphère, c’est à dire entre 15 et 20 km d’altitude, a baissé, alors que celles dans la troposphère, ce sont les couches plus basses de l’atmosphère, ont augmenté, explique la NOAA dans son étude. En avril dernier, le Groupe intergouvernemental d’experts sur le climat (Giec) sonnait une nouvelle fois l’alarme. Si rien n’est fait rapidement pour limiter la pollution de l’atmosphère, la hausse de la température sur le globe sera de 3,7 à 4,8°C à l’horizon 2100. Or, selon eux, au-delà de deux degrés, le changement climatique pourrait avoir des conséquences désastreuses, voire cataclysmiques.

Chômage : 2013, l’année de l’inversion ratée, 2014, l’année de l’oubli

Chômage : 2013, l’année de l’inversion ratée, 2014, l’année de l’oubli

 

Grande différence en 2013, on ne parle plus guère de la montée du chômage en 2014 juste une fois par mois lors de la publication des chiffres par Pôle emploi ; ensuite on passe  autre chose ; En 2013, c’était l’inversion du chômage qui faisait le titres parce que le gouvernement, Hollande en tête, ne cessait d’affirmer cette ânerie. Mais en 2014 les grands médias semblent résignés ; ils ont juste relevé une petite amélioration en août où traditionnellement les chômeurs ne s’inscrivent pas. C’est tous les ans le même phénomène. Ce qui ne les empêche pas de titrer  » après  l’amélioration du mois d’août… »…etc. etc. En réalité la démission est collective. Démission du gouvernement affronté maintenant au risque de récession, démission auusi des experts patentés des médias  qui ont tout misé sur l’austérité avec le succès que l’on sait. Par parenthèse on ne voit et on n’entend guère le nouveau prix Nobel d’économie, sans doute trop discret et pas assez sexy pour les médias. C’est aussi la résignation dans le pays ; finalement peu ou pas de protestation, on s’habitue à ce drame économique à cette souffrance, à cette humiliation. D’autant que les grands médias ne cessent de nous bassiner avec 2017. En septembre, le nombre de demandeurs d’emploi inscrits en catégorie A (c’est-à-dire ceux n’ayant aucune activité) à Pôle emploi a de nouveau progressé de 19.200, selon les données publiées ce vendredi à 18h par le ministère du Travail. Sur un mois la hausse est de 0,6% et de 4,3% sur un an. Au total, plus de 3,43 millions de personnes sont aujourd’hui en France sans aucune activité, ce qui constitue un nouveau record.  Si l’on ajoute les chômeurs en activité réduite, la France comptait fin septembre 5,12 millions de personnes inscrites à Pôle emploi en catégories A, B et C. Un chiffre en progression de 1% sur un mois, soit 50.200 demandeurs de plus, et de 5,7% sur un an. Le ministère du Travail a beau jeu de souligner que «la progression moyenne du chômage ralentit sur le trimestre à +11.400 par mois, contre un rythme de 16.300 par mois au deuxième trimestre et 14.000 au premier trimestre», il n’y a guère de raisons de se réjouir d’une quelconque amélioration.

Hollande : 2013, l’année noire

Hollande : 2013, l’année noire

 

 

Chômage, croissance, impôts, Cahuzac,  Centrafrique, Leonarda, impopularité ou  l’année noire pour Hollande.  Le revers est sérieux: après l’amorce d’une inversion en octobre (-20.500), cette courbe est repartie à la hausse en novembre, avec 17.800 nouveaux demandeurs d’emplois sans aucun travail.  Et le chef de l’Etat a beau soutenir qu’arithmétiquement l’inversion de la courbe « est bien amorcée », il n’en reste pas moins que l’essai d’octobre n’a pas été transformé.  Avec cette mauvaise nouvelle, qui met à mal une promesse dont il a fait un marqueur de son quinquennat, la légère embellie de M. Hollande dans les sondages en cette fin d’année risque de faire long feu. Et son volontarisme à tout crin de miner la confiance des Français.  D’autant que son image de rassembleur et de président « normal », par opposition à celle de diviseur et d’hyper-président de son prédécesseur Nicolas Sarkozy, n’a cessé de se dégrader au cours des douze derniers mois.  Cible d’une bronca aussi imprévue que brutale, lors d’un salon de l’élevage en Auvergne il y a trois mois, M. Hollande est depuis régulièrement hué et sifflé lors de ses déplacements.  Ce fut même le cas le 11 novembre, pourtant journée de commémoration nationale. Oubliées les visites de 48 heures en province censées lui donner le pouls du pays, le président semble désormais privilégier les déplacements en catimini, loin des micros et caméras.  Sur le plan des réformes, M. Hollande peut mettre à son actif le vote de textes difficiles comme celui sur le mariage homosexuel ou la loi sur la sécurisation de l’emploi.  Mais l’action de l’exécutif aura été émaillée d’innombrables couacs, volte-face et reculades, sur fond de rumeurs incessantes de remaniement et de changement de Premier ministre.  Dernier épisode en date, le pavé dans la mare d’un rapport sur l’intégration publié sur le site de Matignon mettant en cause l’interdiction du voile à l’école, qui l’a contraint à taper du poing sur la table pour rappeler que la question ne faisait « pas débat ».  Dans la même veine, après le cafouillage présidentiel sur « la pause fiscale », « la remise à plat fiscale » annoncée par Jean-Marc Ayrault a, elle, accrédité l’idée d’un enterrement des réformes promises par le chef de l’Etat.  Sa « République exemplaire » ébranlée par l’affaire Cahuzac, n’a pas vraiment été restaurée, tandis que la loi sur la transparence de la vie politique censée éviter ces abus a été édulcorée par des parlementaires inquiets de livrer en pâture leurs déclarations de patrimoine.  Autre épisode dommageable pour le président Hollande: son jugement de Salomon dans l’affaire Leonarda, cette collégienne expulsée au Kosovo à laquelle il a finalement proposé de revenir en France, donnant le sentiment d’un président ne sachant pas trancher.  Globalement, ces flottements n’ont fait qu’alimenter l’inquiétude des Français, plus de huit sur dix (83%) percevant leur pays comme allant « plus mal ».  Des Français qui pourraient être de plus en plus tentés par le Front national de Marine Le Pen, si l’on en croit les sondages. Maigre consolation pour l’exécutif: l’UMP, empêtrée dans sa querelle des chefs, n’a toujours pas soldé l’après-Sarkozy, et ne parvient pas pour le moment à tirer parti de l’impopularité de la majorité.  S’ils craignent un vote sanction aux municipales de mars, les socialistes se rassurent aussi en se disant que les Français vont d’abord choisir « leur » maire et son équipe, et non pas le gouvernement du pays. Ils pourraient du coup limiter la casse.  Aux européennes en revanche, la facture risque d’être particulièrement salée pour la majorité.  L’économie française a elle connu un léger regain de croissance qui devrait être de 0,2% en 2013, mais ses finances publiques restent dans le rouge, et aux mesures fiscales devront s’ajouter en 2014 de sévères coupes dans les dépenses publiques.  Sur la scène internationale, François Hollande affiche un bilan mitigé.  Un an après avoir engagé les troupes françaises au Mali, le président de la République a de nouveau revêtu ses habits de chef des armées en Centrafrique.  Mais autant l’intervention malienne, couronnée de succès, avait reçu un large assentiment dans l’opinion, autant l’opération Sangaris, en Centrafrique semble pour l’heure impuissante à enrayer la spirale de violences dans ce pays en proie au chaos, où deux soldats français ont déjà trouvé la mort.  Plus anecdotique, M. Hollande, expert en bons mots, termine l’année sur une boutade malheureuse qui a provoqué un bref incident diplomatique avec l’Algérie.

2014 : année de la reprise pour le président du conseil européen

2014 : année de la reprise pour le président du conseil  européen

 

Le président du conseil européen Herman Van Rompuy a affirmé dimanche qu’il s’attendait à un redressement de l’activité économique en Europe en 2014, précisant qu’il y aura de la croissance positive partout en zone euro, à l’exception de la Slovénie et de Chypre.  S’exprimant en flamand sur la chaîne de télévision VTM, il a déclaré que « dans la zone euro, à l’exception de la Slovénie et de Chypre, nous irons vers de la croissance économique positive ».  Selon lui, même les pays en difficulté comme l’Espagne et la Grèce montrent des signes de croissance.  Pour M. Van Rompuy, 2014 sera l’année de la reprise bien que ce ne soit pas encore visible à cause de la persistance actuelle des mauvais chiffres du chômage.  Des créations d’emplois nécessiteront plus de temps, a ajouté le président du conseil européen, qui rédige à l’heure actuelle un livre dont le titre sera « l’Europe après la tempête ».   »Je suis persuadé qu’une majorité écrasante des populations européennes est en faveur de l’Union européenne », a-t-il dit.

 

Soldes: bilan mitigé et une mauvaise année

Soldes: bilan mitigé et une mauvaise année

 

Chez les commerçants, le bilan est contrasté, mais reste globalement positif ou en tout cas meilleur qu’attendu, sur l’ensemble de l’année les résultats seront mauvais.  Seuls les indépendants font grise mine. Les soldes « auraient pu nous redonner un petit peu d’oxygène » mais « patatras, on est à -2,5%. Ce qui veut dire que pour nous la saison est pourrie », déclare Bernard Morvan de la Fédération nationale de l’habillement.  Mais pour la majorité, les clients ont été au rendez-vous. 80,9% des Français ont effectué au moins un achat en solde, soit un peu plus que prévu, indique l’institut Toluna.  Près de 7 commerçants sur dix (67%) jugent le bilan de ces cinq semaines de rabais « satisfaisant », grâce notamment au retour de fortes chaleurs, qui ont dopé les achats de pièces de plein été (shorts, robes légères, débardeurs…).  Ce chiffre est supérieur de 15 points à celui de l’an dernier. Côté parisien, deux tiers des vendeurs constatent des hausses de +20% par rapport à un mois normal, tandis que 38% sont à +10%.  Une embellie à laquelle personne ne s’attendait en juin, après un début de saison calamiteux (ventes en recul de -2 à -15% selon les enseignes) en raison d’une météo automnale.   »On était déjà tellement en retard, que la saison sera de toutes façons mauvaise voire très mauvaise », prédisait mi-juillet Jean-Marc Génis de la Fédération des enseignes de l’habillement (grandes chaînes).  De fait, les 300 commerçants interrogés par la CCI Paris sont 58% à juger la saison peu ou pas satisfaisante. En cause, la météo mais également la crise économique qui a conduit les consommateurs à réduire leurs achats vestimentaires au strict minimum.  Cette tendance à l’économie s’est ressentie aussi pendant les soldes. « L’engouement pour les bonnes affaires est là, mais ce n’est pas non plus le rush », ont constaté nombre de magasins.  De plus, « avec la crise, ils (les clients, ndlr) recherchent surtout les petits prix », ajoutent-ils.  Résultat: ils achètent « moins mais utile. Il n’y a plus d’achats coups de coeur » et les paniers moyens sont en baisse.  Près de la moitié des Français (48,8%) ont dépensé moins de 150 euros pendant ces soldes, alors que leur budget prévisionnel moyen était de 203,5 euros, remarque Toluna.   »En plus, on note que les clients contrairement aux autres années, ne reviennent pas plusieurs fois faire les soldes », souligne Philippe Guilbert de Toluna.  Donc au final, les soldes n’ont pas été mauvaises, mais « n’ont pas non plus été géniales », résume M. Génis.  Cette tendance est également constatée sur internet. Les sites interrogés par la Fevad enregistrent certes une progression positive (+4%), mais qui reste moins importante que les autres années.  Spartoo.com réalise des ventes en hausse de 5%, contre +40% en 2012. Idem chez Brandalley, qui après un bon début (+10%), terminera la période au même niveau que l’an dernier.  Par ailleurs, pour faire venir les clients, tous les commerçants ont consenti à des rabais conséquents (-40 à -50% dès le départ) et se sont très vite lancés dans des deuxièmes démarques, souvent dès le premier lundi, voyant fleurir les -60 à -70%. Conséquence: « on atteint des niveaux de marges historiquement bas », constate Aude de Moussac.   »Nous avons bien vendu, mais comme nous avons fait de fortes démarques, le chiffre d’affaires stagne », déclare un commerçant parisien.  En définitive, même si « les soldes d’été ne sont pas si mal, on restera sur une tendance négative sur la saison, et même sur l’ensemble de l’année », note Gildas Minvielle, de l’Institut français de la mode.

 

Chômage: 2012, année record

Chômage: 2012, année record

Comme par hasard, les inscrits progressent peu en décembre après un gros nettoyage des listes de Pôle emploi : 46 700 radiations au lieu de 41 000 en moyenne. . Après plusieurs mois de bonds mensuels nettement supérieurs (à trois reprises au-dessus de 40.000 nouveaux inscrits), les chiffres faisant état de 300 inscrits supplémentaires en décembre – 20e mois de hausse – ont été accueillis avec prudence.   »Cette stabilité est appréciable. Pour autant, elle ne marque pas une inversion de la tendance à la hausse observée depuis 2008, et particulièrement marquée depuis un an et demi », a réagi le ministère du Travail.  Alors que les prévisions ne laissent guère espérer d’amélioration dans les mois à venir, et que d’importantes corrections statistiques sont attendues en janvier, « c’est la tendance qu’il faut regarder sur plusieurs mois », insiste le ministère.  Depuis Lille, le président François Hollande a réaffirmé sa volonté d’ »inverser la courbe du chômage » d’ici à la fin de l’année.  En marge d’un déplacement au Chili, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a jugé que la bataille pour l’emploi n’était « pas terminée » et n’était « pas encore gagnée ».  Sur un an, le nombre de chômeurs sans activité (catégorie A) a augmenté de 10% pour atteindre 3.132.900 personnes, proche du pic historique de janvier 1997 (3.205.000 de chômeurs sans activité). La Franche-Comté est la région la plus frappée en 2012 (+15,6%).  Aussi loin que remontent les statistiques du ministère (1996), 2012 marque la deuxième plus forte augmentation annuelle du nombre de chômeurs après 2009 (+347.000).  En incluant les personnes travaillant à temps réduit (catégories B et C), le nombre de nouveaux inscrits a continué de grimper en décembre (+10.200 personnes, +8,8% sur un an), portant le nouveau record à 4,627 millions (4,9 millions avec l’Outre-mer).  La « stabilisation » en décembre résulte pour partie « d’une progression inexpliquée des sorties pour radiation », observe la présidente du Conseil d’orientation pour l’emploi, Marie-Claire Carrère-Gée.  En l’occurence, Pôle emploi a procédé à 46.700 radiations (9.200 de plus qu’en novembre), la moyenne étant de 41.000 par mois en 2012, selon le ministère.  Nonobstant cet « effet statistique », décembre confirme « un essoufflement de l’utilisation des CDD et intérimaires comme variable d’ajustement », les entreprises « licenciant désormais plus leurs salariés en CDI », analyse Marion Cochard, de l’Observatoire français des conjonctures économiques.  Décembre n’aura notamment pas accordé de répit aux seniors (+1% sur un mois, +17% sur un an), plus souvent en CDI: près de 700.000 étaient au chômage et sans aucune activité en fin d’année.  Le nombre de jeunes inscrits, stable sur un mois, a progressé de 9,4% sur un an, à 493.800 personnes.  Par ailleurs, la relative stabilité « dissimule une poursuite de la hausse du chômage de longue durée », note Mme Carrère-Gée, le nombre d’inscrits depuis plus d’un an atteignant un nouveau record absolu (1,96 million).  Alors que le Fonds monétaire international vient encore d’abaisser sa prévision de croissance à 0,3% pour 2013, aucun économiste ne fait le pari d’une inversion rapide. « 2013 sera aussi une année noire » pour Marion Cochard. L’Unédic table sur 185.500 chômeurs sans aucune activité de plus en 2013.

 

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OR : 2013, l’année de la baisse

OR : 2013, l’année de la baisse

 

Curieusement 2013 devrait être l’année du retournement des cours de l’or. Curieusement parce que la crise économique va s’approfondir et que la peur alimente en général  la hausse de la valeur refuge. Le problème de l’or c’est qu’il n’a cessé de grimper depuis plus de dix ans et qu’il faudra bien qu’il redescende car les niveaux actuels deviennent vertigineux. Pourtant tout devrait être favorable à l’ or car l’injection de liquidités va s’accompagner de taux d’intérêts très faibles voire négatifs. Mais même à des taux faibles ,  les obligations trouvent preneurs car c’est encore plus sûr que le versatile cours de l’or. On a constaté ces derniers temps une amorce dans ce sens. L’envolée spectaculaire des cours de l’or, qui aura duré 12 ans, touche-t-elle à sa fin ? Traditionnelle valeur refuge en période d’incertitude, le métal jaune, qui a vu son cours moyen grimper tous les ans depuis 2001 ne profite pourtant pas des inquiétudes liées au « mur budgétaire ». Si la plupart des banques tablent toujours sur de nouveaux records en 2013, les éléments de soutien cités – taux d’intérêt ultra-faibles et craintes d’inflation – n’ont pas suffi à propulser les cours de l’or hors du canal dans lequel ils sont cantonnés depuis un an. Une brève envolée en novembre, en réaction au dernier programme de stimulation monétaire de la banque centrale américaine, a rapidement donné lieu à un courant de ventes. L’or a perdu quasiment 5% au cours des quatre dernières semaines, ce qui devrait ramener sa hausse à environ 7% cette année, son rythme le plus faible depuis 2008. Autour de 1.664 dollars l’once, son cours 13,3% au-dessous de son record touché l’an dernier, à 1.920.30 dollars et nettement inférieur au niveau de 2.000 dollars anticipé par les investisseurs les plus optimistes à l’époque. « En gros, les investisseurs ‘baissiers’ sur l’or ont déclaré, ‘on n’y croit pas’ et ont matraqué les cours », note Ross Norman, directeur général du négociant Sharps Pixley. « Le vrai test pour ce marché est sa façon de réagir dans l’adversité et l’or n’a pas bien performé. »  

 

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