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Immobilier : 2023, année du grand retournement ?

Immobilier : 2023, année du grand retournement ?

par Fatmatül Pralong, Professeur agrégé en sciences économiques, Sorbonne Université dans the Conversation

En 2022, les ventes immobilières ont franchi la barre du million, selon un bilan publié par la Fédération nationale de l’immobilier (Fnaim) qui observe cependant un repli du nombre de transactions : -6,5 % sur un an par rapport à 2021. Même constat du côté du réseau d’agences Century 21, qui avance le chiffre de -4 %. Quant aux prix, ils ont commencé à baisser à partir de l’été 2022 et pourraient encore reculer de 5 % à 10 % en 2023.

Ce retournement s’explique notamment par la forte inflation qui a marqué 2022, atteignant 6,2 % sur un an en fin d’année. Cette hausse des prix a eu deux conséquences qui pèsent sur le marché immobilier. D’abord, les entreprises qui supportent une hausse de leurs coûts de production – comme les matières premières et l’énergie fossile – ont répercuté ces hausses sur les prix afin de sauvegarder leurs marges. Cette inflation dite « par les coûts » pousse ainsi à la hausse des prix à la construction dans le neuf, ce qui évince les acheteurs les plus modestes.

Ensuite, pour freiner l’inflation, la Banque centrale européenne (BCE) a décidé de relever son taux directeur, c’est-à-dire le taux auquel elle prête de l’argent aux banques commerciales (dites de second rang), à partir de juillet dernier. Pour préserver leurs marges, les banques ont alors relevé leurs taux d’emprunt, ce qui impacte les projets immobiliers et entraîne une baisse des ventes.

Pour préserver la solvabilité des emprunts, le système bancaire devient en conséquence plus sélectif dans l’octroi des prêts, éliminant les débiteurs les plus vulnérables.

Un autre élément devrait enfin peser sur le marché immobilier en 2023 : les mesures prises en faveur de la transition écologique. Après la « fossilflation », l’inflation due aux fossiles, l’économiste allemande Isabel Schnabel, membre du directoire de la BCE, pointe du doigt un autre phénomène : la « greenflation », liée aux coûts des mesures visant à développer les technologies vertes, dont les énergies renouvelables, avec la mise en place d’une réglementation plus contraignante.

Autrement dit, la transition écologique risque d’accentuer à court terme le phénomène d’inflation avec une augmentation des coûts financiers pour les producteurs et une baisse du pouvoir d’achat pour les consommateurs.

En France, la loi Climat et résilience (adoptée en 2019) s’applique depuis janvier 2023 afin de lutter contre les « passoires énergétiques » ou « thermiques » : elle interdit dorénavant la mise en location de certains logements classés G en consommation d’énergie, consommant plus de 450 kilowattheures par mètre carré par an, selon leur diagnostic de performance énergétique (DPE). La loi prévoit qu’au 1er janvier 2025, tous les logements classés G ne pourront plus être loués puis elle s’appliquera ensuite aux logements de classe F au 1er janvier 2028, et au logement de classe E le 1er janvier 2034.

Selon un sondage mené par la Fnaim, un quart des propriétaires-bailleurs envisagerait ainsi de vendre plutôt que rénover leur logement, ce qui pourrait entrainer un afflux de biens sur le marché. En effet, certains propriétaires-bailleurs n’auront pas les moyens de financer la remise aux normes malgré les aides. Les futurs investisseurs devront même intégrer dans le calcul de la rentabilité le coût des travaux de transformation et le manque à gagner durant la période sans loyers perçus, dégradant l’effet de levier des investissements.

Au bilan, l’abondance de biens immobiliers d’un côté et le ralentissement de la demande de l’autre devraient donc entretenir la baisse des prix immobiliers en 2023.

Bilan Monde 2021: année de ruptures

Bilan Monde 2021:  année de ruptures

 

 Le Bilan du monde consacre une grande partie de son édition 2022 à la pandémie et aux effets de la vaccination. Cette publication annuelle, préparée par les journalistes du Monde, propose un panorama géopolitique, économique et écologique de l’année écoulée et dresse l’état des lieux des 198 pays du globe. Outre cet atlas, l’édition comprend également trois cahiers – « International », « France » et « Planète » –, un portfolio, des infographies et des tribunes marquantes publiées dans les pages « Idées » du journal mais aussi des points de vue inédits ; soit différents décryptages pour faire le tour de l’année 2021, riche en rebondissements.

A l’échelle de la planète, l’impact de cette crise sans précédent sur l’humanité a accéléré le changement de nos sociétés, elles-mêmes en proie à plusieurs ruptures dans la marche du monde. Rupture sanitaire : le coronavirus et ses variants résistent et le retour à la vie « normale » n’est pas pour demain. Rupture géopolitique : le retrait des Etats-Unis d’Afghanistan marque la fin du siècle américain et le basculement vers l’Indo-Pacifique du nouveau centre de gravité de l’ordre mondial. Rupture politique : l’abstention record aux scrutins électoraux, notamment en France, creuse le déficit de confiance entre gouvernants et gouvernés. Rupture écologique, enfin : l’année 2021 a battu des records de chaleur.

Même si l’épidémie n’a pas encore attaqué les fondements des relations internationales, de nouveaux rapports de force et une nouvelle grammaire ont surgi, ouvrant la voie à un climat d’incertitude générale à travers huit défis (sanitaire, géopolitique, politique, économique, social, technologique, anthropologique, écologique) à relever pour les Etats et leurs populations. Ces défis, parce qu’ils s’interconnectent et agissent simultanément, compliquent davantage leur lisibilité.

« Le Bilan du monde », édition 2022, 220 pages, 14 euros.

Miel français : année noire

Miel français : année noire

 

 

En raison du dérèglement climatique les récoltes de miel français devraient diminuer de lordre  de 40 %. L’alternance d’épisodes de trois, depuis et de chaleur pendant la belle saison perturbe totalement la floraison et donc la production de miel.

Notons que officiellement 50 % du miel vient de l’étranger ( 85 % pour le miel bio). Sans parler évidemment de l’ersatz de miel qui n’est pas produit par des abeilles !

Le journal la Croix donnée des précisions sur l’origine du miel.

 Avec seulement 18 000 tonnes produites par an par les apiculteurs français pour une consommation de 40 000 tonnes, le miel étranger est majoritaire sur nos tables. Or, le recours à des importations en provenance d’Asie ou d’Amérique du Sud augmenterait les risques de tromperie (miels dilués avec de l’eau ou mélangés avec des produits sucrants).

 

Première précaution, donc : identifier l’origine du miel. Selon Frank Alétru, président du syndicat national d’apiculture, mieux vaut opter pour un miel originaire de l’Union européenne (UE), soumis depuis 2002 à une directive « exigeante en matière de traçabilité ».

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Ceux qui désirent se régaler d’un miel butiné et récolté en France trouveront sur l’étiquette des phrases comme « miel de France » ou « Origine France », voire « récolté en France ». Il existe cependant quelques indications géographiques protégées (IGP) comme miel de Provence, miel d’Alsace ou encore des Cévennes.

 

 

Autre option : un nectar extrait et vendu par un apiculteur français, qui tient un registre d’élevage et un cahier de miellerie pour garantir sa traçabilité. Ce type de miel est reconnaissable par les étiquetages « miel d’apiculteur » ou « apiculteur récoltant ». « Si l’étiquette comprend un nom, une adresse, un numéro ou un mail, c’est bon signe », indique Henri Clément, porte-parole de l’union nationale de l’apiculture française (UNAF).

Certaines appellations doivent cependant mettre le consommateur en alerte. « C’est le cas du miel de cerisiers ou de citronniers français – alors que le pays n’en compte pas assez pour en produire ; ou encore un « miel de sous-bois », comme si les abeilles allaient butiner uniquement dans les sous-bois… », explique Frank Alétru.

Le problème essentiel réside dans les origines des produits non communautaires. « Sur des pots, il est parfois fait mention d’un mélange de l’UE (Union européenne) et hors-UE. Ce qui revient à nous dire — nous voilà rassurés — que ce miel vient de la planète Terre », s’agace Henri Clément.

L’essentiel des acteurs de la filière demande une loi pour une plus grande transparence, avec la présentation des pays d’origine et le pourcentage de leur présence : par exemple, « 80 % Chine, 20 % France ». Le gouvernement a d’ailleurs annoncé à l’été 2019 un projet de décret afin que l’étiquetage présente, dans le cas de mélanges, la liste exhaustive des pays d’où les miels sont issus, en mettant en valeur les pays dont le miel est présent à plus de 20 %.

 

Une nouvelle année record pour l’apprentissage et pourtant ridicule

Une  nouvelle année record pour l’apprentissage et pourtant ridicule

 

La ministre du travail se félicite de résultats exceptionnels concernant l’apprentissage avec 50 000 sur un trimestre. De quoi rire en effet quand on sait qu’il y a environ 800 000 jeunes à former chaque année dont la plupart choisissent les études longues qui mènent tout droit au chômage pour une grande partie. Beaucoup obtenant en effet un diplôme sans perspectives d’embauche ou pas de diplôme du tout. Le nombre annuel d’apprentissage tourne autour de 400 000 par an. Les autres s’engagent pour la plupart dans l’impasse de l’université pour en ressortir avec un rien du tout un diplôme très théorique dont se nourrissent d’ailleurs les effectifs de l’administration.

 

Entre janvier et avril, le nombre de contrats conclus s’est en effet élevé à 50.000. Un véritable bond par rapport aux quelque 17.000 signatures comptabilisées sur cette même période en 2020 et les 12.000 en 2019. Les entrées en apprentissage sur le premier trimestre ont ainsi été multipliées par trois en l’espace d’un an et même par quatre comparativement à deux ans en arrière. «On ne veut pas vendre la peau de l’ours mais ces chiffres laissent augurer une très bonne dynamique et une belle rentrée», souffle l’entourage de la ministre du Travail, Élisabeth Borne.

Universités : « Une année blanche  » ?

Universités : « Une année blanche  » ?

François Germinet, président de Cergy-Paris Université, s’inquiète dans le monde des perspectives ouvertes par une année universitaire quasi intégralement à distance.

Désigner les publics prioritaires pour un retour en présentiel, parer au risque accru de décrochage, apaiser les inquiétudes des futurs diplômés sur leur avenir professionnel… Pour François Germinet, président de Cergy-Paris Université, les prochains mois s’annoncent des plus délicats pour les étudiants.

A défaut de rouvrir les universités pour les travaux dirigés, comme le souhaitait Emmanuel Macron, une circulaire ministérielle demande aux établissements d’accueillir des groupes prioritaires de dix étudiants, à charge pour vous de définir les critères de sélection. Comment avez-vous fait ?

Nous avons reçu à la veille des vacances de Noël cette circulaire ministérielle précisant les conditions de la rentrée. Il faut donc un peu de temps aux équipes pédagogiques pour s’organiser. Pour le moment, nous n’avons pas encore constitué de groupes de dix, sachant que la plupart des étudiants doivent passer leurs examens et ne reprendront les cours que le 21 janvier. Ce qui est sûr, c’est qu’on ne peut pas multiplier les heures dispensées en prenant nos 6 000 étudiants de première année pour constituer 600 groupes.

Quelques-unes de nos formations commencent leur second semestre dès le 4 janvier et s’appuieront sur les résultats des examens passés en décembre. Les étudiants qui ont eu les plus mauvaises notes feront partie des publics ciblés pour ces groupes de dix. Ceux qui en feront la demande aussi, soit parce qu’ils vivent dans une chambre et souffrent d’isolement, soit parce qu’ils sont dans un environnement familial peu propice à l’étude à distance.

Les cours en présentiel ne concerneront-ils que les étudiants de première année ?

La circulaire prévoit que seuls les premières années peuvent reprendre les travaux dirigés [TD], en demi-jauge, à partir du 20 janvier. Notre demande d’une reprise pour tous les niveaux de l’université avec une jauge à 50 % à cette date – qui correspond à la date de réouverture des lycées pour tous les élèves – n’a donc pas été entendue. L’incertitude demeurant sur la situation sanitaire, j’ai préféré ne pas tenir compte de la date du 20 janvier et fixer une reprise pour tous au lundi 8 février. Les étudiants viendront alors une semaine à la fac et travailleront à distance la semaine suivante, comme en septembre. Cela laisse le temps à ceux qui sont en province d’organiser leur retour.

2021 : une année de transition au plan économique

2021 : une année de transition au plan économique

 

2021 se présente comme une année de transition et non l’année de rétablissement total de la croissance perdue. Il faudra attendre au moins la fin de 2022 pour cela. En fait,  on va commencer à rattraper les pertes d’activité dues à la crise sanitaire en 2021. En Europe le redémarrage risque d’être plus lent qu’ailleurs. En Chine, la croissance est nettement repartie à la hausse. Devraient suivre les États-Unis qui auront soutenu leur économie avec un appui financier à hauteur de 15 % du PIB. En Europe on est plus près de 5 % excepté pour l’Allemagne à 9 % du PIB.

Pour retrouver le niveau de fin 2019, il faudra quatre trimestres aux États-Unis, contre neuf en zone euro, évalue le groupe Rothschild. Attention, prévient Christopher Dembik, «la reprise sera très hétérogène en zone euro car le chômage reste important. La zone sud va rester durablement sinistrée». Le fonds européen de 750 milliards d’euros représente un levier conséquent, dont l’Italie et l’Espagne sont les premiers bénéficiaires. «Mais les principaux montants n’arriveront pas avant 2023 et 2024», précise l’économiste.

 

Ce qui risque de plomber l’atmosphère notamment le moral des acteurs économiques, c’est l’annonce du grand bon des faillites notamment au cours du second semestre 2021. Un grand bon qui mécaniquement va provoquer une forte hausse du chômage. Par exemple en France après environ la destruction de 800 000 emplois en 2020, il faudra en ajouter au moins 1 million en 2021. Les consommateurs, les ménages et les investisseurs risquent dans ces conditions de se montrer encore prudents en 2021.

 

Le gouvernement français a dû d’ailleurs revoir à la baisse sa prévision de croissance pour 2021 à +6%. Une performance atteignable « s’il n’y a pas de troisième confinement et si on a une reprise économique relativement régulière à partir du premier trimestre », prévient Patrick Artus, économiste en chef de Natixis. Sinon, « tout sera différent: ça voudra dire qu’il faudra attendre 2024 pour retrouver le niveau de PIB d’avant la crise, le chômage va monter beaucoup plus haut, les faillites d’entreprises aussi », ajoute-t-il.

2021, année mortelle pour Suez et Veolia

2021, année mortelle pour Suez et Veolia

 

 

L’année 2021 pourrait bien être une année de déconstruction aussi bien pour Suez que pour Veolia.

 

À l’origine de l’affaire,  la mauvaise gestion d’Engie qui s’est débarrassée des actions de Suez. Du coup un contentieux est intervenu de façon tapageuse dans les médias pour faciliter l’absorption de Suez par Veolia. Une véritable opération d’auto destruction pour les deux sociétés atteintes dans leur image de marque mais susceptibles en cas de fusion d’être concurrencées  par des sociétés étrangères voire par des régies.

 

En attendant,  les deux sociétés dépensent des sommes folles sur le plan juridique et certains clients sont déstabilisés dans la mesure où en plus en cas de regroupement l’activité eau pourrait être cédée à un fonds spéculatif sans expérience de l’activité.

 

Le dépeçage des deux sociétés pourrait être prononcé par les autorités européennes. On imagine la situation expectative dans laquelle se trouve certains clients en France comme à l’étranger !

Climat–Réchauffement : 2020 année record

Climat–Réchauffement : 2020 année record

« 2020 est en tête [des relevés les plus chauds] pratiquement depuis le mois de février », enchaînant les moyennes record, souligne Jean-Michel Soubeyroux, directeur adjoint à la direction de la climatologie et des services climatiques de Météo-France.

Autre signe de ce réchauffement, sur les 120 années depuis que ces moyennes nationales sont relevées, les six années les plus chaudes ont été enregistrées depuis 2011.

« Au cours de la décennie que nous venons de vivre, nous sommes dans une dynamique particulièrement significative, la variabilité devient très réduite », explique M. Soubeyroux. « Sur une série de 120 ans, la probabilité pour chacune de ces années [d'être dans les plus chaudes] est d’un sur 120, on voit que les dés sont pipés ».

 

Ce réchauffement reflète fidèlement celui constaté à l’échelle planétaire, où l’Organisation mondiale de la météo a annoncé début décembre que 2020 devrait être l’une des trois années les plus chaudes jamais enregistrées.

Sécurité Sociale: un trou supplémentaire de 53 milliards cette année

Sécurité Sociale: un trou supplémentaire de 53 milliards cette année

Conséquence directe de la crise sanitaire, un déficit 10 fois plus important que prévu ( moins de recettes et davantage de dépenses).. Le déficit des comptes sociaux pourrait atteindre 53,1 milliards d’euros cette année (contre un déficit de 5,1 milliards attendu initialement), avec un retour dans le rouge de l’ensemble des branches: -31,1 milliards pour l’assurance maladie et -17,4 milliards pour l’assurance retraite, mais également -3,1 milliards pour la famille et -1,7 milliard pour les accidents du travail, deux branches qui étaient en excédents depuis plusieurs années. Notons qu’il y a pas eu de loi rectificative pour le budget de la Sécu tellement le trou est profond. Pourtant ce budget de la Sécu de 500 milliards est supérieur à celui du budget de l’État qui affiche 300 milliards.

La taxe numérique : appliquée dès cette année ?

La taxe numérique : appliquée dès cette année ?

 

Sans doute portée par l’euphorie des réflexions sur le jour d’après, le ministre de l’économie et des finances annonce que la fameuse taxe numérique sera mise en œuvre en France dès cette année même si aucun accord international ,actuellement discuté, ne parvient à être réalisé. 

 

Première observation on se demande alors pourquoi la France a suspendu son projet de taxe pour se soumettre à une négociation internationale. Il ne fallait pas être grand clerc pour savoir que la confrontation internationale porterait sur  :le niveau de cette taxe et la date à partir de laquelle s’appliquerait. On peut de se demander s’il n’y a pas un peu de démagogie dans la déclaration de Bruno Lemaire ; en effet pour rendre applicable une taxe française sur le numérique en 2020 il faudra accélérer sérieusement la procédure. En vérité, juridiquement cette taxe pourrait être envisagée sans doute qu’à partir de 2021. Il faudra aussi en mesurer les séquences. On sait en effet que les États-Unis ont  lourdement pénalisés certains produits français par des droits douaniers par exemple sur le vin et qu’ils  envisagent  encore d’élargir l’assiette de ses droits et d’augmenter leur niveau. Sur ce dossier, force est de constater que la France fait un pas en avant, un pas en arrière et que les déclarations officielles non suivis d’effets discréditent plutôt la position française dans ce domaine . “Jamais la taxation des géants numériques n’a été plus légitime et plus nécessaire”, a déclaré Bruno Le Maire. “En tout état de cause, la France, comme elle l’a toujours indiqué appliquera une taxation aux géants du numérique en 2020, soit sous une forme internationale s’il y a un accord, soit sous une forme nationale s’il n’y a pas d’accord”, a-t-il ajouté.

Près de 140 Etats négocient actuellement sous l’égide de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) un nouvel accord sur la fiscalité transfrontalière afin de l’adapter à l’ère numérique, mais la pandémie de coronavirus a ralenti les discussions et l’engagement réaffirmé en début d’année de parvenir à un accord international d’ici fin 2020 semble de plus en plus difficile à tenir.

Bruno Le Maire avait répété à plusieurs reprises avant l’émergence de la crise sanitaire qu’une taxe numérique à l’échelle européenne serait indispensable, faute d’accord de la communauté internationale. En l’absence d’accord, plusieurs Etats membres ont mis en place une taxe numérique nationale. La France a ouvert la voie en instaurant sa propre taxe l’an dernier, ce qui lui a valu des menaces de représailles commerciales de la part des Etats-Unis. Les échéances de paiement ont toutefois été suspendues jusqu’à la fin de l’année dans l’attente d’un accord international.

La taxe numérique : appliquée dès cette année ?

La taxe numérique : appliquée dès cette année ?

 

Sans doute portée par l’euphorie des réflexions sur le jour d’après, le ministre de l’économie et des finances annonce que la fameuse taxe numérique sera mise en œuvre en France dès cette année même si aucun accord international ,actuellement discuté, ne parvient à être réalisé

Première observation on se demande alors pourquoi la France a suspendu son projet de taxe pour se soumettre à une négociation internationale. Il ne fallait pas être grand clerc pour savoir que la confrontation internationale porterait sur  :le niveau de cette taxe et la date à partir de laquelle s’appliquerait. On peut de se demander s’il n’y a pas un peu de démagogie dans la déclaration de Bruno Lemaire ; en effet pour rendre applicable une taxe française sur le numérique en 2020 il faudra accélérer sérieusement la procédure. En vérité, juridiquement cette taxe pourrait être envisagée sans doute qu’à partir de 2021. Il faudra aussi en mesurer les séquences. On sait en effet que les États-Unis ont  lourdement pénalisés certains produits français par des droits douaniers par exemple sur le vin et qu’ils  envisagent  encore d’élargir l’assiette de ses droits et d’augmenter leur niveau. Sur ce dossier, force est de constater que la France fait un pas en avant, un pas en arrière et que les déclarations officielles non suivis d’effets discréditent plutôt la position française dans ce domaine . “Jamais la taxation des géants numériques n’a été plus légitime et plus nécessaire”, a déclaré Bruno Le Maire. “En tout état de cause, la France, comme elle l’a toujours indiqué appliquera une taxation aux géants du numérique en 2020, soit sous une forme internationale s’il y a un accord, soit sous une forme nationale s’il n’y a pas d’accord”, a-t-il ajouté.

 

Près de 140 Etats négocient actuellement sous l’égide de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) un nouvel accord sur la fiscalité transfrontalière afin de l’adapter à l’ère numérique, mais la pandémie de coronavirus a ralenti les discussions et l’engagement réaffirmé en début d’année de parvenir à un accord international d’ici fin 2020 semble de plus en plus difficile à tenir.

Bruno Le Maire avait répété à plusieurs reprises avant l’émergence de la crise sanitaire qu’une taxe numérique à l’échelle européenne serait indispensable, faute d’accord de la communauté internationale. En l’absence d’accord, plusieurs Etats membres ont mis en place une taxe numérique nationale. La France a ouvert la voie en instaurant sa propre taxe l’an dernier, ce qui lui a valu des menaces de représailles commerciales de la part des Etats-Unis. Les échéances de paiement ont toutefois été suspendues jusqu’à la fin de l’année dans l’attente d’un accord international.

Automobile : un mauvais premier trimestre qui annonce une année catastrophique.

Automobile :  un mauvais premier trimestre qui annonce une année catastrophique.

Les premières indications des constructeurs et des équipementiers signalent une baisse qui pourrait atteindre de l’ordre de 15 % pour le premier trimestre. Une baisse qui sera suivie de bien d’autres surtout en France dont la production est en perte de vitesse (comme d’ailleurs toute l’industrie). En cause évidemment les conséquences du Coronavirus mais au-delà les nouvelles normes imposées par l’Europe, l’attentisme des consommateurs et le changement de structure de la mobilité. La production automobile française sera donc très  affectée.

 

 « La production automobile française est désormais la cinquième de l’Union européenne » derrière l’Allemagne, qui a consolidé sa position en tête, mais aussi derrière l’Italie, l’Espagne et le Royaume-Uni. Elle « est en perte de vitesse, surtout depuis la crise » financière de 2008, notait  l’Insee. « Contrairement à la production des principaux pays producteurs, celle de la France n’a pas récupéré son niveau d’avant la crise de 2008″, soulignent les auteurs de l’étude, qui ne prend pas en compte les données postérieures à 2016. « les parts de marché prises par les marques étrangères importées », mais aussi par « l’internationalisation de la production » des groupes français. « Les productions des groupes français à l’étranger » réduisent la balance commerciale de deux façons: lorsqu’elles sont réimportées vers la France, mais aussi « lorsqu’elles servent la demande locale [et] se substituent potentiellement à des productions nationales exportées », expliquent les auteurs. Le déclin français s’inscrit dans une crise industrielle plus large explique Sébastien Laye, entrepreneur dans le domaine des services financiers; il  souligne le sérieux retard que la France accuse sur le plan industriel.

 

  • « Pour comprendre le désastre industriel français, il convient de revenir sur les erreurs stratégiques des pouvoirs publics français et de nos grands patrons, eux-mêmes issus du moule techno-politique via les grands corps. Nous devons à Serge Tchuruk dans les années 90, le patron de ce qui était alors Alcatel (depuis démantelé en de nombreuses entités), d’avoir théorisé chez nous le concept d’industrie sans usines, sans actifs, «asset-light»: une hérésie stratégique vite abandonnée par les Américains mais qui a perduré en France jusque dans les années 2000. Or notre monde économique actuel, loin d’avoir vu la disparition de la vieille industrie au profit d’une économie purement tertiaire et de services, est beaucoup plus complexe. En réalité nos économies sont devenues hyper industrielles, avec le logiciel ou les services à valeur ajoutée qui sont venus transformer l’usine d’antan. Les smart factories embarquent des compétences en informatique, robotique et automatisation en brouillant la frontière avec l’univers de la technologie et des GAFA. Ainsi, d’une certaine manière, l’industrie n’existe peut-être plus en tant que secteur autonome mais paradoxalement elle est omniprésente: même les acteurs des nouvelles technologies doivent déployer des plateformes industrielles et logistiques colossales, que ce soit Amazon ou Google avec ses data centers.
  • Alors que la puissance économique est avant tout une puissance industrielle, la France et victime d’un vrai décrochage industriel.
  • Les États-Unis ont compris depuis une dizaine d’années qu’un modèle économique uniquement orienté vers la consommation domestique est voué à l’échec: ce mouvement s’est accéléré sous le mandat Trump, qui a vu la création de 400 000 emplois manufacturiers. Par un subtil équilibre de baisses massives d’impôts (alors que les impôts sur la production obèrent toute rentabilité de nos usines.) et de menaces, Trump a obtenu de Softbank/Sprint, de GoPro ou encore d’Apple une relocalisation aux États-Unis de leur base manufacturière. Pfizer, Comcast, Boeing, notamment en rapatriant les profits offshores, investissent à nouveau dans leurs usines américaines. Les Américains ont supprimé en deux ans la moitié du code des réglementations pour créer de nouvelles usines ; les Chinois, avec un modèle moins libéral mais un État visionnaire, développent non seulement leur base industrielle mais sont aussi en train de réindustrialiser toute l’Asie par leur projet de nouvelle route de la soie, qui se traduit par de colossales infrastructures de transport.
  • Alors que la puissance économique est avant tout une puissance industrielle, comme en attestent la réindustrialisation de l’Amérique de Donald Trump ou les grandes réalisations chinoises, la France est victime d’un vrai décrochage industriel. Or développer la seule économie de services (petits boulots en chaîne) ou des start-up (peu intense en capital humain) ne permettra pas à la France de juguler le fléau du chômage et de la croissance molle. On ne peut qu’être sidéré par le manque de volontarisme des pouvoirs publics français en la matière, alors que notre génie industriel était la marque de fabrique de la France encore dans les années 1990 (il suffit de noter le rayonnement des produits de Schneider, Airbus, Alstom, Dassault, à cette époque) et que le complexe militaire, comme aux États-Unis, fournissait un excellent levier public pour le développement de l’industrie privée.
  • En 2018, la part de l’industrie dans la richesse nationale en France n’était plus que de 11 %, contre 17 % à la fin des années 1990, ce qui est le niveau actuel de la plupart des autres économies développées. À l’origine du déclin de l’industrie, on peut noter la détérioration générale de la compétitivité des entreprises françaises. Face à la concurrence mondiale, l’industrie française ne fait plus le poids dans certains secteurs. D’autre part, en quinze ans, alors que les ventes de biens ont augmenté de plus de 50 % sur nos territoires, notre production manufacturière… est restée au même niveau. Sans compter qu’au-delà des ventes de biens, les services à haute valeur ajoutée ont accru leur part dans notre PIB, et à ce niveau la domination des GAFA et autres entreprises technologiques étrangères a signifié d’irrémédiables pertes de marché: elles sont visibles dans les chiffres du déficit du commerce international, qui se creuse depuis notre plus haut point en 2004 ; non seulement nos entreprises ne produisent plus ce que les Français consomment, mais elles ne disposent pas des compétences et technologies clefs dont nos concitoyens ont besoin. Enfin, l’absence de fonds de pension entrave le développement de nos entreprises, empêchant le financement de l’innovation de long terme et poussant les plus grandes d’entre elles à abandonner leur base hexagonale.
  • Les conséquences de ces défaillances sont visibles: notre industrie est l’une des moins robotisées (126 robots pour 10 000 salariés contre 270 en Allemagne), les investissements dans les NTIC sont deux fois moins nombreux que dans le reste de la zone euro et trois fois moins nombreux qu’aux USA. Le très poussif basculement du CICE en baisse de charges, l’hypothétique baisse de l’IS promise à l’horizon 2022 et l’absence de baisse des impôts sur la production ne laissent pas augurer un redressement rapide de l’investissement privé. Il faut donc rapidement changer de braquet et promouvoir des partenariats publics-privés ancrés sur des dépenses d’investissement public (que Bruxelles doit mieux distinguer des dépenses de fonctionnement).
  • On est en droit de douter de la volonté du gouvernement actuel de redresser notre industrie.
  • Il convient en premier lieu de favoriser la montée en gamme de nos industries informatique, robotique et d’intelligence artificielle: cela passe par le redéploiement des interventions de la BPI trop centrées sur l’internet grand public, et par plus de précisions sur le plan d’investissement promis par Macron sur le quinquennat, qui pour l’instant inclut essentiellement des dépenses de fonctionnement dans l’éducation. La robotisation est aussi une opportunité pour notre industrie et souvenons-nous que les pays les plus robotisés sont aussi ceux où le chômage est le plus faible. Elle doit être couplée par un plan massif d’équipement 5G sur notre territoire, car ces nouveaux robots et objets doivent pouvoir communiquer, seul moyen de révéler le vrai potentiel de nos territoires.
  • On est en droit de douter de la volonté du gouvernement actuel de redresser notre industrie: clientélisme à l’égard d’autres secteurs, manichéisme économique simpliste (l’industrie c’est l’ancien monde, la start-up le nouveau qui doit aller de l’avant.), remise aux calendes grecques des mesures pour favoriser l’investissement et la modernisation: la survie politique plus que la vision stratégique semble servir de cap aux décisions économiques. À Bercy, nous avions déjà testé le manque de détermination, voire l’ambiguïté d’Emmanuel Macron sur ces sujets, lorsqu’il avait écarté hâtivement toutes les alternatives, notamment françaises, au rachat par General Electric. L’amateurisme actuel est si évident que Bercy version Lemaire n’a jamais lu les comptes du repreneur d’Ascoval, British Steel, en état de faillite théorique dès le rachat du site français….
  • Il est plus qu’urgent de rééquiper notre secteur industriel, afin de monter en gamme, de produire à nouveau sur notre territoire, de redevenir une machine à exporter et à créer des emplois. À défaut, toutes les réformes lancées par le pouvoir actuel, ne viendront jamais à bout de notre chômage structurel. »

2020, année de l’économie circulaire ?

2020, année de l’économie circulaire ?

Le parlement a définitivement adopté la loi relative à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire ; un texte cependant relativement réducteur du  concept de l’économie circulaire. On y traite en effet surtout des questions de recyclage et de tri des déchets mais finalement peu de la question fondamentale de l’obsolescence de nombreux produits et du gaspillage considérable d’énergie, de matière de transport et de logistique. Pour changer vraiment et s’orienter réellement vers une économie circulaire il faudra autre chose que cette loi minimale, convaincre les acteurs économiques y compris les consommateurs.

Selon un rapport de l’Obsoco, à peine plus d’un Français sur 10 la pratique. . Il y a vraiment des progrès à faire pour lutter contre l’obsolescence programmée et recourir davantage à l’économie circulaire. Selon un rapport de l’Obsoco (Observatoire société et consommation). En cause, le fait que nombre de produit ne sont pas mutualisés, surtout qu’ils ne sont pas réparables ou qu’il n’existe pas de métiers de réparateurs. Les pratiques plus économes en ressources (location, économie de l’usage, réparation…) restent donc confidentielles. Hormis pour l’achat d’occasion, la mode de l’économie collaborative a semble-t-il fait long feu.

Alors que les sondés se disent de plus en plus détachés du concept de propriété en général, pour les vêtements, les smartphones, l’électroménager, la hi-fi, le matériel informatique… la donne est différente et les Français rechignent en majorité à partager. Conséquence: la location reste confidentielle, seulement 16% des Français ayant loué un objet sur l’année écoulée, en très grande majorité des voitures.

Les consommateurs français restent aussi peu bricoleurs, et peu enclins à réparer un objet en panne. La plus grande proportion à réparer se trouve pour les ordinateurs (49% des Français ont tenté), et les vélos (53%). Pour un meuble, le petit électroménager ou du matériel audio vidéo, moins d’un sur trois a essayé. Principalement car ils craignent un coût prohibitif.

Enfin, les Français se disent encore en majorité mal informés sur la présence de matériaux recyclés ou recyclables dans les produits qu’ils achètent, et un tiers sur la façon de bien trier leurs déchets. «Tout cela malgré les multiples campagnes de communication, explique Séverine Lebre-Badre chez Citeo. On le voit donc dans le tri, la pédagogie, c’est la répétition. En revanche, pour le côté recyclable des produits qu’ils achètent, les consommateurs ne veulent pas devenir des experts, mais demandent des informations faciles et fiables leur permettant de se décider très vite quand ils font leurs courses. Sur ce point le maître mot, c’est la clarté».

Au final, seuls 12% des sondés se révèlent être les meilleurs élèves de l’économie circulaire, adoptant dans leur quotidien la plus grande palette de gestes économes en ressources. Pour les moins rigoureux, des pistes d’incitations existent. «On peut insister sur les bénéfices environnementaux de ces pratiques de l’économie circulaire, surtout pour la location, avance Philippe Moati. Pour ceux qui restent peu sensibles à ces arguments, insistons sur des bénéfices plus consuméristes: rentabilité et côté «bonne affaire» de l’achat d’occasion, carotte financière pour ceux qui se montrent les plus vertueux….». Mais il y a à progresser pour encourager des modes de production et de consommation plus vertueux. A commencer par une régulation moins laxiste concernant l’obsolescence programmée.

 

Le concept, fondé sur la nécessité de limiter la consommation des ressources naturelles, a été défini dès 2015 par la loi de transition énergétique, qui avait déjà reconnu l’économie circulaire comme un objectif national. Depuis, ce pilier du développement durable peine toutefois à se frayer une place dans l’opinion publique, à côté de la prise de conscience de la crise climatique et bien au-delà de l’urgence du tri et du recyclage à laquelle il est souvent réduit.

 

 

Climat : 2019, encore une année record

Climat : 2019, encore une année record

 

2019 a déjà été marquée par les mois de juin et de juillet les plus chauds de l’histoire. . De nombreux record de chaleur pour l’année dernière avec notamment une canicule  du 25 au 30 juin puis du 21 au 26 juillet et le record absolu de  46 degrés relevés à Vérargues (Hérault), le 28 juin.

 

Depuis le début du XXIe siècle, seules les années 2010 et 2013 se sont illustrées par une température moyenne annuelle inférieure à la normale, relève Météo France. Et parmi les dix plus chaudes, huit appartiennent au XXIe siècle.

L’année 2019 a connu une succession de mois  »chauds », explique encore Météo France. Seuls janvier et novembre ont été proches de la normale, tandis que le mois de mai a été plus frais (-1,1 degré). Tous les autres mois ont largement dépassé les températures moyennes.

 

Étienne Kapikian, prévisionniste à Météo France, explique qu’il. « Il faut prendre conscience que c’est ce qui nous attend de plus en plus dans le futur »,  sur  à franceinfo.

 

Quels sont les endroits du globe touchés par ces fortes chaleurs ?

 

À quoi sont dûs ces records de température ?

Ils sont liés à des situations de blocage anticyclonique. Un peu partout dans le monde, des bulles de haute pression entretiennent des masses d’air très chaudes. C’est notamment le cas de l’Europe du Nord. Au Japon, c’est aussi un phénomène de dômes d’air chaud qui entretient des températures caniculaires. Et puis, bien sûr, le réchauffement climatique entraîne des canicules de plus en plus fortes.

Quant aux nombreux feux de forêt qui se sont déclenchés en Grèce mais aussi dans plusieurs pays d’Europe du Nord, ils sont le résultat d’une forte sécheresse persistante et de l’absence de pluie.

Une végétation sèche à laquelle vous apportez des températures très élevées : ce sont les ingrédients classiques pour favoriser la propagation d’incendies.

Va-t-il falloir s’habituer à ces épisodes de fortes chaleurs ?

C’est certain, oui. Il faut prendre conscience que c’est ce qui nous attend de plus en plus dans le futur. On s’apprête à battre de nouveaux records dans les années à venir. Les quatre années les plus chaudes sont les dernières . Les modèles climatiques prévoient notamment que le réchauffement sera très fort dans les hautes altitudes soit dans les régions autour de l’Arctique.

La canicule n’est certes pas un phénomène nouveau : il y avait déjà des épisodes caniculaires au début du 20e siècle. Mais si on bat des records depuis quelques années, c’est parce que le climat se réchauffe. Et dans un climat plus chaud, on va forcément atteindre des températures plus élevées. À l’inverse, on aura de plus en plus de mal à battre les records de froid. Sur beaucoup de régions du globe, il va être difficile de continuer à vivre. Il y aura des conséquences sur l’être humain et sur l’agriculture.

Climat : 2019, encore une année record

Climat : 2019, encore un année record

 

2019 a déjà été marquée par les mois de juin et de juillet les plus chauds de l’histoire. . De nombreux record de chaleur pour l’année dernière avec notamment une canicule  du 25 au 30 juin puis du 21 au 26 juillet et le record absolu de  46 degrés relevés à Vérargues (Hérault), le 28 juin.

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