Archive pour le Tag 'animales'

CETA : Mercosur : Poulet, bœuf aux hormones, farines animales, antibiotiques et autres cocktails chimiques

CETA : Mercosur : Poulet, bœuf aux hormones, farines animales, antibiotiques et autres cocktails chimiques

Inutile de tourner autour du pot,  l’agriculture est une  variable d’ajustement pour faciliter les échanges sur d’autres produits. Par exemple la vente des multinationales de  matériels aéronautiques, de services, du BTP, de télécoms etc.  Déjà  40% du poulet non conforme aux critères d’hygiène européens entrent déjà en France. Avec le Mercosur (Brésil, Argentine, Paraguay et Uruguay), ce serait 3 millions de poulets supplémentaires par an dans l’Hexagone. « On ne peut pas tolérer de la part de l’UE que les quotas augmentent et que les standards de qualité baissent », s’insurge Paul Lopez. Même chose pour le bœuf. L’équivalent de 14,4 milliards d’euros s’est déversé dans les assiettes des Français sous forme de viandes, produits laitiers transformés, poissons, crevettes, café, thé, et surtout fruits et légumes. Leur hausse globale, de 5% par rapport à l’année précédente, a fait basculer dans le rouge la balance commerciale française. Et progresser d’autant les risques sanitaires. En plus du traité Mercosur il y a le traité avec le Canada : le CETA.  À juste titre,  les éleveurs notamment bovins réclament  une renégociation du CETA au  motif que cela fait peser une menace sans précédent sur la filière. Il faut rappeler que le CETA  a été négocié dans la plus grande discrétion par l’union européenne voire dans la plus grande opacité ; aucune  étude d’impact sérieuse n’a été réalisée. Ce CETA  est par ailleurs un curieux objet juridique puisqu’il va entrer en vigueur le 1er mars sans avoir été formellement approuvé par les Etats. Une sorte de mise en application provisoire qui va durer longtemps ! Pourtant le CETA  va favoriser l’importation massive d’animaux  shootés aux OGM, aux protéines suspectes et aux hormones de croissance sans parler de l’avantage de compétitivité liée au dimensionnement de l’appareil de production au Canada. Aurélie Trouvé, agroéconomiste à AgroParisTech, a souligné dans uen étude « les potentielles menaces sur la viande bovine et porcine, liées au différentiel de compétitivité. » « Les échanges entre l’UE et le Canada sont excédentaires pour l’UE, mais ils sont essentiellement tirés par les boissons. En revanche, le déficit se creuse pour les oléagineux (grâce au soja et au canola canadiens), et les céréales. » Et le Ceta devrait contribuer à l’accentuer. Les droits de douane ne seront pas totalement supprimés pour les viandes, mais la contrepartie pourrait s’avérer tout aussi dangereuse, avec des contingents à droit nul relativement importants.  Aurélie Trouvé souligne également d’autres risques, plus insidieux, à savoir les barrières non tarifaires, les mécanismes de règlement des différends via les tribunaux arbitraux, et l’organe de régulation des réglementations (dont l’objectif est de supprimer toute entrave au commerce, en procédant à une reconnaissance respective des normes de part et d’autre de l’Atlantique, par exemple). Les normes potentiellement visées par le gouvernement et les industriels canadiens (et qui font l’objet de plaintes à l’OMC) sont la ractopamine (en porcin), l’hormone de croissance (en bovin), les OGM… Mais aussi potentiellement la politique agricole européenne. « Les subventions agricoles dans l’UE sont beaucoup plus importantes qu’au Canada. Or, il est possible de les discuter si l’une de parties considère que cela lui porte préjudice. Et il y a un effet « cliquet » : une fois que les barrières, les normes ou qu’un instrument de régulation tombent, il est impossible de revenir en arrière. » Les défenseurs d’un retour à une régulation en élevage devraient donc s’interroger sur leur soutien au Ceta. Car les deux choses sont incompatibles, selon la chercheuse. Baptiste Buczinski, de l’Institut de l’élevage, a insisté sur le différentiel de compétitivité. « Le maillon de l’engraissement canadien est plus compétitif, grâce à leurs élevages en feedlot. Mais le maillon le plus compétitif, c’est l’abattage car 4-5 gros abattoirs se répartissent le secteur, dont les numéros un et deux mondiaux, JBS et Cargill, qui traitent chacun plus de 4 millions de tonnes. » Un différentiel de concurrence existe aussi sur la réglementation : protéines animales autorisées dans l’alimentation, pas de contraintes relatives au bien-être, une traçabilité avec quelques « failles »…. Dans le porc, l’étude arrive aux mêmes conclusions, pour les mêmes raisons.

 

Climat: menaces sur les espèce animales et végétales

L’étude que publie la revue Science conclut qu’une espèce sur six pourrait être acculée à l’extinction si les gaz à effet de serre continuent de s’accumuler sans frein dans l’atmosphère et que les températures montent d’ici l’an 2100 de 4,3 degrés Celsius au-dessus des niveaux pré-industrielles, conformément à un scénario établi par le Giec (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat).  »Les changements climatiques en cours pourraient entraîner l’extinction d’un sixième des espèces animales et végétales si les Etats ne parviennent pas à réduire pas les émissions de gaz à effet de serre, à en croire une étude américaine rendue publique jeudi. Ce sont les espèces d’Amérique du Sud, d’Australie et de Nouvelle-Zélande qui sont les plus menacées d’extinction, car bon nombre d’entre elles sont établies dans des biotopes réduits ou ne peuvent facilement migrer pour s’adapter aux vagues de chaleur, aux sécheresses, aux inondations ou à la montée du niveau des mers, lit-on dans le rapport, que publie la revue Science. .  »Peut-être le plus surprenant est-il que le risque d’extinction ne fait pas que s’accroître avec la hausse des températures, il s’accélère », dit à Reuters un auteur de l’étude, Mark Urban, de l’Université du Connecticut. La hausse des températures de 0,9° C enregistrée jusqu’à présent a exposé 2,8% des espèces à un risque d’extinction, lit-on dans cette étude.

Farines animales à nouveau autorisées par l’Europe pour nourrir les poissons

Farines animales à nouveau autorisées par l’Europe pour nourrir  les poissons

 

C’est un hasard du calendrier plutôt malheureux. Alors que la France est secouée par le scandale de la viande de cheval écoulée dans des plats étiquetés « pur bœuf », Bruxelles a donné le feu vert au retour des farines animales pour les poissons, le 14 février. Approuvée en juillet 2012 par les experts des États membres de l’UE, cette mesure sera effective à compter du 1er juin. « Ça tombe mal », a déclaré le ministre de l’Agroalimentaire Guillaume Garot, interrogé sur France Info.  « La France s’était prononcée contre cette disposition européenne », a ajouté le ministre, qui a rappelé que la disposition de Bruxelles ne rendait « heureusement » pas obligatoire l’utilisation des farines animales.   »Il faudra la mettre en  œuvre au plan français avec un véritable esprit de responsabilité de nos industriels », a-t-il souligné. L’utilisation des farines animales pour les ruminants avait été interdite en 1997 en raison des risques de contamination par l’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB), ou « maladie de la vache folle ». Ce n’est qu’en 2001, que cette mesure avait été étendue aux aliments pour tous les animaux de consommation. Pour la Commission européenne, cette décision améliorera la durabilité à long terme du secteur de l’aquaculture. « Ces PAT (protéines animales transformées) pourraient être un substitut précieux aux farines de poisson, qui sont une ressource rare », a indiqué la Commission dans un communiqué. Quant au spectre de la maladie de la vache folle, il semble plus que jamais s’éloigner. « La situation épidémiologique actuelle de l’ESB montre que l’UE est désormais dans la phase finale de l’éradication de l’ESB au sein de son cheptel bovin », a affirmé Bruxelles en précisant que le risque de transmission d’ESB « entre animaux non-ruminants est négligeable ! »

 

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