Reconversion réussie d’un ancien ministre de Sarkozy et sans état d’âme !
Edouard Courtial, actuel député UMP et ancien ministre de Nicolas Sarkozy chargé des expatriés, a un nouvel employeur depuis le début du mois de mars : un courtier en assurances, précisément spécialisé dans les expatriés, ont expliqué au Lab, ce lundi 22 avril, le député concerné ainsi que son nouvel employeur, confirmant une information de la La Correspondance Economique. Il y a encore un an, Edouard Courtial était le secrétaire d’Etat aux Français de l’étranger de Nicolas Sarkozy, un poste qu’il a occupé pendant six mois dans le dernier gouvernement de François Fillon. Son job: voyager à travers le monde, traîner les missions économiques et les consultats, pour prendre soin des expats français. Depuis le 1er mars 2013, le même Edouard Courtial, redevenu député UMP, a un nouvel employeur à mi-temps : il est responsable du développement de la société MSH international, un courtier en assurances spécialisé dans la protection sociale des expatriés. MSH international, qui dispose déjà de plusieurs bureaux à l’étranger – Pékin, Bangkok, … – et, indique se trouver dans un contexte de forte croissance, explique: Depuis le 1er mars 2013, Monsieur Courtial a été embauché à temps partiel. Sollicité par le Lab, Edouard Courtial se prévaut clairement de l’expertise – et du carnet d’adresses – que lui a permis d’acquérir son court séjour au Quai d’Orsay : Mon passage au secrétariat d’Etat aux Français de l’étranger m’a permis de beaucoup voyager et de bien connaître le monde des expatriés. En revanche, il assure qu’il n’y a évidemment aucun conflit d’intérêt avec son mandat parlementaire, et précise avoir sollicité « la délégation chargée de l’application du statut du député« à l’Assemblée nationale, présidée par la député UMP Catherine Vautrin: J’ai fait vérifier qu’il n’y avait aucune incompatibilité. J’ai voulu jouer cartes sur table. Et le député de faire les questions et les réponses : La seule question qui se pose est : y a-t-il conflit d’intérêt entre mon mandat et le travail que j’exerce ? La réponse est non. Le développement international n’est pas concerné par les lois françaises.