Archive pour le Tag 'an !'

Electricité : une dépense d’environ 1000 euros par an

Electricité : une dépense d’environ 1000 euros par an

Depuis les années 1960, la consommation d’électricité des Français n’a cessé globalement de progresser, de façon plus ou moins forte selon les périodes, selon l’Insee, qui a passé au crible l’évolution de la consommation d’électricité et ses tarifs depuis six décennies. Depuis le milieu des années 1980, nous consommons en moyenne 2% d’électricité de plus par an.

Or, depuis une dizaine d’années, ces augmentations pèsent davantage dans le portefeuille des Français. «Depuis 2007, les prix à la consommation de l’électricité ont augmenté d’environ 50 %», selon l’étude. Et depuis 2009, «les prix de l’électricité augmentent plus rapidement que l’inflation» (+ 4,3 % contre + 0,5 %) observe encore l’Insee qui explique cette envolée par la forte hausse de la Contribution au service public de l’électricité (CSPE), multipliée par cinq entre 2009 et 2016. Il s’agit d’une des quatre taxes sur l’électricité, avec la TVA, la taxe sur la consommation finale d’électricité (TCFE) et la contribution tarifaire d’acheminement électricité (CTA). La part des taxes et prélèvements dans le prix total de l’électricité en France atteint 35 % en 2016, contre 26 % en 2010.

Ainsi, selon l’Insee, en 2016, les ménages ont dépensé en moyenne 960 euros en consommation d’électricité. Dans leur «budget énergie», cela représente tout de même 57 % des dépenses (sans compter les carburants).

Malgré tout, cette facture reste parmi les plus basses d’Europe: inférieure de 20 % de moins que la moyenne dans l’Union européenne du fait du choix du nucléaire.

100 millions d’euros par an pour sauver l’industrie. Une goutte d’eau !

100 millions d’euros par an pour sauver l’industrie. Une goutte d’eau !  

100 millions par an pour assurer la « Reconquête industrielle » de la France fondée sur l’innovation et les technologies numériques, Une somme évidemment ridicule qui témoigne du rapport insignifiant du gouvernement à l’industrie. L’industrie est malheureusement la grand absente des préoccupations d’un gouvernement qui ne voit que par le développement des start-up du numérique au point d’ailleurs comme Macron d’appréhender la France comme une sorte de start-up nation. Une sorte de délire sémantique qui fait  abstraction des réalités économiques. C’est dans le cadre de la première Assemblée générale des Territoires d’industrie qui se déroule actuellement à Lyon que la Banque des Territoires vient de signer avec l’Etat une convention. Dans ce document est précisé le soutien qu’elle va apporter jusqu’en 2022 au développement industriel des territoires, dans le cadre du programme « Territoires d’industrie » lancé par le Premier ministre en novembre dernier. A l’époque, Edouard Philippe avait annoncé l’identification de 124 Territoires d’industrie.  Les études d’ingénierie des projets industriels bénéficieront d’une enveloppe à hauteur maximale de 50 % de leur montant total. Quant aux projets des Territoires d’industrie, ils profiteront d’ici 2022 de 100 millions d’euros par an. Ces financements ciblent les thématiques suivantes : Foncier et immobilier industriel (reconversion de friches, immobilier de production industrielle, locaux tertiaires, bureaux, laboratoires, centres de recherche, magasins d’usine) ; Numérique (accompagnement du déploiement du très haut débit sur l’ensemble du territoire et plus particulièrement les sites industriels) ; Energie et Ecologie industrielle (mutation et efficacité énergétique des sites industriels, développement d’énergies renouvelables) ; Transports et mobilité (infrastructures de transport et flottes de véhicules propres, navettes autonomes permettant une meilleure desserte des sites industriels, stations de recharge et d’avitaillement en énergie propre ou services de mobilité, parcs de stationnement) ; Formation (immobilier de formation et ingénierie pédagogique pour l’adaptation des compétences aux besoins des territoires industriels) ; Développement économique (développement des tiers lieux, fablabs et espaces de co-working). 

France: l’inflation à 1,3% sur un an

France: l’inflation  à 1,3% sur un an 

La hausse des prix à la consommation a légèrement remonté en février, accélérant à 1,3% sur un an après 1,2% le mois précédent, et inversant la tendance après trois mois consécutifs de net ralentissement, selon une estimation provisoire publiée jeudi par l’Insee.

En glissement mensuel, les prix à la consommation sont restés « stables » après un repli de 0,4% en janvier, a également estimé l’Institut national des statistiques. Pour lui, la légère remontée de l’inflation sur un an traduit « une accélération des prix alimentaires et de l’énergie ».

L’alcool : 40 000 morts par an

L’alcool : 40 000 morts par an

Encore 40  000 morts  par an  dus à l’alcool (16 000 décès par cancer, 9 900 par maladies cardiovasculaires, 6 800 par maladies digestives et 5 400 par accident ou suicide.)

La très grande majorité de ces décès (90%) « Sont liés à des consommations supérieures à 53 grammes par jour » d’alcool pur, soit plus de 5 unités d’alcool. Toutefois, « même à la dose relativement modérée de moins de 18 grammes d’alcool pur consommé par jour (moins de deux verres standards) (…) le risque global est augmenté », soulignent les auteurs de l’article. L’étude se fonde sur les consommations déclarées par un échantillon de 20 000 personnes, mais également sur les chiffres de vente d’alcool, les enquêtes déclaratives tendant à minimiser le nombre de verres pris.

Les précédentes estimations, fondées sur des chiffres de 2009, avaient évalué à 49 000 le nombre de décès dus à l’alcool, soit 9% du total. Cette baisse  »s’explique en grande partie par la diminution de la mortalité pour les causes liées à l’alcool et, dans une moindre mesure, par la baisse de la consommation, passée de 27 à 26 g d’alcool pur par jour sur cette même période », expliquent les auteurs de l’article.

 

Claude Guéant, ancien ministre de l’intérieur condamné à un an de prison qu’il ne fera pas

Claude Guéant, ancien ministre de l’intérieur condamné à un an de prison qu’il ne fera pas

 

 On se souvient que Claude Guéant avait mis directement dans sa poche dés s du ministère de l’intérieur. Ce qui avait amené une enquête et conduit à une procédure judiciaire. À l’issue de celle-ci, Claude Guéant reconnue, coupable a été condamné à un an de prison. Il faut d’abord noter que cette affaire judiciaire a traîné pendant des années grâce aux recours de la procédure. À comparer évidemment avec les comparutions immédiates de certains petits délinquants qui écopent de mesures d’emprisonnement à exécuter. La sanction restera cependant symbolique pour Claude Guéant par ailleurs impliqué dans d’autres affaires sulfureuses. Mais comme l’affaire a traîné l’intéressé a pris de l’âge, il a atteint le seuil fatidique des plus de 70 ans (il en a 74) et pourra donc bénéficier d’un aménagement de sa peine qui lui évitera de mettre un pied en prison. Finalement un peu comme dans la plupart des affaires politiques ou financières, le traitement judiciaire traîne tellement qu’au bout du compte on enterre le dossier (comme pour Chirac) ou bien on le fait traîner jusqu’à ce que la procédure soit éteinte (ce qui risque de se passer pour les affaires Sarkozy ou Tapie).

Nouvel An, 1031 véhicules brûlés en 2018 : record à battre

Nouvel An, 1031 véhicules brûlés en 2018 : record à battre

 

Lors  des débordements des gilets jaunes, les chaînes d’info se sont régalées des incendies notamment de véhicules. Des incendies évidemment inadmissibles et qui ternissent effectivement la crédibilité du mouvement des gilets jaunes. Par contre comme d’habitude les mêmes médias et les pouvoirs publics risquent d’être beaucoup plus discrets par rapport au nombre de véhicules qui seront brûlés le soir de la Saint-Sylvestre. 1031 véhicules en 2018 Le même rituel que les autres années mais à peu près le double de véhicules brûlés par rapport à 2017  C’est devenu une sorte de rituel. Plus de 1000 véhicules incendiés   contre  650 véhicules l’an dernier avaient  brûlés à l’occasion des festivités du nouvel an. Une curieuse manière de fêter la nouvelle année qui témoigne du désordre social mais aussi mental de certains individus. La preuve aussi du laxisme sociétal vis-à-vis d’actes complètement irresponsables. Le pire c’est que la plupart de ces voitures brûlées par des jeunes sont des véhicules appartenant aux populations défavorisées de leur propre quartier. La preuve aussi du laxisme des pouvoirs publics puisque le ministère de l’intérieur avait considéré ces atteintes aux biens comme relevant presque de la normalité. « La nuit de la Saint-Sylvestre s’est déroulée sans incident majeur », avait constaté le ministère. Il ne s’agit certes pas d’une catastrophe économique la plupart des victimes étant  indemnisée par les assurances. Mais une indemnisation qui se fonde sur l’argus et qui ne permettra pas de remplacer des véhicules âgés mais encore en bon état. Un rite idiot,  une atteinte aux biens qui montre l’impuissance des pouvoirs publics à assurer la sécurité des biens voir des personnes. Il s’agit d’un phénomène sociétal qui confirme que certains quartiers notamment constituent des zones de non-droit puisque ce sont dans ces zones que la plupart des véhicules ont été incendiée. Des zones qui constituent un terreau pour le radicalisme religieux qui fournit une  légitimité au désordre, à la haine et à la violence. Le prétexte religieux est instrumentalisé dans la mesure où les voyous auteurs de ces délits ignorent à peu près tout de la religion à laquelle il se réfère. Sans parler de ceux complètement athées qui profitent du laxisme général pour manifester leurs pulsions de destruction. Compte tenu de l’environnement délétère, il est possible que le record soit encore battu en 2019. Et on peut être assuré le ministère de l’intérieur tentera de minimiser les faits.

 

Déforestation : 350m2 par habitant et par an

Déforestation : 350m2 par habitant et par an

La tribune rapporte les résultats d’uen étude de WWF sur la déforestation.  Chaque année pour assouvir les besoins de consommation des Français: 2,4 millions d’hectares, selon les calculs de l’ONG Envol Vert, qui avec le WWF publie aujourd’hui des données inédites sur le sujet. Chaque Français consomme ainsi 350 mètres carrés de forêt, précise l’association, se fondant sur la consommation moyenne des principaux produits issus des matières à risque, et ne tenant pas compte des commandes publiques ou des entreprises à fins de réexportation. L’essentiel de cette déforestation se fait hors Europe, notamment en Amérique du Sud, en Asie du Sud-est ou en Afrique. Et le principal responsable de l’ »empreinte forêt » est le soja importé, utilisé pour nourrir les animaux d’élevage. Il est suivi, par ordre d’impact décroissant, par le cuir, l’huile de palme utilisée dans les carburants -gazole ou essence-, le papier, le café, l’hévéa (pour les pneus essentiellement), le cacao, le bois, et enfin l’huile de palme utilisée pour l’alimentation. Selon un calcul complémentaire du WWF, incluant lui l’ensemble des usages, l’empreinte de sept matières premières importées en France (pâte à papier, bois, soja, bœuf et cuir, cacao, huile de palme, caoutchouc) atteindrait même 14,8 millions d’hectares, dont un tiers (5,1 millions d’hectares) à risque de déforestation. La France ne fait toutefois « ni pire ni mieux que d’autres pays », souligne Arnaud Gauffier, coauteur du rapport du WWF, cité par l’AFP. Ces données sont publiées alors que le gouvernement français prépare sa stratégie de lutte contre la déforestation importée, attendue mi-novembre. Les deux associations insistent sur la nécessité d’un changement en profondeur des modes de consommation voire de production: réduction de la consommation des protéines animales, production locale. Elles appellent notamment le gouvernement à des « plans d’action concrets et financés » : par exemple à la création d’un label « zéro déforestation ». Au niveau mondial, environ 13 millions d’hectares de bois bruts disparaissent chaque année. Si selon la FAO le rythme tend à se stabiliser, ils continuent de progresser dans certaines régions. L’agriculture commerciale est à l’origine de près de 80% de ce phénomène, qui affecte la biodiversité et le climat ainsi que les populations locales. Certaines actions, comme la promotion du recyclage du papier, ont déjà porté quelques fruits. La consommation de l’huile de palme par l’industrie agro-alimentaire a aussi reculé grâce à la pression des consommateurs. En revanche, l’utilisation de l’huile de palme pour les carburants a grimpé en raison de politiques politiques favorables.

Inflation : hausse à 2,3% sur un an

Inflation : hausse  à 2,3% sur un an

Les prix à la consommation ont augmenté de 2,3% en août sur un an, comme en juillet, l’accélération de l’inflation alimentaire compensant un ralentissement dans l’énergie, selon des chiffres définitifs publiés jeudi par l’Insee.

« Cette stabilité de l’inflation résulte d’un ralentissement sur un an des prix de l’énergie, compensé par une accélération des prix de l’alimentation », détaille l »institut public de statistique dans son communiqué.

La pollution, 50.000 morts par an en France « 

La pollution,  50.000 morts par an  en France

la pollution à l’ozone est  liée aux conditions météo avec des perspective de 50% l’été d’ici 2050. .. Des concentrations en ozone nocives pour la santé (supérieures à 100 microgrammes par mètre cube d’air) pourraient survenir entre cinquante et cent jours par an en Europe, quand l’Organisation mondiale de la santé (OMS) préconise de ne pas s’exposer plus de vingt-cinq jours par an à de telles valeurs. Aujourd’hui en France, on compte déjà 50 000 morts du fait de la pollution à l’ozone qui tue, en 2100, ce pourraiat être plusieurs millions.  Ces projections sont le fruit de travaux publiés en juillet dans Nature ­Communications par une équipe internationale, dont des chercheurs français du CNRS, du CEA et de l’université Paris-Est Créteil. Ils se sont penchés sur la qualité de l’air en 2050, dans le cadre d’un scénario de réchauffement global de 3 °C par rapport à l’ère préindustrielle. Soit l’hypothèse vers laquelle nous allons si les engagements de baisse d’émissions de gaz à effet de serre de l’accord de Paris sont respectés. L’ozone est un gaz produit sous l’effet du rayonnement solaire à partir des activités humaines (industrie, trafic automobile, peintures…). « Ce n’est pas la seule hausse globale de 3 °C qui influence la qualité de l’air, mais ses causes et ses conséquences : l’augmentation des émissions de polluants accompagnant celles de gaz à effet de serre qui vont créer de l’ozone, notamment les oxydes d’azote et le méthane », explique Robert  Vautard, directeur de recherche CNRS à l’Institut Pierre-Simon-Laplace, l’un des coauteurs de cette étude. « Or si la qualité de l’air s’améliore actuellement en Europe, ailleurs les émissions continuent d’augmenter. »

Combinée à l’absence de vent et aux activités ­humaines, l’ozone se retrouve piégé au sol. Lorsqu’il est présent en trop grande quantité, ce gaz est toxique et irritant. Les plus vulnérables sont les personnes âgées, les enfants et les patients souffrant de maladies respiratoires et cardiovasculaires. En France, la pollution à l’ozone et aux particules fines cause déjà chaque année 50.000 morts. Le réchauffement climatique accroîtra cette mortalité, avertit l’OMS. « Dans les années 2000, on estime que la pollution à l’ozone a entraîné 400.000 décès par an sur la planète. Selon les projections, avec le réchauffement climatique, ce seront plusieurs millions de morts en 2100″, résument Béatrice Josse et ­Virginie Marécal, chercheuses à Météo France et au CNRS. Si le réchauffement se limite à + 2 °C en 2050, la législation européenne permettra encore de contrer la hausse de concentration en ozone, estime Robert Vautard. « Mais à + 3 °C, ce ne sera plus possible. Du fait des émissions hors du continent, la concentration en méthane doublera et fera bondir la teneur en ozone. Les mesures européennes seront alors très insuffisantes. »

Le Brexit : un cout de 4 milliards d’euros par an pour la France

Le Brexit : un cout de 4 milliards d’euros par an pour la France

 Selon une étude des cabinets Oliver Wyman et Clifford Chance publiée mercredi, le Brexit coûtera près de 4 milliards d’euros par an aux entreprises françaises. Les secteurs les plus touchés seront l’agroalimentaire, l’industrie automobile et les biens de consommation, indique l’étude. Basée sur un scénario «hard Brexit», c’est-à-dire une sortie du Royaume-Uni sans aucuns accords avec l’Union Européenne, le rapport propose «une estimation des coûts les plus directs et immédiats de la mise en place de barrières tarifaires et non-tarifaires par secteur, après l’entrée en vigueur du Brexit». Pour effectuer ces estimations, Oliver Wyman et Clifford Chance se sont basés sur des travaux de recherche académique, mais également sur des entretiens menés auprès de dirigeants d’entreprises.

Ainsi, après le Brexit, l’étude affirme que «la France serait le troisième pays le plus impacté de l’UE», après l’Allemagne et la Hollande. Parmi les secteurs qui seront les plus touchées figure en premier lieu l’agroalimentaire, «avec des coûts directs totaux de près de 900 millions d’euros par an» soulignent les auteurs du rapport, touchant principalement les boissons alcoolisées comme le vin et les spiritueux, puis les produits laitiers et les préparations céréalières.

 

 

Un an à L’Elysée : 57% mécontents

Un an à L’Elysée : 57% mécontents

Rien n’est perdu pour Macron qui sera surtout attendu sur ses résultats en fin de mandat mais ce n’est pas gagné d’avance car après un an à l’Elysée. Selon l’institut de sondage BVA, 57 % des Français se déclarent plutôt mécontents. Le problème majeur de Macron c’est que d’une certaine manière il a été élu par défaut non par d’adhésion à son programme mais faute d’autre candidat crédible et surtout par rejet de Marine Le Pen. Macron a été élu en gros par le centre gauche mais mène une politique de droite qui manque sérieusement d’équilibre social.   La popularité d’Emmanuel Macron a donc décliné de près de 20 points, passant de 62% d’opinions favorables à 43% fin avril. Les annonces impopulaires du début du quinquennat, telles que la suppression de l’impôt sur la fortune, la baisse des APL ou la fin des emplois aidés, correspondent à la forte baisse du début de mandat. Le sondage  permet d’observer qu’Emmanuel Macron est en perte de vitesse chez les retraités. S’il a largement été soutenu par les plus de 65 ans au moment de l’élection présidentielle, le chef de l’État semble payer la hausse de la CSG. Auprès de cette catégorie, la popularité du président a perdu 26 points en douze mois. Et cette tendance n’est guère meilleure chez les employés et ouvriers, avec une baisse de 17 points. En matière de revenus, le décrochage est particulièrement visible chez les ménages gagnant moins de 1, 500 euros par mois avec 34 points en moins. Sans surprise, cette baisse est beaucoup moins marquée chez les ménages aux revenus supérieurs à 3. 500 euros (-11points). Enfin, la baisse la moins spectaculaire concerne les 18-34 ans avec « seulement » 11 points en moins. La ligne de fracture est également visible au niveau géographique. 80 % des Français estiment qu’Emmanuel Macron ne ­comprend pas la situation des habitants des zones rurales.  Sur l’ensemble des actions menées par la présidence de la République, seule celle exercée pour « restaurer l’image de la France dans le monde » est saluée par une majorité de Français. Sur la croissance économique, les avis sont partagés. 47 % des interrogés considèrent le bilan d’Emmanuel Macron comme positif et autant perçoivent l’action du chef de l’État comme un échec. En réalité, son action n’a pas grand-chose à voir avec l’ensemble des bonnes performances économiques tricolores en 2017. Exceptés les deux derniers thèmes évoqués, tous les autres domaines d’action sont considérés comme un échec par une majorité de répondants, plus particulièrement en matière d’immigration (78%), de pouvoir d’achat (78%) et de fiscalité (70%).Pour BVA, les mesures relatives à la CSG et à l’ISF sont venues plomber la popularité du président auprès d’une partie des Français et « nourrir l’image de « président des riches »». Plus de 80 % des répondants déclarent d’ailleurs ne pas avoir le sentiment de profiter personnellement de la politique mise en œuvre par l’exécutif. En revanche, les résultats révèlent une forme d’attentisme :

« 43 % des Français sont encore prêts à attendre de voir quels seront les résultats avant de juger. »

Bâtiments : 500.000 rénovations par an ?

Bâtiments : 500.000 rénovations par an ?

Hulot veut rénover 500 000 logements par an et pour cela notamment simplifier les procédures. Des aides nouvelles sont prévues mais aussi des pénalisations réglementaires et fiscales ; (taxes foncière nettement).  Le plan prévoit ainsi un « effort drastique de simplification » d’aides « nombreuses, complexes, mal articulées et souvent méconnues« , a insisté Nicolas Hulot, qui a aussi rappelé les chiffres-clés : 45 % de la consommation énergétique du pays rien qu’avec les bâtiments résidentiels et tertiaires et 25 % des émissions de gaz à effet de serre., le ministre de la Transition écologique et solidaire a rappelé l’objectif de 500.000 logements rénovés par an, avec la mobilisation de 14 milliards d’euros sur cinq ans, dans le cadre du Grand plan d’investissement dévoilé en septembre dernier par le Premier ministre Édouard Philippe. Le gouvernement affiche notamment l’objectif de 100.000 logements HLM annuels rénovés par les bailleurs sociaux, et vise 250.000 logements particuliers rénovés, également par an, grâce à des mécanismes existants tels le crédit d’impôt, l’éco-prêt à taux zéro (ECO-PTZ) ou encore les certificats d’économie d’énergie… Si les modalités de l’éco-PTZ devaient notamment être revues afin que les ménages les plus modestes aient accès à ce crédit, le crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE) doit aussi être transformé en prime dès 2019, afin de permettre aux ménages de toucher l’aide financière plus rapidement. Et son mode de calcul doit être revu pour prendre en compte l’efficacité énergétique des travaux souhaités. L’éco-prêt à taux zéro, considéré comme « trop complexe», va être simplifié afin d’alléger les démarches, de même que la mise en œuvre opérationnelle du fonds de garantie pour la rénovation énergétique doit faciliter la distribution de ce prêt aux plus modestes. Prévu par la loi sur la transition énergétique et la croissance verte, ce fonds sera doté de « plus de 50 millions d’euros » afin d’aider « 35.000 ménages aux revenus modestes par an« .

 

Heures travaillées par an: les salariés français mal classés

Heures travaillées par an: les salariés français mal classés

En France en moyenne, le nombre d’heures travaillées est inférieur de 7 % à celui de la moyenne européenne. Mais les Allemands font mieux encore, puisqu’ils travaillent 111 de moins que leurs voisins français. Avec 1371 heures travail annuelles, personne ne fait mieux dans l’OCDE. Des chiffres cependant à prendre avec des pincettes dans la mesure il existe bien davantage de contrats à temps partiel en Allemagne ce qui mécaniquement fait diminuer le nombre d’heures travaillées par salarié. Même observation concernant la productivité. En France, la productivité horaire s’élevait à 67,5 dollars en 2015 et en Allemagne à 66,6 dollars. Le problème c’est que les Allemands sont beaucoup plus nombreux à travailler qu’en France proportionnellement à leur population. Concernant la durée du travail au plan mondial les Mexicains sont ceux qui ont le moins de temps libre, avec 2246 travaillées par an. Les Coréens du sud passent eux aussi beaucoup de temps au travail (2113 heures), suivie par les Grecs qui consacrent 2042 heures par an à leur activité professionnelle. Ce sont les seuls pays qui dépassent les 2000 de travail annuel. Même si la Chili et la Russie sont juste en dessous de cette barrière symbolique, avec respectivement 1988 et 1978 heures.

Nouvel An, un rituel pitoyable avec 1031 véhicules brûlés, 510 interpellations !

Nouvel An, un rituel pitoyable avec 1031 véhicules brûlés, 510 interpellations !

 

Le même rituel que les autres années mais à peu près le double de véhicules brulés par rapport à l’an dernier.  C’est devenu une sorte de rituel, à telle enseigne qu’on n’en parle à peine dans les grands médias. Plus de 1000 véhicules incendiés   contre  650 véhicules l’an dernier ont été brûlés à l’occasion des festivités du nouvel an. Une curieuse manière de fêter la nouvelle année qui témoigne du désordre social mais aussi mental de certains individus. La preuve aussi du laxisme sociétal vis-à-vis d’actes complètement irresponsables. Le pire c’est que la plupart de ces voitures brûlées par des jeunes sont des véhicules appartenant aux populations défavorisées de leur propre quartier. La preuve aussi du laxisme des pouvoirs publics puisque le ministère de l’intérieur considère ces atteintes aux biens comme relevant presque de la normalité. « La nuit de la Saint-Sylvestre s’est déroulée sans incident majeur », constate le ministère de l’intérieur hormis  la violente agression dont ont été victimes deux policiers à Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne). Au total, le ministère de l’Intérieur a quand m^me  comptabilisé huit policiers et trois militaires de l’opération Sentinelle blessés constate le ministère, qui trace le bilan sécuritaire de cette soirée. Il ne s’agit certes pas d’une catastrophe économique la plupart des victimes étant  indemnisée par les assurances. Mais une indemnisation qui se fonde sur l’argus et qui ne permettra pas de remplacer des véhicules âgés mais encore en bon état. Un rite idiot,  une atteinte aux biens qui montre l’impuissance des pouvoirs publics à assurer la sécurité des biens voir des personnes. Pas étonnant dans ces conditions que des risques de terrorisme perdurent. Il s’agit d’un phénomène sociétal qui confirme que certains quartiers notamment constituent des zones de non-droit puisque ce sont dans ces zones que la plupart des véhicules ont été incendiée. Des zones qui constituent un terreau pour le radicalisme religieux qui fournit une  légitimité au désordre, à la haine et à la violence. Le prétexte religieux est instrumentalisé dans la mesure où les voyous auteurs de ces délits ignorent à peu près tout de la religion à laquelle il se réfère. Sans parler de ceux complètement athées qui profitent du laxisme général pour manifester leurs pulsions de destruction. Dans un communiqué publié ce dimanche, le ministère de l’Intérieur annonce que 510  personnes ont été interpellées en France dans la nuit de samedi à dimanche, en marge des festivités du Nouvel An.

Pollution : 9 millions de morts par an

Pollution : 9 millions de morts par an

Selon un rapport publié  dans la revue médicale britannique The Lancet, les maladies causées par la pollution ont été responsables de 9 millions de morts prématurées en 2015 – soit 16 % de l’ensemble des décès dans le monde », souligne ce rapport, issu de deux ans de travail d’une commission associant la revue, plusieurs organismes internationaux, des ONG et une quarantaine de chercheurs spécialisés dans les questions de santé et d’environnement.  Ce bilan représente « trois fois plus de morts que le sida, la tuberculose et le paludisme réunis, et 15 fois plus que ceux causés par les guerres et toutes les autres formes de violence », ajoutent ses auteurs.  La pollution de l’air – extérieur et intérieur – est responsable à elle seule de 6,5 millions de décès chaque année, principalement à travers des maladies non transmissibles comme les maladies cardiaques, les AVC, le cancer du poumon et la broncho-pneumopathie chronique obstructive. L’eau polluée serait liée à 1,8 million de morts, via par exemple un mauvais assainissement ou la contamination des sources, causes de maladies gastro-intestinales et d’infections parasitaires. La pollution sur le lieu de travail en causerait environ 800 000, via l’exposition à des substances toxiques ou cancérigènes. Et cette évaluation est « probablement sous-estimée », ajoute The Lancet, compte tenu « des nombreux polluants chimiques émergents qui restent encore à identifier ». Le phénomène touche en premier lieu « les populations pauvres et vulnérables », note le rapport, avec 92 % de ces décès localisés dans des pays à revenu faible ou moyen et, dans chaque pays, ils concernent davantage les minorités et les populations marginalisées. Dans les pays en voie d’industrialisation rapide comme l’Inde, le Pakistan, la Chine, Madagascar ou le Kenya, jusqu’à un décès sur quatre pourrait être lié à la pollution.

 

 

Revitalisation centre-villes : un million par an !

Revitalisation centre-villes : i million par an !

 

Officiellement le gouvernement annonce une grosse enveloppe de 5 milliards pour revitaliser le centre-villes. Mais il s’agit d’une enveloppe étalée sur cinq ans qui représentent donc environ 1 milliard par an. Si l’on considère qu’il y a en France à peu près 1000 villes de plus de 10 000 habitants qui pourraient justifier de ce soutien financier,  on aboutit à une somme d’un million en moyenne pour chaque ville. Pas de quoi opérer une grande révolution urbanistique sachant que la seule réfection d’une rue pour la seule voirie coûte déjà un minimum de 200 000 € en moyenne. Bref on va faire du bricolage alors que la véritable réforme aurait consisté à revoir l’urbanisme c’est-à-dire la localisation des commerces, des services, des équipements collectifs et des logements. Des logements dont le coût est devenu inaccessible et de plus en plus réservés  à une élite dans le cœur des villes. Des commerces abandonnés au profit des centres commerciaux situés dans les périphéries urbaines. La question n’est pas tellement financière elle est  surtout de nature urbanistique. De ce point de vue les promesses du premier ministre paraissent assez illusoires même si le constat est juste « Il y a urgence de redonner vie à des centres-villes délaissés, vidés de leurs commerces, de leurs services et parfois de leurs habitants », a affirmé le Premier ministre Edouard Philippe, en clôture de la Conférence nationale des territoires (CNT) jeudi à Cahors. « Notre pays est confronté depuis des années à des vitrines fermées, des immeubles dégradés, des rues délaissées qui nourrissent un sentiment d’abandon aux lourdes conséquences », a-t-il déploré.

 

Le marché automobile français : 10 % sur un an

Le marché automobile français : 10 % sur un an

Le marché automobile français a accéléré en novembre, engrangeant une croissance qui se situe désormais dans le haut de la fourchette des estimations les plus optimistes pour 2017. Le marché automobile français a progressé de 10,3% en novembre sur un an, aidé par un jour ouvré supplémentaire et de bonnes performances de la marque Peugeot, selon les chiffres publiés vendredi par le Comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA). Avec des immatriculations en hausse de 34,1% en novembre, PSA (Peugeot, Citroën, DS) tire le marché, aidé par l’ajout des chiffres de sa filiale Opel, qui était l’an dernier dans le giron de General Motors. Le groupe Renault gagne 5,3%, alors que les constructeurs étrangers dans leur ensemble sont restés stables.

 

Hulot : départ d’ici un an ?

Hulot : départ d’ici un an ?

 

Visiblement Nicolas Hulot s’interroge sur son utilité. Après avoir indiqué qu’il pourrait prendre une décision vers la fin de l’année concernant la construction ou non de l’aéroport de Notre-Dame des Landes, le ministre de l’écologie semble se donner un nouveau délai d’un an pour voir s‘il est “utile” dans le gouvernement, où il dit “avancer” tout en apprenant à “gérer la complexité”. Il est évident que Nicolas Hulot découvre qu’il est nécessaire d’articuler les problématiques écologiques avec les dimensions économiques, sociales, sociétales voire politiques. Toute réflexion environnementale déconnectée d’un contexte plus large se révèle en effet illusoire. Il en est ainsi par exemple sur le nucléaire ;  plus personne ne croit à la possibilité de ramener la part du nucléaire à 50 % d’ici 20205. Il est maintenant évident qu’on ne fermera pas les 17  réacteurs  pour atteindre 50% du mix électrique français. Plus personne ne croit depuis un moment déjà à la faisabilité de cet objectif d’ici à 2025,  de ce point de vue,  les énergies alternatives pour utiles  qu’elles soient ne pourront pas dans le meilleur des cas prendre une part de plus de 20 %. En outre certaines énergies comme les éoliennes constituent des gadgets voir de véritables escroqueries financières. La vérité c’est que Nicolas Hulot ne sert à peu près à rien sauf à Manuel Macon pour lequel il constitue une sorte d’affichage. Pour preuve Nicolas Hulot a été battu sur à peu près tous les arbitrages ; récemment il a dû avaler encore le CETA, accord commercial entre l’union économique et le Canada et la nouvelle autorisation du  glyphosate. “Je suis là pour être utile. Je sais aussi que je ne peux pas faire de miracle du jour au lendemain. Nous sommes dans une période de phasage incontournable, qui ne va pas sans quelques ajustements”, déclare-t-il dans un entretien publié samedi dans Le Monde. “Je n’avance pas sur un chemin de pétales de roses, mais j’avance”, déclare aussi Nicolas Hulot, qui fixe comme “première ligne rouge (…) l’instant où je me renierai». Au début du mois, Nicolas Hulot avait dit qu‘il se poserait la question de son maintien au gouvernement à la fin de l‘année, date de la publication d‘un rapport sur le projet d‘aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), auquel il est hostile. Dans Le Monde, le ministre déclare se donner “un an” pour faire avancer les dossiers qui lui ont été confiés.

Croissance Etats –Unis : 3 %sur un an

Croissance Etats –unis : 3 %sur un an

 

Le produit intérieur brut (PIB) des Etats-Unis a connu une croissance de 3,0% en rythme annualisé entre juillet et septembre, contre 3,1% enregistrés au deuxième trimestre, selon les données en première estimation publiées vendredi par le département du Commerce. Les économistes interrogés par Reuters attendaient une progression du PIB américain de 2,5% sur la période. Le département du Commerce a souligné qu‘il lui était impossible d‘estimer l‘impact global du passage des ouragans Harvey et Irma, qui ont dévastés le sud des Etats-Unis en août et septembre, sur ces chiffres trimestriels du PIB. En réaction à cette première estimation du PIB, le dollar a accru ses gains face à un panier de devises de référence, touchant un pic de trois mois. Sur le marché obligataire, le rendement des Treasuries à deux ans a touché un pic de neuf ans. Wall Street a débuté en hausse, soutenue par ailleurs par de bons résultats de plusieurs géants de la technologie. La reprise économique après la récession en 2007-2009 est entrée dans sa huitième année et montre peu de signes d‘essoufflement. L’économie est portée par l‘amélioration du marché du travail, qui a démarré pendant le premier mandat de l‘ancien président Barack Obama, et qui ne se dément pas depuis. Les entreprises américaines ont accumulé des stocks à un rythme de 35,8 milliards de dollars au troisième trimestre, en perspective d‘une forte demande. En conséquence, les investissements pour constitution de stocks ont contribué à hauteur de 0,73 point de pourcentage à la croissance du troisième trimestre, après seulement 0,10 point au deuxième. Les exportations ont augmenté à un rythme de 2,3%, tandis que les importations ont baissé de 0,8%. Cette évolution a fait baisser le déficit commercial, ce qui a permis au commerce extérieur de contribuer à hauteur de 0,41 point de pourcentage à la croissance du PIB. Il s‘agit du troisième trimestre consécutif d‘impact positif du commerce. Harvey et Irma, qui ont affecté les revenus et les ventes de détail en août, ont freiné les dépenses de consommation au troisième trimestre. La croissance de ces dépenses, qui représentent plus des deux tiers de l‘activité économique des Etats-Unis, a ralenti, à 2,4% contre 3,3% au deuxième trimestre. En dépit de la modération des dépenses, l‘inflation a rebondi, L‘indice PCE “Core”, hors alimentation et énergie, la mesure privilégiée de l‘inflation de la Fed, a augmenté de 1,3%, après avoir progressé nettement moins, de 0,9%, au deuxième trimestre.

Pollution : 9 millions de morts dans le monde par an

Pollution : 9 millions de morts dans le monde par an

 

Dans un article du monde on apprend que l’Agence européenne pour l’environnement estimait que la pollution est responsable de 9 millions de morts dans le monde. La pollution de l’air serait  à l’origine de plus de 500 000 décès prématurés (avant 65 ans) en Europe par an. Celle publiée vendredi 20 octobre dans la très respectée revue médicale The Lancet porte ce décompte macabre à 6,5 millions à l’échelle de la planète pour la seule année 2015 et à un total estimé à 9 millions en ajoutant les morts liées à la pollution de l’eau et des sols (1,8 million) et en milieu professionnel (0,8 million). Neuf millions, cela représente un décès sur six dans le monde (16 %), relève l’étude qui, pour bien prendre la mesure de la gravité de la situation, note que c’est « trois fois plus que les morts combinées du sida, de la tuberculose et de la malaria ». Ce rapport, le premier du genre à tenter d’évaluer l’impact global de toutes les pollutions au niveau mondial, est issu de la commission « pollution et santé » du Lancet. Il est le résultat d’un projet de deux ans auquel ont contribué plus de quarante experts internationaux spécialisés dans les questions de santé et d’environnement. La plupart (plus de 70 %) des décès attribués à la pollution sont dus à des maladies non transmissibles : pathologies cardiaques, accidents vasculaires cérébraux (AVC), cancers du poumon, broncho-pneumopathies chroniques obstructives (BPCO), maladies gastro-intestinales ou encore infections parasitaires. Si tous les pays sont touchés, ce sont essentiellement les plus pauvres qui paient le prix fort. Environ 92 % des 9 millions de victimes de la pollution se trouvent dans des pays à bas et moyen revenus (où le revenu national brut est inférieur à 12 235 dollars par habitant et par an, selon la classification de la Banque mondiale). Et l’étude précise que dans les pays où l’industrialisation se fait à marche forcée (IndePakistanChineBangladeshMadagascar et Kenya), la pollution peut être responsable de plus d’un quart de tous les décès. Quel que soit le niveau de développement des pays, les effets de la pollution affectent de façon « disproportionnée » les populations les plus pauvres et marginalisées. Les auteurs pointent ainsi une « injustice environnementale » dont sont aussi bien victimes la communauté rom parquée dans un camp de réfugiés sur le site contaminé d’une ancienne mine au Kosovo que les habitants d’un quartier défavorisé de New York exposés aux émissions de gaz de plusieurs dépôts de bus. Au-delà du coût humain, la commission « pollution et santé » du Lancet a également tenté d’évaluer le coût économique. Là aussi, les pays les plus pauvres sont ceux qui paient la plus lourde facture. Ainsi, dans les pays en voie de développement, le rapport estime que les maladies et les décès liés à la pollution représentent en termes de perte de productivité 1,3 % du produit intérieur brut, contre 0,5 % pour les pays industrialisés. Ce pourcentage passe à 8,3 % (contre 4,5 % pour les pays les plus développés) si on prend en compte les dépenses de santé pour un coût total de l’ordre de 4,6 milliards de dollars (3,9 milliards d’euros) par an pour l’économie mondiale, soit 6,2 % de la croissance mondiale. Ce tableau, déjà bien noir, pourrait être encore plus sombre. Les auteurs estiment que leur bilan « sous-estime » la réalité en raison des « nombreux nouveaux polluants chimiques qui restent à identifier »« Plus de 140 000 nouveaux produits chimiques et pesticides ont été synthétisés depuis 1950 », rappelle le rapport. Et, parmi les 5 000 substances les plus utilisées, moins d’un quart ont subi des tests de toxicité et d’évaluation avant leur mise sur le marché lors de la dernière décennie et seulement dans un nombre limité de pays riches. « Malgré ses effets de grande ampleur sur la santé, l’économie et l’environnement, la pollution a été négligée dans les politiques internationales de santé, déplore Philip Landrigan, coresponsable de la commission du Lancet et professeur à l’Icahn School of Medicine at Mount Sinai, à New York. Notre but est de sensibiliser à l’échelle mondiale sur l’importance de la pollution et mobiliser la volonté politique pour la combattre. » Le rapport ne se contente pas de donner l’alerte, il formule aussi plusieurs recommandations : intégrer la pollution dans le plan d’action mondial pour la lutte contre les maladies non transmissibles de l’Organisation mondiale de la santé, faire de la prévention en matière de pollution une priorité internationale ou encore développer des systèmes de surveillance des effets de la pollution sur la santé.

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