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Goodyear Amiens-Nord : la justice américaine donne tort aux syndicats

Goodyear Amiens-Nord : la justice américaine donne tort aux syndicats

 

La justice américaine a donné raison au fabricant de pneus Goodyear en rejetant une plainte des salariés français qui refusent la fermeture de l’usine d’Amiens-Nord. Dans sa décision, rendue tard mercredi soir, la juge Sara Lioi d’Akron (Ohio), ville où se trouve le siège de Goodyear, déclare que la compagnie n’a pas violé les accords passés avec sa filiale et les syndicats français en décidant une réduction de la production. Les avocats des salariés français ont annoncé qu’ils feraient appel. La fermeture du site Goodyear d’Amiens-Nord a été annoncée en janvier 2013, après des années de relations tendues entre les dirigeants de Goodyear et les syndicats. La direction a annoncé en novembre que la procédure de consultation du personnel était terminée. Les syndicats, qui avaient entamé en France des procédures pour faire annuler le plan social annoncé et les 1.170 suppressions d’emplois, ont été déboutés le 20 décembre.

Goodyear Amiens-Nord: occupation et impasse

Goodyear Amiens-Nord: occupation et impasse

 

 

 

Les deux cadres séquestrés chez Goodyear ont été libérés mais l’usine est désormais occupée ; D’une certaine manière c’est l’impasse car on ne sait plus si les syndicats veulent seulement négocier la prime de départ  (la direction proposerait 20.000 à 40.000 euros par salarié, là où la CGT réclame 80.000 à 180.000 euros.) ou la reprise partielle de l’usine. Coté ministère c’est pour le moins l’embarras. Tout de suite après la libération des cadres,  la CGT a annoncé l’occupation de l’usine comme nouveau moyen de pression sur la direction.   »On va négocier l’usine contre notre prime » de départ, a-t-il lancé, lors d’un point-presse improvisé.   »S’ils veulent récupérer les pneus, cela passe par une négociation », a renchéri Mickaël Mallet, délégué CGT.   »C’est un moyen de pression, on ne va pas détruire l’usine, on n’est pas des voyous », a-t-il ajouté.  La CGT, ultra-majoritaire à Amiens-Nord, a sans succès multiplié ces derniers mois les procédures judiciaires pour faire annuler la fermeture de l’usine et les 1.173 suppressions de postes qu’elle risque d’entraîner.  Les salariés ont séquestré les deux dirigeants, espérant renégocier le plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) de la direction, avec l’application d’une version « améliorée » d’un plan de départs volontaires (PDV) abandonné en 2012.   »Notre but n’était pas de les garder une semaine, mais d’avoir un accord avec la préfecture, l’Etat et la direction de Goodyear pour qu’il y ait une réunion », selon Mickaël Mallet.   »Il y avait beaucoup de questions sur la question des propositions de reclassement », a relaté le directeur de production, interrogé par BFMTV, après sa sortie de l’usine. « Certaines fois, nous n’étions pas forcément très rassurés, mais pour autant, il n’y a pas eu de comportement qui a porté atteinte à notre intégrité physique », a-t-il ajouté.  Selon le délégué CGT Franck Jurek, la direction France de Goodyear a appelé le syndicat mardi soir pour amorcer un processus de discussion.   »Ils nous ont dit qu’on avait bien traité nos dirigeants et qu’il n’y a pas eu de débordements grâce à nous. Ils n’ont pas dit qu’on allait repartir à la table des négociations, mais ils nous ont dit qu’ils seraient susceptibles de nous revoir bientôt pour échanger », a-t-il expliqué.  La direction de GDTF (Goodyear-Dunlop Tires France) avait averti dans la matinée qu’elle ne participerait « à aucune réunion avec les représentants des salariés tant que deux de ses dirigeants seront séquestrés ».  Mardi soir, le groupe a fait part dans un communiqué de son « grand soulagement » mais souligné que la « préoccupation de sécurité reste entière », l’usine restant selon lui « occupée par une minorité de salariés ».  Début novembre, la direction de Goodyear avait clos la procédure d’information des représentants du personnel de l’usine en vue de sa fermeture, annoncée le 31 janvier 2013.  Les salariés craignent désormais de recevoir leurs lettres de licenciement.  Le PDG de Titan International, Maurice Taylor, s’est indigné de la séquestration des deux cadres, un acte qu’il a qualifié de « kidnapping ». Le 1er novembre, le turbulent patron du fabricant américain de pneus agricoles s’était dit prêt à reprendre l’usine d’Amiens-Nord « avec zéro employé », pour redémarrer sur de nouvelles bases.   »Nous condamnons fermement ces comportements », a réagi pour sa part le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg, lors d’une question au gouvernement posée à l’Assemblée nationale, peu avant la libération des deux cadres.   »Je rappelle qu’en septembre 2012 il y a eu une proposition de plan de départs volontaires avec des indemnités généreuses et la reprise par Titan de 530 salariés. La CGT à l’époque avait refusé et aujourd’hui nous sommes dans l’impasse. Cette offre est toujours sur la table », a-t-il affirmé.  M. Taylor « a redit qu’il attendait l’apaisement, mais qu’il était toujours en situation de reprendre le site de Goodyear Amiens Nord », a-t-on indiqué mardi soir dans l’entourage de M. Montebourg.

Goodyear Amiens nord : la fin

Goodyear Amiens nord : la fin

 

Cette fois c’est bien la fin de l’usine Goodyear d’Amiens nord. La cour d’appel de Versailles vient de confirmer à nouveau que la fermeture du site décidé dans le cadre d’un « plan de sauvegarde de l’emploi » (PSE). Sa présentation « ne fait qu’obéir aux exigences posées par la loi (et) ne peut être considérée comme frauduleuse et créatrice d’un trouble manifestement illicite », a estimé la justice. Elle  confirme ainsi la décision du juge des référés du tribunal de grande instance de Nanterre du 24 septembre, qui avait estimé que le PSE n’aurait pas « été élaboré de manière frauduleuse ». C’était pourtant l’énième recours en justice du Comité central d’entreprise (CCE) – représentant les salariés-, pour essayer d’éviter que les 1.173 salariés ne perdent leur emploi. Plus tôt en 2013, une multitude de procédures ont été lancées par les élus du personnel du groupe, qui tentent d’enrayer l’avancée du projet de fermeture de l’usine, annoncé le 31 janvier, après six ans de bras de fer entre direction et salariés. Selon la direction, depuis janvier, Goodyear a été assigné 20 fois devant la justice par des salariés tantôt via leur comité d’hygiène et de sécurité (CHSCT), tantôt via leur CCE. Cette fois, la cour d’appel a estimé que les représentants des salariés « se limite à une critique globale et ne dénonce aucun manquement précis ». Depuis octobre, l’espoir est tout de même encore permis pour certains salariés: le PDG du fabricant de pneus agricoles Titan International, Maurice Taylor, qui avait tenté à plusieurs reprises de racheter une partie du site d’Amiens, a alors fait un retour inattendu, annonçant son intention de reprendre 333 emplois dans l’usine d’Amiens-Nord dont le maintien serait garanti pendant quatre ans, à condition qu’un accord entre la direction et la CGT soit passé et que les procédures judiciaires engagées par le syndicat soient retirées. Sans cela, Maurice Taylor reprendrait l’usine fermée complètement fermée. Dans la journée ce 18 décembre, un rapport portant sur la fermeture de l’usine d’Amiens nord rédigé par une commission d’enquête parlementaire, doit être remis au président de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone. Un document publié au terme de six mois d’auditions destinées à analyser tous les aspects du conflit entre la direction de l’usine de pneumatiques et les salariés. Les travaux de la commission ont porté sur les causes du projet de fermeture de l’usine d’Amiens-Nord et ses conséquences économiques, sociales et environnementales. Pour essayer d’avance, ce rapport tentera de tirer des leçons des six années de conflit  social sur le site et comprend 18 propositions « pour qu’une telle situation ne se reproduise pas ».

 

Goodyear Amiens-Nord: la Scop, une « farce », selon la CFE-CGC

Goodyear Amiens-Nord: la Scop, une « farce », selon la CFE-CGC

Le projet de Scop (coopérative) annoncé mardi par la CGT de Goodyear à Amiens-Nord pour sauvegarder l’usine menacée de fermeture est une « farce », un « projet illusoire » qui « trompe les salariés », estime jeudi le syndicat CFE-CGC.   »Pourquoi la +Scop+ Amiens est-elle une farce qui va illusionner les salariés? », questionne la CFE-CGC (minoritaire), en préambule d’un communiqué, deux jours après l’annonce surprise par la CGT (majoritaire) d’un projet de création de Scop après le retrait du groupe américain Titan international.   »Tout d’abord, il faut un vendeur de la marque, des outils, des brevets, des capacités de recherche et de développement, des réseaux commerciaux, notamment », or « Goodyear, à ce jour, n’est pas vendeur », rappelle le syndicat.   »Ce projet illusoire de Scop trompe les salariés », poursuit la CFE-CGC, lui opposant le projet du groupe Titan, « techniquement fiable, financièrement solide et contractuellement lié socialement ».  Titan International, un temps pressenti pour reprendre l’usine d’Amiens-Nord, avait finalement jeté l’éponge, son PDG Maurice Taylor raillant par la suite « les soi-disant ouvriers » de Goodyear qui « ne travaillent que trois heures » par jour, dans une lettre cinglante adressée au ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg.   »Si la notion de Scop apparaît à ce moment du dossier, ceci signifie que la position de la CGT Amiens-Nord s’affaiblit et que les issues possibles se réduisent les unes après les autres », considère la CFE-CGC, assimilant cette annonce à « une fuite en avant organisée par la CGT », proche « de l’impasse finale ».  La direction de Goodyear avait annoncé fin janvier son intention de fermer l’usine d’Amiens Nord, menaçant 1.173 salariés.

 

Goodyear-Amiens nord: pas de reprise par Titan

Goodyear-Amiens nord: pas de reprise par Titan

Dans un communiqué, le ministre du Redressement productif indique que le groupe Titan International, qui avait envisagé un temps de reprendre l’établissement pour y fabriquer des pneus agricoles, a fait savoir par courrier au gouvernement « qu’il ne reviendrait pas à la table des négociations ». Cette annonce intervient alors qu’un comité central d’entreprise extraordinaire de Goodyear France doit se réunir à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine) pour évoquer la fermeture de l’usine d’Amiens-Nord, où près de 1.200 emplois sont menacés.  Arnaud Montebourg indique avoir « mandaté l’Agence Française des investissements internationaux pour la recherche d’un repreneur pour ce site de production de pneus ». Son ministère avait relancé Titan International à l’annonce de la fermeture d’Amiens-Nord parce que le groupe américain avait négocié l’an passé une possible reconversion du site en unité de production pneus agricoles avant de renoncer faute d’accord avec la CGT, syndicat majoritaire, sur un plan de départs volontaires.

 

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