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Relance américaine : une enveloppe financière trop massive ?

Relance américaine : une enveloppe financière trop massive ?

 

 

Nicholas Sargen est maître de conférences à la Darden School of Business (University of Virginia) et consultant en économie, il procède à une évaluation du plan de soutien de Biden à l’économie qu’il juge trop importante (article du Wall Street Journal)

Que pensez-vous du plan de relance de Joe Biden ?

Sa taille est une source potentielle d’inquiétude. La pandémie a provoqué, l’an dernier, une sévère récession aux Etats-Unis, mais le second semestre 2020 a vu un rebond de l’activité du fait de la réouverture de l’économie et de plans de relance qui, en cumulé, ont avoisiné les 4 000 milliards de dollars. La reprise est là. Au début de l’année, les prévisions de croissance pour 2021 tournaient en moyenne autour de 4 %. Avec le paquet proposé par Joe Biden, on pourrait atteindre les 5-6 %, voire 7 % selon certains.

Mais certains Américains ont réellement besoin d’aides…

Oui, l’impact de la Covid-19 est très dur pour ceux qui sont en bas de l’échelle, pour les oubliés de l’économie numérique. Il faut aussi étendre l’assurance chômage à ceux qui n’ont pas de travail. Mais tout le monde n’est pas dans cette situation et je pense qu’il faudrait aider ceux qui en ont vraiment besoin. Il aurait fallu être plus sélectif. Même si l’idée d’envoyer un chèque de 1 400 dollars à tout le monde est très populaire dans l’opinion publique, on a vu, qu’en avril dernier, quand Donald Trump a eu recours à ce même dispositif, les gens les plus aisés ont épargné les sommes reçues pour les dépenser plus tard. Je n’ai rien contre l’idée, mais ce plan aurait dû être mieux calibré. Il est prévu aussi d’aider massivement les Etats. Certains en ont vraiment besoin. Mais c’est un peu comme l’Europe avec l’Italie, faut-il subventionner l’Illinois qui accumule les déficits ?

« La Réserve fédérale se dit plus inquiète de l’état du marché du travail que d’une flambée des prix. Mais il y a des chiffres inquiétants »

Craignez-vous, comme les marchés financiers ces derniers jours, que ce plan puisse provoquer un réveil de l’inflation ?

Pas dans l’immédiat. Mais il y a un risque comme le considère, aujourd’hui, Larry Summers, l’ex-secrétaire au Trésor de Bill Clinton et président du conseil économique national des Etats-Unis sous Barack Obama. C’est pourtant un démocrate et un économiste qui estime que le plan de relance de 2008 avait été trop timide face à l’ampleur de la crise financière de l’époque. Je suis moins catégorique concernant l’impact du plan Biden. Le taux de chômage actuel est très important et la population active a baissé. Donc, même si l’économie repart rapidement et fortement, une fois enregistré l’effet vaccinal, je ne vois pas de menace inflationniste immédiate. Il y a encore des surcapacités. Ce n’est donc pas un problème pour 2021. La Réserve fédérale se dit plus inquiète de l’état du marché du travail que d’une flambée des prix. Mais il y a des chiffres inquiétants. L’an dernier, le déficit budgétaire a dépassé les 15 % du produit intérieur brut — c’était le plus élevé depuis la Seconde Guerre mondiale — et celui de cette année pourrait atteindre les mêmes niveaux. Si on continue à ce rythme, on pourrait être surpris par une flambée inflationniste dans les deux à trois ans qui viennent.

Même s’il ne figure plus dans le plan de relance, que pensez-vous du projet de Joe Biden d’augmenter le salaire minimum à 15 dollars de l’heure ?

A 7,25 dollars de l’heure, il est sûr qu’il a besoin d’être augmenté. Le problème c’est que le faire passer à 15 dollars va toucher ceux qui ont le plus souffert de la pandémie, à savoir les petits commerçants, les petites entreprises familiales. Pas les grands groupes. Cela pourrait donc augmenter le chômage. Il faudrait plutôt peser sur les entreprises qui peuvent augmenter les salaires.

Comment définiriez-vous la politique économique de Joe Biden ? Progressiste ?

Durant toute sa carrière politique, il a été un démocrate modéré, pas un progressiste. A mon avis, il a plutôt bien entamé son mandat en se concentrant sur le sujet le plus important aujourd’hui, à savoir arrêter la pandémie. A l’inverse de Donald Trump, qui après avoir facilité la découverte de vaccins, ne s’est absolument pas préoccupé de l’organisation des vaccinations, il prend l’affaire très au sérieux. Il faut lui en attribuer le crédit. Autre différence, contrairement à Donald Trump qui se focalisait sur le taux de croissance de l’économie américaine, Joe Biden ambitionne de réduire les inégalités. La grosse incertitude pour moi concerne ses autres grands projets en matière d’environnement, de climat et d’infrastructures. Comme le dit Larry Summers, où va-t-il trouver l’argent pour les financer s’il dépense trop pour son plan de relance ?

Politique- Un vote anticipé à l’américaine, pour quoi faire ?

Politique -Un vote anticipé à l’américaine, pour quoi faire ?

 

 

Il est clair que la proposition soudaine du gouvernement d’envisager le vote anticipé pose de nombreuses questions quant à ses objectifs et ses conséquences. En fait,  il s’agirait d’une copie du modèle américain qui ne constitue pas en soi le modèle démocratique idéal si l’on tient compte des milliards qui sont nécessaires aux futurs candidats américains pour exister politiquement (1,3 milliards pour Trump et autant pour Biden à comparer aux 15 millions « officiels » pour la campagne de Macron. ).

 

Cette proposition subite du gouvernement témoigne d’une certaine fébrilité d’ autant que les élections départementales et régionales devraient confirmer la débâcle de la république en marche. Sur le plan politique , on voit mal en quoi un vote anticipé serait de nature à redynamiser la démocratie. La proposition est d’autant plus curieuse qu’on se refuse pour l’instant au vote électronique qui simplifierait la tâche de tout le monde, surtout de nombre d’abstentionnistes.

 

Le problème du vote anticipé pose la question calendaire. À partir de combien de jours avant le scrutin officiel : 15 jours, un mois, deux mois. En outre, pourraient parallèlement se développer des sondages plus ou moins officiels rendant compte des résultats de ces votes anticipés qui fausseraient alors l’environnement électoral. Par ailleurs, des événements majeurs peuvent se produire entre la date du vote par anticipation et la date officielle. Une situation qui pourrait alors changer la donne quand on sait que les élections peuvent se jouer à quelques pour cent.

 

De toute manière sur le plan du droit cette proposition serait considérée comme certainement anticonstitutionnelle.

 

Jean-Philippe Derosier, interrogé par Franceinfo, « il y a clairement une rupture d’égalité des électeurs face au scrutin » qui en viendrait à déclarer l’insincérité du scrutin.

Le système électoral aux Etats-Unis permet d’illustrer ce risque de rupture d’égalité. Le spécialiste américain de l’éthique politique Dennis F. Thompson a analysé le problème à travers deux articles parus en 2004 et 2008. Selon lui, le simple fait que des électeurs votent avant le jour J, en personne ou par correspondance, diminue la valeur démocratique de l’élection.

Selon Jean-Philippe Derosier, le vote par anticipation « est diffus dans le temps », les électeurs ne sont donc pas « confrontés au même instant électoral, au même instant politique et ne votent pas avec les mêmes éléments d’information ». « Si une partie des Français vote huit jours avant, vous imaginez les fuites sur le sens du vote de nature à porter atteinte à la sincérité du scrutin? C’est lunaire surréaliste et pas souhaitable », résumait mardi Sébastien Jumel.

 

ONU : des casques bleus pour protéger la démocratie américaine ?

ONU : des casques bleus pour protéger la démocratie américaine ?

 

Certains internautes appellent l’Union africaine à réagir, « comme l’ONU réagit » aux troubles dans des pays africains. « Il est temps que l’UA envoie des Casques bleus pour protéger les citoyens américains », pense un internaute rwandais. Dans le quotidien guinéen Le Djely, le journaliste Boubacar Sanso Barry tranche : « On devrait rompre avec tous ces jugements hâtifs et quelque peu racistes » sur l’Afrique.

 

Il est clair que les États-Unis se sont grandement discrédités dans cette affaire d’insurrection ratée soutenue par le président Trump. Les États-Unis n’ont cessé en effet de donner des leçons démocratiques à la plupart des pays en développement quitte parfois intervenir militairement. Aussi c’est avec beaucoup d’humour que certains observateurs africains s’interrogent pour savoir si l’union africaine ne devrait pas envoyer des casques bleus à Washington pour protéger la démocratie américaine.

 

Bourse américaine en hausse en 2020

Bourse américaine en hausse en 2020

Tandis que le CAC 40 recule 7 % cette année, le S&P 500 enregistre un bond de 16% sur l’ensemble de 2020 après avoir pris plus de 66% depuis son point bas en mars, porté notamment par la hausse des valeurs technologiques.

Le même élément explique la progression du Nasdaq Composite qui a bondi de plus de 43% cette année, sa meilleure performance annuelle depuis 2009, grâce à la progression des mastodontes tels que Alphabet, Microsoft, Apple, Facebook et Netflix.

De son côté, le Dow Jones a conclu l’année sur un gain plus modeste d’environ 7%.

Jeudi, les indices américains ont fini en hausse dans un marché peu animé à la veille du Nouvel An.

Taxe américaine : coup de massue pour la filière viticole

Taxe américaine : coup de massue pour la filière viticole

 

“C’est un véritable coup de massue dans un combat dans lequel nous n’avons rien à voir”, a déclaré à Reuters César Giron, président de la Fédération des Exportateurs de Vins et Spiritueux (FEVS).

Les Etats-Unis ont annoncé dans la nuit leur intention de relever les surtaxes imposées à certains produits de l’Union européenne, parmi lesquels des pièces détachées pour l’aéronautique et des vins français et allemands.

Il s’agit de représailles vis-à-vis de supposées distorsions de concurrence entre Boeing et Airbus. Pourtant l’organisation mondiale du commerce avait donné raison à la France d’augmenter sa fiscalité pour des produits en provenance des États-Unis.

« Extraterritorialité américaine : s’opposer aux Etats-Unis »

 Extraterritorialité américaine : s’opposer aux Etats-Unis »

« Quatorze milliards de dollars payés par les entreprises françaises sur les dix dernières années au Trésor américain pour avoir enfreint les lois extraterritoriales américaines, que ce soit le FCPA (Foreign Corrupt Practices Act), les lois sur le contrôle des exportations ou les sanctions et les embargos américains. De l’autre côté, zéro amende imposée par la France aux entreprises américaines pour des faits similaires. Nous sommes dans une asymétrie complète », déplore Frédéric Pierucci, fondateur du cabinet de conseil Ikarian.

« Le droit est utilisé comme arme de guerre économique pour déstabiliser les concurrents des entreprises américaines », martèle cet ancien cadre d’Alstom, qui a passé deux ans en prison aux Etats-Unis lors de la fameuse affaire Alstom, qui était soupçonné de corruption par le département de la Justice américaine (DoJ). Puis, la branche énergie d’Alstom a été rachetée par General Electric.

 

 

De fait, les lois extraterritoriales américaines, qui prolifèrent depuis la sortie de la guerre froide, permettent à la justice des Etats-Unis de poursuivre les entreprises ou des individus du monde entier, pour leurs pratiques commerciales, en s’appuyant sur des éléments tels que la corruption, le blanchiment ou les sanctions internationales, comme l’a souligné un rapport parlementaire alarmant publié en juin 2019, intitulé « Rétablir la souveraineté de la France et de l’Europe et protéger nos entreprises des lois et mesures à portée extraterritoriale ».

 

Une administration américaine francophile ? (Moscovici)

Une administration américaine francophile ?  (Moscovici) 

Pierre Moscovici, président de la Cour des Comptes estime que la future administration américaine de Biden  donne sera beaucoup plus francophile. Une appréciation peut être à relativiser dans la mesure où les Américains sous tous les présidents ont surtout privilégié leurs propres intérêts.

 

Premier président de la Cour des comptes, Pierre Moscovici a connu Antony Blinken, le prochain secrétaire d’Etat américain, à l’époque où ce dernier était directeur senior aux affaires européennes (1999-2001) du président Clinton. Lui-même était alors ministre des Affaires européennes (1997-2002) dans le gouvernement Jospin. Les deux hommes ont gardé le contact depuis .

Que peut-on attendre d’Antony Blinken comme secrétaire d’Etat de Joe Biden ?

Il appartient à l’aile centriste du Parti démocrate. C’est un solide théoricien des relations internationales dont il a une grande expérience concrète, entre sa participation aux administrations Clinton et Obama et son travail auprès de Joe Biden quand celui-ci était vice-président. Il a une conception de l’Amérique qui doit être leader, mais par l’exemple, à l’opposé de l’« America first » de Donald Trump. Il est très attaché au cadre multilatéral – Nations Unies, G7 ou G20 –et il connaît intimement l’Union européenne pour avoir été chargé du dossier au département d’Etat par le passé. Lui-même a une éducation en partie française. C’est un parfait francophone et un vrai francophile. Beau-fils de Samuel Pisar (1929-2015), ancien collaborateur de John Kennedy puis avocat d’affaires, il est le demi-frère de l’avocate franco-américaine Leah Pisar. Sa nomination est une bonne nouvelle pour le multilatéralisme, une bonne nouvelle pour l’Europe et une bonne nouvelle pour la France !

John Kerry, ex-secrétaire d’Etat (2013-2017) de Barack Obama, était aussi francophone mais il ne s’en vantait pas…

Un secrétaire d’Etat américain défend toujours les intérêts américains. Mais au moins, avec Antony Blinken, nous allons avoir un interlocuteur connaissant parfaitement les arcanes et les leaders politiques européens, comme peu de ses prédécesseurs. Il est de plus de commerce agréable et simple. Il est très proche de Biden, comme en témoigne sa nomination alors qu’il n’était pas le favori pour le poste au départ – on parlait plutôt de lui comme conseiller à la sécurité nationale. Joe Biden est par ailleurs passionné par les questions internationales, connaît aussi d’une manière exhaustive l’Union européenne : tout cela est très positif.

Il va y avoir un changement de ton mais qu’en sera-t-il sur le fond ?

Je pense que le changement de fond sera extrêmement substantiel et ne suis pas de ceux qui pensent que Joe Biden suivra à quelques nuances près les traces de Donald Trump. Il y aura des constantes, l’isolationnisme ou le tropisme asiatique américains ne sont pas quelque chose de nouveau. Mais si les Etats-Unis reprennent leur place dans l’Organisation mondiale de la santé et dans l’Accord de Paris sur le climat, s’ils renouent avec une approche coopérative au G7 et au G20, si l’on retrouve une relation plus confiante au sein de l’Otan, s’il y a un intérêt marqué pour l’Union européenne… ce seront des changements considérables ! On ne va certes pas revenir aux grandes heures du partenariat euro- atlantique, de l’après-guerre, mais on pourrait avoir l’administration américaine la plus francophile, la plus tournée vers l’Europe et le multilatéralisme depuis Bill Clinton, il y a vingt ans.

Pensez-vous que l’administration Biden privilégiera l’Allemagne et Angela Merkel comme sous Obama ?

D’abord, ce n’est pas vrai : la France est un partenaire obligé en tant que membre du G7 mais aussi membre permanent du conseil de sécurité et puissance nucléaire, ce qui n’est pas le cas de l’Allemagne. Et puis rien n’est écrit. C’est pourquoi il ne faut pas faire la fine bouche côté français. Les changements qui se passent aux Etats-Unis sont très importants. Sans renoncer à nos propres conceptions, sans s’aligner en quoi que ce soit, nous devons plutôt miser sur ces changements et donner encore plus de raisons aux Américains de s’intéresser à l’Europe et en particulier à la France, en ayant une attitude positive et ouverte aux débats. J’ai la conviction que cela vaut la peine d’investir fortement sur cette nouvelle administration. Il y a là peut-être un potentiel plus important qu’avec l’administration Obama.

« Télétravail : instaurer au droit à la déconnexion

Thibaut Champey, Directeur général de Dropbox France,  observe, dans une tribune au « Monde », que l’organisation du travail à distance doit explicitement inclure la possibilité de se déconnecter, d’ailleurs inscrite dans la loi.

 

 

Tribune

 

A l’heure où, comme le déclarait récemment notre ministre du travail, « le télétravail n’est pas une option », la déconnexion, elle, est-elle une option ? L’article L 1222-11 du code du travail stipule bien qu’en cas de circonstances exceptionnelles, notamment de menace d’épidémie, ou en cas de force majeure, la mise en œuvre du télétravail peut être considérée comme un aménagement du poste de travail rendu nécessaire pour permettre la continuité de l’activité de l’entreprise et garantir la protection des salariés.

Le protocole du 29 octobre sur le télétravail prévoit que celui-ci soit obligatoire à 100 % pour les salariés qui peuvent effectuer leurs tâches à distance. Il précise l’utilisation de l’audio conférence ou l’interdiction des moments de convivialité, mais rien sur le droit à la déconnexion. Alors qu’il est bel et bien inscrit dans la loi travail (dite aussi « loi El Khomri ») du 8 août 2016.

Dans certains pays et certaines entreprises, le télétravail est perçu par les employeurs comme une excuse pour travailler moins, notamment en raison de l’absence de supervision, selon une étude du cabinet Okta. Cependant, des travaux de recherche contredisent cette vision négative et démontrent que les salariés en télétravail consacrent 48,5 minutes de plus par jour à leur profession (« You’re Right ! You Are Working Longer and Attending More Meetings », Raffaella Sadun, Jeffrey Polzer et al., Harvard Business School, 14 septembre 2020).

Toujours selon l’étude Okta, bien que les salariés apprécient de plus en plus le télétravail, ils sont en revanche nombreux à souligner qu’il leur est plus difficile de déconnecter… La déconnexion n’a rien à voir avec les congés annuels, mais bien avec le contrat signé entre l’entreprise et le salarié : il s’agit, dit la loi, d’« assurer le respect des temps de repos et de congé ainsi que de la vie personnelle et familiale » des employés. Mais rien, dans le code du travail, ne précise de mesure concrète pour assurer l’effectivité de ce droit, alors que l’impact positif sur la productivité de l’entreprise est indéniable et qu’il permet également une protection psychologique des salariés.

Au regard des dispositifs mis en place actuellement autour de l’aménagement du télétravail, refuser de mettre en place le droit à la déconnexion serait une faute pour l’entreprise. Or on a l’impression que peu de personnes perçoivent l’utilité de la déconnexion, surtout en cette période de plein télétravail. Ne serait-il pas logique de pouvoir utiliser son ordinateur à des fins privées pendant le confinement et aux heures non travaillées, sans être perturbé par des e-mails professionnels ?

«Un vaccin qui va guérir l’économie américaine » (Gregori Volokhine)

«Un vaccin contre le coronavirus qui va guérir la pandémie et l’économie américaine » (Gregori Volokhine)

 

Gregori Volokhine, président de Meeschaert Financial Services, estime que l’annonce de Pfizer est plus importante que toutes les conjectures concernant la nouvelle administration (interview dans l’opinion

 

 La Bourse de New York a inscrit des records dès l’ouverture lundi, profitant d’un regain d’espoir sur le développement d’un vaccin efficace contre le COVID-19 et de la victoire de Joe Biden à l’élection présidentielle américaine. Pfizer a annoncé que son vaccin expérimental contre le COVID-19 était efficace à plus de 90% pour prévenir la maladie due au coronavirus, selon les premières données d’une vaste étude, marquant une avancée majeure dans la lutte contre la pandémie qui a été immédiatement saluée par une envolée des Bourses mondiales.

Gregori Volokhine est président de Meeschaert Financial Services, gérant par délégation de MAM Sustain USA.

Comment voyez-vous la situation ?

L’annonce de Pfizer est plus importante que toutes les conjectures sur la nouvelle administration Biden. Les marchés s’étaient positionnés sur la victoire de Joe Biden, mais ils n’attendaient pas si rapidement des résultats positifs sur un vaccin. On va moins s’inquiéter désormais de la manière dont le nouveau président va réussir à faire voter son programme. Les investisseurs vont se dire qu’ils peuvent se permettre de réinvestir.

Les électeurs de Biden ont voté pour lui en pensant qu’il allait contrôler le coronavirus. Ceux de Trump ont voté en sa faveur en pensant que laisser l’économie ouverte malgré la pandémie était la meilleure chose pour les Etats-Unis. Si Pfizer avait publié ses résultats il y a une semaine, Trump n’aurait-il pas gagné ? On peut se poser la question. Pfizer est un cadeau du ciel pour Biden. Cette promesse de vaccin enlève l’urgence d’un plan de soutien à l’économie. La relance est en marche mais on a besoin de soutenir les chômeurs et les petites entreprises en difficulté qui, sinon, ne pourront pas passer l’hiver.

Mais les Républicains ne veulent pas de plan de soutien…

Il y a un débat mais sur les chiffres. Prenons les versements aux chômeurs, les démocrates prônent 600 dollars de plus par semaine, les républicains 300. Biden étant un homme de consensus, on pourrait arriver à un accord autour de 400 dollars. Maintenant, avec la promesse d’un vaccin, une banque sollicitée par un commerçant se sentira plus à l’aise pour lui prêter de l’argent sachant que l’horizon économique s’éclaircit progressivement.

« Le programme de Joe Biden est précis, mais il est basé sur une majorité dans les deux chambres »

Que va-t-il se passer pour le reste de son programme ​?

Le programme de Joe Biden est précis, mais il est basé sur une majorité dans les deux chambres. Si ce n’est pas le cas au Sénat, il devra composer. Prenons l’environnement. Dès le 21 janvier, les Etats-Unis vont réintégrer les accords de Paris, c’est une promesse de campagne. Certes, la Maison Blanche pourra remettre en vigueur par décret, les normes de pollution automobile que Donald Trump avait suspendues ou annulées. Mais pour mettre en place un plan d’infrastructures afin de produire et distribuer les énergies nouvelles, elle va devoir négocier avec les républicains. Qui, sans doute, réclameront des normes pas trop sévères pour les compagnies pétrolières, ou pour empêcher les forages partout. Pour chaque programme il y aura une sorte de donnant-donnant. Joe Biden obtiendra moins que ce qu’il espérait.

Quid de la hausse du salaire minimum à 15 dollars de l’heure et de celle des impôts ​?

Beaucoup d’entreprises et d’Etat ont déjà voté des hausses de salaire minimum, Target, Cosco, WallMart, Amazon. Même l’Etat de Floride, qui a voté pour Trump. Je pense qu’au moment où cette mesure sera adoptée sur l’ensemble du pays, on y sera pratiquement déjà, sans avoir besoin de l’inflexion du président.

Quant aux hausses d’impôts pour ceux qui gagnent plus de 400 000 dollars par an, personne ne va s’y opposer. Pour ce qui est des entreprises, quand Trump a baissé l’IS à 21 %, la moyenne d’imposition des entreprises était déjà de 18 %. Si Biden monte ce taux à 28 % la moyenne s’établira vers 24 %. Il n’y a pas une entreprise aux Etats-Unis qui en souffrira.

Et la régulation de certains secteurs, style Gafa ​?

Cela va être un épouvantail. Je crois qu’au lieu de casser les Gafa, l’administration Biden va investir plus dans la protection des consommateurs. Elle devrait redonner vie au Consumer Financial Protection Bureau créé par Elizabeth Warren mais laissé en déshérence par Donald Trump. Le démantèlement d’Amazon ou de Google ne protégerait en rien le consommateur américain.

« Avant la pandémie, les choses allaient très bien. On peut donc penser que l’on retrouvera ce niveau une fois éloigné le spectre d’une économie qui se ferme tous les trois mois »

Quel est le sujet le plus sensible ​?

La chance qu’il a c’est que, d’un côté, la Réserve fédérale ne va pas changer sa façon d’agir et tout faire pour garder autant de liquidité dans le système et que de l’autre le contexte économique est très favorable. D’autant plus si un nouveau confinement semble exclu ! Joe Biden ne se trouve pas face à un pays exsangue. Le chômage a été réduit de moitié en l’espace de trois mois. Avant la pandémie, les choses allaient très bien. On peut donc penser que l’on retrouvera ce niveau une fois éloigné le spectre d’une économie qui se ferme tous les trois mois. L’économie a beaucoup moins besoin du programme de Biden depuis l’annonce de Pfizer. Il va se retrouver dans un cycle favorable qui n’aura pas besoin de mesures anticycliques. Au contraire, des hausses d’impôt ou une re-réglementation pourraient casser la reprise. Si mesures il y a, elles devraient être extrêmement modérées.

Qui est le favori des milieux d’affaires comme secrétaire au Trésor ​?

Cette nomination sera le signe le plus important et le plus symbolique que Biden va envoyer aux milieux économiques. On entend beaucoup circuler le nom de Lael Brennard, gouverneur de la Réserve fédérale très proche de Jerome Powell, son président. C’est quelqu’un d’extrêmement qualifiée ayant fait ses preuves dans l’administration Obama. Ce serait un signe de collaboration avec la banque centrale qui plairait aux marchés. L’autre nom évoqué est celui de Michael Bloomberg. Ce serait le signe d’une collaboration avec Wall Street mais sans que cela soit comparable à celle nouée par Goldman Sachs avec Donald Trump.

Elizabeth Warren, qui est candidate, serait donc hors jeu ​?

Pas pour les raisons auxquelles vous pensez. Sa nomination serait évidemment un signe négatif envoyé aux marchés mais enlever un membre du Sénat alors que les démocrates ne sont pas assurés d’y être majoritaire ne paraît pas très judicieux. S’il y avait eu un raz-de-marée démocrate aux élections générales avec d’importants gains de sièges au Congrès, elle aurait eu des chances de décrocher un poste proéminent dans l’administration mais là, on en est très loin ! Joe Biden a été plébiscité, cela n’a pas été le cas du parti démocrate. Ce qui va lui permettre de gouverner au centre et trouver une majorité avec une dizaine de sénateurs républicains.

Finalement, vous êtes plutôt optimiste…

Je l’étais déjà avant les élections. Il n’y a pas de raisons d’être pessimiste. On a vu la résilience de l’économie américaine pendant la pandémie même si certains secteurs comme le transport aérien et les loisirs ont particulièrement souffert mais d’autres se sont adaptés très rapidement avec le télétravail qui n’entraîne pas une perte de compétitivité.

Présidentielle américaine : les priorités Joe Biden

Présidentielle américaine : les priorités Joe Biden

 

La première priorité sera sans doute de combattre avec une plus grande efficacité la crise sanitaire qui fait d’énormes dégâts en moyenne 100 000 contaminés par jour actuellement au moins ( proportionnellement à peu près autant que la France qui détient aussi le triste privilège de figurer en tête des pays les plus touchés). Il faut noter qu’aux États-Unis la plupart des soins sont payants y compris à l’hôpital. Certes, il ne s’agira sans doute pas de rétablir un système universel mais d’aller plus loin que  l’ Obamacare , l’idée est de permettre à chacun de souscrire un programme de soins, type Medicare , mais aussi de faciliter l’adhésion fiscalement aidée à une assurance santé pour les plus défavorisés.

La seconde priorité concernera la relance économique. Joe Biden considère que le fameux made in america de l’ancien président est un concept très théorique. Il entend définir un label beaucoup plus contraignant.( Plus de la moitié des produits entrant dans la composition de la production devrait être américaine) Parallèlement,  il veut favoriser les dépenses publiques en faveur des biens et services produits américains. Biden entend privilégier le développement technologique et les investissements qu’il est supporte. Un plan de 700 milliards pourrait être consacré à cet objectif. Biden vise aussi parallèlement l’accroissement du nombre d’emplois.

En attendant les effets de ces investissements du futur un vaste programme d’infrastructures sera lancé de l’ordre de 1300 milliards sur 10 ans avec un plan immédiat de 50 milliards pour remettre à niveau des infrastructures.

En matière d’environnement , Joe Biden a promis d’engager 1700 milliards sur 10 ans au service du climat et de l’environnement. Par ailleurs,  il  va réadhérer à l’accord de Paris. Pour financer ces différentes mesures, la politique fiscale sera revue à la hausse mais de façon plus égalitaire aussi bien pour les particuliers que pour les entreprises.

Au total Joe Biden va surtout apporter davantage de confiance et de lisibilité à l’avenir économique ce qui devrait générer une croissance bénéfique aux États-Unis mais également au plan international. Reste qu’il ne faut sans doute pas s’attendre à de changement radicaux des États-Unis dans leurs rapports économiques avec les autres puissances concurrentes dont l’Europe. Certes on comptera moins de déclarations tonitruantes mais globalement les États-Unis vont sans doute tenter d’être encore plus protecteurs de leurs intérêts.

Au plan international géopolitique, Biden va sans doute jouer la carte de l’apaisement notamment vis-à-vis de l’Iran et redonner vie aussi à l’OTAN ce qui passera notamment par des clarifications avec la Turquie.

 

 

ELECTION AMÉRICAINE : les télévisions censurent Trump

ELECTION AMÉRICAINE : les télévisions censurent Trump

Alors que le résultat de l’élection américaine n’est toujours pas connu ce vendredi, Donald Trump a maintenu ses accusations de fraude contre le camp démocrate lors d’une allocution à la Maison Blanche.

Mais la teneur de ses propos était telle que plusieurs chaînes de télévision ont coupé brusquement la retransmission de l’allocution, voyant dans les propos du président-candidat de la «désinformation».

Économie américaine : Pelosi pour un accord global de soutien

Économie américaine : Pelosi pour un accord global de soutien

 

Le président américain a décidé de geler les discussions sur le second plan de soutien à l’économie jusqu’à l’élection présidentielle. Les démocrates plaident pour la mise en place d’un plan de soutien de 25 milliards en faveur du secteur aérien tout en défendant l’élaboration d’un plan d’aide aux contours bien plus vaste d’un montant de 2.200 milliards de dollars.

Du côté de la Maison blanche, on souhaite maintenir le coût de ce plan global autour de 1.600 milliards de dollars.

L’administration Trump concentre ses efforts sur la création de projets de lois « autonomes » destinés à soutenir le secteur du transport aérien, et à assurer le versement de 1.200 dollars d’aides aux particuliers.

Lors de sa conférence de presse hebdomadaire, Nancy Pelosi a déclaré ne pas savoir quelles étaient les chances d’arriver à un accord avec la Maison blanche tout en faisant état de « progrès ». Mais les positions du président américain sont très fluctuantes sur le sujet

Sondage élections américaine : Biden devant Trump progresse

Sondage élections américaine : Biden devant Trump progresse

 

Selon un sondage Reuters/Ipsos publié dimanche, Joe Biden recueille 51% des intentions de vote des adultes disant avoir l’intention de voter, contre 41% pour Donald Trump. Le nombre d’indécis n’est que de 4%.

Cette avance est à relativiser compte tenu de la marge d’erreur élevée du sondage (cinq points) et du système électoral américain qui prévoit l’élection des grands électeurs au niveau des Etats, et pas au niveau national.

Les Américains sont particulièrement critiques envers la gestion de l’épidémie de coronavirus par la Maison-Blanche.

Ils sont 65% à estimer que Donald Trump n’aurait “sans doute pas été contaminé s’il avait pris le virus plus au sérieux”, dont neuf électeurs sur dix enregistrés comme démocrates, et cinq républicains sur dix.

L’enquête Reuters/Ipsos a été menée en ligne auprès de 1.005 Américains adultes, dont 596 électeurs probables. Seuls 61% des Américains en âge de voter s’étaient déplacés lors de l’élection présidentielle de 2016.

Trump accuse la fédération de basket américaine d’être «une organisation politique»

Trump accuse la fédération de basket américaine d’être «une organisation politique»

 

On sent un certain vent de panique dans le camp de Donald Trump avec des attaques un peu dans toutes les directions y compris pour discréditer des organisations sportives ! En plus avec un vocabulaire d’une nullité confondante. Le président américain Donald Trump a en effet accusé jeudi la NBA d’être devenue une organisation politique, après le boycott de plusieurs matchs de basket en réaction à l’affaire Jacob Blake.

 «Je ne sais pas grand-chose sur les protestations au sein de la NBA. Je sais que leurs audiences sont très mauvaises parce que je pense que les gens en ont marre de la NBA», a-t-il déclaré. «Ils sont devenus un peu comme une organisation politique et ce n’est pas une bonne chose», a-t-il ajouté.

La NBA a invoqué jeudi une union sacrée entre dirigeants et joueurs pour trouver un moyen de finir la saison, malgré la colère résultant de l’affaire Jacob Blake. La Ligue nord-américaine de basket a annoncé que les trois matches de play-offs prévus jeudi (Clippers-Dallas, Denver-Utah et la demi-finale de conférence Toronto-Boston) ne seraient pas joués. Ils s’ajoutent à ceux de mercredi (Milwaukee-Orlando, Houston-Oklahoma City et Lakers-Portland) également reportés après le boycott des Milwaukee Bucks. Sans prendre le risque d’annoncer des dates de reprogrammation, l’instance a dit «espérer reprendre le jeu vendredi ou samedi».

Liban : initiative franco-américaine pour une aide d’urgence

Liban : initiative franco-américaine pour une aide d’urgence

 

Trump et Macron ont discuté vendredi d’un projet de coopération sur une aide d’urgence au Liban, à laquelle d’autres pays pourraient être associés, a déclaré le porte-parole de la Maison blanche dans un communiqué.

Judd Deere a déclaré également que les deux présidents avaient fait part de leur « profonde tristesse face aux victimes et aux destructions » à Beyrouth, à la suite de l’explosion qui a coûté la vie à 154 personnes au moins mardi dans la capitale libanaise.

Emmanuel Macron et Donald Trump ont échangé à ce sujet lors d’un entretien téléphonique portant principalement sur la question de la prolongation de l’embargo sur les armes à l’encontre de l’Iran.

Le coronavirus menace l’économie américaine

Le coronavirus menace l’économie américaine

 

Les indicateurs récents avaient montré  une dynamique vers une possible sortie de crise que l’expansion de la pandémie remet maintenant en cause d’après la banque fédérale américaine. “La pandémie reste le principal moteur de l’évolution de l’économie. Un épais brouillard d’incertitude nous entoure encore, et les risques de baisse prédominent”, a déclaré mardi Label Brainard, l’un des gouverneurs de la Fed, dans un discours prononcé lors d’un événement organisé par la National Association for Business Economics. Ce qui est en cause c’est l’ampleur de la dépression. Le fonds monétaire international avait évaluait  cette dépression à 6 % en 2020. Mais la banque fédérale américaine est très consciente que l’ampleur de la dépression économique dépendra surtout de la capacité de maîtrise d’une situation sanitaire qui ne cesse de se détériorer. La banque fédérale américaine pourrait à nouveau réaffirmer le caractère particulièrement accommodant de sa politique avec notamment des prêts, des rachats d’actifs et   des dépenses budgétaires supplémentaires.

De son côté, le président de la Fed de Richmond, Thomas Barkin, a averti que le chômage aux États-Unis pourrait augmenter à nouveau alors que les entreprises s’adaptent à une période de récession probablement plus longue que prévu.

“Un ensemble d’entreprises, grandes et petites, se rendent compte que ce n’est pas un problème de deux mois et remanient leurs activités”, ce qui pourrait mettre en péril le rebond constaté ces deux derniers mois sur le front de l’emploi, a-t-il dit dans une allocution diffusée sur le web au Charlotte Rotary Club.

Par ailleurs, les petites entreprises bénéficiaires du programme Payckeck Protection, visant à distribuer des prêts aux sociétés touchées par le coronavirus, ont conservé leurs employés pour respecter les conditions de remise de prêt. Le programme arrivant à échéance, elles peuvent désormais envisager des licenciements.

Les responsables de la Fed ont d’abord espéré que l’épidémie de coronavirus serait rapidement maîtrisé aux États-Unis pour permettre à l’économie de rebondir. Ils ont admis que les prévisions de croissance économique faites lors de la dernière réunion de politique monétaire de la banque centrale en juin ne tenaient pas compte, dans une large mesure, de la possibilité d’une deuxième vague épidémique.

BCE : une politique aussi accommodante que celle de la banque fédérale américaine ?

BCE : une politique aussi accommodante que celle de la banque fédérale américaine ?

Très récemment la banque fédérale américaine (FED) a déclaré qu’elle conduirait une politique aussi accommodante que possible pour soutenir l’économie. Il a même été précisé que toutes les liquidités seraient accordées et que par exemple il n’y aurait aucune limitation au rachat d’obligations. En clair que la banque fédérale ferait tourner autant que nécessaire la planche à billets. En réponse la banque centrale européenne par la voie François Villeroy de Galhau, membre du conseil des gouverneurs de l’institution reprend à peu près le même discours en affirmant que la politique de la banque centrale européenne serait tout aussi accommodante et même qu’elle est prête à innover davantage avec ses outils de politique monétaire si nécessaire, a déclaré jeudi François Villeroy de Galhau, membre du conseil des gouverneurs de l’institution. D’une certaine manière c’est un peu une compétition qui s’installe entre les grandes banques centrales en matière de gestion très accommodant des liquidités. Il est clair cependant que le moment venu des ajustements ce produiront via les parités, l’inflation via  l’éclatement de bulles ( exemple soutien à certains secteurs structurellement défaillants qui ne pourront jamais rembourser leurs dettes )

Croissance américaine comme la France avec une chute de croissance de 6 à 7 % et un chômage qui devrait tutoyer les 10 % en fin d’année.

Croissance américaine comme la France avec une chute de croissance de 6 à 7 % et un chômage qui devrait tutoyer les 10 % en fin d’année.

 

Certes la situation est loin d’être figée, elle a tendance à s’améliorer mais certainement pas au rythme espéré. Le problème fondamental c’est que faut de commandes suffisantes( investissement des entreprises ou des ménage, la variable d’ajustement sera comme d’habitude l’emploi. Une situation globale de l’emploi qui va peser forcément sur le niveau du pouvoir d’achat et par conséquence sur la demande. On ne redressera pas l’économie américaine ( européenne ou française en quelques mois voire quelques années. Après un tel choc économique, financier mais aussi social).

Selon ces projections, le taux de chômage devrait encore atteindre 6,5% fin 2021 et 5,5% fin 2022, soit deux points de pourcentage au-dessus de son niveau de fin 2019, un écart qui représente plusieurs millions de chômeurs.

“La crise sanitaire en cours va peser lourdement sur l’activité économique, l’emploi et l’inflation à court terme et crée des risques considérables pour les perspectives économiques à moyen terme”, explique la Fed dans son communiqué de politique monétaire.

Son président, Jerome Powell, a souligné lors d’une conférence de presse en ligne que “des millions de personnes” pourraient rester au chômage même une fois la reprise solidement engagée.

“Le travail de la Fed touche des communautés, des familles et des entreprises dans tout le pays”, a-t-il ajouté. “Nous sommes déterminés à utiliser tous les instruments à notre disposition (…) pour faire en sorte que la reprise soit aussi solide que possible.”

“C’est un long chemin. Il prendra du temps”, a-t-il souligné.

Pour la banque centrale, cette perspective justifie de maintenir l’objectif de taux des fonds fédéraux (“fed funds”), le principal instrument de sa politique monétaire, à son niveau actuel proche de zéro jusqu’en 2022 au moins.

Les responsables de la banque centrale ont aussi promis de maintenir les achats d’obligations sur les marchés au moins à leur niveau actuel, soit environ 80 milliards de dollars par mois pour les bons du Trésor et 40 milliards pour les prêts immobiliers titrisés.

Cet engagement montre que la Fed commence à dessiner une stratégie de long terme pour accompagner la reprise économique, qui devrait se traduire en 2021 par un rebond de 5,0% du PIB. Un chiffre évidemment tout à fait approximatif surtout destiné à rassurer les acteurs économiques. Comment en effet affirmer qu’il faudra plusieurs années pour redresser l’économie et dans le même temps prévoir que le rebond de 2021 sera pratiquement suffisant pour retrouver la situation antérieure à la crise sanitaire

Malgré l’ampleur de la récession en cours, la Fed n’a pas modifié ses projections à plus long terme en matière de plein emploi, de croissance tendancielle et de niveau du taux des “fed funds”, ce qui laisse entendre que l’économie ne souffrira pas de séquelles durables de la crise.

Le dollar est quant à lui tombé à son plus bas niveau depuis trois mois face à un panier de devises de référence (-0,50%) et l’euro est repassé au-dessus de 1,14 dollar pour la première fois depuis le 10 mars. De quoi importer de l’inflation dans le pays n’a pas besoin

Sur le marché obligataire, le rendement des bons du Trésor américain à dix ans chutait de près de neuf points de base à 0,7411%.

“Les signaux envoyés par la Fed sont globalement conformes aux attentes”, commente Jon Hill, stratège taux de BMO Capital Markets. “Elle reconnaît que le chômage sera élevé, que l’inflation sera basse et qu’elle maintiendra des taux d’intérêt très bas pendant au moins deux ans.”

L’éclatement de la crise en mars a conduit la Fed à réduire l’objectif des “fed funds” de 150 points de base et à mobiliser dans l’urgence plusieurs milliers de milliards de dollars pour soutenir l’économie et les marchés financiers.

Ces mesures ont eu pour effet une envolée de la taille de son bilan, qui dépasse désormais 7.200 milliards de dollars (6.350 milliards d’euros) contre moins de 3.500 milliards début mars.

Croissance américaine, comme la France, avec une chute de croissance de 6 à 7 % et un chômage qui devrait tutoyer les 10 % en fin d’année.

Croissance américaine: comme la France avec une chute de croissance de 6 à 7 % et un chômage qui devrait tutoyer les 10 % en fin d’année.

 

Certes la situation est loin d’être figée, elle a tendance à s’améliorer mais certainement pas au rythme espéré. Le problème fondamental c’est que faut de commandes suffisantes( investissement des entreprises ou des ménage, la variable d’ajustement sera comme d’habitude l’emploi. Une situation globale de l’emploi qui va peser forcément sur le niveau du pouvoir d’achat et par conséquence sur la demande. On ne redressera pas l’économie américaine ( européenne ou française en quelques mois voire quelques années. Après un tel choc économique, financier mais aussi social).

 

Selon ces projections, le taux de chômage devrait encore atteindre 6,5% fin 2021 et 5,5% fin 2022, soit deux points de pourcentage au-dessus de son niveau de fin 2019, un écart qui représente plusieurs millions de chômeurs.

“La crise sanitaire en cours va peser lourdement sur l’activité économique, l’emploi et l’inflation à court terme et crée des risques considérables pour les perspectives économiques à moyen terme”, explique la Fed dans son communiqué de politique monétaire.

Son président, Jerome Powell, a souligné lors d’une conférence de presse en ligne que “des millions de personnes” pourraient rester au chômage même une fois la reprise solidement engagée.

“Le travail de la Fed touche des communautés, des familles et des entreprises dans tout le pays”, a-t-il ajouté. “Nous sommes déterminés à utiliser tous les instruments à notre disposition (…) pour faire en sorte que la reprise soit aussi solide que possible.”

“C’est un long chemin. Il prendra du temps”, a-t-il souligné.

Pour la banque centrale, cette perspective justifie de maintenir l’objectif de taux des fonds fédéraux (“fed funds”), le principal instrument de sa politique monétaire, à son niveau actuel proche de zéro jusqu’en 2022 au moins.

Les responsables de la banque centrale ont aussi promis de maintenir les achats d’obligations sur les marchés au moins à leur niveau actuel, soit environ 80 milliards de dollars par mois pour les bons du Trésor et 40 milliards pour les prêts immobiliers titrisés.

Cet engagement montre que la Fed commence à dessiner une stratégie de long terme pour accompagner la reprise économique, qui devrait se traduire en 2021 par un rebond de 5,0% du PIB. Un chiffre évidemment tout à fait approximatif surtout destiné à rassurer les acteurs économiques. Comment en effet affirmer qu’il faudra plusieurs années pour redresser l’économie et dans le même temps prévoir que le rebond de 2021 sera pratiquement suffisant pour retrouver la situation antérieure à la crise sanitaire

Malgré l’ampleur de la récession en cours, la Fed n’a pas modifié ses projections à plus long terme en matière de plein emploi, de croissance tendancielle et de niveau du taux des “fed funds”, ce qui laisse entendre que l’économie ne souffrira pas de séquelles durables de la crise.

Le dollar est quant à lui tombé à son plus bas niveau depuis trois mois face à un panier de devises de référence (-0,50%) et l’euro est repassé au-dessus de 1,14 dollar pour la première fois depuis le 10 mars. De quoi importer de l’inflation dans le pays n’a pas besoin

Sur le marché obligataire, le rendement des bons du Trésor américain à dix ans chutait de près de neuf points de base à 0,7411%.

“Les signaux envoyés par la Fed sont globalement conformes aux attentes”, commente Jon Hill, stratège taux de BMO Capital Markets. “Elle reconnaît que le chômage sera élevé, que l’inflation sera basse et qu’elle maintiendra des taux d’intérêt très bas pendant au moins deux ans.”

L’éclatement de la crise en mars a conduit la Fed à réduire l’objectif des “fed funds” de 150 points de base et à mobiliser dans l’urgence plusieurs milliers de milliards de dollars pour soutenir l’économie et les marchés financiers.

Ces mesures ont eu pour effet une envolée de la taille de son bilan, qui dépasse désormais 7.200 milliards de dollars (6.350 milliards d’euros) contre moins de 3.500 milliards début mars.

Taxe américaine sur le numérique: il y aura des représailles françaises (Bruno Lemaire)

Taxe américaine sur le numérique: il y aura des représailles françaises (Bruno Lemaire)

 

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Bruno Lemaire, ministre de l’économie semble prendre de plus en plus de poids dans la stratégie du gouvernement tant sur le plan économique que sur le plan social. Sur le plan social par exemple, il a récemment incité le patronat à relever les salaires pour dynamiser la croissance. Concernant la menace américaine de taxer des produits français en représentent  en représailles de la taxe numérique française, le ministre de l’économie est décidé à punir l’économie américaine avec de nouvelles fiscalités. “S’il devait y avoir des sanctions, et c’est une possibilité aujourd’hui que nous prenons très au sérieux, nous saisirions immédiatement l’Organisation mondiale du commerce (OMC)”, a dit le ministre, qui a indiqué qu’il s’entretiendrait dans la journée avec le secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin.

“Si les Américains décident d’aller jusqu’au bout, de mettre des sanctions contre la taxation du digital alors même qu’ils étaient pour cette taxation du digital et que notre taxation nationale n’est pas discriminatoire, dans ce cas-là, nous riposterions”, a-t-il ajouté.

“Mais cette guerre commerciale, je le redis, elle n’est dans l’intérêt de personne donc j’appelle nos amis américains à revenir à la sagesse, à la raison, à travailler à un compromis à l’OCDE, à éviter cette montée aux extrêmes qui ne profitera à personne.”

La taxation du numérique est à l’origine de tensions commerciales entre la France et les Etats-Unis, qui menacent d’imposer des droits de douane massifs à certains produits d’importation en guise de représailles à un impôt français sur les Gafa (Google, Amazon, Facebook, Apple, entre autres).

La France, qui dément tout caractère discriminatoire, souligne pour sa part que cette taxe ne vise pas seulement les géants américains du numérique.

Banque centrale américaine : Une baisse de taux contagieuse et dangereuse

Banque centrale américaine : Une baisse de taux contagieuse et dangereuse

D’une certaine manière, la décision de la banque centrale américaine est paradoxale et dangereuse. Certes,  la baisse des taux limités à un quart et non  reconductible ne va pas bouleverser le paysage financier. Ceci étant, il s’agit d’un acte de supplémentaire pour  faire tourner la planche à billets. En clair,  faire de la fausse monnaie comme en font d’ailleurs toutes les banques centrales qui inondent le marché de liquidités avec lesquels les investisseurs entretiennent la spéculation notamment sur le marché des actions. Un marché qui s’écroulerait sans doute sans cette masse de liquidités tellement maintenant le décalage est grand entre le résultat des entreprises et le cours des actions. En faite, le marché les actions est sous perfusion comme l’est  d’une façon générale l’endettement (endettement des Etats, des entreprises mais aussi des particuliers avec le risque d’un éclatement de la bulle immobilière. Cette baisse des taux d’un point de vue orthodoxe n’avait pas lieu d’être car si le tassement économique est constaté au États-Unis, la croissance est encore très satisfaisante (autour de 2 % en 2019). Par ailleurs on est loin de l’objectif des 2 % d’inflation. Ce qui se joue en fait aujourd’hui, c’est une guerre monétaire qui ne dit pas son nom et provoquera un jour une flambée d’inflation et sans doute une crise financière générale. Le geste de la banque centrale n’a d’ailleurs  pas satisfait non plus le président américain Donald Trump qui avait plaidé pour une baisse d’une toute autre ampleur.

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