Archive pour le Tag 'Amazonie'

Amazonie: la déforestation a doublé en un an, une catastrophe mondiale

Amazonie: la déforestation a doublé en un an, une catastrophe mondiale

 

 

Une véritable catastrophe mondiale en Amazonie avec d’innombrables incendies dont les fumées ont recouvert  un territoire presque aussi grand que la France. Une situation d’autant plus tragique que le président brésilien n’a pas pris des moyens à temps  d’éteindre les feux, pire qu’il se dit incapable de mettre fin à cet embrasement qui va priver la planète  d’une partie de son poumon.

La déforestation en Amazonie brésilienne a augmenté de 93% au cours des neuf premiers mois de 2019, par rapport à la même période l’an dernier. Au total, 7 853 km2 ont été déboisés, bien au-dessus des 4 075 km2 enregistrés entre janvier et septembre 2018, selon l’Institut national de recherche spatiale (INPE) qui a publié ces chiffres vendredi 11 octobre. Sur l’ensemble de l’année 2018, la déforestation avait concerné 4 947 km2. Cela pourrait atteindre 10 000 km2 en 2019.

 

Au cours du seul mois de septembre, 1 447 km2 ont été déboisés, soit une hausse de 96% par rapport à septembre de l’année dernière. En août, 1 700 km2 de forêt ont disparu. Les chiffres de la déforestation se situaient début 2019 dans la moyenne des dernières années, jusqu’à une hausse significative à partir de juin. Selon les experts, la déforestation pourrait atteindre 10 000 km2 en 2019, une première depuis 2008.

Pour les défenseurs de l’environnement et les spécialistes de l’Amazonie, cette recrudescence s’explique par la pression exercée sur la forêt par les bûcherons et éleveurs de bétail, encouragés par les prises de position du président d’extrême droite Jair Bolsonaro qui prône l’exploitation des ressources naturelles dans les aires protégées.

 

Incendies en Amazonie : une catastrophe écologique mondiale

Incendies en Amazonie : une catastrophe écologique mondiale

 

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Une véritable catastrophe mondiale en Amazonie avec d’innombrables incendies dont les fumées recouvrent un territoire presque aussi grand que la France. Une situation d’autant plus tragique que le président brésilien n’a pas pris des moyens à temps  d’éteindre les feux, pire qu’il se dit incapable de mettre fin à cet embrasement qui va priver la planète  d’une partie de son poumon. L’Agence spatiale brésilienne (INPE) dit avoir répertorié 72.843 incendies dans la forêt amazonienne depuis le début de l’année, soit une hausse de 83% par rapport à la même période l’an dernier et un record depuis qu’elle a commencé à recueillir de telles données en 2013.

La déforestation au Brésil a bondi de 67% sur un an au cours des sept premiers mois de l’année, a par ailleurs indiqué l’INPE, dont le travail est attaqué par le gouvernement de Bolsonaro. Des millions de personnes à travers le monde ont fait part sur les réseaux sociaux de leur inquiétude sur l’avenir de la forêt amazonienne. Le principal piège à carbone au monde se trouve à 60% sur le territoire du Brésil.

Aux yeux d’experts environnementaux, les déclarations de Bolsonaro sont un “écran de fumée” destiné à masquer les mesures engagées par son gouvernement favorisant les investissements agricoles et miniers au détriment des réglementations environnementales. “La déforestation accrue et les incendies sont les conséquences de la politique anti-environnementale” de Bolsonaro, a déclaré Marcio Astrini, le coordinateur des relations publiques de Greenpeace au Brésil.

Un chercheur de l’université de Sao Paulo, spécialiste des questions climatiques, a souligné que les agriculteurs avaient recours au feu pour défricher leurs terres et attribué la multiplication des incendies au pic de déforestation illicite constaté cette année.

 

Selon l’avocat du directeur général, Me Benjamin Van Gaver, “l’ouverture de l’enquête va permettre d’offrir à Monsieur Bailey la possibilité d’apporter tous les éléments nécessaires aux autorités afin de réfuter fermement les allégations portées à son encontre”.

 

 

Colombie: comme en Amazonie la même logique pour la destruction de la forêt

Colombie: comme en Amazonie la même logique pour la destruction de la forêt

Comme au Brésil, c’est la même folie destructrice qui encourage la multiplication des feux de forêt. C’est le même objectif : défricher par le feu pour consacrer les terres à l’industrie agricole. Ainsi plus de 2.200 feux de forêts ont été enregistrés cette année en Colombie, soit le nombre d’incendies le plus élevé depuis vingt ans, une hausse attribuée au réchauffement climatique et aux brûlis effectués pour les cultures agricoles, ont indiqué lundi les autorités.

«Les incendies (…) ont énormément augmenté comparativement aux autres années», a déploré Eduardo Gonzalez, directeur de l’Unité pour la gestion du risque de catastrophes (UNGRD), lors d’une conférence de presse à Bogota.

 

Depuis le mois de janvier, 2.217 feux ont été répertoriés dans le pays, affectant environ 128.777 hectares, notamment dans les départements du Tolima, du Cundinamarca, de Huila (centre), du Cauca et du Nariño (sud-ouest). La majorité de ces incendies «ont été provoqués de la main de l’homme afin de préparer des terrains à la plantation de produits» agricoles, a dénoncé M. Gonzalez. De son côté, le capitaine German Miranda, directeur national des pompiers, a ajouté que le réchauffement climatique était un facteur aggravant et compliquait en outre la lutte contre les incendies.

 

«Avant, les niveaux de température de l’environnement nous permettaient de contrôler les incendies plus rapidement. Aujourd’hui, nous affrontons jusqu’à 42-43 degrés. Cela fait qu’ils se propagent avec beaucoup plus de force, affectent de plus importantes superficies et sont plus fréquents», a-t-il déclaré à l’AFP. Le chiffre enregistré à ce jour est «le pic le plus élevé» depuis le début du registre des incendies en 1999, a-t-il ajouté.

 

En Bolivie, les feux ont dévasté plus de 1,7 million d’hectares de forêts et de prairies depuis mai, dont des aires protégées, selon des chiffres officiels.

Amazonie : doublement de la déforestation brésilienne

Amazonie : doublement de la déforestation brésilienne

Le massacre de l’Amazonie continue non seulement avec le développement des récents incendies mais aussi avec des opérations de déforestation clairement programmées pour augmenter notamment les surfaces cultivables. Des opérations de déforestation permises par la suppression de zones protégées et des espaces où vivent les indigènes. Une politique délibérée de la part du climatosceptique Bolsonaro, présidant du Brésil, qui par ailleurs ne cache pas ses liens avec les milieux financiers. Pour se faire une idée, le Brésil a supprimé une surface de forêt supérieure à un département français depuis le début de l’année. Compte tenu des incendies, la déforestation pourrait représenter plus de deux départements français d’ici fin 2019. Certes la souveraineté du Brésil ne saurait être mise en cause cependant ce pose  plan international la question de ses limites quand cela met en jeu les rééquilibre climatique de la planète. Pourrait-on par exemple autoriser un pays à empoisonner volontairement la mer sous le prétexte que cette action se déroule dans ses eaux territoriales ? C’est la même problématique pour le Brésil. Dans un cas c’est l’eau qui est en cause et là c’est la qualité de l’air et le climat

Entre janvier dernier et le mois d’août, et à la même période de 2018, la déforestation de la forêt amazonienne brésilienne a touché 6.404,4 km² supplémentaires au total, contre 3.336,7 km² précédemment, selon des données officielles provisoires fournies dimanche. Ce qui représente une augmentation de 91,9%.

Rien que pour le mois d’août, 1.700,8 km² ont disparu, moins qu’en juillet (où les chiffres avaient quadruplé), mais plus de trois fois plus qu’en août 2018 (526,5 km²) selon le système DETER d’alertes satellitaires de l’Institut national pour les investigations spatiales (INPE).

 La déforestation s’est emballée ces quatre derniers mois : 738,2 km² en mai, 936,3 km² en juin, 2.255,4 km² en juillet et désormais 1.700,8 km² en août.

Les experts estiment que le chiffre de 10.000 km² pourrait être atteint cette année pour la première fois depuis 2008.

Spécialistes et défenseurs de l’environnement expliquent cet accroissement de la déforestation par la pression des forestiers et des éleveurs encouragés par le soutien du président brésilien, Jair Bolsonaro, à l’ouverture de réserves indigènes et de zones protégées pour développer ces activités ainsi que les prospections minières.

Selon les experts, il devrait y avoir en septembre davantage de foyers d’incendie dans la région amazonienne car « le pic de la déforestation a lieu en juillet et celui des incendies en septembre », a relevé Ane Alencar, la directrice scientifique de l’Institut pour les enquêtes environnementales en Amazonie (IPAM).

Amazonie: Trump retourne encore sa veste

Amazonie: Trump retourne encore sa veste

 

 

Avec Trump, on commence à avoir l’habitude, quand il apporte un soutien timide à une orientation internationale, le lendemain il se fend d’un tweet contredisant la position  de la veille. Il vient encore de le  faire encore à propos de l’Amazonie. Le G7 avait proposé  d’apporter une aide de 20 millions de dollars pour  éteindre l’incendie catastrophique d’une partie de l’Amazonie. Pour ne pas déplaire à son ami d’ultra droite, président du Brésil, Trump  a tenu à indiquer que les États-Unis ne contribueraient pas financement de l’enveloppe prévue. Pire, il a assuré que le Bolsonaro, le président brésilien, faisait de son mieux mettre fin à la catastrophe mondiale que constitue l’embrasement d’une partie poumon du monde.Pourtant Emmanuel Macron avait laissé entendre que tous les membres du G7 (Etats-Unis, Japon, Allemagne, Royaume-Uni, France, Italie et Canada), réunis en sommet de samedi à lundi à Biarritz, participaient à cette aide d’urgence.

Sollicité par Reuters, le porte-parole du Conseil de sécurité nationale Garrett Marquis a précisé que Washington était bien disposé à offrir son aide au Brésil mais plutôt en lien direct avec le gouvernement de Jair Bolsonaro.

“Les Etats-Unis (…) n’ont pas donné leur accord à une initiative commune du G7, qui s’est faite sans consultation avec le président Bolsonaro”, a déclaré Garrett Marquis dans un courrier électronique. “L’aide la plus constructive nécessite une coordination avec le gouvernement brésilien.”

Le président français avait inscrit les violents incendies qui grignotent la plus grande forêt tropicale du monde à l’ordre du jour du dernier sommet du G7.

“Les Etats-Unis sont avec nous aussi bien sur la biodiversité que sur l’initiative amazonienne”, a assuré Emmanuel Macron lundi, lors d’une conférence de presse au côté du président chilien, Sebastian Pinera.

La volonté d’Emmanuel Macron d’aborder le sujet à Biarritz, en l’absence des pays concernés, a hérissé Jair Bolsonaro qui a reproché à son homologue sa mentalité “colonialiste” et s’est vu taxer en retour de mensonges sur ses engagements climatiques.

Le chef de l’Etat brésilien refuse pour l’heure la proposition du G7 tant qu’il n’aura pas obtenu des excuses de la part d’Emmanuel Macron.

Richard Lough avec Simon Carraud, édité par Jean-Stéphane Brosse

 

Amazonie: la France complice ?

Amazonie: la France complice ?

C’est un peu la question sur franceinfo  de Marie-Benoît Magrini, économiste à l’INRA de Toulouse et animatrice du réseau de recherches sur les légumineuses. Lundi, Emmanuel Macron a reconnu dans son allocution télévisée sur France 2 que la France avait une « part de complicité » dans la déforestation de l’Amazonie, notamment via la culture du soja que la France importe pour l’élevage.

 Est-ce que la France contribue effectivement à la déforestation dans le monde et notamment au Brésil en important du soja ?

Marie-Benoît Magrini : Aujourd’hui la France importe trois millions de tonnes de tourteaux de soja. Les tourteaux c’est la partie sèche de la graine qui reste après avoir extrait l’huile. Le tourteau est très riche, très concentré en protéines et donc sert à alimenter les élevages, les animaux qui ont besoin de cette richesse en protéines pour se développer. On a beaucoup d’élevage en France et en Europe, et comme on produit très peu de soja, conséquemment on doit en importer. La France aujourd’hui, même s’il y a une petite progression, ne produit que 400 000 tonnes de soja, donc ça ne suffit pas à satisfaire les besoins.

D’où vient la dépendance de la France pour ces besoins en soja ?

C’est le résultat d’un long processus historique qui démarre après la Seconde Guerre mondiale. Avec les États-Unis, on s’est accordés pour qu’ils poursuivent le développement de leur culture de soja, et qu’ils exportent le soja vers l’Europe pour développer nos élevages. On était dans une situation de pénurie alimentaire et les importations de soja étaient le choix de la facilité à l’époque. Ce n’est que depuis le début des années 2000 que l’Europe cherche à développer ses cultures dont le soja. Mais le problème c’est qu’en l’espace de quelques décennies, on a créé un écart de compétitivité avec l’Amérique qui fait qu’aujourd’hui la culture de soja en Europe n’est pas aussi compétitive que la culture aux États-Unis ou au Brésil. Si on veut développer des cultures européennes et françaises pour nos élevages, il faut aussi que le consommateur soit prêt à payer un supplément de prix pour de la viande nourrie par des protéines locales.

Et si la France s’y met de façon intensive, est-ce qu’on n’aurait pas les mêmes conséquences qu’ailleurs dans le monde ? Faudrait-il couper des arbres ?

Non, aujourd’hui en France on a quand même un assolement (ndlr : l’assolement est un procédé de culture par succession et alternance sur un même terrain, pour conserver la fertilité du sol) important. L’enjeu c’est d’arriver à diversifier ces assolements. Si on ne se met à cultiver que du soja, on va avoir des problèmes de gestion des bioagresseurs et d’autres maladies possible. En France il y a d’autres plantes très riches en protéines, comme le pois, la fève, le lupin et on peut aussi se tourner vers des légumes secs. Toutes ces plantes riches en protéines n’utilisent pas d’engrais azoté donc elles permettent aussi de réduire les gaz à effet de serre, et toute diversification des cultures permet aussi de réduire l’usage des produits phytosanitaires. Il y a un double enjeu écologique d’arriver à redéployer ces cultures riches en France et en Europe, à la fois pour réduire notre dépendance aux importations de soja mais aussi pour diversifier nos assolements et avoir une agriculture plus durable.

Incendies en Amazonie: le Brésil peut être ouvert à une aide !

Incendies en Amazonie: le Brésil peut être ouvert à une aide !

Le crime de l’incendie de l’Amazonie -car il s’agit bien d’un crime quand cela met en cause le principal poumon climatique de la planète -mériterait d’être jugé par une instance internationale ad hoc. Non seulement beaucoup de ces incendies sont provoquées pour attribuer d’immenses parcelles de forêt à l’industrie agricole de manière délibérée mais en plus lorsque les feux s’étendent de manière non contrôlée, le président brésilien joue l’attentisme et même refuse l’aide  internationale. Un des incendies d’une telle ampleur ne peuvent être maîtrisé par un seul pays. Seule une force internationale serait capable de mettre fin à cette catastrophe de nature mondiale. Pour des es questions de politique intérieure et d’ego, le président brésilien joue les gros bras et manifeste l’indépendance du pays à travers son refus de l’aide internationale notamment celles qui étaient envisagées au G7. Cependant devant la pression de l’opinion internationale, le Brésil vient de se dire «ouvert» à «une aide financière d’organisations et de pays de l’étranger» pour lutter contre les incendies en Amazonie, a annoncé mardi soir un porte-parole du gouvernement. «Le point essentiel est que cet argent, une fois entré au Brésil, n’aille pas à l’encontre de la souveraineté brésilienne et que la gestion des fonds soit sous notre responsabilité», a déclaré un porte-parole de la présidence, au lendemain d’une offre de 20 millions de dollars émanant des pays du G7.

Un peu plus tôt dans la journée, le président brésilien Jair Bolsonaro avait déclaré qu’il était prêt à discuter d’une aide du G7 pour lutter contre les incendies en Amazonie si le chef de l’État français Emmanuel Macron «retirait (ses) insultes».

«D’abord monsieur Macron doit retirer les insultes qu’il a proférées contre ma personne», a déclaré à quelques journalistes le président brésilien qui évoque les accusations du président français selon lesquelles il avait «menti» sur ses engagements environnementaux. «D’abord il m’a traité de menteur et ensuite, d’après mes informations, il a dit que notre souveraineté sur l’Amazonie était une question ouverte», a déclaré Jair Bolsonaro avant de rencontrer les neuf gouverneurs d’Etats d’Amazonie. «Avant de discuter et d’accepter quoi que ce soit de la France (…) (Emmanuel Macron) doit retirer ses paroles et à partir de là, nous pourrons parler », a déclaré le président brésilien.

Lundi soir, Brasilia a rejeté sèchement l’aide de 20 millions de dollars proposée par les pays du G7 pour combattre les incendies en Amazonie, en conseillant au président français de s’occuper «de sa maison et de ses colonies». «Nous remercions (le G7 pour son offre d’aide, ndlr), mais ces moyens seront peut-être plus pertinents pour la reforestation de l’Europe», a déclaré le chef de cabinet, Onyx Lorenzoni.

Incendies Amazonie : la pluie impuissante (experts)

Incendies Amazonie : la pluie impuissante (experts)

 

La  pluie selon les prévisions météo sera impuissant éteindre les très nombreuses incendies en Amazonie ou alors pas avant  octobre. Le dispositif militaire mis en place par le président brésilien sera bien insuffisant, tout au plus permettra-t-il de limiter les départs. Il faudrait environ 20 mm tout de suite et pendant une heure ou deux, ce qui n’est pas prévu avant deux mois. Il est clair que l’incendie d’une telle ampleur ne peut être éteint par les moyens classiques d’un seul pays d’ailleurs l’incendie est  en train de contaminer aussi la Bolivie. Seule une force internationale avec les moyens adaptés entre parenthèse (Canadair ou équivalent) serait en capacité de faire face à une telle ampleur. Notons que cette force  internationale serait aussi utile avec des moyens spécialisés selon  la nature des risques  pour intervenir en cas de catastrophe naturelle (tremblement de terre, éruptions volcaniques, inondations, tempêtes, pandémies etc.) Le nombre de feux qui se sont déclarés en Amazonie brésilienne sont en hausse de 80% depuis le début de l’année, selon les données de l’institut national de la recherche spatiale du pays, l’INPE, arrêtées au 25 août.

Les incendies ne se limitent pas au Brésil: au moins 10.000 km 2 (un million d’hectares) brûlent en Bolivie, près de la frontière avec le Paraguay et le Brésil.

Le déploiement de l’armée brésilienne dépêchée en renfort pour éteindre les feux ne sera efficace que pour les petits foyers et contribuer à empêcher de nouveaux incendies, affirment les experts. Les foyers les plus importants ne pourront être éteints que par les précipitations.

Or, la saison des pluies en Amazonie ne commence que fin septembre les pluies ne deviendront vraiment importantes que dans plusieurs semaines.

En outre, souligne Maria Silva Dias, professeure de Sciences de l’atmosphère à l’université de Sao Paulo, les précipitations prévues au cours des 15 prochains jours sont concentrées dans les zones qui en ont le moins besoin.

On attend moins de précipitations dans les régions de l’Amazonie qui connaissent les plus gros incendies, insiste-t-elle.

Une hausse des précipitations est attendue dans l’extrême nord-ouest et l’ouest de l’Amazonie brésilienne, mais la partie orientale restera très sèche, selon les données de Refinitiv.

Même les zones les plus arrosées ne connaîtront que des averses isolées, soulignent les experts.

“En certains endroits, certains feux pourront être éteints”, c’est vrai, mais ce sont des points isolés”, souligne Maria Silva Dias. “Il faut qu’il pleuve plus régulièrement dans toute la région, et cela ne se produira que plus tard, vers octobre.”

Elle estime les précipitations nécessaires à au moins 20 millimètres de pluie en une à deux heures pour éteindre un feu de forêt moyen.

L’État d’Acre, dans l’ouest du Brésil, est celui qui devrait être le plus soulagé par les pluies. Le nombre d’incendies dans cet Etat situé à la frontière avec le Pérou a plus que doublé cette année par rapport à l’an dernier. Sur la seule période du 21 au 25 août, 90 incendies ont été enregistrés.

On attend 57,6 mm de pluie dans la partie occidentale de l’État au cours des 15 prochains jours et 33,5 mm dans la partie est, selon les données Refinitiv, et entre 15 et 29 mm dans l’Etat de Rondonia et dans le sud de l’Amazonas.

“Dans certaines régions, cela pourrait réduire les incendies, mais pas en général”, estime Matias Sales, météorologue pour la société brésilienne d’information climatologique Climatempo.

L’Amazonie orientale restera au sec au cours des 15 prochains jours. Peu ou pas de pluie sont attendus dans certaines parties des Etats de Mato Grosso, Para et Tocantins où les incendies sont en nette augmentation.

La saison sèche a été particulièrement sèche cette année, notamment en raison d’un front froid dans le Mato Grosso, souligne Maria Silva Dias.

Incendie Amazonie : « Bolsonaro menti « (Macron)

Incendie Amazonie : « Bolsonaro menti «  (Macron)

 

 

 

La guerre semble ouverte entre le président brésilien et le président français à propos de la responsabilité concernant les dramatiques incendies de l’Amazonie. On sait en effet que le président brésilien porte une lourde responsabilité dans ces incendies qui vont permettre de libérer d’immenses zones pour les reconvertir à l’industrie agricole. Le pire c’est que le président brésilien a accusé les O.N.G. d’être responsables de cette situation. Macron a réagi avec une certaine violence à cette situation en indiquant que dans ces conditions il refusait que la France ratifie le futur accord commercial Mercosur, un accord commercial entre l’union économique et le Brésil, l’Argentine, l’Uruguay et le Paraguay.-Peut-être aussi une manière pour Macron de se racheter vis-à-vis du traité CETA, lui, ratifié récemment par l’assemblée nationale. Un accord commercial avec le Canada très critiqué par le monde agricole pour les distorsions de concurrence qu’il introduit dans les désaccords commerciaux (conditions de production, conditions sanitaires, conditions environnementales). La France a accusé vendredi le président brésilien Jair Bolsonaro d’avoir “menti” à Emmanuel Macron sur ses engagements climatiques lors du sommet du G20 et annoncé “dans ces conditions” son opposition au projet de traité de libre-échange entre le Mercosur et l’Union européenne.

“Compte tenu de l’attitude du Brésil ces dernières semaines, le président de la République ne peut que constater que le président Bolsonaro lui a menti lors du Sommet d’Osaka”, a dit une source de la présidence française à la veille de l’ouverture du sommet du G7 de Biarritz. “Les décisions et propos du Brésil ces dernières semaines montrent bien que le président Bolsonaro a décidé de ne pas respecter ses engagements climatiques ni de s’engager en matière de biodiversité”, a-t-elle ajouté. “Dans ces conditions, la France s’oppose à l’accord Mercosur en l’état.”En juin à Osaka au Japon, les pays membres du G20 dont le Brésil fait partie, ont conclu un accord sur le climat, à l’exception des États-Unis comme lors des deux précédents sommets.

Incendies en Amazonie : une catastrophe écologique mondiale

Incendies en Amazonie : une catastrophe écologique mondiale

 

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Une véritable catastrophe mondiale en Amazonie avec d’innombrables incendies dont les fumées recouvrent un territoire presque aussi grand que la France. Une situation d’autant plus tragique que le président brésilien n’a pas pris des moyens à temps  d’éteindre les feux, pire qu’il se dit incapable de mettre fin à cet embrasement qui va priver la planète  d’une partie de son poumon. Il serait temps que les responsables politiques qui comptent dans ce monde discutent rapidement de cette question pour mettre en œuvre des moyens destinés à stopper le feu. L’Agence spatiale brésilienne (INPE) dit avoir répertorié 72.843 incendies dans la forêt amazonienne depuis le début de l’année, soit une hausse de 83% par rapport à la même période l’an dernier et un record depuis qu’elle a commencé à recueillir de telles données en 2013.

La déforestation au Brésil a bondi de 67% sur un an au cours des sept premiers mois de l’année, a par ailleurs indiqué l’INPE, dont le travail est attaqué par le gouvernement de Bolsonaro. Des millions de personnes à travers le monde ont fait part sur les réseaux sociaux de leur inquiétude sur l’avenir de la forêt amazonienne. Le principal piège à carbone au monde se trouve à 60% sur le territoire du Brésil.

Aux yeux d’experts environnementaux, les déclarations de Bolsonaro sont un “écran de fumée” destiné à masquer les mesures engagées par son gouvernement favorisant les investissements agricoles et miniers au détriment des réglementations environnementales. “La déforestation accrue et les incendies sont les conséquences de la politique anti-environnementale” de Bolsonaro, a déclaré Marcio Astrini, le coordinateur des relations publiques de Greenpeace au Brésil.

Un chercheur de l’université de Sao Paulo, spécialiste des questions climatiques, a souligné que les agriculteurs avaient recours au feu pour défricher leurs terres et attribué la multiplication des incendies au pic de déforestation illicite constaté cette année.

Des ONG sont responsables des incendies en Amazonie !! (Bolsonaro)

Des ONG sont responsables des incendies en Amazonie !! (Bolsonaro)

 

 

Pour Bolsonaro , le président extrême droite du Brési,  c’est un peu comme contre Tump :  plus c’est gros, plus  ça passe. Concernant les immenses incendies qui affectent l’Amazonie il accuse maintenant les O.N.G. d’en être responsabls. La vérité c’est que cette énorme catastrophe dont les fumés couvriraient les deux tiers de la France va encore supprimer une partie du poumon mondial et les terres seront reconverties pour l’agriculture industrielle. Le président brésilien Jair Bolsonaro  accuse les O.N.G. de réagir à la suspension par Brasilia de subventions à la préservation de la forêt. « Il pourrait s’agir, oui, il pourrait, mais je ne l’affirme pas, d’actions criminelles de ces ‘ONGéistes’ pour attirer l’attention contre ma personne, contre le gouvernement brésilien. C’est la guerre à laquelle nous sommes confrontés», a lancé le chef de l’Etat devant des journalistes, mercredi 21 août, à la sortie de sa résidence officielle à Brasilia. C’est une attaque frontale des O.N.G. qui critique la politique industrielle de bonnes sonars au et son mépris des questions environnementales. C’est aussi une réponse au pays comme l’Allemagne ou la Norvège qui ont supprimé leur subvention à la préservation de la forêt brésilienne. C’est tout juste si le président brésilien n’accuse pas Merkel est aussi responsable de ces incendies

Les feux de forêt ont augmenté de 83% depuis le début de l’année au Brésil par rapport à l’ensemble de 2018, a annoncé mardi un institut officiel. La hausse a été particulièrement alarmante dans les Etats occupés en totalité ou partiellement par la forêt amazonienne, comme celui du Mato Grosso (centre-ouest), avec 13 682 départs de feu, soit une hausse de 87% par rapport à toute l’année 2018.

Il est pour le moment impossible d’évaluer l’ampleur des superficies affectées par ces feux de forêt en Amazonie. Sur les réseaux sociaux circulaient des vidéos montrant des pans entiers de forêt dévorés par des rideaux de flammes. Lundi, le ciel de Sao Paulo s’est assombri sous l’effet des conditions météo et des nuages de fumée.

Jair Bolsonaro n’a apporté aucun élément pouvant étayer sa grave mise en cause des ONG, mais a expliqué que celles-ci « ressentent le manque d’argent », après la suspension des financements alloués à la préservation de la forêt amazonienne. « On a retiré l’argent aux ONG. Elles recevaient 40% des subventions venant de l’étranger. Elles ne les ont plus. On a aussi mis fin aux subventions publiques » aux ONG, a-t-il expliqué.

« Le feu, apparemment, a pris dans des lieux stratégiques », a-t-il poursuivi. « Même vous ne pourriez aller filmer dans tous les lieux où cela brûle, et envoyer (vos vidéos) à l’étranger », a-t-il dit aux journalistes. « Parce que tout indique qu’ils sont allés là-bas pour filmer des incendies. C’est ce que je ressens ». Les feux en Amazonie sont habituellement provoqués par les défrichements par brûlis utilisés pour transformer des aires forestières en zones de culture et d’élevage ou pour nettoyer des zones déjà déforestées, généralement pendant la saison sèche qui s’achève dans deux mois.

Jair Bolsonaro est la cible d’une avalanche de critiques de scientifiques, d’ONG de préservation de l’Amazonie et des populations indigènes pour son soutien au développement de l’activité économique, et notamment de l’agriculture et l’exploitation minière, dans des zones protégées. Les deux contributeurs principaux du Fonds Amazonie, la Norvège et l’Allemagne, ont récemment annoncé suspendre leurs subventions à ce fonds qui permet de financer la préservation de la forêt, en raison des positions du président brésilien.

Incendies montres en Amazonie : accidentelles ou voulues ?

Incendies montres en Amazonie : accidentelles ou voulues ?

 

 

 

Des incendies monstres affectent depuis presque deux mois la stratégique forêt amazonienne. Des incendies qui sont en hausse de plus de 80 % depuis le début de l’année. Les nuages de fumée sont tels  qu’ils occupent une surface égale aux deux tiers de la France. C’est évidemment une atteinte grave au poumon que représente l’Amazonie pour la planète. Le président ultra libéral du Brésil est critiqué pour son immobilité face à ces catastrophes. La question se pose même de savoir si certains de ces incendies ne sont pas volontaires car il est clair que la politique folle du président brésilien et de favoriser le développement de nouvelles cultures industrielles dans la forêt amazonienne. 

 

Depuis plusieurs semaines, le hashtag #PrayforAmazonia est en top tendance sur Twitter avec plus de 150.000 références. Les incendies ont débuté début juillet en Amazonie. Quelque 1000 hectares ont alors été détruits dans une réserve naturelle dans l’État de Rondonia, situé à la frontière avec la Bolivie. Cet incendie, couplé avec d’autres dans la région, a provoqué d’immenses nuages de fumées denses qui se sont répandus à travers l’État, mettant en danger la santé des personnes vivant dans cette zone. Il y a deux semaines, l’État d’Amazonas, dans le nord-ouest du pays, a déclaré l’état d’urgence en raison de l’augmentation du nombre d’incendies dans la région, a rapporté Euronews. Selon les images satellites, d’autres incendies se sont également déclarés dans l’État du Mato Grosso.

Le 13 août dernier, le chercheur de la Nasa Santiago Gasso a souligné que les incendies successifs ont créé une couche de fumée couvrant une superficie d’environ 1,2 million de km², soit près de deux fois la superficie de la France.

Déforestation en Amazonie : le directeur limogé dénonce Bolsonaro

Déforestation en Amazonie : le directeur limogé dénonce Bolsonaro

 

 

C’est bien connu pour ne pas connaître la température et l’étendue des dégâts, on casse le thermomètre. Ce qu’a fait  le nouveau chef d’État brésilien en limogeant le directeur responsable de la déforestation au Brésil. Ce directeur, Ricardo Galvao, avait eu l’audace  de dire que le processus de déforestation ne s’arrêtait pas mais qu’au contraire il se développait. Le nouveau président brésilien mène une politique ultra libérale d’extrême droite dans tous les domaines : économiques, sociaux, écologiques et sociétaux. La France s’apprête pourtant à ratifier un accord de commerce international avec ce même Brésil (et d’autres pays l’Argentine, le Paraguay et l’Uruguay), e Mercosur). De quoi favoriser l’importation de produits agricoles shootés aux  engrais et autres produits chimiques qui ne respectent absolument pas les règles environnementales et sanitaires de l’union européenne. Les opérations de déforestation au Brésil permettent en effet l’installation de grandes sociétés industrielles agricoles qui ne se privent pas d’utiliser tous les produits interdits dans l’union économique. Ricardo Galvao, limogé de la direction de l’organisme qui surveille la déforestation au Brésil après avoir été critiqué par le président Jair Bolsonaro, a appelé vendredi les scientifiques à ne pas accepter d’être réduits au silence.

« Les scientifiques ne peuvent pas rester silencieux! Nous devons nous manifester avec force. Nous ne pouvons pas baisser la garde! »

C’est ce qu’a déclaré M. Galvao, physicien et ingénieur âgé de 71 ans, lors d’une réunion à l’Université de Sao Paulo (USP) au cours de laquelle il a été ovationné par des centaines d’étudiants et de collègues.

M. Galvao était jusqu’à récemment le directeur de l’Institut national de recherche spatiale (INPE), qui observe et mesure l’évolution de la déforestation au Brésil.

 

Après la publication de données indiquant une forte augmentation de la déforestation en Amazonie au cours des mois précédents, M. Galvao a été accusé en juillet par le président d’extrême droite Bolsonaro de mentir et de nuire à l’image du Brésil.

Le scientifique a défendu l’exactitude des données publiées par l’INPE et a refusé de démissionner, mais il a été destitué début août de la direction de l’institut.

« Les autorités sont toujours indisposées lorsque les données disent des choses qu’elles n’ont pas envie d’entendre », a déclaré M. Galvao lors de son intervention à l’USP.

L’arrivée au pouvoir en janvier de M. Bolsonaro, un climato-sceptique notoire, a suscité de nombreuses craintes pour l’avenir de la forêt amazonienne, considérée comme « le poumon de la planète ».

Déforestation Amazonie: encore 4 millions d’hectares sacrifiés

Déforestation Amazonie: encore 4  millions d’hectares sacrifiés

 

 

Le président brésilien Michel Temer, accusé de corruption et de conflit dinterêt avec le lobby agricole  a abrogé le statut de réserve naturelle de près de quatre millions d’hectares de forêt amazonienne, qui pourront être exploités à l’avenir par des entreprises minières. Plusieurs mouvements écologistes ont accusé le président brésilien Michel Temer de prendre des mesures qui menacent la forêt amazonienne pour s’assurer le soutien du puissant lobby de l’agro-business au Parlement face à des accusations de corruption. Le chef de l’État a notamment mis en place récemment un programme qui prévoit de régulariser l’occupation illégale de terres dans de vastes zones de protection environnementale. Pour les écologistes, cette mesure pourrait stimuler la déforestation, également favorisée par des projets de loi visant à rabaisser le niveau de protection de sanctuaires naturels. M. Temer est aussi critiqué pour avoir donné son aval au gel de la cession de titres de propriété destinés à des Indiens d’Amazonie et de descendants d’esclaves venus d’Afrique. « Nous faisons face à une offensive du lobby de l’agro-business au Parlement », explique à l’AFP Elis Araujo, chercheuse à l’Institut de l’Homme et de l’Environnement en Amazonie (Imazon). « Ce lobby tente de réduire le niveau de protection de nombreux territoires et de dresser des obstacles à la reconnaissance de territoires pour les communautés traditionnelles. Ils ont beaucoup d’influence au gouvernement », déplore-t-elle. Pour Mme Araujo, la protection de l’environnement est devenue « une monnaie d’échange ». Premier président brésilien en exercice mis en accusation pour corruption, M. Temer se livre depuis plus d’un mois à d’intenses tractations politiques pour sauver son mandat. Il doit éviter à tout prix que deux tiers des députés (342 voix sur 513) décident de renvoyer son cas vers la Cour suprême, qui peut décider de l’inculper et de l’écarter du pouvoir pour six mois. Le vote doit avoir lieu la semaine prochaine et le lobby de l’agro-business est constitué de 211 parlementaires selon les estimations de la presse brésilienne, un nombre suffisant pour tirer M. Temer d’affaire. Pour les écologistes, la légalisation de l’occupation de terres, présentée par le gouvernement comme une possibilité de régulariser l’activité de petits paysans, peut aussi stimuler la violence de la part de gros propriétaires.




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