Archive pour le Tag 'Amazon'

Amazon : terre anti-syndicale

Amazon : terre anti-syndicale 

 

Le chercheur en sciences sociales Emilien Julliard analyse dans me Monde  l’échec de la syndicalisation des employés d’Amazon aux Etats-Unis 

Tribune. 

 

Des deux côtés de l’Atlantique, le vote des 5 805 employés de l’entrepôt Amazon de Bessemer, dans l’Alabama, à propos de leur syndicalisation a suscité une importante couverture médiatique. Il faut dire que ce conflit du travail cristallisait des enjeux importants. Celui des conditions de travail des employés d’Amazon en pleine crise sanitaire : avec pas ou peu de contreparties, ces ouvriers des entrepôts ont été mis à rude épreuve avec l’explosion des commandes, tandis que le patron de l’entreprise, Jeff Bezos, s’est considérablement enrichi.

Celui aussi d’une mobilisation concernant surtout des travailleurs noirs dans un Etat du Sud, s’inscrivant dans le sillage du mouvement Black Lives Matter. L’enjeu, enfin, de la panoplie bien rodée de tactiques antisyndicales portées par des cadres et des consultants spécialisés : jouer sur le périmètre des employés concernés par le scrutin, user d’une communication quotidienne au travail à propos des syndicats le plus souvent erronée, réprimer voire licencier illégalement des militants.

Modes d’action des associations et des ONG

C’est pourquoi cette tentative d’implantation syndicale a reçu de nombreux soutiens, dont en premier chef celle, historique, du président Joe Biden. Mais pour le moment, Amazon reste, à l’instar de Walmart, une entreprise sans présence syndicale, « union free ».


L’échec de la syndicalisation de ces employés d’Amazon est également révélateur des dilemmes stratégiques et organisationnels auxquels font face les syndicalistes étatsuniens. A bien des égards, ce qui s’est joué à Bessemer illustre les difficultés des syndicalistes à s’émanciper du carcan des relations professionnelles nord-américaines et d’un droit du travail défavorable aux actions collectives des travailleurs, comme en témoigne un taux de syndicalisation très bas à 10,8 % (6,3 % dans le privé).

Pourtant, les syndicalistes n’ont eu de cesse de renouveler leur répertoire d’actions depuis la fin des années 1970. Ils empruntent ainsi, de plus en plus, les modes d’action des associations et des organisations non gouvernementales (ONG) relevant du plaidoyer (sensibilisation des investisseurs des entreprises et campagnes de relations publiques), voire mènent des luttes communes avec ces organisations.

En mobilisant des soutiens extérieurs, mais aussi en mobilisant souvent à distance des lieux de travail et des travailleurs eux-mêmes, il s’agit de nuire à la réputation des entreprises pour que leurs dirigeants accordent de meilleurs salaires et de meilleures conditions de travail aux employés, qu’ils soient syndiqués ou non.

Amazon : Une pratique d’oligopole

Amazon : Une pratique d’oligopole

L’an passé, Amazon a informé Ecobee, un fabricant de thermostats connectés, qu’il devait lui transmettre les données de ses appareils à commande vocale même quand ses clients ne s’en servaient pas.(Un article du Wall Street Journal)

Craignant de violer la vie privée des utilisateurs en répondant par l’affirmative, la firme canadienne a dit non, raconte une source ayant eu connaissance de cette demande. Les appareils d’Ecobee fonctionnant avec Alexa, l’assistant vocal d’Amazon, transmettaient déjà certaines données au géant de la tech, précise la source. En outre, la société avait peur que le géant de Seattle ne récolte des informations que le groupe pourrait utiliser pour fabriquer des produits concurrents.

Amazon a répliqué en prévenant que si Ecobee refusait de transmettre ces données, sa capacité à vendre ses produits sur la plateforme d’Amazon pourrait s’en trouver pénalisée, toujours selon cette personne.

Profiter de sa suprématie dans un domaine pour obliger ses partenaires à accepter les conditions dans un autre n’a rien d’exceptionnel, soulignent d’anciens dirigeants d’Amazon et des responsables de sociétés partenaires. Mais ce que fait le leader du e-commerce, racontent-ils, va bien plus loin que les traditionnelles offres groupées et négociations ardues, notamment parce que le groupe n’hésite pas à menacer les vendeurs de leur couper les vivres en les empêchant d’accéder à sa plateforme.

Conscients du pouvoir du géant de la tech sur de nombreux secteurs, les revendeurs accèdent souvent aux demandes d’Amazon, concluent les dirigeants.

Jack Evans, porte-parole d’Amazon, a déclaré qu’Ecobee vendait toujours ses produits sur le site du groupe. Andie Weissman, porte-parole d’Ecobee, a souligné de son côté qu’Amazon « restait un partenaire précieux » de la société. Selon la source, les négociations se poursuivent.

David Barnett, directeur général de PopSockets, une entreprise qui fabrique des accessoires pour téléphones portables, estime que les salariés d’Amazon peuvent se permettre ce genre de menace parce qu’ils savent que leur groupe est incroyablement puissant. « Ils veulent atteindre leurs objectifs par tous les moyens, y compris des relations commerciales déséquilibrées », affirme-t-il.

David Barnett, qui a été auditionné l’an passé par la sous-commission de la Chambre des représentants chargée des questions de concurrence, a déclaré qu’Amazon a utilisé le pouvoir que lui confère sa plateforme et la promesse de débarrasser sa place de marché des faux produits PopSockets pour obliger son entreprise à dépenser davantage en services publicitaires.

Lors de son audition, il a déclaré : « il faut se demander pourquoi une entreprise qui va aussi bien travaille toujours avec autant de partenaires alors qu’elle les tyrannise ? La réponse est simple : Amazon est puissant et ces partenaires doivent supporter ses mauvais traitements. »

Jack Evans, le porte-parole d’Amazon, affirme pour sa part que le groupe n’exige aucune somme d’argent en l’échange de ses services de lutte contre les contrefaçons.

« Amazon essaie toujours de négocier les meilleures conditions pour ses clients, on ne leur rendrait pas service en faisant le contraire, explique-t-il. Le fait que l’on négocie n’a rien de surprenant, c’est une pratique courante dans tous les secteurs. Nombre de nos clients et de nos partenaires le font, et cherchent souvent à inclure d’autres aspects de notre activité dans les contrats qu’ils concluent avec nous. »

En octobre, la sous-commission à la concurrence a mis fin à seize mois d’enquête sur des soupçons de pratiques anti-concurrentielles des Gafa. Elle a conclu qu’Amazon possédait un « pouvoir monopolistique » sur les revendeurs et évoqué des preuves démontrant que le groupe avait profité de sa suprématie dans le e-commerce pour faire pression, lors des négociations, avec des entreprises présentes dans d’autres secteurs d’activité

Pour Amazon, présent dans la distribution, le cloud, la publicité numérique, le streaming, les assistants vocaux et la logistique, les occasions de faire travailler ses différentes activités ne manquent pas. C’est l’un des rares groupes à être aussi puissant dans autant de domaines : selon des estimations réalisées par des sociétés d’étude de marché et les travaux des parlementaires, il est numéro 1 ou 2 de nombreux secteurs dans lesquels il est présent.

La plateforme de vente en ligne d’Amazon est ainsi de très loin la plus grande des Etats-Unis, où le groupe occupe la troisième place en termes chiffres d’affaires tirés de la publicité numérique, selon eMarketer. C’est aussi le numéro 1 mondial du cloud, selon Gartner. Et une passerelle multimédia sur trois vendue aux Etats-Unis est une Fire TV d’Amazon, souligne Parks Associates. Le groupe est aussi très bien placé dans les enceintes à commande vocale, la librairie et les courses en ligne.

L’épineuse question des ventes liées

Lorsqu’une société utilise sa position dominante sur un marché pour imposer ses conditions aux consommateurs, elle risque des poursuites. Les régulateurs ont d’ailleurs examiné plusieurs cas d’entreprises dominantes qui limitent les choix des acheteurs en forçant ceux qui veulent acheter un produit ou un service à en acheter un autre en plus, une stratégie baptisée « tying », ou vente liée.

Aux Etats-Unis, les autorités fédérales se sont posé cette question lors de plusieurs procès antitrust, de la Standard Oil de John Rockefeller (démantelée en 1911) à Microsoft qui, en 2001, a conclu un accord avec le département de la Justice au sujet de plusieurs accusations sans reconnaître de malversations. Le géant des logiciels était notamment accusé d’avoir lié son navigateur Internet à son système d’exploitation.

Les parlementaires américaines, la Federal Trade Commission (FTC) et les régulateurs de plusieurs Etats se penchent actuellement sur les pratiques commerciales d’Amazon et d’autres géants de la tech. En octobre, la sous-commission à la concurrence a mis fin à seize mois d’enquête sur des soupçons de pratiques anti-concurrentielles d’Amazon, Apple, Facebook et Google. Elle a conclu qu’Amazon possédait un « pouvoir monopolistique » sur les revendeurs et évoqué des preuves démontrant que le groupe avait profité de sa suprématie dans le e-commerce pour faire pression, lors des négociations, avec des entreprises présentes dans d’autres secteurs d’activité.

Amazon a contesté les conclusions du rapport, soulignant sur son blog que « les grandes entreprises ne sont pas dominantes par essence et présumer que le succès ne peut résulter que de comportements anticoncurrentiels, c’est faire fausse route ».

Pour les spécialistes du sujet, il est difficile de prouver que les pratiques de vente liée sont illégales. Le tying est « difficile à sanctionner », estime Gary Reback, avocat chez Carr & Ferrell qui a travaillé sur de grands procès antitrust et s’est opposé à Microsoft sur les questions de concurrence. Lors des procès, les avocats se concentrent souvent plus sur les enjeux de monopole que de ventes liées, souligne-t-il.

Ecobee, lui, travaille depuis longtemps avec Amazon. En 2016, la société a reçu un soutien financier d’Alexa Fund, la filiale de capital-risque d’Amazon, qui est aujourd’hui encore actionnaire minoritaire. De fait, le géant de Seattle est parfois en concurrence avec des entreprises dans lequel il investit.

A l’instar de Siri, l’assistant d’Apple, et celui de Google, Alexa fait partie des assistants vocaux que les grandes sociétés technologiques ont adoptés ces dernières années pour que leurs produits s’intègrent de plus en plus à la vie des consommateurs. Lorsque des clients utilisent Alexa dans un produit prévu pour que l’assistant allume la lumière ou monte le chauffage, Amazon reçoit des données sur ces interactions.

Mais, il y a peu, Amazon a demandé à Ecobee et à d’autres vendeurs d’appareils utilisant Alexa de lui fournir des données « d’état proactif » informant le géant de l’état de l’appareil en continu, même lorsque les consommateurs n’utilisent pas les commandes vocales, ont raconté des dirigeants des entreprises ayant reçu ce genre de demande. Avec ces données, Amazon pourrait ainsi connaître la température dans la maison des clients, à quel moment les serrures sont verrouillées ou à quelle heure ils ont ouvert leur porte de garage, par exemple.

Les relations entre les diffuseurs de contenu et Prime Video sont souvent tendues. En effet, Amazon vend des abonnements à ses chaînes, mais exige en retour une part importante du chiffre d’affaires et une partie des éventuelles recettes publicitaires

Jack Evans a précisé que son groupe utilisait les données d’état proactif pour améliorer l’expérience des clients et faire des recommandations plus pertinentes. Il a ajouté que les consommateurs étaient informés du fait que les données seraient transmises à Amazon.

Selon eMarketer, la plateforme de vente en ligne d’Amzon représente 40 % des ventes du e-commerce. Perdre un débouché comme celui-ci serait dévastateur pour une société comme Ecobee.

Selon l’une des sources, Amazon a également prévenu Ecobee que, si la société ne cédait pas, elle pourrait se voir refuser la certification Alexa pour ses prochains modèles ou ne plus être conviée aux événements commerciaux de type Prime Day.

HBO fait de la résistance

L’an passé, Amazon a exigé de WarnerMedia, filiale d’AT&T, qu’elle mette son service de streaming HBO Max sur Prime Video pour pouvoir aussi le proposer sur une autre plateforme Amazon, ont rapporté des sources proches du dossier. HBO, qui a précédé HBO Max, avait une chaîne sur Prime Video, qui fait partie de la plateforme Prime d’Amazon.

Les relations entre les diffuseurs de contenu et Prime Video sont souvent tendues. En effet, Amazon vend des abonnements à ses chaînes, mais exige en retour une part importante du chiffre d’affaires et une partie des éventuelles recettes publicitaires. Le groupe conserve aussi la quasi-totalité des précieuses données sur les clients et leurs habitudes de visionnage, selon des responsables ayant conclu des accords avec Prime Video.

Mais WarnerMedia, qui préparait alors le lancement de HBO Max, a indiqué à Amazon qu’il ne voulait pas que sa chaîne figure sur Prime Video et qu’elle soit uniquement présente dans le bouquet Fire TV, une autre activité d’Amazon, ont expliqué les sources. Amazon a répondu que HBO Max ne pouvait pas être sur Fire TV sans être sur Prime Video, ont précisé ces personnes.

Selon Jack Evans, Amazon a milité pour que HBO Max soit sur les deux plateformes pour servir au mieux ses clients.

Quand HBO Max a été lancé en mai 2020, le service ne figurait ni sur Fire TV ni sur Prime Video. Au terme de près de six mois de bataille en coulisses, ainsi que le rapportait le Wall Street Journal à l’époque, WarnerMedia a accepté de faire figurer HBO Max sur Prime Video jusqu’à la fin de l’année. Pour être sûre que HBO Max se trouve sur Fire TV, l’entreprise a prolongé un juteux contrat avec Amazon Web Services (AWS), la filiale de cloud d’Amazon, ont indiqué les sources. The Information, un site d’information en ligne, avait révélé une partie des détails des négociations et l’extension du contrat AWS.

Lors de l’enquête de la sous-commission à la concurrence, certains dirigeants de HBO se sont plaints du comportement d’Amazon lors des négociations, ont rapporté des personnes proches des investigations.

Jack Evans a indiqué qu’il arrivait que des entreprises soient intéressées par un partenariat avec plusieurs activités d’Amazon, et que HBO en faisait partie.

Un ancien responsable d’AWS a précisé que, ces dernières années, AWS s’était demandé comment mieux tirer parti de sa présence dans le cloud lors des négociations. De fait, compte tenu de la taille du groupe, il n’est pas rare que des entreprises travaillent avec plusieurs activités d’Amazon. Certains clients d’AWS utilisent par exemple sa plateforme de e-commerce pour vendre une grande partie de leurs produits.

Selon Jack Evans, les négociations ne se font pas de façon cloisonnée : Amazon et ses partenaires cherchent généralement à conclure des accords qui portent sur plusieurs activités du groupe.

Avec le temps, Amazon a aussi utilisé sa domination pour se développer dans la publicité. Cette activité, relativement limitée il y a dix ans, pèse aujourd’hui un tiers du marché de la publicité numérique aux Etats-Unis, derrière Google et Facebook, selon eMarketer. L’an passé, Amazon a généré 21,5 milliards de dollars de chiffre d’affaires grâce à elle.

En 2013, à l’occasion de négociations qui n’ont jamais été rendues publiques, Prime Video était entré en négociations avec Viacom (qui appartient désormais à ViacomCBS) pour l’achat de plus de 200 millions de dollars de contenus, ont rapporté des sources proches du dossier. L’objectif était de les diffuser sur Prime.

A l’époque, l’activité publicitaire d’Amazon était balbutiante et la direction du groupe voulait la développer rapidement, selon ces personnes. Prime Video et la publicité relevaient des compétences de Jeff Blackburn, un dirigeant qui a longtemps fait partie des principaux conseillers de Jeff Bezos, le patron d’Amazon.

Pendant les négociations, il a demandé à son équipe de dire à Viacom qu’Amazon n’achèterait du contenu que si Viacom achetait en retour des millions de dollars de publicité sur les actifs d’Amazon, selon l’une des sources. A contrecœur, Viacom a accepté.

Jeff Blackburn, qui a quitté Amazon cette année, n’a pas répondu aux demandes de commentaire. Jack Evans a, lui, souligné que « les différentes activités concluent des partenariats avec d’autres sociétés de façon indépendante ».

En 2018, AMC Networks devait renégocier son contrat avec Prime, sur lequel le groupe diffusait ses chaînes Shudder et Sundance Now. Les nouvelles conditions proposées par Amazon étaient beaucoup plus lucratives pour le groupe que celle du précédent contrat, ont rapporté des sources ayant participé aux négociations. Amazon exigeait ainsi une plus grosse part des abonnements et demandait à AMC de dépenser des sommes importantes en publicité sur ses plateformes, dont Fire TV et IMDb, un site d’Amazon consacré au cinéma, ont précisé les sources.

D’après ces personnes, AMC a refusé. Quelques semaines avant l’expiration du contrat, à Halloween, Amazon a empêché les membres de Prime de s’abonner aux chaînes d’AMC. Les semaines qui entourent cette fête américaine emblématique sont une période faste pour AMC : environ un quart des nouveaux clients s’abonnent à cette période, ont souligné les sources.

Dans les deux semaines suivant la suspension des abonnements, AMC a accepté de reverser une part plus importante de son chiffre d’affaires à Amazon (mais moins importante que ne l’avait demandé le géant) et validé les aspects liés à la publicité.

« En 2018, nous avons eu des discussions productives avec Amazon au sujet du renouvellement des contrats de nos services Shudder et Sundance Now, a déclaré une porte-parole d’AMC. Depuis, avec le lancement d’AMC+, nous avons renforcé notre relation. Amazon reste un partenaire formidable qui a contribué à la forte croissance de nos services. »

Vous prendrez bien un petit carton ?

Pramila Jayapal, élue démocrate de la région de Seattle, le berceau d’Amazon, est aussi co-présidente de la sous-commission à la concurrence. Selon elle, le groupe a appliqué la stratégie de ventes liées à sa filiale logistique, Expédié par Amazon.

Amazon prélève un pourcentage sur les ventes réalisées sur sa plateforme par des prestataires externes. Depuis 2006, il facture aussi aux vendeurs qui passent par Expédié par Amazon des frais pour le stockage, l’emballage et l’expédition des articles. Aujourd’hui, près de deux tiers des vendeurs présents sur Amazon.com aux Etats-Unis utilisent ce service, selon Marketplace Pulse. Expédié par Amazon est un élément phare d’Amazon Logistics, une filiale du groupe qui fait concurrence à FedEx et United Parcel Service (UPS).

« Nous avons la chance d’avoir grandi rapidement et d’avoir une entreprise qui se porte suffisamment bien pour pouvoir dire non et encaisser un choc sans disparaître, mais tout le monde n’a pas les moyens de refuser »

Selon Pramila Jayapal, des vendeurs ont raconté, en privé, qu’en compliquant la vente des produits sur sa plateforme, Amazon les avait obligés à utiliser ses services d’expédition. L’accès à la très convoitée « boîte d’achat » (qui permet à un vendeur d’apparaître en premier quand plusieurs vendeurs proposent le même produit) et le classement dans les résultats de recherche dépendent de la participation au programme Expédié par Amazon.

Jerry Karvesh, qui vend des vêtements et des chaussures sur Amazon, explique qu’il a récemment retiré certains de ses produits du programme parce qu’il ne réussissait plus à le payer. Depuis, il a remarqué qu’ils se vendent moins bien.

« Ce n’est pas anodin de ne pas utiliser Expédié par Amazon, déplore-t-il. Ça a des conséquences sur les résultats de recherche et sur la possibilité d’avoir la boîte d’achat, parce qu’Expédié par Amazon passe devant tout. »

Selon Amazon, les vendeurs ont le choix d’utiliser ou non ce service d’expédition. Ce sont des algorithmes jalousement gardés qui déterminent le classement dans les résultats et l’octroi de la boîte d’achat.

Pour Jack Evans, la participation à Expédié par Amazon n’a aucune influence sur les algorithmes, contrairement à la vitesse de livraison. Les produits acheminés par le réseau logistique d’Amazon ont souvent un meilleur taux de satisfaction que les autres, selon lui.

Dans le cas de PopSockets, son produit star (un support qui se place à l’arrière du téléphone pour qu’il glisse moins des mains) était en concurrence avec des contrefaçons sur Amazon, raconte David Barnett, le patron de la société. Pendant plus d’un an, l’entreprise basée à Boulder, dans le Colorado, s’est plainte auprès d’Amazon. Elle voulait que l’authenticité des produits vendus sur la plateforme soit vérifiée avant qu’ils n’apparaissent sur le site. Selon lui, Amazon a régulièrement éconduit PopSockets.

En 2017, il s’est rendu à Seattle pour rencontrer des dirigeants d’Amazon. Lors de la réunion, ces derniers lui ont proposé une solution : si PopSockets acceptait de dépenser 1,8 million de dollars en marketing sur Amazon, le groupe vérifierait l’authenticité des produits.

David Barnett précise qu’Amazon n’a jamais formulé cette demande par écrit. « Ça s’est toujours passé lors d’appels téléphoniques ou de vive voix, mais jamais par e-mail », soupire-t-il. PopSockets a fini par accepter les conditions d’Amazon. Les contrefaçons ont immédiatement disparu.

La société a brièvement cessé de vendre ses produits sur Amazon, ce qui, d’après ses calculs, lui a coûté 10 millions de dollars de chiffre d’affaires en 2019, puis elle est revenue, sans payer les frais de marketing.

« Nous avons la chance d’avoir grandi rapidement et d’avoir une entreprise qui se porte suffisamment bien pour pouvoir dire non et encaisser un choc sans disparaître, mais tout le monde n’a pas les moyens de refuser. »

(Traduit à partir de la version originale en anglais par Marion Issard)

Amazon aux États-Unis : action militante de l’entreprise pour empêcher l’implantation d’un syndicat

Amazon aux États-Unis : action militante de l’entreprise pour empêcher l’implantation d’un syndicat

 

La direction d’Amazon a engagé une vague une campagne contre la constitution d’un syndicat dans ses établissements d’Alabama  et au-delà dans tous les États-Unis

Sur le terrain, Amazon a fait valoir ses arguments contre la syndicalisation à coups de textos, d’affiches et de réunions d’information hebdomadaires dans l’entrepôt depuis des mois, tandis que les syndicalistes démarchaient les employés à l’entrée de l’entrepôt jour et nuit.

 «Ne vous y méprenez pas. Cela reste un moment important pour les travailleurs. Leurs voix seront entendues», a insisté Stuart Appelbaum, un responsable syndical . Les salariés pro-syndicats se plaignent de cadences infernales, du manque de temps pour aller aux toilettes ou pour manger, du manque de protections en matière de sécurité (notamment contre le Covid-19) et de salaires insuffisants par rapport au travail demandé. De son côté, Amazon se défend en rappelant que les salaires démarrent à 15 dollars de l’heure (plus du double du salaire minimum dans l’Alabama) et qu’il fournit des avantages sociaux, comme la couverture santé. Le groupe assure que ses employés disposent des pauses nécessaires.

Manif d’opposants à Amazon

  • Manif d’opposants à Amazon
  •  
  • Plusieurs centaines de militants associatifs et citoyens se sont rassemblés samedi matin dans plusieurs villes de France pour protester contre Amazon, notamment près du Pont-du-Gard, où le géant américain de vente par correspondance projette d’installer un entrepôt de 38.000 m².
  • À l’appel d’associations locales qui luttent contre ce projet situé sur la commune de Fournès (Gard), à proximité du joyau du patrimoine mondial, mais aussi de plusieurs autres associations écologistes et anticapitalistes, quelque 800 à 1000 personnes sont venues planter samedi matin des arbustes devant deux grandes banderoles proclamant «Stop Amazon» «Ni ici ni ailleurs».

Amazon et Google : amendes symboliques

Amazon et Google : amendes symboliques

Me Sabine Marcellin, avocate experte en droit du numérique, protection des données et cybersécurité du cabinet DLGA estime dans la Tribune que les amendes prononcées à atteint plus l’image des GAFAM que leur compte en banque; une amende de 100 millions Google et de 35 millions pour Amazon. D’autres amendes seront sans doute prononcées. Il faut rapprocher cela de l’ensemble du chiffre d’affaires des GAFAM qui représentent l’ordre de 13 milliards en France. À noter qu’on espère de la taxe française qu’elle rapportera 400 millions ( en principe une taxe de 3 % sur le chiffre d’affaires )

Notons qu’aux États-Unis une action juridique est en cours sur le fait que ces grandes entreprises numériques sont en position monopolistique.

Amazon surveille les journalistes, les militants et de syndicalistes

Amazon surveille les journalistes, les militants et de syndicalistes

D’après une d enquête du média américain Vice et relayée par le magazine Capital, Amazon a recours à l’agence privée Pinkerton pour enquêter sur ses sites européens, notamment en Pologne. «Non contente d’abuser de sa position dominante» -une enquête pour pratique anti-concurrentielle ouverte par la Commission européenne est en cours-, «Amazon exporte des pratiques dignes de la lutte anti-syndicale américaine du XIXe siècle», a réagi Christy Hoffman, secrétaire général de l’UNI Global Union. Selon Vice, des fuites de documents internes à Amazon montrent une «surveillance obsessionnelle» des syndicats et des mouvements sociaux et environnementaux par Amazon, «particulièrement entre le Black Friday et Noël».

Commerce- Amazon reporte au 4 décembre la promotion bidon du « Black Friday » en France

Commerce- Amazon reporte au 4 décembre la promotion bidon du « Black Friday » en France

 

 

La France évidemment n’a pas pu résister à la mode du Black Friday. Un phénomène tout à fait bidon qui  annonce des réductions jusqu’à 80 % et qui constitue en fait un jour de solde. Un phénomène médiatique fait croire à des rabais insensés alors qu’en moyenne les prix ne vont évoluer que de 1 à 2 % à la baisse-

Bien entendu,  comme pour toutes les soldes il y a des produits d’appel, d’ailleurs vite épuisés pour inciter le consommateur à se reporter sur l’achat de biens financièrement moins intéressants. Ce report du Black Friday en France demeure tout à fait virtuel dans la mesure les autorités françaises n’ont aucun pouvoir sur les plates-formes numériques des grands distributeurs et sur les Market place. Ce qui ne sera pas acheté sur Amazon le 24 novembre pourra par exemple l’être sur la plate-forme du chinois Alibaba.

De toute manière ces opérations seules ont de moins en moins d’intérêt. Pratiquement, on constate des opérations rabais est aussi plus ou moins bidon sur l’ensemble de l’année. Pour attirer les gogos, certains commerçants distribuent des produits à très bas coûts mais de très mauvaise qualité. Ce ne sont pas à proprement parler des soldes mais les opérations promotion. Amazon aurait donc annoncé jeudi soir le report au 4 décembre du “Black Friday” en France, une semaine avant le coup d’envoi de cette opération promotionnelle m la promotion bidon mondiale à succès, alors que le confinement décrété pour enrayer l’épidémie de coronavirus oblige une partie des commerces à rester fermés dans l’Hexagone.

Frédéric Duval, directeur général d’Amazon France. Amazon a annoncé jeudi soir le report au 4 décembre du « Black Friday » en France, une semaine avant le coup d’envoi de cette opération promotionnelle mondiale à succès, alors que le confinement décrété pour enrayer l’épidémie de coronavirus oblige une partie des commerces à rester fermés dans l’Hexagone.

La pression était montée d’un cran sur le géant de commerce en ligne après que les principaux distributeurs français, Carrefour et Leclerc, se sont dits ouverts à un report d’une semaine à la condition que tous les commerces puissent rouvrir d’ici-là.

L’association de défense des consommateurs UFC-Que Choisir a réagi sur Twitter aux discussions sur le Black Friday en estimant que le gouvernement devrait avant tout chercher à “encadrer ce genre de promotions bidon”.

À la différence des soldes qui restent réglementées avec deux périodes de quatre semaines en hiver et en été, «les promotions sont des offres commerciales qui ne bénéficient pas d’un encadrement spécifique», précise le site officiel de l’administration française service-public.fr. Selon le texte réglementaire, «le commerçant est libre de les proposer quand il le souhaite et pour les produits qu’il souhaite. (…) Le commerçant détermine librement la durée de ces opérations. Elles doivent néanmoins rester marginales par rapport aux périodes de vente normales. Si la réduction et la promotion sont valables pour une durée précise, celles-ci doivent être clairement indiquées par le commerçant»De fait, le gouvernement a les poings liés si les e-commerçants refusent de renoncer à l’une de leurs plus grosses périodes de vente annuelle.

 

Amazon reporte au 4 décembre la promotion bidon du « Black Friday » en France

Amazon reporte au 4 décembre la promotion bidon du « Black Friday » en France

 

 

La France évidemment n’a pas pu résister à la mode du Black Friday. Un phénomène tout à fait bidon qui  annonce des réductions jusqu’à 80 % et qui constitue en fait un jour de solde. Un phénomène médiatique fait croire à des rabais insensés alors qu’en moyenne les prix ne vont évoluer que de 1 à 2 % à la baisse-

Bien entendu,  comme pour toutes les soldes il y a des produits d’appel, d’ailleurs vite épuisés pour inciter le consommateur à se reporter sur l’achat de biens financièrement moins intéressants. Ce report du Black Friday en France demeure tout à fait virtuel dans la mesure les autorités françaises n’ont aucun pouvoir sur les plates-formes numériques des grands distributeurs et sur les Market place. Ce qui ne sera pas acheté sur Amazon le 24 novembre pourra par exemple l’être sur la plate-forme du chinois Alibaba.

De toute manière ces opérations seules ont de moins en moins d’intérêt. Pratiquement, on constate des opérations rabais est aussi plus ou moins bidon sur l’ensemble de l’année. Pour attirer les gogos, certains commerçants distribuent des produits à très bas coûts mais de très mauvaise qualité. Ce ne sont pas à proprement parler des soldes mais les opérations promotion. Amazon aurait donc annoncé jeudi soir le report au 4 décembre du “Black Friday” en France, une semaine avant le coup d’envoi de cette opération promotionnelle m la promotion bidon mondiale à succès, alors que le confinement décrété pour enrayer l’épidémie de coronavirus oblige une partie des commerces à rester fermés dans l’Hexagone.

Frédéric Duval, directeur général d’Amazon France. Amazon a annoncé jeudi soir le report au 4 décembre du « Black Friday » en France, une semaine avant le coup d’envoi de cette opération promotionnelle mondiale à succès, alors que le confinement décrété pour enrayer l’épidémie de coronavirus oblige une partie des commerces à rester fermés dans l’Hexagone.

La pression était montée d’un cran sur le géant de commerce en ligne après que les principaux distributeurs français, Carrefour et Leclerc, se sont dits ouverts à un report d’une semaine à la condition que tous les commerces puissent rouvrir d’ici-là.

L’association de défense des consommateurs UFC-Que Choisir a réagi sur Twitter aux discussions sur le Black Friday en estimant que le gouvernement devrait avant tout chercher à “encadrer ce genre de promotions bidon”.

À la différence des soldes qui restent réglementées avec deux périodes de quatre semaines en hiver et en été, «les promotions sont des offres commerciales qui ne bénéficient pas d’un encadrement spécifique», précise le site officiel de l’administration française service-public.fr. Selon le texte réglementaire, «le commerçant est libre de les proposer quand il le souhaite et pour les produits qu’il souhaite. (…) Le commerçant détermine librement la durée de ces opérations. Elles doivent néanmoins rester marginales par rapport aux périodes de vente normales. Si la réduction et la promotion sont valables pour une durée précise, celles-ci doivent être clairement indiquées par le commerçant»De fait, le gouvernement a les poings liés si les e-commerçants refusent de renoncer à l’une de leurs plus grosses périodes de vente annuelle.

 

Amazon santé : la fin des pharmacies ?

Amazon santé : la fin des pharmacies ?

Amazon entend désormais aussi se déployer dans le secteur de la santé et fournir des médicaments commandés par Internet. Du coup, ce pourrait être un coup fatal porté aux pharmacies qui font  surtout leurs profits sur la parapharmacie et grâce aussi et surtout au contingentement du nombre d’établissements. Du coup, nombre de pharmacies classiques pourrait disparaître.

 

Amazon le e-commerçant, Amazon le commerçant physique (Whole Foods), Amazon le leader mondial du cloud (Amazon Web Services), Amazon le champion du streaming vidéo (Prime Video), du streaming musical (Prime Music), du jeu vidéo (Twitch), de la domotique et des assistants virtuels (Alexa)… et désormais Amazon le pharmacien ! Mardi 17 novembre, le géant de Seattle a ajouté une nouvelle corde à son arc, la vente de médicaments sur ordonnance. Le service s’appelle tout simplement Amazon Pharmacy.

Sur une page dédiée, les internautes peuvent commander en ligne et se faire livrer des médicaments prescrits par des professionnels de santé.

Taxer Amazon pour sauver les commerces ( collectif)

Taxer Amazon pour sauver les commerces ( collectif)

un collectif de Responsables politiques, syndicaux, mais aussi libraires ou éditeurs appellent lundi à imposer une taxe exceptionnelle sur les ventes d’Amazon et « les autres profiteurs de la crise » sanitaire, soulignant « l’urgence de stopper l’expansion du géant du e-commerce ».( Tribune France Info)

 

Tribune

« La fronde qui monte partout en France doit encore s’amplifier, car le monde rêvé par Amazon est en totale contradiction avec la profonde aspiration à des vies décentes sur une planète vivable », écrivent les 120 signataires de ce texte publié par franceinfo.

 

Ils entendent se mobiliser  »d’ici au 27 novembre prochain, date du Black Friday, pour montrer l’urgence de stopper l’expansion du géant du e-commerce avant qu’il ne soit trop tard ».

La tribune est portée par Attac, dont les porte-parole Aurélie Trouvé, Raphaël Pradeau et Maxime Combes sont signataires. Également signataires: des éditeurs, des économistes, des syndicalistes (dont le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez et celui de la FSU Benoît Teste), des responsables d’ONG (dont le directeur général de Greenpeace France Jean-François Julliard et le président des Amis de la Terre Khaled Gaïji) ou encore le porte-parole de la Confédération paysanne Nicolas Girod.

Mais aussi des députés et responsables de partis politiques (dont le leader de LFI Jean-Luc Mélenchon, le secrétaire national du PCF Fabien Roussel, le patron d’EELV Julien Bayou), ainsi que des conseillers municipaux et des maires, notamment ceux, EELV, de Grenoble et Besançon Éric Piolle et Anne Vignot.

 

 

« La crise du Covid devrait nous servir à repenser en profondeur nos modes de consommation et de vie sociale, pas à nous enfoncer dans un monde de surconsommation prédateur », considèrent-ils.

Dénonçant les dégâts sociaux et environnementaux de l’entreprise américaine, ils estiment que « pour faire face à l’urgence, une taxe exceptionnelle sur le chiffre d’affaires d’Amazon et des autres profiteurs de la crise est (…) indispensable ».

Celle-ci « permettrait dans l’immédiat de financer les mesures de préservation de l’emploi et le fonds de solidarité pour les commerces de proximité. »

Si Amazon est le « grand gagnant de la crise », « ce développement accéléré se fait aux dépens des engagements climatiques de notre pays », mais aussi des « revendications salariales » qui  »sont balayées d’un revers de main », et « de la destruction de milliers d’emplois dans les commerces de proximité ».

Ils accusent le président Macron de « dérouler le tapis rouge » à l’entreprise, en « interdi(sant) à tout le monde de vendre des produits non essentiels sauf… aux géants de la vente en ligne ! ».

« En faisant ce choix, le président dessine un monde d’après pire qu’avant. Celui d’un capitalisme sécuritaire dominé par les Gafa (Google, Apple, Facebook et Amazon, Ndlr) », accusent-ils.

Outre la taxe exceptionnelle, les signataires défendent le moratoire sur la construction de nouvelles surfaces commerciales proposé par la Convention citoyenne sur le climat et dénoncent la volonté du gouvernement d’en exclure les entrepôts des sociétés de e-commerce.

 

De son coté,  Laurent Berger, considère parallèlement  cet appel qu’il faut  « contraindre Amazon à payer sa part de fiscalité au bien commun »…

 

Le leader de la CFDT Laurent Berger a souhaité lundi un « Noël avec le moins d’Amazon possible » mais a appelé à ne pas « mépriser » ceux qui y font leurs achats, soulignant que le plus important était de contraindre le géant de la distribution en ligne à payer davantage d’impôts.

Il faut « expliquer au citoyen » que « derrière Amazon, il y a, non pas forcément des conditions de travail plus dégradées que dans d’autres entrepôts mais des gens qui se font du fric sans payer leur fiscalité », a relevé M. Berger sur France Inter.

Il faut donc « contraindre Amazon à payer sa part de fiscalité au bien commun », de préférence via une imposition de ses bénéfices « sur le long terme », plutôt que par une taxe spéciale, selon lui.

Interrogé sur différents appels à boycotter le distributeur en ligne, le responsable syndical a estimé qu’il fallait « au minimum réduire sa consommation à travers Amazon » et « essayer d’aller plutôt dans les commerces de proximité ou en présentiel ».

« Je ne commande pas sur Amazon, mais je n’ai pas de mépris pour ceux qui le font », car « il y a aussi des citoyens qui n’ont pas d’autres solutions que de faire appel à ces plateformes » pour se procurer certains articles, a-t-il toutefois ajouté.

 

« C’est comme le débat sur les librairies: je fréquente les librairies, mais s’il n’y avait pas eu de livres dans les grandes surfaces, je n’aurais pas lu quand j’étais enfant », a encore expliqué M. Berger, qui a également appelé à « ne pas oublier non plus qu’Amazon ce sont des travailleurs ».

« Il n’est pas question de leur jeter l’opprobre, ce sont des milliers de salariés en France, dont il faut tenir compte, c’est aussi leur travail ».

 

 

Amazon et les petits commerces : une accusation trop simple?

Amazon et les petits commerces : une accusation trop simple?

 

C’est ce que pense Emmanuel Combe, vice-président de l’Autorité de la concurrence qui minimise l’impact d’Amazon sur les difficultés du petit commerce.

 

«Amazon dispose en France d’une part de marché de 20 % dans le commerce en ligne : ce n’est pas négligeable, mais on est loin des 50 % observés aux Etats-Unis». (Sarah ALCALAY/SIPA)

A l’heure où les commerces physiques de produits « non essentiels » sont obligés de baisser le rideau, le débat fait rage dans notre pays sur l’effet indirect d’une telle décision : elle conduit à favoriser les ventes en ligne, au premier rang desquelles figure Amazon. Il n’en fallait pas plus pour que certains clouent au pilori le géant américain, en l’accusant d’être le fossoyeur de nos petits commerces. Mais en réalité, la situation du petit commerce physique face à l’e-commerce est plus subtile et nuancée que ces jugements définitifs.

D’un point de vue factuel, tout d’abord, rappelons que l’e-commerce représente en France un marché d’environ 100 milliards d’euros en 2020. C’est seulement… 10 % du commerce de détail. Les clients iront encore demain très majoritairement dans les magasins physiques, grands comme petits, pour y acheter leurs produits et services.

Amazon en position dominante d’après l’union européenne

  • Amazon en position dominante d’après l’union européenne
  • Amazon exploite- à son profit les données émanant des vendeurs utilisant sa place de marché d’après la Commission européenne à l’issue de deux années d’enquête, dont une approfondie. Mardi, la commissaire à la Concurrence Margrethe Vestager a annoncé lors d’une conférence de presse que «selon des conclusions préliminaires, Amazon a abusé de sa position dominante comme place de marché en France et en Allemagne», ses deux principaux marchés en Europe.
  • Amazon doit désormais apporter des réponses officielles aux accusations. Ces dernières pourront déboucher sur une sanction financière – jusqu’à 10% du chiffre d’affaires annuel -, ou un accord pour qu’Amazon change ses pratiques, ou bien encore un abandon des charges si le géant de l’e-commerce démontre qu’il n’a rien fait de répréhensible.

Amazon : la responsabilité d’un manque de compétitivité française

Amazon : la responsabilité d’un manque de compétitivité française 

Nicolas Marques, de l’Institut économique Molinari considère que le succès d’Amazon est aussi la conséquence en France d’un manque structurel de compétitivité de l’économie locale. ( Chronique dans la Tribune)

 

Tribune

Amazon se gave ? La réalité est bien plus complexe que ce propos à l’emporte-pièce. Si Amazon est une grande entreprise, ses marges sont loin d’être mirobolantes. Elles étaient de 4 % l’an passé dans le monde, en intégrant les activités de commerce à faible rentabilité et des activités bien plus rémunératrices dans la gestion des données et le cloud. Dans l’Hexagone, les marges d’Amazon France Logistique étaient de 3,25 %. Si elles sont supérieures à celles de nombre de petits commerçants, cela ne ressemble pas à un gavage.

Amazon logistique a fait dans l’Hexagone 19 millions d’euros de profits après avoir réglé 237 millions d’euros de rémunérations, 13 millions d’impôts de production et 17 millions d’euros sur les bénéfices. En moyenne, chacun des 5.700 salariés d’Amazon a bénéficié de 42.000 euros sous la forme de salaires, cotisations sociales et autres avantages sociaux comme la participation aux bénéfices. Il a rapporté 5.400 euros à l’Etat et aux collectivités locales sous la forme d’impôts calculés en fonction de l’outil de production et des bénéfices, Amazon touchant 3.300 euros de bénéfice par collaborateur. Au global, 83 % de la création de la valeur française est allée aux salariés, 11 % à l’Etat et 7 % à Amazon sous la forme de bénéfices. Prétendre que « Amazon se gave » n’est donc ni factuel, ni légitime. Notre ministre de la Culture devrait savoir que dans beaucoup de secteurs d’activités en France, les administrations publiques sont les premières à bénéficier de l’activité économique, devant les actionnaires.

Faiblesse structurelle de la rentabilité en France

Le vrai sujet n’est en fait pas chez Amazon, mais dans la faiblesse structurelle de la rentabilité de nombreuses activités françaises. Selon l’Insee, la rentabilité moyenne est d’à peine 6 % dans le commerce, le transport, la restauration ou la construction, voire de 5 % dans l’industrie. On s’accommode plus ou moins de ces mauvaises performances en temps normal, même si elles freinent le développement économique et expliquent notre incapacité à résorber le chômage. Avant même que la crise ne commence, nous avions 1,7 point de chômage de plus que nos voisins représentant 500.000 chômeurs en trop fin décembre 2019. Avec la crise, on redécouvre bien tard que nos entreprises sont mortelles. Or, la faiblesse de la rentabilité en France découle de deux problèmes structurels qui n’ont pas été traités correctement : le poids disproportionné des charges sociales et de la fiscalité de production, facteurs jouant contre la production et l’emploi.

 

D’une part, nous avons fait le choix de financer les retraites quasiment exclusivement par les prélèvements obligatoires, là où nos voisins les financent aussi grâce au rendement du capital, avec des fonds de pensions. Dans un contexte de vieillissement, ce choix est problématique pour les finances publiques, les retraites expliquant 59 % de la progression des dépenses et des déficits depuis 1959. Dans toute une série d’activités, les charges sociales obèrent anormalement les coûts. Si les pouvoirs publics multiplient les programmes de réduction de charges sociales pour limiter cet effet, ce qui creuse les déficits, le choix français reste problématique à long terme. Si nous avions eu la sagesse d’épargner en vue de la retraite comme nos voisins, nous aurions l’équivalent de 2 à 3 % du PIB en recettes supplémentaires chaque année, ce qui permettrait d’équilibrer nos comptes publics déficitaires structurellement.

La fiscalité de production surdimensionnée

D’autre part, la fiscalité de production, surdimensionnée en France, affecte particulièrement les activités à marges faibles, telles le commerce ou l’industrie. Elle nuit à leur développement en temps normal et s’avère redoutable en période de crise. Contrairement à la fiscalité sur les bénéfices, la fiscalité de production ne se dégonfle pas lorsque les entreprises font des pertes. Pour des centaines de milliers de petits commerçants, comme pour des dizaines de sites industriels tels Bridgestone Béthune, la fiscalité de production est synonyme de surmortalité. Il faudrait avoir le courage de dire aux Français que nos activités à faibles marges ne sont pas les victimes d’une concurrence « déloyale » de certains acteurs, mais d’un code des impôts destructeur de richesses et d’emplois. Madame la ministre, la culture passe aussi par l’économie et la pédagogie.

« Fermeture des commerces : le cadeau à Amazon»

« Fermeture des commerces : le cadeau à Amazon»

 « Les décisions prises impliquent qu’un certain nombre de produits ne seront en vente que sur Internet », analyse dans l’Opinion François Momboisse, le patron de la Fevad*(interview)

 

François Momboisse, président de la Fédération du e-commerce et de la vente à distance.

Le petit commerce est-il le sacrifié de ce confinement ?

Factuellement oui, puisqu’ils sont seuls à être complètement fermés. C’est grave car un bon nombre d’indépendants risquent de ne pas survivre. Ces petits commerces sont souvent tenus par un couple proche de la retraite, pour qui la numérisation de leur boutique apparaît compliquée, et sera l’affaire de leur successeur. Je suis inquiet par exemple pour les magasins de jouets qui ont des stocks jusqu’au plafond et pour qui cette période est critique. Ou pour les multimarques textiles qui n’ont pas la puissance d’un groupe derrière eux. Pour tous, décembre risque d’être trop tard. Je crains une crise sociale, car il y a des gens désespérés, au bord de la faillite qui n’ont plus grand-chose à perdre. Souvenons-nous que la retraite des commerçants indépendants repose souvent sur la vente de leur emplacement. Quant à demander aux consommateurs d’attendre avant d’acheter, je n’y crois pas trop.

Vouloir boycotter Amazon, c’est une chimère ​?

Visiblement, le grand public ne suit pas ce genre de message, on le voit dans la croissance du groupe. Il est d’ailleurs assez paradoxal de fermer les magasins et de s’en prendre à Amazon ! La réalité est que, qu’on le veuille ou non, l’ensemble du e-commerce profite de la situation. Les ventes en ligne de produits progressaient en moyenne de 15 % par an en France avant la crise coronavirus. Mais elles ont bondi de 45 % entre avril et juin, et la tendance sur juillet-août reste très bonne, car les consommateurs se rendent compte que le e-commerce c’est très pratique. Si le confinement dure, les Français vont prendre leurs habitudes en achetant en ligne. Cela réjouit bien sûr la Fevad et les 200 000 sites marchands du pays. Mais tout le monde n’est pas embarqué dans l’aventure.

« Si on habitue les gens à penser qu’ils ne peuvent pas aller dans les magasins tant qu’il y a un virus, ils n’iront plus ​»

Il faut rouvrir les magasins au plus vite ?

Oui, il faut trouver au plus vite une solution avec un système sanitaire approprié. Car si on habitue les gens à penser qu’ils ne peuvent pas aller dans les magasins tant qu’il y a un virus, ils n’iront plus. Personnellement, je trouve qu’interdire aux grandes surfaces de vendre ce qui n’est pas jugé «essentiel» est assez hallucinant: je vous coupe un bras, vous avez mal, mais je coupe aussi celui de votre voisin pour que vous ayez moins mal. C’est l’égalité poussée jusqu’à l’absurde. Il fallait essayer de trouver une sortie par le haut plutôt que par le bas, encourager les grandes surfaces à héberger des boutiques indépendantes par exemple, comme certaines l’ont proposé. Au contraire, les décisions prises impliquent qu’un certain nombre de produits ne seront en vente que sur internet. En tant que Fevad cela fait bien sûr notre affaire, mais cela risque d’attiser des rancœurs.

Peut-on accélérer la digitalisation des petits commerces ​?

Tout dépend d’où on part. Si le commerçant a déjà informatisé son stock, des sites portails comme Cdiscount ou Rakuten peuvent l’aider et ça ira vite. Mais si on part de zéro, à quelques semaines de Noël, ça me paraît difficile. Depuis longtemps, nous poussons les commerçants à avoir au minimum un accès à internet qui leur permette d’apparaître sur un moteur de recherche. Ensuite, les managers de centre-ville chargés de l’organisation du commerce dans chaque commune peuvent aussi les aider à se regrouper pour être plus efficaces, dans la livraison de leurs produits par exemple. Aujourd’hui, les consommateurs ont tendance à aller sur internet pour se renseigner avant d’acheter, c’est encore plus vrai avec le confinement. Il faut donc pour tous les magasins au minimum y être présents. Le gouvernement a débloqué 100 millions d’euros pour la digitalisation du commerce. C’est très bien, mais c’est plutôt pour le moyen terme.

Nouvelles Technologies: : lancement de plus de 3 000 satellites par Amazon

Nouvelles Technologies: : lancement de plus de 3 000 satellites par Amazon

 

Un projet pharaonique d’Amazon qui pourrait accélérer la domination américaine dans le numérique et rendre caduques des projets comme le câble ou la 5G dans le mobile.  Avec le lancement de 3000 satellites, le projet d’Amazon visera les  Etats-Unis, puis dans le monde entier, et pourrait alimenter des réseaux sans-fils et 5G. Le projet ciblera en priorité les foyers, ainsi que les écoles, hôpitaux, entreprises et d’autres organisations, et pourra rétablir les télécommunications en cas de catastrophe naturelle. Plusieurs entreprises se sont déjà positionnés sur le créneau de l’internet depuis l’espace.

Une constellation. Amazon a obtenu l’approbation des autorités américaines pour déployer une constellation de 3 236 satellites en orbite basse, afin de fournir de l’internet à haut débit partout dans le monde. Le géant du commerce en ligne va investir 10 milliards de dollars dans ce projet baptisé Project Kuiper, a-t-il annoncé.

 

« Nous avons entendu tellement d’histoires récemment sur les personnes qui ne peuvent pas travailler ou étudier parce qu’ils n’ont pas d’internet fiable à la maison », a déclaré Dave Limp, vice-président d’Amazon.  »Kuiper va changer cette situation. Nos 10 milliards d’investissements vont créer des emplois et les infrastructures américaines vont nous aider à combler le fossé », a-t-il estimé.

Ces annonces interviennent alors que le mastodonte SpaceX du milliardaire américain Elon Musk a déjà déployé la constellation Starlink, qui compte quelque 300 satellites en orbite et ambitionne d’en lancer jusqu’à 42 000. En Europe, le gouvernement britannique, associé au conglomérat indien Bharti, a été choisi comme repreneur de l’opérateur de satellites en faillite Oneweb, qui porte un projet similaire.

 

Amazon : grand profiteur du confinement !

Amazon : grand profiteur  du confinement !

 

Amazon, comme la plupart des GAFAM,  a largement tiré profit du confinement avec l’accroissement du  chiffre d’affaires et du profit. La position hégémonique d’Amazon devient de plus en plus inquiétante aux États-Unis même. Amazon déploie  de plus en plus son empire oligopolistique sur la distribution rendant de plus en plus captifs à la fois les producteurs dont on écrase les prix et les consommateurs de plus en plus prisonniers du système de distribution.

Un véritable cercle vicieux pour les producteurs qui évidemment cherchent à être référencés par Amazon pour ne pas être éjectés du marché mais qui en même temps deviennent rapidement victimes du système. Comme la plupart des Gafam , Amazon pratique l’évitement fiscal. Cela passe en Europe par la filiale située Luxembourg. Rien qu’en France la fraude fiscale est de l’ordre de 250 millions. Amazon est largement le premier distributeur en France- comme ailleurs-, hors alimentation. La crise sanitaire a encore accentué la position quasi hégémonique d’Amazon.

Amazon.com, qui publiait jeudi ses résultats pour le deuxième trimestre, a dépassé les prévisions des analystes alors que les mesures de confinement imposées pour contrer la propagation du coronavirus ont incité de nombreux consommateurs à se tourner vers la plateforme de commerce électronique.

Le groupe de Jeff Bezos affiche des ventes nettes de 88,91 milliards de dollars sur le deuxième trimestre, contre 63,40 milliards l’année précédente.

Les analystes tablaient sur un chiffre 81,56 milliards, selon les données IBES de Refinitiv.

Technologies- Internet haut débit : lancement de plus de 3 000 satellites par Amazon

Technologies-  Internet haut débit : lancement de plus de 3 000 satellites par Amazon

 

Avec le lancement de 3000 satellites, le projet d’Amazon visera les  Etats-Unis, puis dans le monde entier, et pourrait alimenter des réseaux sans-fils et 5G. Le projet ciblera en priorité les foyers, ainsi que les écoles, hôpitaux, entreprises et d’autres organisations, et pourra rétablir les télécommunications en cas de catastrophe naturelle. Plusieurs entreprises se sont déjà positionnés sur le créneau de l’internet depuis l’espace.

Une constellation. Amazon a obtenu l’approbation des autorités américaines pour déployer une constellation de 3 236 satellites en orbite basse, afin de fournir de l’internet à haut débit partout dans le monde. Le géant du commerce en ligne va investir 10 milliards de dollars dans ce projet baptisé Project Kuiper, a-t-il annoncé, jeudi 30 juillet, lors de la publication de très bons résultats trimestriels.

 

« Nous avons entendu tellement d’histoires récemment sur les personnes qui ne peuvent pas travailler ou étudier parce qu’ils n’ont pas d’internet fiable à la maison », a déclaré Dave Limp, vice-président d’Amazon.  »Kuiper va changer cette situation. Nos 10 milliards d’investissements vont créer des emplois et les infrastructures américaines vont nous aider à combler le fossé », a-t-il estimé.

Ces annonces interviennent alors que le mastodonte SpaceX du milliardaire américain Elon Musk a déjà déployé la constellation Starlink, qui compte quelque 300 satellites en orbite et ambitionne d’en lancer jusqu’à 42 000. En Europe, le gouvernement britannique, associé au conglomérat indien Bharti, a été choisi comme repreneur de l’opérateur de satellites en faillite Oneweb, qui porte un projet similaire.

 

Internet haut débit : lancement de plus de 3 000 satellites par Amazon

Internet haut débit : lancement de plus de 3 000 satellites par Amazon

 

Avec le lancement de 3000 satellites, le projet d’Amazon visera les  Etats-Unis, puis dans le monde entier, et pourrait alimenter des réseaux sans-fils et 5G. Le projet ciblera en priorité les foyers, ainsi que les écoles, hôpitaux, entreprises et d’autres organisations, et pourra rétablir les télécommunications en cas de catastrophe naturelle. Plusieurs entreprises se sont déjà positionnés sur le créneau de l’internet depuis l’espace.

Une constellation. Amazon a obtenu l’approbation des autorités américaines pour déployer une constellation de 3 236 satellites en orbite basse, afin de fournir de l’internet à haut débit partout dans le monde. Le géant du commerce en ligne va investir 10 milliards de dollars dans ce projet baptisé Project Kuiper, a-t-il annoncé, jeudi 30 juillet, lors de la publication de très bons résultats trimestriels.

 

« Nous avons entendu tellement d’histoires récemment sur les personnes qui ne peuvent pas travailler ou étudier parce qu’ils n’ont pas d’internet fiable à la maison », a déclaré Dave Limp, vice-président d’Amazon. « Kuiper va changer cette situation. Nos 10 milliards d’investissements vont créer des emplois et les infrastructures américaines vont nous aider à combler le fossé », a-t-il estimé.

Ces annonces interviennent alors que le mastodonte SpaceX du milliardaire américain Elon Musk a déjà déployé la constellation Starlink, qui compte quelque 300 satellites en orbite et ambitionne d’en lancer jusqu’à 42 000. En Europe, le gouvernement britannique, associé au conglomérat indien Bharti, a été choisi comme repreneur de l’opérateur de satellites en faillite Oneweb, qui porte un projet similaire.

 

 

Amazon : vainqueur du confinement !

Amazon : vainqueur du confinement !

 

Amazon, comme la plupart des GAFAM,  a largement tiré profit du confinement avec l’accroissement du  chiffre d’affaires et du profit. La position hégémonique d’Amazon devient de plus en plus inquiétante aux États-Unis même. Amazon déploie  de plus en plus son empire oligopolistique sur la distribution rendant de plus en plus captifs à la fois les producteurs dont on écrase les prix et les consommateurs de plus en plus prisonniers du système de distribution.

Un véritable cercle vicieux pour les producteurs qui évidemment cherchent à être référencés par Amazon pour ne pas être éjectés du marché mais qui en même temps deviennent rapidement victimes du système. Comme la plupart des Gafam , Amazon pratique l’évitement fiscal. Cela passe en Europe par la filiale située Luxembourg. Rien qu’en France la fraude fiscale est de l’ordre de 250 millions. Amazon est largement le premier distributeur en France- comme ailleurs-, hors alimentation. La crise sanitaire a encore accentué la position quasi hégémonique d’Amazon.

Amazon.com, qui publiait jeudi ses résultats pour le deuxième trimestre, a dépassé les prévisions des analystes alors que les mesures de confinement imposées pour contrer la propagation du coronavirus ont incité de nombreux consommateurs à se tourner vers la plateforme de commerce électronique.

Le groupe de Jeff Bezos affiche des ventes nettes de 88,91 milliards de dollars sur le deuxième trimestre, contre 63,40 milliards l’année précédente.

Les analystes tablaient sur un chiffre 81,56 milliards, selon les données IBES de Refinitiv.

France: Amazon condamné à restreindre son activité

France: Amazon condamné à restreindre son activité

 

Il était particulièrement contradictoire d’interdire le commerce de produits non essentiels dans les magasins traditionnels et de l’autoriser via les grandes plates-formes notamment Amazon. Le tribunal judiciaire de Nanterre (Hauts-de-Seine), vient donc d’interdire à Amazon la commercialisation de produits non essentiels. Le tribunal Qui avait été saisi mercredi dernier par l’organisation Union syndicale solidaires, a assorti sa décision d’une astreinte d’un million d’euros par jour de retard ou par infraction constatée.

“Il est ordonné (…) à Amazon de restreindre l’activité de ses entrepôts aux seules activités de réception, de préparation et d’expédition des marchandises de produits alimentaires et de produits d’hygiène et de produits médicaux”, déclare le tribunal dans sa décision que Reuters a pu consulter.

Le groupe basé à Seattle est interpellé dans plusieurs pays sur la sécurité et les conditions de travail des salariés qui travaillent dans ses entrepôts et centres de distribution face à la propagation de l’épidémie de coronavirus.

Le distributeur a renforcé ses mesures de protection à marché forcée pour maintenir ses entrepôts ouverts et continuer à livrer des consommateurs confinés chez eux.

En France, des organisations syndicales réclament depuis plusieurs semaines l’interruption de ses activités, ou à défaut leur limitation, jugeant insuffisantes les mesures mises en place.

“Nous sommes en désaccord avec la décision rendue aujourd’hui par le tribunal judiciaire de Nanterre et nous évaluons actuellement ses implications pour nos sites logistiques français”, a réagi Amazon dans une déclaration transmise à Reuters. “Rien n’est plus important que la sécurité de nos collaborateurs.”

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