Archive pour le Tag 'Alstom'

Page 5 sur 6

Alstom: un décret pour quoi faire ?

Alstom: un décret pour quoi faire ?

 

 Comme Hollande et Sapin sont persuadés de l’intérêt de la reprise d’Alstom par GE, il faut donner des gages à Montebourg. A cette fin on a sorti  du tiroir un décret sur les entreprises stratégiques ; de quoi calmer pendant quelque temps le bouillant et inutile Montebourg.  Surtout, ne pas y voir une attaque opportune contre la Commission Barroso à 10 jours des élections européennes. Ce jeudi 15 mai, en élargissant le décret sur les « entreprises stratégiques » à cinq secteurs (énergie, santé, télécoms, eau, transports), le gouvernement et Arnaud Montebourg ont donné une nouvelle tournure au dossier Alstom.  Le ministre de l’Economie a justifié son choix de « patriotisme économique » dans un entretien au Monde, évoquant « un réarmement fondamental de la puissance publique ».  « Avec ce décret, nous rééquilibrons le rapport de force entre les intérêts des entreprises multinationales et les intérêts des Etats, qui ne sont pas toujours alignés. Les conditions d’une négociation juste et équilibrée sont maintenant réunies », s’est-il réjoui.  Si Bruxelles a déjà mis en garde le gouvernement contre ce qui pourrait s’apparenter à du protectionnisme, Arnaud Montebourg ne s’en laisse pas compter. Selon lui, l’initiative du gouvernement français « démontre justement qu’il existe des alternatives au laisser-faire qui domine en Europe ». Le ministre s’est ensuite livré à une attaque en règle: « plus de sept millions de chômeurs de plus qu’en 2008, la déflation qui menace, une incapacité chronique à faire revenir la croissance en raison de la multiplication des plans d’austérité les plus durs de l’histoire: c’est l’échec de ces choix-là », déclare-t-il ainsi. « Il est normal que nous les combattions, dans la campagne, par des propositions. Ce décret signe un changement fort et profond d’orientation politique ». Quant aux réactions éventuelles de la classe politique française, Arnaud Montebourg se veut résolument optimiste, indiquant qu’il « souffle sur cette affaire un vent d’union nationale ».

 

Alstom : Hollande toujours ambigu

Alstom : Hollande toujours ambigu

 

Dun coté Hollande affirme qu’il se prononcera dès qu’il aura une offre de Siemens, d’un autre il indique que c’est une affaire d’industriels ; comme habitude il se ménage deux portes de sorties ; Une porte a déjà été fermée puisqu’Hollande a renoncé à la nationalisation. La chancelière allemande Angela Merkel a quant à elle déclaré que son gouvernement soutiendrait un tel rapprochement si les entreprises jugeaient qu’il a du sens. Les deux dirigeants s’exprimaient lors d’une visite du président français dans le fief électoral de la chancelière, au moment où l’exécutif français veut faire émerger une solution avec Siemens pour éviter un rachat d’Alstom par General Electric. Le groupe américain a présenté un projet d’acquisition des activités d’Alstom dans l’énergie pour 12,35 milliards d’euros, que François Hollande n’a pas jugé acceptable même s’il a les faveurs de la direction du groupe français. Alstom s’est donné jusqu’à la fin du mois pour prendre sa décision. Le ministre de l’Economie, Arnaud Montebourg, promoteur d’un rapprochement avec Siemens, a discuté vendredi de ce projet avec son homologue allemand Sigmar Gabriel. Le président du directoire de Siemens, Joe Kaeser, a également été reçu par le secrétaire général adjoint de l’Elysée, Emmanuel Macron, en présence d’Arnaud Montebourg. Le quotidien Les Echos écrit samedi sur son site internet que Siemens est prêt à de nouvelles concessions pour acquérir la branche énergie d’Alstom, en apportant au groupe français sa division signalisation en plus de ses activités ferroviaires. Interrogé sur l’avenir d’Alstom, François Hollande a déclaré que « c’est d’abord une affaire d’entreprises, d’industriels ».

Alstom : pour une nationalisation temporaire (Henri Guaino)

Alstom : pour une nationalisation temporaire (Henri Guaino)

 

Il a raison Guaino, seule une nationalisation temporaire pourrait donner le temps de faire un véritable audit d’Alstom et surtout de définir une politique européenne tant dans le domaine de l’énergie que des transports. Il est clair que cette réflexion et cette décsion ne peut être prise en quelques jours comme le veut le président d’Alstom ( sans doute très pressé de toucher sa part de a transaction grâce à ses stocks options) ; Guaino, député UMP des Yvelines s’est dit favorable à une nationalisation temporaire du géant industriel Alstom, convoité par l’américain General Electric et l’allemand Siemens. « Je dis que l’État doit prendre ses responsabilités et ne pas laisser les choses se passer dans une telle précipitation », a-t-il expliqué ce jeudi 8 mai sur France Info. « Je suis assez favorable à ce que l’État prenne le contrôle temporairement d’Alstom. » Selon l’ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, « on ne peut pas laisser les choses aller de cette façon, on ne peut pas trouver scandaleux que l’Etat se pose des questions et agisse ». « Je ne comprends pas l’attitude du président de la République qui a signé l’autre jour (mardi lors de son interview sur BFM TV et RMC) le lâchage complet d’Alstom », a-t-il fustigé.

Alstom : Hollande refuse la nationalisation

Alstom : Hollande refuse la nationalisation

 

En signifiant à GE que leur offre était insuffisante en fait Hollande s’apprête à l’accepter. D’autant qu’il refuse une nationalisation temporaire qui aurait permis prendre le temps de définir une stratégie européenne tant en matière de transport que d’énergie. Bref du Hollande qui tergiverse, comme d’habitude. L’offre actuelle de General Electric pour la reprise des activités d’énergie d’Alstom est insuffisante et pas acceptable en l’état, a déclaré mardi François Hollande. Invité de RMC et BFM TV, le chef de l’Etat a précisé qu’il préférait améliorer les offres de General Electric et Siemens plutôt que d’envisager une entrée de l’Etat au capital d’Alstom. Prié de dire si l’offre de General Electric était acceptable, il a répondu : « Non, je l’ai moi-même fait dire par Arnaud Montebourg, elle n’est pas suffisante donc elle n’est pas acceptable ». Le ministre de l’Economie a adressé lundi une lettre au président de GE, Jeff Immelt, pour lui signifier que l’Etat français ne pouvait « malheureusement pas souscrire aux propositions » formulées par le groupe, « reposant sur la seule acquisition des activités d’Alstom dans le domaine de l’énergie ».  François Hollande a souligné que son rôle, après avoir obtenu un délai d’un mois, était de « faire en sorte que les offres puissent être enrichies pour l’emploi ». « Il y a une autre offre (celle de Siemens-NDLR) : on va essayer de la faire apparaître si elle est meilleure », a-t-il expliqué. « Moi je pense aux salariés d’Alstom. Ceux qui sont dans la division Transports, ils ne seraient pas repris par General Electric. Ils disent, ‘Mais qu’est-ce qu’on va devenir?’. Et les autres, qui peuvent se dire ‘Mais est-ce qu’il n’y aura pas des doublons, peut-être même avec une offre qui viendrait de Siemens?’ Ils ont raison », a poursuivi le président. « Le rôle de l’Etat, c’est de pouvoir obtenir toutes les réponses à toutes les questions et de faire en sorte que l’intérêt national puisse être préservé ».Bla, bla…..

 

Hollande « une nouvelle France industrielle » ….comme Alstom ?

Hollande « une nouvelle France industrielle » ….comme Alstom ?

 

Hollande n’est pas capable de sauver Alstom mais il veut aller vite pour la nouvelle France industrielle. Sait-il de quoi il parle exactement pas sûr. Exemple il évoque le TGV du futur, pas de chance car la France a décidé de ne plus construire de nouvelles lignes, il évoque auusi la voiture consommant 2 litres aux 100 kms mais elle existe déjà ! Cependant les lobbies de l’industrie pétrolière et de l’automobile ne sont pas pressés de la commercialiser, L’Etat non plus qui tire une partie des recettes budgétaires de la fiscalité sur le carburant. « Je veux que ça aille vite, nous n’avons plus de temps à perdre ». C’est ce qu’a déclaré François Hollande, ce mercredi 7 mai, à l’occasion d’un « point d’étape » à l’Elysée sur la « nouvelle France industrielle ». La veille déjà, sur BFMTV, il avait appelé à « aller encore plus vite » dans l’exécution des réformes. La « nouvelle France industrielle » est un dispositif créé pour porter 34 projets industriels dans des secteurs jugés porteurs, censés relancer l’industrie française. Le chef de l’Etat effectuait une présentation sur ce thème devant un parterre d’industriels, le Premier ministre Manuel Valls et les ministres Arnaud Montebourg (Economie), Ségolène Royal (Ecologie) et Marisol Touraine (Affaires sociales). « D’ici au mois de juillet, nous aurons les 34 feuilles de routes qui seront non seulement engagées, mais validées et signées », a souligné François Hollande, précisant qu’une « vingtaine de milliards d’euros » pourront ainsi être « mobilisés », provenant essentiellement du secteur privé. Les 34 plans sont axés sur trois grandes priorités: la transition écologique et énergétique, la santé et les nouvelles technologies. Ils concernent des domaines très variés, allant de la voiture ne consommant que 2 litres aux 100 km au TGV du futur et de l’avion électrique aux objets connectés et aux imprimantes 3D. « Ce sont les pays qui ont une politique industrielle qui ont une grande industrie », a fait valoir François Hollande, qui voit dans ces projets industriels les « leviers pour la croissance de demain ». Selon Arnaud Montebourg, « neuf de ces 34 feuilles de route ont déjà été validées par le gouvernement ». Ces projets, a rappelé le ministre de l’Economie, pourraient représenter « dans dix ans 480.000 emplois créés, 45 milliards de valeur ajoutée pour la base industrielle France et 40% d’augmentation de nos exportations » avec 3 euros d’investissements privés pour un euro d’investissements publics.

Dépeçage Alstom : Toshiba veut aussi un morceau !

Dépeçage Alstom : Toshiba veut aussi un morceau !

 

Le dépeçage continue pour Alstom, Toshiba veut faire une offre à General Electric (GE) au cas où le géant américain parviendrait à acquérir le groupe français Alstom. Il souhaite reprendre une partie de la branche énergie a affirmé jeudi en une le quotidien japonais Nikkei. Selon ce journal, Toshiba est intéressé par l’activité distribution intégrée dans l’ensemble que propose de racheter General Electric. Le groupe nippon semble considérer que la priorité de GE n’est pas la partie distribution d’Alstom et que si Toshiba la prenait à sa charge, la somme à débourser pour GE en serait allégée d’autant. Toshiba, qui a déjà une activité énergie très conséquente, avec des équipements pour centrales et autres appareils, a déjà acquis il y a quelque temps pour 2,3 milliards de dollars la société suisse Landis+Gyr, spécialiste des « compteurs électriques intelligents », équipements essentiels pour les réseaux électriques de nouvelle génération. S’il complétait par l’activité distribution d’Alstom (transformateurs, systèmes de gestion…), il deviendrait puissant dans ce domaine à l’échelle mondiale. La distribution d’électricité représente un marché colossal, d’autant que les réseaux installés sont en voie d’évolution vers ce que l’on nomme généralement les « smart grids », des infrastructures qui couplent la gestion informatique à la distribution électrique stricto-sensu. Toshiba a un chiffre d’affaires dans la distribution qui plafonne actuellement à environ 300 milliards de yens (2,14 milliards d’euros) mais qui serait triplé s’il mettait la main sur la même activité d’Alstom. GE a proposé récemment à Alstom d’acquérir sa branche énergie pour 12,35 milliards d’euros.

Alstom : le gouvernement a menti

Alstom : le gouvernement a menti

 

Gros mensonge du gouvernement qui a dit qu’il ignorait la situation d’Alstom. En faiat Siemens avait pris contact avec le gouvernement dès l’été 2012, par ailleurs une étude avait été effectuée par les services de Bercy. Le conglomérat industriel allemand Siemens avait en effet pris contact dès l’été 2012 avec le gouvernement français pour discuter du secteur énergétique européen, et notamment du groupe français Alstom, a indiqué mardi à l’AFP une source proche du dossier. « Siemens a pris contact avec le gouvernement français dès l’été 2012 pour parler d’une solution européenne pour l’industrie énergétique », selon cette source bien informée. « Tout le monde a dû comprendre que Siemens était ouvert à toute solution, dont un rachat partiel d’Alstom », a-t-elle ajouté.

Alstom: l’industrie nucléaire française pas très claire

Alstom: l’industrie nucléaire française pas très claire

Pas très claire  la position de GIIN et pas de quoi vraiment éclairer la stratégie industrielle française. GIIN  organisation qui représente environ 300 entreprises de la filière nucléaire française et qui  a plaidé lundi pour une solution de cession permettant à Alstom de maintenir une forte présence industrielle en France, tout en soulignant l’ »atout » que représenterait un adossement de l’entreprise à un groupe international. Dans un marché de l’énergie « fragilisé » en Europe, le Groupe intersyndical de l’industrie nucléaire estime que « la mise en place de partenariats structurants et la consolidation de grands acteurs industriels tels qu’Alstom sont inéluctables et doivent être accueillies comme une quête d’opportunité plutôt que vécues comme une menace ».   »Voir Alstom adossé à un groupe industriel international de premier plan, engagé dans l’énergie nucléaire et dont les activités, particulièrement en Europe, et notamment en France, sont très largement complémentaires avec celles d’Alstom, constituerait un atout indéniable pour la filière », a précisé le GIIN.  Il a ajouté cependant qu’il serait « particulièrement attentif à promouvoir une solution qui minimise les restructurations et les destructions de compétences et de compétitivité du groupe Alstom, de ses sous-traitants et de ses partenaires, qui leur permette de maintenir une présence industrielle de premier rang en France et dans le monde, dans le domaine de l’énergie et notamment du nucléaire ».  Vraiment pas de quoi être éclairée ( même via le nucléaire)  par cette position très alambiquée !

Alstom : pour un rapprochement avec Siemens (Bayrou)

Alstom : pour un rapprochement avec Siemens (Bayrou)

|

« Alstom c’est très simple, si cet accord se fait avec General Electric, vous aurez les centres de décisions dans un domaine industriel majeur qui est celui de la production énergétique des turbines qui vont se déplacer vers le territoire des Etats-Unis » ( Bayrou) . Invité du Grand Jury du dimanche 4 mai, François Bayrou, le président du MoDem a regretté l’accord probable entre Alstom et General Electric.  À trois semaines des élections européennes, le nouveau maire de Pau a également fustigé le manque de décision du gouvernement sur le dossier : « Je pense que le gouvernement se trompe quand le gouvernement ne prend pas la décisions à mon sens crucial de faire des entreprises européennes fortes. » François Bayrou a souligné la situation difficile dans laquelle pourrait se retrouver Siemens, entreprise isolée en Europe.  « En Europe vous aurez une entreprise Alstom qui aura été absorbée, et une autre, Siemens, qui va se trouver elle en situation de concurrence de plus en plus difficile, parce que acheter une entreprise, c’est acheter ses brevets, acheter son savoir faire, acheter ses carnets de commandes ».  Acheter une entreprise, c’est acheter ses brevets, acheter son savoir faire, acheter ses carnets de commandes François Bayrou Enfin, le président du MoDem a plaidé en faveur d’un rapprochement entre Alstom et Siemens pour en faire une firme européenne du type Airbus. « Si j’avais été en position de responsabilité j’aurais fait l’organisation d’une entreprise du type d’Airbus avec le rapprochement de Siemens et d’Alstom ».

 

Alstom : un exemple du massacre de l’industrie française

Alstom : un exemple du massacre de l’industrie française

 

Fiscalité, insuffisance des investissements, absence de politique industrielle autant d’éléments qui ont pesé sur la désindustrialisation en France. A cela il faut ajouter la domination de l’industrie financière qui a pris le pas sur les stratégies industrielles. Environ 2 millions d’emplois perdus en près de 25 ans certes dans des secteurs très concurrencés, des activités à faible teneur technologique mais auusi dans des secteurs de pointe.  Alstom est le dernier exemple en date du massacre de l’industrie française. En clair on a privilégié les intérêts à court terme par rapport aux stratégies à long terme et à l’indépendance nationale. Un document de la Direction générale du Trésor montre qu’entre 1980 et 2007 la contribution de l’industrie à la richesse nationale est passée de 24 % à 14 %. «Un recul significatif », souligne l’étude, dans un bel euphémisme. L’Hexagone est ainsi passé d’une économie héritière d’une tradition industrielle à une économie principalement de services. Sur cette période, l’industrie a perdu 1 913 500 emplois (tombant à 3 414 000). Soit une baisse de 36 % de ses effectifs. «La majorité de ces pertes d’emplois a eu lieu dans l’industrie manufacturière (96 %) », précise l’étude. . Les services marchands ont suivi une évolution inverse. Leur poids dans le PIB est passé de 45 % à 56 % en valeur et l’emploi au sein de ce secteur a augmenté de 53 %.

Sondage -Nationalisation d’Alstom: une majorité pour

Sondage -Nationalisation d’Alstom: une majorité pour

55% sont pour une nationalisation temporaire d’Alstom ; ils ont raison car la précipitation d’Alstom à se vendre à l’ américain GE est plus que suspecte. Elle va notamment permettre aux actionnaires d’encaisser de substantiels profits (y compris son parton qui a accumulé des millions alors que son entreprise est en difficulté ; cela bien entendu sans jamais mettre un sous personnel dans sa société ). Cette nationalisation temporaire permettrait en premier lieu de faire un vrai diagnostic d’  Alstom de sa situation financière, commerciale technologique. Ensuite de réfléchir à la mise en place d’une véritable politique énergétique et de matériel de transport en Europe. Une sorte de consortium type Airbus. Toutes les assurances que peut donner américain GE (ou d’autres) sont illusoires. A chaque reprise on promet de maintenir la localisation de l’emploi, les centres de décisions  et quelques années après les entreprises sont dépecées. L’enjeu c’est de récupérer  la clientèle, la technologie, les actifs s’il y en a. Evidemment le gouvernement ne comprend rien à ce dossier pas plus qu’il ne comprend quelque chose à l’économie. Pourtant les enjeux sont stratégiques tant pour l’énergie que pour les transports. C’est sans doute pourquoi Une majorité de Français souhaite une « nationalisation temporaire » de l’entreprise Alstom, selon un sondage publié ce samedi 3 mai. L’idée, notamment avancée par le leader du Front de gauche Jean-Luc Mélenchon, séduit 55% des Français (70% à gauche), selon cette enquête réalisée par l’institut BVA pour iTélé. « Six Français sur dix », selon ce même sondage, se disent « mécontents » de la gestion du dossier Alstom par le gouvernement.

 

Alstom : il ne faut pas barder l’entreprise aux américains (Loïk le-Floch Prigent),

Alstom : il ne faut pas barder l’entreprise aux américains  (Loïk le-Floch Prigent),

Loïk le-Floch Prigent, ancien président de Rhône-Poulenc, Elf, Gaz de France et de la SNCF pousse un cri de colère et d’alerte sur la gestion du dossier Alstom. Celui qui a été « dégommé » d’ELF parce qu’il n’appartenait pas à la mafia des polytechniciens et des énarques,  préconise un audit de la situation économique, financière, commerciale et sociale de l’entreprise et souhaite mobiliser les grands industriels et les pouvoirs publics français pour préserver l’indépendance énergétique et l’intérêt supérieur de la France.

Tribune (Altlantico)

Comment, en pleine campagne électorale européenne vient-on démontrer l’impossibilité d’une entente franco-allemande ! On ne pouvait trouver pire moment pour qu’un industriel français découvre ainsi « l’Amérique salvatrice ». Et, face à ce paradoxe, comment expliquer l’attitude des différents protagonistes du « dossier Alstom  » ? A commencer par les chefs d’entreprises. Pourquoi les « capitaines d’industries à la française » ne s’expriment-ils pas sur le cas Alstom ? Par manque d’intérêt ? Par peur ? Dans tous les cas, leur silence est assourdissant ! Pourquoi laissent-ils la place à tout ce que compte la France de commentateurs qui s’y donnent à cœur joie -  avec leur haute compétence autoproclamée – pour expliquer au peuple français ébahi que l’avenir d’un fleuron industriel de 93 000 salariés doit passer en un week-end au prédateur américain ou bien à l’ogre allemand ! Dans « Tintin au pays de l’or noir », les Dupont et Dupond sont perdus dans le désert et tournent en rond. Soudain, les deux personnages découvrent la trace de leurs propres pneus et se croient sauvés. Pire ! A mesure qu’ils tournent, ils découvrent toujours davantage de traces de pneus. De la même façon, les commentateurs du dossier Alstom découvrent depuis quelques jours l’écho de leurs propres propos et, faute de démentis, se prennent à penser qu’ils sont sauvés. Autre attitude pour le moins étrange, celle du PDG d’Alstom Patrick Kron. La gestion despotique est parfaitement acceptable pour autant qu’elle n’est pas synonyme d’absence d’écoute et de décisions non expliquées. Une entreprise industrielle, ce sont des hommes et des femmes compétents et motivés, cadres, ouvriers et employés, au service d’une stratégie. Cette stratégie permet de vendre les produits adaptés aux marchés, des points de vue technique, industriel et économique : la meilleure qualité au meilleur prix, en conservant les marges permettant d’investir sur l’avenir. Par conséquent, le rôle du chef d’entreprise est d’une part de faire adhérer au diagnostic de la situation de l’entreprise et d’autre part de faire comprendre sa vision de l’avenir.  En prenant ces principes qui sont ceux de toutes les entreprises qui ont réussi, on peut dire que ce qui est arrivé ces derniers jours à Alstom est une horreur ! En ce qui concerne le diagnostic émis par le PDG – et qui est le détonateur de son action – il y a la pression sur le marché européen de l’énergie, « plusieurs grands électriciens européens ont ainsi déprécié des milliards d’euros d’actifs …équipements que nous avons livrés », la montée en puissance des concurrents asiatiques et enfin l’accompagnement financier demandé par les clients, une « stratégie autonome est devenue risquée et dangereuse » ! Et voilà ! La messe est dite. Patrick Kron explique qu’il a rencontré  le président de General Electric le 23 avril et qu’ils ont ensemble « trouvé une solution à des sujets fondamentaux » en vendant  plus de 70% de d’Alstom à GE. Pourtant, dans le même temps Patrick Kron reconnait « qu’il n’y a pas le feu à la maison Alstom » et que son avenir à court terme n’est pas menacé.

 

Alstom : entreprise en difficulté fiancière mais pas le patron

Alstom : une entreprise financièrement mal gérée mais pas pour le patron

 

Dans une interview accordée au Monde d’aujourd’hui Patrick Kron avoue son incapacité à accomplir la mission de redressement qui lui a été confiée  mission arguant du fait que : « J’en suis convaincu, la voie d’une stratégie autonome, qui est celle que j’ai menée ces dix dernières années, est devenue risquée et dangereuse ». Sur le pan financier Alstom est en mauvaise santé mais ce n’est pas le cas pour son patron, ancien fonctionnaire qui n’a jamais risqué un ou de sa poche. .  Au printemps 2007, la plus-value potentielle accumulée par les patrons du CAC 40 dépassait le milliard d’euros ! Patrick Kron avait accumulé 14 millions de plus-values en 2008. Après avoir encaissé son pactole de 2009, il lui resterait toujours 10,5 millions d’euros potentiels à empocher avec les actions qu’il n’a pas encore vendues. Ces revenus s’ajoutent bien sûr à son salaire de dirigeant et à ses primes.   Patrick Kron alors qu’il licenciait s’est augmenté de 33% en 2006 portant son salaire annuel à plus de 2,2 millions d’euros augmentation moins médiatisée certes que les 4 millions d’euros de parachute doré que son prédécesseur Pierre Bilger s’était accordé en laissant, en 2003, une entreprise exsangue. Sous la pression, l’ancien Patron d’Alstom y avait finalement renoncé.   Si le Patrick Kron PDG d’Alstom gagne autant, c’est que ce polytechnicien se vante d’avoir soit disant accompli des «miracles».  En 2006, Alstom vient tout juste d’éviter la faillite grâce à un plan de sauvetage de l’Etat et à des milliers de suppressions d’emplois. L’Etat signe au groupe industriel un chèque d’un demi – milliard d’euros en rachat d’actions et en prêts. Quatre ans plus tard, grâce aux contribuables, Alstom est sauvé et ses performances boursières sont au top. Revers de la médaille à l’automne 2009, l’entreprise emploie moins de 15 000 personnes en France contre 27 000 cinq ans plus tôt ! Elle va continuer de réduire ses « coûts », en supprimant notamment 2000 emplois.  Le « miracle » de Patrick Kron, c’est d’avoir su multiplier chômeurs, subventions et contrats d’Etat autrement dit d’avoir réduit à la misère des milliers d’employés et d’avoir volé les contribuables français pour en faire profiter les actionnaires d’Alstom dont il fait partie.  Patrick Kron a grandi dans le cocon de la haute fonction publique dans les méandres du ministère de l’Industrie puis de Pechiney, alors nationalisé. Bref, il sait administrer – mal si on compte les pertes d’emplois -mais n’a rien créé. Ses revenus reflètent-ils ses soit disant incomparables compétences de gestionnaire alliant performances économiques, bonnes pratiques sociales et politiques environnementales ?  Lors de cette conférence Patrick Kron a refusé d’être plus précis quant aux pays concernés mais indiqué que ces mesures seraient appliquées « essentiellement en Europe ». Patrick Kron a souligné qu’Alstom venait d’annoncer une révision à la hausse de ses coûts de restructuration, dans une fourchette de 150 à 200 millions d’euros par an, contre 100 à 150 millions jusqu’à présent.  Patrick Kron était déjà en contact avec GE les négociations sur le démantèlement d’Alstom ont commencé depuis plusieurs mois. Alors quand Patrick Kron vient affirmer dans une interview au quotidien le Monde que :   « Je vous rappelle qu’il y a une dizaine d’années, l’entreprise était exsangue. Je me suis battu de toutes mes forces pour la sauver. C’était une question de vie ou de mort. Nous avons dû supprimer la moitié des emplois. Je ne voulais plus jamais que le groupe se retrouve dans ce type de situation….  Faut-il faire confiance à ce parvenu millionnaire qui s’est enrichi sur le dos des contribuables français et qui espère bien pouvoir continuer à le faire ?  Car depuis l’annonce faite que le conseil d’administration d’Alstom a accueilli positivement l’offre ferme de 12,35 milliards d’euros faite par GE pour sa branche énergie en Bourse, le titre a repris sa cotation en forte hausse. Pour son retour en Bourse mercredi matin, le titre Alstom a bondi de près de 10 % dans les premiers échanges.  Les actionnaires d’Alstom dont il fait partie – on est jamais mieux servi que par soi-même- peuvent le remercier et ne manqueront pas de le faire quand il s’agira de voter une augmentation de sa rémunération.

Alstom : Montebourg encore cocu !

Alstom : Montebourg encore cocu !

 

 

Montebourg à nouveau cocu, pas étonnant d’une part il n’a aucune compétence en économie d’autre part ne pèse rien dans le gouvernement. Pour, lui d’ailleurs peu importe, l’essentiel est de se placer pour les grandes échéances politiques ; Le PDG d’Alstom, Patrick Kron, l’a confirmé sur TF1 mercredi 30 avril : une partie d’Alstom va bel et bien passer sous pavillon américain. Alors, pourquoi continuer à affirmer que tout reste possible ? Car le ministre de l’Économie fait de la politique. Il a été pris au dépourvu par l’annonce d’Alstom. D’abord, ça l’a vexé. Ensuite, il fallait gagner du temps, créer un rapport de force – même factice. C’est d’ailleurs pour ça que l’on invente l’offre concurrente de Siemens, ou que l’on joue avec l’idée d’une solution française qui plait beaucoup aux électeurs. L’affaire tombait assez mal : un mois avant les européennes. Pas terrible pour un pouvoir déjà mal en point. C’est amusant, d’ailleurs, de voir comment l’État a tordu le bras d’Alstom – qui était prêt à signer – pour que rien ne soit décidé avant quatre semaines. Quatre semaines : cela tombe pile au lendemain des européennes. Le premier but recherché était donc d’éviter la casse avant le scrutin. Le deuxième objectif, c’est d’obtenir plus de General Electric, notamment plus de garanties d’emploi. Là, l’Etat est dans son rôle. Mais c’est à peu près tout ce qu’il peut faire, à partir du moment où il a renoncé – même Arnaud Montebourg – à l’idée d’une nationalisation, même partielle.

Alstom : pourquoi l’entreprise est à vendre, simplement parce qu’elle est mal gérée

Alstom : pourquoi l’entreprise est à vendre, simplement parce qu’elle est mal gérée

 

Selon sa direction, Alstom ne peut plus s’en sortir tout seul. C’est vrai Alstom ne pèse que 20 milliards tandis que que Siemens réalise 75 milliards et GE 150. Alstom est trop petit mais Alstom est aussi mal géré. La faute à l’environnement économique de l a France qui tue son économie et en particulier l’industrie mais aussi la mauvaise gestion d’Alstom alors que pendant très longtemps il y a eu de toute évidence surfacturation des produits destinés à EDF, aux collectivités ou encore à la SNCF. La faute auusi à Bouygues qui veut vendre ses parts dans Alstom parce qu’il s’est aventuré dangereusement dans les télécoms où il perd de l’argent.  Le groupe a donc dû réviser à la baisse ses prévisions à plusieurs reprises. Il a engagé une restructuration au niveau mondial fin-2013 qui prévoit la suppression de 1.300 postes, dont une centaine en France. Le groupe envisageait à ce moment-là de vendre une part minoritaire de son activité transport pour retrouver des marges de manœuvres financières. Alstom a pourtant un carnet de commande bien rempli. Sa division ferroviaire a par exemple obtenu en 2013 le marché du métro en Afrique du Sud, le plus gros contrat de son histoire, et un autre méga-deal en Arabie Saoudite. Mais il faudra des années avant d’en percevoir les retombées financières. En attendant, les comptes de l’entreprise sont dans le rouge: sa dette a atteint 2,3 milliards d’euros à l’issue de l’exercice 2012-2013.  Les actifs d’Alstom font l’objet de deux offres concurrentes, qui visent uniquement les activités énergie et réseau du fleuron français. La première, celle de General Electric, s’élève à environ 10 milliards d’euros. L’industriel français officie dans la production d’énergie thermique et d’énergie renouvelable, dans les réseaux (il s’est spécialisé dans les « smart grid ») et enfin dans le transport ferroviaire. Alstom doit surtout sa renommée à l’invention du TGV et à sa position de leader mondial sur le train à grande vitesse. Ses activités énergie génèrent 70% de son chiffre d’affaires, contre 30% pour le transport. Mais sur les trois premiers trimestres de son exercice décalé 2013-2014, le ferroviaire a représenté plus de 46% des commandes. Le groupe emploie 93.000 salariés dans une centaine de pays. En France, ils sont 18.000, répartis de manière à peu près équivalente entre les transports et l’énergie. Le groupe a réalisé un chiffre d’affaires de 20 milliards d’euros et enregistré pour près de 24 milliards d’euros de commandes en 2012-13.  Les actifs d’Alstom font l’objet de deux offres concurrentes, qui visent uniquement les activités énergie et réseau du fleuron français. La première, celle de General Electric, s’élève à environ 10 milliards d’euros. La deuxième offre vient du concurrent historique d’Alstom: Siemens. Mais son montant n’a pas encore filtré. Le Français et l’Allemand opèrent dans les mêmes secteurs d’activités. Ainsi, le géant d’outre-Rhin ajouterait dans le deal une partie de sa branche transports, dont sa propre technologie de trains à grande vitesse, l’ICE, qui tomberait alors dans l’escarcelle de ce qu’il restera d’Alstom. Il ajouterait aussi des garanties en termes de pérennité des emplois en France pour trois ans. Plusieurs responsables politiques et syndicaux, comme le président du Modem, François Bayrou, celui du PG Jean-Luc Mélenchon ou encore Jean-Claude Mailly, de Force Ouvrière, ont appelé le gouvernement à nationaliser en partie et provisoirement Alstom. Mais un tel choix serait délicat du fait de l’état des finances publiques. D’autant que le groupe a déjà été sauvé par des fonds publics en 2004.  L’Etat n’est plus actionnaire d’Alstom depuis 2006 et la vente de ses parts à Bouygues. Mais, comme le rappelait Juliette Meadel, la secrétaire du PS à l’industrie, dimanche sur BFM Business, un décret qui protège les secteurs jugés stratégiques par l’État a été adopté fin 2005. Onze domaines sont concernés, parmi lesquels la recherche, la production d’armes, l’industrie de la défense, les technologies de l’information, et la sécurité privée. Selon cette responsable du Parti socialiste, « on est dans ce cas avec Alstom », en particulier en ce qui concerne son activité « nucléaire ». Reste que l’industriel ne s’occupe que d’un maillon de la chaîne. Il n’intervient absolument pas sur l’approvisionnement en combustible, l’activité qui assure véritablement l’indépendance énergétique de la France, note Le Parisien ce lundi 28 avril.  Le gouvernement, Arnaud Montebourg en tête, pense qu’un rapprochement avec l’Allemand permettrait de créer deux géants européens: un « Airbus de l’énergie », et un autre des transports ferroviaires, sur le modèle d’EADS. Pour autant, Paris ne peut pas se mettre GE à dos, vu la très forte présence de l’Américain dans l’Hexagone. Berlin est sûr la même ligne. Le ministère allemand de l’Economie estime, ce lundi, que l’intérêt de Siemens pour les activités énergie d’Alstom constitue « une grande chance et un gros potentiel » en vue de créer deux « champions européens », l’un dans l’énergie, l’autre dans le ferroviaire. Mais Siemens, qui avait déjà tenté un rapprochement avec Alstom en 2004 avant d’être éconduit, n’a ni les faveurs de Patrick Kron, ni celles des syndicats. Les représentants du personnel estiment que du fait de la similarité de structure des deux groupes, les doublons seraient nombreux, et la casse sociale massive.  Le conglomérat de Martin Bouygues est l’actionnaire de référence d’Alstom depuis qu’il a racheté à l’Etat ses 29% du capital en 2006. Or il refuserait systématiquement d’y investir, selon le Journal du Dimanche du 27 avril. Depuis des années au contraire, il traînerait cette participation comme un boulet et chercherait à s’en défaire. Depuis qu’il a échoué à racheter SFR, le groupe serait encore plus pressé de récupérer du cash via la vente de ses parts. Parce que sa filiale télécoms, qui lui rapportait historiquement 400 millions d’euros par an en cash, soit 40% de ses dividendes, est en forte difficulté. Elle a même dû être recapitalisée de 700 millions d’euros en novembre 2012. Bouygues a donc un besoin urgent de trouver de nouvelles sources de liquidité.

Alstom : « l’Etat « a son mot à dire » … tu m’étonnes c’est lui qui paye !

Alstom : «  l’Etat « a son mot à dire » … tu m’étonnes c’est lui qui paye !

Hollande commence à comprendre, il aura fallu du temps puisque le rapprochement Alstom-Ge es t dans les tuyaux depuis au moins 2 mois. Alstom, une très belle entreprise, fleuron même de la technologie dans ses domaines ne vit en réalité que des commandes de l’Etat tant le domaine électrique que dans le domaine du transport. Des commandes d’Etat ou de collectivités locales pour la France, qui ont souvent été surpayées et mis des entreprises clientes en difficultés comme EDF ou la SNCF. Alstom une entreprise en pointe sur le plan technologique mais à la gestion déficiente depuis des années (comme la plupart des secteurs gérés par des x mines qui ont coulé les mines, la sidérurgie ou encore la SNCF).  Il a même fallu en plus un plan de soutien financier de l’Etat en 203-2004. Aujourd’hui la direction et les actionnaires ingrats veulent se précipiter chez l’américain GE. Oui l’Etat a vraiment son mot à dire quand c’est lui qui en finalité paiera la note tant d’EDF, de la SNCF ou des collectivités et l’Etat c’est le contribuable. .

 

Hollande a donc  a reçu, ce lundi 28 avril, les dirigeants de General Electric et Siemens, deux entreprises qui lorgnent le rachat des activités énergie d’Alstom, entreprise jugée stratégique par l’exécutif. Entre les deux rendez-vous, le président de la République a, lors d’un discours à la maison de la Chimie, justifié l’intervention de l’Etat dans ce dossier. « L’Etat a forcément son mot à dire. Pourquoi? Parce qu’il est celui qui commande, non pas l’entreprise mais à l’entreprise un certain nombre d’achats, dans des secteurs tout à fait stratégique, notamment l’énergie », a-t-il fait valoir. « Tous ceux qui ont une offre à présenter vont vers l’Etat, pour qu’elle puisse être améliorée dans le sens de l’emploi en France et de localisation des activités en France. Je n’ai que ce seul critère dans ce dossier: qu’est-ce qui sera favorable à la localisation d’activités en France et l’emploi en France, et qu’est-ce qui assure l’indépendance énergétique en France? », a-t-il développé.  Il faut croire que le chef de l’Etat a, au moins dans le discours, convaincu ses visiteurs. A la sortie de son entrevue avec le président de la République, le patron de General Electric, Jeffrey Immelt, n’a pas fait de déclaration. Mais quelques instants plus tard, cité dans un communiqué, il a affirmé avoir eu « un dialogue ouvert, amical et constructif » avec François Hollande. « Nous avons entendu et nous comprenons le point de vue [de François Hollande, ndlr] et nous sommes engagés à travailler ensemble, ajoute-t-il. Siemens avait, elle, déjà donné certains gages à l’exécutif, promettant d’apporter sa filiale de train à grande à vitesse, ICE, à Alstom, de garantir l’emploi et de loger en France le siège des activités « centrale à vapeur ». Ce lundi, Joe Kaeser, le PDG de Siemens n’a pas fait de déclaration à l’issue de son entretien avec le président de la République. Mais le groupe a fait savoir qu’il va décider « dès que possible » s’il formule une offre de rachat. Jusqu’ici, le groupe allemand avait manifesté son intérêt sans faire d’offre formelle. Selon plusieurs agences, un conseil de surveillance se tiendra mardi 29 avril chez Siemens dans ce but. A cette occasion, le groupe allemand devrait officiellement présenter cette offre.  Pour les deux entreprises tout reste encore à faire. Selon Le Monde, l’Elysée aurait des exigences précises pour chacune des deux sociétés. Pour General Electric, Paris souhaiterait que le groupe américain mette en Bourse ses activités énergies, une fois l’acquisition auprès d’Alstom finalisée. Le but serait de permettre aux investisseurs français de prendre une part dans le nouvel ensemble. Pour Siemens, l’Elysée voudrait que le groupe allemand apporte à Alstom non seulement son branche de train à grande vitesse ICE mais aussi ses activités de fabrication de métros et de tramways. De son côté, le conseil d’administration d’Alstom a décidé de s’accorder du temps, et ne se prononcera pas avant mercredi matin. Voir plus tard encore. « L’Etat estime qu’Alstom doit disposer du temps nécessaire pour examiner toutes les offres » a ainsi indiqué une source proche du dossier à plusieurs agences.

 

Berlin pour une alliance Siemens Alstom

Berlin pour une alliance  Siemens Alstom

Siemens, qui avait raté une première tentative avec Alstom voici une dizaine d’années en raison de l’opposition du gouvernement français à l’époque, serait prêt à échanger la moitié de sa division ferroviaire plus du cash contre la division turbines électriques du groupe français. Le ministère allemand de l’Economie s’est dit convaincu qu’un rapprochement entre Siemens et Alstom serait une belle opportunité aussi bien pour l’Allemagne que pour la France. « Une reprise partielle représente d’importantes opportunités aussi bien pour l’Allemagne que pour la France, que ce soit d’un point de vue industriel ou politique », a dit un porte-parole du ministère. « Nous pensons qu’il est pertinent de faire son possible pour la coopération avec la France dans le domaine de l’énergie ». Le ministre, Sigma Gabriel, est en contact étroit avec toutes les parties concernées et tient la chancelière Angela Merkel informée de la progression des discussions, a ajouté le porte-parole, se refusant toutefois à dire si Paris avait sollicité une intervention de Berlin. Une source gouvernementale a par ailleurs dit à Reuters que Siemens avait informé ce week-end des hauts fonctionnaires à Berlin de son intérêt pour Alstom et que des discussions avaient également pris place entre Berlin et Paris. « Du point de vue français, Siemens est un moindre mal », dit-on. « Cela montre combien les choses sont devenues difficiles pour l’industrie française dans son ensemble ». General Electric a, selon des sources proches du dossier, proposé à Alstom de lui racheter sa branche énergie pour 13 milliards de dollars environ (9,4 milliards d’euros). Siemens s’est dit prêt « à échanger sur les questions stratégiques soulevées par une coopération future » avec le groupe français, qui subit de plein fouet la crise européenne du secteur de l’électricité et du marché des nouvelles centrales. Le conseil de surveillance de Siemens discutera mardi lors d’une réunion extraordinaire d’un éventuel accord avec Alstom, a-t-on appris lundi auprès de trois sources proches du dossier. Le groupe allemand a fait savoir qu’il déciderait lundi, à l’issue d’une rencontre de son président du directoire, Joe Kaeser, avec le président François Hollande, s’il y avait lieu de faire une offre sur son concurrent français. Siemens doit par ailleurs dévoiler le 7 mai une nouvelle stratégie comportant des milliers de suppressions d’emplois, rapporte lundi Manager Magazin Online, citant plusieurs responsables du conglomérat industriel allemand. L’hebdomadaire ajoute que Siemens annoncera également une acquisition dans le secteur de l’énergie pour au moins un milliard d’euros, achat distinct d’un éventuel accord avec Alstom. Vers 14h15 GMT, le titre Siemens recule de 2,15% à 93,91 euros, accusant la plus forte baisse de l’indice Euro Stoxx 50. La cotation d’Alstom est suspendue depuis vendredi matin à Paris.

 

Alstom : Bercy pour une alliance avec Siemens

Alstom : Bercy pour une alliance avec Siemens

Le projet préparé par Alstom et GE  a fortement déplu à Arnaud Montebourg, sans que l’on sache ce qui l’irrite le plus: la perspective de voir la branche énergie d’Alstom passer sous pavillon étranger ou le fait d’en avoir été informé à la dernière minute. «On a appris vendredi soir que c’était plié, confie un proche du ministre, quand Clara Gaymard (qui représente l’américain en France) nous a prévenus que General Electric avait déposé une offre et qu’Alstom allait l’accepter dimanche.» Les équipes d’Arnaud Montebourg et l’Agence des participations de l’État, qui planchent depuis des mois sur l’avenir d’Alstom, ont réactivé jeudi en urgence la piste d’un échange d’actifs avec Siemens. Joe Kaeser, le PDG du groupe allemand, avait rencontré Patrick Kron à ce sujet le 10 février. Le patron d’Alstom lui avait alors signifié une fin de non-recevoir. Dans un courrier transmis dimanche à l’aube aux administrateurs d’Alstom, Joe Kaeser juge que c’est désormais «le bon moment de réitérer et de détailler la proposition de Siemens en vue d’une potentielle transaction avec Alstom». Dans sa déclaration d’intention, qui n’est pas une offre ferme, Siemens propose de reprendre l’activité énergie d’Alstom, qu’il évalue de 10 à 11 milliards d’euros. De plus, l’allemand offre au français une part importante de sa division ferroviaire, avec ses trains à grande vitesse ICE (avec un carnet de commandes de 5,4 milliards d’euros) et ses locomotives (2 milliards de commandes). À ce stade, Siemens ne propose pas ses rentables rames de métro. Selon Joe Kaeser, ce schéma est «une opportunité unique de bâtir deux géants européens, chacun leader mondial»: l’un français dans le transport (Alstom, qui possède déjà le TGV), l’autre allemand dans l’énergie (Siemens). Tenant compte des exigences d’Arnaud Montebourg, Siemens estime que ces rapprochements n’auront pas d’impact social et s’engage à ne pas faire de licenciement pendant trois ans. Le groupe promet d’établir le siège de sa division vapeur en France, où il transférerait une part significative du siège de son activité transmission. Enfin, il se dit prêt à envisager la rétrocession des actifs nucléaires d’Alstom, afin de sécuriser les intérêts de la France. «Une opportunité unique de bâtir deux géants européens, chacun leader mondial» Joe Kaeser, patron de Siemens  Fort de cette offre de dernière minute, le ministre de l’Économie a annulé le rendez-vous prévu dimanche avec Jeff Immelt, le PDG de General Electric. Surtout, il lui a fait parvenir un courrier qui a tout d’un rappel à l’ordre. Arnaud Montebourg lui signifie sa surprise d’avoir été mis devant le fait accompli et lui rappelle que les projets d’acquisition d’actifs dans le secteur de l’énergie, en particulier lorsqu’ils sont liés à l’industrie nucléaire, sont soumis aux autorités françaises (à l’instar du CFIUS aux États-Unis). Rappelant qu’il est en son pouvoir de les refuser ou d’y poser des conditions, Montebourg conseille à Immelt d’engager des discussions avec lui avant toute annonce officielle d’un projet de transaction. Le ministre de l’Économie met aussi la pression sur les administrateurs d’Alstom, estimant que l’offre de General Electric contrevient aux règles boursières protégeant les actionnaires minoritaires: «Je suppose que les administrateurs d’Alstom seront particulièrement prudents dans l’exercice de leurs obligations fiduciaires dans un contexte si sensible», écrit-il. S’il a réussi à gagner un peu de temps avec ce courrier, Arnaud Montebourg préfère ne pas insulter pas l’avenir avec General Electric. Le gouvernement se dit prêt à examiner les deux projets et «à y participer financièrement», en restant vigilant au maintien de l’excellence et de l’indépendance de la filière nucléaire française. «GE et Alstom ont leur calendrier qui est celui d’actionnaires, mais le gouvernement français a le sien qui est celui de la souveraineté économique, assure Arnaud Montebourg. C’est pourquoi le gouvernement souhaite disposer du temps nécessaire à un examen sérieux des propositions. Faut-il rappeler qu’Alstom vit notamment de la commande publique et du soutien de l’État à l’exportation.» Le dossier est désormais traité au plus haut niveau de l’État. François Hollande a réuni sur le sujet dimanche soir à l’Élysée rien moins que le premier ministre, Manuel Valls, Ségolène Royal et Arnaud Montebourg. Le président Hollande a prévu de recevoir lundi Jeff Immelt, en présence du ministre de l’Économie. La balle reste toutefois dans le camp du conseil d’administration d’Alstom, qui a choisi HSBC comme banque conseil et désigné un comité ad hoc composé de cinq de ses membres, présidé par James W. Leng. Voudront-ils prendre une décision mardi soir, quitte à fâcher le gouvernement en donnant l’impression de passer en force, alors que Siemens risque de ne pas avoir eu le temps de formaliser son offre? Sont-ils au contraire prêts à patienter plusieurs semaines, si le groupe General Electric prolonge son offre, comme il en a le projet? Les deux jours qui viennent permettront au gouvernement d’accentuer la pression sur Alstom, son PDG et son principal actionnaire, le groupe Bouygues. Et surtout, de faire monter les enchères entre les deux candidats, que ce soit sur le montant de l’offre en cash ou les promesses en termes d’emplois et de transfert de centres de décision en France. Pour emporter l’affaire, chaque partie tentera de décrédibiliser le camp adverse ou de se donner le beau rôle. Chez Alstom, on assure ainsi que l’ICE est une technologie déclinante, et que son apport n’aurait aucun intérêt, sauf à réveiller les autorités de la concurrence. Du côté de General Electric, interpellé sur le caractère stratégique des activités nucléaires d’Alstom, on rappelle que le groupe américain fournit les turbines des sous-marins d’attaque français et que ces contrats avec la DGA et la DCNS ne posent pas de problème.

Alstom: Montebourg doit sauver Alstom ou démissionner

Alstom: Montebourg doit  sauver Alstom ou démissionner

 

Cette fois Montebourg ne peut plus s’en tirer avec sa superbe incompétence ; il doit sauver Alstom ou démissionner. S’il échoue sur ce dossier stratégique il sera définitivement déconsidéré. Un dossier stratégique tant pour la partie électrique (centrales) que pou le transport (TGV notamment). Le patron d’Alstom, lui, est pressé de vendre aux américains. Il oublie que essentiel des commandes vient de l’Etat pour la France. Que souvent ses produits sont peu compétitifs et que l’Etat pourrait se tourner vers d’autres fournisseurs, européennes par exemple. Avec GE, il y aurait certes une complémentarité car GE gère des activités assez différentes d’Alstom toutefois aucune assurance quant à l’avenir des productions en France, la maîtrise des technologies  et des lieux de décision. Montebourg tente donc de réagir en essayant de proposer une solution non américaine.  Devancé par General Electric dans le rachat d’Alstom, Siemens tente d’inverser la tendance. Selon les infos de BFMBusiness, il donnerait des moyens aux activités « énergies » et « trains » d’Alstom. Le gouvernement pourrait soutenir cette offre et menace de mettre son veto à une reprise des activités nucléaires d’Alstom par GE.  Sur le sort d’Alstom, Siemens tente d’inverser le sort d’un deal qui paraissait gagné il y a quelques heures encore pour General Electric. Le groupe allemand le fait en donnant, selon les informations de BFM Business, des moyens aux deux grandes entités qui composent aujourd’hui Alstom: l’énergie et les trains. L’Allemand s’engagerait par ailleurs à maintenir l’intégralité des emplois. Pour l’énergie, Siemens s’aligne sur ce que l’on sait de l’offre de GE, entre 10 et 11 milliards d’euros. Mais Siemens ajoute à son offre des contreparties extra-financières très importantes: d’abord le groupe allemand garantit de garder l’intégralité des emplois, de loger en France le siège des activités « centrales à vapeur » et d’isoler, si besoin, dans une structure particulière, la division nucléaire. Cette division, qui fabrique les cycles dits « conventionnels » des centrales nucléaires est considérée comme stratégique par le gouvernement français. Siemens ne voit aucun inconvénient à lui donner un droit de regard particulier, d’autant que le gouvernement allemand a fait, lui, le choix de sortir du nucléaire.  Pour l’activité ferroviaire, Siemens a sorti une arme que ne possédait pas GE : il propose d’apporter ses propres activités transport à un « nouvel Alstom » concentré sur cette seule activité des trains, mais avec une taille bien plus importante. Cela comporte l’ensemble de sa technologie grande vitesse, qui s’appelle « ICE » chez Siemens, et son activité de construction de locomotive. Siemens révèle enfin avoir déjà fait une offre comparable le 11 février dernier: « elle n’a même pas été soumise au conseil d’administration », indique une source proche du dossier. Siemens sait qu’il peut compter sur le soutien du gouvernement  français. Car, avant même de voir Arnaud Montebourg dans les prochains jours, les dirigeants de GE ont reçu une lettre dans laquelle le ministre dénonce une politique de « fait accompli » et juge ce comportement « inacceptable » au regard de l’implication de l’Etat dans le sauvetage d’Alstom il y a dix ans.  Surtout, dans cette lettre, le gouvernement dit clairement que les activités nucléaires d’Alstom sont considérées comme stratégiques et qu’il estime disposer d’un droit de veto « comparable à celui dont disposerait le comité pour les investissements étrangers aux Etats-Unis ». « Mais ce n’est pas parce que notre offre est meilleure que nous allons l’emporter », soupire amer un responsable allemand, « Patrick Kron a choisi l’Amérique et son conseil lui est totalement soumis ». D’où l’idée de rendre publics les termes d’une offre qui donne un avenir à l’ensemble du groupe

 

Alstom : la grande braderie de l’industrie continue (la Presse)

Alstom : la grande braderie de l’industrie continue (la Presse)

La presse voit ce lundi dans la vente annoncée d’Alstom les prémices d’une « grande braderie » des fleurons de l’économie française. L’intervention de l’exécutif dans ce dossier industriel, qui voit le groupe Alstom convoité à la fois par l’Américain General Electric et l’Allemand Siemens, est plutôt saluée par les quotidiens. Pour Le Figaro, sous la plume de Gaëtan de Capèle, l’Etat « exerce, à bon droit, son devoir de surveillance lorsque les intérêts supérieurs du pays – secteur protégé, technologie sensible, emploi… – sont en cause ». Maud Vergnol insiste dans L’Humanité sur la nécessité pour le Premier ministre Manuel Valls de « prendre ses responsabilités et priver les patrons d’Alstom de leur droit divin ».  »Car l’OPA du géant américain sonne comme le début d’une grande braderie », ajoute l’éditorialiste du journal communiste. « Après Péchiney, Arcelor, et plus récemment Publicis ou Lafarge, la France peut-elle laisser partir à l’étranger un nouveau fleuron de son industrie nationale ? » demande Bruno Dive dans Sud Ouest. L’appel lancé par le ministre de l’Economie Arnaud Montebourg à « la vigilance patriotique » « dit bien l’urgence du dossier Alstom dont il s’empare », écrit Monique Raux dans L’Est républicain. Pour Patrice Chabanet du Journal de la Haute-Marne, « on observe une nouvelle fois que l’industrie française poursuit sa lente descente aux enfers, en jouant le rôle peu enviable de proie ».

123456



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol