Archive pour le Tag 'Alstom'

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Alstom : des promesses, encore des promesses

Alstom : des promesses, encore des promesses

 

Des promesses de la part de Ge et Siemens qui n’engagent que ceux qui les écoutent en la circonstance des députés qui évidemment ne connaissent rien à l’économie pour 90% d’entre eux. General Electric et Siemens ont défendu mardi à l’Assemblée nationale leurs projets de rachat de la branche énergie d’Alstom, assurant chacun que les activités ferroviaires du groupe français en sortiraient renforcées. Le groupe allemand, qui a jusqu’ici simplement exprimé son intérêt, a indiqué qu’il envisageait de présenter une proposition formelle de rachat au plus tard le 16 juin. Le géant américain a de son côté déposé une offre ferme de 12,35 milliards d’euros qu’Alstom doit examiner d’ici au 23 juin. Le PDG de GE, Jeffrey Immelt, a indiqué que son groupe prendrait des engagements chiffrés en matière de créations d’emplois et qu’il était prêt à céder à Alstom le contrôle de son activité de signalisation ferroviaire. Le gouvernement français veut obtenir une amélioration des offres de GE et de Siemens afin de protéger l’emploi, l’avenir du pôle ferroviaire – sur lequel Alstom se recentrerait – ou encore des activités clés telles que les turbines pour centrales nucléaires, les éoliennes ou l’hydroélectricité. Le président de la branche française de Siemens, Christophe de Maistre, auditionné avant Jeffrey Immelt par la commission des affaires économiques de l’Assemblée, a précisé que son groupe s’intéressait à « toutes les activités énergie d’Alstom, sauf celles que les pouvoirs publics jugeraient essentielles à la souveraineté énergétique de la France ». Siemens envisage d’apporter à Alstom l’ensemble de son matériel roulant ferroviaire (trains à grande vitesse, locomotives, métros, trains régionaux ou encore tramways), a-t-il dit, ajoutant toutefois que son groupe souhaitait racheter les activités de signalisation du français. Jugeant nécessaire de « sauver Alstom Transport », le dirigeant a précisé ce pôle serait majoritairement détenu par des capitaux français et aurait son siège en France.

GE met en demeure Alstom de décider

GE met en demeure Alstom de décider

L’américain General Electric, candidat au rachat des activités énergie d’Alstom, a annoncé jeudi accorder un délai de trois semaines supplémentaires au groupe français pour examiner son offre. Répondant à une demande du gouvernement français qui souhaite une proposition améliorée de GE, le groupe américain explique avoir accepté que la date butoir soit repoussée du 2 au 23 juin, ce qui pourrait également permettre à l’allemand Siemens de concrétiser son intention de faire lui aussi une offre. « A la demande du gouvernement français, nous avons convenu, en concertation avec Alstom, de prolonger le délai d’étude de notre offre par le conseil d’administration d’Alstom jusqu’au 23 juin », fait savoir GE dans un communiqué. « Nous avons pris cette décision pour permettre d’approfondir les discussions constructives que nous avons actuellement avec le gouvernement », poursuit le groupe américain. Le Ministre de l’Economie Arnaud Montebourg s’est félicité dans un communiqué de cette décision, ajoutant qu’il était « dans l’intérêt de tous de travailler efficacement et rapidement à la recherche d’une solution, dans les meilleurs délais, avant le 23 juin ». « Ce délai va permettre au gouvernement d’examiner avec General Electric et Alstom les voies et moyens de répondre aux questions posées par l’opération (…) », a-t-il poursuivi.  A New York où il participait à une conférence, le directeur général de GE Jeff Immelt a dit s’attendre à une issue favorable. « C’est un accord qui pourra être mis en œuvre. C’est un accord pour lequel nous avons de l’expérience. C’est un accord que nous entendons conclure », a-t-il déclaré, ajoutant que GE « savait ce qu’il faisait ».

 

Alstom met des bâtons dans les roues à Siemens

Alstom met des bâtons dans les roues à Siemens

 

Alstom devrait opposer une fin de non recevoir à Siemens qui lui demanderait davantage d’informations sur sa branche énergie, a déclaré mercredi une source proche du groupe français, ce qui réduirait d’autant les chances d’une contre-offre de la part du conglomérat industriel allemand. Alstom refuserait d’accéder à la requête de Siemens car cela l’obligerait à dévoiler les mêmes informations à General Electric, auteur d’une proposition d’achat de 17 milliards de dollars (12,35 milliards d’euros) sur les activités énergie d’Alstom, a précisé cette source qui n’y voit nullement une « tactique de négociation ». Alstom doit faire le point sur l’offre de GE d’ici le 2 juin mais le groupe d’énergie et de transport a ouvert ses comptes à Siemens sous la pression du gouvernement. Siemens élabore une contre-offre qui inclurait, selon des sources proches du dossier, des apports d’actifs ferroviaires et une éventuelle prise de participation de l’Etat français dans Alstom Transport. Mais plusieurs personnes au fait des projets de Siemens ont dit mercredi qu’il s’abstiendrait sans doute de toute proposition tant qu’il n’aurait pas de nouvelles informations. Siemens s’est refusé à tout commentaire. Une porte-parole d’Alstom a dit que le groupe attendait toujours une proposition ferme de Siemens, sans qu’il soit possible de dire quand elle pourrait survenir. Elle n’a pas précisé quel genre d’informations nouvelles Siemens avait sollicité. Le gouvernement français ne voit pas d’un bon oeil l’offre de GE, estimant que la cession des actifs d’Alstom dans l’énergie l’affaiblirait en le cantonnant à sa seule activité transport, de taille moins grande.

Si Alstom est vendu aux américains, le PS est mort

Si Alstom est vendu aux américains, le PS est mort

 

Inutile de la cacher le gouvernement est complètement perdu dans le dossier Alstom, divisé en plus. Résumons : ceux qui sont pour la vente aux américains de General Electric, ceux qui sont pour la vente aux allemand de Siemens, ceux sont pour la vente par appartement, enfin ceux qui souhaitent une nationalisation provisoire pour se donner du temps de constituer une groupe européen type Airbus. La liquidation d’Alstom serait le deuxième exemple significatif, après Florange, de la trahison du PS. Ce serait à coup sûr enfin sa mort. L’affaire Florange avait déjà pesé lourd dans la défaite de Sarkozy, elle pèsera lourd dans le bilan de Hollande qui s’est couché devant Mittal. Avec Alstom, le PS sera sans doute définitivement discrédité. Le gouvernement multiplie les réunions sur le sujet mais sans grande compétence, sans grande conviction et sans courage auusi. Hollande va faire la preuve que la France ne peut même pas sauver une seule entreprise, par ailleurs fleuron technologique, comment pourrait –il sauver l’ensemble de l’économie et ses 7 à8 millions de chômeurs. Le dossier Alstom est don loin d’être clos. A ce jour, seul le géant américain General Electric a déposé une offre d’acquisition de la branche énergie du groupe. Arnaud Montebourg cherche toujours une alternative afin que ce fleuron industriel français, constructeur du TGV et inventeur de la technologie des turbines électriques, reste européen. L’hypothèse d’un rachat par Siemens, privilégiée par le ministre français de l’Economie, est sur la table depuis plusieurs semaines. Dimanche, plusieurs sources proches de Siemens ont indiqué aux agences Reuters et AFP que le conglomérat industriel allemand poursuivait « activement » l’examen approfondi des comptes d’Alstom. En revanche, l’information selon laquelle Siemens pourrait déposer une offre de rachat dans la semaine n’a été confirmée par aucune des parties. « Dans les derniers jours, Siemens a mis le pied sur l’accélérateur », a toutefois confirmé à l’AFP une autre source proche du dossier. « Ils se sont mis en situation » en « privilégiant le schéma d’une alliance », a commenté cette source. Dans la balance, l’entrée au capital d’Alstom de l’Etat français pourrait convaincre Siemens. Suivant avec attention ce dossier, François Hollande a convoqué lundi matin à l’Elysée Manuel Valls et les ministres concernés : Michel Sapin (Finances), Arnaud Montebourg (Economie) et Ségolène Royal (Energie). Ces deux derniers avaient publiquement exprimés leurs divergences sur le sujet : la semaine dernière, Ségolène Royal avait ainsi estimé dans Paris Match que « General Electric est une très bonne opportunité pour Alstom » Il s’agit donc pour François Hollande et Manuel Valls d’arbitrer entre Bercy et la ministre de l’Ecologie chargée de l’Energie. Dimanche soir, sur RTL, Michel Sapin a déjà avancé ses arguments. Soutenant son colocataire du ministère de l’Economie, il a ainsi défendu la piste d’une alliance avec Siemens : « On ne peut pas accepter qu’une entreprise aussi importante du point de vue énergétique (…) aussi importante du point de vue des transports (…) soit ainsi mise à l’encan sans que les intérêts stratégiques de la France ne soient respectés. »

Alstom recentré sur le transport

Alstom recentré sur le transport

 

 

. Selon l’agence Reuters ce dimanche 18 mai, Siemens va présenter la semaine prochaine le détail de son offre sur les activités énergie du groupe tricolore.  L’agence, qui cite des sources « de deux cotés des tractations », rapporte que le groupe allemand travaille sur une offre améliorée qui créerait deux « champions nationaux », l’un dans l’énergie avec Siemens, l’autre dans les transports autour d’Alstom.  Le géant munichois a présenté fin avril les grandes lignes d’une contre-offre valorisant la branche d’énergie d’Alstom à 14,5 milliards de dollars (10,6 milliards d’euros) et incluant du cash et des transferts de certains actifs ferroviaires au groupe français. La proposition de Siemens comporterait maintenant le transfert de l’ensemble de ses actifs ferroviaires à Alstom et la constitution d’une coentreprise dans la signalisation ferroviaire.  Pour limiter son influence sur le nouvel Alstom recentré sur les transports, Siemens discute avec Paris et Berlin de l’opportunité pour l’Etat français de se renforcer au sein d’Alstom. L’Etat ne détient plus que 0,9% de l’ex-groupe public via la Caisse des dépôts et consignations. Selon diverses sources, Paris pourrait monter au capital d’Alstom – l’une d’elle a évoqué une participation de plus de 10% – afin de garantir que le groupe, sauvé de la faillite par des fonds publics il y a dix ans, conservera ses racines françaises. Sur ce dernier point, Arnaud Montebourg avait indiqué, vendredi 16 mai sur BFMTV, qu’il n’ »excluait pas » une possible montée au capital de l’Etat dans le groupe Alstom. Les actifs d’Alstom dans l’énergie éolienne et l’énergie nucléaire seraient parallèlement vendus à Areva, répondant ainsi aux inquiétudes du gouvernement sur l’indépendance énergétique du pays.  Si certaines sources proches des tractations doutent de l’intérêt d’Alstom pour une offre, même améliorée, du groupe allemand, celle-ci permettrait au gouvernement de faire monter les enchères avec GE. Alstom a engagé des négociations avec l’américain General Electric, qui offre 12,35 milliards d’euros pour reprendre ses actifs dans l’énergie. Mais, sous la pression du gouvernement, il a donné accès à ses comptes à Siemens afin que le groupe allemand puisse également soumettre une offre d’ici le 2 juin, date prévue pour l’entrée en négociations exclusives avec GE.

 

Alstom : l’inutile commissaire Barnier met en garde la France

Alstom : l’inutile commissaire Barnier met en garde la France

 

Au nom de la commission européenne le commissaire européen Barnier condamne les velléités de protectionnisme en France. Curieux d’abord pour un français, d’autant plus curieux que ce commissaire est complètement transparent ; contradictoire auusi car c’est lui qui voulait interdire aux agences de notation de noter les Etats. On se demande bien sur quelle compétence et quelle légitimité s’appuie le seul commisaire français de l’union européenne. 5 par parenthèse si on doit le remplacer par le mollasson Moscovici, ce ne sera guère mieux !). La Commission européenne a donc mis Paris en garde contre toute tentation protectionniste après la publication d’un décret, dit « décret Alstom », qui étend à l’énergie et aux transports le mécanisme de protection des entreprises stratégiques contre les appétits étrangers. « L’objectif de protéger les intérêts essentiels stratégiques dans chaque État membre est essentiel dès qu’il s’agit de sécurité ou ordre public. C’est clairement prévu dans le traité. Mais nous devons vérifier si (cet objectif) est appliqué de manière proportionnée sinon cela reviendrait à du protectionnisme », a déclaré ce jeudi 15 mai le commissaire chargé du Marché intérieur, le Français Michel Barnier. « On n’assurera pas une bonne protection de l’industrie européenne, son développement, avec du protectionnisme », a insisté le commissaire européen. « Une bonne protection c’est l’investissement pas le protectionnisme », a-t-il ajouté. On n’assurera pas une bonne protection de l’industrie européenne, son développement, avec du protectionnisme. Michel Barnier La Commission européenne « devra vérifier si ces mesures entrent bien dans le champ de la défense légitime de l’intérêt public », a prévenu Michel Barnier. Le gouvernement français a brandi ce jeudi l’étendard du patriotisme économique en se dotant d’une nouvelle arme qui pourrait lui permettre de bloquer les visées étrangères sur Alstom, et surtout celles de General Electric qui veut racheter le pôle énergie du fleuron industriel français. « Le choix que nous avons fait, avec le Premier ministre, est un choix de patriotisme économique », a déclaré le ministre français de l’Economie, Arnaud Montebourg, dans un entretien au journal Le Monde. « Ces mesures de protection des intérêts stratégiques de la France sont une reconquête de notre puissance. » Ce décret gouvernemental soumet à l’autorisation préalable du ministre de l’Économie les investissements par des groupes étrangers en France, dans les domaines de l’énergie et des transports, mais aussi de l’eau, de la santé et des télécoms. Il étend un dispositif de protection mis en place par un précédent décret de 2005 dans les secteurs de la défense nationale, comme l’armement, mais aussi des technologies de l’information ou des jeux d’argent.

Alstom: un décret pour quoi faire ?

Alstom: un décret pour quoi faire ?

 

 Comme Hollande et Sapin sont persuadés de l’intérêt de la reprise d’Alstom par GE, il faut donner des gages à Montebourg. A cette fin on a sorti  du tiroir un décret sur les entreprises stratégiques ; de quoi calmer pendant quelque temps le bouillant et inutile Montebourg.  Surtout, ne pas y voir une attaque opportune contre la Commission Barroso à 10 jours des élections européennes. Ce jeudi 15 mai, en élargissant le décret sur les « entreprises stratégiques » à cinq secteurs (énergie, santé, télécoms, eau, transports), le gouvernement et Arnaud Montebourg ont donné une nouvelle tournure au dossier Alstom.  Le ministre de l’Economie a justifié son choix de « patriotisme économique » dans un entretien au Monde, évoquant « un réarmement fondamental de la puissance publique ».  « Avec ce décret, nous rééquilibrons le rapport de force entre les intérêts des entreprises multinationales et les intérêts des Etats, qui ne sont pas toujours alignés. Les conditions d’une négociation juste et équilibrée sont maintenant réunies », s’est-il réjoui.  Si Bruxelles a déjà mis en garde le gouvernement contre ce qui pourrait s’apparenter à du protectionnisme, Arnaud Montebourg ne s’en laisse pas compter. Selon lui, l’initiative du gouvernement français « démontre justement qu’il existe des alternatives au laisser-faire qui domine en Europe ». Le ministre s’est ensuite livré à une attaque en règle: « plus de sept millions de chômeurs de plus qu’en 2008, la déflation qui menace, une incapacité chronique à faire revenir la croissance en raison de la multiplication des plans d’austérité les plus durs de l’histoire: c’est l’échec de ces choix-là », déclare-t-il ainsi. « Il est normal que nous les combattions, dans la campagne, par des propositions. Ce décret signe un changement fort et profond d’orientation politique ». Quant aux réactions éventuelles de la classe politique française, Arnaud Montebourg se veut résolument optimiste, indiquant qu’il « souffle sur cette affaire un vent d’union nationale ».

 

Alstom : Hollande toujours ambigu

Alstom : Hollande toujours ambigu

 

Dun coté Hollande affirme qu’il se prononcera dès qu’il aura une offre de Siemens, d’un autre il indique que c’est une affaire d’industriels ; comme habitude il se ménage deux portes de sorties ; Une porte a déjà été fermée puisqu’Hollande a renoncé à la nationalisation. La chancelière allemande Angela Merkel a quant à elle déclaré que son gouvernement soutiendrait un tel rapprochement si les entreprises jugeaient qu’il a du sens. Les deux dirigeants s’exprimaient lors d’une visite du président français dans le fief électoral de la chancelière, au moment où l’exécutif français veut faire émerger une solution avec Siemens pour éviter un rachat d’Alstom par General Electric. Le groupe américain a présenté un projet d’acquisition des activités d’Alstom dans l’énergie pour 12,35 milliards d’euros, que François Hollande n’a pas jugé acceptable même s’il a les faveurs de la direction du groupe français. Alstom s’est donné jusqu’à la fin du mois pour prendre sa décision. Le ministre de l’Economie, Arnaud Montebourg, promoteur d’un rapprochement avec Siemens, a discuté vendredi de ce projet avec son homologue allemand Sigmar Gabriel. Le président du directoire de Siemens, Joe Kaeser, a également été reçu par le secrétaire général adjoint de l’Elysée, Emmanuel Macron, en présence d’Arnaud Montebourg. Le quotidien Les Echos écrit samedi sur son site internet que Siemens est prêt à de nouvelles concessions pour acquérir la branche énergie d’Alstom, en apportant au groupe français sa division signalisation en plus de ses activités ferroviaires. Interrogé sur l’avenir d’Alstom, François Hollande a déclaré que « c’est d’abord une affaire d’entreprises, d’industriels ».

Alstom : pour une nationalisation temporaire (Henri Guaino)

Alstom : pour une nationalisation temporaire (Henri Guaino)

 

Il a raison Guaino, seule une nationalisation temporaire pourrait donner le temps de faire un véritable audit d’Alstom et surtout de définir une politique européenne tant dans le domaine de l’énergie que des transports. Il est clair que cette réflexion et cette décsion ne peut être prise en quelques jours comme le veut le président d’Alstom ( sans doute très pressé de toucher sa part de a transaction grâce à ses stocks options) ; Guaino, député UMP des Yvelines s’est dit favorable à une nationalisation temporaire du géant industriel Alstom, convoité par l’américain General Electric et l’allemand Siemens. « Je dis que l’État doit prendre ses responsabilités et ne pas laisser les choses se passer dans une telle précipitation », a-t-il expliqué ce jeudi 8 mai sur France Info. « Je suis assez favorable à ce que l’État prenne le contrôle temporairement d’Alstom. » Selon l’ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, « on ne peut pas laisser les choses aller de cette façon, on ne peut pas trouver scandaleux que l’Etat se pose des questions et agisse ». « Je ne comprends pas l’attitude du président de la République qui a signé l’autre jour (mardi lors de son interview sur BFM TV et RMC) le lâchage complet d’Alstom », a-t-il fustigé.

Alstom : Hollande refuse la nationalisation

Alstom : Hollande refuse la nationalisation

 

En signifiant à GE que leur offre était insuffisante en fait Hollande s’apprête à l’accepter. D’autant qu’il refuse une nationalisation temporaire qui aurait permis prendre le temps de définir une stratégie européenne tant en matière de transport que d’énergie. Bref du Hollande qui tergiverse, comme d’habitude. L’offre actuelle de General Electric pour la reprise des activités d’énergie d’Alstom est insuffisante et pas acceptable en l’état, a déclaré mardi François Hollande. Invité de RMC et BFM TV, le chef de l’Etat a précisé qu’il préférait améliorer les offres de General Electric et Siemens plutôt que d’envisager une entrée de l’Etat au capital d’Alstom. Prié de dire si l’offre de General Electric était acceptable, il a répondu : « Non, je l’ai moi-même fait dire par Arnaud Montebourg, elle n’est pas suffisante donc elle n’est pas acceptable ». Le ministre de l’Economie a adressé lundi une lettre au président de GE, Jeff Immelt, pour lui signifier que l’Etat français ne pouvait « malheureusement pas souscrire aux propositions » formulées par le groupe, « reposant sur la seule acquisition des activités d’Alstom dans le domaine de l’énergie ».  François Hollande a souligné que son rôle, après avoir obtenu un délai d’un mois, était de « faire en sorte que les offres puissent être enrichies pour l’emploi ». « Il y a une autre offre (celle de Siemens-NDLR) : on va essayer de la faire apparaître si elle est meilleure », a-t-il expliqué. « Moi je pense aux salariés d’Alstom. Ceux qui sont dans la division Transports, ils ne seraient pas repris par General Electric. Ils disent, ‘Mais qu’est-ce qu’on va devenir?’. Et les autres, qui peuvent se dire ‘Mais est-ce qu’il n’y aura pas des doublons, peut-être même avec une offre qui viendrait de Siemens?’ Ils ont raison », a poursuivi le président. « Le rôle de l’Etat, c’est de pouvoir obtenir toutes les réponses à toutes les questions et de faire en sorte que l’intérêt national puisse être préservé ».Bla, bla…..

 

Hollande « une nouvelle France industrielle » ….comme Alstom ?

Hollande « une nouvelle France industrielle » ….comme Alstom ?

 

Hollande n’est pas capable de sauver Alstom mais il veut aller vite pour la nouvelle France industrielle. Sait-il de quoi il parle exactement pas sûr. Exemple il évoque le TGV du futur, pas de chance car la France a décidé de ne plus construire de nouvelles lignes, il évoque auusi la voiture consommant 2 litres aux 100 kms mais elle existe déjà ! Cependant les lobbies de l’industrie pétrolière et de l’automobile ne sont pas pressés de la commercialiser, L’Etat non plus qui tire une partie des recettes budgétaires de la fiscalité sur le carburant. « Je veux que ça aille vite, nous n’avons plus de temps à perdre ». C’est ce qu’a déclaré François Hollande, ce mercredi 7 mai, à l’occasion d’un « point d’étape » à l’Elysée sur la « nouvelle France industrielle ». La veille déjà, sur BFMTV, il avait appelé à « aller encore plus vite » dans l’exécution des réformes. La « nouvelle France industrielle » est un dispositif créé pour porter 34 projets industriels dans des secteurs jugés porteurs, censés relancer l’industrie française. Le chef de l’Etat effectuait une présentation sur ce thème devant un parterre d’industriels, le Premier ministre Manuel Valls et les ministres Arnaud Montebourg (Economie), Ségolène Royal (Ecologie) et Marisol Touraine (Affaires sociales). « D’ici au mois de juillet, nous aurons les 34 feuilles de routes qui seront non seulement engagées, mais validées et signées », a souligné François Hollande, précisant qu’une « vingtaine de milliards d’euros » pourront ainsi être « mobilisés », provenant essentiellement du secteur privé. Les 34 plans sont axés sur trois grandes priorités: la transition écologique et énergétique, la santé et les nouvelles technologies. Ils concernent des domaines très variés, allant de la voiture ne consommant que 2 litres aux 100 km au TGV du futur et de l’avion électrique aux objets connectés et aux imprimantes 3D. « Ce sont les pays qui ont une politique industrielle qui ont une grande industrie », a fait valoir François Hollande, qui voit dans ces projets industriels les « leviers pour la croissance de demain ». Selon Arnaud Montebourg, « neuf de ces 34 feuilles de route ont déjà été validées par le gouvernement ». Ces projets, a rappelé le ministre de l’Economie, pourraient représenter « dans dix ans 480.000 emplois créés, 45 milliards de valeur ajoutée pour la base industrielle France et 40% d’augmentation de nos exportations » avec 3 euros d’investissements privés pour un euro d’investissements publics.

Dépeçage Alstom : Toshiba veut aussi un morceau !

Dépeçage Alstom : Toshiba veut aussi un morceau !

 

Le dépeçage continue pour Alstom, Toshiba veut faire une offre à General Electric (GE) au cas où le géant américain parviendrait à acquérir le groupe français Alstom. Il souhaite reprendre une partie de la branche énergie a affirmé jeudi en une le quotidien japonais Nikkei. Selon ce journal, Toshiba est intéressé par l’activité distribution intégrée dans l’ensemble que propose de racheter General Electric. Le groupe nippon semble considérer que la priorité de GE n’est pas la partie distribution d’Alstom et que si Toshiba la prenait à sa charge, la somme à débourser pour GE en serait allégée d’autant. Toshiba, qui a déjà une activité énergie très conséquente, avec des équipements pour centrales et autres appareils, a déjà acquis il y a quelque temps pour 2,3 milliards de dollars la société suisse Landis+Gyr, spécialiste des « compteurs électriques intelligents », équipements essentiels pour les réseaux électriques de nouvelle génération. S’il complétait par l’activité distribution d’Alstom (transformateurs, systèmes de gestion…), il deviendrait puissant dans ce domaine à l’échelle mondiale. La distribution d’électricité représente un marché colossal, d’autant que les réseaux installés sont en voie d’évolution vers ce que l’on nomme généralement les « smart grids », des infrastructures qui couplent la gestion informatique à la distribution électrique stricto-sensu. Toshiba a un chiffre d’affaires dans la distribution qui plafonne actuellement à environ 300 milliards de yens (2,14 milliards d’euros) mais qui serait triplé s’il mettait la main sur la même activité d’Alstom. GE a proposé récemment à Alstom d’acquérir sa branche énergie pour 12,35 milliards d’euros.

Alstom : le gouvernement a menti

Alstom : le gouvernement a menti

 

Gros mensonge du gouvernement qui a dit qu’il ignorait la situation d’Alstom. En faiat Siemens avait pris contact avec le gouvernement dès l’été 2012, par ailleurs une étude avait été effectuée par les services de Bercy. Le conglomérat industriel allemand Siemens avait en effet pris contact dès l’été 2012 avec le gouvernement français pour discuter du secteur énergétique européen, et notamment du groupe français Alstom, a indiqué mardi à l’AFP une source proche du dossier. « Siemens a pris contact avec le gouvernement français dès l’été 2012 pour parler d’une solution européenne pour l’industrie énergétique », selon cette source bien informée. « Tout le monde a dû comprendre que Siemens était ouvert à toute solution, dont un rachat partiel d’Alstom », a-t-elle ajouté.

Alstom: l’industrie nucléaire française pas très claire

Alstom: l’industrie nucléaire française pas très claire

Pas très claire  la position de GIIN et pas de quoi vraiment éclairer la stratégie industrielle française. GIIN  organisation qui représente environ 300 entreprises de la filière nucléaire française et qui  a plaidé lundi pour une solution de cession permettant à Alstom de maintenir une forte présence industrielle en France, tout en soulignant l’ »atout » que représenterait un adossement de l’entreprise à un groupe international. Dans un marché de l’énergie « fragilisé » en Europe, le Groupe intersyndical de l’industrie nucléaire estime que « la mise en place de partenariats structurants et la consolidation de grands acteurs industriels tels qu’Alstom sont inéluctables et doivent être accueillies comme une quête d’opportunité plutôt que vécues comme une menace ».   »Voir Alstom adossé à un groupe industriel international de premier plan, engagé dans l’énergie nucléaire et dont les activités, particulièrement en Europe, et notamment en France, sont très largement complémentaires avec celles d’Alstom, constituerait un atout indéniable pour la filière », a précisé le GIIN.  Il a ajouté cependant qu’il serait « particulièrement attentif à promouvoir une solution qui minimise les restructurations et les destructions de compétences et de compétitivité du groupe Alstom, de ses sous-traitants et de ses partenaires, qui leur permette de maintenir une présence industrielle de premier rang en France et dans le monde, dans le domaine de l’énergie et notamment du nucléaire ».  Vraiment pas de quoi être éclairée ( même via le nucléaire)  par cette position très alambiquée !

Alstom : pour un rapprochement avec Siemens (Bayrou)

Alstom : pour un rapprochement avec Siemens (Bayrou)

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« Alstom c’est très simple, si cet accord se fait avec General Electric, vous aurez les centres de décisions dans un domaine industriel majeur qui est celui de la production énergétique des turbines qui vont se déplacer vers le territoire des Etats-Unis » ( Bayrou) . Invité du Grand Jury du dimanche 4 mai, François Bayrou, le président du MoDem a regretté l’accord probable entre Alstom et General Electric.  À trois semaines des élections européennes, le nouveau maire de Pau a également fustigé le manque de décision du gouvernement sur le dossier : « Je pense que le gouvernement se trompe quand le gouvernement ne prend pas la décisions à mon sens crucial de faire des entreprises européennes fortes. » François Bayrou a souligné la situation difficile dans laquelle pourrait se retrouver Siemens, entreprise isolée en Europe.  « En Europe vous aurez une entreprise Alstom qui aura été absorbée, et une autre, Siemens, qui va se trouver elle en situation de concurrence de plus en plus difficile, parce que acheter une entreprise, c’est acheter ses brevets, acheter son savoir faire, acheter ses carnets de commandes ».  Acheter une entreprise, c’est acheter ses brevets, acheter son savoir faire, acheter ses carnets de commandes François Bayrou Enfin, le président du MoDem a plaidé en faveur d’un rapprochement entre Alstom et Siemens pour en faire une firme européenne du type Airbus. « Si j’avais été en position de responsabilité j’aurais fait l’organisation d’une entreprise du type d’Airbus avec le rapprochement de Siemens et d’Alstom ».

 

Alstom : un exemple du massacre de l’industrie française

Alstom : un exemple du massacre de l’industrie française

 

Fiscalité, insuffisance des investissements, absence de politique industrielle autant d’éléments qui ont pesé sur la désindustrialisation en France. A cela il faut ajouter la domination de l’industrie financière qui a pris le pas sur les stratégies industrielles. Environ 2 millions d’emplois perdus en près de 25 ans certes dans des secteurs très concurrencés, des activités à faible teneur technologique mais auusi dans des secteurs de pointe.  Alstom est le dernier exemple en date du massacre de l’industrie française. En clair on a privilégié les intérêts à court terme par rapport aux stratégies à long terme et à l’indépendance nationale. Un document de la Direction générale du Trésor montre qu’entre 1980 et 2007 la contribution de l’industrie à la richesse nationale est passée de 24 % à 14 %. «Un recul significatif », souligne l’étude, dans un bel euphémisme. L’Hexagone est ainsi passé d’une économie héritière d’une tradition industrielle à une économie principalement de services. Sur cette période, l’industrie a perdu 1 913 500 emplois (tombant à 3 414 000). Soit une baisse de 36 % de ses effectifs. «La majorité de ces pertes d’emplois a eu lieu dans l’industrie manufacturière (96 %) », précise l’étude. . Les services marchands ont suivi une évolution inverse. Leur poids dans le PIB est passé de 45 % à 56 % en valeur et l’emploi au sein de ce secteur a augmenté de 53 %.

Sondage -Nationalisation d’Alstom: une majorité pour

Sondage -Nationalisation d’Alstom: une majorité pour

55% sont pour une nationalisation temporaire d’Alstom ; ils ont raison car la précipitation d’Alstom à se vendre à l’ américain GE est plus que suspecte. Elle va notamment permettre aux actionnaires d’encaisser de substantiels profits (y compris son parton qui a accumulé des millions alors que son entreprise est en difficulté ; cela bien entendu sans jamais mettre un sous personnel dans sa société ). Cette nationalisation temporaire permettrait en premier lieu de faire un vrai diagnostic d’  Alstom de sa situation financière, commerciale technologique. Ensuite de réfléchir à la mise en place d’une véritable politique énergétique et de matériel de transport en Europe. Une sorte de consortium type Airbus. Toutes les assurances que peut donner américain GE (ou d’autres) sont illusoires. A chaque reprise on promet de maintenir la localisation de l’emploi, les centres de décisions  et quelques années après les entreprises sont dépecées. L’enjeu c’est de récupérer  la clientèle, la technologie, les actifs s’il y en a. Evidemment le gouvernement ne comprend rien à ce dossier pas plus qu’il ne comprend quelque chose à l’économie. Pourtant les enjeux sont stratégiques tant pour l’énergie que pour les transports. C’est sans doute pourquoi Une majorité de Français souhaite une « nationalisation temporaire » de l’entreprise Alstom, selon un sondage publié ce samedi 3 mai. L’idée, notamment avancée par le leader du Front de gauche Jean-Luc Mélenchon, séduit 55% des Français (70% à gauche), selon cette enquête réalisée par l’institut BVA pour iTélé. « Six Français sur dix », selon ce même sondage, se disent « mécontents » de la gestion du dossier Alstom par le gouvernement.

 

Alstom : il ne faut pas barder l’entreprise aux américains (Loïk le-Floch Prigent),

Alstom : il ne faut pas barder l’entreprise aux américains  (Loïk le-Floch Prigent),

Loïk le-Floch Prigent, ancien président de Rhône-Poulenc, Elf, Gaz de France et de la SNCF pousse un cri de colère et d’alerte sur la gestion du dossier Alstom. Celui qui a été « dégommé » d’ELF parce qu’il n’appartenait pas à la mafia des polytechniciens et des énarques,  préconise un audit de la situation économique, financière, commerciale et sociale de l’entreprise et souhaite mobiliser les grands industriels et les pouvoirs publics français pour préserver l’indépendance énergétique et l’intérêt supérieur de la France.

Tribune (Altlantico)

Comment, en pleine campagne électorale européenne vient-on démontrer l’impossibilité d’une entente franco-allemande ! On ne pouvait trouver pire moment pour qu’un industriel français découvre ainsi « l’Amérique salvatrice ». Et, face à ce paradoxe, comment expliquer l’attitude des différents protagonistes du « dossier Alstom  » ? A commencer par les chefs d’entreprises. Pourquoi les « capitaines d’industries à la française » ne s’expriment-ils pas sur le cas Alstom ? Par manque d’intérêt ? Par peur ? Dans tous les cas, leur silence est assourdissant ! Pourquoi laissent-ils la place à tout ce que compte la France de commentateurs qui s’y donnent à cœur joie -  avec leur haute compétence autoproclamée – pour expliquer au peuple français ébahi que l’avenir d’un fleuron industriel de 93 000 salariés doit passer en un week-end au prédateur américain ou bien à l’ogre allemand ! Dans « Tintin au pays de l’or noir », les Dupont et Dupond sont perdus dans le désert et tournent en rond. Soudain, les deux personnages découvrent la trace de leurs propres pneus et se croient sauvés. Pire ! A mesure qu’ils tournent, ils découvrent toujours davantage de traces de pneus. De la même façon, les commentateurs du dossier Alstom découvrent depuis quelques jours l’écho de leurs propres propos et, faute de démentis, se prennent à penser qu’ils sont sauvés. Autre attitude pour le moins étrange, celle du PDG d’Alstom Patrick Kron. La gestion despotique est parfaitement acceptable pour autant qu’elle n’est pas synonyme d’absence d’écoute et de décisions non expliquées. Une entreprise industrielle, ce sont des hommes et des femmes compétents et motivés, cadres, ouvriers et employés, au service d’une stratégie. Cette stratégie permet de vendre les produits adaptés aux marchés, des points de vue technique, industriel et économique : la meilleure qualité au meilleur prix, en conservant les marges permettant d’investir sur l’avenir. Par conséquent, le rôle du chef d’entreprise est d’une part de faire adhérer au diagnostic de la situation de l’entreprise et d’autre part de faire comprendre sa vision de l’avenir.  En prenant ces principes qui sont ceux de toutes les entreprises qui ont réussi, on peut dire que ce qui est arrivé ces derniers jours à Alstom est une horreur ! En ce qui concerne le diagnostic émis par le PDG – et qui est le détonateur de son action – il y a la pression sur le marché européen de l’énergie, « plusieurs grands électriciens européens ont ainsi déprécié des milliards d’euros d’actifs …équipements que nous avons livrés », la montée en puissance des concurrents asiatiques et enfin l’accompagnement financier demandé par les clients, une « stratégie autonome est devenue risquée et dangereuse » ! Et voilà ! La messe est dite. Patrick Kron explique qu’il a rencontré  le président de General Electric le 23 avril et qu’ils ont ensemble « trouvé une solution à des sujets fondamentaux » en vendant  plus de 70% de d’Alstom à GE. Pourtant, dans le même temps Patrick Kron reconnait « qu’il n’y a pas le feu à la maison Alstom » et que son avenir à court terme n’est pas menacé.

 

Alstom : entreprise en difficulté fiancière mais pas le patron

Alstom : une entreprise financièrement mal gérée mais pas pour le patron

 

Dans une interview accordée au Monde d’aujourd’hui Patrick Kron avoue son incapacité à accomplir la mission de redressement qui lui a été confiée  mission arguant du fait que : « J’en suis convaincu, la voie d’une stratégie autonome, qui est celle que j’ai menée ces dix dernières années, est devenue risquée et dangereuse ». Sur le pan financier Alstom est en mauvaise santé mais ce n’est pas le cas pour son patron, ancien fonctionnaire qui n’a jamais risqué un ou de sa poche. .  Au printemps 2007, la plus-value potentielle accumulée par les patrons du CAC 40 dépassait le milliard d’euros ! Patrick Kron avait accumulé 14 millions de plus-values en 2008. Après avoir encaissé son pactole de 2009, il lui resterait toujours 10,5 millions d’euros potentiels à empocher avec les actions qu’il n’a pas encore vendues. Ces revenus s’ajoutent bien sûr à son salaire de dirigeant et à ses primes.   Patrick Kron alors qu’il licenciait s’est augmenté de 33% en 2006 portant son salaire annuel à plus de 2,2 millions d’euros augmentation moins médiatisée certes que les 4 millions d’euros de parachute doré que son prédécesseur Pierre Bilger s’était accordé en laissant, en 2003, une entreprise exsangue. Sous la pression, l’ancien Patron d’Alstom y avait finalement renoncé.   Si le Patrick Kron PDG d’Alstom gagne autant, c’est que ce polytechnicien se vante d’avoir soit disant accompli des «miracles».  En 2006, Alstom vient tout juste d’éviter la faillite grâce à un plan de sauvetage de l’Etat et à des milliers de suppressions d’emplois. L’Etat signe au groupe industriel un chèque d’un demi – milliard d’euros en rachat d’actions et en prêts. Quatre ans plus tard, grâce aux contribuables, Alstom est sauvé et ses performances boursières sont au top. Revers de la médaille à l’automne 2009, l’entreprise emploie moins de 15 000 personnes en France contre 27 000 cinq ans plus tôt ! Elle va continuer de réduire ses « coûts », en supprimant notamment 2000 emplois.  Le « miracle » de Patrick Kron, c’est d’avoir su multiplier chômeurs, subventions et contrats d’Etat autrement dit d’avoir réduit à la misère des milliers d’employés et d’avoir volé les contribuables français pour en faire profiter les actionnaires d’Alstom dont il fait partie.  Patrick Kron a grandi dans le cocon de la haute fonction publique dans les méandres du ministère de l’Industrie puis de Pechiney, alors nationalisé. Bref, il sait administrer – mal si on compte les pertes d’emplois -mais n’a rien créé. Ses revenus reflètent-ils ses soit disant incomparables compétences de gestionnaire alliant performances économiques, bonnes pratiques sociales et politiques environnementales ?  Lors de cette conférence Patrick Kron a refusé d’être plus précis quant aux pays concernés mais indiqué que ces mesures seraient appliquées « essentiellement en Europe ». Patrick Kron a souligné qu’Alstom venait d’annoncer une révision à la hausse de ses coûts de restructuration, dans une fourchette de 150 à 200 millions d’euros par an, contre 100 à 150 millions jusqu’à présent.  Patrick Kron était déjà en contact avec GE les négociations sur le démantèlement d’Alstom ont commencé depuis plusieurs mois. Alors quand Patrick Kron vient affirmer dans une interview au quotidien le Monde que :   « Je vous rappelle qu’il y a une dizaine d’années, l’entreprise était exsangue. Je me suis battu de toutes mes forces pour la sauver. C’était une question de vie ou de mort. Nous avons dû supprimer la moitié des emplois. Je ne voulais plus jamais que le groupe se retrouve dans ce type de situation….  Faut-il faire confiance à ce parvenu millionnaire qui s’est enrichi sur le dos des contribuables français et qui espère bien pouvoir continuer à le faire ?  Car depuis l’annonce faite que le conseil d’administration d’Alstom a accueilli positivement l’offre ferme de 12,35 milliards d’euros faite par GE pour sa branche énergie en Bourse, le titre a repris sa cotation en forte hausse. Pour son retour en Bourse mercredi matin, le titre Alstom a bondi de près de 10 % dans les premiers échanges.  Les actionnaires d’Alstom dont il fait partie – on est jamais mieux servi que par soi-même- peuvent le remercier et ne manqueront pas de le faire quand il s’agira de voter une augmentation de sa rémunération.

Alstom : Montebourg encore cocu !

Alstom : Montebourg encore cocu !

 

 

Montebourg à nouveau cocu, pas étonnant d’une part il n’a aucune compétence en économie d’autre part ne pèse rien dans le gouvernement. Pour, lui d’ailleurs peu importe, l’essentiel est de se placer pour les grandes échéances politiques ; Le PDG d’Alstom, Patrick Kron, l’a confirmé sur TF1 mercredi 30 avril : une partie d’Alstom va bel et bien passer sous pavillon américain. Alors, pourquoi continuer à affirmer que tout reste possible ? Car le ministre de l’Économie fait de la politique. Il a été pris au dépourvu par l’annonce d’Alstom. D’abord, ça l’a vexé. Ensuite, il fallait gagner du temps, créer un rapport de force – même factice. C’est d’ailleurs pour ça que l’on invente l’offre concurrente de Siemens, ou que l’on joue avec l’idée d’une solution française qui plait beaucoup aux électeurs. L’affaire tombait assez mal : un mois avant les européennes. Pas terrible pour un pouvoir déjà mal en point. C’est amusant, d’ailleurs, de voir comment l’État a tordu le bras d’Alstom – qui était prêt à signer – pour que rien ne soit décidé avant quatre semaines. Quatre semaines : cela tombe pile au lendemain des européennes. Le premier but recherché était donc d’éviter la casse avant le scrutin. Le deuxième objectif, c’est d’obtenir plus de General Electric, notamment plus de garanties d’emploi. Là, l’Etat est dans son rôle. Mais c’est à peu près tout ce qu’il peut faire, à partir du moment où il a renoncé – même Arnaud Montebourg – à l’idée d’une nationalisation, même partielle.

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