Archive pour le Tag 'Alstom'

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Alstom : amende record mais bonus de 4 millions pour le PDG

Alstom : amende record et bonus de 4 millions pour le PDG

 

Une amende record pour corruption de 630 millions d’euros pour Alstom aux Etats-Unis, ce qui n’a pas empêche le PDG de toucher une prime exceptionnelle de Noël de 4 millions ! (et ce qui sera sans doute compensé par un plan de licenciement  notamment à Belfort en 2015). Peut-être  cette amende prévisible a-t-elle d’ailleurs contraint de s’allier avec général Electric, ce que souhaitaient les actionnaires. E la récompense du PDG se comprend mieux ! Le groupe énergétique français a reconnu que, pour remporter des contrats, certains de ses responsables et employés avaient versé des pots de vin (come la plupart des grandes sociétés mais Alstom s’est faiat prendre les doigts dans le pot de confiture).   L’annonce était attendue, elle n’en est pas moins curieuse. Il s’agit de la plus grosse amende jamais infligée par les autorités américaines pour violation des lois américaines contre la corruption. Alstom plaide coupable, et évite des poursuites pénales, en payant 772 millions de dollars d’amende. Pour avoir versé des pots de vin de dizaines de millions de dollars à des fonctionnaires en Chine, Inde, Indonésie, en vue d’y remporter des contrats.  L’amende sera payée par Alstom, et non General Electric, le géant américain qui vient de racheter la branche énergie d’Alstom, en connaissance de cause, pour plus de 12 millions d’euros. Après BNP Paribas, condamnée en juin à payer près de 9 milliards de dollars, pour avoir caché aux autorités américaines ses financements en Iran, à Cuba, et surtout au Soudan, Alstom est le deuxième grand groupe français obligé de payer des amendes record aux Etats-Unis dans le cadre de poursuites pénales.

 

Bradage d’Alstom énérgie : résultat du chantage américain (Éric Denécé)

 

Bradage d’Alstom énérgie  : résultat du chantage américain  (Éric Denécé)

 

Alors que refait surface l’affaire de la venet d’Alstom à GE, il est intéressant de relire l’interview donnée en juillet à L’humanité par  Éric Denécé, ancien militaire,  consultant en risk management et intelligence économique (interview à l’Humanité)

 

« La récente vente d’Alstom à General Electric (GE) pose un problème fondamental de souveraineté à notre pays, tant en matière militaire qu’énergétique. En matière de turbines pour les bâtiments de surface et les sous-marins de la marine nationale, GE se trouve désormais être un fournisseur en situation de quasi-monopole, ce qui rendra notre flotte de guerre très largement dépendante de ses livraisons. En matière de surveillance de l’espace, nous cédons également la filiale d’Alstom Satellite Tracking Systems, qui fournit nos armées, en particulier la direction du renseignement militaire (DRM), et qui contribue à l’efficacité de notre dissuasion nucléaire par la surveillance constante des satellites alliés ou adverses. Sur le plan du nucléaire civil, nous tombons, par cette vente, totalement entre les mains de GE pour l’approvisionnement de nos centrales en turbines et en pièces de rechange. Le rachat de cette filiale critique remet directement en cause notre maîtrise intégrée de la construction d’une centrale et nous prive de débouchés à l’export, car Alstom est l’un des leaders mondiaux en la matière. Nous venons donc d’abandonner à la fois notre souveraineté, des savoir-faire technologiques essentiels que peu de pays au monde maîtrisent et que nous avons mis des années à construire, et une entreprise rentable qui dispose de débouchés commerciaux indéniables. En l’espèce, la loi du marché ne justifiait nullement cette vente. Outre son rejet du pouvoir socialiste, l’une des raisons qui ont conduit Patrick Kron à vendre Alstom à GE est la menace de poursuites pour corruption qui pèse sur les dirigeants du groupe français, sans qu’il soit possible d’en mesurer le bien-fondé. Il s’agit bien là d’un chantage américain. En effet, nous sous-estimons toujours les pratiques déloyales et illégales américaines dans la compétition économique mondiale. Rappelons qu’au nom de la « guerre contre le terrorisme », la NSA écoute la planète entière, en particulier les entreprises étrangères qui concurrencent les firmes américaines. Ainsi, depuis la fin de la guerre froide, les Américains ont développé une véritable stratégie planétaire de domination politique, juridique et économique : la mondialisation n’est finalement que l’imposition au reste du monde du droit et des lois américains. C’est là la définition même de l’impérialisme. L’affaire Alstom est à rapprocher d’autres offensives que les États-Unis ont déclenchées contre nous, profitant de notre faiblesse politique du moment à cause d’un président impopulaire et passif : remise en cause par Washington de la vente de navires Mistral à la Russie et véritable racket dont a été victime BNP Paribas. C’est pourquoi il est temps de sortir de l’aveuglement dans lequel nous baignons : nous ne sommes plus amis depuis longtemps avec les États-Unis, tout au plus alliés. La guerre économique est depuis longtemps déclarée et il est affligeant que nous ne rendions pas les coups ! Ainsi, contrairement aux allégations du gouvernement, le dossier Alstom n’est en aucun cas une victoire française. C’est uniquement une victoire de GE qui a eu tout ce qu’il voulait. Ce qui est incroyable, c’est que l’entreprise américaine a pu dérouler toute sa stratégie sans la moindre opposition de la part de notre pays. L’affaire Alstom révèle donc l’incompréhension de la compétition économique des dirigeants politiques français. Le gouvernement n’a pas été à la hauteur des enjeux. Mis à part les rodomontades d’Arnaud Montebourg, rien n’a été fait. Pire, certains, dans la haute administration, ont torpillé dès le départ l’option d’un rachat d’Alstom par la France

 

Alstom -Patrick Kron : une petite prime de 4 millions pour avoir liquidé l’énergie

 

 

Alstom -Patrick Kron : une petite prime de 4 millions pour avoir liquidé l’énergie

 

La vente aux américains de Alstom énergie vaut bien une petite prime de 4 millions d’autant qu’il risque d’y avoir un plan de licenciement notamment à Belfort avec la baisse des commandes dans le ferroviaire. Selon un document publié début novembre sur le site internet du groupe, le conseil d’administration a décidé à l’unanimité d’allouer à Patrick Kron «une rémunération conditionnelle exceptionnelle» d’un montant équivalent à «la contre-valeur de 150.000 actions». Celle-ci sera appréciée au vu «du cours de Bourse au jour de la réalisation de la transaction avec General Electric». Au cours du titre jeudi, cela reviendrait à près de 4,1 millions d’euros. «Conditionnée au succès de la transaction», elle sera soumise au vote consultatif des actionnaires lors de l’assemblée générale annuelle des actionnaires, en juillet 2015, a précisé à l’AFP une porte-parole d’Alstom. Sauf surprise, l’assemblée générale extraordinaire devrait aujourd’hui valider la cession pour 12,35 milliards d’euros des activités énergétiques d’Alstom, qui représentent 70% du chiffre d’affaires du groupe français et emploient dans le monde environ 65.000 personnes sur 93.000 (9.000 sur 18.000 en France). «Je sais bien que l’on a encore du mal à débattre sereinement des rémunérations des dirigeants en France» Patrick Kron; PDG d’Alstom  «Les actionnaires vont sceller le sort de l’avenir de l’industrie de l’énergie et ferroviaire. Notre colère est grande contre le gouvernement qui ne joue pas son rôle et a validé ce démantèlement, et contre l’entreprise et son actionnariat qui s’apprêtent à liquider l’entreprise pour leur profit à court terme», a déclaré Christian Garnier. «Ils n’ont que faire de l’avenir de nos emplois», a ajouté le représentant cégétiste en pointant le risque «de voir démantelé le savoir-faire français pour aller construire ailleurs». A Belfort, où les syndicats redoutent l’annonce en janvier d’un plan social, «on ne nous donne plus de travail», s’est inquiété Pascal Novelin, délégué CGT de l’usine, alors que dit-il, des commandes sont envoyées «au Kazakhstan ou en Azerbaïdjan». Interrogée, la direction reconnait une «sous-charge» d’activité sur le site, du fait de «la baisse de l’activité de locomotives fret» mais «aucun plan de restructuration n’a fait l’objet d’une annonce», précise-t-elle.  Dans un entretien au Figaro, le PDG d’Alstom réaffirme avec la même vigueur qu’il y a six mois la logique qui l’a conduit à réaliser cette cession. «Je suis pour ma part plus convaincu que jamais que nous avions raison, à la fois sur le diagnostic et sur la solution», déclare-t-il. Concernant sa rémunération, Patrick Kron tient à préciser qu’ «elle est conditionnelle et qu’elle a été décidée à l’unanimité du conseil, approuvée par le haut comité de gouvernance d’entreprise et a fait l’objet d’une information selon les voies habituelles».

 

Alstom- Kron : 4 millions, la prime au bradage de l’entreprise

Alstom- Kron : 4 millions,  la prime au bradage de l’entreprise

 

A la veille de fêtes de Noel,  l’information économique se fait rare, la majorité des journalistes et experts sont déjà en mode vacances. Du coup la prime de 4 millions accoré à Patrick Kron est  passée presque inaperçue ; une prime évidemment scandaleuse pour un  chef d’entreprises qui gagne déjà autour de 3 millions de salaires par an. Une prime en fait pour avoir bradé l’entreprise aux américains de General Electric. Pas un responsable ne politique pour s’étonner de cette situation ; Dans le même temps les smicards verront augmenter leurs salaires de 12 euros au premier janvier (et nombre de petits patrons parviennent difficilement à se verser un salaire). On peut se demander si le patronat n’est pas devenu fou. On objectera qu’il faut payer les patrons qui dirigent de grandes entreprises sinon   ils risquent de partir à étranger. Pourtant pour Alstom comme pour les autres entreprises  ce ne sont pas les candidats compétents qui manquent, pour même pas la moitié du salaire de Kron (et même beaucoup moins). Un exemple typique du pillage d’une entreprise par la mafia qui dirige l’économie française ? Une entreprise sauvée par l’Etat il y a dix ans et qui s’est engraissée des commandes de cet Etat avant de se vendre à l’étranger notamment pour éviter une colossale amende américaine pour corruption. Un scandale a peine évoquée car favorisée par la pensée légitimiste des élites et la résignation de Français.

Patrick Kron : une petite prime de 4 millions pour avoir liquidé Alstom énergie

Patrick Kron : une petite prime de 4 millions pour avoir liquidé Alstom énergie

 

La vente aux américains de Alstom énergie vaut bien une petite prime de 4 millions d’autant qu’il risque d’y avoir un plan de licenciement notamment à Belfort avec la baisse des commandes dans le ferroviaire. Selon un document publié début novembre sur le site internet du groupe, le conseil d’administration a décidé à l’unanimité d’allouer à Patrick Kron «une rémunération conditionnelle exceptionnelle» d’un montant équivalent à «la contre-valeur de 150.000 actions». Celle-ci sera appréciée au vu «du cours de Bourse au jour de la réalisation de la transaction avec General Electric». Au cours du titre jeudi, cela reviendrait à près de 4,1 millions d’euros. «Conditionnée au succès de la transaction», elle sera soumise au vote consultatif des actionnaires lors de l’assemblée générale annuelle des actionnaires, en juillet 2015, a précisé à l’AFP une porte-parole d’Alstom. Sauf surprise, l’assemblée générale extraordinaire devrait aujourd’hui valider la cession pour 12,35 milliards d’euros des activités énergétiques d’Alstom, qui représentent 70% du chiffre d’affaires du groupe français et emploient dans le monde environ 65.000 personnes sur 93.000 (9.000 sur 18.000 en France). «Je sais bien que l’on a encore du mal à débattre sereinement des rémunérations des dirigeants en France» Patrick Kron; PDG d’Alstom  «Les actionnaires vont sceller le sort de l’avenir de l’industrie de l’énergie et ferroviaire. Notre colère est grande contre le gouvernement qui ne joue pas son rôle et a validé ce démantèlement, et contre l’entreprise et son actionnariat qui s’apprêtent à liquider l’entreprise pour leur profit à court terme», a déclaré Christian Garnier. «Ils n’ont que faire de l’avenir de nos emplois», a ajouté le représentant cégétiste en pointant le risque «de voir démantelé le savoir-faire français pour aller construire ailleurs». A Belfort, où les syndicats redoutent l’annonce en janvier d’un plan social, «on ne nous donne plus de travail», s’est inquiété Pascal Novelin, délégué CGT de l’usine, alors que dit-il, des commandes sont envoyées «au Kazakhstan ou en Azerbaïdjan». Interrogée, la direction reconnait une «sous-charge» d’activité sur le site, du fait de «la baisse de l’activité de locomotives fret» mais «aucun plan de restructuration n’a fait l’objet d’une annonce», précise-t-elle.  Dans un entretien au Figaro, le PDG d’Alstom réaffirme avec la même vigueur qu’il y a six mois la logique qui l’a conduit à réaliser cette cession. «Je suis pour ma part plus convaincu que jamais que nous avions raison, à la fois sur le diagnostic et sur la solution», déclare-t-il. Concernant sa rémunération, Patrick Kron tient à préciser qu’ «elle est conditionnelle et qu’elle a été décidée à l’unanimité du conseil, approuvée par le haut comité de gouvernance d’entreprise et a fait l’objet d’une information selon les voies habituelles».

 

Vente d’Alstom : résultat du chantage américain (Éric Denécé)

Vente d’Alstom : résultat du chantage américain  (Éric Denécé)

 

Alors que refait surface l’affaire de la venet d’Alstom à GE, il est intéressant de relire l’interview donnée en juillet à L’humanité par  Éric Denécé, ancien militaire,  consultant en risk management et intelligence économique (interview à l’Humanité)

 

« La récente vente d’Alstom à General Electric (GE) pose un problème fondamental de souveraineté à notre pays, tant en matière militaire qu’énergétique. En matière de turbines pour les bâtiments de surface et les sous-marins de la marine nationale, GE se trouve désormais être un fournisseur en situation de quasi-monopole, ce qui rendra notre flotte de guerre très largement dépendante de ses livraisons. En matière de surveillance de l’espace, nous cédons également la filiale d’Alstom Satellite Tracking Systems, qui fournit nos armées, en particulier la direction du renseignement militaire (DRM), et qui contribue à l’efficacité de notre dissuasion nucléaire par la surveillance constante des satellites alliés ou adverses. Sur le plan du nucléaire civil, nous tombons, par cette vente, totalement entre les mains de GE pour l’approvisionnement de nos centrales en turbines et en pièces de rechange. Le rachat de cette filiale critique remet directement en cause notre maîtrise intégrée de la construction d’une centrale et nous prive de débouchés à l’export, car Alstom est l’un des leaders mondiaux en la matière. Nous venons donc d’abandonner à la fois notre souveraineté, des savoir-faire technologiques essentiels que peu de pays au monde maîtrisent et que nous avons mis des années à construire, et une entreprise rentable qui dispose de débouchés commerciaux indéniables. En l’espèce, la loi du marché ne justifiait nullement cette vente. Outre son rejet du pouvoir socialiste, l’une des raisons qui ont conduit Patrick Kron à vendre Alstom à GE est la menace de poursuites pour corruption qui pèse sur les dirigeants du groupe français, sans qu’il soit possible d’en mesurer le bien-fondé. Il s’agit bien là d’un chantage américain. En effet, nous sous-estimons toujours les pratiques déloyales et illégales américaines dans la compétition économique mondiale. Rappelons qu’au nom de la « guerre contre le terrorisme », la NSA écoute la planète entière, en particulier les entreprises étrangères qui concurrencent les firmes américaines. Ainsi, depuis la fin de la guerre froide, les Américains ont développé une véritable stratégie planétaire de domination politique, juridique et économique : la mondialisation n’est finalement que l’imposition au reste du monde du droit et des lois américains. C’est là la définition même de l’impérialisme. L’affaire Alstom est à rapprocher d’autres offensives que les États-Unis ont déclenchées contre nous, profitant de notre faiblesse politique du moment à cause d’un président impopulaire et passif : remise en cause par Washington de la vente de navires Mistral à la Russie et véritable racket dont a été victime BNP Paribas. C’est pourquoi il est temps de sortir de l’aveuglement dans lequel nous baignons : nous ne sommes plus amis depuis longtemps avec les États-Unis, tout au plus alliés. La guerre économique est depuis longtemps déclarée et il est affligeant que nous ne rendions pas les coups ! Ainsi, contrairement aux allégations du gouvernement, le dossier Alstom n’est en aucun cas une victoire française. C’est uniquement une victoire de GE qui a eu tout ce qu’il voulait. Ce qui est incroyable, c’est que l’entreprise américaine a pu dérouler toute sa stratégie sans la moindre opposition de la part de notre pays. L’affaire Alstom révèle donc l’incompréhension de la compétition économique des dirigeants politiques français. Le gouvernement n’a pas été à la hauteur des enjeux. Mis à part les rodomontades d’Arnaud Montebourg, rien n’a été fait. Pire, certains, dans la haute administration, ont torpillé dès le départ l’option d’un rachat d’Alstom par la France

 

Alstom : 300 suppressions d’emplois ?

Alstom : 300 suppressions d’emplois ?

Il fallait s’y attendre Alstom n’a pas gardé la branche la plus juteuse à savoir la branche ferroviaire. Du fait notamment de la crise les commandes ferroviaires sont en baisse partout et particulièrement en France ( aucune ligne nouvelle avant 30 ans).  Du coup il y aura des suppressions d’effectifs notamment à Belfort. Il n’y a pas eu d’annonce officielle, mais les syndicats CFE-CGC, CGT et CFDT en sont convaincus : il y aura un plan social en 2015 qui pourrait être officialisé « début janvier à l’occasion du prochain comité de groupe européen » indiquent-ils. « La direction nous a annoncé il y a quinze jours un sureffectif de 320 personnes en 2015 dans les activités fabrication et ingénierie les carnets de commande sont vides. On n’a pas eu de nouvelle commande depuis deux ans« , a indiqué le représentant de la CFDT Thierry Muller. Selon un autre délégué CFDT, ces suppressions de postes se feraient sous forme d’un « plan de départs volontaires qui se finaliserait au 31 décembre 2015« . Selon Alstom, « aucun plan de restructuration n’a fait l’objet d’une annonce« . Un plan qui s’ajouterait un plan toujours en cours pour le siège de la division Transport avec 185 départs prévus. Là aussi, ces départs se font à travers un plan de départs volontaires. Dans un communiqué, le député-maire de Belfort, Damien Meslot (UMP), a fait part de sa préoccupation « Je regrette l’inaction du gouvernement en la matière » et « je (lui) demande de prendre toutes les mesures nécessaires afin que les commandes aboutissent et ainsi pérenniser l’activité du secteur ferroviaire. « Pour les organisations syndicales, la branche transport risque de pâtir de la cession du secteur énergie à General Electric. « Maintenant, le secteur transport va se trouver esseulé », explique  Olivier Kolher, délégué CFDT qui estime que l’avenir du site « est en jeu« . Les syndicats, à l’image de la CFE-CGC demandent à l’État et à la relance d’un programme de TGV sinon « les sites de Belfort et La Rochelle n’auront plus rien« .

 

Alstom : accord définitif du gouvernement pour le rachat par General Electric

Alstom : accord définitif  du gouvernement pour le rachat par General Electric

 

Encore une grave erreur stratégique, L’américain General Electric rachète le pole énergie d’Alstom qui va conserver son pole transport. Ce dernier pole va sans doute connaitre une crise importante avec le quasi gel de la croissance des investissements partout dans le monde en matière d’infrastructures et de matériel de transport. Du coup la France perd auusi une partie de sa maitrise énergétique. La solution était évidemment de constituer un pôle européen ; General Electric ne se privera pas d’aspirer clients et technologies d’Alstom et plus tard d’en transférer ailleurs la production. Emmanuel Macron a donc autorisé le rachat de l’essentiel des activités énergétiques d’Alstom par General Electric.   »Emmanuel Macron (…) a accordé aujourd’hui son autorisation à General Electric (GE) pour la réalisation de son projet d’investissement en France avec Alstom et la constitution d’une alliance industrielle entre les deux groupes dans le secteur de l’énergie », indique le ministère de l’Économie et de l’Industrie dans un communiqué. « Emmanuel Macron s’est assuré, avec vigilance, que les intérêts de l’Etat, la pérennité de la filière nucléaire et la sécurisation de l’approvisionnement énergétique de la France sont pleinement pris en compte dans cette opération », insiste le ministère dans le communiqué.  »Le nouveau groupe Alstom, par le biais de cette transaction, disposera de tous les moyens pour développer un champion français et européen dans le secteur des transports », ajoute-t-il. Le conglomérat américain GE a mis 12,35 milliards d’euros sur la table pour racheter l’essentiel des activités énergétiques d’Alstom, qui représentent 70% du chiffre d’affaires du groupe français. En pleine bataille pour le rachat du pôle énergie d’Alstom, convoité également par le tandem Siemens-Mitsubishi Heavy Industries, le gouvernement s’était doté le 14 mai d’un décret élargissant notamment à l’énergie et aux transports son droit de veto en cas de visées étrangères sur des entreprises stratégiques françaises. L’équipementier français, qui fabrique les TGV, créera aussi avec GE trois coentreprises détenues à parité dans les énergies renouvelables, les réseaux électriques et les turbines à vapeur. Dans le même temps, il va lui racheter son activité de signalisation ferroviaire pour renforcer son pôle transport, sur lequel il entend se recentrer à l’avenir. Le projet d’alliance avait été scellé par un protocole d’accord signé le 21 juin par les deux groupes et l’Etat après deux mois de rebondissements et a été confirmé mardi 4 novembre par les parties prenantes, a souligné le ministère. L’état français s’est aussi donné 20 mois à partir de la clôture des opérations, attendue au premier semestre 2015, pour acquérir 20% du capital d’Alstom sur le marché ou auprès de Bouygues, principal actionnaire du groupe avec une part de 29,4%. Dans l’intervalle, Bouygues a accordé un prêt de titres à l’Etat, qui permet à ce dernier d’avoir des relais au conseil d’administration et de peser sur la stratégie.

 

Alstom : le patron pas d’accord avec l’entrée de l’Etat

Alstom : le patron pas d’accord avec l’entrée de l’Etat

Patrick Kron se lâche pour exprimer son désaccord, d’autant plus qu’il sera bientôt invité à quitter la tête de l’entreprise. Il a avoué avoir eu  parfois des relations tendues avec le ministre de l’Economie Arnaud Montebourg. « Je n’étais pas demandeur de l’entrée de l’Etat au capital », a concédé ce dernier ; En faiat patrick Kron était en faveur du rachat pur et simple par General Electric. Pour faire bonne figure il déclare : « Je crois que la solution trouvée rassure tout le monde: EDF, Areva, comme les autorités politiques », a ainsi assuré Patrick Kron, à propos de l’épineux dossier du nucléaire français. Le dirigeant s’est également voulu rassurant concernant l’emploi. « La logique est la même: nous nous appuierons sur le même dispositif industriel et financier tout en conservant les compétences des équipes françaises », a-t-il affirmé, précisant que le contrôle opérationnel, de son côté, serait assuré par General Electric. . Cerise sur le gâteau, selon lui, « il y aura demain plus de centres de décisions en France qu’il n’y en avait hier, car le centre de décision des turbines à vapeur sera basé à Belfort ».  Sur la partie transport, Patrick Kron a estimé que son entreprise n’était pas fragilisée par la nouvelle alliance franco-américaine. Et a détaillé la façon dont sera réinjecté le cash compris dans l’échange: « une partie du cash va être réinvesti dans les coentreprises, une partie remboursera de la dette, une autre sera injectée dans Alstom Transport, une quatrième sera reversée aux actionnaires », a-t-il déclaré.

Le PDG d’Alstom viré

Le PDG d’Alstom viré

Pour faire bonne figure le patron D’Alstom déclare qu’il quittera ses fonctions près l’alliance avec General Electric. La vérité c’est que ce patron (ancien fonctionnaire passé dans les cabinets ministériels) souhaitait la vente pure et simple Alstom à GE. Du coup avec la venue de l’Etat dans le capital, il i aurait certainement été viré car il n’a pas facilité la tâche du gouvernement en voulant brader purement et simplement l’entreprise.   »Ma position est très claire : je vais accompagner la phase de transition engagée et mettre sur les rails, si je puis dire, le nouvel Alstom. Cela va prendre du temps. Par la suite, une nouvelle équipe aura vocation à prendre le relais », détaille-t-il. Pour le PDG de General Electric, Jeffrey Immelt, interrogé par le JDD en même temps que Patrick Kron, le mariage des deux groupes devrait être effectif en 2015. Le conseil d’administration de l’industriel français s’est prononcé vendredi en faveur d’une alliance avec GE. Ce scénario avait obtenu l’aval officiel du gouvernement un peu plus tôt dans la journée. Le ministre de l’Economie, Arnaud Montebourg, avait signalé à cette occasion que l’Etat monterait au capital d’Alstom à hauteur de 20%.

Alstom: première victoire pour Montebourg, enfin !

Alstom: première victoire pour Montebourg, enfin !

 

Il était temps que Montebourg réussisse enfin quelque chose de positif, c’est fait avec Alstom. Jusque là c’est surtout l’esbroufe qui caractérisait l’action de Montebourg, un échec concernant Alstom l’aurait sans doute condamné politiquement car sa popularité est déjà très faible. A sa décharge il ne connait pas grand-chose à l’économie et Hollande l’a placé là pour le neutraliser.  S’il faudra des mois avant la recomposition effective d’Alstom, un des protagonistes du dossier peut d’ores et déjà se frotter les mains. Arnaud Montebourg tient là sa première grande victoire de ministre, 19 mois après l’échec retentissant de Florange. Le ministre est parvenu à éviter le dépeçage d’Alstom par General Electric, en préservant la souveraineté nationale dans le nucléaire. Et à l’inverse de Florange, le nouveau poids lourd du gouvernement a imposé sa signature: entrée de l’Etat dans le capital (20%) et alliance avec un grand groupe étranger.  Couvert de louanges, le ministre de l’Economie a achevé sa semaine en annonçant dimanche un accord avec Bouygues pour racheter 20% de ses actions Alstom. Toutes les étoiles sont désormais alignées pour qu’il puisse mettre un terme à ce dossier haletant. C’est aussi la promesse d’une nouvelle dimension au gouvernement, où les succès sont rares.   »Finalement nous avons gagné la bataille industrielle de l’alliance plutôt que le rachat, dévoration, absorption, que craignaient à la fois nous-mêmes, le gouvernement, beaucoup de Français, mais aussi les syndicats de salariés », a-t-il déclaré dimanche soir sur le plateau de France 2. Il a évoqué « une alliance de long terme » dans laquelle les intérêts de l’État « sont préservés ».

 

Alstom: l’Etat rachète 20% à Bouygues

Alstom: l’Etat rachète 20% à Bouygues

« Un accord a été trouvé » entre Bouygues et l’Etat, sur le prix du rachat par l’Etat des 20% du capital de l’entreprise, selon une source proche du dossier. « Une annonce sera faite plus tard », a ajouté cette source, qui ne pouvait pas dans l’immédiat donner les modalités de cet accord.     Interrogé quelques minutes avant, le ministère de l’Economie assurait que « les négociations étaient toujours en cours ». Un négociateur a affirmé samedi soir que « les discussions continuent ». A l’Élysée, une source proche de la présidence se disait cependant samedi soir « optimiste sur un débouché rapide avant l’ouverture des marchés » lundi à 9 heures. Le projet d’alliance entre Alstom et l’américain General Electric (GE) était suspendu aux négociations tendues entre l’industriel et le gouvernement qui n’arrivaient pas à s’accorder sur le prix, selon des sources proches du dossier. Samedi soir, le conseil d’administration d’Alstom a validé à l’unanimité l’offre d’alliance avec General electric.  L’État avait annoncé, vendredi, son intention d’acheter les deux tiers de la participation de Bouygues dans Alstom, soit 20%. La discussion portait sur la valeur de l’action: l’Etat voulait racheter les parts de Bouygues au prix du cours actuel, soit 28 euros par action selon la dernière cotation d’Alstom vendredi à la clôture de la Bourse de Paris. Mais Bouygues en demandait environ 35 euros par action, soit la valorisation que le groupe fait lui même de sa participation dans ses comptes (3,07 milliards pour environ 30% du capital d’Alstom). « S’il n’y avait pas ces avancées, s’il n’y avait pas cette vente à un prix qui pour le gouvernement soit acceptable, alors il y aurait nécessairement à revenir sur l’alliance telle qu’elle vient d’être annoncée », avait mis en garde un peu plus tôt le président de la République.

Alstom: opération Blanche pour l’Etat !! (Montebourg)

Alstom: opération Blanche pour l’Etat !! (Montebourg)

 

Pour une fois Montebourg est parvenu à une solution industrielle qui ménage les intérêts stratégique du pays. Par contre quand il affirme que cette opération ne coutera rien au contribuable, il se plante. Visiblement l’ancien avocat entretient des relations assez approximatives avec la comptabilité nationale et la fiscalité. « Le conseil d’administration a unanimement décidé d’émettre un avis favorable à l’offre de GE » et l’entreprise engagera désormais « les procédures d’information et de consultation des instances représentatives du personnel d’Alstom », détaille le communiqué publié samedi soir.  Dans le même temps, les discussions continuent toujours entre l’Etat et Bouygues au sujet du prix de rachat des 20% du capital d’Alstom que l’Etat souhaite racheter. A l’Élysée, une source proche de la présidence se disait cependant samedi soir « optimiste sur un débouché rapide avant l’ouverture des marchés » lundi à 9 heures.  Arnaud Montebourg rappelle ce dimanche 22 juin dans une interview au Parisien/Aujour’dhui en France que « s’il n’y a pas d’entrée de l’Etat parce que M. Bouygues ne veut pas vendre ses actions, l’opération avec GE ne se fera pas. »  Dans cette interview, le ministre de l’Economie assure que l’entrée de l’Etat au capital d’Alstom « coutera zéro euro aux contribuables ». Elle sera en effet financée par la vente de « certaines » participations de l’Etat dans des grands groupes français. Il précise que l’Etat possède un portefeuille d’actions de 110 milliards dans 71 sociétés, et que c’est « en vendant certaines de ces actions » que seront achetés les 20% du capital d’Alstom détenus par Bouygues. « Aujourd’hui, parce que nous avons vendu un peu de Safran, d’Airbus et d’Aéroports de Paris, nous disposons de 2,7 milliards d’euros en caisse », assure le ministre. « Une partie de cette somme nous a permis de financer le réinvestissement (à hauteur de 800 millions d’euros) dans PSA, lors de l’entrée du chinois Dongfeng. Et nous sommes confortables pour intervenir dans Alstom », commente Arnaud Montebourg.

 

Alstom: une solution made in France

Alstom: une solution made in France

Alstom ne sera pas dépecé, il y aura des co-entreprises avec GE, l’Etat entre au capital finalemenet sans doute la meilleure solution. En même temps Montebourg sauve sa peau. Si Alstom avait été bradé le peu de crédit qui lui restait serait parti en fumée. Jeffrey Immelt, le patron de General Electric (GE), a tout fait pour répondre aux exigences demandées par le gouvernement. C’est donc sans surprise qu’Arnaud Montebourg a confirmée vendredi après-midi, à l’occasion d’un point presse, le choix du gouvernement en faveur de GE. L’offre « très sérieuse », selon le ministre de l’Economie, de Siemens-Mitsubishi n’a donc pas été retenue. Rien n’est toutefois encore officiel : le conseil d’administration d’Alstom devrait suivre l’avis de l’Etat d’ici lundi soir, date de l’expiration de l’offre déposée par GE. Lors de sa conférence de presse, Arnaud Montebourg a détaillé les « conditions » imposées par l’Etat au conglomérat canado-américain. Elles doivent permettre d’assurer la « vigilance patriotique » de la France, a insisté le ministre. Trois coentreprises franco-américaines vont naître de l’alliance General Electric-Alstom, leurs sièges sociaux seront localisés en France, au moins 1.000 emplois seront créés en France et GE cédera à Alstom son activité de signalisation. Des pénalités financières sont prévues en cas de non-respect de ces critères. Par ailleurs, l’Etat français aura un droit de veto dans une coentreprise créée autour de la branche des turbines à vapeur, liée au secteur nucléaire. « Il y aura une Golden chair, c’est-à-dire une action spécifique accordant à l’Etat des privilèges de souveraineté et ainsi un droit de veto », a détaillé le ministre de l’Economie vendredi. Le directeur général de cette coentreprise sera français et 50% des administrateurs seront approuvés par l’Etat.  La dernière offre de rachat de GE, déposée par Jeffrey Immelt jeudi soir, listait déjà ces mêmes conditions. Seule une annonce n’était pas encore confirmée : l’entrée de l’Etat dans le capital d’Alstom à hauteur de 20%, rachetant les parts qu’avait le groupe Bouygues. Cet investissement pourrait être réalisé par la Banque publique d’investissement (BPI) ou directement par l’Agence des participations de l’Etat. « L’Etat assure les garanties de solidité et pérennité de cette alliance », a expliqué Arnaud Montebourg pour qui la gestion de ce dossier aura été « une victoire pour Alstom et une victoire politique pour la France ». Avant de conclure son allocution : « Alstom pourra être désendetté, renforcé, contrôlé et épaulé par l’Etat. »

 

Alstom: alliance avec GE mais pas de dépeçage

Alstom: alliance avec GE mais pas de dépeçage

Montebourg a fait savoir que l’Etat français se prononçait en faveur d’une alliance avec General Electric dans le dossier Alstom, ce vendredi 20 juin.  Lors d’une conférence de presse à Bercy, le ministre a indiqué avoir envoyé une lettre d’intention au patron de GE, Jeff Immelt, lui précisant les conditions de cette alliance. Il a également prévenu qu’il y aurait des « pénalités »  si les engagements de GE sur l’emploi -à savoir la création de 1.000 emplois en trois ans- n’étaient pas tenus.  Arnaud Montebourg a surtout confirmé que l’Etat entrerait bien au capital du groupe français, à hauteur d’environ 20%. Il rachètera en fait les deux tiers de la part de Bouygues, qui s’élève à 29,4%. L’Etat deviendra ainsi le principal actionnaire d’Alstom. Une mesure que plébiscite le premier syndicat du groupe, la CFE-CGC. Elle a jugé l’entrée au capital de l’Etat « rassurante », ce vendredi soir. « Il ne fait aucun doute maintenant que le conseil d’administration choisira General Electric », a déclaré à l’AFP Claude Mandart, délégué central CFE-CGC de la branche Transport.  Pour le délégué, « l’intérêt de l’intervention du gouvernement et de l’ensemble des organisations syndicales a été de mettre la pression sur GE, et aussi Siemens, de façon à avoir des offres qui montent en qualité ». Sans cela, Alstom aurait été « coupé en deux, réduit à son activité ferroviaire », a-t-il ajouté.

Braderie d’Alstom : les enchères montent

Braderie d’Alstom : les enchères montent

 

L’allemand Siemens et le japonais Mitsubishi ont annoncé une amélioration de leur offre sur le français Alstom, dans un communiqué publié ce vendredi 20 juin 2014.  »Après des discussions intensives ces derniers jours avec toutes les parties », le tandem germano-nippon explique avoir « décidé de simplifier la structure de l’offre, à l’avantage de tous ». L’offre en numéraire augmente de 1,2 milliard d’euros à 8,2 milliards d’euros et l’évaluation des activités énergie d’Alstom croît de 400 millions d’euros à 14,6 milliards d’euros. Dans le détail : Siemens offre 400 millions d’euros de plus que prévu, soit 4,3 milliards d’euros, pour les turbines à gaz d’Alstom. MHI pour sa part prendrait 40% dans une holding commune avec Alstom, qui chapeauterait les activités turbines à vapeur, hydraulique et réseaux. Siemens propose également « une co-entreprise dans le management de la mobilité, incluant les activités de signalisation ». Dans la première proposition, la structure était plus compliquée avec trois co-entreprises distinctes. Cette nouvelle architecture se traduit par un investissement de 3,9 milliards d’euros pour le japonais, contre 3,1 milliards dans la première mouture.  Dans cette course à l’aquisition, General Electric a lui présenté une offre améliorée d’achat d’Alstom jeudi, qui fait une concession de taille au gouvernement en donnant des assurances sur le nucléaire pour tenter de l’emporter face à Siemens-Mitsubishi. Son offre initiale était de 12,35 milliards d’euros ainsi que trois co-entreprises, dont une dans les turbines à vapeur avec un droit de veto pour l’Etat français. L’américain est également prêt à céder à Alstom ses activités de signalisation ferroviaire, ce qui a contraint Siemens à faire de même. Ce vendredi, François Hollande recevra successivement les dirigeants de General Electric et de Siemens/Mitsubishi en début d’après-midi à l’Elysée. Quant à Alstom, le groupe français a annoncé ce vendredi que son conseil d’administration se réunirait d’ici lundi pour statuer sur l’offre actualisée de General Electric et la proposition du tandem germano-nippon Siemens-Mitsubishi Heavy Industries (MHI). D’ici là, Alstom n’a pas l’intention de communiquer plus avant sur le processus en cours », a déclaré l’entreprise dans un communiqué. La bataille pour l’industriel français, dans laquelle le gouvernement français joue un rôle majeur, va se jouer dans les prochains jours : l’offre de GE expire lundi 20 juin, celle de Siemens et MHI vendredi 27.

Bouygues souhaite garder ses 29,3% d’Alstom, c’est quoi ce cirque ?

Bouygues souhaite garder ses 29,3% d’Alstom, c’est quoi ce cirque ?

Bouygues change de fusil d’épaule et annonce maintenant  vouloir garder les 30% qu’il détient. Du coup on se demande pourquoi tout ce cirque Or on sait que pour l’essentiel c’est la volonté de Bouygues de se débarrasser de se parts qui avait justifié la mise en venet par appartements d’Alstom. Il serait temps que le gouvernement mette les pieds dans le plat et décide dune stratégie dans la mesure où pour l’essentiel les commandes d’Alstom sont des commandes publiques (TGV, centrales électriques etc.) de la France notamment. Le groupe Bouygues a en effet affirmé mardi soir vouloir conserver les 29,3% qu’il détient dans Alstom, adressant ce qui s’apparente à une fin de non-recevoir à l’offre du conglomérat japonais Mitsubishi Heavy Industries (MHI) de lui racheter jusqu’à près d’un tiers de cette participation. « Bouygues souhaite rester un actionnaire de long terme d’Alstom à hauteur de 29,3% », a déclaré un porte-parole de Bouygues interrogé par l’AFP. Dans sa proposition commune avec Siemens portant sur la branche énergie d’Alstom, MHI avait annoncé souhaiter monter jusqu’à 10% du capital d’Alstom en rachetant une partie des parts de Bouygues.

Alstom : L’Etat va prendre 10% du capital

Alstom : L’Etat va prendre 10% du capital  L’Etat souhaiterait acquérir 10% du capital

Enfin l’Etat s’avance un peu sur le dossier Alstom puisqu’il est question qu’il prenne 10% d’Alstom. Joe Kaeser, le président de Siemens, et Shunichi Miyanaga, celui de Mitsubishi Heavy Industries, ont rencontré François Hollande ce mardi 17 juin, puis  les députés en fin d’après-midi.. Grosse journée de tractation pour les patrons de Mitsubishi et Siemens au lendemain de l’annonce de leur offre commune sur Alstom. Le Nippon s’est joint à l’Allemand pour proposer la constitution de trois coentreprises: une pour les turbines vapeur, une pour les réseaux intelligents et la troisième pour les turbines hydrauliques. Les deux groupes vont maintenant devoir convaincre l’exécutif français de la pertinence de leur offre. Le président de Siemens, Joe Kaeser, et celui de Mitsubishi Heavy Industries, Shunichi Miyanaga ont rendez-vous avec François Hollande à l’Elysée à 10h30 ce matin. En fin d’après-midi, ils seront tous deux auditionnés devant la commission des Affaires économiques à l’Assemblée nationale.  L’Etat souhaiterait acquérir 10% du capital d’Alstom. Selon des sources syndicales citées par Reuters, l’Etat français voudrait acquérir 10% ou plus du capital d’Alstom aux côtés de Mitsubishi. L’opération pourrait s’effectuer via la Banque publique d’investissement (BPI).  Mitsubishi souhaitait en effet  que l’Etat prenne 10% du capital d’Alstom. Shunichi Miyanaga, le PDG de Mitsubishi Industries, souhaite que l’Etat français entre à hauteur de 10% dans le capital d’Alstom. Il a exprimé cette requête devant la commission des Affaires économiques de l’Assemblée nationale au côté de son homologue de Siemens, Joe Kaeser, qui s’est dit lui « très heureux » que l’Etat intervienne.

Dépeçage d’Alstom : montée des enchères

Dépeçage d’Alstom : montée des enchères

 

La France vend ses bijoux de famille et faia monter les enchères.  Les offres de reprise de la branche énergie d’Alstom ou d’alliance avec le groupe français présentées par l’américain General Electric et son rival germano-nippon Siemens-Mitsubishi Heavy Industries doivent encore être améliorées, a estimé mardi l’Elysée. Siemens a toutefois estimé que sa proposition commune avec MHI était la mieux-disante d’un point de vue financier, stratégique et social, et qu’il n’y avait donc pas de raison de l’améliorer.  Des sources proches de GE ont de leur côté indiqué que le groupe américain n’envisageait pas de relever son offre de 16,9 milliards de dollars (12,5 milliards d’euros), valable jusqu’au 23 juin, et qu’il n’entendait pas non plus en prolonger la validité. « Les discussions vont encore continuer cette semaine entre l’Etat et les différentes entreprises. Les offres doivent être améliorées. Tant qu’il sera possible, nous souhaitons qu’elles le soient », a-t-on déclaré à la présidence française après une rencontre entre François Hollande et les présidents de Siemens et MHI. La présidence a également annoncé la poursuite des négociations, y compris avec l’américain GE, qui « doit revenir vers nous au cours des prochains jours », a fait savoir un conseiller.  Dans ce dossier, l’Elysée continue d’afficher sa neutralité dans l’espoir d’obtenir davantage sur les trois critères qui lui tiennent à coeur : l’emploi, la localisation des activités et l’indépendance énergétique.  Le président du directoire du groupe allemand, Joe Kaeser, a opposé une fin de non recevoir à l’idée d’une amélioration de l’offre germano-nippone, qu’il juge acceptable en l’état.   »Pourquoi une offre qui est déjà supérieure devrait-elle être améliorée ? Il n’y a aucune raison pour le moment de discuter de cela », a-t-il dit lors d’une conférence de presse à Paris avec Mitsubishi.

Démantèlement d’Alstom : Siemens et avec Mitsubishi sur le coup

Démantèlement d’Alstom : Siemens et  avec Mitsubishi sur le coup

Le conglomérat allemand Siemens a annoncé mercredi s’être allié avec le groupe japonais Mitsubishi Heavy Industries (MHI) pour étudier la possibilité d’une offre commune de rachat d’une partie des activités du français Alstom.  Siemens et MHI ont précisé dans un communiqué commun qu’ils décideraient le 16 juin au plus tard de soumettre ou non une offre au conseil d’administration d’Alstom. « Nous sommes persuadés que nous pouvons contribuer à un partenariat avec Alstom qui créera de la valeur pour toutes les parties impliquées, notamment pour la France », dit dans le communiqué le PDG de Mitsubishi Heavy, Shunishi Miyanaga. Des sources avaient déclaré auparavant à Reuters que les deux groupes discutaient d’une offre potentielle sur les activités de production d’énergie d’Alstom, déjà visées par une offre de 12,35 milliards d’euros de l’américain General Electric. Une source proche d’Alstom a estimé mercredi qu’un éventuel rachat d’une partie d’Alstom par Siemens et MHI risquerait d’entraîner un « démantèlement » du groupe français. « Ça aboutirait à un dépeçage, ce n’est pas du tout l’esprit du ‘deal’ et je ne vois pas comment l’Etat pourrait soutenir une offre de ce type », a dit cette source, précisant qu’Alstom « n’a rien reçu » de la part de Siemens et que MHI n’a pas eu accès aux comptes détaillés du groupe français. Alstom n’a pas souhaité commenter les annonces de Siemens et de MHI. Pour sa part, l’Elysée a fait savoir, en fin de journée, que le président François Hollande réunirait jeudi matin le Premier ministre, Manuel Valls, le ministre de l’Economie, Arnaud Montebourg, et le directeur général de l’Agence des participations de l’Etat, David Azéma, pour faire le point sur le dossier. Après avoir fait part, le mois dernier, de son intérêt pour le pôle énergie d’Alstom et évoqué le transfert au français de l’ensemble de ses activités de matériel ferroviaire roulant, Siemens s’était donné jusqu’au 16 juin pour présenter une offre formelle. GE a de son côté accordé fin mai trois semaines supplémentaires – soit jusqu’au 23 juin – à Alstom, qui lui est favorable, pour examiner son offre, accédant ainsi à une demande du gouvernement français. L’exécutif français, qui craignait fin avril d’être mis devant le fait accompli avec une transaction en faveur du groupe américain, a publié mi-mai un décret lui permettant d’opposer un veto à toute vente d’actifs stratégiques français. Paris a cherché ces dernières semaines à obtenir de GE et de Siemens qu’ils améliorent leurs propositions afin de protéger l’emploi, l’avenir du pôle ferroviaire – sur lequel Alstom se recentrerait – ou encore des activités clés telles que les turbines pour centrales nucléaires, les éoliennes et l’hydroélectricité.  L’action Siemens a perdu 0,96% à 98,92 euros mercredi à la Bourse de Francfort, où l’indice Dax a cédé 0,79%. A Paris, Alstom a abandonné 0,46% tandis que le CAC 40 a reculé de 0,87%.

 

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