Archive pour le Tag 'allemande'

Merkel pousse l’automobile électrique allemande

Merkel pousse l’automobile électrique allemande

Merkel pousse l’automobile électrique allemande pour préserver ce qui constitue l’une des bases de son industrie mais aussi pour faciliter la transition écologique. « Nous avons besoin de visions à long terme et d’entreprises qui investissent dans le futur », a-t-elle dit lors d’une visite sur le site dans la ville de Kamenz, dans l’est de l’Allemagne. « Il est important que la mobilité électrique soit prête pour le marché aussi rapidement que possible ». Les constructeurs automobiles allemands développent leur production de voitures électriques mais la plupart des batteries sont fabriquées en Asie, ce qui suscite des craintes que l’Allemagne perde son leadership dans ce secteur d’avenir. La chancelière a été critiquée la semaine dernière pour avoir dit que l’Allemagne ne devrait pas atteindre l’objectif du gouvernement de mise en circulation d’un million de voitures électriques d’ici la fin de la décennie. Elle a noté que les nouvelles technologies prennent parfois du temps à émerger et finissent par être exploitées par ceux qui n’en sont pas à l’origine. En mars, Daimler, propriétaire de la marque Mercedes-Benz, a dit vouloir accélérer son programme de voiture électrique afin de mettre sur le marché plus de 10 nouveaux modèles d’ici 2022 grâce à un investissement de 10 milliards d’euros. À Kamenz, sa deuxième usine de batteries au lithium, Daimler a investi environ 500 millions d’euros afin de quadrupler la production de ce site qui devrait être opérationnel d’ici mi-2018. « L’industrie automobile est confrontée à une transformation profonde. L’évolution technique est inéluctable, avec ou sans l’industrie automobile allemande, et je pense que ce serait mieux avec nous », a déclaré le président du directoire de Daimler, Dieter Zetsche. L’usine de Kamenz s’appuie toujours sur des éléments de batteries en provenance de l’étranger et Angela Merkel estime que l’Allemagne devrait faire davantage dans ce secteur. Samedi, elle a dit que le gouvernement avait investi 35 millions d’euros dans la recherche sur les batteries et souhaitait créer un groupe d’expertise dans le domaine. « Si nous sommes impliqués dans la recherche et les prototypes, il y a plus de chances de ramener la production de la prochaine génération d’accumulateurs en Europe ou en Allemagne », a-t-elle fait valoir. Merkel a dit avoir eu connaissance des dernières technologies de piles au lithium qui pourraient permettre aux voitures de parcourir jusqu’à 1.000 kilomètres avec une seule recharge – ce qui serait une avancée majeure au regard de la performance actuelle des batteries limitée à 200-300 kilomètres.

Engie-RWE, la nouvelle alliance Franco allemande

Engie-RWE, la nouvelle alliance Franco allemande

L’illustration de la volonté de Macron de renforcer la coopération avec l’Allemagne avec la  possible création par le français Engie et l’allemand RWE. Une telle alliance, susceptible de séduire l’aile droite de son gouvernement, permettrait en outre de doter l’ancien Gaz de France de compétences supplémentaires dans les énergies renouvelables, que la France s’est engagée à développer. Selon des sources proches du dossier, l’un des schémas envisagés verrait Engie prendre une participation dans Innogy, filiale spécialisée dans la gestion des réseaux et les renouvelables de RWE, ce dernier devenant en retour actionnaire d’Engie. L’opération entraînerait une dilution de la part de l’Etat, qui possède actuellement 28,65% du groupe français. Discutée avant la présidentielle, ce rapprochement donnerait naissance à un « Airbus de l’énergie », un géant franco-allemand que les dirigeants français ont longtemps appelé de leurs voeux, en particulier le précédent chef de l’Etat, François Hollande. « On s’oriente certainement vers une ère de coopération renforcée entre la France et l’Allemagne. Cela me paraît un bon point », souligne un spécialiste de ce genre de dossiers. Plusieurs opérations de ce type ont eu lieu pendant le quinquennat de François Hollande, dont Emmanuel Macron fut le conseiller puis le ministre de l’Economie, notamment la fusion en 2015 entre le français Nexter et l’allemand Krauss-Maffei Wegmann (KMW) dans l’industrie de l’armement. Le rachat en cours du constructeur automobile allemand Opel par PSA illustre également ce mouvement. Une alliance entre Engie et RWE illustrerait la volonté affirmée par Emmanuel Macron et la chancelière Angela Merkel d’obtenir des résultats rapides et concrets dans la relation bilatérale, l’Union européenne et la zone euro.

L’économie allemande en hausse

 

Une croissance sans doute de l’ordre de 0, 5 % pour le premier trimestre en Allemagne tandis qu’en France on attend 0,3 %. L’économie allemande devrait poursuivre son accélération au cours du premier trimestre de l’année, ce qui va augmenter les recettes fiscales plus que prévu, a dit vendredi le ministère des Finances du pays. « L’économie allemande continue d’être sur une pente ascendante », poursuit le ministère, se référent aux dernières données en matière de production, d’entrées de commandes et de niveaux d’emploi. Le ministère a toutefois ajouté que les perspectives de croissance restaient incertaines du fait des menaces protectionnistes de l’administration Trump, des incertitudes liées aux différentes échéances électorales en Europe et des négociations liées aux Brexit. En 2016, le produit intérieur brut (PIB) allemand a aumgenté de 1,9%, soit la croissance la plus marquée en cinq ans. Sur les trois derniers mois de 2016, la hausse du PIB a été de 0,4% et les économistes tablent sur un rythme de croissance plus soutenu sur le premier trimestre de l’année. Pour la France, La Banque de France  estime à 0,3 % la hausse du PIB, en raison notamment d’une production industrielle moins dynamique en mars qu’au mois de février. Cette estimation, établie à partir de son enquête mensuelle de conjoncture auprès des chefs d’entreprise, est en recul de 0,1 point par rapport à la dernière évaluation publiée le 9 mars. L’institution monétaire avait alors relevé de 0,3 % à 0,4 % son estimation initiale.  La banque centrale française prévoit 1,3 % de croissance en 2017 après 1,1 % l’an dernier. Sa prévision est plus pessimiste que celle du gouvernement, qui anticipe une hausse du PIB de 1,5 %. 

Commerzbank (banque allemande) : 7.800 emplois supprimés

Commerzbank (banque allemande) : 7.800 emplois supprimés

 

La saignée des effectifs continue dans le secteur bancaire partout en Europe et même  dans le monde. Cette fois il s’agit dune banque  allemande  Commerzbank a informé son comité d’entreprise que 7.800 postes seront supprimés en Allemagne dans le cadre d’une restructuration annoncée en 2016, écrit le Handelsblatt mardi. Citant un document du comité d’entreprise, le quotidien financier ajoute que les coupes toucheront la quasi-totalité des fonctions de la deuxième banque allemande et observe que le comité d’entreprise veut davantage d’informations avant d’engager la négociation. Commerzbank avait publié en février un bénéfice trimestriel supérieur aux attentes mais elle jugeait qu’il lui fallait faire encore davantage d’efforts pour renouer avec une croissance durable. Le phénomène touche en particulier actuellement les banques européennes.  Plus de 30% des effectifs bancaires devraient disparaître en Europe d’ici 2025. Selon une étude de Citi, mais d’autres avancent le chiffre de 50%. En cause la révolution des moyens de paiement avec en particulier l’utilisation des Smartphones, la banalisation des banques en ligne et l’accentuation de la numérisation des opérations bancaires. Un secteur qui pourrait connaître le sort de la sidérurgie ou presque. 150 000 emplois ont déjà été supprimés en six mois et les restructurations devraient encore s’accélérer pour les banques européennes. En cause suffisance de rentabilité des activités bancaires. Le taux de rentabilité des activités de dépôt est plombé par le coût de main-d’œuvre (notamment nombre  d’agences et personnel) Il est par ailleurs menacé par la future existence de nouveaux moyens de paiement et la dématérialisation de certaines opérations mais le second volet de l’activité des banques, l’activité d’investissement souffre aussi d’un manque de retour financier lui aussi très gourmand en personnel. Dans un premier temps est donc probable que les banques européennes devront s’aligner si les critères de gestion des banques américaines qui ont supprimé près de 7 % des postes quand les banques européennes n’ont supprimé que quatre %. À plus long terme c’est peut-être l’existence même des les activités bancaires en tout cas leur structure actuelle qui pourrait être en cause et engendrer jusqu’à la moitié des emplois existants d’ici 10 ans. Les réductions d’effectifs vont devoir encore s’accentuer et s’accélérer si le secteur bancaire européen veut améliorer sa rentabilité et se rapprocher des niveaux atteints par les banques américaines, estiment des investisseurs. « Nous interprétons les suppressions de postes comme le signe d’un changement structurel et pas seulement conjoncturel vers des banques de plus petite taille », a dit Jamie Clarke, qui codirige la recherche macroéconomique de la société de gestion Liontrust. Moins d’un tiers des banques de la zone euro présentaient une structure leur permettant d’espérer dégager une rentabilité satisfaisante sur la durée contre 80% des banques américaines, selon une étude sur 300 grandes banques internationales publiée l’année dernière par le Fonds monétaire international. « Les banques américaines ont presque toutes fait ce qu’il y avait à faire et sont sur une pente ascendante », dit Chris Wheeler, analyste sur le secteur bancaire chez Atlantic Equities. La baisse des effectifs peut certes résulter de cessions d’activités en bloc sans se traduire nécessairement pas des destructions d’emploi. Mais les changements technologiques poussent les banques à fermer des agences ou à migrer vers des systèmes moins intensifs en main-d’œuvre. « Nous sommes dans un marché durablement baissier pour l’emploi dans le secteur bancaire parce que nous voyons que la technologie et l’automation détruisent finalement des postes dans la banque de détail », dit à Reuters Xavier VanHove, associé de la société de gestion THS Partners. De nombreuses banques européennes sont en pleine réflexion sur le sort de leurs activités de banque d’investissement avec des activités de marché particulièrement sur la sellette car gourmandes en fonds propres et aux marges comprimées par les évolutions technologiques. Et c’est évidemment la banque de détail qui serait la plus touchée. Les 37.000 agences qui font travailler 220.000 salariés sont aujourd’hui trop nombreuses. Avec 1 agence pour 1.720 habitants, la France (et l’Europe du sud en général) est trop bien pourvue. L’étude relève que dans les pays du nord de l’Europe ainsi qu’aux Pays-Bas, le nombre d’agences bancaires par habitant est trois fois moins important qu’en Espagne et en Italie. Et deux fois moins qu’en France. Les experts de Citi voient donc les banques françaises se mettre progressivement au niveau scandinave. Ce qui suppose de réduire de moitié leur réseau d’ici à 2025.

L’économie allemande résiste au 2e trimestre

L’économie allemande résiste au 2e trimestre

La croissance de l’économie allemande a bien résisté au deuxième trimestre, elle est en recul par rapport au premier tandis que la France connaît une croissance zéro.  Le produit intérieur brut (PIB) a progressé de 0,4% sur la période avril-juin après une croissance de 0,7% au premier trimestre, selon une première estimation publiée vendredi par l’Office fédéral de la statistique. La première économie européenne affiche ainsi une performance nettement meilleure que celle de la France, où le PIB a stagné au deuxième trimestre. Les économistes interrogés par Reuters ne prévoyaient qu’une croissance de 0,2% en Allemagne sur avril-juin car ils s’attendaient à un net ralentissement après la hausse marquée du PIB au premier trimestre – la plus forte depuis le premier trimestre 2014 -, favorisée par la douceur de l’hiver, qui a dopé l’activité du secteur de la construction. Par rapport au deuxième trimestre 2015, la croissance allemande a atteint 3,1%, soit le rythme le plus élevé depuis cinq ans et plus du double du consensus Reuters, qui la donnait à 1,5%.Mais les bonnes surprises annoncées vendredi ne suffisent pas à rassurer certains économistes, qui s’attendent à ce que l’économie allemande finisse par souffrir de la faiblesse de l’investissement et de l’impact du vote britannique en faveur de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. Carsten Brzeski, d’ING, explique que l’économie profite pour l’instant du dynamisme de la consommation intérieure, fruit du soutien de la politique de la Banque centrale européenne (BCE) et de l’afflux de réfugiés dans le pays. « Pour que la reprise actuelle soit durable (ou pour initier un nouveau cycle), il faudra une reprise de l’investissement. Jusqu’à présent, le niveau de l’investissement (à l’exception de l’investissement dans l’immobilier) s’est à peine repris en dépit de la faiblesse des taux d’intérêt », ajoute-t-il. « L’incertitude accrue liée au Brexit, les faiblesses structurelles persistantes dans de nombreux pays de la zone euro et le nouvel accès de ralentissement à l’échelle mondiale rendent très improbable une reprise de l’investissement liée au marché intérieur », poursuit-il, ajoutant que le gouvernement doit prendre l’initiative. Mais Berlin a rejeté les critiques du Fonds monétaire international (FMI) et de certains partenaires de la zone euro sur la faiblesse de l’investissement public allemand. Pour Jörg Zeuner, économiste de la banque publique KfW, le résultat du référendum britannique du 23 juin sur l’UE risque de pénaliser l’économie allemande. « La décision de sortir de l’UE va affecter l’économie britannique et ce ralentissement va se propager à l’Allemagne par le biais d’une baisse des exportations », explique-t-il. « Le Royaume-Uni est un marché important, notamment pour les constructeurs automobiles allemands mais aussi pour nos industries chimique et pharmaceutique. »

(Avec Reuters)

Croissance allemande : production industrielle en recul

Croissance allemande : production industrielle en recul

L’industrie allemande a mal terminé l’année 2015 avec un recul de 1,2% sur un mois de la production en décembre, une nouvelle déconvenue, selon des chiffres publiés mardi 9 février. Sur l’ensemble du quatrième trimestre, la production accuse une baisse de 0,8%, selon ces chiffres provisoires et corrigés des variations saisonnières. Pour décembre, les analystes interrogés par le fournisseur de services financiers Factset attendaient une hausse de 0,4% de cet indicateur très suivi. En novembre, déjà, la production, secteur clé de l’économie du pays, avait déçu, mais la baisse de ce mois n’est finalement pas ressortie aussi marquée qu’annoncé initialement, a précisé l’Office fédéral des statistiques (-0,1% contre -0,3% annoncé le mois dernier). Il n’en reste pas moins que « la production industrielle a connu en fin d’année une traversée du désert », a reconnu dans un communiqué le ministère de l’Economie.  »Mais au regard de l’amélioration des commandes, la production devrait être repartie quelque peu en début d’année », se rassure le ministère. La première économie européenne commence à ressentir les effets du ralentissement de plusieurs marchés émergents, en particulier de la Chine.

La presse allemande critique la BCE et la politique de relance

La presse  allemande critique la BCE et la politique de relance

 

Les critiques allemandes ne cessent de s’accumuler contre la politique de la BCE. Des critiques qui ont été payantes puisqu’elles ont empêché Mario Draghi  de lancer une nouvelle phase dans sa politique monétaire accommodante (QE2). Lors de la dernière réunion de la BCE les orthodoxes avec en tête l’Allemagne se sont en effet opposé au lancement d’une phase encore plus importante du rachat d’actifs. D’où les annonces très mitigées de Mario Draghi  qui ont largement déçu les investisseurs. Ce qui est en cause en effet c’est la politique de relance en zone euro dont ne veulent pas les orthodoxes, l’Allemagne considérant que la planche à billets nuit à l’intérêt des épargnants de son pays .  La Bundesbank et les milieux économiques allemands n’ont pu empêcher le lancement du premier QE et toutes les requêtes juridiques allemandes ont partiellement ou entièrement échoué pour le moment. Mais les critiques et les protestations contre ce programme demeurent le discours dominant outre-Rhin. Alors que les annonces du 3 décembre de Mario Draghi ont largement déçu les marchés, les communiqués de presse des banques privées et publiques allemandes n’ont cessé de fustiger une nouvelle utilisation de la « presse à billets » qui « ruine » les épargnants allemands. La critique de la politique de la BCE doit donc utiliser d’autres formes. Il est, à cet égard, intéressant de noter que la critique allemande prend comme centre la BCE et non les banques centrales nationales offensive contre la BCE est menée plus directement par Wolfgang Schäuble, le ministère fédéral allemand des Finances et concerne aussi  de l’union bancaire, autrement dit la garantie européenne des dépôts jusqu’à 100.000 euros. Aujourd’hui, cette garantie existe, mais elle est assurée par les Etats. Or, certains Etats n’ont pas les moyens de cette garantie, alors que le nouveau mécanisme de résolution des crises bancaires qui sera lancé le 1er janvier prévoit la participation des déposants. Mais Berlin exige pour cela un changement de traité et une réduction des risques dans les bilans des banques. Autrement dit, Wolfgang Schäuble entend renvoyer ce troisième pilier aux calendes grecques. La BCE insiste, elle, beaucoup sur cette garantie. Mardi 8 décembre, Wolfgang Schäuble a très sèchement recadré l’institution de Francfort, en lui demandant de se limiter à son travail de surveillance des banques et de politique monétaire.

Ralentissement de la croissance allemande

Ralentissement de la croissance allemande

Conséquences notamment de la baisse des commandes industrielles notamment destinées à l’exportation la croissance se tasse en Allemagne. Les commandes à l’industrie en Allemagne ont en effet  diminué de 1,7% au mois de septembre, d’après l’office fédéral de statistiques, alors que le consensus anticipait au contraire une hausse de 1%. Ce recul surprise intervient après un repli de 1,8% en août, chiffre confirmé par rapport à l’estimation initiale. Du coup  La croissance en Allemagne a enregistré une légère décélération au troisième trimestre par rapport aux trois mois précédents, avec une progression du produit intérieur brut (PIB) de 0,3% conforme aux attentes, selon une première estimation publiée vendredi.  Entre juillet et septembre, le PIB, mesure de la richesse produite par un pays, a progressé de 0,3% en Allemagne par rapport au deuxième trimestre, où la croissance était ressortie à 0,4%, selon des données corrigées des variations saisonnières, calendaires et de prix publiées par l’Office fédéral de statistiques Destatis. Ce chiffre était identique aux prévisions des analystes interrogés par le fournisseur de services financiers FactSet.

Hollande et Merkel : pour une économie numérique franco-allemande

Hollande et Merkel : pour une économie numérique franco-allemande

C’est la réplique au succès des grands opérateurs américains et aussi de leurs start-ups. Angela Merkel et François Hollande ont présidé mardi à Paris une conférence franco-allemande destinée à encourager la création d’un marché unique européen en matière d’économie numérique. Organisée en présence des ministres de l’Economie français et allemand et du président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, elle a réuni à l’Elysée quelque 325 professionnels du secteur, venus des deux côtés du Rhin.   »L’Europe doit être non seulement partie prenante de cette économie mais aussi en avant-garde », a dit François Hollande dans une déclaration à la fin des travaux.  Angela Merkel s’est félicitée de l’adoption du paquet télécommunications au Parlement européen, qui montre selon elle « qu’on a pris conscience de l’urgence qu’il y a à agir. »  Selon la Commission européenne, la création d’un marché unique du numérique pourrait apporter jusqu’à 415 milliards d’euros annuels à l’économie des Vingt-Huit et générer des centaines de milliers d’emplois.  Pour relever le défi face à des géants comme les Etats-Unis, l’Europe, forte de 500 millions d’habitants, doit notamment aider les startups de l’internet, harmoniser sa législation et réfléchir au traitement des données.  Paris et Berlin entendent montrer l’exemple en mettant en commun les travaux de la plate-forme « Industrie du futur » lancée en France il y a quelques mois et de son équivalente allemande « Industrie 4.0″. Une « académie » franco-allemande du secteur devrait bientôt voir le jour.

Grèce : la guerre franco-allemande

Grèce : la guerre franco-allemande

 

Une situation complètement ubuesque puisque la Grèce a consenti à toutes les exigences de l’Eurogroupe mais maintenant c’est sa bonne foi qui est en cause comme si on pouvait intégrer cette dimension dans un texte. En fait derrière cette volonté d’humilier encore les grecs se cache un féroce  affrontement entre Merkel et Hollande. Merkel qui ne peut s’attaquer directement à la France et qui se sert de l’alibi grec pour montrer ses muscles et imposer sa politique. La France, elle, qui s’accroche désespérément à la Grèce pour la sauver et se sauver en même temps. L’Allemagne tape sur la Grèce mais c’est la France, l’Espagne, l’Italie et d’autres en délicatesse avec le pacte européen de stabilité qui sont visés.  Les ministres des Finances de la zone euro se sont réunis samedi à Bruxelles pour examiner le plan de réformes déposé par la Grèce en vue d’obtenir un nouveau plan d’aide, une réunion cruciale pour le maintien du pays dans le bloc monétaire mais dont l’issue reste incertaine. L’optimisme et le volontarisme affichés par la France sur ce dossier tranche en effet avec le scepticisme de nombreuses capitales aux yeux desquelles la crédibilité du gouvernement d’Alexis Tsipras a été brisée pendant les longues négociations. « La confiance a été détruite d’une manière incroyable au cours des derniers mois », a dit le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, à son arrivée à la réunion de l’Eurogroupe.  Les dernières propositions du gouvernement grec, a-t-il encore estimé, sont loin d’être suffisantes pour l’octroi d’un troisième plan d’aide à Athènes. Les experts de la Commission européenne, de la Banque centrale européenne (BCE) et du Fonds monétaire international leur ont pourtant donné un premier avis favorable. Ils ont chiffré à 82 milliards d’euros les besoins financiers supplémentaires de la Grèce pour faire face à ses obligations.  Le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, a obtenu aux premières heures de samedi le soutien du Parlement au programme de réformes qu’il se propose de mettre en œuvre en échange d’un prêt de 53,5 milliards d’euros sur les trois prochaines années du Mécanisme européen de stabilité (MES).  Alors que les banques grecques sont fermées et complètement dépendantes des liquidités d’urgence accordées par la BCE, le plan Tsipras est considéré comme la dernière chance d’éviter l’effondrement financier et économique du pays.  François Hollande, qui s’est investi personnellement pour faire aboutir les négociations, avait salué vendredi le paquet de réformes déposé par la Grèce, à laquelle Paris a prêté une assistance technique et politique pour leur élaboration.

 

Sondage : l’économie allemande fait craindre la déflation

Sondage : l’économie allemande  fait craindre la déflation

 

Finalement en Allemagne les résultats économiques se tassent sérieusement et en 2015, les perspectives sont presqu’aussi sombres que celles de la France. Du coup le moral des cadres est impacté. Selon un sondage  de Viavoice pour HEC, Le Figaro et France Inter, 79 % des cadres  estiment que «la dégradation de la conjoncture en Allemagne aura des répercussions négatives sur l’économie européenne». 66 % jugent qu’elle en aura aussi «sur l’économie française».  La première économie européenne est en effet touchée par le ralentissement de la zone euro. Le ministre allemand de l’Économie, Sigmar Gabriel, a revu à la baisse les prévisions du gouvernement: 1,2 % de croissance cette année et 1,3 % en 2015 contre 1,8 % et 2 % envisagés initialement. Les économistes sont également de plus en plus nombreux à s’inquiéter. «Nous assistons à un grand retournement, lourd de conséquences liées, à la manière d’une chute en cascade de dominos», explique François Miquet-Marty, directeur associé de Viavoice.  Les cadres ne sont toutefois qu’un sur cinq à prévoir des «répercussions négatives» sur l’activité de leur propre entreprise. «Ce chiffre ne doit pas faire illusion. Il désigne une importante proportion d’entreprises susceptibles d’être affectées par la situation allemande», poursuit François Miquet-Marty. Malgré ces craintes, les cadres sont moins pessimistes sur la situation de l’économie française. L’indice synthétique mensuel du moral des cadres a gagné 6 points en octobre par rapport à septembre. «Les mauvaises nouvelles qui ont frappé l’économie française, comme la révision à la baisse de la croissance pour cette année et les résultats économiques du second trimestre, datent de l’été», souligne François Miquet-Marty.  Autre signe d’une légère amélioration, les cadres ne sont plus que 71 % contre 75 % il y a un mois à croire que le nombre de chômeurs va augmenter dans les prochains mois. 60 % contre 65 % pensent que le niveau de vie en France va se dégrader. 38 % estiment que leurs collaborateurs sont motivés contre 31 % en septembre.  «Les salariés constatent que les entreprises, que cela soit des grands groupes ou des PME, réinventent leur offre et leur positionnement pour les années à venir. Elles développent des innovations qui seront sur le marché dans trois à cinq ans», observe François Miquet-Marty. Les initiatives se multiplient dans des secteurs aussi variés que la silver économie, l’énergie, les transports, l’automobile.  Mais il ne faut pas s’attendre à une amélioration durable du moral des acteurs clés de la vie économique tant la morosité est forte et les incertitudes élevées. «Les cadres sont soumis à des tensions contradictoires. Il n’existe aucune perspective véritable d’amélioration du climat économique, conclut François Miquet-Marty. Le climat est moins négatif en France, mais les mauvaises nouvelles viennent d’Allemagne. La déflation menace.»

 

 

 

 

La crise Ukrainienne menace la croissance allemande

La crise Ukrainienne menace la croissance allemande

 

 

L’économie allemande avait déjà tendance à se tasser du fait de l’atonie de l’activité en Europe, elle est maintenant affectée par la crise Ukrainienne. L’OCDE, qui chaque mois établit un « indicateur composite avancé » censé signaler avec six mois d’avance les retournements de conjoncture, a noté qu’en Allemagne, cet indicateur ne cessait de décliner depuis plusieurs mois.  « Inflexion négative » de la croissance. Voilà à quoi l’Allemagne fait désormais face, a estimé l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), dans un contexte économique peu dynamique en zone euro. Le ministre allemand de l’Economie, Sigmar Gabriel, a prévenu ce dimanche que l’objectif de 1,8% de croissance risque de ne pas être atteint cette année.   »Nous pourrions avoir une croissance cette année inférieure à notre objectif de 1,8%« , a prévenu Sigmar Gabriel. Le ministre allemand de l’Economie, interviewé ce dimanche sur la chaîne de radio Deutschlandfunk a pointé du doigt les effets de la crise en Ukraine qui a porté atteinte au climat des affaires dans le pays. Outre les entreprises travaillant avec la Russie, ce sont plus généralement les milieux d’affaires qui auraient perdu confiance. Toutefois « nous avons encore une très forte dynamique de croissance et le marché de l’emploi se porte bien« , a-t-il tempéré. Des instituts de recherche et analystes ont déjà revu en baisse leurs prévisions de croissance pour l’année en cours. L’économie allemande a bien progressé en début d’année grâce à un hiver exceptionnellement doux qui a favorisé l’activité dans le secteur de la construction. Mais elle s’est ensuite contractée de 0,2% au cours du deuxième trimestre.

 

La croissance allemande victime de l’Ukraine

La croissance  allemande victime de l’Ukraine

 

L’Allemagne entretient des liens économiques privilégiés avec les anciens pays de l’Est (qu’elle pousse par ailleurs à intégrer l’Union européenne). De ce fait la crise Ukrainienne a pesé sur la croissance Outre-Rhin en plus  tassement de la demande mondiale   La contraction surprise de l’économie allemande au deuxième trimestre s’explique doc en partie par le contre-choc des sanctions imposées à la Russie dans le cadre de la crise en Ukraine, estime le ministère allemand des Finances dans son rapport mensuel publié vendredi. Le ministère l’attribue aussi aux effets de la très forte tenue de l’activité au premier trimestre, conséquence de la douceur inhabituelle de l’hiver. Le PIB de la principale puissance économique européenne a reculé de 0,2% au deuxième trimestre, après une croissance de 0,7% au premier trimestre. « Le déclin du produit intérieur brut va au-delà du contrecoup attendu après la très forte performance du premier trimestre liée à la météo. Il est probable qu’il soit lié à l’effet des sanctions et au poids de la crise ukrainienne sur la confiance », écrit le ministère. Après l’annexion de la Crimée par la Russie en mars, les Occidentaux ont adopté une série de sanctions, d’abord ciblées puis élargies, fin juillet, à des secteurs entiers de l’économie russe. Moscou a répliqué en imposant des restrictions aux importations de produits occidentaux. Le ministère allemand des Finances estime cependant que « si la crise ukrainienne ne va pas plus loin et si aucun nouveau train de sanctions sérieux n’est imposé, on peut s’attendre à ce que le ralentissement actuel de l’économie ne soit que temporaire ». D’autres tensions géopolitiques de même que la faiblesse des autres économies de la zone euro ont également contribué à la contraction du PIB allemand mais, affirme Berlin, la tendance générale de l’activité reste positive et le gouvernement allemand maintient son objectif de croissance de 1,8% cette année.

 

Le « nouveau modèle français » à l’allemande ?

Le « nouveau modèle français » à l’allemande ?

 

Pour Ayrault, c’est fait la France a choisi le modèle allemand, c’est le tournant social démocrate à l’allemande. Il y a pourtant encore du chemin à parcourir car le modèle français est encore très étatisé et les syndicats français demeurent à la fois très divisés et surtout peu représentatifs. Surtout les réformes structurelles sont loin d’être à la hauteur de l’enjeu. Avec le pacte de responsabilité, François Hollande, social-démocrate désormais assumé, voudrait cependant  rapprocher la France du modèle allemand en faisant du dialogue social une des pierres angulaires de sa politique économique. Après la réforme du marché du travail et celle de la formation professionnelle, un accord entre le patronat et les syndicats réformistes sur ce pacte, dont les jalons ont été posés mercredi, validerait sa stratégie de délégation aux « corps intermédiaires » décriés par Nicolas Sarkozy.   »Nous avons fait vivre le dialogue social », a dit jeudi sur RMC et BFMTV Jean-Marc Ayrault, qui a pris comme exemple l’Autriche, où des relations sociales pragmatiques sont selon lui à l’origine du quasi plein emploi. « C’est cela mon objectif, c’est d’arriver au même résultat », a expliqué le Premier ministre, qui a revendiqué un premier succès sur le front de l’emploi avec la baisse du chômage au quatrième trimestre 2013 au sens du Bureau international du travail (BIT). En réalité, le chômage a encore progressé en 2013.  Si l’accord sur le pacte de responsabilité permet au gouvernement d’éviter que la baisse du coût du travail apparaisse comme un chèque en blanc au patronat, il conforte aussi le virage social-démocrate du président.

Le plan de sauvetage de l’euro condamné par la justice allemande ?

Le plan de sauvetage de l’euro condamné par la justice allemande ?

Presque neuf mois après avoir jugé conformes à la Loi fondamentale allemande le Mécanisme européen de stabilité (MES) et le Traité budgétaire européen, les huit juges suprêmes de Karlsruhe (cour constitutionnelle allemande)  devaient débuter à 08H00 GMT deux journées d’auditions concernant l’OMT. . S’exprimeront notamment dès mardi: Jens Weidmann, le président de la Bundesbank, Jörg Asmussen, membre du directoire de la BCE, et Wolfgang Schäuble, ministre allemand des Finances.  La Cour devrait se pencher de nouveau sur l’implication du Bundestag (chambre basse du parlement allemand) dans les mesures de sauvetage de l’euro, un point très sensible en Allemagne, premier contributeur financier des différents mécanismes.  Elle va surtout étendre son examen au nouveau programme de rachat de dettes d’Etat en difficultés, concocté par la BCE à l’automne et baptisé OMT. L’annonce de ce programme a joué un rôle crucial pour apaiser les craintes des marchés financiers sur la survie de la zone euro, même s’il n’a jamais eu besoin d’être mis en pratique.  Mais la banque centrale allemande (Bundesbank) l’a toujours combattu, jugeant que la BCE outrepassait l’interdiction qui lui est faite de financer les Etats.  Les médias allemands spéculaient ces derniers jours sur des auditions à Karlsruhe tournant à la bataille rhétorique entre la Bundesbank et la BCE, et donc entre M. Weidmann et M. Asmussen.  La Cour constitutionnelle n’a pas le pouvoir d’interdire quoique ce soit à la BCE, institution indépendante soumise au droit européen. Mais elle pourrait poser des conditions à la participation allemande et, dans tous les cas, un avis négatif lancerait clairement un mauvais signal.   »Si le programme de rachat d’obligations devait être annulé, cela aurait des conséquences graves », a mis en garde lundi M. Asmussen, dans une interview au quotidien populaire Bild.  L’analyse qui sera faite à Karlsruhe « des initiatives de la BCE à travers une perspective purement allemande » est pour l’heure « le risque le plus important à surveiller en zone euro », a averti Holger Schmieding, économiste de Berenberg.  Le journal allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung a avancé que, pour contrer d’éventuelles critiques de Karlsruhe, la BCE aurait fixé une limite théorique à son programme, de 524 milliards d’euros, ce qu’un porte-parole de l’institution, contacté par l’AFP, a fermement démenti.  Le président de la BCE Mario Draghi a défendu lundi son programme de rachat de dettes publiques dans une interview à la chaîne de télévision publique allemande ZDF.   »Le risque pour les contribuables allemands est beaucoup moins élevé qu’il y a un an », a-t-il affirmé. « Pas un euro n’a été dépensé jusqu’à présent pour ce programme » OMT, a-t-il fait valoir, estimant que ce plan avait été un succès.  Au terme de ces deux journées d’audition, les juges de Karlsruhe pourraient prendre du temps avant de rendre leur verdict. M. Schmieding table plutôt sur une décision après les élections législatives allemandes de septembre.  Une grande part de l’opinion allemande est hostile aux plans de sauvetages de l’euro. Selon un sondage publié lundi par le quotidien Handelsblatt, 48% des Allemands seraient pour un arrêt du programme OMT, alors que 31% jugent injustifiées les plaintes déposées à Karlsruhe et 21% n’ont pas d’avis.

 

Hollande vante la politique allemande et mécontente le PS

Hollande vante la politique allemande et mécontente le PS

Même les plus sociaux-démocrates des socialistes français ont été surpris après les propos de François Hollande vantant, jeudi 23 mai, les réformes sociales engagées par le SPD sous Gerhard Schröder. Les élus PS ont vu 15 années d’histoire politique défiler sous leurs yeux, de l’opposition du couple Jospin-Hollande à la « troisième voie Blair-Schröder », jusqu’aux efforts de Michel Sapin, ces dernières semaines, pour assurer que les réformes Schröder n’avaient pas servi de « modèle » pour la loi sur la sécurisation de l’emploi. « Ca m’a étonné, parce que Schröder, ça s’est mal terminé », explique Thierry Mandon, porte-parole du groupe PS à l’Assemblée et social-démocrate assumé.  A l’aile gauche du PS, la colère s’ajoute à l’étonnement. « Consternant », dit la sénatrice Marie-Noëlle Lienemann qui parle de « l’ex-camarade Hollande ». « C’est un bras d’honneur à de nombreux socialistes », enrage de son côté le député Emmanuel Maurel : « prendre ce modèle, c’est non seulement l’inverse du redressement dans la justice, mais c’est aussi à contre-temps du SPD qui, lui-même, porte aujourd’hui un regard critique sur les années Schröder ». En revanche, d’autres élus sont moins virulents et voient même un avantage à la situation. C’est le cas de Malek Boutih, proche d’Arnaud Montebourg : « François Hollande, dit-il, théorise ce qu’il fait. On peut être d’accord ou pas, mais c’est plus propice au débat que de se cacher derrière la gestion de l’urgence ».

 

Très petite croissance allemande : + 0,1% au 1er trimestre

Très petite  croissance allemande : + 0,1% au 1er trimestre

C’est un peu meiux qu’en France ( qui est en récession : -0.2%) , mais c’est quand même une très petite croissance duatnt que le dernier trismestre 2012 accusait un recul de 0.7% . En fait l’Allemagne subir le contrecoup de la récession en zone euro et du tassemenet mondial.   Le Produit intérieur brut (PIB) allemand a légèrement augmenté de 0,1% au premier trimestre 2013, selon la première estimation publiée ce mercredi 15 mai, par l’Office fédéral des statistiques, Destatis. Les importations mais aussi les exportations ont reculé sur le trimestre. L’institut fédéral estime que l’hiver, particulièrement long et rude, a eu une influence négative sur la croissance. Il a également révisé à la baisse, et pour la deuxième fois, la croissance du dernier trimestre 2012, qui a reculé de 0,7%.

 

La banque centrale allemande fait la leçon à la France

La banque centrale allemande fait la leçon à  la France

Jens Weidmann, président de la Banque centrale allemande (Bundesbank),   met en garde la France sur son déficit public, affirmant que Paris doit concrétiser ses engagements en matière budgétaire, dans un entretien paru jeudi.  « Les Etats membres (de l’Union européenne) ont convenu de budgets équilibrés à moyen terme », a souligné M. Weidmann dans le quotidien régional allemand WAZ. « Pour regagner la confiance, nous ne devons pas seulement mettre de nouvelles règles par écrit et promettre qu’on s’y tiendra dans le futur, mais on doit aussi les concrétiser », a-t-il poursuivi.  « La France a certes réduit son déficit budgétaire ces dernières années », a-t-il relevé. « Mais selon les prévisions de la Commission européenne, il sera toujours de près de 4% cette année et va même légèrement augmenter l’an prochain », a-t-il rappelé. « Pour moi ce ne sont pas des économies ».  Pour le dirigeant de la très respectée Bundesbank, « la France a, en tant que poids lourd de l’Union monétaire, un rôle de modèle ».  Jens Weidmann a également insisté sur le fait que le chômage des jeunes était dans certains pays européens « dramatique ». « Mais des programmes de dépenses et de stimulation à court terme de la croissance et une augmentation des dettes pour les générations à venir ne créent pas des emplois durables dont on a pourtant urgemment besoin », a-t-il estimé.  Le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble a appelé lundi la France à poursuivre ses réformes, rappelant que Paris ne devait « pas abandonner le chemin des réformes » après le sursis octroyé par Bruxelles pour réduire ses déficits publics.  A l’instar de l’Espagne, Paris a obtenu un sursis de deux ans, soit jusqu’en 2015, pour atteindre ses objectifs budgétaires, alors que la Commission européenne table sur une récession cette année en France et prévoit un dérapage de ses déficits contribuant à une hausse inquiétante du chômage.

 

Draghi : la voix allemande sur les changes

Draghi : la voix allemande sur les changes

Draghi est à coup sûr un expert sur la valeur des monnaies et des économie. En tant que président de Goldman Sachs Europe, il  avait trafiqué les comptes de la Grèce pour la rendre ce pays admissible à l’euro ; résultats des centaines de milliards pour tenter de sauver ce pays. En fait, Draghi, c’est la voix allemande depuis qu’a éclaté le couple franco Allemand et que la France ne joue plus qu’un second rôle. Le débat en cours sur les changes est « inapproprié, stérile et contre-productif », a déclaré vendredi Mario Draghi, le président de la Banque centrale européenne (BCE). S’exprimant à Moscou, où s’ouvre ce vendredi une réunion des ministres des Finances et banquiers centraux du G20, il s’est refusé à exprimer un jugement sur le niveau actuel de l’euro mais il a noté qu’il était proche des moyennes de long terme, en valeur nominale comme en valeur réelle. Il a parallèlement exprimé sa préférence pour les réformes structurelles comme moyen de favoriser la croissance, en soulignant les risques de l’endettement public. « Nous ne croyons pas qu’il soit soutenable d’augmenter les déficits publics pour créer de la demande », a-t-il dit lors d’une conférence de presse à l’issue d’une réunion avec des responsables de la banque centrale russe.

 

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Allemagne, la banque centrale allemande conteste l’union bancaire

Allemagne, la banque centrale allemande conteste l’union bancaire

 

L’Allemagne a toujours contesté l’union bancaire pour deux raisons d’une part en raison de la démographie des banques allemandes’ (nombreuses petites banques fragiles), d’autre part parce que l’Allemagne ne souhaite pas payer pour cette solidarité bancaire. L’Allemagne a imposé que cette union se limite aux plus grands établissements (3 à 4 par pays) mais demeure sur la réserve pour la solidarité qui en sera la conséquence le moment venu. Du coup la Bundesbank, la banque centrale allemande, émet d’importantes réserves sur les bases juridiques de la création de l’union bancaire européenne, rapporte dimanche l’hebdomadaire Der Spiegel, citant des juristes de l’institution. L’article se fait l’écho du scepticisme de la Buba sur l’union bancaire, un projet ambitieux qui prévoit une supervision commune des banques, un mécanisme de liquidation des établissements financiers en difficulté et une garantie commune des dépôts, afin de briser le cercle vicieux entre le système financier et les Etats. La Bundesbank n’était pas disponible dans l’immédiat pour commenter l’article du Spiegel. La banque centrale allemande a critiqué à plusieurs reprises ces dernières années certaines mesures anti-crise, sans jamais aller jusqu’à empêcher leur mise en application. Mais son opinion rencontre généralement un large écho en Allemagne et peut y influencer le débat politique. Après une première étude des résultats du sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union tenu la semaine dernière à Bruxelles, les juristes de la Bundesbank ont conclu que le projet d’union bancaire manquait de « bases juridiques suffisamment saines », écrit Der Spiegel. Parmi les points qui suscitent l’inquiétude de la Buba, explique le magazine, figurent le manque de clarté sur les responsabilités des superviseurs bancaires et le fait que les nouvelles autorités appelées à naître de la réforme, comme le comité d’arbitrage entre les superviseurs et le Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE), ne sont pas suffisamment encadrées par le droit européen. Jens Weidmann, président de la Bundesbank et membre du Conseil de la BCE, a laissé entendre la semaine dernière dans un entretien à un magazine que les ministres des Finances de l’Union auraient dû restreindre le nombre de banques placées directement sous la responsabilité de la BCE. L’accord conclu jeudi à Bruxelles prévoit que la BCE aura directement autorité sur au moins 150 des principales banques de l’Union et qu’elle pourra se saisir du cas d’établissements de moindre importance si elle le juge nécessaire.

 




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