Archive pour le Tag 'Allemagne'

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Allemagne: inquiétudes sur la croissance

Allemagne: inquiétudes sur la croissance

 

Après un solide premier trimestre, la première économie européenne subit une baisse de la production industrielle et des exportations, tandis que ses commandes à l’industrie sont sans relief, laissant craindre qu’elle ne subisse le contrecoup d’une économie mondiale qui tourne au ralenti. Le moral des investisseurs en Allemagne s’est effondré en juillet à son plus bas niveau depuis presque quatre ans, plombé par les inquiétudes entourant le choix du Royaume-Uni de sortir de l’Union européenne, selon le baromètre ZEW publié mardi. Passant en territoire négatif, à -6,8 points, ce baromètre, qui mesure la confiance des acteurs de marché à l’égard de l’économie, s’est effondré de 26 points par rapport au niveau de 19,2 points enregistré en juin. Les analystes interrogés par le fournisseur de services financiers Factset s’attendaient à une chute mais pas d’une telle ampleur, puisqu’ils misaient en moyenne sur un indice à 6 points. Pourtant il y avait des raisons objectives pour s’attendre à cette dégradation.  La production industrielle allemande a baissé de 1,3% en mai alors que les économistes interrogés par Reuters l’attendaient inchangée. En avril, la production industrielle avait augmenté de 0,5% et non pas de 0,8% comme annoncé dans un premier temps. Par ailleurs la production industrielle en France comme en Allemagne recule. À cet environnement international dégradé il convient d’ajouter un autre facteur négatif pour la France avec les nombreuses manifestations et surtout les blocages et autres grèves. Ce résultat des deux premières puissances européennes laisse présager de mauvais chiffres de croissance pour le second trimestre en zone euro. La production industrielle en France s’est  repliée de 0,5% en mai, après une hausse de 1,2% en avril, a indiqué vendredi l’Insee. La production manufacturière est pour sa part restée stable en mai, mois qui a été marqué par raffineries organisés pour protester contre le projet de loi travail. Elle avait augmenté de 1,3% en avril.

Allemagne : moral en baisse

L’amélioration du moral des consommateurs allemands va subir un coup d’arrêt en août sous l’effet du vote britannique en faveur du Brexit, selon le dernier baromètre de l’institut GfK publié mercredi.  »Les consommateurs allemands ne sont visiblement pas restés insensibles à la décision des citoyens britanniques de sortir de l’UE », relève l’institut dans un communiqué. Après plusieurs mois de hausse, le baromètre de la confiance des consommateurs est censé atteindre 10 points en août après 10,1 points en juillet, selon l’institut GfK qui interroge chaque mois environ 2.000 consommateurs. Les attentes concernant la conjoncture, composante de l’indicateur, sont particulièrement affectées par le résultat du référendum sur le Brexit en juin dernier. En juillet déjà, elles ont enregistré un net repli, après trois mois de hausse.  »Les consommateurs estiment visiblement que l’économie allemande ne connaîtra pas dans les mois qui viennent une croissance aussi forte que ces derniers mois. Cela est lié d’après eux à la décision des Britanniques de quitter l’UE », explique le GfK. Selon un sondage réalisé par l’institut sur les conséquences attendues du Brexit sur la conjoncture et l’emploi en Allemagne, 52% des interrogés disent s’attendre à des répercussions négatives pour l’économie allemande. Toutefois, 70% jugent qu’un Brexit ne mettrait pas en danger leur emploi, ce qui soutient la propension à consommer des Allemands. Outre le Brexit, la série d’attaques perpétrées en Allemagne ces derniers jours – une agression à la hache dans un train à Wurzbourg, une fusillade à Munich et un attentat suicide près d’un festival de musique à Ansbach -, pourrait laisser des traces sur le moral des consommateurs dans les prochains mois, souligne l’institut.

(AFP)

Terrorisme : l’Allemagne: aussi concernée

Terrorisme : l’Allemagne: aussi concernée

 

 

Encore un attentat en Allemagne qui démontre à l’évidence qu’aucune zone géographique n’est à l’abri de ces tueries. Un réfugié syrien de 27 ans souffrant de troubles psychiatriques a péri dimanche soir dans l’explosion qu’il a provoquée près d’un festival de musique dans le sud de l’Allemagne, à Ansbach.  »Il s’agit malheureusement d’un nouvel attentat terrible, qui à coup sûr accroît l’inquiétude des gens », a déclaré à la presse le ministre de l’Intérieur du Land de Bavière, Joachim Herrmann, venu sur les lieux de l’explosion.  Le demandeur d’asile est mort dans l’explosion de sa bombe, qui a aussi blessé 12 personnes, dont trois grièvement. Les secours ont tenté en vain de le ranimer. Le ministre a expliqué que les autorités cherchaient à vérifier s’il s’agit d’un attentat islamiste. « On ne peut pas exclure que ce soit le cas », a-t-il dit. Le fait qu’il ait voulu attenter à la vie d’autrui plaide en faveur de cette hypothèse, a-t-il ajouté. Le directeur adjoint de la police d’Ansbach, Roman Fertinger, a parlé d’ »indices » selon lesquels des pièces de métal ont été ajoutées à l’explosif. L’auteur de l’attentat, dont la demande d’asile avait été rejetée il y a un an, avait l’intention d’ »empêcher » la tenue du festival de musique pop en plein air auquel participaient plus de 2.500 personnes dans la ville, selon le ministre. Il a essayé d’entrer sur les lieux mais a dû faire demi-tour dans la soirée faute de ticket d’entrée. La bombe a détonné peu après vers 22h (20h GMT) devant un restaurant du centre-ville, à proximité immédiate du festival. Le Syrien, qui résidait à Ansbach, avait tenté par deux fois dans le passé de mettre fin à ses jours et séjourné dans une clinique psychiatrique, selon le ministre, qui a précisé ne pas savoir si l’homme était aussi animé d’intentions suicidaires.

 

(Avec AFP)

Croissance Allemagne: le moral des investisseurs s’effondre

Croissance Allemagne: le moral des investisseurs s’effondre

 

Conscient sans doute que les chiffres macro économiques du second trimestre ne seraient pas très brillants, le gouvernement allemand a pronostiqué un rebond pour le troisième trimestre. Or ce rebond est contredit par l’écroulement du moral des investisseurs mesurés en juillet.  Après un solide premier trimestre, la première économie européenne subit une baisse de la production industrielle et des exportations, tandis que ses commandes à l’industrie sont sans relief, laissant craindre qu’elle ne subisse le contrecoup d’une économie mondiale qui tourne au ralenti. Le moral des investisseurs en Allemagne s’est effondré en juillet à son plus bas niveau depuis presque quatre ans, plombé par les inquiétudes entourant le choix du Royaume-Uni de sortir de l’Union européenne, selon le baromètre ZEW publié mardi. Passant en territoire négatif, à -6,8 points, ce baromètre, qui mesure la confiance des acteurs de marché à l’égard de l’économie, s’est effondré de 26 points par rapport au niveau de 19,2 points enregistré en juin. Les analystes interrogés par le fournisseur de services financiers Factset s’attendaient à une chute mais pas d’une telle ampleur, puisqu’ils misaient en moyenne sur un indice à 6 points. Pourtant il y avait des raisons objectives pour s’attendre à cette dégradation.  La production industrielle allemande a baissé de 1,3% en mai alors que les économistes interrogés par Reuters l’attendaient inchangée. En avril, la production industrielle avait augmenté de 0,5% et non pas de 0,8% comme annoncé dans un premier temps. Par ailleurs la production industrielle en France comme en Allemagne recule. À cet environnement international dégradé il convient d’ajouter un autre facteur négatif pour la France avec les nombreuses manifestations et surtout les blocages et autres grèves. Ce résultat des deux premières puissances européennes laisse présager de mauvais chiffres de croissance pour le second trimestre en zone euro. La production industrielle en France s’est  repliée de 0,5% en mai, après une hausse de 1,2% en avril, a indiqué vendredi l’Insee. La production manufacturière est pour sa part restée stable en mai, mois qui a été marqué par raffineries organisés pour protester contre le projet de loi travail. Elle avait augmenté de 1,3% en avril.

Croissance : baisse de la production industrielle en France et en Allemagne

Croissance : baisse de la production industrielle en France et en Allemagne  

Conséquence du tassement économique mondial, la production industrielle en France comme en Allemagne recule. À cet environnement international dégradé il convient d’ajouter un autre facteur négatif pour la France avec les nombreuses manifestations et surtout les blocages et autres grèves. Ce résultat des deux premières puissances européennes laisse présager de mauvais chiffres de croissance pour le second trimestre en zone euro. La production industrielle en France s’est donc  repliée de 0,5% en mai, après une hausse de 1,2% en avril, a indiqué vendredi l’Insee. La production manufacturière est pour sa part restée stable en mai, mois qui a été marqué par des blocages de raffineriesorganisés pour protester contre le projet de loi travail. Elle avait augmenté de 1,3% en avril.  Pour l’Allemagne,    La production a baissé de 1,3% en mai, a annoncé le ministère de l’Economie jeudi, alors que les économistes interrogés par Reuters l’attendaient inchangée. En avril, la production industrielle avait augmenté de 0,5% et non pas de 0,8% comme annoncé dans un premier temps. Pour le ministère, la production industrielle s’est légèrement tassée au deuxième trimestre mais il ajoute que la confiance du secteur industriel s’est améliorée récemment et que la production devrait confirmer son accélération modérée.

Croissance Allemagne : baisse de la production industrielle

Croissance Allemagne : baisse de la production industrielle

Signe du tassement mondial la production industrielle allemande  est en recul; elle  s’est contractée en mai, accusant son recul mensuel le plus marqué depuis août 2014, ce qui laisse penser que la première économie européenne a perdu de son allant au deuxième trimestre après un début d’année étonnamment dynamique.   La production a baissé de 1,3% en mai, a annoncé le ministère de l’Economie jeudi, alors que les économistes interrogés par Reuters l’attendaient inchangée. En avril, la production industrielle avait augmenté de 0,5% et non pas de 0,8% comme annoncé dans un premier temps. Pour le ministère, la production industrielle s’est légèrement tassée au deuxième trimestre mais il ajoute que la confiance du secteur industriel s’est améliorée récemment et que la production devrait confirmer son accélération modérée.

 

(Reuters)

Croissance Allemagne : ralentissement

Croissance Allemagne : ralentissement

Après une croissance relativement dynamique au premier trimestre, un tassement est à attendre pour le second. En cause un environnement mondial peu dynamique  (Chine bien sûr mais aussi Japon, États-Unis Grande-Bretagne) qui freine la production industrielle. Finalement la croissance de l’année en cours sera à peu près du même niveau que celle de 2015. La croissance allemande devrait ralentir fortement au deuxième trimestre avant de rebondir et de retrouver une trajectoire solide dans les mois qui suivent, estime donc  la Bundesbank dans son rapport mensuel publié lundi. La banque centrale impute ce ralentissement à la baisse de la demande pour les exportations industrielles, aux fluctuations du secteur de la construction et à l’atténuation de l’impact positif des températures clémentes de l’hiver. Dans son rapport mensuel également publié lundi, le ministère de l’Economie dit tabler lui aussi sur une croissance moins dynamique mais parle néanmoins d’un solide début de deuxième trimestre. La première économie européenne a enregistré une croissance de 0,7% en janvier-mars, sa meilleure performance depuis deux ans, grâce à une hausse de la consommation privée, de l’investissement dans le BTP et des dépenses publiques qui ont plus que compensé un coup de mou du commerce extérieur. Pour l’ensemble de 2016, la Bundesbank maintient sa prévision d’une croissance de 1,7%, comme en 2015, ce qui correspond aussi à la prévision du gouvernement. « Le sentiment positif que dénotent les enquêtes auprès des entreprises et des ménages suggère que la croissance économique va accélérer de nouveau sur les six prochains mois après un accès de faiblesse au deuxième trimestre », écrit la Buba.

(Avec Reuters)

CO2 : durcissement pour les voitures en Allemagne

CO2 : durcissement pour les voitures en Allemagne

L’Allemagne veut un durcissement des règles déterminant les conditions d’émission de CO2 des automobiles. Une réaction positive après le scandale Volkswagen et une enquête en Allemagne montrant que 30 modèles dépassent les limites prévues. L’Allemagne souhaite que l’Union européenne durcisse sa législation encadrant les émissions de CO2 des automobiles, a annoncé lundi le ministère des Transports, confirmant une information parue dans le quotidien financier Handelsblatt. Pas sûr cependant qu’on abaisse les seuils d’émission car la plupart des voitures dépasse les limites prévues lorsqu’elles sont en situation de circulation réelle. On pourrait au contraire voir ces seuils diminuer mais avec des contrôles plus pertinents pour mesurer les émissions de CO2 dans des conditions plus proches de la réalité de circulation. Cette proposition intervient après la publication le mois dernier d’un rapport d’enquête montrant que 30 modèles dégageaient des niveaux élevés de CO2. L’Allemagne fait passer des tests à plusieurs modèles diesel dans la foulée du scandale ayant touché Volkswagen, qui a reconnu l’an dernier avoir falsifié pendant des années les performances de plusieurs de ses modèles lors des tests anti-pollution réglementaires. L’article du Handelsblatt indique que Berlin a préparé un document appelant au durcissement de la législation et qu’il sera présenté mardi à Luxembourg aux ministres européens des Transports. La proposition vise à durcir suffisamment les règles entourant les émissions de CO2 pour dissuader les constructeurs d’utiliser des moyens technologiques afin d’influer sur les tests ou pour les déjouer. Le document entend en outre faire en sorte que les constructeurs soient contraints de dévoiler les dispositifs qu’ils utilisent pour préserver les moteurs lorsqu’ils sont durement sollicités et de dire comment fonctionnent les logiciels.

G7-relance de la croissance : l’Allemagne dit NEIN

G7-relance de la croissance : l’Allemagne dit NEIN

Le G7 qui se réunit vendredi et samedi devrait traiter de la problématique de la relance économique. Un peu partout en effet l’activité se tasse y compris maintenant aux États-Unis au Royaume uni. Du coup certain comme le Japon militent en faveur d’une relance budgétaire. Une position toutefois qui sera très fermement combattue une nouvelle fois par l’Allemagne qui demeure sur une ligne philosophique d’orthodoxie budgétaire et qui ne veut surtout pas entendre parler de relance de type keynésien. Pour l’Allemagne ce sont les réformes structurelles et seulement elle qui sont de nature à redonner de la vigueur à la croissance. Du coup comme souvent il ne faut pas attendre grand-chose de ce G7. Le Japon sera vraisemblablement soutenu dans sa démarche par la France mais en vain, Tokyo a pourtant l’intention de plaider pour davantage de souplesse budgétaire. Autrement dit, permettre plus de dépenses publiques – afin de stimuler l’économie mondiale qui reste modeste, lors de la réunion des ministres des Finances et des banquiers centraux du G7 (Allemagne, États-Unis, Japon, France, Italie, Royaume-Uni, Canada) vendredi et samedi, à Sendai au Japon. «Cette vue est partagée entre le Japon, les États-Unis, le Canada, l’Italie, la France et l’Union européenne», a récemment déclaré le premier ministreShinzo Abe. L’Allemagne, qui défend bec et ongles l’orthodoxie budgétaire, n’a pas manqué de se faire entendre avant d’arriver à Sendai. «Des politiques budgétaire et monétaire généreuses ne pourront stimuler la croissance sur le long terme», a averti le président de la Bundesbank Jens Weidmann, cité par Reuters, répétant en substance des propos indiqués au Figaro. «Pour orienter l’économie mondiale sur la voie d’une croissance plus soutenue, des réformes sont indispensables», a insisté le banquier central allemand. Le ministre des Finances allemand, Wolfgang Schäuble, a également indiqué à ses homologues dans une interview au quotidien économique japonais Nikkei qu’ «il est important de promouvoir des réformes structurelles et de réduire la dette publique». Voilà qui est dit une énième fois à ceux qui chercheraient à lâcher du lest en matière d’assainissement des finances publiques… Il reste que le gouvernement allemand est lui-même pointé du doigt pour ne pas dépenser et investir suffisamment en vue de soutenir la croissance mondiale alors même qu’il dispose d’importantes marges de manœuvre budgétaires contrairement à l’Italie ou encore la France. Également interviewé par le quotidien Nikkei, le ministre des Finances français, Michel sapin, a jugé utile de prendre en exemple le Canada. «Je remarque qu’il y a un grand pays du G7 qui a déjà décidé de soutenir beaucoup plus la croissance mondiale par une dépense budgétaire supérieure: c’est le Canada. Et donc je pense qu’il faut qu’on s’inspire, que tous les pays du G7 et du G20 qui ont cette capacité budgétaire supplémentaire, s’inspirent de cette situation et de la décision du Canada pour prendre les bonnes décisions en termes de dépenses budgétaires».

 

Réunion climat en Allemagne : une prise de température

Réunion climat en Allemagne : une prise de température

 

 

 

C’est la première réunion après la signature officielle à l’ONU de l’accord climat. Il ne faut pas s’attendre  à de grandes décisions mais plutôt à une prise de température sur les intentions réelles des différents Etats pour mettre en œuvre l’accord initialement signé à Paris. En effet les contributions élaborées par chaque pays pour la COP  21  prennent désormais le statut d’action concrète.  Avec l’adoption de l’Accord de Paris, ces contributions ont changé de statut juridique : le texte transforme ce qui n’était que des intentions en plans d’action concrets dorénavant connus sous le sigle d’INDC (article 4 de l’accord). Un nouveau chantier, capital, s’ouvre aux négociateurs qui vont se réunir à Bonn. « Les fondations sont posées, à nous maintenant de construire notre maison commune », a déclaré la ministre française de l’Environnement, Ségolène Royal, aux 2.000 délégués présents à Bonn jusqu’au 26 mai. « Il s’agit désormais de bâtir sur l’accord ambitieux et juste qui a été trouvé en décembre dernier pour renforcer l’action sur le terrain », leur a-t-elle également dit. L’accord conclu à Paris fixe des objectifs à l’horizon 2100 notamment pour la transition énergétique mais reste vague, par exemple, sur les mécanismes qui permettront aux gouvernements de signaler et de surveiller la mise en oeuvre de leurs plans nationaux de réduction des émissions de gaz à effet de serre. De nombreux délégués ont fait part de leur inquiétude face au réchauffement de la température et aux événements extrêmes comme les dégâts provoqués sur la Grande barrière de corail en Australie, les feux de forêt au Canada ou encore la sécheresse en Inde.  Tous les principaux secteurs économiques sont potentiellement concernés : transports, bâtiment (deux enjeux essentiels dans les pays émergents qui connaissent une urbanisation rapide), énergie, agriculture, finance.  De ce point de vue l’accord conclu dans le cadre de CoP 21 volontariste dans les intentions demeure très vague quant à la stratégie et au moyen. En l’état des contributions de chaque pays, ils conduiraient à une limitation du réchauffement compris entre 2,9°C et 3,1°C, bien loin du seuil des 2°C requis. Pour respecter ce seuil il faudrait très rapidement prévoir l’interdiction de la motorisation diesel est envisagé le tout électrique d’ici une trentaine d’années pour l’automobile. On est encore loin du compte car rare sont les pays qui émettent l’idée de la fin du diesel pour l’automobile (avec bien sûr des exceptions pour les poids-lourds et  la navigation) Une révision à la hausse du niveau d’ambition est pourtant cruciale si les 196 parties signataires de l’accord veulent respecter les objectifs fixés par l’accord. Et c’est ce qu’il prévoit : un mécanisme de révision des NDC tous les cinq ans, avec un premier bilan mondial des impacts prévus en 2023 (article 14 de l’accord). Mais une session intermédiaire est prévue dès 2018, présentée comme un « dialogue de facilitation entre les parties » en jargon onusien. « Cette échéance ouvre de fait une phase de travail de deux ans qui débutera avec la prochaine session des négociations », observe Thomas Spencer. Un premier rendez-vous est d’ailleurs prévu : un registre public intérimaire des NDC sera présenté le 18 mai à Bonn, lors duquel « les pays auront l’occasion de formuler des commentaires sur la conception et les caractéristiques du registre », précise le communiqué de la CCNUCC. « Nous n’avons pas d’autre option que d’accélérer » les actions pour limiter le réchauffement, a déclaré Christiana Figueres, secrétaire exécutive de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CNUCC), interrogée sur les dernières données publiées par la Nasa qui note un net réchauffement de la planète ces derniers temps. Elle a ajouté que les engagements pris par les nations en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre plaçaient la planète sur une trajectoire de réchauffement compris entre 2,5 et 3°C par rapport à l’ère préindustrielle, soit au-dessus de l’objectif de l’accord de Paris visant à le maintenir « nettement en-dessous » des 2°C avec un objectif de 1,5°C. « A l’évidence, nous ne sommes pas encore sur la voie », a-t-elle ajouté.

(Avec Reuters)

La BCE trop puissante …. Pour l’Allemagne

La BCE trop puissante …. Pour l’Allemagne

Il est clair que la contestation de la politique de la Banque centrale européenne ne cesse d’être critiquée en Allemagne notamment sa politique accommodante concernant surtout la faiblesse des taux d’intérêt et le rachat d’actifs. Cette fois la critique vient des principaux conseillers du gouvernement. Curieux pour un pays qui n’a cessé de militer dans le passé pour une indépendance totale de la Banque centrale et qui maintenant est contestée pour n’être soumises à aucune autorité politique. La Banque centrale européenne (BCE) est devenue trop puissante, notamment à cause du rôle de plus en plus politique que lui accordent les gouvernements, a critiqué dimanche l’une des principales conseillères économiques de Berlin dans une interview. « La BCE a gagné un pouvoir énorme, bien qu’elle ne réponde à aucun contrôle parlementaire. Je porte un regard critique sur cela », a déclaré Isabel Schnabel au journal Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung. Interrogée sur le fait que l’institution de Francfort soit devenue trop puissante, elle a répondu: « Je pense que oui. » La BCE « est aussi devenue plus politique. Mais c’est parce que les politiques ont souvent échoué à agir et ont par conséquent forcé à la BCE à le faire », a ajouté Isabel Schnabel pour qui la BCE « est devenue une institution quasi-politique ». Mme Schabel est l’une des cinq « Sages », ces économistes influents qui conseillent le gouvernement de la première économie du continent. Curieusement la conseillère du gouvernement allemand approuve cependant la politique ultra accommodante de la banque centrale européenne.

(Avec AFP)

Migrants : 93 milliards d’euros d’ici à 2020 pour l’Allemagne

Migrants : 93 milliards d’euros d’ici à 2020 pour l’Allemagne

 

Le gouvernement allemand prévoit de dépenser quelque 93,6 milliards d’euros d’ici la fin 2020 pour l’accueil des demandeurs d’asile, rapporte samedi l’hebdomadaire Der Spiegel, citant un document émanant du ministère fédéral des Finances en vue de négociations avec les seize Länder. Les calculs du ministère comprennent le coût lié à l’hébergement et l’intégration des réfugiés ainsi que celui de mesures visant à s’attaquer aux racines de l’exode de milliers de migrants et réfugiés des régions frappées par la guerre ou la pauvreté. L’Allemagne a accueilli l’an dernier plus d’un million de réfugiés, principalement en provenance de Syrie et d’autres zones de conflit. Le nombre d’arrivées s’est réduit cette année, en partie grâce à un accord passé en mars entre l’Union européenne et Ankara, qui prévoit le renvoi vers la Turquie des migrants arrivant dans les îles grecques. Le gouvernement allemand prévoit l’arrivée de 600.000 migrants cette année, de 400.000 migrants en 2017 et de 300.000 migrants dans chacune des années suivantes, montre le document du ministère. Il s’attend à ce que 55% des réfugiés régularisés trouvent un emploi après cinq ans. Un porte-parole du ministère des Finances n’a pas souhaité commenter ces chiffres, soulignant que les discussions étaient en cours entre Berlin et les Länder. Une nouvelle réunion est programmée le 31 mai pour débattre de la répartition des coûts entre autorités fédérales et régionales. Le gouvernement fédéral et les Länder sont en désaccord sur le coût de la crise des réfugiés et sur la part que Berlin devrait financer. Les Länder se plaignent de ne pouvoir faire face à l’afflux de réfugiés. Selon Der Spiegel, ils s’attendent à payer 21 milliards d’euros cette année, et jusqu’à 30 milliards d’euros d’ici 2020. Le coût annuel de la gestion de la crise migratoire s’élèverait à 20,4 milliards d’euros en 2020, contre 16,1 milliards cette année, ajoute le document.

(Avec Reuters)

 

L’Allemagne veut limiter les prêts des banques aux Etats

L’Allemagne veut limiter les prêts des  banques aux Etats

Lors  de la dernière réunion des ministres des finances de l’union européenne, l’Allemagne a clairement fait savoir qu’elle entendait réduire l’exposition des banques auprès des Etats. Une préoccupation qui n’est pas seulement d’ordre méthodologique ou pour s’assurer de la solidité des fonds propres des banques. Ce que veut l’Allemagne c’est en effet limiter l’exposition souveraines des banque, en clair limiter les possibilités d’emprunt des Etats donc peser sur leur politique budgétaire. Une pression pour imposer la rigueur allemande à l’ensemble des pays qui vient s’ajouter aux critiques récurrentes de l’Allemagne vis-à-vis de ce qui est considéré comme le laxisme monétaire de la part de la BCE. Les emprunts d’Etat, considérés comme étant sans risques, sont exonérés des limitations imposées aux avoirs bancaires constitués par la dette des entreprises et des ménages. Cela permet aux Etats d’emprunter à faible coût mais on s’est aperçu, à l’occasion de la crise de la dette de la zone euro, que cela entretenait aussi un cercle non vertueux entre ces derniers et le secteur bancaire.   »Nous avons eu une discussion ouverte sur le traitement réglementaire de l’exposition souveraine des banques; il y a eu différentes idées sur la façon de procéder », a déclaré le ministre des Finances néerlandais Jeroen Dijsselbloem vendredi, à l’issue d’une réunion de l’Ecofin.  Les travaux se poursuivront au niveau des experts et les ministres pourraient à nouveau aborder le sujet en juin, a-t-il ajouté. Dans un document dont les ministres ont discuté, la présidence néerlandaise de l’UE propose diverses possibilités, dont un plafonnement et une augmentation du coût de détention de la dette souveraine. Le Britannique Jonathan Hill, commissaire européen aux affaires financières, estime que le sujet doit faire l’objet d’un accord international et pas seulement au sein de l’Ecofin. Le Comité de Bâle étudie lui-même la question depuis des mois.  Pour Dijsselbloem il faut aborder le dossier dans le cadre des discussions sur le projet plus général d’union bancaire. L’Allemagne subordonne une telle union à l’existence de banques plus saines et plafonner leur exposition à la dette souveraine est pour elle l’un des moyens d’y parvenir. L’Italie est l’un des pays les plus opposés au principe du plafonnement dans la mesure où ses banques détiennent une bonne partie de la dette publique. Elles verraient la valeur de ces avoirs sensiblement diminuer en cas de plafonnement.

 

(AFP-Reuters)

BCE : la guerre en dentelle avec l’Allemagne

 

BCE : la guerre en dentelle avec l’Allemagne

 

La guerre entre Mario Draghi patron de la BCE et l’Allemagne n’est pas officiellement déclarée mais elle se prépare. -La tonalité très ferme de Mario Draghi qui en réponse aux critiques allemandes a indiqué jeudi 21 avril que la banque centrale utiliserait tous les moyens à sa disposition si nécessaire et qui a souhaité en outre que sa politique monétaire soit davantage soutenue tant au plan national qu’européen. Pour Mario Draghi pas question de changer de stratégie, il a donc confirmé les  orientations déjà annoncées à savoir le maintien du taux principal à zéro, de larges liquidités pour les banques et le rachat d’actifs y compris d’actifs privés à partir de juin. Le président de la BCE a exhorté les Etats ç l’accompagner dans ses efforts pour regonfler une inflation actuellement presque inexistante et pour soutenir l’activité. D’ici juin il faut sans doute s’attendre un nouvel échange d’amabilité entre deux visions relativement opposées celle de la BCE qui justifie de son indépendance et celle de l’Allemagne toujours hantée par la rémunération de ses épargnants. Quelques semaines après avoir musclé son action face à une inflation léthargique, la BCE a demandé jeudi 21 avril qu’on « laisse du temps » à ses mesures pour dévoiler pleinement leurs effets, mais exigé que les gouvernements fassent davantage leur part du travail.  »Nos mesures fonctionnent, elles sont efficaces, laissez leur juste du temps pour montrer pleinement leurs effets », a déclaré Mario Draghi, lors d’une conférence de presse. Mais cela ne peut se faire tout seul. « Afin de récolter pleinement les fruits de nos mesures de politique monétaire, d’autres sphères de décision doivent contribuer de façon beaucoup plus appuyée, au niveau national et au niveau européen », a-t-il insisté avec un ton plus véhément qu’à l’habitude. La politique de la BCE est « la seule à soutenir la croissance » depuis quatre ans, a-t-il regretté, reprochant aux gouvernements de ne pas avoir lancé les réformes structurelles indispensables. « Nous considérons la présence du Royaume-Uni dans l’Union européenne comme mutuellement bénéfique et nous continuerons à le dire dans les prochaines semaines », a par ailleurs déclaré Mario Draghi. Un Brexit serait-il de nature à « mettre en danger le redressement économique de la zone euro ? L’évaluation de nos équipes est que le risque que cela soit le cas est limité », a affirmé le banquier central. Le président de l’institution monétaire de Francfort (ouest) s’exprimait à l’issue de la réunion régulière du conseil des gouverneurs, qui a décidé, sans surprise, de maintenir ses taux d’intérêt directeurs à leurs niveaux historiquement bas. Le taux central, baromètre du crédit en zone euro, est à zéro depuis le mois dernier, ce qui signifie qu’emprunter ne coûte pratiquement plus rien. Mais aussi que les placements ne rapportent plus, ou très peu, ce qui vaut à la BCE de vives critiques en Allemagne, pays où l’épargne est chérie.  »Nous avons pour mandat de chercher à atteindre la stabilité des prix pour toute la zone euro, pas seulement pour l’Allemagne », a dit Mario Draghi.

(avec AFP)

Valls veut une finale France -Allemagne en foot ou en économie ?

Valls veut une finale France -Allemagne en foot ou en  économie ?

 

À peine populiste mais toujours aussi volontariste Valls, le Clemenceau d’opérette, veut une finale France Allemagne. Pas en économie non mais en foot à l’occasion de l’euro 2016 qui va se dérouler en France. Panem et circenses, la vieille formule de la Rome antique est donc recyclée, on va donc distribuer quelques miettes ici ou là, aux fonctionnaires, aux retraités, aux chômeurs, aux allocataires sociaux et en même temps leur offrir des jeux afin d’oublier la crise. Manuel Valls en dépit de l’environnement très dangereux tient absolument au maintien de cette compétition susceptible de faire oublier pendant quelques semaines une crise qu’il se montre incapable de gérer. À défaut de trouver du travail les chômeurs pourront toujours se rendre au stade. Manuel Valls joue sur du velours près de 80 % des Français souhaite le maintien de cette compétition, pire plus de 72 % pense que les enceintes sportives sont bien sécurisées. Un aveuglement encouragé par une irresponsabilité totale du pouvoir dans la mesure où le risque zéro ne peut exister quand  50 000 personnes sont réunies dans le même lieu. On aurait sans doute aimé que Manuel Valls veuille une autre finale : la France opposée à l’Allemagne en matière d’économie. Mais là le match est déjà joué, plus précisément il ne peut avoir lieu depuis que Merkel ignore superbement la France celle de Hollande comme celle de Sarkozy. Souvenons-nous en particulier du fameux pacte de croissance qui n’a jamais vu le jour. En économie comme en sport,  à la fin c’est toujours l’Allemagne qui gagne !

Allemagne : percée de la droite populiste dans trois régions

Allemagne : percée de la droite populiste dans trois régions

La politique de Merkel a été nettement sanctionnée lors d’élections régionales. Des élections régionales qui se traduisent par un recul du parti de Merkel la CDU et aussi l’entrée du parti populiste s dans les trois parlements régionaux concernés. En cause notamment les contradictions de la politique migratoire de Merkel qui dans un premier temps à largement ouvert les portes de l’Allemagne en autorisant l’installation d’un million de migrants en 2015 puis qui a demandé ensuite à la Turquie de bloquer les flux contre rémunération. Bref une politique à la fois hasardeuse et contradictoire. Cette sanction dans les urnes aura vraisemblablement un impact sur l’évolution de la politique menée par Merkel en matière d’immigration bien sûre mais au-delà aussi car on constate en Allemagne un phénomène de lassitude à l’égard des partis établis au pouvoir actuellement. D’une manière générale l’Allemagne n’échappe donc pas à la montée du populisme constaté dans la plupart des pays d’Europe  La droite populiste allemande AfD a effet effectué une percée lors de trois scrutins régionaux dimanche. Le mouvement Alternative pour l’Allemagne a recueilli entre 12,4% et 24,3% des voix lors des trois scrutins pour les parlements régionaux, selon des résultats partiels, du jamais vu dans une élection de ce type dans l’Allemagne d’après-guerre. Dans deux Etats l’AfD devance le parti social-démocrate.  Les populistes entrent ainsi dans les trois parlements régionaux. Les conservateurs de la chancelière Angela Merkel sont battus en particulier dans leur fief historique du Bade-Wurtemberg (ouest), devancés par les Verts, et en Rhénanie-Palatinat, où les sociaux-démocrates du SPD arrivent en tête. En Saxe-Anhalt, dans l’ancienne Allemagne de l’Est, la CDU reste le premier parti avec 29,8% des suffrages mais l’AfD recueille 24,2%.  L’Allemagne a ouvert ses portes à plus d’un millions de réfugiés l’an dernier. Contestée pour sa politique de la main tendue aux réfugiés, Angela Merkel a multiplié les meetings électoraux et les interventions dans les médias ces dernières semaines.  Il y a encore un an, personne n’aurait parié sur le retour de l’AfD. Ce jeune parti europhobe avait pour ainsi dire disparu de l’échiquier politique après quelques succès électoraux pendant la crise de l’euro. Pour Hendrick Träger, politologue à l’université de Leipzig.  « Bien sûr, l’AfD tire profit de la crise des réfugiés, mais plus largement du mécontentement d’une part de la population vis-à-vis des partis établis. C’est comparable à ce qu’incarne le Front national en France. L’AfD se présente aussi comme une alternative au système ».

Euro: la guerre est déclarée entre la BCE et l’Allemagne

Euro: la guerre est déclarée entre la BCE et l’Allemagne

 

D’une manière presque unanime la presse allemande a condamné avec vigueur les mesures de politique monétaire accommodante décidée par Mario Draghi. L’argument majeur développé par l’Allemagne c’est que cette politique porte atteinte aux épargnants et aux retraités, en outre cette politique contribue à l’affaiblissement de l’euro alors que l’Allemagne s’est toujours battue pour une monnaie forte. Par principe, l’Allemagne et donc contre toutes orientations visant une dévaluation compétitive. Après l’annonce par la BCE jeudi de nouvelles largesses, que beaucoup dans le plus grand pays d’Europe prennent comme une attaque contre leur économie, la guerre est ouvertement déclarée. Un montage-photo avec M. Draghi, président de l’institution monétaire, s’étale vendredi en Une du quotidien des affaires Handelsblatt, cigare aux lèvres allumé par un billet de 100 euros qui flambe. Le tabloïd Bild parle d’un «choc», le président de la fédération des exportateurs de décisions «catastrophiques» et de «dépossession des épargnants». Jeudi, la BCE a annoncé une nouvelle batterie de mesures de politique monétaire destinées à faire repartir les prix en zone euro. Au menu, encore plus de liquidités injectées dans l’économie, et une nouvelle baisse des taux d’intérêt. Le principal taux directeur passe à zéro, une première. Objectif: stimuler les crédits aux ménages et aux entreprises – pour lesquels les taux d’intérêt baissent -, pour les faire consommer et investir. Mais cela signifie aussi que placer son argent à la banque ne rapporte plus rien. Or en Allemagne, plus qu’ailleurs, thésauriser tient du sport national. «Pendant des années on a dit aux gens qu’il fallait mettre des sous de côté pour la retraite», rappelle pour l’AFP Carsten Klude, économiste de la banque M.M.Warburg. Dans un pays vieillissant, où le système public de retraite tiendra difficilement le choc, les pouvoirs publics ont mis en place de fortes incitations à investir dans des plans d’épargne-retraite. S’ajoute à cela le fait que les comptes bancaires allemands sont traditionnellement rémunérés. «Et maintenant les gens voient que cela ne rapporte plus rien, ils se sentent floués», poursuit M. Klude. «On peut comprendre la position des Allemands», qui ne date d’ailleurs pas d’hier, avance Sylvain Broyer, économiste de Natixis. Selon lui le pays, pour faire marcher à bon rythme son économie, «aurait besoin d’un taux (directeur de la BCE) à 2%» au lieu de zéro.

BCE: la presse allemande condamne Draghi au nom des épargnants allemands

BCE: la presse allemande condamne Draghi au nom des épargnants allemands

 

 

 

C’est presque unanimement que la presse allemande condamne les mesures de politique accommodante prise par le président de la BCE ;  une condamnation qui concerne surtout la baisse de rémunération pour l’épargne et indirectement la baisse de l’euro que cela va entraîner. Comme d’habitude,  l’Allemagne défend le principe d’une monnaie forte et combat la dévaluation compétitive. La presse allemande a la dent dure avec la Banque Centrale Européenne au lendemain de l’annonce par l’institution d’un paquet de mesures aussi amples qu’inédites en vue de combattre la faible inflation en zone euro. Le quotidien économique « Handelsblatt » fait ce vendredi sa Une en montrant un Mario Draghi allumant un cigare avec un billet de 100 euros en flamme, le tout sous-titré « Whatever it takes. Le jeu dangereux de Mario Draghi avec l’argent des épargnants allemands ». Un titre du reste montré la veille dans les pages du journal, à la manière d’un « teaser », comme si la réunion de jeudi n’avait rien changé au constat qui prévalait avant … Ce qui est neuf et inquiétant, note en revanche l’éditorialiste, est que « le marché a perdu la confiance en Mario Draghi, le magicien des marchés ». Le journal en veut pour preuve qu’après le cours feu d’artifice en bourse de jeudi, à la suite de l’avalanche de mesures annoncées par la BCE, les places financières ont cédé à la désillusion . Le verdict : « Draghi et ses troupes ont creusé eux-mêmes un trou d’où ils peuvent à peine sortir. Et ils creusent maintenant encore plus profond ». Mais en chemin vers un objectif d’inflation de 2% devenu « illusoire » à atteindre, la BCE va provoquer « des dégâts collatéraux énormes » avec à la clé diverses bulles financières, des banques encore plus fragilisées, et l’expropriation des épargnants. La BCE est ainsi en bonne voie pour « perdre la confiance », y compris chez ses plus fervents partisans durant la crise financière. « Le président de la BCE Mario Draghi a choisi lui-même la mauvaise voie », renchérit le quotidien de centre-gauche « Süddeutsche Zeitung ». « Il déprécie l’argent sans générer de la croissance. Au lieu de cela, il exproprie les épargnants de facto et se prive d’armes contre une véritable crise qui pourrait bientôt survenir à travers le monde. Boursicoteurs et politiciens se sont habitués à l’argent pas cher comme à une drogue, laquelle doit résoudre leurs problèmes. Au lieu de cela, nous devrions tous en ressentir les effets secondaires. Le président de la BCE a mis le feu à tout son arsenal l. Avec quel argent va-t-il soutenir l’Europe si une nouvelle grosse dépression à la 2008 devait se reproduire ? Mario Draghi est en route pour ruiner l’avenir de l’Europe », s’emporte le journal bavarois. Le quotidien conservateur « Frankfurter Allgemeine Zeitung » souligne de son côté que « pour Draghi il n’y a pas de limite, du fait que la BCE déclare elle-même que tout ce qu’elle fait est du ressort de son mandat. Cela est dangereux pour un organe indépendant de la politique comme une banque centrale. Néanmoins, la Cour européenne de justice, en conflit avec la Cour constitutionnelle allemande à propos de l’achat d’obligations d’État par la puissante institution européenne, lui a délivré un laissez-passer – bien que la BCE ne soit soumise à aucun contrôle démocratique, en dehors du fait que ce sont les chefs d’Etats et de gouvernements qui désignent ses administrateurs », note le journal francfortois. Taux de refinancement amené à zéro, taux sur les dépôts enfoncé en territoire négatif, rachats d’actifs en quantité toujours plus importante…

Allemagne: baisse des exportations

Allemagne:  baisse des exportations

Pour le deuxième mois l’Allemagne ressent à travers ses exportations la baisse de la demande mondiale. Les exportations allemandes ont baissé en janvier pour le deuxième mois consécutif et les importations ont grimpé, ce qui suggère qu’une faible demande a ralenti la croissance de la première économie d’Europe en début d’année. Les exportations ont baissé de 0,5% en janvier, en données corrigées des variations saisonnières, après un recul en décembre révisé à -0,7%, montrent les données publiées jeudi par Destatis, l’office allemand de la statistique. Les importations ont augmenté de 1,2%, ramenant l’excédent commercial de l’Allemagne à 18,9 milliards d’euros. Les économistes interrogés par Reuters s’attendaient à des exportations en hausse de 0,5% et des importations en progression de 0,4%.

Les États-Unis désormais premiers partenaire commercial de l’Allemagne

Les États-Unis désormais premiers partenaire commercial de l’Allemagne

Pendant longtemps la France a été le premier partenaire économique de l’Allemagne mais depuis 2015 ce sont  les États-Unis qui ont pris cette première place. Un événement qui peut expliquer les positions de plus ambiguës de l’Allemagne vis-à-vis du traité transatlantique. Au début très critique Merkel fait  aujourd’hui pression pour que ce traité soit signé par la commission économique même si elle émet encore quelques réserves sur certains points.  un traité par ailleurs négocié dans le plus grand secret entre les technocrates européens, les États-Unis et les lobbys qui doit permettre de remettre en question les trois quarts de la réglementation dans le domaine économique, social, environnemental et de la santé ;  en outre les États-Unis veulent que les litiges économiques et commerciaux soient désormais réglés par un tribunal arbitral qui de fait va constituer un abandon de souveraineté pour les Etats et l’union européenne. Concrètement l’agriculture par exemple c’est la porte ouverte aux OGM aux pesticides aux hormones de croissance et autres cocktails vétérinaires et chimiques pour doper les productions. Les Etats-Unis sont devenus les premiers partenaires commerciaux de l’Allemagne, détrônant la France qui tenait cette position depuis le milieu des années 1970, selon des chiffres officiels publiés mercredi 2 mars.  »En 2015, des biens d’une valeur de 173,2 milliards d’euros ont été échangés entre l’Allemagne et les Etats-Unis (exportations et importations) », ce qui fait des Etats-Unis « le partenaire commercial le plus important de l’Allemagne », devant la France (170,1 milliards d’euros) et les Pays-Bas (167,6 milliards d’euros), détaille l’Office fédéral des statistiques Destatis, dans un communiqué. C’est aussi vers les Etats-Unis que l’Allemagne a le plus exporté en 2015, la France, premier pays client des produits allemands depuis 1961, passant au second rang. C’est de Chine que l’Allemagne a le plus importé, la France arrivant en troisième position derrière les Pays-Bas. Une raison supplémentaire pour que l’Allemagne soutienne la libéralisation des échanges.

(Avec AFP)

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