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Déficit commercial : France 48 milliards de déficit, Allemagne excédent de 250 milliards

Déficit commercial : France 48 milliards de déficit, Allemagne excédent de 250 milliards

Une nouvelle fois,  la France affiche un déficit commercial important de près de 50 milliards à comparer aux 250 milliards d’excédents de l’Allemagne et aux 300 milliards pour la balance des paiements courants.  Avec 245 milliards de dollars, la Chine est reléguée à la deuxième place devant le Japon, selon une étude réalisée par l’institut économique IFO, en attendant les chiffres officiels des banques centrales. A l’inverse, les Etats-Unis accusent le déficit le plus important, avec un déficit courant de 478 milliards de dollars. En 2015, l’excédent de la balance des paiements courants de la Chine s’élevait à 293 milliards de dollars tandis que l’Allemagne affichait 257 milliards de dollars.  Il y a encore un peu plus de 4 ans, Nicole Bricq, alors ministre déléguée au Commerce extérieur comptait ramener le déficit commercial à zéro, hors facture énergétique, d’ici à 2017. Comme bon nombre des objectifs affichés au début du quinquennat de François Hollande, cette ambition semble désormais inatteignable. Selon les chiffres publiés par les douanes, ce mardi, en 2016, le solde commercial s’est dégradé l’an dernier, passant de 45 milliards d’euros en 2015 à 48,1 milliards l’an dernier. Ce alors que la facture énergétique s’est allégé de 8,3 milliards d’euros d’une année à l’autre.  « Ce ne sont pas des bons chiffres. Ce n’est pas une bonne année », a reconnu le secrétaire d’État chargé du Commerce extérieur, Matthias Fekl, interrogé par l’AFP. Matthias Fekl attribue ces mauvais résultats à « des retards chez les fournisseurs d’Airbus qui ont décalé des livraisons », soit une aggravation du solde de l’aéronautique de 4,7 milliards d’euros « qui a contribué fortement à la dégradation globale ». Le secrétaire d’État au Commerce a également pointé une baisse de 2,5 milliards d’euros des exportations agricoles « en raison d’une mauvaise saison dans les céréales ». Cette aggravation du déficit est due à « un accroissement du déficit manufacturier supérieur à l’allègement de la facture énergétique », ont souligné pour leur part les Douanes dans un communiqué. Les exportations de produits énergétiques ont affiché « un nouveau repli ». En revanche, les ventes de véhicules automobiles sont en hausse pour la troisième année consécutive, ont indiqué les Douanes. Matthias Fekl a toutefois souligné que le secteur automobile avait connu « une dégradation liée à une hausse des importations ». « Nous avons des importations élevées et une part de délocalisation de production, que ce soit en Europe de l’Est ou dans les pays du Maghreb qui est une réalité », a-t-il expliqué. Pour 2017, le gouvernement a prévu un déficit commercial de 48,9 milliards dans le PLF.

Conséquence de l’abandon de l’Euro : une différence de change de 20% entre la France et l’Allemagne

Conséquence de l’abandon de l’Euro : une différence de change  de 20% entre la France et l’Allemagne

 

 

 

 

En clair,  la France perdrait  20% de pouvoir d’achat en abandonnant l’Euro. Ceux qui militent pour quitter l’euro devraient être conscients que mécaniquement la dévaluation de la monnaie nationale atteindrait de l’ordre de 20 % par rapport à l’Allemagne. Ce que viennet  de démontrer le fonds monétaire international et des experts financiers. Pour la France le taux de change actuel de l’euro est d’environ 6% supérieur à ce qu’il devrait être pour convenir aux spécificités économiques de l’Hexagone, et notamment à sa compétitivité quelque peu «fluette» comme la constitution corporelle de Stan Laurel. Et c’est exactement l’inverse du point de vue de l’Allemagne pour qui l’euro est sous-évalué d’environ 15%. Autrement dit si les deux premières économiques de l’Union monétaire européenne recouvraient leur indépendance, le franc «posteuro» devrait être déprécié de l’ordre de 20% par rapport au mark «posteuro». Ces chiffres émanent du Fonds monétaire international (FMI) qui vient de publier son «External Sector Report» pour 2016. Ce titre un peu sibyllin désigne en réalité un exercice fort simple dans son principe. Il s’agit d’examiner les performances macroéconomiques des 29 principales économies nationales, essentiellement en fonction de leur solde commercial et financier extérieur et accessoirement de la situation de leurs finances publiques internes. Ce qui préoccupe le FMI en tant que responsable de la stabilité financière mondiale, ce sont les déséquilibres extérieurs des économies nationales. À cet égard le monde peut se diviser en deux. D’un côté les pays qui affichent des excédents externes, parfois énormes. Et de l’autre côté, ceux qui enregistrent des déficits de leur balance des paiements extérieurs, souvent tout aussi considérables. À partir de là, le FMI s’interroge sur les changements des cours des monnaies qui seraient nécessaires pour rééquilibrer les comptes de chaque nation. Autrement dit des dévaluations pour les pays déficitaires, et au contraire des réévaluations pour les économies en excédent. Cet affrontement entre les deux blocs peut se résumer en réalité à sept gros acteurs. D’un côté deux pays très déficitaires. Tout d’abord les États-Unis, dont la balance des paiements a été dans le rouge à hauteur de 473 milliards sur les douze derniers mois, soit encore 2,6% du PIB du pays en 2015. Et ensuite le Royaume-Uni, en déficit extérieur de 162 milliards de dollars, soit 5,2% du PIB britannique 2015. Dans le clan d’en face, cinq gros acteurs affichent des excédents. Trois Asiatiques, la Chine (285 milliards de dollars et 3% de son PIB en 2015), le Japon (159 milliards de dollars et 3,4% de son PIB) et la Corée du Sud (105 milliards de dollars et 7,3% de son PIB). À quoi s’ajoutent deux Européens, la Suisse (72 milliards de dollars d’excédent, 9% de son PIB 2015) et surtout la zone euro qui est le champion mondial toutes catégories: les 19 pays de la zone euro affichent collectivement vis-à-vis du reste du monde un excédent de la balance des paiements de 392 milliards de dollars, soit encore 3,2% du PIB de la zone euro. Ayant dressé cette carte mondiale des déséquilibres nationaux, le FMI en tire des conclusions sur les changements des cours des monnaies qui seraient susceptibles de rééquilibrer les comptes. L’exercice est bien sûr théorique et forcément approximatif, mais du moins donne-t-il des orientations sur les évolutions souhaitables des taux de change. Ainsi le FMI envisage-t-il une dépréciation du dollar et de la livre britannique, et à l’inverse une réappréciation de toutes les monnaies des zones en excédents, qu’il s’agisse du won coréen, du yen japonais, du yuan chinois ou de l’euro. Pour la devise chinoise le FMI parle d’une réappréciation moyenne de 3,9%, non pas vis-à-vis du seul dollar américain mais par rapport à l’ensemble des monnaies des pays avec lesquels la Chine commerce. De même l’euro serait sous-évalué actuellement de 6% en moyenne vis-à-vis des autres devises, compte tenu de l’énorme excédent extérieur de la balance des paiements de la zone euro (392 milliards de dollars). Là où les choses se corsent, c’est que le FMI pousse son analyse au sein même de la zone euro, ce qui est évidemment tout à fait légitime puisque les 19 pays en question sont tous membres à part entière de l’organisation financière internationale qui siège à Washington. Mais du coup les déséquilibres intra zone euro apparaissent en pleine lumière et dans toute leur cruauté. Alors que l’Allemagne a affiché un excédent de 306 milliards de dollars (8,5% de son PIB) de sa balance des paiements sur ces douze derniers mois, la France était en déficit de 21 milliards de dollars (0,7% de son PIB).

Commerce international : l’Allemagne devient numéro1 mondial avec 300 milliards d’excédents

Commerce international : l’Allemagne devient numéro1 mondial avec 300 milliards d’excédents

L’excédent des comptes courants allemands ( qui incorpore biens services et finances) devrait avoir inscrit un nouveau record en 2016 à 297 milliards de dollars (278 milliards d’euros), dépassant ainsi celui de la Chine pour devenir le plus élevé au monde, a déclaré lundi l’institut d’études économiques munichois Ifo. A comparer au déficit d’environ 4 milliards de la France !  Un tel montant équivaudrait à 8,6% du produit intérieur brut (PIB) et dépasserait donc largement le plafond de 6% recommandé par la Commission européenne. En 2015, l’excédent courant allemand avait représenté 271 milliards de dollars. La Commission européenne et les Etats-Unis appellent depuis longtemps les autorités allemandes à soutenir la demande intérieure et les importations pour favoriser la réduction de l’excédent courant, afin de réduire les déséquilibres mondiaux. Berlin rejette ces critiques en expliquant avoir déjà pris des mesures de soutien à la demande en instaurant en 2015 un salaire minimum national et en acceptant l’an dernier une revalorisation des pensions de retraite. Le gouvernement a en outre augmenté les dépenses publiques consacrées aux réseaux routiers, aux infrastructures numériques ainsi qu’à l’accueil et l’intégration des demandeurs d’asile, sans remettre en cause pour autant l’équilibre budgétaire. L’Ifo estime que l’excédent courant chinois a été ramené à 245 milliards de dollars l’an dernier en raison du ralentissement des exportations. Son estimation de l’excédent allemand est inférieure à sa prévision précédente, qui était de 310 milliards de dollars.

Croissance : en baisse en Allemagne, aux Etats-Unis et en Chine

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Preuve sans doute du tassement économique mondial en décembre, le baromètre en baisse des ventes de détails en Allemagne.  Les économistes interrogés par Reuters anticipaient au contraire une hausse de 0,6%. Par rapport à décembre 2015, elles subissent un recul de 1,1%, alors que les économistes projetaient là encore une hausse, de 0,3%. Le même ralentissement a été enregistré aux Etats Unis  au quatrième trimestre, du coup la croissance en 2016 des États-Unis sera voisine de celle de l’Europe. La croissance économique des États-Unis a en effet nettement décéléré au 4ème trimestre, décevant les attentes des analystes, et se révèle apathique sur l’ensemble de 2016, selon la première estimation du département du Commerce publiée vendredi. D’octobre à décembre, le Produit intérieur brut (PIB) américain a crû de 1,9% en rythme annualisé et en données corrigées des variations saisonnières. Les analystes s’attendaient à une expansion de 2,2% après celle de 3,5% au 3e trimestre. Sur l’année, le PIB de la première économie mondiale n’a progressé que de 1,6% en 2016 après une hausse de 2,6% en 2015. Ce faible rythme d’expansion, égal à celui de 2011, est le plus médiocre depuis 2009, année où l’économie américaine avait connu une récession (-2,8%). La décélération de la croissance au 4ème trimestre a reflété une chute des exportations (-4,3%), au plus bas depuis début 2015, associée à une accélération des importations (+8,3%), qui pèsent sur le PIB. Les dépenses de consommation, qui tirent traditionnellement l’expansion économique des Etats-Unis, ont marqué le pas, ne progressant plus que de 2,5% contre 3% au trimestre d’avant. C’est leur plus faible rythme de croissance depuis le 1er trimestre. Au quatrième trimestre, les acteurs économiques avaient noté un attentisme avec la fin d’une campagne électorale très disputée et pleine d’incertitudes suivie d’une période de transition avant l’investiture du nouveau président républicain Donald Trump. Les dépenses de l’État fédéral sont retombées dans le rouge, reculant de 1,2%. Pour 2017, la Fed prévoit une expansion modérée de 2,1% tandis que le FMI table sur 2,3%.En chine,  le ralentissemenet en décembre s’est traduit dans les exportations.  Les exportations chinoises ont reculé de 6,1% en décembre sur un an, une diminution plus marquée que prévu, tandis que les importations augmentaient de 3,1%, en raison d’une forte demande de matières premières, selon les chiffres publiés vendredi par l’Administration des douanes. L’excédent commercial pour le mois de décembre s’établit ainsi à 40,82 milliards de dollars (38,5 milliards d’euros), contre un surplus de 46,50 milliards de dollars attendu, qui aurait représenté une hausse par rapport aux 44,61 milliards de novembre. Pour l’ensemble de 2016, les exportations ont reculé de 7,7%, tandis que les importations diminuaient de 5,5

Allemagne: menaces sur les retraites

Allemagne: menaces sur les retraites

Le gouvernement allemand dit clairement que les retraites sont menacées notamment en raison du déséquilibre démographique. . Les pensions qui « vont, sans complément de retraite, sérieusement décliner », peut on lire noir sur blanc dans ce rapport officiel publié tous les quatre ans et révélé par la Süddeutsche Zeitung.  Le gouvernement avertit notamment les salariés qui gagnent le moins bien leur vie. Ce sont eux qui doivent le plus anticiper une baisse des moyens dont ils disposeront après leur retraite dans la mesure où la retraite complémentaire à laquelle ils cotisent via leur employeur sera très limitée. Certes des garde-fous existent en Allemagne. Dès lors que les revenus des retraités sont inférieurs à 773 euros, l’État peut, sous certaines conditions, verser un complément pour atteindre ce minimum, dont on notera au passage qu’il est quasiment équivalent au minimum vieillesse français : 800 euros pour une personne seule. Mais ce minimum n’est pas suffisant pour vivre correctement. En Allemagne, compte tenu du coût de la vie, est considérée comme pauvre, une personne seule qui gagne moins de 892 euros par mois. En France ce seuil est de 935 euros. Or en Allemagne, les personnes qui vivent seules représentent 40% des ménages. Si le gouvernement met en garde les futurs retraités c’est aussi pour éviter que l’État, les Länder et les communes allemandes se retrouvent financièrement exsangues du fait du vieillissement accéléré de la population. En 2014 (dernières statistiques connues), les plus de 65 ans représentaient 35% de la population active (les hommes et femmes de 20 ans à 64 ans, pour être précis). Et l’Insee allemand, Destatis, prévoit qu’ils seront plus de 50% d’ici à 2030. On voit mal comment chaque actif pourrait à lui seul assumer les besoins financiers de deux retraités… Même au minimum vieillesse.  Dans son récent rapport sur les différents systèmes de retraites, le cabinet Mercer attribuait une note très moyenne à l’Allemagne et la classait à la 11eplace (sur 24 pays) soit à peine mieux que la France (13e). Les auteurs de ce classement s’inquiètent de la viabilité du système allemand à long terme. L’Allemagne a pourtant prévu de reporter progressivement l’âge légal de départ à la retraite de 65 ans à 67 ans d’ici à 2030. Mais, jugeant, ce rallongement de la vie active insuffisant,  Wolfgang Schäuble, le ministre des Finances a repris à son compte le souhait du patronat d’aller encore plus loin. Il préconise de le porter à 70 ans. (BFM)

Automobile : interdiction des moteurs thermiques dés 2030 en Allemagne

Automobile : interdiction des moteurs thermiques dés 2030 en Allemagne

Un coup de tonnerre dans le paysage automobile avec cette résolution de la chambre haute du Parlement allemand d’interdire la vente des les automobiles à moteur thermique d’ici une quinzaine d’années. Une mesure évidemment radicale pour lutter contre les émissions polluantes dans les transports sont le principal responsable. Un coup de tonnerre qui toutefois provoquera une révolution dans l’industrie automobile contrainte de se redéployer vers d’autres modes de propulsion notamment électrique. Il est clair que les lobbys automobiles classiques, les pétroliers mais aussi les états risquent de réagir à cette orientation qui va secouer sérieusement un secteur capital pour la croissance dans nombre de pays et en particulier en l’Allemagne. Sans doute le moyen de b boosté les  véhicules électriques aujourd’hui encore très marginale et trop chers fautes de production de masse. La fin du moteur thermique est donc programmée peut-être pas en 2000 30 mai cela ne change rien à l’évolution incontournable. Chaque pays européen a sa politique pour réduire les émissions de CO2. L’Allemagne vient de tenter un coup de poker avec une solution pour le moins brutale : interdire simplement la vente de véhicules à moteur thermique, dès 2030. Pour l’instant c’est une simple résolution non contraignante, adoptée par la chambre haute du parlement allemand. Une résolution qui va même plus loin en interdisant l’utilisation de voitures diesel et essence en ville. Une idée qui parait complètement folle pourtant elle séduit aujourd’hui la Suède. La ministre de l’Écologie du pays veut elle aussi reléguer aux oubliettes les véhicules à carburant fossile au sein de l’union Européenne.

Croissance Allemagne : moins impact de 0,25 % en raison du brexit

Croissance Allemagne : moins impact de 0,25 % en raison du brexit

 

 

Le tassement économique mondial va peser sur la croissance allemande mais vont s’y ajouter les conséquences du brexit dont l’impact est chiffré à 0,25 % en 2017. La décision de la Grande-Bretagne de quitter l’Union européenne (UE) se traduira donc pour l’Allemagne par une croissance amputée d’un quart de point en 2017, à en croire une étude citée par le quotidien Rheinische Post mardi. Les exportations, l’un des vecteurs traditionnels de la puissance économique allemande, pourraient diminuer de 9% l’an prochain, en raison d’une livre affaiblie, selon l’étude de l’institut d’études économiques IW de Cologne. Les entreprises allemandes ont exporté en 2015 pour 89 milliards d’euros de biens en Grande-Bretagne, faisant de ce pays leur troisième marché à l’export. Les chercheurs de l’institut IW expliquent qu’une livre affaiblie face à l’euro et le recul prévisible de la croissance britannique consécutif au Brexit aboutiront à un fléchissement de la croissance en Allemagne avant même que la rupture de Londres avec l’UE soit consommée. La crainte que la Grande-Bretagne paie sa sortie de l’UE au prix fort, au vu notamment de la position intransigeante que semble afficher l’Union en vue de négociations qui débuteront sans doute en 2017, a fait plonger le sterling à des plus bas record. Les importations de l’Allemagne seraient en outre susceptibles de diminuer de 3,5% environ, a ajouté l’IW. Le gouvernement allemand a abaissé abaisser sa croissance de 2017 à 1,4%.   Berlin tablait, lors de ses dernières prévisions publiées en avril, sur une croissance de 1,7% en 2016 et 1,5% en 2017. Le ministère de l’Economie allemand a expliqué dans un communiqué la légère révision à la hausse de sa prévision cette année par les efforts dans la gestion de l’arrivée des réfugiés mais aussi par les faibles prix du pétrole et les taux de change favorables aux exportations nationales.  Le gouvernement a également donné pour la première fois une prévision pour son produit intérieur brut (PIB) pour 2018, à 1,6%. En 2015, le PIB allemand avait progressé de 1,7%, principalement tiré par la consommation privée et la hausse des dépenses publiques. Le Fonds monétaire international (FMI) prévoit quant à lui une croissance de 1,7% en 2016, avant 1,4% en 2017, selon ses prévisions communiquées en octobre.

 

(Avec Reuters)

Croissance Allemagne: baisse des prix à la production

Croissance Allemagne: baisse des prix à la production

Le tassement de la production industrielle et le recul de la croissance des exports constatés récemment tire les prix à la production à la baisse. Les prix à la production en Allemagne ont baissé de 0,2% en septembre et accusent sur un an une baisse de 1,4%, montrent les statistiques officielles publiées jeudi. Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne une hausse de 0,2% sur un mois et une baisse de 1,2% seulement en rythme annuel. En août, les prix à la production avaient diminué 0,1% par rapport à juillet et de 1,6% par rapport à août 2015. Pour autant la croissance du devrait atteindre autour de 1,7 % en 2016.

Allemagne : protection contre les OPA étrangères

Allemagne : protection contre les OPA étrangères

 

L’Allemagne qui a toujours su protéger son économie s’apprête cette fois-ci à empêcher les OPA étrangères sur les entreprises de haute technologie. Une attitude qui ne sera pas forcément appréciée par les autorités de Bruxelles mais qui devra cependant être prise  en compte dans la mesure où l’Allemagne assure de fait la véritable gouvernance de l’union européenne. Le ministère de l’Economie allemand veut en effet protéger les sociétés high tech de toute OPA hostile, surtout celles que pourraient lancer des entreprises publiques ou semi-publiques de pays non européens, rapporte dimanche le Welt am Sonntag. L’hebdomadaire précise que le secrétaire à l’Economie Matthias Machnig a transmis à des membres du gouvernement un document comportant six points fondamentaux gouvernant l’examen des investissements au niveau de l’Union européenne (UE). Selon ce document, l’UE mais aussi les pays membres auraient toute latitude d’interdire l’achat de sociétés par des investisseurs extérieurs à l’Union. « Le ministre (de l’Economie Sigmar) Gabriel a toutefois souigné à plusieurs reprises qu’il souhaiterait examiner les possibilités, à un niveau européen également, d’établir les bases d’une concurrence loyale, surtout avec des entreprises étrangères subventionnées par l’Etat, tout en restant ouvert à l’investissement », a ajouté le porte-parole. La question prend d’autant plus d’importance en Allemagne que le groupe chinois d’électroménager Midea est en train de racheter le constructeur de robots industriels Kuka et que le fondeur chinois Sanan Optoelectronics a dit lundi être en contact avec le spécialiste allemand de l’éclairage Osram, la presse allemande prêtant au premier l’intention d’acheter le second.

(Avec Reuters)

La croissance Allemagne : tassement

La croissance Allemagne : tassement

 

Il y aura un tassement de la croissance allemande au cours du second semestre et surtout au cours de l’année 2017. Un tassement qui traduit par ailleurs la mollesse de l’activité internationale ;  d’une certaine manière l’Allemagne s’installe aussi dans la croissance molle avec notamment 1,4 % en plus pour le pipe en 2017. Un affaiblissement découlant en particulier d’exportation moins dynamique. La croissance de l’économie allemande devrait ralentir légèrement au second semestre, prévient le ministère de l’Economie dans son rapport mensuel. « L’élan de l’économie allemande est solide. Mais la croissance devrait ralentir un peu sur la deuxième partie de l’année après une forte expansion au premier semestre », lit-on dans le rapport publié mercredi. Le ministère cite en particulier des risques pesant sur le commerce extérieur, associés notamment aux doutes pesant sur les négociations à venir entre la Grande-Bretagne et l’Union européenne après le vote des Britanniques en faveur d’un Brexit. Le gouvernement allemand a relevé la semaine dernière sa prévision de croissance du Produit intérieur brut (PIB) de 2016, à 1,8% contre 1,7% précédemment. Il prévoit en revanche un ralentissement l’an prochain, avec une croissance revue à 1,4% contre 1,5% précédemment.

(Avec Reuters)

Aide sociale : désormais soumise à conditions pour les étrangers en Allemagne

Aide sociale : désormais soumise à conditions pour les étrangers en Allemagne

Le gouvernement allemand a adopté mercredi un projet de loi restreignant fortement l’accès aux prestations sociales des immigrés en provenance de l’Union européenne, l’Allemagne, premier pays d’accueil de migrants intracommunautaires, voulant éviter de voir son système de protection sociale débordé. Berlin avait élaboré ce projet de loi en avril, emboîtant le pas au Royaume-Uni, dont l’ex-Premier ministre David Cameron, alors en campagne contre le « Brexit », militait pour réduire les arrivées de travailleurs migrants intra-européens sur le sol britannique et avait obtenu l’accord de Bruxelles sur le sujet.  Rien n’est entré en oeuvre en Grande-Bretagne, car les Britanniques ont voté en juin en faveur d’une sortie de leur pays de l’Union européenne, rendant caduque l’accord avec Bruxelles. En Allemagne, première économie européenne, les choses ont en revanche suivi leur chemin. Selon le texte adopté mercredi, les ressortissants européens vivant dans le pays sans travailler n’auront plus droit aux aides sociales avant un séjour légal de cinq années dans le pays. « La règle est claire: celui qui vit ici, travaille et paie des cotisations a aussi droit aux prestations de notre système social », a expliqué la ministre allemande du Travail Andrea Nahles après l’adoption de son projet de loi en conseil des ministres. Mais pour celui « qui n’a encore jamais travaillé ici et est dépendant de l’aide financière publique pour vivre, un principe prévaut: les prestations de subsistance sont à demander dans le pays d’origine de chacun », a poursuivi la ministre sociale-démocrate. Cette loi doit encore être votée par le Parlement allemand. L’Allemagne a été longtemps opposée à une telle mesure, jugée par certains discriminatoire au regard du principe européen de libre-circulation. Mais elle avait ensuite changé d’avis, quand le tribunal fédéral des affaires sociales avait statué fin 2015 que tout citoyen de l’UE, même sans travail, avait droit au bout de six mois à bénéficier des aides sociales. Ce jugement avait suscité des inquiétudes dans les communes, qui financent l’aide sociale, et fait redouter que cela attire des citoyens de l’UE venant de pays au niveau de vie inférieur comme la Roumanie ou la Bulgarie. Andrea Nahles avait alors proposé de changer la loi pour durcir les conditions d’octroi de ces aides. Il n’y a « pas d’Union sociale en Europe », avait encore noté la chancelière. « Tout citoyen roumain est le bienvenu. Mais s’il s’agit de percevoir des allocations sociales, qui ne reposent pas sur un travail (…) alors je suis d’avis qu’il est acceptable qu’il retourne dans son pays ». Le nombre de migrants en provenance des pays de l’UE a atteint un record l’an passé, avec plus de 685.000 arrivées, avait indiqué début juillet l’Office fédéral de la migration et des réfugiés (BAMF). Mais comme environ 303.000 avaient quitté le pays, le solde migratoire net s’était élevé à 382.000. Le plus gros des troupes est arrivé des deux pays les plus pauvres de l’UE, Roumanie et Bulgarie, et de Pologne. En Allemagne vivent quelque 4,1 millions de ressortissants de l’Union européenne.

 

(BFM)

Allemagne : vente autos en hausse de 10%

Allemagne : vente autos en hausse de 10%

Hausse de 10% pour 2.5% en France pour les ventes d’automobiles en septembre, un nouveau signe de bonne santé de la première économie d’Europe. Les nouvelles immatriculations ont augmenté d’environ 9,5% à près de 298.000 unités, portant la progression du marché à environ 6% sur les neuf premiers mois de l’année, à 2,56 millions de véhicules, a-t-on appris de source proche du dossier mercredi. La KBA, l’administration fédérale qui délivre les autorisations d’immatriculation, devait publier dans la journée les chiffres officiels mensuels et le détail des ventes par marque. La hausse du marché allemand semble avoir été plus marquée que celle du marché français, chiffrée à 2,5% par le CCFA, le Comité des constructeurs français d’automobiles, pour un total de 168.832 unités. En Grande-Bretagne, les ventes de voitures ont augmenté de 1,6% le mois dernier par rapport à septembre 2015, à 469.696 unités, un record, a annoncé la fédération automobile SMMT. Le mois de septembre rassemble à lui seul près de 20% des ventes annuelles de voitures au Royaume-Uni.  »

(Agences)

La France plus riche que l’Allemagne

La France plus riche que l’Allemagne

 

Il y a plusieurs manières de calculer la richesse d’un pays : la plus habituelle consiste à mesurer la valeur de la production c’est-à-dire le produit intérieur brut. Certains économistes militent en faveur de la prise en compte du patrimoine. Cela serait de nature à modifier la mesure de  l’endettement aussi la mesure de l’efficacité économique et sociale d’un pays. En comptabilité privée on prend en compte la valeur de tous les actifs, pas en comptabilité publique ou on ne comptabilise que les valeurs ajoutées (PIB). Certains objecteront avec justesse que la prise en compte du patrimoine doit cependant justifier d’une rentabilité financière ou socio-économique. Sinon il s’agit d’un capital mort sans intérêt économique. D’après le journal la tribune, les Français seraient plus riches que les allemands si on prend en compte les patrimoines. Les actifs financiers nets par habitant s’élevaient à 53.425 euros en France en 2015 contre 44.800 euros en Allemagne, selon une étude de l’assureur Allianz. Le patrimoine financier des Italiens est en revanche plus élevé que celui des Français. Les Allemands ont beau avoir un PIB par habitant largement supérieur au notre (41.000 dollars contre 36.200 dollars pour la France, selon la Banque mondiale), ils ne sont pas plus riches. Selon une étude de l’assureur Allianz publiée mardi 21 septembre, la valeur des actifs financiers détenues par Français (livret d’épargne, actions, assurance-vie, etc.…) est bien supérieure à celle des Allemands. Rapporté au nombre d’habitant, le patrimoine financier net (endettement déduit) moyen par personne atteint 53.425 euros dans l’Hexagone contre 47.381 euros outre-Rhin soit une différence de 6.044 euros. Soit 40 euros de plus qu’en 2014.On pourrait objecter que le patrimoine, et donc la richesse, ne se résume pas aux actifs financiers mais aussi aux biens immobiliers ou aux éventuelles œuvres d’art, bijoux, automobiles qui peuvent constituer une part non négligeable du patrimoine. Mais même en intégrant la valeur de l’appartement ou de la maison des propriétaires fonciers, la France reste devant l’Allemagne. La proportion des détenteurs d’actifs immobiliers est en effet plus élevée dans l’Hexagone. 63% des Français sont propriétaires contre 53% en Allemagne en 2011, selon l‘Union internationale de la propriété immobilière.  En 2013, la Bundesbank avait d’ailleurs publié une étude dans laquelle elle révélait que le patrimoine moyen (tous actifs confondus) des ménages allemands, immobilier inclus, atteignait 195.000 euros contre 229.000 euros pour les Français. La « Buba », comme on la surnomme, expliquait qu’en Allemagne, la répartition du patrimoine était également plus inéquitable que celle des revenus, les 10% des ménages les plus riches détenant 59% du patrimoine allemand. L’étude d’Allianz souligne également cette différence entre la France et l’Allemagne. Pour ce qui concerne les actifs financiers détenus, le coefficient de Gini (l’outil statistique le plus utilisé pour évaluer les inégalités, 0 étant l’égalité absolue et 1 l’inégalité absolue) est en effet plus élevé en Allemagne (0,73) qu’en France (0.65). Ce qui signifie que le patrimoine financier est plus inégalement réparti de l’autre côté du Rhin. Alors que si l’on prend les revenus, selon l’ONU, l’indice de Gini est plus faible en Allemagne qu’en France (0.283 contre 0.317). Cela dit, la France (16e) comme l’Allemagne (18e) figure très loin dans le classement européen réalisé par Allianz. La première place reste occupée par la Suisse (170.859 euros par habitant), devant les États-Unis (161.000 euros) et le Royaume-Uni (95.600 euros, selon les données collectées avant le Brexit. En Europe, les Belges (85.000 euros), les Danois (81.000 euros), les Néerlandais (80.200 euros) et, plus surprenant, les Italiens (53.900 euros) arrivent devant la France. Mais il y a une explication. Dans la plupart de ces pays, le système de retraite repose bien davantage sur la capitalisation qu’en France, où ceux qui travaillent paient les pensions des retraités. Les ménages détiennent donc mécaniquement plus d’actifs financiers qui doivent leur permettre de financer leurs vieux jours.

(Avec BFM)

Sauver l’euro en virant l’Allemagne ! (Stiglitz)

Sauver l’euro en virant l’Allemagne ! (Stiglitz)

La proposition de l’économiste américain de gauche peut surprendre : sauver l’euro en virant l’Allemagne ou encore un euro flexible. Les réflexions du prix Nobel d’économie sont respectables mais suscitent  cependant de sérieuses interrogations. En effet Joseph Stieglitz oublie simplement que la sortie de l’Allemagne ou un euro flexible conduirait inévitablement à une baisse de leur de 20 % de la monnaie donc du pouvoir d’achat en France. Ce sont en effet les excédents commerciaux allemands qui permettent une telle valorisation de l’euro. On peut évidemment reprocher beaucoup de choses à l’Allemagne notamment son entêtement vis-à-vis de la brutalité de la rigueur budgétaire en période de faible croissance, on peut aussi lui reprocher son refus de vraiment soutenir la croissance, On peut aussi regretter que l’Allemagne s’investisse très peu en matière de politique étrangère notamment en matière de défense. Par contre,  si la France conserve en dépit de la crise untel niveau de vie c’est surtout grâce à la monnaie unique laquelle repose sur la solidité économique et financière de l’Allemagne. Par contre Joseph Stieglitz n’a pas tort de souhaiter une véritable union bancaire et dans ce domaine Allemagne traîne les pieds. Il faut souhaiter une plus grande intégration, idem pour la solidarité financière. Il en est des économistes comme des politiques, ils occupent tout le spectre des idéologies. On trouve des économistes ultralibéraux, des  économies sociaux libéraux, des économistes socialistes et même des économistes gauchistes. En outre la profession d’économiste est sans doute l’une des plus répandues dans le monde avec celle de psychologue. Du coup les réflexions de ces experts ressemblent à une sorte d’auberge espagnole.  Dans un entretien au Figaro, Joseph Stieglitz évoque plusieurs scénarios surprenants : un divorce à l’amiable de la Grèce; un «euro flexible» où pays du Sud et du Nord par exemple, auraient chacun leur monnaie; et même un abandon de l’euro par l’Allemagne.

Mais pour l’économiste américain qui a conseillé plusieurs gouvernements sociaux-démocrates en Europe, ces solutions sont le dernier recours. Il propose en effet un plan de sauvetage qui exige «plus d’Europe» avec plus d’intégration économique et politique

 

(Avec AFP)

Traité transatlantique : manif en Allemagne contre le libre-échange

Traité transatlantique : manif en Allemagne contre le libre-échange

 

Ça commence à secouer sérieusement pour Merkel en Allemagne. Une chancelière coincée entre la montée de l’extrême droite et la progression de la protestation anti libérale. Une protestation qui a donné lieu à des manifestations contre le futur traité de libre-échange avec les États-Unis. Un traité qui risque de bouleverser sérieusement les critères européens en matière de qualité et d’environnement. Or Merkel soutient ce traité en l’état contre l’avis de la France mais aussi de l’union européenne. Les défilés des opposants au projet de traité de libre-échange entre l’Union européenne et les Etats-Unis (TTIP, Transatlantic Trade Investment Partnership, également connu sous un autre acronyme anglais, Tafta) ont démarré samedi dans sept villes d’Allemagne, des manifestations qui selon les organisateurs devraient rassembler 250.000 personnes contre un texte controversé mais soutenu par la chancelière Angela Merkel. A Berlin tout comme à Munich, c’est sous la pluie que les manifestants ont commencé à se rassembler à la mi-journée sous les bannières d’ONG altermondialistes, de partis politiques et de syndicats. « Les gens ne se laissent pas gâcher l’humeur » par la météo, a assuré à l’AFP un porte-parole des organisateurs, Kathrin Ottovay. Les autres villes accueillant des rassemblements contre ce projet destiné à doper les échanges commerciaux américano-européens sont Hambourg, Francfort, Cologne, Stuttgart et Leipzig. Au total 250.000 personnes sont attendues, dont 80.000 dans la capitale allemande. Négocié depuis mi-2013 par le gouvernement américain et la Commission européenne, l’accord TTIP, vise à supprimer les barrières commerciales et réglementaires de part et d’autre de l’Atlantique. Ses détracteurs craignent, outre un nivellement vers le bas des normes sociales, sanitaires et environnementales européennes (des craintes d’importation de « boeuf aux hormones » ou de « poulet chloré »), la création d’un mécanisme d’arbitrage parallèle pour les investisseurs étrangers qui viendrait affaiblir le pouvoir des autorités publiques face aux grandes entreprises. Par ailleurs, les manifestants entendent également exprimer leur opposition au Ceta, le traité de libre-échange avec le Canada dont la signature finale est attendue à la fin du mois prochain. « Ceta et TTIP menacent pour des millions de gens en Europe et aux Etats-Unis la protection de l’environnement et des consommateurs« , a dénoncé Jennifer Morgan de Greenpeace International. Bien que soutenues par Angela Merkel, les négociations TTIP divisent son gouvernement, le vice-chancelier social-démocrate Sigmar Gabriel ayant vertement critiqué le traité. D’autres pays européens, comme l’Autriche mais surtout la France, y sont aussi opposés. Washington, tout comme Mme Merkel, veulent achever les négociations avant la fin de l’année, tant que Barack Obama se trouve à la Maison-Blanche. Le prochain round de pourparlers est prévu début octobre.

(Avec AFP)

Stieglitz: « virer l’Allemagne de la zone euro » !!!

Stieglitz: « virer l’Allemagne de la zone euro » !!!

Le prix Nobel de l’économie a trouvé la solution, il faut virer l’Allemagne ou alors se retirer de la zone euro en créant deux blocs. Les critiques de l’économiste ne sont pas fausses mais ses propositions sont complètement illusoires. Motif principal : sans l’Allemagne la monnaie européenne voudrait 20 % de moins. L’inflation exploserait, le pouvoir d’achat avec. En clair le niveau de vie des Français baisserait de 20 %. Ce sont en effet les excédents commerciaux allemands qui permettent de maintenir l’euro à son niveau actuel, donc aussi le pouvoir d’achat des Français.  Il en est des économistes comme des médecins de Molière, ils ont tous une formule latine pour guérir le malade français. Certaines analyses de Joseph Stiglitz sont pertinentes mais les solutions monétaires qu’il propose sont à la fois dangereuses et inefficace tant qu’on ne pose pas en même temps la problématique des réformes structurelles à engager pour rendre le pays plus compétitif. Ce n’est pas le bricolage institutionnel qui sauvera l’économie française mais notamment un vaste effort de productivité, de compétitivité et d’innovation. Toujours la même faiblesse chez les politiques et certains économistes : saucissonner la problématique en n’augmentant encore les contradictions des facteurs déterminants dans l’organisation systémique qui caractérise aujourd’hui l’économie moderne. Pour aider la zone euro à sortir de la crise, Joseph Stiglitz  a en effet évoqué ses différentes propositions, partant d’un principe simple: « L’euro a été créé pour apporter la prospérité mais ce n’est pas le cas ». Selon l’économiste américain, la zone euro a surtout failli car elle n’a pas su mettre en place les institutions nécessaires. Deux alternatives s’offrent alors, selon lui, aux dirigeants européens: « La première solution serait de terminer le projet, avoir une banque centrale de dépôts et une assurance sur ces dépôts. Ainsi que des résolutions des questions bancaires sur l’ensemble de la zone euro et des euro bonds (des obligations européennes) », a-t-il affirmé. Une autre alternative consisterait à « démanteler » l’Europe, purement et simplement. « La première solution  – et la meilleure – serait que l’Allemagne et d’autres pays nordiques quittent l’eurozone. La deuxième solution, c’est qu’il y ait deux blocs: une Europe du nord et une Europe du sud », a-t-il assuré. « Ce sont des sujets dont les dirigeants européens doivent débattre. Mais l’on ne peut pas rester, comme ça, au milieu du gué, sinon l’Europe va se désintégrer. Il n’y a pas de lumière à la fin du tunnel dans lequel vous êtes ».

Allemagne- climat des affaires : forte baisse

Allemagne- climat des affaires : forte baisse

 

L’Allemagne aura du mal à tenir une croissance au moins égal à celle de 2015 (plus 1,7 % pour le PIB) en raison d’une forte baisse du moral des chefs d’entreprise. En effet Le climat des affaires a subi une détérioration surprise en Allemagne en août, accusant sa plus forte baisse mensuelle depuis le pic de la crise de la dette de la zone euro au printemps 2012 en raison notamment de l’impact du vote, fin juin, des Britanniques en faveur d’une sortie de l’Union européenne. Selon l’enquête mensuelle publiée jeudi par l’institut Ifo, son indice du climat des affaires, calculé à partir d’un échantillon de quelque 7.000 entreprises, est ressorti à 106,2 ce mois-ci après 108,3 en juillet. Le consensus Reuters le donnait à 108,5, les estimations des économistes allant de 107,4 à 109,1. Cet indice est ainsi au plus bas depuis février.   »Le climat des affaires s’est clairement détérioré. L’économie allemande est tombée dans un marasme estival », déclare Clemens Fuest, président de l’Ifo, cité dans un communiqué. Le sous-indice mesurant les conditions actuelles a également connu un recul inattendu, à 112,8 contre 114,8 (chiffre révisé) le mois précédent et un consensus de 114,9, tout comme celui des anticipations, ressorti à 100,1 contre 102,1 (chiffre révisé) en juillet et un consensus des économistes de 102,5. Cet indice des anticipations est tombé à un creux depuis octobre 2014, ce qui semble suggérer que nombre d’entreprises entrevoient des vents contraires. « Le ‘Brexit’ a un impact plus marqué aujourd’hui », a dit à Reuters Klaus Wohlrabe, économiste de l’Ifo, qui souligne que les anticipations se sont dégradées le plus dans des secteurs ayant des liens forts avec la Grande-Bretagne, comme la chimie et l’automobile. Dans la construction, le climat des affaires est au contraire resté à un nouveau record tandis que l’essor du tourisme à l’intérieur même du pays, qui s’explique par nombre de crises géopolitiques à l’étranger, ce qui laisse penser que l’économie locale continue de bien se porter. Le rebond des exportations, la hausse des dépenses publiques et la solidité de la consommation des ménages ont plus que compensé la faiblesse de l’investissement au deuxième trimestre en Allemagne pour permettre à la première économie européenne de connaître une croissance cependant modeste, de 0,4%.  Le gouvernement allemand s’attend à une croissance du PIB de 1,7% cette année, comme en 2015.

(Avec Reuters)

L’âge de départ à la retraite à 69 ans en Allemagne ?

L’âge de départ à la retraite  à 69 ans en Allemagne ?

Alors que l’âge de la retraite en France est à 62 ans, le gouvernement allemand devrait envisager un relèvement de l’âge du départ à la retraite à 69 ans, au lieu de 65 ans actuellement, s’il veut tenir ses engagements en matière de couverture sociale, estime la Bundesbank lundi. Le système des retraites en Allemagne connaît, pour l’instant, une bonne santé financière mais risque d’être menacé dans les décennies à venir avec l’accès aux droits des « baby boomers » et en raison d’un manque de main d’œuvre jeune pour les remplacer, précise la banque centrale allemande dans un rapport consulté par Reuters. L’âge de la retraite doit être progressivement porté de 65 à 67 ans d’ici 2030. La Bundesbank estime que ce report ne sera pas suffisant pour permettre à tous les retraités allemands de bénéficier de leur pension au niveau fixé d’au moins 43% du salaire moyen en raison d’un allongement de l’espérance de vie. Pour éviter une augmentation des cotisations sociales ou une baisse du niveau des prestations, le gouvernement devrait envisager un accès à la retraite à 69 ans d’ici 2060, juge le rapport. « De nouveaux ajustements sont inévitables pour garantir la durabilité financière (du système de prestations publiques) », poursuit la banque centrale.

(Avec Reuters)

Allemagne : moral des investisseurs en hausse

 

 

 

Après la grosse chute du mois de juillet les investisseurs allemands retrouvent le moral. Cela grâce à des résultats économiques plus satisfaisants qu’attendus en juillet En zone euro, d’après la deuxième estimation publiée par Eurostat, la croissance du PIB est à 0,3 % au 2e trimestre 2016. Le  PIB allemand, lui,   pour le 2e trimestre 2016,  est à 0,4 % (après 0,7 %)» Le moral des investisseurs allemands a donc rebondi en août, selon l’institut ZEW dont le baromètre publié aujourd’hui est revenu en territoire positif à 0,5 point. Le baromètre avait chuté le mois dernier à -6,8 points, son plus bas niveau en presque quatre ans, plombé par les inquiétudes entourant la décision du Royaume-Uni de sortir de l’Union européenne.

Valeur Euro : une différence de 20% entre la France et l’Allemagne

Euro : une différence de 20% entre la France et l’Allemagne

 

 

 

 

Ceux qui militent pour quitter l’euro devraient être conscients que mécaniquement la dévaluation de la monnaie nationale atteindrait de l’ordre de 20 % par rapport à l’Allemagne. Ce que vient de démontrer le fonds monétaire international. Pour la France le taux de change actuel de l’euro est d’environ 6% supérieur à ce qu’il devrait être pour convenir aux spécificités économiques de l’Hexagone, et notamment à sa compétitivité quelque peu «fluette» comme la constitution corporelle de Stan Laurel. Et c’est exactement l’inverse du point de vue de l’Allemagne pour qui l’euro est sous-évalué d’environ 15%. Autrement dit si les deux premières économiques de l’Union monétaire européenne recouvraient leur indépendance, le franc «posteuro» devrait être déprécié de l’ordre de 20% par rapport au mark «posteuro». Ces chiffres émanent du Fonds monétaire international (FMI) qui vient de publier son «External Sector Report» pour 2016. Ce titre un peu sibyllin désigne en réalité un exercice fort simple dans son principe. Il s’agit d’examiner les performances macroéconomiques des 29 principales économies nationales, essentiellement en fonction de leur solde commercial et financier extérieur et accessoirement de la situation de leurs finances publiques internes. Ce qui préoccupe le FMI en tant que responsable de la stabilité financière mondiale, ce sont les déséquilibres extérieurs des économies nationales. À cet égard le monde peut se diviser en deux. D’un côté les pays qui affichent des excédents externes, parfois énormes. Et de l’autre côté, ceux qui enregistrent des déficits de leur balance des paiements extérieurs, souvent tout aussi considérables. À partir de là, le FMI s’interroge sur les changements des cours des monnaies qui seraient nécessaires pour rééquilibrer les comptes de chaque nation. Autrement dit des dévaluations pour les pays déficitaires, et au contraire des réévaluations pour les économies en excédent. Cet affrontement entre les deux blocs peut se résumer en réalité à sept gros acteurs. D’un côté deux pays très déficitaires. Tout d’abord les États-Unis, dont la balance des paiements a été dans le rouge à hauteur de 473 milliards sur les douze derniers mois, soit encore 2,6% du PIB du pays en 2015. Et ensuite le Royaume-Uni, en déficit extérieur de 162 milliards de dollars, soit 5,2% du PIB britannique 2015. Dans le clan d’en face, cinq gros acteurs affichent des excédents. Trois Asiatiques, la Chine (285 milliards de dollars et 3% de son PIB en 2015), le Japon (159 milliards de dollars et 3,4% de son PIB) et la Corée du Sud (105 milliards de dollars et 7,3% de son PIB). À quoi s’ajoutent deux Européens, la Suisse (72 milliards de dollars d’excédent, 9% de son PIB 2015) et surtout la zone euro qui est le champion mondial toutes catégories: les 19 pays de la zone euro affichent collectivement vis-à-vis du reste du monde un excédent de la balance des paiements de 392 milliards de dollars, soit encore 3,2% du PIB de la zone euro. Ayant dressé cette carte mondiale des déséquilibres nationaux, le FMI en tire des conclusions sur les changements des cours des monnaies qui seraient susceptibles de rééquilibrer les comptes. L’exercice est bien sûr théorique et forcément approximatif, mais du moins donne-t-il des orientations sur les évolutions souhaitables des taux de change. Ainsi le FMI envisage-t-il une dépréciation du dollar et de la livre britannique, et à l’inverse une réappréciation de toutes les monnaies des zones en excédents, qu’il s’agisse du won coréen, du yen japonais, du yuan chinois ou de l’euro. Pour la devise chinoise le FMI parle d’une réappréciation moyenne de 3,9%, non pas vis-à-vis du seul dollar américain mais par rapport à l’ensemble des monnaies des pays avec lesquels la Chine commerce. De même l’euro serait sous-évalué actuellement de 6% en moyenne vis-à-vis des autres devises, compte tenu de l’énorme excédent extérieur de la balance des paiements de la zone euro (392 milliards de dollars). Là où les choses se corsent, c’est que le FMI pousse son analyse au sein même de la zone euro, ce qui est évidemment tout à fait légitime puisque les 19 pays en question sont tous membres à part entière de l’organisation financière internationale qui siège à Washington. Mais du coup les déséquilibres intra zone euro apparaissent en pleine lumière et dans toute leur cruauté. Alors que l’Allemagne a affiché un excédent de 306 milliards de dollars (8,5% de son PIB) de sa balance des paiements sur ces douze derniers mois, la France était en déficit de 21 milliards de dollars (0,7% de son PIB). Outre ces disparités financières externes, les écarts des taux de chômage et de croissance militent également en faveur de changements des parités monétaires entre la France et l’Allemagne. Sauf qu’elles sont évidemment impossibles du fait même de l’existence de l’euro, qui apparaît plus que jamais comme un lit de Procuste. À l’évidence l’étude du FMI et les implications sur les taux de change qui en découlent reste fondamentalement théorique. Mais il n’en s’agit pas moins d’un guide utile. «Dans un monde où on s’écharpe sur le libre-échange et les pratiques monétaires déloyales, l’External Report du FMI, est de nature à attirer l’attention car il constitue un cadre d’analyse pour les décideurs», estime Alan Ruskin, stratégiste macroéconomique de la Deutsche Bank. (Le Figaro)

 

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