Archive pour le Tag 'Aliments'

Pollution eau, air, aliments: des mesures urgentes

Pollution eau,  air, aliments: des mesures urgentes

 

Ce que réclament des experts  dans une  interview au JDD

Marie-Christine Boutron-Ruault, vice-présidente d’un comité d’experts à l’Agence nationale de sécurité sanitaire

Alimentation »

 

« Un sujet m’inquiète, celui des nanoparticules dans l’alimentation. De plus en plus de produits en contiennent dans un vide juridique absolu. Nous nous inquiétons, par exemple, de l’effet des nanoparticules de dioxyde de titane - un composant appelé le E171 utilisé comme colorant blanc -, que l’on retrouve aussi bien dans le dentifrice, le sucre-glace, les friandises dragéifiées ou les chewing-gums… Des nanoparticules d’aluminium sont aussi utilisées comme additif alimentaire. Le problème, c’est qu’en matière de métaux, les limites réglementaires ne concernent que de grandes quantités d’exposition. Mais lorsqu’ils sont employés sous forme de nanoparticules, leur comportement est très différent et on ne peut pas transposer leurs effets connus. Selon les travaux en cours, ces particules pourraient être captées par le système immunitaire des intestins et entraîner des inflammations chroniques, voire des cancers. Le temps que l’on connaisse leurs effets, les consommateurs en auront été inondés pendant des années! Le principe de précaution devrait s’appliquer. Mais l’industrie agroalimentaire peut ajouter n’importe quoi dans ses aliments.

 

« Les véhicules diesel posent problème »

Jean-Félix Bernard, ancien président du Conseil national de l’air, président d’Airparif

« Plus de 3 millions de Franciliens sont exposés à des niveaux de pollution au-dessus des normes de l’OMS. Les propositions d’aide au retrait des anciens diesels sont évidemment justifiées, même si ce n’est pas la seule source de particules. La circulation alternée est une mesure d’urgence pour éviter l’accumulation des polluants. Mais pour que les émissions diminuent, des mesures de fond sont nécessaires. Lors des discussions à venir, il ne faudra pas refaire les erreurs du passé en confondant action rapide sur les polluants de l’air et actions forcément plus longues sur les polluants du climat. En 1997, la pastille verte a été attribuée à tous les diesels neufs, alors présentés comme ‘propres’, et le bonus-malus a favorisé très fortement le diesel, qui émet moins de CO2 qu’un modèle essence. Or ce sont ces véhicules qui posent problème aujourd’hui. Ils émettent des particules fines extrêmement toxiques pour l’organisme. Au moment du Grenelle de l’Environnement, la théorie dominante était que si on diminuait les émissions de CO2, on améliorerait la qualité de l’air. Cela s’est révélé faux. On pensait que ce qui était bon pour le climat serait bon pour nos poumons. Résultat, aujourd’hui, les améliorations attendues concernant la pollution de l’air liée aux transports ne sont pas au rendez-vous. Il y a une urgence de santé publique. »Tous les fleuves français sont pollués »

Patrice Halimi, cofondateur de l’Association Santé Environnement France

« La pollution de l’eau a été très longtemps négligée. C’est pourtant un enjeu majeur. Tous les fleuves français sont pollués aux PCB, parmi lesquels, notamment, un produit isolant utilisé dans les transformateurs électriques qui a été interdit en 1987. Malheureusement, des usines chargées de décontaminer les appareils ont rejeté le polluant dans l’eau ; des transformateurs abandonnés ont fini par se répandre et polluer les nappes phréatiques. D’après une étude, 10% des PCB produits depuis 1929 dans le monde sont encore présents dans l’environnement. Absorbés par les poissons, puis par les consommateurs, ces ‘engrais à cancers’ favorisent l’apparition de tumeurs du pancréas, du cerveau, ou de leucémies chez l’enfant. Ces perturbateurs endocriniens peuvent également entraîner des troubles de la fécondité, des atteintes neurologiques… L’eau du robinet, elle, peut être polluée par des engrais ou des pesticides. Nous alertons aussi sur les risques liés aux médicaments. Comme les stations d’épuration ne parviennent pas à éliminer les résidus contenus dans nos urines, il arrive, par exemple, de retrouver des traces

 

Aliments industriels : 70% des français méfiants

Aliments industriels : 70% des français méfiants

Pour 70% des Français, l’affaire ne constitue pas un accident isolé, mais révèle « une réelle détérioration de la qualité des produits alimentaires », selon un sondage réalisé cette semaine par OpinionWay pour le cabinet Taddeo, Les Echos et Europe 1.  Les résultats de l’enquête de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), mettant en lumière le parcours tortueux de la viande incriminée à travers l’Europe, sont sans appel: pour les autorités françaises, Spanghero, qui l’a fournie, savait qu’il revendait comme viande de boeuf du cheval dûment étiqueté.  Accusée de « tromperie », l’entreprise a vu son agrément sanitaire suspendu le temps d’une expertise complète de ses procédures. Mais Comigel, le fabricant des plats dans lesquels la viande a été utilisée, est aussi accusé de « graves négligences ».  Au passage, les consommateurs auront appris qu’un même fabricant (Comigel) fournissait un même produit vendu sous de très nombreuses marques.  A ce stade, la DGCCRF estime que le trafic a concerné 750 tonnes de viande de cheval qui ont servi à la fabrication de plus de 4,5 millions de produits vendus par Comigel à au moins 28 entreprises dans 13 pays européens.  L’ampleur du scandale a contraint les industriels à réagir: conscients de la méfiance qui risque de s’installer, ils tentent de se refaire une virginité.  L’industrie alimentaire (Ania) assure qu’elle fera « dès la semaine prochaine » des propositions pour renforcer les contrôles existants. Et martèle que « le système (…) sanitaire français est l’un des plus fiables au monde avec, par exemple, 200 fois moins d’intoxications alimentaires qu’aux Etats-Unis ».  De son côté, Findus, première marque touchée, a mis en place des tests ADN sur ses lots contenant de la viande.  Les professionnels de la viande suggèrent eux de « devancer la législation européenne en obligeant les fabricants de plats préparés à préciser sur leur étiquette l’origine des produits utilisés ». C’est ce que défend notamment Dominique Langlois, président d’Interbev, l’interprofession du bétail et de la viande.  Mais le problème ne vient pas que des producteurs. « La grande distribution veut toujours accroître ses marges et refuse d’augmenter ses prix pour ses clients », explique Danielle Lo Stimolo, une responsable de Syndigel, la fédération européenne du secteur du surgelé (50 adhérents).  L’année 2012 est un bon exemple: « le prix de la viande de boeuf n’a pas arrêté de grimper (+12%, soit 50 centimes de plus) mais la grande distribution exigeait qu’on baisse nos prix » indique-t-elle.  Et les industriels, des PME ou TPE pour la plupart, sont contraints d’accepter ces conditions imposées par les distributeurs car ils ne peuvent pas s’en priver.   »C’est très compliqué pour les industriels parce que le client veut du rapide et du pas cher. Et quand on veut payer sa moussaka 2,50 euros on achète de la mondialisation », souligne Bruno Parmentier, auteur de « Nourrir l’humanité ».   »On avait déjà eu de la mélanine dans du lait maternel en Chine, de l’huile de vidange dans de l’huile d’olive en Espagne et il y aura certainement des prochains coups », prédit l’ancien directeur de l’Ecole supérieure d’agriculture d’Angers en appelant à « remettre des contrôles dans les usines et les cuisines ».  L’Etat a procédé à plus de 40.000 contrôles par an qui n’ont révélé que 4% d’irrégularités, se défend le ministre délégué à la Consommation, Benoît Hamon. « Mais il est aussi de la responsabilité des professionnels, inscrite dans la loi, de s’auto-contrôler », insiste-t-il.

 

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